[ Clos ] Le vent de l'Est

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[ Clos ] Le vent de l'Est

Message par Invité le Sam 15 Jan 2011 - 0:59

[aucune contrainte ; toute personne est libre à me rejoindre ; prévenez si vous comptez me rejoindre]

Karkael sortit finalement de la ville, après ses longs achats et ses nuits passées à l’auberge. La porte Est de Seian se réduisait à chaque pas de plus tandis qu’une brise de l’océan venait de face, au loin derrière ces collines. Comme d’habitude, Pachirisu se tenait à l’avant du groupe, suivit de Karkael puis Fantominus. Ils avaient pris l’itinéraire en direction de l’Est vers le continent Mizuhan, sans but aucun, mais au moins pour se lier à nouveau avec la nature qui s’étendait à perte de vue. Cette nature, c’est son territoire.

Cependant, il comprit malgré tout qu’il avait acquis beaucoup d’expérience : cette rencontre dans la ville l’a changé dans la façon d’utiliser la magie, de dévier ses pouvoirs pour avoir un nouveau résultat. Il lui fallait maintenant acquérir plus d’expérience, c’est une soif qui commença à apparaître en lui, une soif de curiosité.
Karkael s’amusait donc avec Pachirisu à faire de fines failles vers le pokémon devant, et ce dernier à les éviter. Puis Karkael réussit à refermer la faille derrière lui, afin de ne pas abimer cette route. Puis à l’approche d’une personne, Karkael sentant les vibrations sauta dans le buisson, au haut d’un arbre, derrière un rocher ou dans le fond d’un ravin, puis effaça ses traces et celles de Pachirisu par la terre fine de la surface. Karkael s’amusait ainsi à combler le temps de la longue route. Certes le paysage est magnifique, alors pourquoi ne pas s’en servir, tout en la respectant ?

Pendant trois jours et trois nuits, le héros avançait inexorablement vers l’Est en prenant le sud du lac de Seian, passant devant de beaux villages faisant la fierté de Terros. Au village de Kamiki, il rencontra un marchand, dénommé Aïshu, apparemment assez connu dans la région parce qu’il exhausse tous les souhaits des clients. Bien sûr en fonction de la taille de la bourse… Sa dernière commande qu’il devait effectuer était d’avoir un cœur argenté, un objet qui se trouvait dans la forêt enneigée de Mizuhan. Il n’était pas chasseur, juste marchand, ce qui fait qu’il demanda de l’aide aux héros alentours pour une expédition vers cet endroit étrangers. Karkael allait vers Mizuhan également, mais il ne savait pas chasser, tout juste se défendre. Il ne ferait pas la taille contre un pokémon de haut niveau, et de plus, le coté sanguinaire ne l’attrayait pas.

Aujourd’hui encore, il a fallu que Fantominus soit en contradiction avec Karkael : Il avait déjà signé sur le tableau central du village que Karkael comptait se rendre à Mizuhan. Conséquence, le marchand Aïshu se précipita vers Karkael, tout en le saluant bien bas. La négociation fut brève et à sens unique : deux bourses dans les mains du marchand, il en donne une à Karkael, la seconde sera en cas de réussite de la mission. Fantominus acquiesça, et ce fut suffisant pour le marchand. Celui-ci comprit à travers que Karkael est illettré, et qu’il fut aidé par son Fantominus… Ainsi, désormais à chaque ordre, le marchand interrogeait Fantominus à sa place….


    « Aïshu ! »« Oui ? »« A vos souhaits. »« C’est bien ce que je vois ! »



Dernière édition par Karkael le Jeu 20 Jan 2011 - 19:06, édité 1 fois
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Re: [ Clos ] Le vent de l'Est

Message par Invité le Dim 16 Jan 2011 - 0:43

Dès le lendemain, le marchand partit vers cette quête. Il était pour lui hors de question de ne pas satisfaire la demande d’un client, et il comptait le faire dans les plus brefs délais. Karkael le suivait, désormais engagé dans cette mission. Il était à l’arrière du marchand, par fainéantise de faire une mission qu’il n’a même pas accepté lui-même, et devant le marchand voyait la position de Karkael comme très professionnelle en protégeant les arrières. Fantominus se tenait aux cotés du marchand, tous les deux ravis d’avoir conclu un bon marché. Le marchand sortit un de ses pokémon, un Simularbre dont il se servait pour détruire les obstacles ou pour porter de lourds objets. Le couple du marchand et son pokémon montraient une marche aisée, et montraient une assez longue expérience, apparemment, sa longue vingtaine d’année de métier de marchand et chasseur d’artéfacts fut bien remplie.

Au soir tombé, une clairière fut choisie pour la nuit et ils se répartirent les tâches, dans le montage de la tente, la cueillette pour le souper, le bois et le feu. Cette soirée assez lumineuse montrait un avenir favorable pour le lendemain. L’air commençait déjà à être iodé, et tout cet environnement boisé, les collines, le feu donnèrent une bonne inspiration à Karkael pour l’écriture de son journal de bord.

A la fin du repas, Aïshu demanda les raisons de Karkael à être un combattant. « Le combat est une philosophie de vivre de certaines personnes qui a pour but de tuer et d’être tué. Pour moi, je ne pense pas à la mort lorsque j’affronte quelqu’un, mais à sa moralité. C’est pourquoi dans mon art martial je travaille majoritairement sur l’endurance, sur l’économie de mon énergie, afin que mon adversaire se vide de son moral et puisse m’écouter de façon assez ouverte. Certes je n’ai pas toujours la raison, mais lorsque l’adversaire se fatigue, il émet son opinion également. Ainsi je bats mes ennemis. » Karkael affirma également ne pas être un guerrier, mais plus un mercenaire solitaire, ou un protecteur, et avouant fuir les champs de bataille.

A son tour, Karkael demanda des précisions sur leur mission et sur le cœur argenté. « Ce n’est rien d’autre qu’une roche qui se forme des sédiments de la rivière à Mizuhan. » Quel soulagement pour Karkael qui avait peur de causer la mort juste pour une histoire d’argent. Le marchand continua son histoire en racontant ses fréquentations avec la noblesse des divers continents, et lui raconta des histoires locales sur les familles royales et des pokémons dragons.

Cette nuit-là, Karkael était de garde du crépuscule à l’aube. Rien d’inquiétant cette nuit. Le lendemain, ils se remirent à marcher. Là il y a quelque chose d’inquiétant : Karkael ne marchait pas droit et lentement, sa fatigue accumulée de la nuit ankylosait ses membres. Il tint ainsi durant deux heures, puis tomba dans un fossé au bord d’une route, exténué, et le Simularbre porta Karkael jusqu’au repas. « Quel manque de professionnalisme » pensa le marchand. « Il ne tient qu’un seul jour ! »

Durant près de cinq jours ils marchèrent sans relâche, longeant les rivières, montant les collines, traversant des ponts, passant sur les côtes et les falaises, prenant l’extrémité du massif de Cenosia, l’étroite jonction entre Mizuhan et Terros, le détroit de certains conflits, puis se redirigèrent vers le sud, vers la grande forêt enneigée de Mizuhan.
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Re: [ Clos ] Le vent de l'Est

Message par Invité le Jeu 20 Jan 2011 - 11:41

Le pays dans lequel ils entraient était glacial. Le marchand devant, tout recouvert de fourrure, de ses pieds à semelle métallique et le cuir recouvrant le pied, et par-dessus une pièce amovible de grosse fourrure. Son collant de velours a été remplacé par un pantalon de cuir où il rajouta de la fourrure sur les chevilles et les mollets. Son corps recouvert d’un maillot de tissu assez fin, puis un supplément de laine, puis un morceau de cuir, puis un gros gilet de fourrure lui descendant jusqu’au bas de ses fesses. Quand à sa tête, il n’eut qu’à secouer ses cheveux pour qu’ils ressemblent à de la fourrure…

A coté, le Simularbre fut rentré dans sa pokéball, Fantominus se tenait auprès du marchand, ne craignant pas que le froid le touche à un seul moment…
Et derrière, Karkael qui montait soi-disant la garde, mais qui réellement ne tenait pas la cadence par ses jambes qui devenaient raides à force de subir le froid de la banquise proche d’eux de deux jours. Non, Karkael ne connaissait pas Mizuhan. Pour dire vrai, Karkael pensait que Mizuhan était remplie de nappes phréatiques profondes, avec d’immenses geysers, des étendues d’eaux chaudes, cherchant plus la vapeur plutôt que des glaçons à perte de vue ! Et le vent de ce jour ! Quelle calamité pour avancer ! On sentait qu’on s’approchait malgré tout pas à pas de Nalcia, la nation du vent.

De grands sapins venaient remplacer les quelques buissons sur les plaines, et ainsi à grands pas Karkael et le commerçant s’approchaient de plus en plus de la forêt enneigée. Le sol encore recouvert de neige, les arbres également, les petits buissons aussi, un ciel gris d’un clair absolu, et seules les rares écorces des arbres noirs ressortaient de ce paysage figé. Toute la végétation était comme cela, fixe, où même le vent léger dans cette forêt ne faisait pas bouger les branches.
Une biosphère était quand même présente, des pokémons circulaient à la recherche des moindres nourritures dans la forêt. Ils nous regardaient passer, sans montrer de sentiment, puis repartaient ronger leurs racines, grignoter le bout des branches, ou à chercher sous la neige. Apparemment, la neige les rendait passifs, inoffensifs. Le marchand à l’avant me confia que ce jour ils avaient de la chance, et que certains jours les pokémons agressent n’importe lequel des étrangers. Il suffirait, selon lui, de ne montrer aucune émotion, ignorer les pokémons alentours, et éviter de les regarder dans les yeux. Un peu plus loin dans le pays, il vit même un énorme pokémon des neiges, un Blizzaroi selon les conteurs locaux. Selon les conteurs, il serait calme lorsque les autres pokémons alentours sont agités, et vis versa. Ce serait le pokémon qui équilibre l’humeur de la forêt. Il me prévint donc d’ouvrir l’œil.

Nous avancions toujours tandis que le marchand à l’avant vit une rivière, et courut jusque celle-ci, retira la neige, mais la glace trop présente ne lui permettait pas d’attendre le bord de la rivière et trouver l’une de ces roches, un cœur argenté. Bien évidement, il me demanda de l’aide pour briser la glace. Karkael dans un premier temps, enleva la neige sous ses pieds pour atteindre la terre. Puis d’un mouvement de cheville, et les deux mains dirigeant à distance la terre, montant le lit de la rivière, puis la laissant se fracasser seul en retombant. La rivière repris alors un aspect plus liquide, laissant traverser de l’eau tranquillement, tandis que le marchand se leva, tout joyeux « J’ai le cœur argenté ! » Il brandissait un morceau de glaçon, avec à l’intérieur une boule de couleur plutôt cendrée, quoique peut visible par cette glace pleine d’air et de neige. Le marchand le cacha rapidement sous le col de Karkael, prétextant qu’il faille le réchauffer pour savoir si ce cœur argenté était de bonne qualité, l’air de rien et l’air tout à fait normal, tandis que Karkael commençait affreusement à avoir froid ! Puis ils commencèrent à repartir vers leur chemin, derrière, tout en contant la suite de son histoire « Apparemment, Blizzaroi se mettrait en colère lorsque les rivières se remettent à couler. » Immédiatement après sa phrase, un grand vent entra dans la forêt, soulevant des masses de neiges sur le sol, faisant tomber les glaces sur le sol, et grognant très fortement entre les arbres. Jamais Karkael n’eut cru pouvoir entendre des arbres grogner ! C’est vrai, les arbres ne grognent pas …!
Nan, les arbres ne grognent pas…
Mais les Blizzaroi, oui ! En voilà un qui se dressait, derrière eux, et courait en lançant des amas de neige et de glace cers les deux étrangers. Tous deux coururent, et durant la course le marchand pris du torse de Karkael le cœur argenté, puis Karkael fit face, bougea ses chevilles sur la neige, les mains orientés contre Blizaroi, puis d’un mouvement brusque fit apparaître un mur face à l’énorme pokémon. Le marchand était partit trop loin désormais, et Karkael ne le voyait plus. Il couru longtemps après le marchand, ayant réussit lui aussi à semer le pokémon Blizzaroi, mais à la fin de la journée, il se trouvait trop au nord vers la Banquise.

Karkael passa la nuit seul, ayant développé sa petite couverture sur la neige, et se réveilla le lendemain par une… Léchouille …! Fantominus eut retrouvé son maitre, lui qui était resté avec le marchand. Le pokémon avait entre ses dents des pokésous, puisque la mission fut un succès. La journée s’annonçait belle.

Fin !
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