[ Clos ] La longe et le stick [Solo]

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[ Clos ] La longe et le stick [Solo]

Message par Anthere Osarian le Mer 10 Nov 2010 - 0:18

Contrainte n°8 : retourner vers le passé

Depuis combien de temps était-elle assise ainsi ? A flâner et contempler la forêt enneigée ? Cela faisait quelques heures déjà, mais ce n’était pas grave. Elle était parée pour affronter le froid dans cette partie de Mizuhan et elle s’accordait du repos. A elle et à ses pokémons, surtout  Ponyta. En arrivant au village, Anthère avait eu un peu de mal à prendre un vrai contact avec les gens du coin. Mais heureusement, ils avaient été sensibles à sa cause. Ou plutôt, à son ponyta. En voyant l’état dans lequel il se trouvait, les villageois avaient dû à peu de chose près la comparer à une tortionnaire : il n’était pas vraiment en meilleure forme qu’au moment de sa capture. Mais ils l’avaient soigné et c’était le plus important. Le lendemain de son arrivée, Anthère avait retenté de nouer une relation avec son pokémon, mais une fois de plus, il avait jeté ses postérieurs sur elle. Anthère avait renoncé après plusieurs tentatives, avant de se blesser gravement. Elle devait bien avoir l’air d’une désespérée, car un dresseur de ponyta du coin avait fini par l’aider. Anthère avait passé des heures en sa compagnie pour en apprendre plus sur les ponyta. Il l’avait même invitée à venir travailler ses pokémons pour s’initier. Cela n’avait pas été très facile, la jeune fille ne se serait pas douté qu’il faille autant de connaissances, ne serait-ce que pour un type de pokémon… C’était en fait bien plus compliqué qu’elle ne le pensait. Elle doutait de ses capacités. Pourtant, quelque part, elle se disait qu’elle pouvait le faire. Si des enfants de douze ans y arrivaient, alors pourquoi pas elle ? Elle n’était pas plus bête ! Non, elle ne devait pas se laisser emporter par ses doutes, sinon, elle n’y arriverait pas. D’ailleurs, il avait des progrès non ? Il suffisait de repenser à ces derniers jours. Anthère n’eut aucun mal à se souvenirs…
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Son apprentissage, car il n’y avait eu d’autres mots, n’avait pas été très simple. Les ponytas profitaient de chacune de ses bourdes pour n’en faire qu’à leur tête et échapper à son contrôle. En fait, Anthère était même persuadée que son maitre d’apprentissage avait scrupuleusement choisit les pokémons avec qui elle devait travailler, malgré ses airs qui n’y faisaient pas croire. En fait, il n’avait porté aucune attention à ses ponytas au moment où il les avait choisir pour elle. Se contentant de lui dire un simple : « Celui-là. » ou « Celui-ci. ». La jeune fille avait donc passé ses journées à s’occuper des poneys, sous l’œil parfois absent de leur propriétaire. Du moins… c’est ce qu’elle avait pensé de prime abord. Il la laissait tout faire, la laissant commettre les erreurs les plus grossières et en subir les conséquences. Comme de laisser la porte ouverte de leur stabulation au moment du nettoyage : les ponytas l’avaient bousculée pour sortir au trot. Ou mettre maladroitement les licols ignifugés : ils s’amusaient à lever haut la tête, ou bouger leur croupe dans sa direction dès qu’elle approchait ou attendre le moment précis où elle allait boucler le harnachement, pour relever brusquement la tête en reculant vivement et galoper dans le sens opposé où Anthère se trouvait. Et ça, ce n’était qu’à l’approche… La théorie était toujours très simple, Anthère avait assimilé les mouvements a effectuer, mais… La pratique n’avait plus rien à voir. Elle avait donc dû apprendre à bien tenir les jambes des ponytas pour le nettoyage des sabots, attacher correctement pour le brossage, apprendre à éloigner tout matériel endomageable et plus encore. Le plus dur, était sans nul doute d’apprendre à « parler cheval ». Son maitre d’apprentissage lui avait apprit les bases, les fondements… Et l’expérience ferait le reste. « Ton ponyta sera ton maitre d’école. » Avait-il dit. Facile à dire !

Le lendemain de ce dernier jour d’apprentissage, Anthère avait donc prit le matériel qu’on lui avait gracieusement donné (quoique non, le travail effectué chez ce dresseur le méritait bien !). Après quoi, elle se plaça dans le round pen. Il était temps de commencer à parler à son ponyta. Elle sortit sa pokéball et l’activa, en une seconde, Ponyta prit forme sous ses yeux. Comme à chaque fois, il était campé sur ses jambes, renâclant fortement en la regardant. Anthère était certaine qu’il avait déjà connu le contact humain… Anthère contourna le ponyta pour être face à son épaule. Tant qu’elle ne s’approchait pas, il ne bougeait pas, se contentant de renâcler. Anthère, son stick à la main, le tendit vers l’animal, qui tressaillit à son contact. Pourtant, il ne bougea pas, ses quatre pieds comme attaché au sol. Voilà, c’est bien ce qu’elle pensait ! S’il avait vraiment été sauvage, il aurait rué, ou au moins, aurait tenté de fuir et de se soustraire au contact. C’était à ce moment qu’elle lui avait donné un nom, sans y avoir vraiment réfléchit. Elle le félicita d’une simple parole, « Bien Ourasi. » Le ton bas et réconfortant, l’intéressé avait bougé une oreille dans sa direction. Puisqu’il acceptait le contact, Anthère put avancer un peu plus dans le jeu. A l’aide du stick, elle put le toucher partout, sans qu’il ne bouge. En fait, elle remarqua qu’il semblait plus surveiller ses mains que l’instrument qu’elle tenait… Elle eut l’idée de passer à la suite. Saisissant la longe, la jeune fille la jeta sur l’encolure de l’animal, mais celui-ci ne bougeait pas. Après plusieurs essais, notamment sur le dos, la tête, sous le ventre et entre les jambes, elle constata une fois de plus que cela ne semblait pas le surprendre. En revanche, c’était elle qu’il surveillait et dont il se méfiait. Il fallut beaucoup de patience à Anthère pour pouvoir approcher Ourasi. Cependant, après quelques jours supplémentaire, elle parvint à avancer près de lui. Assez pour pouvoir lui toucher l’épaule. Une sorte de compromit entre le dos et la tête, deux zones sensibles qu’il n’aurait sans doute pas accepté. Mais il recula presque aussitôt. Mettant alors en application ce qu’elle avait apprit, elle recula d’elle-même. Elle s’éloigna lentement d’un pas, puis de deux. Lorsque ponyta cessa de bouger, elle avança de nouveau vers lui, sans gestes brusques, continuant de murmurer d’une voix grave et lente pour le rassurer. Mais Ourasi eut la même réaction. Ce petit manège dura longtemps, Anthère usant de la technique d’approche-retrait jusqu’à ce qu’Ourasi ne commence seulement a déporter son poids vers l’extérieur, sans trop bouger. La jeune fille félicita chaleureusement le poney. Après quoi, elle lui proposa de se reposer dans sa pokéball. Par la suite, elle lui laissa quelques heures de liberté dans un pré, non loin d’un troupeau. Ce n’était sans doute pas bien grand comme pré, mais c’était toujours mieux que sa pokéball. Anthère était contente. Elle avait enfin pu approcher Ourasi. Evidemment, ça ne s’était pas fait en une heure et trois minutes… Mais, prendre son temps avec les animaux était le meilleurs moyen d’aller vite. Comme le disaient les hommes de chevaux et autres cavaliers : « Si tu vas voir ton cheval en ne pensant y mettre qu’un quart d’heure, tu y mettras la journée. Mais si tu y vas en pensant avoir la journée, tu n’y mettra qu’un quart d’heure. » Si tant de personne le répétait, c’était certainement parce qu’il n’y avait aucun doute sur cette phrase. Seule l’expérience pouvait amener les gens à dire de telles choses. Et c’était exactement pour cela qu’Anthère n’avait pas l’intention de brusquer Ourasi. Lorsqu’elle y repensait, cette séance d’approche était très révélatrice : Ourasi avait peur des humains. Pourquoi ? La plupart des pokémons tout juste capturé n’en avaient pas une telle peur. Du moins, pas sans une excellente raison… Aurait-il déjà rencontré un méchant dresseur ? La jeune Mizuhanaise frissona. Elle n’imaginait pas qu’on puisse vouloir délibérément faire du mal aux animaux. Qui pouvait manquer de cœur à ce point ?  Assise dans la neige, Anthère caressait Tylton en observant Ourasi. Les ponytas n’étaient pas faciles à apprivoiser. Tylton lui, n’avait rien d’un pokémon farouche. Elle souffla. C’était quand même reposant d’avoir un pokémon confiant. Parce que mine de rien, apprivoiser et dresser un animal traumatisé était pesant et érintant.  

Le lendemain, comme la veille, la jeune fille s’était mise dans le round pen avec longe et stick. Ce n’était rien d’autre que des outils pour mieux faire passer la communication entre les deux créatures. Cette fois encore, pour ne pas être dérangée, Anthère avait enfermé Tylton dans sa pokéball. Comme la veille, elle se plaça au centre du round pen et fit appel à Ourasi. Il apparut sur la piste. Se souvenaient-ils de ce qu’ils avaient faits ? Certainement, mais avait-il bien cogité là-dessus ? Anthère avait suivit les conseils, elle avait obtenu une ébauche de bonne réponse, avait fait cessé tout exercice et l’avait conduit au pré. De quoi associer la bonne réponse et le confort d’un pré. En somme, une expérience positive pour le poney. Mais restait à savoir si l’intéressait le vivait de cette manière, les règles mathématiques n’avaient pas cours avec les animaux… C’était difficile à comprendre, mais c’était comme ça, il fallait savoir se fier à autre chose. Il lui sembla que le regard d’Ourasi avait légèrement changé. Mais peut-être n’était-ce qu’une impression ou un espoir. Quoiqu’il en soit, seuls les jeux qu’elle s’apprêtait à faire lui en donneraient la réponse… Elle prit donc son stick en main et après avoir prévenu son pokémon, en approcha l’instrument pour le toucher avec. Cette fois, il ne bougea pas une oreille. Anthère reprit donc le même travail que la veille, mais qui fut plus rapide. Ourasi ne montrant aucune émotion face au carrot stick, elle put entreprendre de faire la même chose avec la longe. De même, il ne bougea pas. Mais les choses se compliquèrent quand elle en vint à l’approcher. Ourasi recula et partit même au trot dans la direction opposée. C’était frustrant ! Dire que la veille il s’était a peu près laissé approché ! Mais c’était comme s’il avait passé un pacte avec lui-même. Anthère eut beau faire, Ourasi ne se laissa plus  faire. En fait, il y avait bien réfléchit et trouvait étrange que subitement, un humain ne se mette à parler « ponyta ». Ce n’était certainement pas innocent… Pourtant, la jeune fille ne se découragea pas. Se répétant que cela prendrait du temps avant qu’elle ne dépasse le stade de ce premier exercice. D’autant que d’autres suivraient et qu’il était possible de devoir revenir à celui-ci plus tard… Inlassablement, elle relançait la technique de l’approche-retrait. Mais l’ennui était que même cette technique pourtant tout à fait équine semblait lui faire peur. Etrange… Mais révélateur. Il lui semblait qu’à chaque fois qu’elle se retrouvait a travailler avec lui, il lui en apprenait un peu plus sur ce qu’il avait vécut. Cette fois, à sa façon, Ourasi lui disait qu’il avait déjà été trompé, mais qu’il ne s’y laisserait pas reprendre. Que pouvait-elle faire ? Ne sachant comment procéder, elle se fia à ce qu’elle avait appris. Au pire au moins, elle n’obtiendrait aucun résultat. Elle du mal à y croire, mais après trois tentatives, Ourasi réagit comme au dernier essai de la veille : sans bouger, il déporta son poids sur l’extérieur. Encore une fois, Anthère le félicita chaleureusement. Mais cette fois, elle lui demanda un peu plus. Ne se contentant plus de l’effleurer juste sur l’épaule, elle le toucha réellement, passant sa main dessus et prolongeant le contact sur le garrot. Ourasi ne bougea pas. Elle pu oser aller jusqu’au milieu du dos, mais préféra mettre fin au jeu avant que la situation ne se renverse et ne souhaitant pas trop lui en demander. A l’identique du jour passé, Anthère mit Ourasi au paddock pour quelques heures. Elle attendait avec impatience la suite des évènements, mais devait se contrôler. Si elle précipitait les choses, elle aurait tout à reprendre à zéro… Et avec plus de difficulté. Elle avait du travail…

La suite ne se fit pas attendre. Anthère se remit a l’œuvre avec son poney très vite. Comme les jours précédents, elle se plaça au centre du round pen avec ses outils et appela Ourasi. Lorsqu’elle commença le jeu, elle vit que celui-ci, toujours en gardant une oreille braquée sur elle, se permettait de flâner un peu en regardant le reste du lieu clos. Tant mieux, cela voulait dire qu’il s’accoutumait à elle. Les attouchements avec le carrot stick et la longe ne lui firent plus d’effet sur lui. C’est à peine s’il y prêta attention. Anthère essaya mentalement de se mettre dans de bonne prédisposition, à ne pas redouter de ce qui allait suivre. Sinon, Ourasi risquait de sentir sa tension et tout serait alors gâché. C’était si simple de tout faire rater… La Mizuhanaise s’avança donc, détendue, vers Ourasi. Bien sûr, lentement, sans geste brusque, mais avec une certaine franchise. Elle avait comprit qu’Ourasi avait été trahit d’une quelconque manière par le passé et ses intentions devaient rester claires pour lui. De cette manière, il verrait bien qu’elle n’avait pas de mauvaises idées à son égard…
Ourasi sembla surpris et releva l’encolure, jusqu’à la renverser, les oreilles pointées, aussi droites qu’il était physiquement possible. Pourtant, malgré cet état « d’alerte », il ne bougea pas quand elle s’approcha. L’attitude, l’énergie basse qu’elle dégageait, rien ne lui faisait croire à une attaque ou une intention cachée. Et il fut rassuré de constater que son acte tenait la promesse de son attitude : elle s’était approchée de lui, sans lui faire de mal. Anthère touche d’abord l’épaule, puis l’encolure et le garrot. Elle poussa l’exercice jusqu’au reins et revint vers l’encolure. Elle put passe la main à plat le long de celle-ci et descendre un peu sur le poitrail. La réaction ne se fit pas attendre, Ourasi s’opposa au contact en pesant sur sa main. Mais elle avait eu tout ce qu’elle désirait pour l’heure… Anthère félicita une fois encore chaleureusement son pokémon. Là, elle était vraiment heureuse, on ne pouvait plus nier les progrès qu’il faisait ! C’est sur cette note qu’elle le ramena au pré et cette fois, elle put même le mettre avec les autres ponyta.
~ ~ ~ ~

Anthère bailla. Ces derniers jours avaient été riches. Riches en tout : enseignements, émotions… Alors elle avait décidé de faire une petite pause dans tous ces jeux. Ourasi était présentement en troupeau et Tylton était perché dans un arbre, juste au dessus d’elle. Au moins, elle avait de l’occupation en attendant qu’Allen ne la retrouve ici. La tempête de neige les avaient séparés, ils avaient convenus de se retrouver à Loukaï, étant arrivée la première, elle n’avait plus qu’à l’attendre.
[Message unique ^^]

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