[ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

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[ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Eeva Slanzar le Jeu 6 Déc 2012 - 21:35

S’occuper des autres ce n’était pas la tasse de thé d’Eeva, mais quand par le réseau de Chercheur elle avait su qu’une maladie était si persistante, à Payan, que rien ne semblait vouloir l’éradiquer, la rousse avait tendu l’oreille. Et peut-être avait-elle bien fait, car en jetant un œil sur les informations reçues ses collègues, Eeva crut reconnaître deux ou trois choses. Tiens donc… Il y avait un an de ça, n’avait-elle pas fait face à la même maladie ? Profondément assise dans son fauteuil, son Pomdépik sur les genoux, Eeva lisait les divers rapports des Guérisseurs. Oui, comme à Loukaï, les gosses et les vieux étaient les premiers à être touchés, ce qui n’était pas très étonnant pour une épidémie… Il y avait un an de ça, considérant Fla’Or et ses alentours (soit tout ce qui se trouvait sous la neige ou la glace) comme son territoire, la Championne avait filé au petit village et réglé le problème en compagnie de Tyla. Il avait fallut tout ses talents de soigneuse pour soigner les villageois, mais aussi tous les talents d’enquêter et de combattants d’Eeva. Son bureau se trouvant dans le confortable patio qui tenait place de lieu de vie pour ses Pokémon et les rares qu’on lui confiait, la rousse prit ses aise et entreprit d’écrire une lettre. Il fallait dire qu’elle pourrait peut-être endiguer la maladie très vite, mais sinon, un autre poison avec les mêmes effets l’intéressait… t puis cela concernait aussi son boulot de Chercheur mais surtout, pourquoi ces deux villes précisément et aucune autre entre elles ? Loukaï était-elle encore en danger ou risquait-elle de l’être ? Il n’y avait rien de mieux pour la faire sortir de sa la routine de l’Arène et si tôt que fut terminée sa lettre, elle l’envoya par Roucool un peu trop gras qu’un jeune dresseur avait mis chez elle, le temps d’un petit régime. Et un trajet vers Arkan serait très bien pour faire fondre cette boule de graisse à plumes. Déposant le Pomdépik sur le bureau, Eeva se dirigea vers le quartier le plus froid du patio.

« Aller vous tous, préparez-vous, on part en mission à Payan. On va enquêter sur l’épidémie qui avait sévit à Loukaï. »

Evidement pas la moitié de ses Pokémon avaient comprit, ce qui était tout à fait normal, car à l’époque, la rousse ne comptait avec elle que le Givrali, le Nosférapti et le Kokiyas. Mais cette fois, elle emmenait tout le monde et serait d’autant plus efficace qu’elle avait déjà vu la maladie une fois, même si bien sûr, rien ne laissait à penser que c’était pour les mêmes raisons, il n’y avait que les symptômes qui ressemblaient. Pendant que la Givrali mettait les autres aux faits, Eeva alla se doucher et se changer pour enfiler son uniforme et dénicha une cape de voyage nouvellement achetée, pour remplacer celle que détenait encore Kajin, elle ne savait où sur la planète. Et avec la tempête de neige qui sévissait dehors, elle la regrettait déjà. Une cape si rare et surtout, si utile ! Quand Eeva revint elle trouva ses Pokémon tous réunis, ainsi que le Pomdépik et quelques curieux de la pension.

« Aller, rentrez tous, vous sortirez une fois qu’on sera à Payan. Xylobium, Campanule, vous venez aussi, vous pourriez être utiles et ça vous fera voir un peu de pays. Pomdépik, je te confie les Pokémon de la pension.
Oui, toi aussi Hellébore, tu rentres. »


C’est donc en soufflant que le Pokémon triangle rentra dans sa balle, revêtant sa forme primitive. Ce n’était pas par plaisir, mais le voyage serait particulièrement pénible… Et Eeva vit juste, il lui fallut trois jours rien que pour sortir de la tempête de neige et atteindre le dernier iceberg, montée sur la grande Lokhlass à la peau sombre, puis deux jours supplémentaires pour atteindre Eternara. La différence de température était flagrante et agréable, mais à en juger par ce qu’elle voyait à l’horizon, la rousse n’avait pas intérêt à trop s’y habituer : il semblait faire un temps à ne pas laisser un Caninos dehors. C’est là qu’Eeva fit rentrer Hamamélis, et continua sa route. Voyager dans la forêt du Chat était plutôt agréable et cela n’avait plus rien à voir avec la Canopée qu’elle avait visité il y avait de ça peu de temps, en revanche, il était dommage de constater que lorsqu’elle atteignit enfin Payan, deux jours après son entrée dans la forêt, qu’il ne cessait de pleuvoir depuis. Mais heureusement, les feuilles protégeaient Eeva de presque toute l’eau. Ne restait plus qu’à trouver le village. En tout cas, la forêt était réputée pour abriter de nombreux félins –d’où elle tirait son nom- dont la cohabitation était plutôt intéressante. Pas un instant Eeva se demanda de quelle manière elle serait accueillie, ce qui de toute façon ne serait pas pire que l’accueil réfrigérant qu’elle avait eu à Loukaï (en étant de la région en plus), ni même qui d’autre elle trouverait ici, si toutefois cela intéressait quelqu'un d'autre qu'elle.

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Lehna le Sam 8 Déc 2012 - 14:53

Lehna avait enfin récupéré l’Altaria emprunté en pleine forme, et se décida à rejoindre la terre ferme au plus vite. Elle n’avait pas beaucoup enquêté là-haut, mais elle avait un message à apporter à sa Reine, et de plus, elle se fichait bien de trouver cette fichue princesse ou pas. Elle aurait espéré réussir à faire évoluer son Couaneton pour descendre, mais sa patiente avait eu raison d’elle et elle sa résigna à monter sur le dos de l’Altaria incompétent pour rentrer sur la terre ferme.

Quitter le continent fut plus tranquille que d’y monter, la princesse et le dragon furent rapidement au-dessus des nuages de leur monde. En revanche, le mauvais temps leur interdisait de voir où ils allaient précisément, et si la princesse arrivait à peine à déplacer les nuages gorgés d’eau pour ne pas se mouiller, cela ne l’aider pas beaucoup pour connaître la direction à suivre pour rejoindre le pays de l’eau. Surtout que, une fois sortit de l’épaisse couche de nébulosité, la pluie qui frappait fort ne les aidait pas à se diriger. Voyant que son Pokémon d’emprunt commençait à souffler et à pâtir sous l’effort, Lehna se décida à atterrir n’importe où, tant que ce ne serait pas au milieu de l’océan, et à reprendre la route une fois l’intempérie levée.

Après une course qui parut interminable à la princesse, le dragon finit par atterrir au milieu d’un bois. Sans attendre, Lehna rappela la sale bestiole incompétente dans sa prison, puis entreprit de se renseigner sur l’endroit où elle avait atterri. Cela ne ressemblait en rien à ce qu’elle avait déjà visité, c’est-à-dire la forêt des alentours de Loukaï, qui était toujours emprunt d’une neige blanche. De plus, il faisait beaucoup trop chaud, même avec la pluie, pour qu’elle puisse pensé qu’elle était rentré à Mizuhan, cela aurait été trop beau. Se couvrant de la pluie avec sa maitrise, elle se mit en route pour trouver de la compagnie, suivant un sillage tracé dans la forêt.

***
Elle n’eut pas à marcher très longtemps avant de tomber sur ce qui semblait être une cabane d’habitation. S’avançant un peu, elle finit par en apercevoir plusieurs, signes qu’elle était peut-être, avec un peu de chance, arrivée à un village où des individus accepteraient de la recevoir le temps que la pluie cesse pour qu’elle puisse reprendre sa route.

Il n’y avait personne ni dans les rues, ni dans les arbres, la demoiselle mit cela sur le compte de l’averse qui tombait. Curieusement, elle fut accueillie par un petit Pokémon qui vint à sa rencontre, une jeune Skitty à en juger par les apparences. Le chat semblait agité, et ne cessa de tourner en rond autour de la femme jusqu’à ce que celle-ci comprenne que l’animal demandait à être suivit. Ne sachant pas si c’était une bonne idée ou pas, la princesse lui emboîta malgré tout le pas, pensant qu’au moins, il la conduirait quelque part où elle pourrait se mettre à l’abri.

Le Pokémon chaton entra par la chatière d’une porte au bout de pas plus de cinq minutes de marche. Juste après, une dame d’un âge moyen ouvrit timidement, avant de s’exclamer en voyant la princesse.

« Oh ! Bon dieu, vous êtes enfin arrivée, on ne vous attendez plus ! S’il vous plait, entrez, mettez-vous à l’aise. »

Déstabilisé par cet accueil, la princesse se laissa guider à l’intérieur de la hutte. C’était douillet même si humblement décoré, un poêle brulant au milieu de la salle pour réchauffer ce qui semblait être la pièce principale de la maison. Sans attendre que la princesse se remette de ses émotions, la dame traversa la pièce pour rejoindre un couloir menant à une petite chambre, Lehna à ses talons. Dans l’alcôve trônait un lit dans lequel couchait un enfant à l’air mal au point, un homme se tenant à côté de lui. Quand il aperçu la princesse, un large sourire illumina son visage et il s’écarta du malade pour laisser place à l’étrangère.

« Vous arrivez à tant, » reprit la dame, « Arthur est tombé malade il y a plus d’une semaine, et si au début il était juste épris de fatigue, il subit maintenant de forte fièvre qu’on arrive plus à calmer. Je vous en prie faites quelque chose pour le guérir ! »

La princesse, éberluée, s’était approchée de quelques pas du garçon, avant de se tourner à nouveau vers la mère. Elle n’avait jamais reçu une quelconque formation médicale, son père jugeant cela inutile, pensant que si elle n’était pas bien, elle aurait toujours quelqu’un de performant au palais pour la soigner. C’était un des rares arts dont on l’avait dispensé et elle se sentait bien incapable d’aider ce pauvre garçon. D’ailleurs, elle n’en avait pas envie. Elle cherchait juste un abri pour la nuit, le sort de cet enfant lui était complétement égal.

« Je suis désolée, mais vous avez du confondre avec quelqu’un d’autre, » expliqua-t-elle calmement, ne voulant pas se mettre ces personnes sur le dos, « je ne suis pas médecin, j’ai peur de n’être d’aucune utilité à votre fils. »

Elle savait qu’avec cette phrase elle risquait de se retrouver à la porte, mais cela lui était égal, elle trouverait sans doute un autre endroit pour dormir. Le visage de la mère pâlit soudainement, alors que le sourire du père s’effaça brutalement.

« Vous… On ne vous a pas envoyé pour nous aider ? »

« J’en ai bien peur, non. »

« Mais alors, qui va s’occuper d’Arthur, et de tous les autres ? » s’exclama la femme, perdant ses moyens.

Une petite sonnette d’alarme se déclancha dans l’esprit de la princesse. « Tous les autres ? » demanda-t-elle, « que voulez vous dire ? »

« Je parle de l’épidémie bien sûr ! » hurla la dame, cédant à la panique, « on nous avait promis que quelqu’un viendrait nous aider, mais personne n’en à rien à faire de notre village perdu ! On nous laisse mourir seuls, sans se préoccuper de nos enfants ou de nos ainés qui souffrent ! Et nous sommes les prochains ! »

La dame avait parlé avec une telle virulence que l’homme du la forcer contre lui, tentant de la calmer. Tout le boucan n’avait même pas éveillé l’enfant, et le petit Pokémon, qui les avait accompagné, ressorti en courant de la pièce, comprenant sans doute qu’il y avait un problème avec la dame qu’il avait rapporté.

La princesse, elle, se mit à bouillir contre l’Altaria, encore plus en colère contre lui qu’elle ne l’était déjà. Ce bougre de malheur, il avait réussi à la faire atterrir au milieu d’une cité empesté par la maladie. Se doutant que ce mal était contagieux, la princesse finit par trancher et décider qu’elle préférait presque la pluie à la peste. Il fallait qu’elle trouve un moyen de s’en allait d’ici, et vite !

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Miku Hatsune le Dim 9 Déc 2012 - 17:51


« Va les aider ! Maintenant que tu en as le pouvoir, Miku, tu seras capable de les guérir et d’apaiser leurs souffrances. Je compte sur toi… »


La Nalcienne n’avait pas eu besoin de la voix intérieure qui lui chuchotait souvent de bons conseils pour se rendre dans le village caché de la forêt du Chat. Elle avait réussi son épreuve de Défenseur élémental, sans grande surprise pour les moines du Temple de l’Air Boréal, dont le doyen était l’initiateur de l’examen de Miku. Elle avait été félicitée par les sages, et ses camarades d’apprentissage n’avaient pas hésité à lui dire qu’ils étaient contents pour elle avec de grandes tapes dans le dos. Si elle avait été un peu gênée par leurs accolades, elle était néanmoins très heureuse et très fière d’avoir pu obtenir la première garantie de son aptitude à défendre et protéger les autres, sans compter ses capacités à guérir les plaies et blessures grâce à un vent apaisant qu’elle générait d’une façon un peu particulière. En effet, elle n’avait jamais eu l’idée de commander à l’élément insaisissable, alors que nombre de maîtres élémentaux d’autres pays (voire du sien) se servaient de leur maîtrise à leur guise, sans même en avoir la « permission ». Toujours avec calme et politesse, elle n’avait accès aux pouvoirs de l’Air qu’après une demande muette et pleine de respect envers le vent personnifié. Cette manière de faire pouvait paraître trop longue et fastidieuse aux yeux de ceux qui la voyaient pratiquer ses prières silencieuses, mais les moines du Temple avaient confiance en elle, constatant qu’elle avait la meilleure attitude possible pour s’adresser à la brise, et surtout que le délai entre ses demandes et leur réalisation devenait, de jour en jour, de plus en plus court. Elle avait sa manière de faire, mais les résultats étaient là : l’adolescente aux cheveux inhabituels qu’ils avaient accueillie (ou presque recueillie, vu la façon dont elle s’était présentée à eux) des semaines auparavant avait gagné en assurance et en « contrôle » sur l’Air.

Ce fut donc tout naturellement que l’un de ses compagnons du Temple s’était dirigée vers elle, en traversant la salle de méditation à toute vitesse, pour lui annoncer, à bout de souffle, que le village de Payan était en proie à une épidémie dévorante, et qu’elle devait s’y rendre au plus tôt pour aider à endiguer le mal. Sans attendre, elle avait demandé au doyen la permission de quitter le Temple, et le vieil homme, en plus d’accepter, lui avait désigné le Roucarnage qui l’accompagnait depuis des années afin qu’elle ait une monture à la fois rapide et expérimentée. Très honorée de la confiance que le doyen et le Temple plaçaient en elle, mais aussi terrifiée à l’idée qu’un accident malheureux ne prive sa demeure de son gardien ailé, elle promit néanmoins de faire de son mieux et de rentrer saine et sauve avec l’oiseau… Et avec les encouragements des habitants du Temple sacré, Miku s’était envolée pour le village caché au cœur de la forêt du Chat.

Le voyage avait duré un bon moment, et la jeune fille avait quand même dû faire une ou deux haltes pour permettre à son Pokémon de se reposer. S’il était très endurant, la vieillesse commençait tout de même à se faire sentir dans ses ailes immenses, et l’adolescente ne voulait lui faire prendre aucun risque. Il ne servait à rien de se précipiter si c’était pour sacrifier quelqu’un au passage. Mais enfin, au bout d’heures interminables de vol, elle avait aperçu la forêt où, quelques semaines plus tôt, elle avait recueilli son petit compagnon à la fourrure carmin. Elle avait alors fait signe au rapace aux plumes blanchissantes de se poser, puis l’avait remercié et rappelé avant de se mettre en route pour le village. Une demi-heure de marche plus tard, elle avait vu la première masure se dessiner, un peu plus loin, et avait pressé le pas pour y parvenir…


« - Grande sœur, grande sœur, Papa a encore le front tout chaud ! »

« - Oui, oui, j’arrive ! »

Miku se tourna vers le gamin qui venait de l’apostropher et entra dans la chambre où il veillait sur son père pour mettre un tissu imbibé d’eau sur le front du malade. Elle mit ensuite sa main au niveau du thorax de l’homme, ferma les yeux, puis laissa un léger courant d’air circuler de son corps vers le sien, avant de se détourner pour regarder l’enfant. Elle lui fit un sourire rassurant et s’apprêta à lui dire qu’elle ferait son possible pour l’aider lorsqu’elle entendit du bruit dehors. En lui promettant de revenir vite, l’adolescente sortit en vitesse de la masure, et elle eut tout juste le temps de voir une femme s’engouffrer dans la maison voisine. Elle aperçut également, du coin de l’œil, une autre silhouette, mais elle lui fit simplement un signe de la main pour l’inviter à la suivre, avant d’entrer à son tour dans la petite maison. Miku surprit alors une conversation pour le moins étonnante.

« Vous… On ne vous a pas envoyé pour nous aider ? »

« J’en ai bien peur, non. »

« Mais alors, qui va s’occuper d’Arthur, et de tous les autres ? »

Ainsi donc, le village avait été prévenu de l’arrivée de Miku… Mais, dans son emportement, elle ne s’était pas signalée à tous lorsqu’elle était parvenue à Payan, se contentant simplement de frapper à la porte de la première habitation qu’elle avait vue. Le temps que l’adolescente rejoigne la chambre d’où venaient les voix, la discussion s’était changée en cris, la mère du garçonnet malade perdant tout contrôle sur elle-même. Juste après, un Pokémon identique à celui que Miku avait emmené avec elle, hormis pour la couleur, sortit en courant de la pièce, manquant de faire tomber la Nalcienne. Celle-ci s’appuya contre le mur pour ne pas trébucher, ce qui eut pour effet d’attirer l’attention sur elle. Les parents du gamin ne parurent même pas étonnés par ses cheveux d’une couleur défiant l’imagination. Leur trouble et leur inquiétude au sujet de leur fils devaient être immenses, pour leur faire occulter un « détail » aussi important…

Mais aussitôt, Miku s’inclina profondément, et lorsqu’elle se présenta, elle leur sembla être la messagère d’une divinité, tant ses paroles les rassurèrent.


« Je suis désolée d’être entrée sans votre autorisation, et de ne pas être venue plus tôt… Je suis arrivée ici il y a seulement une heure. Je m’appelle Miku, et j’ai été envoyée ici pour vous aider à lutter contre l’épidémie qui s’est abattue sur votre village. Je ne suis pas Guérisseuse, je ne suis donc pas en mesure de faire disparaître tous vos maux… Mais je suis engagée dans la voie de la défense d’autrui, et j’ai quelques capacités pour soigner les gens et les Pokémon. Il me semble qu’une autre personne va arriver, d’ici peu, je l’ai croisée avant d’entrer. En tout cas… Je ferai de mon mieux pour vous aider. »

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Eeva Slanzar le Mar 11 Déc 2012 - 0:37

Payan, Payan, Payan... A vrai dire, où était cette ville ? Et puis quelle idée de faire un village dans une forêt franchement ! Eeva commençait à grommeler, s'empêtrant pour l'énième fois dans des ronces à la con. Eeva tira un coup sur sa cape, qui, bien sûr craqua -une cape neuve !- et leva les yeux au ciel : ça commençait bien cette mission... La rousse détacha la cape, de toute façon, elle avait trop chaud et elle commençait à peser en ramassant l'eau sur tous les feuillages qui traînaient.

Pliant grossièrement la cape, elle put la ranger dans une balle servant à recueillir quelques-uns de ses effets, car de vieilles habitudes, elle avait gardé celle de ne jamais se surcharger, si bien qu’elle n’avait aucune provision, enfin… Elle trouverait une auberge. Un jour où l’autre. Dans tous les cas, pour l’instant, elle était perdue Après une ou deux heures de marche, la femme n’était pas plus avancée. Marchant donc, puisqu’elle n’avait rien de mieux à faire, Eeva prit droit devant elle où elle était presque certaine de trouver le village sans encombre. Pourtant, après quelques mètres supplémentaires, Eeva se retourna brusquement sur sa gauche…

* Juste une ombre. * Conclut Eeva, après délibérations interne.

La rousse n’avait fait qu’apercevoir du coin de l’œil, une ombre, ou une bestiole filer, rien de bien important en somme. Reprenant sa route, la rousse erra encore un moment et décida de finalement revenir sur ses pas, sur le croisement et de prendre l’autre direction et de finalement quitter celui-ci pour marcher à travers les buissons. C’est ainsi qu’en s’enfonçant un peu plus dans la forêt, Eeva entendit des éclats de voix. Enfin, des éclats, ce n’était pas totalement le mot juste.

« Qui est là ? » Demanda une voix de femme calme et posée.

Par esprit de prudence, Eeva se colla sur le tronc le plus proche et attendit. Á quelques mètres de là, une femme, effectivement, semblait monter la garde. En revanche… Elle était plutôt mal habillée, du genre pourpoint en cuir épais et botte de fourrure, une épée avec ça. La rousse doutait qu’il ne s’agisse de gens du village. N’ayant aucune envie de se mettre à dos une bande de bandits, Eeva entreprit de faire demi-tour sans bruit. Jusqu’à ce qu’elle ne marche sur une branche qui craqua sous ses talons. Hé m…

« Où êtes-vous ? » Disait la femme en armure.

Le ton avait changé et Eeva y entendait la menace. Risquant un coup d'oeil sur la femme qui partait du mauvais côté, elle allait filer quand une flèche vint se planter à moins d'un centimètre de son visage, dans l'arbre. La flèche venait d'un jeune homme qui alertait les autres. Génial. Hé bien c'était peut-être le moment d'en venir aux mains finalement et Eeva se prendrait elle-même aux mots. Concentrant ce qu'elle avait d'énergie en elle et s'aidant de la pluie qui n'en finissait pas de tomber, la rousse créa une bulle d'eau, qui fit bien rire le jeune homme tandis qu'il bandait son arc, mais lorsqu'elle fit rebondir la bulle comme une balle pour la lui envoyer, elle explosa comme une petite bombe et l'envoya au sol, puis, Eeva leva la main droite et d'un mouvement élégant du bras, fit deux boucles, fit prendre comme de l'élan avant d'envoyer un harpon d'eau sur le garçon en le pointant de deux doigts. En deux attaques, l'Archer était K. O, mais maintenant, Eeva avait sur elle deux nanas armées qui lui fonçaient dessus. Et dire que... Non rien.

Bref, le problème immédiat, était de savoir ce qu'elle allait en faire, de ces deux-là. Son harpon d'eau ne pouvait se diviser et quant à la bulle... Oui enfin, la bulle s'était formée d'elle-même, Eeva aurait préféré quelque de plus offensif, même si le résultat n'était pas trop mal. Mais de toute façon, elle n'avait plus le temps, fronçant les sourcils, les lèvres pincées et les regards décidés, la rousse opta pour une attaque aussi défensive qu'offensive. Se concentrant pendant les trois secondes qui la séparaient des deux fanatiques, Eeva érigea un mur d'embruns, vif. Dans un bruit de vague, le mur, immobile, semblait semer une certaine confusion chez les deux femmes, bien, tant mieux ! Eeva en profita et fit avancer -si l'on pouvait dire- le mur et le déforma. La rousse n'entendit pas ce qu'elles dirent, mais peu lui importait, mais dans un bruit de poussière et de métal, elle supposait qu'elle avait stoppé net leur charge et tentaient de faire demi-tour. Mais on ne provoquait pas Eeva sans la retourner contre soi et il ne fallait pas grand-chose.

Etirant le mur, dans un élan, elle parvint à emprisonner, même s'il ne fallait pas lui demander comment, ses assaillantes. Maintenant qu'elle les détenait dans sa main -et ce n'était pas une image-, elle allait pouvoir leur dire sa façon de penser. La main largement ouverte, les doigts à demi ouverts, Eeva fit une rotation du poignet. L'hydrokinésie était un pouvoir somme tout assez amusant, mais il n'était pas évident, l'eau était un élément sauvage, à la fois calme et redoutable, mais si Eeva le maîtrisait si bien, c'était sans doute parce qu'elle s'était toujours sentie en adéquation avec elle. Dressant deux doigts, Eeva dessina une sorte de tourbillon, très concentrée sur ce qu'elle espérait obtenir. Mais c'était si facile ! Du moins, il lui semblait, car en une seconde, la chose se transforma en une sorte de tourbillon, secouant en tout sens les bandits et une chose était certaine : elles n'avaient pas le pied marin. Malheureusement, le tourbillon se dissipa rapidement recrachant ses deux victimes bien plus loin. Et voilà. Bon par contre, ils allaient pouvoir moins bien parler maintenant et lui donner son chemin, enfin... On ne pouvait pas tout avoir. Eeva les laissa là et trouva non loin de là leur camp, avec un feu qui avait subi l'assaut du ciel, des tentes mités et deux ou trois caisses. Rien de bien intéressant en somme. Eeva soupira, elle avait perdu du temps et cela pour rien.

La rousse ne pouvait pourtant pas faire demi tour et laisser cette épidémie de propager, même si cette épidémie en fait, n'avait été à Loukaï que la conséquence d'une mauvaise façon de stocker de la nourriture. Tandis qu'elle marchait, la pluie donnait un son étrange à la forêt, ce n'était pas le juste battement des gouttes sur les feuilles, cela ressemblait davantage à une mélodie savamment pesée sur chaque feuille, chaque brindille. Eeva n'était pas vraiment sensible au charme de la nature, mais ce qu'elle ressentait plutôt, c'était tout simplement la naissance de l'eau, ou son coeur battant la terre, tandis qu'elle s'effondrait sur le sol et ruisselait tout à son aise, Eeva pouvait le sentir comme on sentait le pouls sur le poignet de quelqu'un, elle le ressentait comme on pouvait ressentir son sang s'échapper de ses veines, c'était une chaleur extérieure de son propre corps, une sorte de prolongement externe d'elle-même. C'était nouveau et pourtant c'était aussi un sentiment familier, étrange n'est-ce pas ? Et si... Eeva, si elle était capable de sentir l'eau, était-elle capable de sentir la vie à travers l'eau ? Ce serait effectivement plus simple pour trouver le village, de l'utiliser comme une sorte de miroir que l'on glisse sous une porte pour apercevoir ce qui nous bloque la vue. Mais justement, comme il pleuvait... Et qu'elle n'avait jamais fait ça, elle risquait juste de finir trempée jusqu'aux os. Non c'était débile...

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par PNJ le Lun 17 Déc 2012 - 20:05

La situation semblait plutôt dramatique, dans ce village perdu. Qu'est-ce qui pouvait bien provoquer ça... ? Qu'est-ce qui pouvait être à l'origine de toutes ces maladies ? De cette épidémie ? Les symptômes différaient selon les patients, même si on pouvait noter des similitudes frappantes entre les patients. L'enfant n'était pas bien, brûlant de fièvre, il commença subitement à trembler, le corps agité par de violents spasmes. Il commença à étouffer, en train d'avaler sa langue, celle-ci obstruant ses voies respiratoires. Pourtant, son être eut un sursaut, un instinct de survie. Une secousse plus violente le poussa sur le côté, et il régurgita, vomissant les quelques denrées qu'il avait avalé depuis quelques jours, une espèce de bouillie jaunâtre à l'odeur écœurante s'écrasant au sol, salissant les draps, et ses vêtements. Il allait avoir besoin d'un bain... Il toussa un peu, et la crise passa, il retomba sur le lit, presque inerte, le souffle court...

La mère entra dans une nouvelle crise d'hystérie, en pleine panique. Elle alla saisir Lehna par les épaules et la secoua vivement, en lui hurlant dessus, lui reprochant de ne pas être là pour les aider, qu'elle devait faire quelque chose pour eux, malgré tout. Puis elle la relâcha, se dirigea vers Miku, et lui infligea le même sort, lui reprochant cette fois, dans sa folie, de ne pas avoir réagi plus tôt pour éviter la crise de son fils, craignant à chaque fois pour sa vie. Finalement, son mari la saisit à bras le corps et l'éloigna, la poussant dehors pour la faire respirer, s'excusant auprès des deux jeunes femmes.

Un calme religieux s'installa dans la maison, seulement troublé par le souffle rapide de l'enfant. Néanmoins, il fut vite troublé par une lumière qui émana du sac de Lehna, et un craquement qui se fit entendre. La Mizuhanienne sortit l'oeuf pour le poser sur la table, et elles observèrent l'éclosion de l'étrange cadeau. La coquille se fissura, laissant apparaître une petite patte blanche, dont les coussinets étaient marron. La patte rentra à l'intérieur de l'abri et continua de briser tout ce qui l'entourait. Bientôt, une petite tête bleue, la zone du nez étant d'un bleu plus sombre, apparut, ainsi qu'un corps blanc. Il ressemblait à un Teddiursa mais... Version hivernale. Une petite goutte apparut à son museau et il regarda Lehna, avec de grands yeux, l'air de se demander si elle n'allait pas le rejeter...

Spoiler:

Un quart d'heure après l'éclosion, le mari rentra en hâte dans la pièce, essoufflé, l'air paniqué. Il regarda Lehna, puis Miku.


« Ma femme s'est enfuie ! J'étais en train de la rassurer, elle allait se calmer, puis elle a hurlé avoir vu un monstre, m'a repoussé et s'est sauvé ! Il faut la retrouver, aidez-moi, je vous en prie ! »

----------------------------------

J'espère que vous ne pensiez pas m'échapper ! Tout d'abord Lehna, félicitations pour l'éclosion de ton œuf, tu gagnes donc un mignon petit Polarhume. Je me suis dit que même avec cette bouille, elle ne pourrait pas dire non x) Ensuite, les choses sérieuses :

- Vous devez retrouvée la femme qui s'est sauvée.
- Il ne vaut peut-être mieux pas laisser Arthur seul, après ce qui lui est arrivé. Qui plus est, il faudrait le nettoyer un peu, non ?
- Commencez à chercher les causes de l'épidémie, réunir les indices, ce qui pourrait vous être utile.

Bon courage !

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Lehna le Dim 23 Déc 2012 - 11:30

Lehna n’allait pas faire preuve de beaucoup de tact et simplement annoncer à ce couple qu’elle devait s’en aller pour fuir cette ville infectée quand une autre demoiselle fit son apparition. Elle avait un physique très particulier, et la princesse se mit à se demander d’où elle pouvait bien venir pour ressembler à cela. Mais dans l’immédiat, ce n’était pas sa principale préoccupation, et si les longs cheveux cyan de la fille étaient distrayant, elle ne devait pas oublier ses soucis du moment. Cette fille était sans doute l’aide que le village avait quémandé, et dans ce cas elle pouvait sans se poser d’autre question abandonner ce village avec cette demoiselle, le tout avec plus de tact que précédemment.

La fille commença un discours confirmant les suppositions de Lehna. Elle avait l’air si petite et naïve et innocente, ses paroles dégoulinaient tellement de bonne foi et d’altruisme que la princesse eut presque un haut le cœur. Cependant, c’était ce genre de faille qu’elle savait le mieux exploiter chez les gens, et elle pourrait s’en doute s’en servir pour s’en aller d’ici au plus vite.

À nouveau, la princesse allait prendre la parole pour dire qu’elle confiait ces gens aux bonnes mains de cette fille quand elle fut une fois de plus interrompu, cette fois par le bambin qui trônait au milieu de la chambre. « Quoi encore ? » pensa la princesse, irritée d’être toujours interrompue dans ses tentatives de fuites. Elle ne bougea même pas lorsque l’enfant manqua de mourir, cherchant seulement les opportunités pour s’enfuir, et celle-là n’en était pas une. Le garçon dégurgita son repas, et la princesse, à la fois à cause de la vue et de l’odeur du liquide jaunâtre, eut un vrai haut le cœur cette fois. Instinctivement, elle leva la main pour couvrir son nez et sa bouche, une mine très pâle s’installant soudainement sur son visage. C’était une expérience très curieusement pour la dame ; elle n’en avait que faire de la vue de la mort, mais dés que l’on apparentait ce qui était du domaine de la survie, cela lui donnait envie de faire la même chose que ce garçon. D’autant plus qu’elle n’était pas du tout habituée à ce genre de chose. La seule fois où elle avait vécu ce genre de chose, elle avait été tellement fiévreuse qu’elle ne s’en souvient qu’à peine, et son père avait bien veillé après cela qu’elle n’est plus à revivre, par son intermédiaire ou celle d’un autre, cet épisode. Surprotégée à la vraie brutalité de la vie, c’était la première fois qu’elle assistait à une telle scène, et cela la dégoutait parfaitement.

Avant que Lehna ne puisse réagir, la femme s’était emparée d’elle, la touchant de ses sales pattes de paysanne. Secouée, la princesse réussit difficilement à lui faire lâcher prise en la repoussant, en lui demandant clairement de la laisser tranquille. Elle s’attaqua ensuite à l’autre demoiselle, avant de s’en aller en courant de la maison. Lehna poussa un petit soupir. Pourquoi elle avait tant de mal à sortir de cette maison alors que tout le monde semblait agir comme s’il s’agissait d’un moulin ? L’homme poursuivit sa femme, et la princesse se retrouva seule avec la fille bizarre et le garçon malade. Le calme suivant la tempête était agréable, l’odeur mise à part, la femme faisant bien attention à ne pas regarder dans la direction du garçon. Elle profita un instant de ce répit, puis allait dire à la fille qu’elle la laissait s’occuper de l’enfant, lorsque, une fois n’est pas coutume, elle fut stoppée dans son initiative.

À sa ceinture pendait un filet dans lequel était enveloppé un œuf, qui se mit soudainement à briller comme s’il voulait tout à coup détrônait le soleil. Cela ne dura qu’un instant, puis la lumière qui en émanait se stabilisa, projetant une ambiance sympathique dans la pièce. Oubliant le gamin mort, sa famille et l’autre fille, la femme posa le filet sur la table de travail du garçon sans doute, puis hésita à retirer la couverture qui le drapait, ayant peur de se brûler ou autre chose. C’était la première fois qu’elle assistait à un évènement de ce type, et elle n’avait aucunement idée de la manière dont elle devait agir. Finalement, l’œuf craqua, la lumière fut plus vive puis disparu, et sans qu’elle n’y touche, un truc pointa sa tête en dehors de la couverture. Il rampait péniblement pour se désempêtrer du tissu, avant de regarder Lehna avec des grands yeux brillants. Il poussa un faible braillement, puis leva une de ses pattes avant pour essayer de toucher la jeune femme. La demoiselle, incertaine de son geste, avança un doigt vers la chose, qui poussa un autre braillement de satisfaction au contact de la demoiselle.

La princesse sourit. Finalement, peut-être que ce grand prêtre lui avait donné un présent utile en fin de compte. Cet animal, dont elle ne connaissait pas l’espèce, comme toutes les autres issues du nouveau continent, possédait un charme naturel et charmeur immédiatement perceptible. Si elle arrivait à faire développer ce don d’avantage, cela lui donnerait un ticket gagnant pour toutes les manifestations où être mignon était la clé. Prenant le petit par dessous ses pattes avant, elle le souleva pour le poser contre son torse, le lovant dans ses bras. Il était froid, et avec cette fourrure blanche qu’il possédait, Lehna en déduit qu’il était probablement un utilisateur de glace. Le berçant, elle constata qu’il s’agissait d’un mâle, et lui sourit tendrement.

« Bienvenu sur terre petit, » pensa-t-elle de manière hypocrite, mais avec un ton qui n’en laissait rien paraître, « je me nomme Lehna, et si tu veux bien, je serais ta maman, mon cher… Glaçon. »

Elle n’était pas sûre qu’il ait comprise, mais il poussa un cri joyeux qui lui fit penser que oui. Elle tira de sa poche une pokéball, qu’elle lui présenta.

« Je ne peux m’occuper de toi dans l’immédiat, et il y a une maladie qui coure en ville, je ne veux pour que tu l’attrapes. Tu resteras donc là dedans au chaud, et dés qu’on sera en sécurité, je te présenterais au reste du groupe, d’accord ? »

Le petit l’écoutait la tête penchée sur le côté, les grands yeux clignant. Il ne réagit pas quand la lumière rouge l’absorba, et ne lutta pas pour sortir de la ball, la rendant opérationnelle tout de suite. La femme la rangea en regroupant ses affaires, se préparant à sortir d’ici sous prétextes qu’elle devait s’occuper du nouveau né. Plus le temps passait, plus elle avait des bonnes excuses pour fuir ce coin, moins elle y arrivait. Le sort était vraiment une chose curieuse.

À ce moment là, l’homme rentra à nouveau dans l’établissement, sans que cela ne surprenne la demoiselle, elle attendait ce qu’il allait dire qui allait une fois de plus l’empêcher de s’en aller de ce guêpier. Il leur expliqua que sa femme s’était enfuie, et demandait de l’aide pour la retrouver. Les sourcils de Lehna se levèrent un peu, pour une fois on l’aidait à s’enfuir plutôt que le contraire. Elle jeta un coup d’œil rapide au gamin, au liquide jaunâtre, puis à la fille, et s’avança vers l’homme d’un pas sûr.

« Je vais vous aidez et le retrouver, ne vous inquiétez pas. Restez là pour vous occuper de votre fils. »

Le plan de la femme était simple ; sortir d’ici en faisant semblant d’aider, puis s’en aller dés qu’elle aurait mit le nez dehors. L’homme hésita un instant, regarda Arthur, clairement en proie à une dilemme. S’assurant que Miku pourrait s’occuper du garçon, il se retourna vers la princesse.

« Je vais vous accompagner, si vous ne connaissez pas le coin, c’est un coup à se perdre dans les bois. Il vaut mieux que nous y allions ensemble. »

Sans attendre sa réponse, il pria à nouveau la fille bizarre de ses bons services, puis sortit, une Lehna fumante sur les talons. Bon, au moins, elle serait dehors, elle pourrait faire semblant de voir un monstre et de fuir à la première occasion, elle aussi, non ?

Dehors, la pluie ne s’était pas calmée, au contraire. Faisant usage de sa maitrise, elle protégeait l’individu et elle-même de l’eau qui ruisselait du ciel. L’homme indiqua la direction prise par la dame, et quand ils arrivèrent au lieu où l’autre gourde s’était échappée, l’homme lui expliqua la situation. Lehna n’eut pas besoin d’attendre qu’il ait terminé. À cause de la pluie, des traces de pas était clairement visible dans la boue, et avec un peu de chance, cela pourrait les conduire directement à la femme. Cette fois, ce fut la demoiselle qui prit la tête de leur petite patrouille, suivit de l’homme qui trottinait presque pour suivre son pas rapide ; la princesse voulait en finir au plus tôt avec cette histoire.

Ils n’eurent pas à marcher longtemps ; la dame s’était agenouillée au pied d’un arbre, les jambes collées contre sa poitrine en geste rassurant, faisant de petites oscillations d’avant en arrière en murmurant des phrases incompréhensibles. Lehna n’osa pas s’approcher et laissa l’homme s’en charger, après tout, elle avait rempli sa part du marché. Le type essaya de convaincre la dame de se lever mais elle refusa, puis il finit par mettre sa main sur son front. Il se tourna vers la princesse, alerté.

« Elle est brûlante et délirante, elle a du attraper le mal elle aussi, » expliqua-t-il, la voix tremblante d’inquiétude, « on doit la ramener au chaud le plus vite possible ! »

Décidément, quand y’a plus rien à faire, y’a toujours autre chose qui se présente. La princesse avait envie d’abandonner le type et sa truie là et s’en aller, mais la dame poussa un nouveau cri strident très violent, en pointant du doigt un Chetiflor qui venait d’apparaître.

« C’est lui ! C’est le monstre ! » hurla-t-elle à s’en vider les poumons deux fois.

Lehna regarda la bestiole bizarre qui venait d’apparaître. Elle espérait vraiment que la femme soit délirante, car prendre une petite pousse idiote et bancale pour une bête assoiffée de sang était tout de même très inquiétant. Tentant à nouveau de se débarrasser du couple, elle quémanda l'aide de Saphir.

« Je vais m’occuper de ce monstre, allez-vous en, retourner auprès de votre enfant ! »

Elle ne comptait pas combattre cette chose, Saphir n’était en rien douée pour cela et elle refusait de laisser son chat se faire mal de quelque façon quelle soit. Cependant, la Chaglam pourrait juste communiquer avec la chose et lui demander de partir, dans ce cas c’est tout ce qu’elle cherchait.

Tirant sa femme par le bras, l’homme reprenait difficilement la route dans le chemin inverse, la dame luttant encore contre sa propre imagination.


Dernière édition par Lehna le Ven 1 Fév 2013 - 15:02, édité 4 fois

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Miku Hatsune le Lun 7 Jan 2013 - 0:06


« C’est l’occasion de mettre en pratique ton pouvoir… N’aie pas peur de cette agitation, de ces cris et de cette souffrance. Je sais que tu es capable de les faire disparaître. »


Lorsque l’enfant eut un violent spasme suite à sa crise et se mit à vomir, Miku écarquilla les yeux. Pour en arriver à ce point, le pauvre Arthur devait vraiment être très, très malade. Quand il se fut calmé, la mère secoua Lehna (dont personne ne connaissait encore le nom) comme un prunier, avant que la jeune femme ne la fasse lâcher prise en lui intimant de la laisser tranquille. Encore choquée par la réaction de la maîtresse de maison, Miku ne dit rien lorsqu’elle subit le même sort, se contentant de fixer la furie de ses grands yeux bleus. Ce fut l’intervention du mari, qui attrapa son épouse pour la dégager de là et la calmer, qui tira la Nalcienne de sa léthargie. La première chose que fit l’adolescente sembla être le geste le plus sensé depuis les hoquets de l’enfant : elle se dirigea vers la fenêtre, protégée par de sommaires volets en bois, et l’ouvrit en grand, histoire d’aérer l’air vicié de la maisonnette. Une fois le couple sorti, une vive lueur jaillit alors d’un sac que portait la Mizuhanienne, et celle-ci le posa simplement sur la table, laissant l’œuf qui en était responsable se craqueler peu à peu. Miku, elle, détacha ses yeux du spectacle au bout de quelques secondes, pensant avant tout à soigner Arthur. Elle chercha une capsule dans le long vêtement qui la recouvrait, puis en libéra Murex, le Kokiyas aux couleurs vives, puis Nebula, la Tylton petite, mais pas chétive pour autant. Elle les regarda ensuite et leur dit doucement :

« Je vais avoir besoin de vous… Murex, je voudrais que tu asperges cet enfant d’eau pour le laver, et ce qui l’entoure aussi. Ensuite, gèle ce qui sera à nettoyer par terre.  Nebula, tu vas m’aider à le sortir du lit. Je vais l’allonger dehors, le temps de faire sécher ses draps et sa couche. »

Alors que l’autre femme, absorbée par l’éclosion de son Pokémon, ne les aidait absolument pas, Miku ne lui en tint pas rigueur. Elle était là pour faire son travail, et elle avait pensé qu’elle serait seule pour venir en aide aux habitants du village caché, alors… Elle laissa son coquillage arroser le gamin et tout ce qui avait été sali, puis recouvrir les déchets organiques d’une épaisse couche de glace. Elle souleva ensuite le corps inerte, avec l’aide de son oiseau, puis sortit, une couverture à la main, pour déposer le tissu à même le sol, avant d’y allonger Arthur et de le déshabiller entièrement. Elle laissa les vêtements dans le sol mouillé qui commençait à se couvrir de neige, puis créa une bulle d’air solide autour de l’enfant et d’elle-même. L’adolescente commença alors à passer ses mains sur la peau de l’enfant, cherchant à en faire sortir la source du mal. Il était vraiment fiévreux, et l’air frais lui ferait sans doute du bien, sans compter qu’il ne risquait pas d’attraper une pneumonie, ou un autre mal qui aggraverait son état, dans la bulle d’air de Miku. De plus, le fait d’avoir été lavé, déshabillé et mis loin de cet environnement empli de miasmes contagieux lui serait sans doute bénéfique. La Nalcienne psalmodia quelque chose, et un courant doux et apaisant entoura ses mains, puis enveloppa le corps malade. Elle ne l’avait pas totalement guéri, mais au moins, elle avait pu évacuer la présence néfaste, l’avait empêché de vomir de nouveau, et avait apporté un peu de repos au gamin épuisé.

En soupirant, Miku le souleva de nouveau, entra dans la masure, et libéra son Korillon. Tintinna sautilla avec joie, faisant sonner la clochette qui composait son corps, mais se calma bien vite en voyant la mine grave de sa dresseuse.


« Tinti, fais léviter ce bloc de glace jusqu’à dehors, s’il te plaît. Mets-le loin du village, il y a des mauvaises choses à l’intérieur… Il faudrait le détruire par la suite, mais on verra ça plus tard. Ensuite, reviens, j’aurai encore besoin de toi. »

Comprenant la gravité de la situation, la créature acquiesça, puis s’exécuta. Elle revint au bout de quelques minutes, et fit léviter le corps de l’enfant quand elle vit que Miku le lui montrait, dans ses bras. Une fois ses mains libres, la Nalcienne entreprit de fouiller tout simplement dans les tiroirs, à la recherche de draps et de vêtements propres. Tout ce qui avait été sali ayant été sorti et mis dans la fine couche de neige qui tapissait à présent le village, le lit et l’enfant étaient totalement nus. Elle trouva enfin ce qu’elle cherchait, sécha la pièce avec ses pouvoirs aériens, puis remarqua le petit Pokémon bleu et blanc qui trônait sur la table. Elle sourit alors à la femme pour la féliciter de cette arrivée dans sa famille, puis fit le lit. Alors qu’elle rhabillait le malade et l’allongeait sur le lit propre, son père entra en trombe dans la maison, en criant que sa femme s’était enfuie, et en demandant de l’aide pour la retrouver. Aussitôt, Miku se tourna vers l’inconnue, qui regarda l’enfant, puis le sol désormais presqu’entièrement sec. C’était plutôt explicite : elle voulait que la Nalcienne s’occupe d’Arthur… Ce à quoi l’adolescente hocha la tête. Elle planta ensuite ses grands yeux bleus dans le regard de l’homme, et fit de même, lui promettant de s’occuper de son fils.

Un moment passa alors, pendant lequel Miku s’assura que le gamin ne refaisait pas de crise, et ne redevenait pas fiévreux. Constatant que ce n’était pas le cas, elle sortit rapidement, puis enroula les vêtements dans la neige, avant de les laisser ruisseler sous la neige fondue. Elle les essora ensuite près du pas de la porte, puis entra de nouveau pour les étendre sur des chaises. Ayant fait son possible pour l’instant, elle décida de laisser Tintinna dans la maisonnette, estimant qu’un Pokémon Psy serait le plus apte à la prévenir en cas de problème. Elle avait appris qu’ils avaient des facultés pour parler dans l’esprit des gens, et elle faisait confiance à sa clochette cabossée pour s’en servir. Rappelant Murex et Nebula, elle sortit, après s’être assurée qu’Arthur était bien allongé, avait son tissu mouillé sur le crâne, et un verre d’eau à sa portée.

Miku courut alors pour retourner voir son premier patient, à savoir le père que le fils surveillait déjà de près. Elle changea rapidement le torchon sur son front, puis recommanda à l’enfant de bien le faire boire en vérifiant qu’il n’était pas trop fiévreux. Elle termina par une sommation de venir la chercher, ou de voir son Pokémon, dans la masure d’à côté, si jamais un problème survenait, puis sortit en toute hâte. Elle avait soigné deux personnes, et elle ne comptait pas s’arrêter là. En une quinzaine de minutes, elle visita trois autres foyers, où les symptômes étaient les mêmes, et où elle fit les mêmes recommandations et agit de la même manière. Enfin, elle s’arrêta au centre du village, où elle songea un instant au moyen d’être plus efficace et d’augmenter son rendement. Mais elle n’eut pas le temps de pousser ses réflexions plus loin : Pardalis, la petite créature féline qu’elle avait recueillie quelques semaines plus tôt, jaillit de sa Ball sans crier gare, miaula brièvement, puis courut dans une direction, presqu’à la sortie du village. Miku se mit à la poursuivre, en l’implorant de revenir, terrifiée par le temps qu’elle allait perdre dans ce petit jeu qui, vu l’état des habitants, n’en serait bientôt plus un, privant Payan de son médecin. Mais la Skitty pila soudain, alors que le père d’Arthur, qui tirait sa femme par le bras, apparut devant elles. Miku, interloquée et confuse, s’inclina.


« Je suis désolée ! Mais Arthur n’est pas seul, je me suis occupée de lui, et un de mes Pokémon est avec lui. Que se passe-t-il ? »

L’homme lui montra un point un peu plus loin, vers lequel la jeune prêtresse se dirigea en le remerciant. Elle tomba alors nez à nez avec la Mizuhanienne, qui faisait face à un drôle de Pokémon qui ressemblait à une plante aux allures humanoïdes. Près de la femme, un Pokémon félin à la queue en spirale fixait l’autre créature d’un air blasé. Dès qu’elle l’aperçut, Pardalis se mit à gronder et à feuler, ce qui surprit vraiment Miku. Depuis qu’elle était avec elle, elle ne l’avait jamais vue s’énerver de la sorte, et encore moins se montrer agressive. En effet,  la Skitty regardait tour à tour le Chaglam, le Chétiflor, et Lehna. Un peu gênée par l’attitude de son amie, Miku dit doucement :

« Excusez-la, ano… Elle n’est pas comme ça, d’habitude. Mais elle a couru par ici, alors, elle a peut-être senti quelque chose. Est-ce que ce Pokémon pourrait avoir un lien quelconque avec l’épidémie ? Je ne sais pas ce qu’il est, donc… Je ne peux pas connaître ses capacités. »

La Nalcienne ne le remarqua pas, mais Pardalis, elle, sentit le regard malsain et intéressé de l’aînée de Miku. Elle en avait sans doute après sa fourrure, comme tous ceux qui croisaient des Pokémon d’une couleur inhabituelle ! La fourrure du chaton se hérissa, tandis qu’elle crachait de plus belle, prête à défendre sa maîtresse de l’humaine, du chat… Et du drôle de truc à la grosse bouche. Pardalis était peut-être petite, mais c’était une vraie tigresse (ou panthère, vu son surnom…). Elle ne se laisserait pas faire.


[J’ai pensé que le Chétiflor pourrait être en partie responsable de l’épidémie, parce qu’il aurait répandu des spores toxiques dans les denrées. Je ne sais pas ce que ça vaut, comme hypothèse, mais en tout cas, la pouloute de Miku n’aime pas cette bestiole… xD]

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Eeva Slanzar le Ven 25 Jan 2013 - 18:08

Oui c’était débile… Elle n’utilisait quasiment jamais ses pouvoirs, ce qui était un peu bizarre quand on la connaissait un tant soit peu, alors penser qu’elle était capable de sentir les gens grâce à la pluie… Et puis bon, elle n’était pas assistante sociale -manquerait plus que ça-. Mais elle avait beau sentir le battement de cœur de la vie, n’empêche qu’elle n’était pas plus avancée que ça… Sifflement. Bruit. Douleur. Une flèche.

« Enf… »

A sa gauche, une silhouette l’avait mise en joug et s’apprêtait à en relancer une seconde. Une main sur sa plaie, l’autre fit naître une bulle d’eau qui apparut cette fois directement à côté du gars, lui explosa à la figure dans une détonation à faire pâlir d’envie un Tiplouf. Bien fait c… ! Eeva gémit, pesta en cassant la flèche et la faisant ressortir par l’autre bout.

« Je vais le buter… » Grogna t-elle, tandis qu’elle extirpait lentement la flèche de son bras.

Oui pas de chance, elle ne savait absolument pas soigner. Mais sur l’instant, ses intentions allaient vers une toute autre branche de la magie, vous pouvez me croire. En tout cas, Eeva retira sa veste et déchira un bout de son haut cyan foncé et se fit un bandage de fortune. Saloperie, si elle lui mettait la main dessus, elle lui défonce la tête ! L’occasion se présenta lorsque se relevant et après avoir noué sa veste autour de sa taille, le bandit se relève et s’enfuit. Bougeant à nouveau ses mains, c’est à nouveau sur l’Aqua-Explosion que la rousse comptait lui faire la peau, mais hélas, la visée ce n’était pas son truc. Les deux bulles s’écrasèrent sur deux arbres différents dans un bruit de pétard mouillé. %Mais ce n’était pas comme si Eeva avait dit son dernier mot, même si rater sa cible avec un coup aussi minable avait de quoi faire soupirer, car elle s’élançait déjà à sa poursuite, remontant le camp de ce con de bandit, envoya une autre explosion dans la tête des autres filles, histoire de les renvoyer dans le coma sur son passage et se retrouva vite devant un grand talus et une vieille porte en bois. Ha ? Bon… Eeva ouvrit la porte, qui en passant lui resta dans les mains tant elle était rongée par l’humidité et la pourriture et s’engouffra dans la cave.

L’endroit sentait la boucane et s’était rien de le dire… Elle saisit un mouvement devant elle et devina la présence du bandit. Hum… Soit il filait devant, pour aller chercher ses potes, soit… Il l’attendait probablement pour mieux la tuer. Décrochant l’une des balles, Eeva libéra Actée dont la lumière bleue éclaira joliment la cave, même si pour l’instant le jour qui passait par le trou de porte était suffisant. D’un geste de tête, elle l’envoya jeter un coup d’œil en avant. Le bandit lui, vit se rapprocher la lueur bleu et émit un cri quand il vit approcher le spectre, décocha une flèche, qui le traversa. Actée l’immobilisa avec un simple cage-éclair qui le paralysa lorsqu’Eeva s’approcha. Elle avait vu la flèche s’écraser contre le mur mais ne s’était pas inquiétée une seconde pour le spectre, les choses matérielles et ordinaires ne pouvaient rien contre eux. Comme promit, la rousse lui envoya son attaque la plus puissante, malgré son manque d’entrainement, emprisonnant le corps du bandit dans un tourbillon électrifié qui ne manqua pas de l’électrocuter. Si on vous le demande, c’est lui qui a commencé…

Mais à vrai dire… Eeva n’avait plus tué depuis longtemps, pas qu’elle en ressentait de la culpabilité mais cette mort faisait tâche. Même si bien sûr on avait le droit de se défendre, elle savait aussi parfaitement qu’il n’avait pas été nécessaire de l’aider un peu à mourir (juste un peu). Eeva fit sortir un autre Pokémon et sur ordre de sa maitresse, Pyracantha, consuma le corps à l’aide de ses flammes, sans omettre l’arc (Eeva avait le souci du détail), puis Eeva éparpilla les cendres dans l’eau avec ses bottes. Ce n’était que des bandits après tout. Visitant le reste de la cave, le long d’un second couloir Eeva découvrit des caisses de bonne taille et une échelle et ne se fit pas prier pour tout fouiller, qui d’autre qu’une ex-Pirate s’attendait à voir un petit trésor là-dedans ? Enfin, le terme de trésor était sans doute exagéré, car a part des outils et du tissu, il n’y avait rien. La rousse en vint donc à ouvrir la dernière caisse qui révéla un contenu bien plus sympa que le reste. Il y avait des armes, des pièces d’armures, de l’or et même quelques pierres précieuses. Qu’Eeva s’empressa d’emporter.

« Pyracantha, brûle le reste s’il te plaît. »

Et la Malosse s’exécuta. Eeva ne pouvait pas emporter les armes, sans quoi cela ferait un peu louche, mais ne laisserait pas non plus un arsenal aux bandits là dehors. Ceci fait, la rousse fit rentrer la chienne et grimpa à l’échelle, suivit du spectre. Soulevant la trappe quelques mètres plus haut, elle déboucha… Dans une cave. Original… Sauf que dans cette cave, grâce à la lumière d’Actée, la rousse vit une quantité impressionnante de Pokémon. Dans un concert de « Mimitoss » et de « Chetiflor », la rousse referma la trappe, que le spectre électrique traversa. Etrange… Il était plutôt rare de parquer des animaux, si ce n’était pas pour du braconnage… Non ?

« Hé bien, qu’est-ce que vous faites tous ici ? Enfermés comme des esclaves ? »
« Mimitoss. »


Oui… Convainquant comme argument. Eeva mit un genou à terre afin de se mettre à hauteur des insectes et des plantes qui la regardaient bizarrement.

« Si vous me laissez sortir par la porte, je vois ce que je peux faire pour vous. » Fit Eeva.

Sa proposition fit mouche, lorsqu’elle se releva et marcha vers l’autre trappe (il y avait un petit escalier en bois), aucun des Pokémon ne broncha, ce qui était une excellente chose car les Chetiflor et les Mimitoss avaient tout un panel de poudres toxiques que la rousse n’avait aucune envie d’expérimenter. Une fois en haut de la courte échelle, la femme poussa de toutes ses forces les portes en bois, sévèrement inclinée. Elle se trouvait sans nul doute dans une petite cave creusées habituellement derrière les maisons… Après quelques secondes d’efforts, l’une des portes bascula assez pour qu’Eeva ne puisse prendre appuit et l’ouvrir complètement. Lorsqu’elle sortit de là et laissa retomber la porte, des cris se firent entendre, mais surtout, la rousse put enfin constater qu’elle devait être à Payan. Ben c’était pas trop tôt ! Mais pour en revenir aux cris, Eeva qui avait fait quelques mètres dans le village vit passer une femme en furie, poursuivit par une autre femme… Et une jeune fille avec un homme. La rousse eut un sourire en coin, se rappelant la presque même crise de folie de celle qu’elle avait un jour giflé à Loukaï. Bon bah voilà, elle arrivait au moment du dénouement alors, nickel.

Suivant leur trace, Eeva arriva rapidement à leur hauteur, son Motisma la devança en envoyant une décharge électrique dans le dos de la femme en bleue, celle accompagnée par un Chaglam. La sale bête… Il s’était certes laissé capturer, mais le spectre n’avait en rien perdu son caractère espiègle et sa tendance à envoyer des décharges aux gens, ce qui fit sourire Eeva.

« Ho vous avez raison, quel monstre… » Railla la rousse. « Relevez-vous et arrêter de pleurnicher. » Dit-elle sèchement afin de secouer un peu la femme de Payan. « Pauvre petit Chetiflor… Tu as peur, n’est-ce pas ? »

La rousse s'en était retournée vers le Pokémon et s’agenouilla à quelques mètres de lui, au cas où celui-ci déverserait ses poudres, même si avec la pluie on pouvait espérer être un peu à l’abri, et fouilla dans ses poches pour en ressortir une baie ronde et bleue, une baie Oran. D’après Eeva, il avait dû sortir de la cave par la forêt et s’était peut-être fait pourchasser par les bandits et par la suite, par cette bande de rigolos.

« Je me présente, Eeva Slanzar, je suis la Championne de Fla’Or, j’ai entendu parler d’une épidémie à Payan. » Dit-elle, sans se relever et présentant toujours la baie au Chetiflor.

[ :p Eeva à d'autres baies et des pokéblocs (ou leur équivalent sur Erasia) si le Chetiflor à envie de lui faire les poches x) ]

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par PNJ le Dim 27 Jan 2013 - 11:35

Le Chétiflor regarda l'attroupement, entre la femme qui braillait à tout va qu'il était un monstre, celle en bleue avec un Chaglam qui n'avait pas l'air très sympathique, celle aux cheveux bleus avec une Skitty qui semblait vouloir le tailler en pièce et enfin une rousse, qui semblait surgir d'Arceus sait où, avec un Motisma, et... une baie ! De toutes, c'était bien elle qui lui paraissait la plus sympathique et il décida de s'approcher lentement de la championne, et avec prudence, pour s'emparer du fruit et le gober avec plaisir. Il ne tenterait pas de trouver à manger sur elle, et se contenterait de ce qu'il avait. Après tout, elle ne lui était pas hostile, et il ne ferait pas la fine bouche.

La situation était en train de s'apaiser. La femme retournait chez elle, apparemment calmée de ne plus voir le « monstre » -même s'il était surprenant de penser qu'un si petit Pokémon soit en réalité une bête monstrueuse- et les personnes intéressées par la mission étaient toutes là. C'est alors que surgit le maire du village, un homme aux traits creusés, l'air passablement fatigué, les yeux éteints. Pourtant, il semblait content de voir les trois femmes. Néanmoins, il s'abstint de toute politesse ou courtoisie, ne leur serrant pas la main, cachant celles-ci sous de longues manches.


« Vous êtes celles envoyées pour nous aider avec cette épidémie ? Merci beaucoup... La situation commençait à devenir critique. Nous allons rassembler les malades dans notre église, l'infection se propage mais... Mais pas en contact direct on dirait. Venez, je vais vous montrer le chemin. »


Bon gré mal gré, le trio féminin fut bien obligé de suivre le maire. Autour d'eux, des hommes du village rentraient dans les maisons, et emmenaient les malades vers le lieu saint. Les avoir tous au même endroit faciliterait le travail des guérisseurs. Et ceux voulant trouver l'origine de ce fléau aurait le champ libre pour en trouver la source.

Il ouvrit la porte de la petite infrastructure en bois et les laissa rentrer. Le lieu saint n'était pas très grand, et pourtant, il semblait prêt à déborder de patients, allongés sur des lits de fortunes, en train de dormir ou de hurler à la mort, sous la douleur. C'était une vision assez écœurante, et le mal frappait sans distinction d'âges ni de sexe.


« Vous le voyez vous même, ça devient vraiment critique. Nous avons déjà perdu les plus jeunes enfants. Et avec cette maladie, plus personne ne veut nous fournir de nourriture, nous vivons sur nos réserves qui sont bientôt épuisées... »


En somme, Payan était pris à la gorge, et à bout de souffle. Le Chétiflor, qui avait suivi le groupe, s'avança dans la salle, zigzaguant entre les lits, et s'approcha d'une petite fille de trois ans environ, à l'air triste, au chevet de son frère aîné. Pour son jeune âge, elle faisait preuve de maturité et restait en silence, contenant ses larmes de toutes ses forces. Sa mère passa près d'elle et lui tendit un petit morceau de pain, et un verre d'eau. Elle avait faim, chacun devait se rationner... Pourtant, en voyant le petit Pokémon plante devant elle, qui semblait également avoir faim, elle brisa le pain en deux et lui tendit un bout. Il s'en empara et commença à le manger, prenant également le peu d'eau qu'elle lui tendit. Il avait décidé de lui tenir compagnie, pour lui changer un peu les idées...

Le maire se tourna vers les trois femmes.


« Que comptez-vous faire à présent ? Nos hommes sains sont à votre dispositions pour effectuer des recherches à vos côtés, ou soigner les malades. Néanmoins... Ils ne sont plus très nombreux... »


L'homme ne mentionna pas l'élite sociale du village, qui restait cloîtrée chez elle entre quatre murs, et qui ne comptait pas mettre le nez dehors. La situation virait peu à peu au drame pour le village...


------------------------------------------

Alors je tenais en effet à souligner quelque chose avec le Chétiflor, néanmoins ça n'est pas lui le coupable, au contraire, c'est une petite plante très gentille. Donc try again ! Sinon, pour le moment, vous pouvez :

- commencer à chercher des indices à droite à gauche, en visitant les maisons. Prenez garde aux nobles du village, ils ne veulent pas que la maladie pénètre chez eux donc vous chasseront sans ménagement.
- soigner les personnes malades et aller chercher celles qui sont encore chez elles.

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Lehna le Ven 1 Fév 2013 - 16:23

Saphir n’était en rien une bête de combat, mais il ne fallait pas chercher à approcher sa maitresse de trop près, sous risque de devoir goûter à ses griffes et ses crocs. Au moment où le Motisma allait oser toucher sa dresseuse, la Chaglam prit les devant, se détournant de la pousse pour annuler l’attaque électrique grâce à un coup de boue bien lancé. Elle ne cherchait pas à contre-attaquer la bestiole flottante, juste à éviter que quiconque fasse du mal à la princesse. Le chat plissa les yeux et ses oreilles tombèrent légèrement en arrière, montrant son désaccord pour cet acte infâme. Qui donc était assez idiot pour attaquer n’importe qui par derrière de la sorte ? D’autant plus que la chose avait l’air d’appartenir à la nouvelle venue ; cette dame était-elle donc si incompétente qu’elle ne savait pas dire à ses Pokémon de se tenir en place ?

Juste après la défense de Saphir, Lehna se retourna pour voir de quoi il était question, intriguée par l’attitude soudaine de sa meilleure amie. Elle qui d’habitude était sage et posée, voilà qu’elle avait les pattes boueuses et la moue colérique. Levant la tête, elle put voir le Pokémon spectre, suivi d’une grande rousse aux allures presque garçonnes. La princesse rappela Saphir à ses côtés d’un mot, laissant la dame lui passer devant pour s’occuper de l’autre plante. La Pokémon chafouin était toujours autant sur les nerfs, mais elle fit son possible pour rester calme tout en gardant un œil sur tous ceux qui pourraient encore s’en prendre à Lehna. La Mizuhanienne n’avait pas vu ce que le chat avait fait pour elle, mais elle la connaissait assez bien pour savoir que si elle avait pris une telle initiative, c’était pour une bonne raison. Elle lui faisait entièrement confiance, mais elle préférait néanmoins quand Saphir ne se mettait pas dans ce genre de situation.

Miku rejoignit le petit groupe juste après, et Lehna se mit à se demander comment elle allait réussir à s’en sortir cette fois. La rousse semblait s’occuper du Chétiflor, heureux qu’on le nourrisse, et la princesse envisagea de s’éclipser sitôt ce petit détail réglé. Pendant ce temps, une Skitty aux couleurs étranges se mit à siffler à la princesse, et Saphir, déjà irritée, n’en eu pas besoin de beaucoup plus pour se mettre à grogner en direction de la petite féline. Décidément, personne n’était sympathique dans ce village, au point où même Saphir, tout de même réputée pour son calme et sa patience, commençait à craquer. Lehna fronça les sourcils, inquiète. Son chat avait-elle pu attraper cette drôle de maladie qui donnait des fortes hallucinations, comme elle avait pu le constater ? Avec une brève commande, elle rappela la chafouin à l’ordre, qui se rapprocha d’elle en détendant ses muscles, sans pour autant quitter la Skitty des yeux. La princesse avait pour habitude d’ignorer ceux qui l’embêtaient, et en temps normal, Saphir suivait son comportement. L’humaine n’en avait donc que faire de cette bestiole qui lui cherchait des noises, mais cette fois, Saphir, elle, restait presque provocatrice, même si dans le fond elle ne faisait que s’inquiéter pour sa dresseuse.

Quand la rousse eut fini de s’occuper de la tige branlante, elle se tourna vers les demoiselles et se présenta en tant que la championne de la ville glacée. La princesse n’était en rien impressionnée ; elle avait déjà entendu parler de cette dame lorsqu’elle résidait au château, mais la voir en vrai ne lui faisait ni chaud ni froid. Enfin, peut-être qu’elle pourrait la laisser s’occuper de tout cela et s’en aller en douce, sous prétexte qu’elle n’était encore ni championne ni aide-soignante. Cela dit, elle n’en oublia pas ses bonnes manières, et se présenta à son tour.

« Je suis Lehna, de Mizuhan, » expliqua-t-elle sans donner son nom de famille, futile ici à son goût, « je suis arrivée ici complétement par hasard, je ne savais pas qu’une épidémie rôdait dans le coin. »

Elle allait continuer en disant à quel point elle serait inutile pour le groupe, histoire que les autres femmes ne veuillent pas de son aide, quand un homme un peu enveloppé les aborda. Il avait l’air d’être un des hauts placés de la ville, mais ne se présenta pas pour rentrer directement dans le cœur du sujet. Au moment où il demandait si les demoiselles avaient été envoyées pour eux, elle allait répondre « non » mais il enchaina directement en les remerciant. Franchement, personne n’allait laisser lui en placer une à la fin ? La jeune femme avait l’impression d’être une mouche prise dans une toile d’araignée, cherchant à tout prix à se débattre sans arriver à se libérer. C’était aussi une belle manière de résumer sa vie, mais là n’était pas le moment.

Contrainte, la princesse suivit donc l’homme, s’enfonçant à nouveau dans le village. Il les guida vers ce qui devait être l’église du village. Le type avait d’ailleurs complétement paniqué Lehna, en leur avouant que la maladie se propageait autre que par le toucher. C’était inquiétant dans un sens, parce qu’il semblerait que se tenir à distance des gens ne suffisait pas pour éviter d’être contaminé, et en prime on les guidait vers le lieu le plus concentré en terme de malades. Elle haïssait vraiment l’Altaria pour l’avoir fait atterrir dans le pire des endroits que l’on pouvait trouver sur cette terre.

En rentrant dans le bâtiment, la princesse eut un haut le cœur, comme au moment où Arthur avait décidé de vider ses intestins sur son lit. Elle ne se sentait pas très bien en présence tous ces gens, et même quand l’homme essaya de les prendre par les sentiments en leur confessant à quel point leur situation était précaire, la femme n’avait qu’une envie, celle de s’en aller d’ici en courant, sans regarder derrière elle, et tant pis pour ce que les autres penseraient d’elle. Elle finit néanmoins par se ressaisir. Elle se fichait royalement de l’état de ces gens et de cette ville, mais elle était en présence d’une championne de Mizuhan. Si elle voulait un jour devenir celle d’Arkan, elle ne pouvait se permettre qu’une femme si connue et influente qu’elle se mette à balancer sur son compte. Se tenant à nouveau droite, elle fit quand même signe à Saphir de rester dehors, il était inutile qu’elle prenne le risque de rentrer dans ce lieu maudit. Le chat n’aimait pas l’idée d’être éloignée ne serait-ce que de quelques mètres de son humaine, mais elle respecta les consignes, prête à intervenir malgré tout.

L’homme demanda aux femmes ce qu’elles comptaient faire dans l’immédiat, et Lehna devait avouer qu’elle n’avait pas la moindre idée. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle devait rester au plus loin de ce bâtiment. Elle n’avait donc pas trente-six solutions, en répondit rapidement avant qu’on ne puisse lui « voler l’idée ».

« Je vais continuer à voir s’il n’y a pas d’autres informations qui pourraient nous aider dan le village, » expliqua-t-elle simplement, « si on connaît la cause de cette pandémie, il sera plus simple de l’arrêter avant d’y mettre fin. Je serais reconnaissante si un de vos hommes veut bien servir de guide. »

D’autant plus que les hommes, elle les connaissait mieux que les femmes. Enfin, elle fit demi-tour pour quitter l’église, lançant un coup d’œil aux deux autres femmes sur le chemin de la sortie. Il était possible qu’elles veuillent faire la même chose qu’elle, mais même dans ce cas, elles auraient peut-être plus de chance de trouver quelque chose si elles cherchaient chacune de leur côté. Cela dit, elle n’allait pas les empêcher de l’accompagner non plus.

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Miku Hatsune le Ven 8 Fév 2013 - 10:22


« Donne-leur ton pouvoir, ton savoir, les couleurs, la bonne humeur. Rends-leur ce que la maladie leur a pris : le sourire. »


Alors que Miku tentait, tant bien que mal, d’apaiser son chaton, une autre femme se présenta devant le groupe, une femme que l’adolescente connaissait. Elle l’avait déjà rencontrée lors d’une mission, de longs mois (années ?) auparavant, au cours de la première mission qu’elle avait effectuée, d’ailleurs. Comment s’appelait-elle, déjà ? Ah, oui. Eeva Slanzar. Si elle se souvenait très bien de son visage et de sa voix, Miku avait totalement oublié qu’elle était championne d’arène et à vrai dire, ce n’était pas vraiment ça qui la marquait le plus lorsqu’elle faisait connaissance avec quelqu’un, puisqu’elle n’aimait pas les combats. En tout cas, le Pokémon Plante avait l’air de l’apprécier, et la baie qu’elle lui tendait y était sûrement pour quelque chose. Les parents d’Arthur s’éloignaient déjà pour rentrer chez eux, le Chétiflor dévorait sa Baie Oran, et le calme était à peine troublé par les petits grondements et feulements des deux félins. Ce fut au cœur de cette quiétude relative que le maire du village surgit, se présenta de manière succincte, les remercia rapidement, puis les invita à les suivre. Avant de s’exécuter, l’apprentie prêtresse signala :

« Miku, de Nalcia, j’étudie actuellement au Temple de l’Air Boréal pour devenir capable de soigner les gens et d’apaiser leurs souffrances. Je ne suis donc encore qu’une apprentie, pardonnez-moi si je ne peux soigner complètement tous les malades… »

La jeune fille risqua un regard en direction de la championne, mais cette dernière ne semblait pas l’avoir reconnue… Oh, et puis, ce n’était pas un drame. Il y avait si longtemps, maintenant… Miku ne pouvait pas lui en tenir rigueur et, l’aurait-elle-même voulu, elle en aurait été bien incapable, bien trop gentille pour reprocher quelque chose d’aussi futile à qui que ce soit. Après avoir pris Pardalis dans ses bras pour la sermonner et la laisser se réfugier dans son vêtement, au niveau de son cou, elle emboîta le pas au groupe, non sans observer d’un air curieux le drôle de Pokémon flottant et électrique qui avait attaqué Lehna sans raison. Elle n’en avait jamais vu auparavant, mais de la part de Miku, l’ignorance au sujet des Pokémon n’était pas inhabituelle, étant donné qu’elle n’avait pas plus d’un an ou deux de souvenirs en mémoire.

En arrivant devant la porte de la petite église, la jeune fille entendit son Pokémon en forme de clochette se diriger vers elle, et elle l’accueillit chaleureusement, la remerciant d’avoir veillé sur Arthur, avant de la rappeler dans sa capsule. Elle fit de même pour Pardalis, souriant quand le chaton feula de protestation. Mais elle refusait de les laisser dans ses pattes, à gêner son travail, et à risquer d’attraper le mal qui, selon le maire, ne se propageait pas par contact, ce qui inquiéta Miku. Celle-ci se mordit doucement la lèvre lorsqu’elle pénétra dans l’édifice.

Il y avait des malades partout, dans tous les coins, et des cris déchirants s’élevaient indistinctement de cette masse de personnes pleines de miasmes et de douleur. Quand le maire se tourna vers les trois femmes pour leur demander ce qu’elles comptaient faire, la résolution s’afficha clairement sur son visage pourtant juvénile.


« Je vais faire mon possible pour aider tout le monde et les soigner. Mais il va falloir identifier les plus malades d’entre eux, et les isoler, afin qu’ils ne contaminent pas davantage les autres. J’y vais. »

Sortant rapidement un morceau de tissu soyeux, mais solide, de sa besace, la jeune fille le plaça sur sa bouche, puis le noua derrière sa tête, de sorte à en faire un masque qui réduirait les risques de contagion. Les moines du Temple lui répétaient sans cesse qu’il fallait d’abord se préserver soi-même si on voulait aider les autres par la suite, et dans ce cas précis, cette recommandation prenait tout son sens. Bien sûr, le mode de contagion leur était encore inconnu, et son geste était peut-être totalement inutile, mais mieux valait en faire trop que pas assez. Doucement, la jeune fille ôta la capuche qui recouvrait sa tête, pour être plus libre de ses mouvements, et sachant pertinemment qu’elle serait en nage d’ici peu. D’un pas décidé, elle commença à arpenter l’église, s’arrêtant parfois devant un malade pour passer la main au-dessus de son front, à quelques centimètres de la peau, et faisant un signe à l’homme qui s’était porté volontaire pour l’aider et l’accompagner. Et à chacun de ses avertissements, l’assistant de Miku soulevait le patient pour le mettre à l’écart, tout au fond de l’édifice sacré. Si l’apprentie prêtresse n’avait aucune idée du sens du mot « quarantaine », elle en appliquait pourtant le concept, un peu tard, pourtant, puisque tous ceux qui étaient présents ici avaient déjà contracté la maladie. Mais elle était persuadée qu’il fallait séparer les personnes déjà grièvement atteintes de celles qui n’avaient que des symptômes moins violents.

Une dizaine de minutes plus tard, l’adolescente s’essuya le front du dos de la main, puis sentit son cœur se serrer. Elle était confrontée à un terrible dilemme : elle pouvait s’occuper des patients les plus nombreux, les malades « modérés », ou se diriger directement vers les plus atteints pour les sauver à tout prix. Mais Miku ne voulait pas choisir, et décida d’agir sur les urgences les plus pressantes. Environ un tiers de la population du village était au seuil de la mort, et elle refusait de les sacrifier au nom de la majorité. Elle voulait TOUS les sauver, et c’était sans doute bien optimiste, mais la jeune fille ne pouvait penser autrement. Elle courut donc vers le groupe à l’écart, puis s’enferma avec eux dans une bulle d’air solide. C’était un peu suicidaire… Mais c’était ainsi qu’elle prouvait son dévouement. Alors, elle s’agenouilla près d’eux, puis joignit ses mains, et laissa sa voix envelopper l’espace, alors que le vent envahissait le dôme. Des petites particules brillantes y apparurent, se multiplièrent, puis se déposèrent sur tous les malades dans la bulle. C’était une sorte de « vent de soin », généré et amplifié par la voix de Miku, et celle-ci entreprit ensuite d’apposer directement ses mains sur chacun des patients, tour à tour. Au bout d’un long moment, qui avait semblé interminable, elle se releva, recula, et dissipa la sphère le temps d’en sortir. Elle la reforma ensuite, le souffle court, avant de se tourner vers les deux tiers restants. Il y avait encore tellement à faire, tant de gens à soigner ! Mais elle ne se démonta pas, et reproduisit les mêmes gestes, méthodiquement, sans s’arrêter, en jetant parfois un regard rempli d’inquiétude vers le flot de gens qui étaient sans cesse emmenés dans le lieu saint pour y être guéris. Donnant des instructions à son assistant, qui courait dans tous les sens pour apporter un verre, une couverture ou un tissu pour le front, l’adolescente continua, encore et encore, sentant la fatigue la gagner, haletant davantage à chaque patient traité. Miku s’était lancée dans une tâche sans fin… Mais elle comptait sur Lehna, et sur Eeva, pour faire leur travail de leur côté. Elles trouveraient la source du mal et l’aideraient à soulager les villageois… Elle en était intimement persuadée, et l’air qui se faisait un peu plus pur, et un peu moins chargé de cris et de pleurs, lui murmurait de se servir de son pouvoir sans relâche. Sans compter.


[Infirmière Miku au chevet ! xD Si j’ai bien suivi, Lehna va chercher la source de l’épidémie, et je suis restée vague au sujet d’Eeva, ne sachant pas ce qu’elle comptait faire. J’espère que ça va pas trop durer, sinon ma pauvre fille va tomber dans les pommes à force de soigner à tour de bras… ^^]

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Eeva Slanzar le Dim 17 Fév 2013 - 19:09

Oui enfin, honnêtement ce n’était pas un petit chat de canapé qui ferait peur au Motisma… L’animal avait vécut dans des endroits angoissant à vous faire froid dans le dos, qui que vous soyez, il vivait à présent avec une Championne d’Arène et voyait des centaines de Pokémon passer et se faire atomiser (bon c’était un peu exagéré, mais pas loin). Bref, le chat pouvait s’énerver contre lui, il risquait surtout de passer au travers de l’étrange Pokémon dont le visage, si l’on pouvait le nommer ainsi, restait sans expression, ce qui n’avait rien d’anormal pour un spectre. L’ectoplasme n’était pas idiot et bien susceptible celui qui s’offusquait de la sorte de ses taquineries et c’était bien pour cela qu’Eeva ne jugeait pas utile d’intervenir, le Pokémon plasma n’était ni dangereux ni malveillant et à continuer de se jouer de tout, un jour où l’autre il recevrait ce qu’il méritait, mais en attendant, il n’y avait pas de quoi… Fouetter un chat. Ignorant le chat, le spectre se permit de suivre Eeva sans essayer d’éviter de passer au travers, lui ou son humaine.

Le Chetiflor sembla apprécier la baie et la goba d’un seul trait. Ces Pokémon étaient parmi les plus étranges, une tige et une bouche… Curieux non ? Bon, la plante se calmait ce qui était une bonne chose, évitant ainsi que le Pokémon paniqué ne répande ses poudres partout et pour un peu qu’il y en ait tout un groupe dans le coin… Vous voyez où je veux en venir ? Un homme surgit soudain, après que les deux autres filles ne se soient présentées et qui semblait être le chef du village ou un porte-parole, mais cela n’avait pas d’importance dans le fond. La seule chose qui en avait était les faits et Eeva laissa là le petit Pokémon pour suivre l’homme du village. D’un signe du doigt, elle ordonna au Motisma de rester un peu avec la plante, au cas où les deux chats décideraient d’en faire de quoi se purger et de voir un peu ensuite les environs. Le Motisma disparut et Eeva se dirigeait vers le village. Tout comme à Loukaï, la situation n’était pas brillante et les symptômes ressemblaient fort à ceux du petit village enneigé.

« Il y a eu une épidémie semblable au village de Loukaï à Mizuhan. » Dit Eeva lorsqu’ils furent tous dans l’Eglise. « Je veux déjà savoir ce que font tous ces Pokémon enfermés dans l’une des caves du village, ensuite, je veux savoir si vous avez des contacts avec Loukaï, voyageurs, messagers, commerce ou autre. Soit prudente Lehna et si tu as un Pokémon, voire plusieurs, capable de combattre prends-les. Force les gens à parler là haut s’il le faut. Moi je veux avant tout voir les réserves de nourriture, stockage, conditionnement. Mais avant je peux fournir de l’eau potable. » La rousse marqua une pause avant de reprendre. « A Loukaï le problème venait d’un mauvais conditionnement de la nourriture et d’eau, excessivement salés. »

Eeva ne dit rien à Miku, pour la simple et bonne raison que si elle ne savait que soigner ou du moins, était visiblement la seule d’entre eux à savoir le faire, elle serait sans doute plus utile ici. Lui faisant signe de la rejoindre alors qu’elle rejoignait un grand tonneau vide, la rousse bougea les doigts et s’entoura d’un lacet d’eau qui disparut : pour une fois, ses pouvoirs allaient servir. Ayant augmenté son affinité avec l’eau, la femme entreprit de remplir les tonneaux, après l’avoir rincé, d’eau fraîche et certainement pure. C’est vrai que d’habitude ses pouvoirs avaient un rôle un peu plus offensif mais pour une fois, elle pouvait faire exception. Ce n’était pas grand-chose certes car la nourriture manquerait d’une façon ou d’une autre, mais ils auraient au moins de l’eau potable pour les toilettes, les lessives et les boissons bien entendu.

« Miku, si tu connais des herbes médicinales pour calmer les maux de ventre, de tête, les nausées, fais-en des tisanes, ça sera au moins ça… Moi, je vais voir les réserves. »

Sans vraiment le vouloir, on pouvait dire qu’Eeva prenait le lead de la mission et ne semblait ni s’affoler, ni se demander quoi faire, prenant les choses une par une. La rousse fit sortir l’un de ses nouveaux Pokémon qui ne manqua de créer la surprise, voire un peu la peur pour certain. La créature qui apparut ne faisait pourtant qu’un mètre, mais ressemblait à un flocon de neige géant, qui était sans doute un peu inquiétant avec ses deux longues chaînes de glace et ses feux follets.

« Xylobium, remplit l’église de ta Brume, leur état sera stationnaire pendant un moment. »

Une Brume glacée se répandit dans la salle, empêchant pour un moment à l’état des passants d’empirer, même s’il faisait subitement beaucoup plus froid, mais étant donné la fièvre des plus malades, cela ne serait peut-être pas un mal pour la faire tomber un peu. Puis elle sortit de l’Eglise, suivit de l’Hexagel et se plaça un peu en retrait, défaisant son bandage. Sa blessure lui brûlait mais avec un peu de magie, elle parvint à nettoyer un peu le sang qui avait séché et laver la bande. Dénouant sa veste, elle fit de l’autre manche une nouvelle bande qu’elle noua autour de son bras blessé et la rangea dans une balle qui servait de fourre-tout. Ce n’est qu’ensuite qu’elle revint devant l’église, bien visible. Ne restait donc plus qu’à aller voir comment étaient stockées les réserves dans ce village. Une ombre fila non loin de là, en un éclair, ombre qu’Eeva décida de filer en se cachant derrière les maisons. La chose était minuscule et se faufila dans un trou de souris, dans l’une des caves. Si la Championne s’y intéressait, c’est qu’il pouvait y avoir une cause environnementale au problème et ne se fit pas prier pour ouvrir les deux lourdes portes. A l’intérieur, prit sur le fait, l’ombre qui n’était autre qu’un Pokémon (mais cela, elle l’avait déjà comprit) se retourna et fit laissa échapper quelques éclairs de peur.

« Hexagel, Etreinte. »

Le Pokémon « paquet de lessive », comme le pensait souvent affectueusement Eeva se rua sur la bête pour l’étreindre de ses chaînes de glace et la souris fut complètement immobilisée. Lançant une Speedball, parfaite pour ce genre de capture éclair fondit sur la souris et le captura. Et voilà. La rousse fit demi-tour et remonta vers l’Eglise, vers Miku qu’elle trouva en nage.

« Voilà un petit voleur que je viens de surprendre, peux-tu me dire s’il est malade ou non ?
Ensuite, vous me montrerez les réserves. »
Fit Eeva, se tournant un moment vers Miku, puis le Maire.

La rousse libéra le petit Pichu qu’elle venait de capturer et qui semblait ne pas avoir comprit ce qui venait de se passer. La bête semblait un peu perdue et confuse, mais le diagnostic de Miku permettrait peut-être de savoir si les Pokémon étaient eux aussi victimes, ou bien à l’origine du mal.


[Valà, sorry pour le retard et j'espère que ça fait avancer ^^]

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par PNJ le Ven 22 Fév 2013 - 15:00

L'homme que Lehna avait demandé comme guide l'accompagna, et ensemble, ils parcoururent le village. En chemin, ils croisèrent à nouveau la mère d'Arhur qui s'était enfuie, clamant au monstre, à la peur, à l'agonie. Pourtant, aucune trace d'un quelconque noble. Ils étaient cloîtrés chez eux et leur refuser toute accès à leur demeure, certains leur jetant même des seaux d'eau à la figure. Le guide de la mizuhanienne poussa un grognement.

« Tsss ces bourges ! Peuvent pas bouffer comme tout le monde ! Y sortent pas, z'ont trop peur d'être malades ! Qu'ils restent à bouffer leurs bonnes viandes et leurs bons poissons alors que nous c'est pain sec et eau ! »


Le discours plein de rage de l'homme contenait au moins une information importante : les nobles n'étaient apparemment pas malades. Sinon, ils auraient déjà réquisitionné Miku pour leur propre compte. Ils ne purent que retourner sur leurs pas, sans avoir de réponses, mais avec des possibilités écartées et des informations supplémentaires.

Dans l'église, la situation semblait stagner un moment. Le maire regarda la championne, et décida de lui donner les informations nécessaires.


« Nos compatriotes de Loukaï nous ont informés, en effet, que des Terrosiens avaient modifié la teneur en sel de leurs eaux. Depuis que les troubles ont commencé chez nous, nous avons cesser tout contact avec les autres et nous nous sommes repliés sur nous-même, pour éviter de contaminer d'autres régions. Quant aux Pokémon, je suis bien forcé de m'excuser, je ne vois pas de quoi vous me parlez. Je n'ai pas ordonné ça, je ne les pense pas fautif et même si c'était le cas, ils n'auraient jamais été enfermés de la sorte. Peut-être que des villageois ont pensé que c'était eux et les ont enfermés, mais en tout cas, je l'ignore, et il faudrait les libérer. »

Il la laissa prendre la direction, tout en surveillant Miku, qui s'agitait. Il voulait veiller sur les habitants de son village, même si la situation n'évoluait guère. C'est alors qu'un cri se fit entendre, bien vite étranglé. Le maire se retourna et aperçut la fillette qui veillait sur son frère en train de porter ses mains à sa gorge comme si elle s'étouffait. Bientôt, elle se mit à trembler, de la bave s'écoulant d'entre ses lèvres alors qu'elle vomissait une boule de pain noir à peine digérée. L'homme se précipita pour la rattraper alors qu'elle allait tomber et la saisit au vol, laissant apparaître deux mains aux doigts... noirs ! Il manquait d'ailleurs la moitié d'un petit doigt et un quart de majeure. Quant au Chétiflor, il commença à se tordre de douleur, ses feuilles prenant également une légère teinte sombre. Il souleva la petite qui était en train de s'étouffer et l'apporta à Miku, pour qu'elle puisse s'en occuper.

Eeva revint peu après avec une Pichu. Et la championne ne s'en doutait probablement pas, mais elle venait de sauver la vie du rongeur. Il n'était pas malade, plutôt en bonne santé, c'était la première fois qu'il s'introduisait dans le village. Peut-être poussé par la faim, ce qui sembla se confirmer en entendant son ventre gronder un peu.

La maladie commençait à frapper plus fort, surtout les plus jeunes, aux organismes plus fragiles. Certaines personnes commençaient à se plaindre de se sentir flamber de l'intérieur. Ils étaient vraiment en piteux état, et il semblait difficile à envisager de tous les sauver. Le maire eut un soupir dépité et regarda la championne, puis un autre homme.


« Erik, tu l'emmènes aux réserves. En espérant que vos recherches rapportent quelque chose. Néanmoins, ne vous attendez pas à une montagne de nourriture. Nous n'avons plus de viandes, de poissons, il ne nous reste que des pommes de terre et des céréales... »

L'homme guida la championne, l'emmenant d'abord voir une cabane montée sur pilotis, un peu à l'écart, qui contenait une cinquantaine de pommes de terre. Ensuite, il lui montra le chemin vers une sorte de silo enterré, rempli à moitié qui contenait les réserves de graines, du blé, du seigle, qui se mélangeaient pêle-mêle, dans une multitude de tâches jaunes, ambres et noirs. Le dénommé Erik se tourna ensuite vers Eeva.

« Ce sont les réserves collectives. Celles des nobles ne nous sont pas accessibles, chacun ayant leur propre réserve chez eux. Quant à nos champs, ils sont un peu à l'écart, je peux vous y emmener, mais nos céréales ne sont pas encore prêtes. Et la récolte sera maigre à dire vrai... »


En effet, il y avait beaucoup moins de blé et de seigle à récolter cette fois-ci, notamment à cause du manque de main d'oeuvre pour entretenir la terre.

--------------

J'ai pas grand chose à vous dire les filles, même si Eeva, j'ai trouvé que tu avais bien fait avancer les choses, ce qui est bien ^^ Bref.

- Si vous vous en sortez bien, vous pouvez mettre la main sur la source du problème et l'éradiquer.
- Si vous ne savez pas quoi faire, vous avez la possibilité de libérer les Pokémon emprisonnés
- Pareillement, vous pouvez toujours tenter de faire un forcing chez les nobles, reste à savoir si vous jugez ça utile.
- La maladie prend de l'ampleur, et il va être très difficile de faire survivre tout le monde.

Voilà voilà, normalement, vous pouvez vraiment vous en sortir sur ce coup-ci, je vous fait confiance.

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Lehna le Sam 2 Mar 2013 - 19:00

Les seaux d’eau sales ne firent pas peur à la princesse lorsque l’une des maisons chez qui ils avaient frappés leur renvoya ce salut en guise de bienvenu. D’un simple geste elle dévia l’eau de sa trajectoire pour se protéger, comme elle le faisait avec la pluie depuis sa sortie de l'Église, une fois son chat rappelé dans sa cage pour la protéger, mais elle devait avouer que ce comportement la troublait. Il était vrai que les nobles n’avaient jamais bonne réputation dans les villages et préféraient rester cloitrés entre eux, mais de là à refuser qu’une externe au village leur présente le bonjour, cela devenait très extrémiste. Son guide exprima même son mécontentement face à leur comportement, ce qui fit froncer les sourcils à la demoiselle. Sur deux de ses quatre phrases, il avait évoqué la nourriture, qui devait bien sûr être de meilleure qualité que ce que les paysans pouvaient manger, mais la femme ne pensait pas que cela était aussi disparate que ce que l’homme pouvait laisser à sous entendre.

« Donc les riches de cette cité ne sont pas malades alors que tous les autres souffrent ? » demanda-t-elle distraitement, ne bougeant pas de la porte d’entrée d’où elle venait de se faire violemment refouler, la contemplant.

La réponse positive de l’homme intrigua encore la demoiselle.

« Pourtant, ils n’auraient aucune raison de se cloitrer, du fait que selon les dires du monsieur tout à l’heure, ce n’est pas par le contact que se propage la maladie, » réfléchit-elle, curieuse. « À par cela, ils fréquentent le même air que vous, le même sol… C’est peut-être une question d’hygiène de vie ? »

« Pardon ? » demanda le guide avec un air vexé et outré, « dites, c’est pas parce qu’on est pas comme vous là, avec les tissus délicats et le visage pomponné qu’on se néglige ! Vous croyez qu’j’vous ai pas reconnu ? Vous êtes dans le camp des riches avec leur bonne bouffe et leur… »

« Ça va, j’ai compris, » interrompit la noble de manière sèche et stricte, clouant le clapet au monsieur. Le type ne serra les dents et plissa un peu les yeux, mécontent ; comprenant qu’elle y était peut-être allée un peu fort, la demoiselle se reprit. « Je suis de votre côté vous savez, sinon je n’essayerais pas d’appréhender ce qui se trame ici. Il ne faut juste négliger absolument aucune piste, au risque de perdre la bonne, d’accord ? »

Le type se détendit un peu, hochant vaguement la tête. Lehna poussa un léger soupir, avant de reprendre le fil de ses pensées. Elle devait avouer qu’elle ne connaissait rien aux paysans et à leur manière de vivre, mais à la vue de la réaction du monsieur, il semblerait que l’épidémie ne se soit pas propagée à cause de cela. Mais alors, que restait-il ?

À nouveau, l’homme avait évoqué la nourriture, et au fur et à mesure qu’elle réfléchissait, la princesse ne voyait plus que cette option. Elle tentait de se souvenir de tous ces cours d’histoire qu’elle avait pu suivre en recensant les plus grandes maladies qui avait frappé le continent. Son esprit était si plein de troubles divers qu’elle arrivait mal à faire la part des choses, mais désormais elle n’avait vraiment plus qu’un chemin à suivre.

« Allons voir vos cultures, entreposage de nourriture et d’eau ; vous avez bien dit que vous vous nourrissez seulement de pain sec et d’eau ? Ce n’est pas une métaphore ? »

« À peine, » répondit l’homme, qui avait reprit tous ses esprits, « la récolte a été très mauvaise cette année, ces fortes pluies comme on en a maintenant ont inondé la plupart de nos cultures. Il ne nous reste que quelques céréales, et encore, on survit difficilement avec… »

L’étau se resserrait davantage ; s’il y avait eu des grandes précipitations, il y avait peu de chances que l’eau soit le facteur responsable de ce problème. Il ne restait donc vraiment que les cultures, et c’était ce que Lehna allait s’empresser de vérifier immédiatement. Eeva lui avait bien dit de forcer les « gens de là haut » à parler, mais son accompagnateur lui en avait apprit bien plus qu’elle n’aurait pu espérer, et elle ne voyait pas l’utilité de continuer à harceler des gens qui ne voulait pas d’elle de toute façon. De plus, elle se moquait bien des ordres donnés par la championne ; sa seule supérieure hiérarchique était la Reine du pays de l’eau, et elle n’avait de commandes à recevoir de personne d’autre. Elle n’était pas puérile au point de faire l’exact opposé de ce qu’on lui demandait par simple principe, mais si elle jugeait une action inutile, elle n’allait pas si atteler sous prétexte que quelqu’un lui avait demandé.

Son guide la conduisit donc vers l’endroit qu’elle lui avait demandé, c’est-à-dire vers les cultures puis l’entrepôt du village ; il y avait fort à parier qu’elle y croiserait Eeva, de ce qu’elle avait pu vaguement entendre avant de quitter leur petite fête à l’église. Et elle ne s’y trompa pas en effet, la rousse était là, avec un des autres hommes de la bourgade que Lehna avait aperçu avant de partir. En approchant, elle put entendre aussi les explications du monsieur, et approcha le couple de son pas habituel, souple et assuré.

« De ce que j’ai pu recueillir comme informations, ce serait la nourriture qui serait à l’origine de tout cela. Enfin, soit cela, soit les Pokémon transporteraient cette maladie, mais vu qu’aucun des nobles n’est touché, je ne pense pas que cela soit la piste à privilégier pour le moment, selon moi. »

La princesse jeta un coup d’œil distrait aux réserves, alors qu’elle donnait son point de vue sur la question. Évidemment, cela n’était que son opinion et elle pouvait se tromper, cela elle le concevait bien, et c’était une des raisons pour laquelle elle avait agrémenté son discours de plusieurs marques montrant que cela ne représentait que son humble avis. La demoiselle avait plongé distraitement ses mains dans les sacs de graines, s’amusant avec en attendant la réponse de la dame autoritaire. Peut-être que cumulé aux informations qu’elle avait, les deux pourraient se rapprocher de la piste ? Lehna commençait à accepter la situation dans laquelle elle était, mais espérait néanmoins sortir rapidement d’ici. Alors qu’elle remuait les épis, une tache grisâtre retint son attention, qu’elle s’empressa de saisir pour l’observer de plus près. La graine qu’elle avait dégagé n’avait pas ni une couleur ni un aspect normal, ce qui fit froncer les sourcils de la jeune noble.

« Qu’est-ce ? » demanda-t-elle simplement, tendant sa trouvaille vers les autres individus présent pour qu’ils partagent leur connaissance sur le sujet.

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Re: [ Clos ] [Mission] Morbus recurrens (Lehna & Miku)

Message par Miku Hatsune le Lun 4 Mar 2013 - 10:13


« Un fragment d’innocence et de pureté contre le mal qui t’entoure… Sans te submerger. »


Lorsque la championne avait demandé à la cadette du groupe si elle connaissait des herbes médicinales pour en faire des remèdes, l’adolescente avait acquiescé vivement, avant de se mettre au travail. Il fallait dire que son tout premier travail, à son arrivée sur Erasia, avait été la cueillette desdites herbes, dans une forêt désormais partiellement détruite malgré les efforts conjugués d’une dizaine de personnes, dont Eeva faisait partie. Miku avait dû quitter le village de l’île de Terros, après cela, le vieux couple ayant fermé boutique suite à l’incendie. Cependant, la jeune fille aux cheveux bleus n’avait rien perdu de son habileté à reconnaître les plantes salvatrices et à les transformer en médicaments efficaces. Ses petites mains s’étaient activées avec ferveur, broyant rapidement celles qui ne révélaient leurs propriétés qu’une fois écrasées, déposant délicatement les feuilles des autres dans une tasse grossière pour en faire une puissante infusion.

La rousse était ensuite partie, après avoir fait flotter une légère Brume dans le bâtiment sacré. Miku l’avait alors remerciée, avant de se lancer dans son impossible entreprise, soignant les malades du mieux qu’elle le pouvait, les uns après les autres, priant sans cesse et donnant sans compter. Les minutes avaient défilé, bien trop rapidement au goût de l’apprentie prêtresse, qui semblait vouloir lutter contre le temps lui-même, tout en déplorant de ne pouvoir se démultiplier afin d’aider tout le monde à la fois.

Mais alors qu’elle reprenait son souffle, les mains sur les genoux, un cri la fit se retourner, et elle écarquilla les yeux d’horreur. La petite fille qui veillait sur son frère, accompagnée du Chétiflor qui avait tant fait peur à la mère d’Arthur, se mit à vomir, recrachant une boule de pain noir, tandis que la plante, près d’elle, montrait elle aussi des signes de douleur. La créature se dirigea vers l’apprentie prêtresse, malgré sa douleur, et la retira délicatement des mains déjà bien malades de celui qui l’avait rattrapée, à savoir le maire, pour aller à la rencontre de Miku, qui courait déjà vers eux. La gamine s’étouffait, et la Nalcienne, sans réfléchir davantage, pria instamment le vent d’aller retirer les dernières choses qui lui obstruaient l’œsophage… Et le courant d’air, docile, put extraire des miettes de pain couleur onyx. Miku fronça les sourcils, puis regarda la nourriture tout juste digérée, la petite fille et le Chétiflor. Ce dernier allait très bien… Tout comme l’enfant… Jusqu’à ce que…

L’adolescente, faisant le lien entre les deux êtres, pâlit subitement, le peu de couleurs qui demeuraient encore sur ses joues la quittant sans prévenir. Elle se redressa brusquement, prit une grande inspiration, puis hurla, sa voix amplifiée par le vent et ses mots répétés par l’écho :


« Que tout le monde jette sa nourriture ! Ne touchez plus au pain ! C’est sans doute lui qui vous rend malades ! »

Aussitôt, les mains frêles et affaiblies par la maladie s’exécutèrent et, malgré la faim qui tiraillait certains d’entre eux, les patients, probablement étonnés par les cris de la si douce Miku, se débarrassèrent de ce qu’il restait de pain en le balançant plus ou moins violemment. L’adolescente joignit ses mains, puis chanta, d’une voix puissante, en dépit de son apparence, générant une brise qui collecta méthodiquement les denrées abandonnées au sol pour les amener à elle. Comprenant qu’il était désormais inutile d’isoler les malades les plus atteints, et sachant qu’ils avaient pu bénéficier de sa bulle de soins, celle qui aspirait à marcher dans les rêves dissipa la protection afin d’en créer une autre, bien plus petite et dénuée de particules apaisantes, pour empêcher quiconque d’approcher du pain coupable. Elle s’essuya ensuite le front, tout de même inquiète pour les malades, puis s’occupa du Chétiflor, avant de regarder les mains du maire, dont les parties mutilées étaient définitivement perdues. Désolée de ne rien pouvoir faire pour ses membres, elle tenta néanmoins d’apaiser ses souffrances, qu’il dissimulait remarquablement bien, sans doute pour assumer correctement son rôle de « chef du village ».

Finalement, la championne de Fla’Or revint dans l’église, puis libéra un Pokémon que la Nalcienne connaissait bien, pour en avoir un spécimen, même s’il était désormais à un stade d’évolution plus avancé. Fourrant aussitôt le chiffon humide qu’elle avait dans les mains à son assistant improvisé, Miku s’avança vers le petit Pokémon, puis sursauta lorsqu’il lui envoya une décharge au contact de la main humaine. Elle ne se laissa pourtant pas démonter et l’effleura doucement, faisant courir ses doigts fins sur la fourrure de la créature. Au bout de quelques secondes, la jeune fille se releva et fit un signe de tête négatif à son aînée.


« Il n’a rien, il est juste très apeuré… Et affamé. Par contre… Ne lui donne pas de pain. Sous aucun prétexte. Je dois rester ici pour aider tous ces gens, mais je compte sur toi pour aller vérifier la nourriture… Et la détruire, jusqu’à la source, s’il s’avère, comme je le pense, que c’est lui le responsable de tout ça. Je vais avoir besoin de beaucoup d’eau, pour les réhydrater, et certains disent qu’ils ‘brûlent de l’intérieur’. Ah et puis… Si les nobles ne sont pas malades, c’est parce qu’ils ne mangent pas de pain, sans doute… »

Avec un regard inquiet pour le Pichu qu’Eeva avait amené, Miku reprit :

« Quant à ce petit, tu devrais le faire rentrer dans sa Ball. Je serais triste s’il tombait malade, lui aussi. »

Tandis que le dénommé Erik emmenait la championne voir les réserves, Miku, elle, se remit au travail, sentant que de nombreux habitants du village étaient touchés, et réalisant avec effroi qu’elle ne pourrait sans doute pas sauver tout le monde. Lorsqu’elle aperçut Arthur, transporté par un homme, elle se précipita vers lui, puis vérifia son état. Il avait l’air stable, et un soupir de soulagement échappa à la disciple du Temple. Ce fut au tour de son tout premier patient de pénétrer dans l’enceinte sacrée, suivi par un cortège funeste d’êtres qui se tordaient de douleur et poussaient des cris déchirants. Mais malgré les larmes qui perlaient au coin des morceaux d’azur de l’apprentie prêtresse, la Nalcienne continua, ignorant les tremblements qui commençaient à agiter son corps. Elle était certaine d’avoir trouvé l’origine du mal… Et à présent qu’elle pensait avoir stoppé la propagation de la maladie, une détermination farouche, plus grande encore qu’auparavant, la poussait à venir en aide à tous ces malheureux qui avaient demandé du secours.


[Voilà. Comme j’ai trouvé le nom de la maladie, et que je l’ai communiqué à mes camarades (après avoir laissé un peu mariner, hein Razz), je pense que c’est bientôt fini. Désolée Lehna, je n’ai pas parlé de toi, mais comme tu étais partie de ton côté, je voyais pas l’intérêt de te mentionner… xD Allez les filles, on y est presque. Que le feu sacré soit avec nous (de loin, si possible) ! Razz]

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