[ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

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Message par Reverie Metherlence le Mar 5 Avr 2011 - 17:40

- "Et voilà la ville !" Fit-elle d'un geste circulaire de ses bras.

Ah ! Enfin un lieu sans de la terre boueuse ou de mauvaises racines qui vous empêchent d'avancer parmi les sentiers de la ville. I'Maï, la ville du repos et de la relaxation, mais que demande le peuple ? Reverie se retrouvait dans son élément. Elle était certes assez émotives, depuis qu'elle à perdu son pouvoir qui l'épuisait à vraie dire, mais elle continue à apprécier le calme. Alors que pour certaines de son espèce, l'échange équivalent revient à avaler de la nourriture ou à effectuer une action qui aura tendance à les régénérer, Reverie était l'une des rares à devoir s'assoupir après sa fusion. Après quelques évènements récents et beaucoup de chose aléatoires, il semblerait que la demoiselle ait perdu sa capacité à pouvoir interagir avec une personne, lui laissant donc toutes son énergie de libre et modifiant sa vue sur les êtres humains. Elle n'est plus le semblable d'un simple objet, elle est humaine, tout du moins pour l'instant. Si un jour elle devait retrouver son pouvoir, ce serait pour lui. Ce garçon qui avait épris son cœur le jour de son éveil et qui ne l'avait jamais quitté. Elle espérait simplement qu'il puisse un jour réapparaitre à ses yeux. Ce qui est une des principales raison de son voyage en ce bas monde : essayer de le retrouver.

Ren resta un moment là, le vent souffla, soulevant sa parka et des mèches de ses cheveux, la majorité de sa chevelure attaché par son ruban délicat qu'elle devrait certainement faire laver, mais pas tout de suite, pas avant de se trouver en lieu sur. Et puis, après tout, pourquoi ne pas passer un peu de temps à se prélasser ? Hako voulait connaitre la ville, autant lui montrer ce qu'on peut faire en ces lieux. Quoi de mieux qu'une source chaude suivis d'un massage relaxant aux huiles essentielles ? Farouche, elle avait des allures gauches, un peu trop guerrière, peut-être ne se laisserait-elle pas toucher si facilement. Mais si elle n'avait jamais vu la ville, et qu'elle se trouvait sur le qui vive qu'importe l'instant, alors il fallait lui dénouer les nœuds que formait ses nerfs et ses muscles. Mais avant d'essayer de passer du bon temps, il fallait savoir une chose primordiale pour la jeune Nalcienne.

- "Hako ! As-tu quelques monnaies ?"

Reverie avait pris de quoi subvenir à ses besoins, elle ne comptait pas rester très longtemps, mais si la jeune femme de la forêt n'avait pas le sou elle devrait lui expliquer comment en gagner. Car l'argent et l'échange permettent la survie de tous trappeurs. Le pain ne pousse pas sur les arbres et les vêtements demandes une certaine maîtrise et de la soie, de la laine ou du coton, ce qui ne se trouve pas souvent dans la nature, ou pas sans couper les poils ou retirer le cuir d'une bestiole. Il fallait que la demoiselle connaisse la valeur de l'argent et des choses, et Reverie sentait qu'elle allait devoir s'occuper de ce côté de l'éducation. A moins qu'elle ne soit surprise et que la demoiselle sache parfaitement se servir de ses biens, mais pour ne demander à ce que quelqu'un l'aide à visiter une ville, il était peu probable qu'elle ait des notions d'argent. La encore, ce n'est qu'une pure supposition avec des déductions assez bancales, mais autant se rassurer ou s'exaspérer dès le début.

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Hako le Ven 8 Avr 2011 - 21:39

Une seule chose était sûre dans ce lieu étrange, Hako n'aimait pas la ville. Plus d'arbres, des bâtisses imposantes partout où le regard pouvait se poser, des odeurs étranges et même désagréables parfois... Mais ce qui choquait le plus la jeune fille de la forêt, c'était tous les humains qui marchaient dans la rue, des grands, des petits, des femmes, des hommes, des enfants... qui allaient dans tous les sens, se bousculant s'appelant...

Et ce qu'ils pouvaient être bruyant ! Le brouhaha ambiant donnait à la jeune fille l'impression d'entendre parler une langue étrangère incompréhensible et insupportable.

Hako avait appris à garde son calme en toute circonstances, mais dans ce lieu, que Rêverie avait appelé I'maï, ses nerfs et sa patience étaient mis à rude épreuve. Elle s'efforçait de garder un visage impassible, mais chaque personne qui la touchait faisait se tordre son visage en grimace, chaque adulte, chaque enfant qui levait les yeux vers elle recevait en échange un regard haineux, suspicieux.

Il fallait se reprendre. Elle inspira profondément, immobile et les yeux fermés, souffla longuement. Lorsqu'elle rouvrit les paupières, elle avait de nouveau l'air calme et inexpressif. Elle se remit en marche, rejoignant sa guide quelques mètres plus loin.


"Hako ! As-tu quelques monnaies ?"


Quelques quoi ? Elle n'avait sans doute pas de ces "monnaies" dont elle n'avait jamais entendu parler. Elle ne possédait en tout et pour tout que quelques habits, son bâton, son éventail et sa pokeball, où était caché Riolu, à l'abri de la foule.

"J'ignore ce que c'est, et je n'en ai sans doute pas."


La Nalcienne se lança alors dans des explications compliqués sur un système d'échange et de possession instauré par les humains, reposant presque exclusivement sur "l'argent", "l'or" et cette fameuse "monnaie". Au moment où Rêverie lui expliqua qu'il fallait en gagner pour survivre, Hako lui fit remarquer qu'elle avait réussi jusqu'alors à s'en passer et qu'elle pouvait tout à fait continuer comme cela. Elle savait coudre des peaux de bêtes pour s'en vêtir, elle savait chasser pour se nourrir, et elle apprendrait à son Riolu à faire de même, elle n'avait pas besoin d'armes ni de quoi se soigner, puisqu'elle savait utiliser les herbes médicinales...

Rêverie lui parla alors des sources chaudes et des massages proposés dans cette ville, et qu'il fallait bien payer, avec une voix qui laissait clairement comprendre qu'elle en avait bien envie, et Hako préféra ne rien répondre. Mais en elle même, elle songeait que les humains étaient bien étranges pour payer quelques chose en ville qu'ils pouvaient trouver gratuitement ailleurs...

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Reverie Metherlence le Mar 12 Avr 2011 - 15:37

- "Donc, si je suppose bien, tu n'as pas un roupie, enfin, pas même un sou. Bon ! Il faut que je t'explique la notion d'argent. En ce bas monde qui est le notre, tu as beau pouvoir survivre simplement dans la nature, il y aura toujours des tentations dans la vie. Ce que tu peux faire toi même, tu as certes la satisfaction de l'avoir conçu, cependant, il ne possède pas la qualité escompté. Prenons l'exemple du cuir ou de vêtements en peau de bête. Même si tu sais coudre les fourrures et ceux même si tu es très habile, un maître couturier aura plus de connaissance en la matière car c'est son boulot. Il est rare d'apprendre des choses à une personne qui en possède la spécialité. Je ne dis pas que si tu tes vêtements sont confectionnés uniquement par toi ils seront mauvais, mais peut-être que tu ne verras pas certaines coutures qu'il faudrait faire à certain endroit ou comme faire bien tenir une doublure. Je ne te cache pas qu'au niveau du tissu et des habits, il y à pas mal de mauvaise facture, fait par de bénin fripier qui vendent ce genre de tissu pour une bouchée de pain, la raison est l'argent et rien d'autre. Enfin, heureusement qu'ils ne sont pas très courant. Mais je pourrais te montrer ce que l'argent peut faire de mieux que nos propres mains. Certes, tu peux trouver tout ce qu'il te convient en extérieur, cependant le pain qui est un élément assez essentiel à notre alimentation et composé d'aliments cultiver par l'être humain, on ne trouve pas le blé si simplement dans la nature. Si une personne s'avise de prendre des grains dans un champ de récolte, cela s'appelle du vol. Aimerais-tu que l'on te prenne le fruit de ton travail ? En cela, je t'explique ce que le pognon en ce monde peut faire pour nous. Il ne rend pas heureux, mais il y contribue. Viens, suis moi."

Reverie s'engagea le long d'un réseau d'irrigation qui lui même suivait paisiblement le fil de l'avenue. Elle ne fit qu'une trentaine de pas, accompagné de son angelot et des deux nouveaux arrivants de son équipe. Elle se stoppa net en pointant du doigt une friperie. La seule façon de voir la différence avec le reste des battisses de bois et de plâtre est certainement qu'une paire de ciseaux et une aiguille traverse une grosse bobine sur la pancarte stable sur sa barre de fer. Plus tard, elle lui montrerait le cordonnier pour les chaussures, car se confectionner soi-même une paire de bottes ou de chausses était relativement compliqué. Elle suivrait par les différentes boulangerie et autre restaurant afin de bien lui montrer ce que l'on peut trouver dans une ville. Elle passerait par le centre de soins, au moins un dans chaque ville, puis la zone d'achat qui concerne, en majorité, tout ce qui tourne autour des Pokémon. Et enfin, elle finirait par le magasin d'arme et d'armure. Il semblerait qu'aujourd'hui n'était pas jour de marché, donc il faudrait aller voir dans les épicerie et autres ventes de gros dans le coin pour l'approvisionnement. Le sol pavé faisait résonner les pas de Reverie, ses bottes recouvertes d'un peu de boue avait un talon épais, suffisant pour que le son qui claquait à chacun de ses pas soit suffisamment audible. Au moins, elle était certaine qu'elle n'avait pas pris de la camelote. Elle arriva donc devant la friperie, montrant à Hako différents élément se trouvant derrière la vitrine.

- "Il existe plusieurs catégorie de tissus, et plusieurs types, tout dépend de ce que tu veux en faire. Dans mon cas, je n’hésiterais pas à prendre de tout, dans le sens ou je voyage beaucoup mais je participe aussi beaucoup à des soirées ou des spectacles qui demandent d'avoir une certaine élégance. La dernière fois j'ai du payer assez cher une tenue valable pour paraitre en grand public et présenter mon œuvre. Je pense que ça à beaucoup jouer dans le fait que j'ai gagné ce concours, enfin, au niveau de la grâce et de la beauté. Mais dans le cas présent, nous avons besoin de tissu résistant, donc bannis toutes matières douces et fragiles tel que la soie, le velours ou même le satin, ce genre de jolis tissu, qui vaut excessivement cher, supporte très mal que l'on bouge beaucoup avec. Tu me demanderas alors pourquoi s'habiller avec quelque chose d'inutiles ? Parce que de nos jours, certaines personnes aime voir du beau et non de la résistance. Cela se remarque de plus en plus parmi les dresseurs. Ils privilégient les Pokémon mignon plutôt que les Pokémon fort, ce qui n'est pas un mal. Cela ne veut pas dire qu'un petit Pokémon sera moins fort qu'un plus gros, mais tu apprendras que certain n'aime pas se battre, privilégiant le combat par la posture et la magnificence. Enfin, qu'importe. D'ailleurs, j'ai envie d'un kimono pour la fête qui se déroulera dans la cité d'Arkan, suis moi. Je vais te montrer ce que font, de nos jours, la majorité des filles bourgeoises."

Elle attrapa le bras d'Hako sans son autorisation. Elles n'avaient pas eu un seul contact depuis le début de leurs rencontres. L'attitude un peu froide de la Terrosienne n'ennuyait pas Ren, mais elle avait agis sans réfléchir a vraie dire. L'adolescente tira donc la jeune fille dans le magasin de lingerie. Oh ! Hako n'avait pas dû se laisser faire, mais quand la Nalcienne à une idée en tête, sa détermination lui donne des ailes. Peut-être qu'elle ne voulait pas rentrer ici après tout, mais elle avait bien demandé à Ren de lui montrer la ville non ? Alors autant lui apprendre tout ce qu'elle savait, et en tant que noble, elle se devait de lui montrer comment des gens pouvait se vêtir avec des vêtements cher pour être simplement bien sur eux-mêmes.
D'un côté de la pièce, on pouvait voir des étagères remplis de rouleaux entiers du même tissu montant très haut, accessible par une échelle disposé sur roulettes. A vraie dire, c'était un bâtiment assez spacieux et bien fournie. De l'autre côté, des robes et autre vêtements, masculins, étaient disposé ci et là, en exposition. Il y avait de tout et de rien. Des habits richissime de grand dirigeant au vêtement plus simple de bonne ou de paysanne aisé. Ici on ne trouvera pas un seul vêtement purement sobre et fait pour les pauvres, la raison et que cette classe sociale achète le tissu et se confectionne seul ses propres habits.

Reverie revint vers Hako et lui posa une tenue dans un style très simple et épuré. Il s'agissait d'une robe chinoise de soie noires aux coutures de fil d'or et brodée de ce même attirail. Le tissu reflétait naturellement la lumière, comme une écaille de poisson. La robe, échancré au niveau des cuisses, avait un col haut et des manches courtes. Mais que devait faire Hako avec ça ? Depuis le début, Reverie choisissait d'aller ou elle voulait, en même temps si elle voulait lui faire visiter la ville et la lui faire comprendre, bien que cette dernière notion soit assez délicates et il lui faudra un temps avant de ne comprendre cela.

- "Je te propose un petit compromis : tu mets cette robe et on se ballade ainsi en ville. Ce n'est pas vulgaire ni même insultant, et je suis sûr qu'elle irait bien avec ton teint de peau, enfin, je crois. Au mieux, choisi celle qui te plairas, si tu veux bien essayer bien sûr."

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Hako le Sam 16 Avr 2011 - 22:34

Hako avait écouté plus ou moins attentivement Rêverie lorsque celle ci lui avait parlé d'argent, ne comprenant que la moitié de ses propos. Elle l'avait ensuite suivie, plus ou moins volontairement, chez un marchand de tissus et de vêtements. C'était le premier contact qu'il y avait entre les jeunes filles, le premier contact d'Hako avec une personne autre que Iolem. Cette prise, si faible... Il lui aurait suffi d'un mouvement de bras pour se libérer, mais... l'étonnement d'Hako l'avait empêchée de faire le moindre geste, jusqu'à ce que la Nalcienne la lâche, à l'intérieur de la boutique, plus grande qu'elle ne semblait, vue de l'extérieur. Rêverie alla alors lui chercher une robe noire, qu'elle lui demanda d'essayer. Hako repéra plus ou moins rapidement le haut du bas de la chose, et l'enfila. Comme l'avait dit Ren, et bien qu'Hako ne puisse le confirmer, la robe lui allait plutôt bien, tant au niveau du teint qu'à celui de la forme de l'habit. Mais la jeune Terrosienne ne se sentait pas particulièrement à l'aise dans ce tissu doux, mais sans doute fragile...

"N'as tu pas dit qu'il fallait éviter de porter genre de texture à cause de sa fragilité ?"


Face à l'air perplexe de la jeune fille, Ren expliqua que se "balader" en ville n'était pas une activité à risque pour les vêtements, et qu'il faudrait juste éviter de porter une telle robe en forêt, ou en dehors de toute civilisation. Elle poussa Hako jusqu'à une glace, dans laquelle elle se regarda. C'était presque la première fois que l'enfant des forêts voyait son reflet... Jusqu'alors, elle ne s'était vue que dans des flaques d'eau boueuses...

Ne connaissant pas les normes des hommes, elle ne pouvait dire si elle était jolie ou non, petite ou grande... Elle s'observa de longues minutes, sans rien dire. C'était étrange de se découvrir ainsi, le nez, pas exactement comme elle l'avait toujours cru, les yeux, plus clairs... Rêverie pouvait toujours lui dire que la robe lui allait au teint, impossible de confirmer. Ce n'était pas choquant, mais une personne quelconque allait-elle trouver ça beau ?

Il suffisait d'essayer.


"Si j'ai bien compris, je peux porter cette robe en donnant en échange à celui qui l'a faite, quelque chose que je n'ai pas... cet argent dont tu m'as parlé."


La Nalcienne lui expliqua qu'il n'y avait pas de problème, et qu'elle s'engageait à payer. N'ayant encore aucune notion de prêt ou de dette, Hako ne se posa pas plus de question et rendit la robe à Rêverie, en remettant ses habits cousus par elle-même, sans doute beaucoup moins beau que ce qui se trouvait dans le magasin, mais bien plus solides, et gratuits, eux. Il restait encore pour son accompagnatrice à se trouver un Kimono pour un festival dont Hako n'avait, étonnamment, jamais entendu parler... Mais celle-ci commençait à se sentir à l'étroit au milieu des rouleaux de tissus, et préféra attendre à l'extérieur. Elle sortit donc, se plaçant à l'ombre devant la boutique, et observant les passants.

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Reverie Metherlence le Sam 23 Avr 2011 - 13:48

- "Je payerai pour le tissu, cela ne me dérange pas. Je ne suis pas vraiment dans le souci d'argent au point de réclamer un remboursement, je te l'offre."

Mais Hako rendit le tissu à Reverie. Pourquoi cela ? Elle était si bien dedans. Bah ! Tant pis ! Elle la prendra quand même et la donnerait à la femme. Elle sortie de la boutique et sembla se placer contre le mur de façade de la boutique, à l'ombre.
Reverie commença à chercher activement du coton pour sa part. Elle voulait quelque chose de tout simple et assez sobre. Elle fut aidé par la couturière qui gérait la boutique et elles se mirent d'accord sur le métrage, la texture, l'épaisseur, le prix. La femme commença à prendre les mesures de la demoiselle et entama le projet du kimono. Ren serait bien sortis pour continuer à montrer à Hako ce qu'on peut faire dans une ville mais si elle voulait son habit elle devrait attendre que la femme ait fini. Il n'y avait plus qu'à espérer que cela ne prenne pas trop de temps. La prolétaire passa à plusieurs reprises un ruban sur tout le corps de Ren et lui fit essayer plusieurs fois l'ébauche du dessein. Elle découpait, taillait, nouait, cousait tel une roturière, ce qu'elle était après tout. Cependant la jeune Nalcienne ne se sentait pas supérieur malgré son statut de noblesse. C'est peut-être une chose qu'elle n'a jamais su développer grâce à son emprisonnement durant une bonne partie de sa vie. Enfin, qu'importe.

Le tout fut assez rapide malgré que Reverie fût ennuyé de laisser l'autre demoiselle, dehors, sans pouvoir faire plus que rien, étant donné qu'elle ne pouvait pas interagir avec elle. Enfin ! Au bout de vingt minutes, la femme qui gérait la boutique eut fini son œuvre et venait de l'emballer dans un sac de toile pour la protéger de tout et n'importe quoi qui pourrait salir le tissu, elle fit de même avec la robe noir à dorure. Apparition d'une bourse. Échange de monnaie entre les mains féminines. La voila en possession d'un kimono de fête tout ce qu'il y à de plus simple en un temps record. Elle ressortit du bâtiment et s'approcha de la personne a qui elle devait encore enseigner certaines choses sur la ville.

- "Excuse-moi du temps que j'ai mis, j'espère ne pas t'avoir trop fait attendre. Afin de me faire pardonner je vais t'offrir une pâtisserie, et voici ta robe !" Lui tendant le paquet.

Les gâteaux et autres viennoiseries sont particulièrement prisé et cher pour le simple fait que les ingrédients qu'il faut pour les réaliser ne sont pas tous accessible et le temps mis et relativement plus long qu'un pain de boulanger ou leurs composition et encore plus complexe. C'est un met assez voluptueux qu'il faut savoir apprécier. En ce temps, s'offrir une gourmandise comme celle là est vraiment pour le plaisir simple de faire plaisir et de se faire plaisir. Il y à tellement de choix qu'il est impossible de tout gouter en une journée sans faire une indigestion.
Elle attendit que la Terrosienne se décide à la suivre jusqu'au magasin avec une large vitrine exposant plus d'une trentaine de pâtisseries différentes. Sans parler des couleurs toutes plus exhaustives les unes que les autres, ce panaché de teintes toutes plus criardes et plus divergentes que leurs voisines. Cette vivacité dans les tons qui pousse à donner envie plus qu'autre chose. Autant de nuance et pigment n'existe même pas dans un arc-en-ciel. Mais ce n'est pas tellement la couleur qui fait miroiter ce désir de vouloir en manger, bien que cela ait un important rôle. Il y à aussi la forme du gâteau, sa taille, tout ce qui fait de lui qu'il ait une consistance qui évoque le plaisir. Mais avant tout, c'est le gout qui prime sur tout le reste. Pour la majorité, ils sont sucrés et on un gout si subtil et idyllique qu'un bouché suffit souvent à laisser pousser un gémissement de plaisir. Bien sur, ce n'est pas ce qu'il se passe dans la réalité, tout un chacun sait se tenir, n'est-ce pas ? De même, étant donné que Reverie avait pour habitude d'en manger, elle ne montre pas au grand public la jouissance de goutter à un tel met. Son palais n'en perd pas une miette par contre, autant de saveur et de passion dans un seul bout de nourriture. Ce n'est pas parce qu'elle en à mangé plus que d'autre par le passé que forcément elle ne sais plus comment apprécié quelque chose d'aussi délicat, mais elle n'agira plus en sainte-ni-touche, tout du moins un peu moins souvent que d'habitude.

- "Choisi celui que tu veux, celui qui te tente le plus et je t'interdis de refuser ! Ça me fait plaisir de t'offrir quelque chose."

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Hako le Dim 24 Avr 2011 - 23:12

[Contrainte : faire intervenir un PNJ]

Hako attendit donc, regardant les passants, ces humains tous différents qui allaient et venaient sans faire particulièrement attention à elle qui, au contraire, les observaient attentivement, tous autant qu'ils étaient. Cela lui occupa le temps jusqu'à ce que son accompagnatrice sorte de la boutique de tissu, apparemment satisfaite de ses achats. Celle-ci lui tendit un paquet, sa robe, et Hako se souvint de la proposition de Rêverie, à savoir, la porter et se promener en ville avec. Mais Ren semblait avoir momentanément oublié cette partie de l'histoire... La jeune fille toucha sa robe à travers le paquet, formé d'un simple enroulement de papier. C'était doux et plutôt agréable au toucher, mais c'était très bizarre aussi... Jamais Hako n'avait porté une pareille chose.

Elle sortit de ses pensées assez vite pour s'apercevoir que Rêverie avait commencé à avancer. Elle la suivit alors, à travers quelques rues, jusqu'à arriver devant un nouveau magasin, d'où sortait une bonne odeur sucrée. La Nalcienne se tourna vers elle, l'air ravi.


"Choisi celui que tu veux, celui qui te tente le plus et je t'interdis de refuser ! Ça me fait plaisir de t'offrir quelque chose."


Hako jeta donc un coup d'oeil. Derrière un vitrine se trouvait de nombreuses "patisseries", comme les avait appelées Rêverie, de toutes les couleurs et de toutes les tailles, avec quelques fruits de la forêt sur certaines, du sucre ou de la crème sur d'autres... Mais, n'en connaissant aucune, Hako trouva le choix un peu difficile, dans un sens. Une ville, une robe, puis un gâteau, c'était beaucoup lui en faire voir d'un coup... Sans lui laisser le temps de plus réfléchir à la question, Rêverie lui attrapa le bras et la conduisit, une fois de plus, à l'intérieur de la boutique...

Plus qu'une pâtisserie simple, il s'agissait en fait d'un petit salon de thé. Des tables rondes et délicatement décorées étaient disposées ça et là à l'intérieur. Hako suivit Rêverie qui s'installait déjà à l'une d'elle, près d'une vitrine, et d'où l'on pouvait regarder encore le flot incessant de gens qui passaient dans la rue. Rêverie se souvint à se moment de sa demande, et proposa à Hako, après avoir eu la permission du patron de l'établissement, de se changer dans l'arrière boutique.

Hako revint, métamorphosée dans sa robe neuve. Un peu gênée, elle retourna s'assoir près de Rêverie. Une jeune serveuse s'approcha alors d'elles. elle devait avoir sans doute quelques années de plus que les deux voyageuses, les cheveux bruns et les yeux clairs. Elle avait sur le visage une expression enfantine qui lui donnait un air mignon, mais un peu stupide.


"Vous avez choisi ?"

Elle leur sourit, d'une façon un peu cruche, mais qu'elle estimait sans doute commerciale ou accueillante. Hako se tendit sur sa chaise, tandis que Rêverie annonçait à la jeune fille ce qu'elle souhaitait manger. De son coté, elle n'avait toujours pas eu l'occasion de savoir quels étaient les différents mets qu'elle pouvait goûter, aussi se retrouva t-elle quelque peu dépourvue lorsque la jeune serveuse se tourna vers elle, son sourire figé toujours sur son visage. Face à son silence, elle insista.


"Et vous, mademoiselle, que voulez vous ?"


Hako se tordit les mains sur ses genoux, la tête baissée, non pas par timidité mais par énervement. Cette fille, avec ses grands sourires et son coté mignon, l'énervait au plus haut point. Rêverie avait l'air un peu perplexe, face au silence de sa camarade, mais n'intervint pas. La jeune serveuse, toujours avec son attitude affreusement mignonne, mais un peu cruche, sembla s'inquiéter de l'état de Hako.

"Vous allez bien, mademoiselle ? Vous êtes malade ? Oh la la, peut-être n'aimez vous pas les gâteaux ? Vous voulez que j'aille vous chercher un peu d'eau ? Ou bien..."


"La ferme."


Le mot était sorti, sans qu'Hako ne puisse le retenir. Se retenant pour ne pas sauter sur la jeune fille pour la secouer un peu, son visage s'était de nouveau tordu en grimace, tandis qu'elle essayait de retrouver son calme. La serveuse semblait choquée, mais au moins, elle se taisait. La jeune Terrosienne respira profondément, puis, retrouvant son visage stoïque, elle se tourna vers la demoiselle, qui semblait presque sur le point de pleurer.

"Je prendrai... comme Rêverie."


La serveuse hocha la tête, se frottant les yeux, puis repartit. Hako souffla puis releva la tête, regardant Rêverie, qui affichait un air de reproche. Sans doute avait-elle mal réagi...

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Reverie Metherlence le Jeu 5 Mai 2011 - 0:21

Fronçant les sourcils, montant sa bouche en moue désapprobatrice, Reverie affichait un air peu engageant. Puis, comme si elle venait de changer de personnalités, elle se mit à pouffer d'un petit rire léger, retenue. Elle ne put s'empêcher de garder ça pour elle, devant faire partager à sa compagne ce qui la rendait hilare. Il faut dire que voir Hako stresser au point de s'énerver, alors que le peut qu'on ais pu la voir, elle fut d'un calme stoïque, était assez comiques en soit. Il faut dire qu'Hako, au vu de ses réactions, ne devait pas connaitre grand chose du monde urbain. C'est comme lâcher un chat parmi une bande de chiot, cela peut donner des étincelles. Ren ne se moquait pas de la terrosienne, elle riait de la situation qui avait failli tourner au vinaigre. La pauvre serveuse était partie, la larme à l'œil, certainement traumatisé pour la journée. La pauvre jeune fille doit avoir son quota d'émotions pour aujourd'hui, elle est peut-être un peu trop frêle et innocente, exactement ce qu'était Reverie avant. Dire qu'elle pourrait revenir à ce stade là si elle le recroisait, lui. Elle avait décidé de ne plus le chercher, elle avait perdu trop de temps à cela, elle était déçu. Elle avait essayé de le remplacer, mais rien à faire, il était toujours là, au fond d'elle même, imprégné comme s'ils avaient accompli un acte interdit. Oui ! Un jeu auquel ils n'avaient pas pu jouer, un moment qu'ils n'eurent pas le temps de passer. En vérité, elle était trop pure à cette époque, trop innocente. Encore aujourd'hui, elle préfère ignorer les faits et se dirent qu'elle ne sait rien de tout cela. Certes, elle aime bien porter de belles choses et être belle, mais pas pour faire ce que font certaines femmes.
Petit à petit, son subconscient voguait vers les limbes de son esprit, se perdant dans le fil des apparitions qui faisaient surfaces devant ses yeux. Elle revoyait son visage, si doux et aux traits carrés. Elle revoyait sa peau tanné par le soleil et sentant bon l'iode et le sel marin. Elle pouvait encore sentir leurs visages collés l'un à l'autre durant les rares moments qu'ils eurent à leurs disposition, des instants de tranquillités bien mérité. Elle rougissait en repensant à lui. Ses cheveux aux couleurs du métal le plus précieux. Ses yeux d'un gris-bleu rare et peu commun. Son corps d'adolescent pré pubère qui, outre les apparences, est particulièrement protecteur et rassurant. Cependant, sa présence est manquante. La pression de ses bras autour d'elle n'est plus présente. Il à disparu de son champ de vision depuis bien trop longtemps. Une larme dévala sa joue, comme un petit cristal fragile qui vint se briser, en myriade de petites gouttelettes, sur le bois noueux de la surface qui leurs servait de tables.

- "Coud Van Giruet ! Je te..."

Elle reprit soudainement conscience qu'elle venait de taper violemment du poing sur la table et qu'elle avait parlé à haute et intelligible voix. Elle avait le visage penché vers le bas, personne ne pouvait voir ses traits déformé par une soudaine tristesse. Ce n'était pas de la haine, juste une profonde mélancolie, quelque chose de très triste et d'irrémédiables. Il n'était plus là ! Il ne serait plus jamais là. Il était mort, ou tout du moins, il n'était plus présent avec elle. Elle avait passé cinquante ans en hibernation, cinquante longues années sans lui, sans pouvoir bouger, sans pouvoir respirer, sans pouvoir le chercher. Elle avait passé tout ce temps dans ce sarcophage maudit, des années durant, et lui avait certainement dû vieillir. Il devait avoir 67 ans aujourd'hui, s'il n'est pas mort avant. Même s'il est bien plus vieux physiquement, ils ont quasiment le même temps d'existences, une circonstance particulière à voulus qu'elle garde son corps de jeune fille.
Elle reprit soudainement conscience de la situation alentour et se ressaisit. Elle passa le dos de sa main sur sa joue humide et releva la tête, affichant un visage rayonnant et un sourire sincère fendait son visage. Elle n'avait pas à afficher ce genre de tumulte spirituel en public. De même, elle ne voyait pas pourquoi elle penserait à lui alors qu'elle se trouve actuellement en compagnie d'Hako.
La serveuse restait plantée là, ne sachant plus quoi faire. Devait-elle partir en courant, pleurant toutes les larmes de son corps que deux clientes étaient de véritables folles hystériques ou les servait-elle maintenant pour ensuite mieux se cacher au fond de la boutique afin d'évacuer le stress que lui causaient les deux jeunes filles agressive.

Ren jeta un regard tranquille en direction de la terrosienne, comme pour lui signifier que tout allait bien. Ses yeux se tournèrent vers celle qui devait leur porter leurs desserts, comme pour l'inciter à les servir. Elle se dépêcha de déposer le plus vivement possible les parts de gâteaux crémeux avant de se carapater le plus vite possible.

En face des deux jeunes filles trônait un fraisier. Il s'agit d'un gâteau très simple, pas le plus subtil qui soit, mais sa sobriété fait son charme. Il s'agit d'abord, en premier lieu, d'une génoise tendre à sa base, tel un pancake fondant sous la langue. Par dessus, une crème pâtissière aux œufs et lait entier assure la consistance et la tenue du gâteau, cela sert aussi à en relever le gout. Sur cette pâte jaunâtre à était disposé élégamment des quartiers de fraises tous plus rouges et recouverts de leurs graines jaunes que jamais. Une mousse blanche, légère et nuageuse, à par la suite recouvert les fruits pulpeux, ayant pour effet de rendre la pâtisserie plus aéré. Il ne reste plus qu'à voir les quelques fraise entière qui forme les contours du gâteau, tel une couronne, aussi brillante et luisante qu'un rubis sanglant. Ajouter à cela les quelques décorations faite avec un peu de sucre glace et de crème sur les bords. Voici ce qui se trouve en face des yeux des deux jeunes dames. Ce gâteaux si sobre et classique ne perd pas de son charme et reste un moment de pure gourmandise lors de sa dégustation. Est-ce qu'Hako aimerait ? Ce n'est pas la denrée la plus sucrée qui soit ni la plus gouteuse mais c'est un excellent moyen de commencer avec les gâteaux : commencer d'abord par les classiques.

- "Je te souhaite une bonne dégustation chère Hako.

Reverie attendit qu’Hako lui réponde, tout du moins que ce soit un simple geste de la tête. Elle attrapa sa petite fourchette à courte piques et se découpa un morceau, de taille semblable à celle de son pouce, avec le tranchant du couvert. Elle piqua le morceau et n’en fit qu’une bouchée.


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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Hako le Ven 6 Mai 2011 - 21:37

[T'es trop fan de gâteau, non ? ^^]

Les hommes avaient décidément une bien mauvaise influence sur Hako. Jamais elle n'avait été dans un tel état de stress. Jamais elle ne s'était énervée ainsi contre quelqu'un qui, outre par la parole, ne l'avait attaquée en aucune façon.
D'ailleurs, eux-mêmes étaient bizarres. Ils parlaient pour ne rien dire, ils utilisaient des tas de choses absolument pas indispensables... Et voila que Rêverie se mettait à taper sur la table et à parler toute seule !


"Coud Van Giruet ! Je te..."


... Pour dire une phrase sans aucun sens, en plus. Ignore-les, pensa la jeune fille. Ignore les tous. Tu ne vis que pour toi. Tu es forte, Hako. Ils ne doivent pas... t'atteindre.
La jeune Terrosienne avait retrouvé son calme, en apparence tout du moins. Les longues heures d'entrainement d'antan lui avaient appris à se concentrer sur une chose et une seule, et à fermer son esprit au reste. Elle posa alors son regard sur Rêverie.

L'éclat qui brillait dans ses yeux quelques minutes plus tôt s'était estompé. Elle affichait une mine réjouie, mais ses yeux, ses traits, le tremblement de ses lèvres, faisait penser à Hako que le cœur n'y était plus totalement. Ses cils clairs étaient humides, prouvant qu'elle venait de pleurer. Hako ressentit soudainement du mépris à cette idée, qu'elle regretta aussitôt. Elle, elle ne devait pas pleurer. Mais les faibles, rien ne les en empêchait, si elle avait bien retenu les leçons de Iolem. De plus, ressentir un sentiment aussi négatif, pour une personne agréable et serviable comme l'était son accompagnatrice, c'était mal la récompenser...

... Agréable ? Avait-elle vraiment pensé cela ?

Règle n°3 : On ne s'attache pas aux gens. Elle allait devoir changer son comportement et sa façon de penser immédiatement.

Le gâteau arriva, rose avec des fraises dessus. Rêverie souhaita une bonne dégustation à Hako, qui resta silencieuse, mais hocha la tête. Même les petites baies rouges, qu'elle connaissait pour en avoir déja mangé en forêt, étaient dénaturées ici, et décorées de crème et de sucre de toute part. Mais bon, il fallait bien goûter, après tout, ça restait des fraises...

Il y eu un instant de perplexité pour savoir comment se maniait la fourchette apportée en même temps que le gâteau. Elle ne s'était jamais servi que d'un couteau de chasse pour seul couvert, et, lorsqu'elle tenta d'imiter Rêverie, la connaisseuse, pour manger, elle ne réussit qu'à écraser une bonne partie de la pâtisserie. Haussant les épaules, Hako piqua une fraise, qu'elle enduit de crème dans les restes écrasés, et mangea. Pas très orthodoxe, comme technique, mais c'était mieux que rien.

La jeune Terrosienne ne connaissait des fraises que la race sauvage des bois, plus petite mais plus goûteuse voire piquante. Le fruit était bon, mais très sucré et beaucoup moins acide qu'elle ne s'y attendait. la crème autour était fondante, et rajoutait de la douceur à l'ensemble. Intéressée, Hako testa la pâte plus rigide du gâteau. C'était croustillant, tout en restant doux et sucré. Elle se sentit rapidement écœurée. Après avoir mangé pendant toute une vie des denrées sauvages, ce gâteau paraissait plutôt... fade, d'une certaine manière.

La jeune fille s'arrêta à la deuxième bouchée. Elle attendit Rêverie, qui ne laissa pas une miette dans son assiette, apparemment pressée de partir.

Les jeunes filles se retrouvèrent dehors, une fois de plus. Hako commençait à se sentir épuisée par toutes les découvertes qu'elle avait fait en une seule journée, et son accompagnatrice Nalcienne semblait elle aussi légèrement démotivée. Mais la Terrosienne ne pouvait pas s'arrêter là. C'était elle, après tout, qui avait demandé à Rêverie de l'accompagner ici, elle ne pouvait abandonner si tôt dans la journée. Elle avait tant de choses à voir... Sa motivation et sa fatigue se mêlaient, laissant la jeune fille dans un état d'esprit indécis.

"On continue ? Ou bien on se "promène" simplement ? Tu peux me faire découvrir la ville sans me faire tester une robe ou manger un gâteau, je pense..."


Sans doute la Nalcienne avait-elle remarqué le peu de succès qu'avait eu ses deux idées. Pourtant, Hako jouait son rôle : elle portait la robe et avait mangé. Un peu...

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Reverie Metherlence le Ven 13 Mai 2011 - 20:11

— Et bien il ne nous restait que les boutiques d'armes et d'armure, les vitrines de ventes d'objets de voyage et le centre de soin. Je pense que les sources chaudes et la relaxation par massage qui aurait du suivre, on peut les barrer, ce n'est pas une étape spécialement importante.

Bien qu'elle n'aurait pas dis non pour un petit bain, juste histoire de se décrasser un peu. Elle était vraiment dans un état lamentable. Enfin, elle ne regrettait pas d'avoir fait ce voyage, cependant, elle éviterait ce genre de lieu à l'avenir.
Elle repensa à son passé. A ce qu'elle était. Noble mais enfermée dans sa prison dorée. Aurait-elle vraiment pu rester toute sa vie comme une poupée de cire. Telle une perruche, sa liberté avait été cloisonnée. Lorsqu'enfin elle avait eu le droit de s'envoler de ses propres ailes, elle l'avait perdu. Peut importe la liberté, sans lui, c'est semblable à une peine d'emprisonnement à perpétuité.
Pourquoi nos raisons nous enchainent ? Ne pas atteindre le ciel à moins de si brûlé les ailes. Se jeter à corps perdu dans sa recherche, est-ce passer sa vie pour une cause inutile ? Leurs destins sont pourtant les mêmes et les chemins les ramènes toujours au même point. Mais, doit-elle sincèrement abandonner toute notion pour cet être absent ? Son âme est libre d'y avoir au moins crue, n'étant plus le pantin du hasard. Elle partira, libéré de cette chaîne, de toutes attaches. Elle ne devait plus penser à lui mais à elle. Et ce qu'elle voulait, c'était le retrouver. Mais que faisait-elle donc ici ? Il fallait s'activer ! Elle devrait le retrouver, coûte que coûte ! Cependant elle à fait une promesse, celle de guider Hako dans la ville. Il faudra donc finir cette journée puis partir, rejoindre Arkan, devenir sérieuse et le chercher. Elle aurait besoin de certains de ses Pokémon pour effectuer cette tâche.

— Oui ! On peut faire ainsi.

Il est vrai qu'il n'y avait nul besoin de tout tester. Elle fit quelque pas en avant, retourna légèrement la tête et demanda à Hako de la suivre et de bien écouter. Si Reverie avait voulu lui faire tester les multiples choses que l'on pouvait trouver dans une ville, c'était bien pour qu'elle retienne mieux. la mémoire du corps ne peut être effacée contrairement à la mémoire de l'esprit. Si l'on à eu l'habitude lors de son enfance de faire de l'équitation et que l'on ait arrêté; des années plus tard, si un évènement quelconque avait permis à la personne d'oublier qu'elle avait déjà chevauché, son esprit aura oublié qu'elle avait déjà monté un cheval, par contre, son corps s'y étant habitué aura une certaine facilité à s'y adapter. Pour prendre un exemple plus concret. Il suffit d'imaginer quelqu'un qui à perdu une jambe et que, par un lavage de cerveau, il ait oublié qu'il avait perdu un membre, cependant, son corps s'en souviens puisqu'il manque une partie de ce qui fait un tout.
C'est une des raisons pour laquelle Ren aurait souhaité apporter une mémoire tactile, olfactive, auditive, visuelle et gustative plutôt que mémorielle. Cependant, si Hako préférait passer les choses en revues avec un simple coup d’œil avec de simples explication, soit, si c'est comme ça qu'elle voit les choses.
Elle commença donc à marcher tranquillement, s'assurant que la terrosienne la suivait d'assez près pour pouvoir l'entendre. Reverie n'avait pas une voix portante mais elle n'était pas non plus fluette, cependant, elle n'allait pas hurler et y perdre la voix juste pour ça.

— Alors ça ce sont des marchands de légumes, de fruits et de céréales. Tu y trouveras les productions agricoles des petits fermiers du coin et celles des plus importants qui importent à travers le monde. Il y à tellement de choix que l'on s'y perdrait presque selon tel ou tel variété. La moitié des marchandises que tu vois ne doivent pas t'évoquer grand chose, le fait et que certains plant ne pousse que dans certains pays parce que les conditions requises à leurs bon développement sont toutes réunis.

Elles passaient devant des marchés de fruits et légumes dont les cageots étaient emplis de mets végétales de toutes formes et de toutes couleurs. Citrouille, tomate, aubergine, salade, carotte, choux, poireaux, riz, blé, orge et encore bien plus. elles passèrent assez rapidement à la prochaine boutique.

— Voici l'épicerie. Elle vent principalement les œufs, le lait, le pain, le sel, le sucre et tout autre élément important pour notre gastronomie. Tu y trouveras souvent ce que tu ne peux trouver ailleurs tels certaines épices, herbes et autre herbes pour infusion, bien qu'il est préférable de s'adresser à un herboriste si l'on ne connait pas les effets des différentes plantes. Juste à coté, collé à l'épicerie, c'est la boucherie. Là tu y trouveras différentes victuailles basé notamment sur la viande. Les morceaux sont déjà prédécoupé et désossé, il n'y à plus qu'à faire cuire. Juste en face, la poissonnerie. Tu y trouveras principalement du poisson mais aussi des fruits de mer et quelques autre mollusque marin sans coquille.

Reverie s’arrêtait devant chaque stand, montrait le panneau battant qui représentait avec un simple sigle le métier que pratiquait la personne dans le bâtiment. Un Magicarpe pour le poissonnier, une tête de Groret pour le boucher, un ensemble de fruit et légume pour l'épicier, et d'autre encore.
Elles venaient de faire les trois quart de cette petite ville en moins d'une demi-heure. Cette dernière est construite autour de la battisse principale généralement dédié à la famille qui régit l'économie et tout ce qui touche à la ville ou peut-être était-ce le bâtiment bureaucratique.
Elles continuèrent ainsi à filer, passant des maisons à façade large et aux murs de nacre, leur toit de tuile rendait le trou très pittoresque.

— Voici la forge. Sa pancarte est une enclume avec une pince ou un marteau généralement. Il s'occupe de construire une multitude d'objet en acier, que cela soit ses propres outils, la pioche d'un mineur, les gonds d'une porte ou, peut-être la chose ou son savoir faire est le plus reconnu, la fabrication d'arme et d'armure. Généralement, dans une ville plus grande, tu ne devrais pas trouver ce genre d'atelier, au lieu de cela tu trouveras tout simplement des bâtiments affichant pour insigne un bouclier et une épée, ou l'un séparé de l'autre si le marchand d'armure n'est pas le même que le marchand d'arme. I'maï est une ville trop petite pour accueillir un commerce dédié simplement à ce genre d'outil, il y aurait trop peu de clientèle et pas assez souvent. Mais cela à un avantage car tu peux avoir ce que tu veux à un bon prix étant donné que tu iras chercher ce dernier à sa source.
Tu veux qu'on aille lui rendre une petite visite ? Il ne nous reste que le cordonnier pour les chaussures et autres cuir et la boutique fourre-tout qui contient tout et n'importe quoi, tu peux vraiment y trouver des choses fort extravagante.

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Hako le Dim 15 Mai 2011 - 18:07

Hako regardait chaque bâtisse que lui montrait Rêverie, observant les murs, les vitrines, les enseignes, et assimilant toutes les informations que lui donnaient la Nalcienne. Elle commençait à mieux comprendre les humains de la ville; chacun avait son rôle, sa spécialité, mais plutôt que de l'utiliser pour lui seul, il la vendait pour tout le monde contre de l'argent. C'était une façon raisonnable de faire les choses lorsqu'on vivait en groupe comme eux, après tout.

Marchands de fruits, épiceries, boucheries... Hako reconnut plus ou moins ce que chacun vendait. Mais la poissonnerie ? L'odeur était étrange, et la forme de ce que vendait le gros homme devant son stand ne ressemblait à rien de ce que connaissait la jeune fille. Elle n'eut pas l'occasion de se poser plus de question, Rêverie poursuivait sa description devant elle.

Les jeunes femmes finirent pas arriver devant un grand bâtiment ouvert, duquel sortait d'étranges bruits de coup donnés sur quelque chose de métallique.
"La forge", annonça Rêverie. Où on travaillait le métal.

"Tu veux qu'on aille lui rendre une petite visite ? Il ne nous reste que le cordonnier pour les chaussures et autres cuir et la boutique fourre-tout qui contient tout et n'importe quoi, tu peux vraiment y trouver des choses fort extravagantes."

Hako resta silencieuse un instant, son long bâton noir et or dans sa main, et son éventail tranchant dans son sac. Avait-elle besoin d'autre chose ?

"Je n'ai pas besoin d'arme. Quant aux armures, si je ne suis pas à même de me protéger seule..."


La jeune fille haussa les épaules. Si je ne suis pas à même de me protéger seule, c'est que je suis encore faible, songea t-elle. Ce qui était pour la jeune fille une option inenvisageable.


"... Et je ne veux pas que tu payes pour moi des choses qui ne sont pas indispensables. Non, non, ajouta t-elle alors que Rêverie allait répondre. J'ai bien compris que l'argent n'était pas un problème pour toi, mais je ne veux dépendre de personne, et si cela s'avère nécéssaire, je gagnerai ce dont j'ai besoin. Mais si tu as quelque chose a acheter, nous pouvons y aller."

Les deux jeunes filles entrèrent. Il faisait très chaud dans la forge, et les coups résonnaient sur les murs. Rêverie observa rapidement quelques objets, tandis qu'Hako admirait les armes. Elle n'avait jamais eu l'occasion d'en manier beaucoup. Des petits poignards de chasse, surtout. Elle avait plutôt appris le combat au corps à corps, poing contre poing (ou griffes). Mais elle ne put qu'être impressionnée face aux longues épées savamment travaillées, aux lances longues et robustes...

Parmi les objets plus ou moins grands, ce fut l'un des plus petits qui attira son regard. Une plaque en métal noir, dotée d'une poignée en tissu, sur laquelle étaient dessinés des symboles violets... Un apprenti forgeron s'approcha en souriant.


"C'est un poing d'ombre. Regardez, il faut tenir la poignée dans la main, et la plaque protège les os lorsque vous donnez un coup de poing. Il porte son nom à cause du métal très sombre dans lequel on le forge, et de la pierre violette qui sert à faire des motifs. Il vous plait ?"

Hako regardait l'objet avec intêret. Puis, se ravisant, elle tourna le dos au jeune homme.


"Je n'ai pas d'argent."

Le ton franc, sans honte, avec lequel elle l'avait annoncé, fit rire l'apprenti. Hako lui fit face de nouveau. Qu'avait-elle dit qui soit drôle ? Elle attendit qu'il se calme pour le lui demander, mais il reprit rapidement la parole.

"Allons, allons, mademoiselle. On peut toujours s'arranger. A vrai dire, c'est moi qui l'ai forgé, et il n'est pas exactement réussi. Oh, il protège de façon satisfaisante et peut faire bien mal, mais il n'est pas tout à fait comme l'aurait attendu mon patron. Un peu trop... pas assez... Enfin, vous voyez."


La jeune fille ne voyait pas du tout, mais ne dit rien. Son air stoïque fit de nouveau sourire l'homme.


"Je veux bien vous le vendre... Rien n'est gratuit bien sur... Contre un sourire."


Hako ne put retenir une expression de surprise. Ses sourcils se haussèrent et elle cilla. Un sourire ? Toutes les choses qu'elle pensait avoir comprise sur l'argent et le système de troc des humains s'écroulèrent devant la demande incongrue de cet apprenti. Celui-ci prit un air faussement déçu.

"Oh ? Vous êtes surprise ? Mais à quoi vous attendiez vous ?"


Franchement, à rien, mais pas à ça, dit-elle en son for intérieur. Il voulait un sourire en échange de son poing, hein. Il fallait bien avouer qu'Hako n'avait jamais eu l'occasion de s'entrainer à sourire, encore moins sur demande. Elle fit tout de même une tentative, après tout, l'objet était intéressant. L'homme se mit de nouveau à rire face à son expression. Décidément...


"Ah ah, c'est un sourire, ça ? Mais mademoiselle, vous êtes toute crispée ! Il faut apprendre à vous détendre, sinon vous aurez des rides à 30 ans, ce qui serait dommage, vous êtes plutôt jolie."

Hako ne savait pas comment prendre une telle déclaration, mais elle comprit néanmoins que son pseudo-sourire ne convenait pas. Fichtre, voila quelque chose que son maître n'avait pas jugé utile de lui apprendre. Il fallait se détendre ? Ça, elle savait le faire. Il suffisait de laisser son esprit se vider... inspirer... respirer... Elle leva les yeux vers ceux du jeune homme, de beaux yeux noisettes. Elle n'avait pas tellement fait attention à son apparence jusque là, elle qui était d'habitude si observatrice. Ses lèvres remontèrent en un joli sourire, et ses yeux brillèrent, perdant un instant leur éclat dur pour en gagner un plus joyeux et enfantin.


"Eh bien voila ! Vous l'avez bien mérité,
s'exclama t-il en tendant le poing d'ombre à Hako. Mais n'en dites rien à mon patron..."

La jeune Terrosienne attrapa l'objet, se retourna et partit en direction de la sortie de la forge, où l'attendait Rêverie. Mais, après trois pas, elle regarda de nouveau le jeune homme. elle esquissa de nouveau un faible sourire.


"... Merci beaucoup."

La Nalcienne la regarda venir avec une expression curieuse, mais Hako resta silencieuse, rougissante de gêne, son achat, si on pouvait l'appeler ainsi, dans la main. Rêverie avait annoncé qu'il leur restait à voir le cordonnier et la boutique "fourre-tout", eh bien, il n'y avait plus qu'à y aller.

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Reverie Metherlence le Lun 23 Mai 2011 - 18:53

Erementar Gerad - Chigiri

— Et vous avez mis combien de temps à le concevoir ?

Reverie discutaillait tranquillement avec le forgeron. Elle fixait un objet particulièrement étrange. Il s'agissait en réalité d'une sorte de bâton. Afin de décrire l’élément en question, il faudra rentrer dans les détails.
Un long manche, effilé, de quelques six pieds tout rond –en moyenne 1.83 mètres– s'étendait là sur un atelier. Tout l'objet était en fait une barre de métal que l'on avait polie et biseauté au point de rendre sa circonférence la plus ronde possible. De loin, on aurait pensé à un vulgaire barreau en acier, il n'en était rien. En fait, il s'agissait d'une flute géante. Sur toute la longueur, le forgeron avait picoté les bords du bâton en question, en faisant en sorte que les trous ainsi creuser et percer rejoignent le centre creux, un long conduit vide s'étendant du sommet jusqu'à la base. L’élément, tout en argent, se révéra ornée de multiple ornement et ciselure en bronze, des arabesques harmonieuses et légères serpentant sur tous l'objet.
La Nalcienne mit la main à son cou et sentit la petite flute pendu à son cou. Ce qu'elle pouvait apprécier la musique et tout ce qui s'y rapprocher. Si en plus elle pouvait se servir d'un tel bâton comme instrument, arme et élément de dressage, ses espérances seraient comblées. Elle pourrait utiliser la flute pour les mouvements plus complexe et le fouet comme arme à demi-distances. Cependant, le coût d'un tel objet doit être faramineux, une somme incroyable.
L'homme la fixa de son visage bourru, taillé à coup de serpe, la barbe poivre-sel, chauve, le ventre qui dépasse de sa ceinture indique qu'il est un bon vivant, cependant, malgré cette brioche, on peut voir que l'âge et le travail du fer lui à donné un corps qui en ferait pâlir plus d'un. Un homme musclé, sans en douter, qui pourrait vous assommer d'une simple baffe. De même, il à déjà du connaitre des combats et d'autres guerres, un forgeron essaie ses armes et les connait suffisamment manuellement pour pouvoir les construire et les perfectionner.
Il la fixait et n’eut pas de mal à deviner les intentions de la demoiselle, expérience ou l'intuition peut-être.

— Je vois que vous possédez un fouet et un instrument à vent !
— Mais ! Comment le savez-vous ? Dit-elle en sortant le fouet attaché à sa ceinture sous sa parka.
— Il n'est pas bien difficile de voir vos possessions à travers un œil aussi avisé que le mien.
— C'est assez mal venue de reluquer une demoiselle monsieur le forgeron.
— Je ne suis qu'un vieillard qui aime regarder les jolis corps, mais je ne vous ferais rien. Votre réaction me fait particulièrement rire par contre.
— Serait-ce de la moquerie ?
— Rien de tout cela. Vous me plaisez bien. Et vu votre engouement pour un tel objet, aussi spéciale que vous, je vous le laisse contre la modique somme de votre fouet de cuir.
— Ça sent l'attrape-nigaud ou je ne m'abuse ? Qu'est-ce que mon simple fouet de cuir peut bien valoir face un tel objet d'orfèvre ?
— Je devine assez facilement le cuir de qualité quand j'en vois-un, et sur notre île, tuer une bête pour du bon cuir est plus difficile que de trouver du métal qui pullulent à fleur de roche, je n'ai eu qu'à me baisser pour ramasser les matières premières. Nous avons beaucoup de site d'argent ici, le prix étant deux à trois fois plus bas que partout ailleurs. Par contre, si je veux du plomb je vais devoir payer bien plus cher que partout ailleurs car nous n'avons aucun filons ni gisement de ce genre.
— Votre histoire me semble peu crédible, y aurait-il une chose que je ne sais pas sur cet objet ?
— Et bien, il à était renforcé par mes soins autant par la torsade de l'acier que par les chants que j'ai du chanter afin de rentre l'acier plus résistants. J'ai dû condenser les particules d'argent pures durant sa conception pour lui offrir une robustesse bien plus accrue. Il n'y à aucune impureté, vous pouvez le vérifiez vous même ! Dit-il en tendant le bâton.

La jeune femme empoigna délicatement l'arme, comme si elle avait peur que cela soit trop brûlant pour elle. Elle hésita, puis, finit par rentrer en contact avec l'argent. L'homme la laissa porter seule le dit objet, et elle sentit soudainement le poids de l'arme l'emporter vers le sol. C'est que ce n'est pas bien léger ce bidule. Elle réussit cependant à le poser, le cul sur le sol, afin de voir que l'arme la dépassait d'une dizaine de centimètres. Elle pouvait sentir les fils de bronze s'harmoniser avec les lignes de sa peau, les conduit tracés sur la surface en parfaite concordance avec le maintient qu'elle assurait.
Oui ! Cette arme était faite pour elle. Elle pouvait sentir que cet objet lui avait toujours était destiné. Une envie irrépressible de vouloir faire déferler son pouvoir au contact de cette arme lui vint. Mais, le faire ici, en pleine ville, dans un pays sois disant ennemie, c'était risqué.
Bon ! Elle pouvait laisser un peu fluide la parcourir, personne ne remarquerait rien non ? Elle laissa de petits courants très fins danser autour de ses mains, courants qui se transformèrent en soudain torrents quand ils empruntèrent les chemins tracés au sein de l'arme. Cette arme avait était forgé pour un élémentaire du vent. Elle pouvait sentir les courants s'infiltrer au travers des ciselures et les parcourir jusqu'au bout s'ils ne rencontraient pas un trou. Au contact avec une aspérité creuse, les courants s'infiltrer à l'intérieur et produisait un doux son mélodique, une sorte de chant anciennement oublié, une flute moins aigus mais plus voluptueuses que jamais. Il ne s'agissait pas d'un objet forgé par plaisir, mais d'une réelle arme Nalcienne, précisément une arme capable de créer des ultrasons, ces derniers, quasi inaudibles, étant capables d'agir sur une ou plusieurs parties du cerveau.

— Alors ? Vous la prenez ?
— Mais... comment ?
— Un ancien ami, forgeron lui aussi, Nalcien m'a appris l'art de ce pays. Je souhaite développer l'ouverture d'esprit de la population en leurs faisant découvrir des cultures différentes. C'est pour cela que l'échange avec votre fouet me semble équitable, c'est un fouet Nalcien, plus léger et plus long que les autres. J'aimerais l'étudier afin de pouvoir le recréer mais en métal, tout en plaques.
— C'est... c'est... Elle en restait béat, ne sachant ni plus quoi dire ni quoi faire.
— C'est une très bonne affaire pour l'un comme pour l'autre. Allez prenez ce Bâton Siffleur, vous en avez plus besoin que moi. C'est une sorte de paradoxe, l'eau pour quelqu'un d’assoiffé, comme vous, devient une nécessité, alors que pour quelqu'un qui se noie, elle devient une calamité. Vous en aurez bien plus d'utilités que moi, prenez-le sinon il va croupir en ces lieux.
— Euh ! Oui ! D'accord ! Enfin je crois !
— Et n'oubliez pas le fouet !
— L-l-le voilà !

L'homme semblait satisfait de ce troc, quant-à Reverie, elle était un peu en état de choc. Elle avait refilé son fouet encore neuf contre une flute en argent. Elle avait encore un gout amer en bouche, comme si cela ne lui paraissait pas naturel. Elle n’avait pas l'habitude de l'échange, plutôt du commerce à vraie dire, et voilà qu'elle venait de faire face à une situation qu'elle n'avait pas su gérer.
Bah ! Après tout, il n'y avait pas eu d'arnaques, bien que ce fût le doute avant et encore maintenant mais il vaut mieux douter que croire aveuglément.
Elle vit Hako revenir, les joues rougis, cela permis de faire revenir Ren à la réalité. Elle aussi avait dû arborer un visage étrange, enfin. Il fallait à présent visiter les autres boutiques.
Elle ne prit pas la peine de parler avec sa compagne, elle était tout aussi dérangé qu'elle de la situation qu'elle avait vécue et n'osait pas encore parler. Elles finirent donc le tour de la ville en montrant du doigt deux boutiques. La première avait une botte pour enseigne, quand à la seconde, l'enseigne possédait de multiples objets en tout genre. Il était étrange qu'il n'y ait pas d'herboriste, cela est pourtant courant. Ou peut-être en dehors de la ville ? Reverie expliqua donc succinctement à quoi servaient l'une et l'autre boutique. La première vendait principalement des chausses, de cuir généralement, mais pouvait aussi vendre une majorité d'objet en peau d'animaux tanné. Quand à l'autre, si Hako voulait trouver de l'utile comme de l'inutile, elle serait servie.
La Nalcienne pouvait sentir la fin de la journée. Le soleil avait quitté le zénith et elles devraient bientôt se quitter, l'une comme l'autre ayant respecté sa part du marché.

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Hako le Lun 13 Juin 2011 - 18:42

Post sous contrainte.
Et... Action !

Scène 12, prise 1.
Le magasin bric-à-brac.

Hako regarde Rêverie, elle semble réfléchir. Sans un mot, elle entre dans le magasin le plus proche. Petite bâtisse blanche, une unique fenêtre, enseigne montrant divers objets parmis lesquels une bobine de fil, une boussole, une poupée de chiffon.

Scène d'intérieur. Ambiance sombre, renfermée. Petite boutique en désordre. Dans le rayon le plus proche de l'entrée, une étagère sur laquelle sont posées de nombreuses statuettes en bois, donc quelques unes sont cassées. A droite, avachi sur ce qui semble être un comptoir, un vieil homme aux cheveux enmêlés, le vendeur. Il lève la tête et regarde Hako. Voix ensommeillée.


Vendeur : V'v'lez queq'chose ?


Silence. Hako regarde les objets sans accorder d'attention au vendeur. Celui-ci hausse les épaules et la suit. Air soupçonneux. La jeune fille poursuit son vagabondage. Elle s'arrête devant un tas de
cartes sur parchemins, qu'elle observe d'un oeil étonné. Regard interrogateur lancé à la deuxième jeune femme, Rêverie, qui ne la regarde pas à ce moment.

Hako se tourne finalement vers le vieil homme. Semble comme ennuyée de devoir avoir recours à lui.


Hako : Qu'est ce que c'est ?


Elle montre une carte du monde bien détaillée au vieillard, qui la regarde de façon très étonnée.

V : Ça ?! Mais c'est une carte, pardi ?


La jeune fille ne semble pas plus informée qu'avant et insiste d'un mouvement de bras vers l'homme.

V : Vous ne savez pas ce que c'est ?


Hako répond négativement de la tête. Regard éberlué de l'homme qui s'approche.


V : Eh bien, je pense qu'on peut définir ça comme étant... Un dessin représentant le monde. Nous sommes là, le village d'I'Maï (Montre du doigt l'île). Sur l'île d'O'Maï, qui appartient au royaume de Terros.


Hako observe ce que lui montre le vendeur, semble très concentrée.


H : Et la partie bleue, là (montre la mer autour de l'île), c'est quoi ?


V : Euh... La mer... Me dites pas que vous savez pas c'que c'est qu'la mer...

Hako ne répond pas. Silence éloquent.


V : Eh bien... C'est de l'eau... Beaucoup d'eau... qui sépare notre île du continent.


H : On ne peut pas y aller, alors ? S'il y a tant d'eau (moue sceptique)...


Éclat de rire du vendeur, qui fait tourner la tête de Rêverie pendant une seconde.


V : Vous êtes bien drôle, Mamzelle. Terros possède de bons bateaux qui,
ma foi, on fait de nombreuses fois le voyage et sont toujours aussi résistants qu'au premier jour !


Hako ne répond pas, une fois de plus. Regarde la carte et semble réfléchir.


H : (à part) La mer, hein...


V : Vous ditez ?


H : Rien. Combien pour cette carte ?


V : V'voulez pas une boussole avec ? Pour savoir dans quel sens la mettre... Ça indique le Nord.

H : Je me servirai de la mousse sur les arbres.


V : Et si y en a pas ?


H : ... Je... me servirais du Soleil.

V : Et si y'en a pas ?


H : (air enervé) Eh bien, j'attendrais qu'il se lève. De toute façon, qui irait regarder une carte sans Soleil ? Combien pour cette carte ?


V : Haha, pas la peine de s'énerver, Mamzelle. Je vous la donne pour 10 pièces d'Or, et en prime je vous offre trois Pokéball. Vous êtes dresseuses, vous et votre amie, non ?


H : Eh bien, je...


V : Taratata, j'insiste.


Le vieil homme met les objets dans les mains d'Hako qui semble un peu perdue, d'autant plus que le vendeur ne comprend pas les raisons de son hésitation, puis tend la main pour recevoir son paiement. La jeune fille se tourne vers Rêverie en soupirant.

H : Rêverie, j'ai besoin de 10 pièces...


Hako semble hésiter, puis d'un murmure imperceptible, ajoute un petit "Désolée" qui a l'air de lui brûler la langue.


Coupez ! On la garde, elle est bonne... A la suivante !

[Contrainte : insister sur un style de texte. Scénario/mise en scène de film]

[HRP : PLUS JAMAIS la contrainte n° 10 u.u Ren, encore un post pour toi, peut-être un pour moi en fonction ? Après on clôt, sinon ça va s'éterniser ^^" Et on passera outre le fait que je me sois trompée de perso pour poster u_u"]



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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Reverie Metherlence le Mar 14 Juin 2011 - 16:48

Elles entrèrent donc la fameuse boutique de bric et de broc. La Nalcienne ne souhaitait rien, elle accompagnait juste son guide de Terros. Elle se permit de rester dans un coin, sans toucher à rien. Elle commençait déjà à filer entre deux étagères ou le passage aurait put paraitre étroit pour une personne corpulente. Elle était bien plus fascinée par sa nouvelle acquisition que par les poupées de cire qui prenait la poussière à sa droite ou par les bibelots de toutes sortes à sa gauche à sa gauche. Il régnait en ce lieux une odeur très spéciale, comme le renfermé, le vieux, la moisissure même.
Elle dépassa donc la partie ou elle était, arrivant dans un nouveau couloir formé par une étagère face à elle. Bifurquant donc à droite, seul chemin possible, elle avançait tranquillement, posant le bout de sa canne improvisé à chaque pas, ajoutant un "poc" à chaque contact.
Elle se baladait donc entre les rayons, sans vraiment porter attention aux différentes choses se trouvant ci et là. Après en avoir fait le tour, elle revint vers Hako et le commerçant qui la suivait de près, comme s'il avait flairé une future acheteuse ou simplement pour bien les surveiller toutes les deux. Elle stoppa sa marche et fixa la chose qui venait de titiller ses yeux. S'il y à bien une couleur qui se joue de ses mirettes, c'est le vert pale, ce qu'elle venait de capter. Là se trouvait un présentoir, une sorte de bureau de lecture, la planche de travail étant posé de façon à avoir un livre, lorsqu'on est debout, à la bonne taille pour lire et suffisamment incliné vers l'avant.
Son regard était bien trop absorbé par cet ouvrage. Elle avançait d'un pas lent vers ce meuble qui soutenait une masse rectangulaire, épaisse comme un bras et relié de cuir, un cuir vert pale, quasiment turquoise.
Elle commença à caresser la couverture. Le cuir tendu était parcourue de zébrure et de différente marque lié soit au temps, soit à la peau même de la créature à qui elle appartenait, une peau tanné et d'une couleur particulière. Ni lettre ni chiffres, rien n'indiquant un titre ou bien un auteur, quand bien même une date, rien, juste un gros ouvrage à l'air ancien dont la couverture de cuir possède une couleur particulière.

Reverie entreprit de l'ouvrir, sans ce soucier si cela était autorisé ou pas. Une page blanche apparut, aussi vide et plane que l'océan en période calme. Elle tourna encore la page et y découvrit enfin des choses écrites dans un langage qui lui était inconnu. S'il y avait un auteur quelconque, il n'avait pas cherché à se faire connaitre. Quels était toutes ces formes et ces dessins, elle n'y comprenait rien. Les pages jaunis par le temps et l'âge devaient certainement prouver que le bouquin était plus ancien qu'il n'y paraissait. Plus elle voguait de pages en pages et plus son subconscient semblait se faire aspirer. Elle se sentait soudainement hypnotiser par ce bouquin, ne sachant pas ce qu'il lui arrivait. Elle en fut arrivé à un point ou tout son être se fit absent, son esprit sembla subjuguer par cet étrange pouvoir, elle pouvait sentir quelque chose, une puissance qui s'éveillait petit à petit.

— Oui ? Oui ? Qu'y-a-t'il ?

La jeune fille détourna les yeux de sa trouvaille et porta son attention, quelques peu vagues, sur l'homme qui riait comme un ventripotent. Pourquoi se moquait-il d'elle ? Ou peut-être était-ce pour Hako ? Quoi qu'il en soit, pour qui que se fussent, se moquer de quelqu'un n'est pas louable. Elle reporta son regard sur le livre. Elle fixait toujours les symboles et se demandait encore et toujours leurs signification. Combien pouvait coûter un tel ouvrage ? Peu importe, si elle ne pouvait pas l'acheter... elle ne pourrait pas le voler, ça allait contre son sens du devoir. Elle referma le livre et revint vers Hako. Elle assista à la scène ou l'homme refourgua son bazar dans les bras de la Terrosienne, tendant sa main calleuse, signe qu'il souhaitait être payé. La jeune femme demanda à Reverie dix pièces, ce qui n'était pas une somme astronomique certes, mais peut-être un peu trop pour une carte et trois pokéball. Enfin ! C'est une petite ville, et on peut comprendre que par les temps qui court, les ventes sont rares et les acheteurs pingre.
Elle lâcha un petit sourire et fouilla dans son sac, trouvant sa bourse. Elle déposa l'argent comptant dans la main avide et referma son porte-monnaie. Elle commença à ranger ses ducat quant-elle repensa au livre. Elle demanda son prix, et si bien sur il était à vendre. L'homme se mit à rire, ajoutant que la demoiselle n'aurait jamais assez pour se payer une telle relique. Seul les riches collectionneur étaient capables de s'offrir ce petit plaisir. Devant le masque d'airain qu'affiché Ren il se résolut à lui dire le prix faramineux. Effectivement, ce n'est pas comme si elle pouvait se balader avec 15.000 pièces d'or sur elle. Sa bourse contenait cependant autre choses que de simples pièces d'or. C'est simple. On ne peut pas se déplacer qu'avec des pièces, il faut quelque chose d'équivalent mais qui à plus de valeur. Contre 37 pièces d'or on pouvait avoir un cercle d'or. 24 cercles d'or correspondaient à une barre d'or, 12 barre d'or à un lingot, ce lingot représente donc 10656 pièces d'or. Ceci permet de se déplacer plus facilement, tous le monde n'est pas capable de se déplacer avec un coffre remplie de pièce. Il faut aussi savoir que les pièces ne sont pas composées de la même teneur en or que le reste. Le lingot est composé d'or pur, les barres aussi, les cercles ne sont que de moitiés fait en or, le reste étant du cuivre, quant-au pièce, il s'agit de moins d'un septième de la pièce. La monnaie est forgé en rond ou anneau, puis, recouverte d'or selon la quantité prévu, puis marqué.
Il faut aussi savoir que certains pays décident parfois de rehausser la teneur en or ou de la régresser, le temps ou toutes monnaies étaient faites d'or pur est révolu, à présent, il s'agit juste de la monnaie étant la plus cher. Il faut bien sur bien regarder les dates et les marques, car il se peut que l'on possède plus de 50 sortes de pièces ou d'anneau ayant une teneur en or différente. Cela n'est bien sûr que le quotidien des monnayeur et des marchands, et surtout de la banque qui propose des services d'analyses de quantités, monnayant petite commission.

Donc, Reverie ne se baladait pas avec autant de pièce sur elle et elle possède encore moins un lingot. Elle doit avoir quelques anneaux enchâssé dans un fil avec deux barres –elles même troué pour pouvoir passer dans le fil, facilitant leurs déplacement– mais elle n'avait pas pris autant avec elle. Elle se résolut donc à sortir de la boutique en compagnie d'Hako et se retrouvèrent donc hors de la boutique. Voilà ! Elles avaient fini leurs ballade. Il était certainement venu le moment de se séparer. Ren devait passer par la forêt pour rejoindre la zone ou elle avait atterri et reprendre son vol vers Arkan et participé à se festival. Alors qu'elles allaient partir l'une et l'autre, chacune de son côté, Reverie comprit qu'il manquait quelqu'un à l'appel. Ou était Iguma ? Ou était le Teddiursa gourmand de miel ?
Quelque chose tira sur son pantalon. Elle baissa les yeux et vis l'ourson qui l'a fixait, tout en lui tendant un livre turquoise. Nom de dieu ! Ce petit sacripant avait volé l'ouvrage ! Que faire ? Sa bonne conduite l'inciterait à ramener le livre au marchand, mais le fait est qu'elle froisserait son petit compagnon qui semblait très content de lui faire un cadeau. Elle pouvait aussi le garder, faire plaisir aux petits êtres, mais elle irait contre ses mœurs. Oh ! Et puis ! Elle préférait rendre heureux ses amis que poursuivre des manières idiotes. Elle prit le Pokémon dans ses bras et caressa sa tête, prenant le livre dans sa main droite et le remerciant allégrement. Il fallait partir maintenant.

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

Message par Hako le Sam 18 Juin 2011 - 23:05

Hako sortit du magasin, suivie par Rêverie. A l'Ouest, le Soleil déclinait et entamait sa disparition au dela de la ligne d'horizon. Le ciel bleu virait à l'orange teinté de nuages rosâtres. La jeune Terrosienne observa la scène en silence, tandis que derrière elle, son accompagnatrice Nalcienne s'occupait de son Teddiursa chapardeur. Le spectacle d'un coucher de Soleil à ciel découvert était quelque chose qu'elle n'avait pas eu beaucoup l'occasion de voir.

L'heure allait venir de se séparer de Rêverie.

Au final, songea Hako tout en fixant l'astre du jour, cette journée n'aurait pas été perdue. Même s'il était certain que la ville n'était pas faite pour elle - à moins que ce ne soit l'inverse - cette aventure avait été riche en découvertes. Les hommes, omniprésents, et aucun semblable aux autres... Ceux qui cherchaient l'argent, le goût agréable, ou bien le simple sourire d'une passante qui ne reviendra plus... Ceux qui ne supportaient apparemment pas les conflits... Ou encore, et ce fut cette pensée plus que les précédentes qui choqua Hako, une jeune fille qui a passé sa vie dans une forêt à survivre en se battant contre des Pokémon sauvages, cette jeune fille est elle aussi un "humain"...

Qu'avait-elle découvert d'autre ? Ah, l'argent, au coeur de tout dans la vie des hommes de la ville, et le commerce... Ou comment payer pour obtenir quelque chose qu'on aurait pu avoir pour rien, si seulement on s'en était donné la peine... Ou bien, comment trouver un objet à l'utilité relative, et payer pour l'obtenir, afin d'être plus beau, plus confortablement posé, mieux nourri... Il y avait la robe offerte par Rêverie, ou encore le gâteau aux fraises, parmi cela... Mais, l'arme qu'elle avait obtenue, le poing d'ombre... N'était-ce pas aussi un de ces objets dont elle n'avait nul besoin et qui lui avait juste attiré l'oeil ? Au final, elle aussi avait cédé à la tentation... Même si le prix à payer était dérisoire, en soit...

Une journée riche en découverte, mais en d'autres objets plus compacts, aussi. Une robe - mais quand donc aurait-elle une nouvelle l'occasion de la porter ? - un repas, une arme, une carte et des pokéballs... Et tout cela pour rien. Anormal, si elle avait bien compris le système. Mais elle n'allait pas s'en soucier maintenant... Qu'importe après tout.

Hako regarda Rêverie, puis fit quelques pas en direction de la sortie de la ville et admira le Soleil, à moitié caché derrière les montagnes au loin. Elle se sentait tellement... petite, et si peu à sa place dans ce grand monde... Mais s'il y avait des mauvaises découvertes, il pouvait aussi y en avoir des bonnes...

La Terrosienne fit une nouvelle fois face à la Nalcienne, puis s'inclina respectueusement, avant de se redresser.


"Merci, Rêverie. Tu m'as fait découvrir un lieu dont j'ignorais tout. Jusqu'ici..."


Sa voix se brisa. Hako n'avait pas l'habitude de parler beaucoup, encore moins de parler d'elle-même. Elle se força malgré tout à reprendre.


"Jusqu'ici, j'ai toujours été tenue par la main. Les rares moments où personne n'était là pour me guider, je me suis perdue dans le doute. Maintenant... Je crois qu'il est temps que je m'envole de mes propres ailes..."


Hako ressortit sa carte récemment acquise et la regarda. Le monde était vaste... Serait-elle seulement capable de s'en sortir ?
Après tout, si les autres en étaient capables...


"J'ai voulu voir la ville, après que tu m'en aies parlé. Maintenant je crois... Que je veux voir la mer. L'étendue d'eau dont on ne voit pas la fin. Mais il me faut d'abord gagner de l'argent."


Rêverie acquiesca et parla des diverses missions qui pouvait permettre de gagner un peu de monnaie. Il y en avait pour tout les goûts, la jeune femme trouverait sans doute une demande qui lui conviendrait...

D'une façon peut-être un peu expéditive, Hako tendit sa main, comme l'avait fait Kaori quelques jours plus tôt, et Rêverie, d'un air étonné, la serra.


"Adieu, donc, Rêverie de Nalcia."


Et, sans attendre de réponse, Hako se détourna et sortit de la ville, en marchant vite, presque en courant, pour s'éloigner de ce lieu étrange qu'était I'Maï...

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Re: [ Clos ] One cake, two cupcake and... Rich fabric ! [Hako]

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