[ Clos ] Commencer par le commencement [Aryun/Mariza]

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[ Clos ] Commencer par le commencement [Aryun/Mariza]

Message par Mariza le Mar 28 Aoû 2012 - 22:19

La première ville que je visitais lors de mon aventure fut Comodo. J'avais réussi à prendre un bateau arrimé au port principal de l'île du poisson en soudoyant "légèrement" le capitaine, et après une demie-journée de navigation, nous étions arrivés sur le continent Mizuhanien. J'avais déjà eu l'occasion de m'y rendre pour diverses raisons, mais jamais d'y rester. Là, il me fallait trouver où dormir... Ainsi que des informations, et pourquoi pas un moyen de gagner ma croûte pendant quelques mois. Je pourrais bien faire valoir mes charmes, mais cela deviendrait presque de la prostitution, et ce serait vulgaire d'en arriver là.

Enfin, la ville côtière, réputée pour ses fêtes et divers festivals, m'était malgré tout étrangère. Mais je n'eus pas besoin d'aide pour la trouver : une fois au port Sud de Mizuhan, je n'eus qu'à suivre les nombreux fêtards, et à me laisser guider par la musique, pour l'atteindre. La soirée commençait à peine, mais de nombreux jeunes gens étaient dehors, un verre à la main pour la plupart. Des cris, des chants résonnaient autour de moi, la joie générale se répandant comme une traînée de poudre. J'adressais quelques sourires pleins de sensualité à ceux que je croisaient, consciente qu'il faudrait suivre le mouvement plutôt que de restée crispée pour pouvoir me déplacer. Quitte à être là... autant s'amuser.

Il me fallait tout de même me concentrer sur des choses plus sérieuses : je m'arrangeais pour me diriger vers une zone plus calme, presque vide de passants. D'abord, le plus urgent : un lit pour la nuit. J'aurais pu dormir à la belle étoile, il faisait suffisamment doux pour celà, mais je craignais de me faire écraser, voire vomir dessus, par un fêtard perdu. Je me sentais prête aussi à partager la couche d'un homme pour ce soir. Le souci, c'était que je n'étais pas convaincue que la majeure partie des voyageurs de passage eut l'intention de dormir ici, dans la ville de la fête. La première étape était dans tous les cas l'auberge de la ville. Je la trouvai vide, ce qui n'était pas étonnant. Seul un homme, semblant s'ennuyer ferme derrière un comptoir, se trouvait dans la pièce. Je l'abordai sans hésitation.

"Aubergiste ! Est-ce que vous avez un client qui accepterait de partager sa chambre, ou bien un lit en échange de mes services ?"

L'homme m'observa de haut en bas, apparemment surpris par mon audace et ma franchise, sans doute, mais je ne m'en souciais guère pour le moment. Jusqu'à ce qu'il daigne finalement me regarder dans les yeux en me souriant d'un air méprisant.

"Quel genre de services, ma belle ? La cuisine ? Le ménage ?"

Je continuai de le fixer sans sourciller, me retenant de clouer cet homme à son mur d'une flèche dans son cou gras. Je savais que je saurais laver cet affront bien assez tôt... D'une façon sans doute inattendue. Je pris une voix neutre, caressant d'une main délicate mon arc en bois.

"Je pensais plutôt à... fournir quelque gibier. La chasse, tout ça... Je suis plutôt bonne avec un arc et une flèche, si vous voyez ce que je veux dire."

Cette réplique, et le regard que je lui lançais, eurent au moins le mérite de faire perdre à cet homme son sourire insolent. De la viande fraîche contre une chambre semblait, à mes yeux, un échange plus que valable, et c'est aussi ce qu'il dut se dire. Fuyant soudain mon regard, il m'annonça qu'une chambre serait libre à partir du coucher du soleil, ce qui me laissait quelques heures, deux ou trois peut-être, pour visiter, flâner, observer mes compatriotes dans leurs habitudes journalières, si différentes des miennes. Non sans sourire de satisfaction, je sortais de la bâtisse pour me fondre à nouveau dans la foule.
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Re: [ Clos ] Commencer par le commencement [Aryun/Mariza]

Message par Invité le Jeu 30 Aoû 2012 - 13:07

Je me réveilla en sursaut. Me redressant, je me frotta la tete pour extirper la torpeur qu'il restait. Toujours le meme reve. Il ne commencait ni ne terminait différement. Et je ne savais toujours pas comment l'interpréter. Soupirant, je me remémora rapidement ou je me trouvais. Dans une chambre d'auberge, que j'avais pris lors de mon arrivé a Comodo. J'y étais partis me reposer immédiatement, suite a un voyage assez exténuant que j'avais entrepris. Me levant, je m'avancais vers la fenetre pour y observer l'animation que j'entendais. Apparament, la ville ou je me logeais était réputé pour etre assez festive. Je sentis une précense se poser doucement sur mon épaule. Je savais qu'il s'agissait de Toto. Il m'accompagnait constament et cela ne changerait pas en ces temps.

- Une fete, hein? Tu me réexpliques pourquoi tu es ici?

- Je ne te l'ai pas expliqué. Je ne connais pas cette endroit mais les festivités qui s'y passent attirent énormément de monde. C'est ici que j'aimerais commencer pour essayer de retrouver mes souvenirs.

Je me détourna de la vitre et entrepris de m'habiller. Tout en serrant mes vetements, je me demandais bien comment j'allais pouvoir aborder la chose. Enfin, j'avais toujours eu de la chance avec le hasard, j'espérais que cela allait continuer dans cette lancée. Je réajusta ma ceinture et y vérifia que Kabu était bien la. J'attrapa le manche de mon épée et l'accrocha dans mon dos, comme a son habitude. Toto sur mon épaule, je sortis de la chambre et descendis les escaliers. Arrivé au palier, je fus le témoin d'une scene entre l'aubergiste et une femme, dont la beauté qu'elle possédait était assez rare a voir.

- Aubergiste ! Est-ce que vous avez un client qui accepterait de partager sa chambre, ou bien un lit en échange de mes services ?

- Quel genre de services, ma belle ? La cuisine ? Le ménage ?

- Je pensais plutôt à... fournir quelque gibier. La chasse, tout ça... Je suis plutôt bonne avec un arc et une flèche, si vous voyez ce que je veux dire.

A la suite de cela, il lui annonca qu'il aurait une chambre de libre au coucher du soleil et elle fut satisfaite. Une fois qu'elle fut sortis, je sortis des escaliers et m'avanca a mon tour vers la porte pour prendre l'air. Mais l'homme me héla, m'invitant a m'arreter et a l'écouter. Son regard me parcourut et le sourire qu'il m'offrit était comme celui d'un escroc sur de pouvoir pigeonner un client.

- Il faudrait que tu vides ta chambre et partes avant le coucher du soleil, l'ami.

Je tourna mon visage vers lui et lui décocha un léger sourire. Mes yeux se glacerent et le regard qu'il intercepta de ma part eu pour effet d'effacer son sourire et d'agiter nerveusement les doigts. Quand on est aussi pietre menteur, on essaye de trouver de meilleurs cibles. Je me détourna et repris mon chemin. Quand je mis la main sur la poignée, il me demanda de l'aide d'une voix assez craintive.

- Elle cherchait un homme qui serait apte a accepter sa compagnie! Va la voir et dis lui que tu acceptes, par pitié! Elle serait capable de me clouer au mur avec son arc si je ne tiens pas parole...

Soupirant doucement, j'ouvris la porte et lanca un bref :

- Je vais voir ce que je peux faire.

Puis je sortis et referma la porte de l'établissement derriere moi. Je parcourus ce qui se trouvait autour de moi d'un simple regard et recuillis tout les informations que je pouvais. Pourquoi avais-je accepté? Sur le coup, ce n'était pas pour aider l'homme, mais plutôt pour me remplir l'estomac. Celui-ci m'avait rappellé que je n'avais rien mangé depuis un petit moment et ma bourse vide ne m'aiderait sans doute pas a combler cet appel. Il fallait que je la retrouve. Si elle pouvait m'offrir un gibier, voir un repas, digne de ce nom, je lui offrirais au moins mon lit. Moi? Je suis une marmotte, je dors n'importe ou et la chaise qui se trouvait dans ma chambre serait parfaite. Enfin bref, tous ses fetards autour de moi me faciliterais la tache et m'embeterais en meme temps.

Je parcourus un peu la foule, jetant des regards sur le côté en meme temps.. La retrouver parmis tout ce monde n'était pas une mince a faire mais elle ne devrait pas se meler a autant de populace, et encore moins a la fete. Bref, je m'y quelques minutes a la retrouver, entrain de flâner. Je m'approcha d'elle et tapota doucement son épaule pour attirer son attention.

- Excuse moi de te déranger, mais j'ai entendu a l'auberge que tu offrirais tes services de chasseuse contre une chambre. J'en aurais besoin et j'ai la chambre...

Je fis expres de me frotter la nuque pour avoir l'air gené et souris un peu naivement devant elle. Je devais paraitre innocent si je voulais qu'elle accepte un plus simplement. De plus, elle ne semblait pas etre le genre de femmes a offrir ses services gratuitement. Je l'observa un peu mieux et la détailla. La précense qu'elle dégageait était celle d'une jeune femme sur d'elle, n'ayant pas froid aux yeux et indiférente vis-a-vis des autres. Mais cela semblait cacher de quelques choses d'autres, quelques choses de beaucoup plus... Profond et intouchable. Mais peut-etre me trompais-je...
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Re: [ Clos ] Commencer par le commencement [Aryun/Mariza]

Message par Mariza le Lun 3 Sep 2012 - 18:59

[/!\ Petite remarque : tu fais une faute récurrente dans ton post. A la première personne du singulier du passé simple, pour les verbes du premier groupe, la terminaison correcte est -ai, et non pas -a.]

En sortant de l'auberge, je m'étais dirigée vers la périphérie de la ville, vers les plages et la mer. Pour autant, la foule restait dense et la musique sonore. Les différents groupes qui jouaient, ça et là, créaient un mélange de sons original, dans lequel on discernait vaguement les chansons d'origine. Les visiteurs s'agglutinaient autour des musiciens pour mieux entendre ceux qui avaient eu leur préférence pour la plupart, mais certains autres, comme moi, se promenaient au hasard et savouraient les notes de musique comme elles leur arrivaient dans les oreilles. Les pieds enfoncés dans le sable qui se rafraîchissait de plus en plus, tournée vers l'océan, j'humai l'air marin, songeuse. J'avais trouvé où dormir pour la nuit, peut-être pour plusieurs si l'envie me prenait de traîner plus longtemps que prévu à Comodo - il me suffirait d'être convaincante auprès de l'aubergiste, ce qui s'annonçait plutôt facile. Il allait maintenant falloir me trouver un travail, et là, je devais bien avouer que j'ignorais vers qui me tourner dans cette ville pour me renseigner.

J'en étais là de mes réflexions, quand je sentis un coup léger sur mon épaule. Je me retournai, pour constater qu'une jeune homme cherchait à attirer mon attention.

"Excuse moi de te déranger, mais j'ai entendu a l'auberge que tu offrirais tes services de chasseuse contre une chambre. J'en aurais besoin et j'ai la chambre..."

Je me retenais d'éclater de rire devant l'audace de cet inconnu, ses efforts pour paraître plus innocent que son âge ne voulait qu'il soit, et sa demande sous-entendue. Je lui fis un sourire, presque maternel, pour répondre à son attitude gênée probablement feinte. Après tout, quel homme aurait osé aborder une femme telle que moi, pour se sentir ainsi mal à l'aise ensuite ? Un bras calé sous la poitrine et me caressant la joue d'une main, comme en pleine reflexion, je le regardais droit dans les yeux de mon regard émeraude. Cet homme était plus grand que moi, mais s'efforçait de se rapetisser par son comportement.

"Tu as donc la chambre, vraiment ? Ce n'est pas ce que j'ai compris lorsque monsieur l'aubergiste m'a dit qu'elle serait à ma disposition d'ici la nuit..."

Je cillai, d'un battement de paupières aussi léger que délicat. La situation m'amusait beaucoup, et je me laissai aller à dévisager des pieds à la tête mon interlocuteur. Quelle façon maladroite il avait eu de tenter de négocier MA chambre et MON talent pour la chasse... Et bien sur, pour tout cela, entendait-il me payer ? C'en était presque charmant, même s'il était, quand même, un peu trop jeune pour que je le regarde d'une manière, disons, inappropriée. Je fixais de nouveau mon regard dans le sien, façon efficace de montrer que je souhaitais pour l'instant dominer le dialogue... Même si, en fait, j'étais parfaitement d'accord pour partager un lit, même avec ce jeunot. Le gérant de l'auberge avait décidément fait preuve de stupidité... La vue de mon arc l'avait sans doute trop effrayé pour qu'il ne me propose, directement et beaucoup plus simplement, de partager la chambre de son client actuel. Je secouai la tête en soupirant, sans me départir de mon sourire charmeur.

"Mon jeune ami, tu entends donc payer le gibier que je pourrais chasser par un place dans ton lit ? N'est-ce pas un peu, hm... Prétentieux ? Après tout, selon le propriétaire de la chambre dont nous parlons... C'est moi la locataire, ce soir..."

Je laissai échapper un petit rire en me passant l'index sur la lèvre inférieure, mais repris sans lui laisser le temps de répondre.

"D'un côté, je serais mal si je laissais un pauvre garçon comme toi dehors, sans toit, alors qu'il est si aisé de partager une pièce... Je crois qu'en fait, c'est plutôt à moi de te proposer ma chambre, non ? Ce qui voudrait donc dire que, pour le repas, il faudrait que tu me payes..."

Je lui adressai un clin d'oeil sans pour autant penser à quoi que ce soit d'indécent... Juste pour le plaisir de perturber un peu cet innocent garçon. C'était généralement si facile... J’espérais que celui-là ne ferait pas exception. Son trouble serait mon paiement, pour ce soir... En l'observant, je doutais que, même s'il avait eu un peu d'argent, il eût réellement d'expérience ou d'informations pour que je puisse en tirer quoi que ce soit d'utile pour le long terme. Alors, s'il me donnait l'occasion de m'amuser un peu... Cela compenserait.
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Re: [ Clos ] Commencer par le commencement [Aryun/Mariza]

Message par Mariza le Mer 27 Fév 2013 - 16:19

Post sous contrainte

Je voyais que je mettais ce pauvre garçon dans l'embarras. Il n'osait plus me regarder dans les yeux et se mordait les lèvres d'un air ennuyé. D'agacement, peut-être, je le vis croiser les bras sur son torse. La situation devait être comique à voir. D'un côté, la demoiselle, debout, droite, fière et sûre d'elle, qui fixe sans ciller son interlocuteur, une main sur la hanche. De l'autre, un robuste gaillard à la mine bougonne, qui semble se rapetisser sous l'oeil perçant de son accompagnatrice. Avec la mer et le coucher de soleil en fond, teintant le ciel, la plage et les murs de maisons de couleurs chaudes, rouge orangé, la scène aurait pu avoir un certain romantisme. Mais il aurait fallu que les protagonistes de ce tableau vivant ne soient pas... nous.

Cependant, la discussion n'avançait pas. Je voulais la chambre, ce jeune homme aussi, et ni lui ni moi n'avions l'intention de payer l'autre d'une quelconque manière pour l'obtenir. Je préférais conclure rapidement, quitte à avoir des ennuis plus tard.

"Qu'importe, c'est ma chambre, alors tant pis pour toi."

Apparemment, ce garçon ne s'attendait pas à une telle réponse. De surprise, ses bras tombèrent littéralement, tandis qu'il ouvrait la bouche, lentement, comme pour répliquer. Mais je n'avais pas envie d'entendre quoi que ce soit. Qu'il aille se plaindre si ça lui chantait : je n'allais pas gâcher ma soirée pour si peu. Pourtant, alors que je m'éloignais en me perdant dans la foule, croisant mille couleurs et mille parfums, je sentais au fond de moi que cela avait été une sorte d'échec, particulièrement dérangeant pour mon égo. Je n'étais pas du genre à vivre dans les regrets ou à rester coincée dans le passé, mais, tout de même, cela avait porté un certain coup à mon moral. Je décidai de continuer ma promenade tard dans la soirée pour m'en remettre.

Je passai ainsi plusieurs heures à déambuler dans cette ville qui ne dort jamais. J'eus l'occasion d'écouter de talentueux groupes de troubadours. L'un d'entre eux me plu particulièrement, et je restai longtemps à écouter et regarder les musiciens. Ils étaient trois, deux hommes et une femmes. Tous plus jeunes que moi d'un an ou deux. Les garçons jouaient des instruments à vent, des espèces de flûtes formées de plusieurs tuyaux collés les uns aux autres, de longueurs différentes pour obtenir une note différente à chaque fois. La fille, elle, possédait un instrument à corde, qu'elle pinçait délicatement, à une vitesse sortant de l'ordinaire. Les tonalités s’enchaînaient, donnant le rythme aussi efficacement qu'une percussion. On aurait dit un luth, mais en plus fin et sans doute plus léger. Je n'étais pas très connaisseuse de ce genre de chose, mais j'avais quand même eu l'occasion d'apprendre, ne serait-ce qu'en une journée, après avoir croisé tant de musiciens différents.

Si les écouter était très agréable, il était aussi passionnant de les regarder. Leur mise en scène ne résidait pas uniquement dans la musique, les hommes dansaient au rythme du son, et leurs costumes étaient tout à fait exceptionnels eux aussi. Ils avaient quelque chose de noble, quoique n'étant conçus qu'avec des matières bon marché. Et ils restaient simples et pratiques malgré tout. Comme si on avait poussé la sophistication du simple, ou la simplification du sophistiqué, au maximum. Les textiles, aux couleurs pastels dans des tons blancs, bleu clair et violet, clamaient à qui voulait l'entendre que les musiciens venaient du pays de l'Air, Nalcia. Cela aussi, j'avais eu l'occasion de le découvrir cet après-midi.

Je passai tellement de temps devant leur estrade qu'une fois qu'ils eurent achevé leur concert, les jeunes gens me proposèrent de rester avec eux pour la fin de la soirée. Je déclinai plus ou moins poliment leur invitation. Il était temps pour moi d'aller voir ailleurs, sans doute.

Mes pas me menèrent, une nouvelle fois, vers la plage, plus loin encore que quelques temps plus tôt. Les bruits étaient fortement atténués, et il n'y avait plus trace de l'enquiquineur de tout à l'heure. En fait, à part quelques rares promeneurs, il n'y avait plus trace de qui que ce soit. Je pus m'abandonner à l'admiration de la mer, bleu d'encre maintenant, calme et douce. Les vagues remontaient régulièrement sur le sable de la plage, tout à fait froid désormais, puis redescendaient paresseusement rejoindre un niveau plus bas. Sans hésiter, je les suivis, pieds nus dans l'eau. Elle était encore douce, réchauffée pendant toute la journée par les rayons du Soleil. J'étais dans mon élément, désormais. Chez moi. Partout où il y aurait de l'eau, je le serais.

L'astre de la nuit, la Lune, ronde et blanche, éclairait l'horizon de sa lumière. Si près de mon élément, irradiée de la lueur de celle qui nous aide dans notre maîtrise, je sentais mes pouvoirs plus forts que précédemment. Sans hésiter, d'un geste calme et calculé, je soulevai autour de moi l'équivalent de dix litres d'eau, que je fis exploser ensuite en fines gouttelettes. Je pouvais alors admirer la même scène qu'un instant plus tôt, mais pailletée, la lumière de la Lune se mirant dans les milliers de particules encore en suspension autour de moi, comme autant d'étoiles descendue vers moi. C'était un exercice tout à fait basique dans ma maîtrise, mais un véritable régal pour les yeux. Lorsque la dernière goutte eut rejoint ses soeurs dans l'étendue sombre de l'Océan, je pris une longue inspiration, avant de commencer à rentrer à l'Auberge. J'ignorais ce que j'allais y trouver. Mais je n'avais peur de rien.

[Contrainte : insister sur les descriptions]
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