[ Clos ] En Amour comme à la guerre [Libre]

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[ Clos ] En Amour comme à la guerre [Libre]

Message par Arian Rhod le Ven 19 Oct 2012 - 23:59


Le tableau était peint de couleurs vives, les unes s'accordant magnifiquement aux autres. Le ciel, plus rouge encore que la braise, s’éteignait bientôt pour laisser place à une froide nuit d'automne. L'herbe, humide, se froissait sous chacun des pas des hommes, et de cette énergique bête que je chevauchais. J'étais la tête de l'armée. La première sur la ligne, celle portant, dans ses mains, un drapeau qui allait annoncer le dépars de la plus sanglante des guerres qui fut un jours. Je me souvenais alors, en regardant l'armée qui nous faisait soudainement face, de ces jours précédant, ou j'avais mainte fois tenté de prévenir cette bataille que je savais imminente. Personne n'avait écouté mots, et voilà qu'aujourd'hui, s'entassant pars dizaines seulement, mon armée, composée presque uniquement de travailleurs du bon village, allait se faire lamentablement anéantir. Si seulement ils avaient écouté... Peut-être, alors, aurions nous  pu employer l'aide des combattants aguerri du nord. Mais non, c'était plus facile de penser que je cherchais le mal ou il n'y en avait pas, que je cherchais la guerre ou il n'y en aurait jamais. C'était plus facile de croire aux mensonges, qu’en une femme!

Je nageais, comme un canard boiteux, dans cette rivière aux flots rouge où mes frères avaient les uns après les autres, rejoins nos ancêtres. Les yeux glacés de torpeur, serrant ce pommeau d'une force que je ne m'aurais jamais cru capable, je raclait le sol, doucement, de cette lame presque trop lourde... J'avançais, un pas, après l'autre, dans ce sillage métallique horrifiant que laissait cette lame derrière moi. Sur mon front, une balafre m'ouvrant de moitié le crâne, laissait présager que cette bataille allait être ma dernière. Un de mes bras, tordu dans un sens le déformant monstrueusement, était resté le poing fermé. J'avançais. Dans ma jambe gauche, une flèche était restée prise, bien prise, dans mon muscle iliaque. J'avançais toujours. Rien ne m'atteignait plus. J'étais une guerrière, et j'étais née pour ça. Pour protéger, et servir, le peuple. Ma vie n'avait de sens que sous cet ordre des choses, et j'allais donc remplir ce devoir, coûte que coûte. Je suis née pour protéger les miens. J'étais née pour ça. Pour endurer, et endurer. Malgré les plus vives souffrances, j'allais endurer. Pour leur bien, pour le bien de tous.

« Il n'y a plus d'espoir, pour toi et ton peuple ! Tu es la seule encore debout dans cet étendue de cadavres, ne l'as-tu point remarqué ? Fuis, et vas dire aux femmes et aux enfants, qu'ils auront le choix de venir s'offrir en esclavage à notre tribu, si elles veulent leurs vies sauves. C'est leur vie, et leur appartenance à notre couronne, ou leur mort dans des souffrances bien plus grandes que celles que votre armée a connue. Et il en est de même pour toi ! »

C'était la voix roque, et brisé par l’essoufflement, de Farsenet, qui m'avait ainsi adressé la parole. C'était l'officier, presque le bras droit, du Roi de ses Terre du Sud. Mon ennemi juré, devants qui je me trouvais, moi, n'étans plus que l'ombre de ce que je fut un jours. Il avait gagné.

« Vous n'êtes qu'un chien de guerre, un mercenaire au service de votre roi, profanateur de mauvaise fois ! Si seulement mes hommes m'auraient écouté, quand je leur ai fait pars de votre odieuse fourberie... Rien des évènements d'aujourd'hui ne s'auraient déroulés de la sorte ! Empoignez votre épée, et adresser moi une dernière et unique faveur, un combat. Un dernier. »

Les mots était sortis plus vite de ma bouche que je ne les avait formulés dans ma tête. N'allez pas croire que j'étais empli d'un espoir aveugle, et que je me savais capable de gagner ce duel. J'étais plutôt, persuadé de l'inverse. C'était, en fait, l'exacte raison de ce pourquoi je voulais ce combat. Parce que, je voulais mourir, qu'en sachant que j'aurais combattu, et défendu, mon peuple, jusqu'à ce que la dernière goûte de mon sang eut été versé. Je voulais, faire tout. Tout en mon possible... Tout en mon devoir.
***

Je ne sais si c'est la chance, ou si, c'était parce que le destin voulait me donner raison, mais ce jours là, j'eu le privilège de tenir la tête, encore chaude, de Farsenet le Grand, en mains. Mais ce jours fut aussi mon dernier de vie, où j'...

Arian  ferma le livre, d'un coup, le faisant presque voler sur le grand bureau en face d’elle. Elle resta en admiration silencieuse, un léger moment, devant cet ouvrage. Jeanne d'Arc cette femme si forte. Mais sa calme contemplation fut bientôt interrompue, lorsqu'un léger grincement, suivit de quelque pas, annonça une arrivée imminente dans sa direction.  Sans ni même savoir pourquoi elle fuit la venue et partit se réfugier derrière les quelques tablette de la vieille bibliothèque. Durant sa courte course folle, qui lui avait fait manquer plus qu’un battement de cœur, sa lourde brique tomba sur la tête de Zoku qui dormait paisiblement. Alors que la pauvre tortue tentait péniblement de se déprendre de sa carapace, Arian ce trouva mille fois stupide. Tandis, qu’une ombre jaillit de la pièce celle-ci se frappa d'un poing sec son front à la recherche de l’excuse qu’elle pouvait bien utiliser.  Pourquoi, premièrement, avait-elle fuit? ce dit-elle exaspérer.  Elle savait très bien qu'une bibliothèque c'était municipale et que lire était encore moins un délie. Mais pourtant, elle était si bien seul plongé dans sa profonde lecture.


Dernière édition par Arian Rhod le Sam 20 Oct 2012 - 1:36, édité 5 fois

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Re: [ Clos ] En Amour comme à la guerre [Libre]

Message par Soriu Tiadramat le Sam 20 Oct 2012 - 1:16

Une bibliothèque ? Depuis combien de temps est-ce qu'il n'avait pas mis les pieds là-bas ? C'était à se poser sérieusement la question. Néanmoins ça ne le dérange pas vraiment. Il apprécie cela ... Peut-être que ça faisait bien trop longtemps. En fait, depuis sa crise avec Elena, il fallait dire qu'il n'avait jamais voulu faire dans le social. Mais maintenant qu'il en avait terminé avec Mewtwo, il pouvait certainement souffler un peu, s'offrir un peu de joie. Peut-être ? Trouver de la joie à la bibliothèque était surement très saugrenu mais ça lui plaisait bien. Il fallait dire que lire un livre, c'était quand même ses habitudes auparavant. Et quand il réfléchissait à son envie de devenir un Chercheur Pokémon, il y repensait ... de plus en plus.

Chercheur Pokémon. Peut-être qu'alors, il oublierait les armes. Peut-être qu'alors, il verrait autre chose que tout ce malheur qui s'est abattu sur lui. Peut-être que oui ... peut-être que non. Il ne sait pas, il ne sait plus trop. Il sait juste qu'il doit continuer à avancer, qu'il doit continuer à bouger. Il regarde autour de lui, Elena ayant un petit sourire aux lèvres. Elle a son bras autour du sien, fixant les étagères pleines de livres. Elle était aussi heureuse qu'une enfant dans un magasin de confiseries. Il fallait dire qu'elle avait des souvenirs d'enfance avec Soriu qui la prenait sur ses genoux tout en lisant à voix haute les différents livres qu'il voyait. Elle aimerait tellement être une véritable humaine et rien d'autre. Mais c'était un rêve, une chimère pour l'heure. Mais après cette nuit ... elle savait que tout avait changé.


"La bibliothèque est presque vide à cette heure." murmura le jeune homme borgne.

"Au moins, nous serons tranquilles, non ?"

"C'est vrai, je ... Qu'est-ce que ..."

Il avait remarqué une présence dans cet endroit. Deux présences plus exactement. Et elles n'étaient pas des plus discrètes. Il regarda Elena, celle-ci hochant la tête positivement. Il n'était pas le seul à avoir remarqué cela, tant mieux alors. Ca éviterait de faire durer le suspense trop longtemps. Ils se dirigèrent vers l'origine du bruit, restant sur leurs gardes. Pourquoi pas un Rattata ? Ca ne serait pas impossible. Ils adoraient les petites bibliothèques de la sorte, abandonnée et délabrées. Enfin, tout ce qui était délabré comme bâtiment. Ils avancèrent à pas de loup, restant très discrets. En fait, même pour mieux jouer sur l'effet de surprise, Elena utilisa une légère lévitation sur leurs deux corps, ne faisant plus grincer le parquet.

"Est-ce que l'on peut t'aider ?"

Nullement difficile de trouver la jeune femme et sa Carapuce. Contrairement à eux, elle était loin d'être discrète. Elle devait justement avoir leur âge et sa tenue était peut-être un peut trop courte mais ça, ce n'était pas à lui de le faire remarquer, loin de là. Il attendit de voir la réaction de la jeune femme, réfléchissant déjà à savoir ce qu'elle faisait ici. Car bon, il ne fallait peut-être pas trop exagérer. Eux aussi n'avaient pas grand chose à faire ici actuellement. Et puis, Elena était en train de le regarder, lui. Elle voyait que malgré l'air neutre qu'il arborait, il n'était plus aussi menaçant et inquiétant qu'auparavant. Mais peut-être que tout cela n'était qu'une chimère, une illusion. Elle ne pouvait pas savoir, elle devait faire attention.

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