[ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

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Message par Kajin' Nezumi le Mar 11 Déc 2012 - 12:33

Une ombre... Quelque chose de titanesque, en plein mouvement... Une puissance incommensurable qui s'avance lentement... Un être qui peut vous broyer l'esprit d'un simple mot, d'une simple impulsion psychique. Mais il n'en était rien... Non, elle n'était pas ici pour mettre à mort quelqu'un, pour donner une sentence irrévocable, comme il avait pu le faire dans le passé. C'était autre chose, cette fois. Il s'agissait de préserver une vie. Ou plutôt deux, dans le cas présent... La bête repéra le corps en train de s'enfoncer dans l'eau et s'en approcha en ondulant son corps. Il déploya doucement ses ailes pour freiner et observa. Elle n'était pas seule. Outre la lumière qu'elle allait porter sur terre, un Pokémon était à ses côtés, essayant de la pousser à remonter. Mais il était si petit... Pourtant, il avait largement la force d'évoluer... Alors il se braquait seul, pour en arriver là. Un choix pour le moins intéressant à étudier... Mais ça n'était guère le moment de s'y attarder... Il observa la femme aux longs cheveux bruns. Ses pouvoirs l'avaient protégé d'instinct, elle s'était entourée d'une fine couche d'air qu'elle renouvelait sans cesse, pour ne pas souffrir de la pression croissante, ni du manque d'oxygène. Une faculté impressionnante, mais le manque de force allait la perdre, sa protection disparaissait... Alors il agit.

D'un point de vue technique, les Légendaires n'ont pas à interférer dans la vie des hommes, et inversement. Ils les surveillent, veillent sur eux, même si depuis quelques temps, des troubles s'opéraient au sein de leur propre groupe. Mais il n'avait pas été touché. Et cette demoiselle était spéciale pour lui, bien qu'elle l'ignorât. Une fine enveloppe psychique l'entoura, et il commença à prendre le contrôle de son corps. Il n'était pas encore temps pour elle de mourir... Il fit un petit signe de tête au Kaïminus, qui, bien qu'impressionné, répondit du même mouvement. Ensemble, ils entamèrent l'ascension, ramenant la future mère à la surface, chez les vivants...

Doucement, le corps émergea de l'eau, toujours maintenu par cette puissante enveloppe psychique. Avec une délicatesse surprenante pour une créature de sa taille, il déposa la guerrière sur le sable. Il ne pouvait malheureusement pas aller plus loin, au risque de créer une panique qui serait plus que nuisible à la santé de la femme. Déjà que son état n'était pas excellent, mieux valait éviter les mouvements de foule. Il ne pouvait rien faire pour les plaies saignantes de son corps. Il avait déjà beaucoup agi pour elle, et en tant que Dieu, il ne pouvait pas se permettre de faire trop d'écarts... Il l'observa une dernière fois, déploya une aile et, y approchant sa gueule, y détacha une plume, qu'il donna au reptile. Ce dernier fit un faible geste de remerciement. Il avait clairement outrepassé ses forces lors de l'attaque de Corboss. Il avait réussi à rappeler Warai, pour éviter qu'il ne coule, mais n'avait rien pu faire pour sa dresseuse, qu'il avait essayé de maintenir à la surface. L'aide apportée par la divinité avait été salvatrice, et le cadeau de sa plume d'Argent, était vraiment comme un honneur. Alors avec grand soin, il la rangea, veillant à ne pas l'abîmer. Puis, il regarda la créature partir, avant de sombrer dans l'inconscience, la lune veillant sur eux.

Un croassement poussa le caïman à ouvrir les yeux. Il redressa la tête, un peu étourdi. Son corps était lourd, engourdi par les courbatures et les plaies qui le recouvraient. Il avait souffert de l'attaque de la veille. Inquiet, il regarda sa dresseuse. Ses vêtements étaient déchirés, et si ses plaies ne saignaient plus, elles n'allaient pas tarder à s'infecter. Qui plus est, son ventre ne se soulevait pas... Inquiet, il bondit sur ses pattes, retenant un gémissement de douleur et s'approcha de son visage. Elle était livide, toujours plongée dans un sommeil, dont il se demandait si elle se réveillerait un jour. Si son ventre ne bougeait pas, elle respirait pourtant, faiblement... Il posa doucement les pattes sur son corps, pour voir si un mouvement était perceptible. Mais il ne sentait rien... Un frisson glacé le parcourut, espérant que l'enfant ne soit pas... qu'il ne soit pas trop tard. Puis, il se rappela ce qu'il avait entendu, et ce qui l'avait tiré de son sommeil. Il tourna la tête.

Une Cornèbre était fourrée dans le sac en cuir, jetant plus loin les objets qu'elle jugeait inutile, et peu digne d'intérêt. Elle était en train de ficher un bazar monstre et ne se privait pas pour essayer de trouver quelque chose susceptible d'attirer son attention. Pour le moment, rien ne l'intéressait... Furieux, il se jeta sur elle, mais ses blessures le rendait trop faible et il s'écrasa, sans réussir à l'avoir. La corneille se posa sur la poitrine de la jeune femme et croassa, pour le narguer. Néanmoins, elle sentit sous ses pattes quelque chose d'intéressant. Le contact d'une chaîne de métal froide contre ses serres. Un peu intriguée, elle agit sans pudeur pour trouver ce qui pendait au bout de cette chaîne. Sans la moindre gêne, elle s'infiltra sous le tissu pour mettre la patte sur le médaillon. Un beau médaillon, comme elle en avait volé un récemment, à un Flamenois... Sa dresseuse l'avait même félicité pour ça ! Peut-être qu'en ramenant ce bijou, elle aurait à nouveau des félicitations. Ayant trouvé ce qu'elle cherchait, elle arracha d'un coup sec le collier. Voyant le regard furibond du Pokémon eau, elle eut un croassement moqueur et décolla, filant rapporter sa trouvaille à sa dresseuse.

Sekei regarda la voleuse partir et secoua la tête. Il y avait plus urgent à faire. Il appuya sur les sphères d'Hogosha et de Warai. Le Feuforêve était encore un peu faible, il avait essayé de se battre pour protéger sa maîtresse, en vain, et ses pouvoirs étaient encore trop faible. Quant au Rapasdepic, il resta étalé au sol, du sang coulant encore de ses ailes. Il était dans le même état que la Nalcienne, un état déplorable, proche de l'agonie. Les deux jeunes Pokémon se regardèrent, et tentèrent d'aider leur dresseuse. C'était le plus urgent, essayer de sauver son enfant, elle-même, de la sortir de son état déplorable. Mais ils étaient seuls. Totalement seuls, et même en utilisant leurs formes humaines, ils n'y arriveraient pas. Ils étaient perdus, et malheureusement, la jeune femme aussi...

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Asaka Chôko le Jeu 13 Déc 2012 - 23:34

Une nouvelle fois, Asaka avait déserté son fief. Cependant, cette fois-là était justifiable.

Revoir Gareth, celui qu’elle avait trahi il y a si longtemps, l’avait profondément chamboulée. Même si, en public, elle conservait sa verve habituelle, dès qu’elle restait seule, son visage se fermait, ses traits se tiraient. Son cœur lui faisait mal.
Ce n’était pas vraiment qu’elle l’avait aimé. Elle ne savait même pas ce que ça voulait dire. Elle n’avait jamais connu ça. Mais… Il s’était agi de la première personne à l’avoir considérée pour ce qu’elle était, à l’accepter toute entière, au sens propre comme au figuré. Durant sa formation à l’armée, elle ne se sentait exister qu’en montrant les résultats qu’on attendait d’elle. On la jugeait sur ses performances… Et c’était toujours le cas actuellement. C’était toujours ainsi qu’elle avait appris à vivre : se battre pour montrer qu’elle existait.
Alors… Quand elle avait rencontré Gareth…
Certes, il s’était agi d’une mission, à la base. Elle lui avait offert son corps comme à n’importe laquelle de ses autres victimes, afin d’obtenir ce qu’elle voulait. Mais avec lui, ça avait été différent. Pour lui, elle existait en tant que tel. Elle le sentait, à chaque fois qu’il posait son regard rempli de douceur sur elle.
Mais elle l’avait trahi. Sa dette envers sa patrie avait été plus forte que cet homme qui la considérait tant. Et elle s’en était difficilement remise. Il lui avait fallu de longues années avant qu’elle cesse de se tourmenter de ce choix. Peut-être, d’ailleurs, que cet accident qu’elle avait eu, qui avait failli lui coûter la vie, était sa punition pour avoir blessé cet être compatissant…
Et voilà qu’alors qu’elle s’était faite une raison, qu’elle avait enfermé tous ces douloureux souvenirs dans un coin de sa tête… Le simple fait de le revoir avait fait sauter le verrou de son coffre le plus précieux.

Voilà pourquoi elle avait fui la capitale. Pour se remettre de ses émotions, et essayer de refermer cette boîte. Ha… Facile à dire…
Elle avait fait courir Dachou jusqu’à ce que ce dernier atteigne les rivages de Nalcia. Là, juchée sur sa monture tricéphale au sommet d’une dune, la Championne aux oiseaux respira avidement l’air du large, à l’odeur iodée. Elle n’avait qu’une envie : se réveiller de ce qu’elle croyait être un mauvais rêve.

Les mouvements de cous du Dodrio la tira de ses pensées, surtout lorsqu’un croassement qu’elle connaissait si bien se fait entendre. La femme meurtrie par le passé releva la tête vers sa corneille chapardeuse. Ah, c’est vrai… Instinctivement, elle l’avait faite sortir. Et, au vu de l’objet qu’elle tenait dans son bec, Nusumi avait trouvé de quoi satisfaire sa cleptomanie aiguë.
L’oiselle des ténèbres piqua pour se poser sur l’épaule de sa dresseuse. Elle laissa tomber le médaillon volé un peu plus tôt dans la main tendue machinalement, et bomba le torse de fierté. Bah, certainement une quelconque camelote… Qu’est-ce qu’il pouvait bien y avoir d’intéressant dans un endroit pareil ?
Pourtant, à peine ses doigts avaient-ils effleuré l’objet qu’elle se figea. La matière, le poids… Avant même de le voir réellement, toutes ces informations tactiles lui firent comprendre qu’elle n’avait pas affaire à un bibelot.
Asaka posa aussitôt ses yeux cristallins sur le butin de sa voleuse attitrée. L’emblème nalcien, subtilement sculpté, ressortait délicatement sur l’une des faces du médaillon d’argent. Le Temps avait quelque peu altéré la matière par endroits, mais il n’y avait aucun doute que cet objet avait de la valeur, malgré son absence de pierres précieuses ou de métaux rares. Enfin, pas une vraie valeur matérielle… Mais ces médailles n’étaient délivrées qu’aux diplomates de la nation du vent, qui leur servaient de laissez-passer sur les autres pays. Bon sang, Nusumi était cruche à ce point pour déposséder l’un de leurs alliés directs d’un objet aussi précieux ?!
La Furie d’Alfen ne se fit pas prier. Elle referma ses doigts, sans ménagement, sur le cou de l’oiselle de jais. Celle-ci, bien qu’habituée à sa poigne, poussa tout de même un cri plaintif.


« Mais t’es con ou quoi ?! Ca va pas de choper un truc pareil ! Pour ces putains de Flamenois, ok ! Mais pas les Nalciens, andouille ! Dépêche-toi de me montrer à qui tu l’as piqué, ou ça va chauffer pour toi ! »

A peine l’eut-elle relâchée que la petite Cornèbre s’envola à tire d’aile, pour exécuter son ordre. Asaka poussa sa monture tricéphale à sa suite, l’objet volé toujours dans sa main. Hum… ? Il y avait quelque chose d’inscrit derrière. Ce n’était pas commun. Mais bon, c’est vrai que c’est plus prudent pour retrouver un si précieux artefact. C’était un nom. Kajin’ Nezumi… ? Nezumi… Elle était persuadée d’avoir déjà entendu ce patronyme quelque part…

Ils étaient en marche depuis quelques minutes lorsque la Championne aux oiseaux perçut une anomalie. Quelque chose avec une puissance incommensurable, comme elle n’en avait rencontré que très peu de fois dans sa vie, s’était montré il n’y avait pas si longtemps. Comment avait-elle fait pour ne pas le remarquer auparavant ? Dans ce cas… Peut-être que le propriétaire du laissez-passer était un cadavre… Et alors, elle allait devoir présenter ses excuses à Nusumi, qui lui aurait permis d’éviter qu’un tel objet tombe entre des mains ennemies. L’idée ne la réjouissait guère…

Enfin, ils débouchèrent sur une scène peu banale. Une jeune fille, au ventre gonflé, était étendue sur le sable, un petit crocodile à ses côtés. Deux autres créatures s’affairaient à ses côtés, mais ils paraissaient désemparés devant la situation.
Le premier réflexe d’Asaka fut de déterminer l’origine de l’humaine. Aussitôt, le vent se plia à sa volonté, pour lui amener les effluves émanés par la jeune fille. Une Nalcienne, s’était déjà ça. Certainement la propriétaire du… Hein ?
La Furie d’Alfen tira sur les rênes de Dachou, lui arrachant un léger cri, tant ce qu’elle sentait la déroutait. Cette puissance, ce formidable pouvoir qu’elle avait perçut quelques instants auparavant. Elle en sentait une infime partie en elle. Comment était-ce possible, alors que la jeune fille était clairement à bout de forces ?
La femme meurtrie immobilisa sa monture à quelques mètres du petit groupe, et mit pied à terre. Elle ne fit même pas attention aux pokémon qui la menaçaient. Elle cherchait quelque chose. La pièce manquante du puzzle, l’indice supplémentaire qui lui apporterait la réponse.

Et elle l’obtint. Sous la forme d’une plume d’argent fin, posée sur sa poitrine. Elle aussi émanait une puissance étrange, non destructrice. Il n’y avait pas à douter. Il s’agissait de la plume d’un Dieu. Et même plus. C’était un présent de Lugia, la divinité qui protégeait Nalcia et la famille royale.
En écho à cette découverte, la Championne aux oiseaux trouva enfin le souvenir qu’elle cherchait. Celui qui correspondait au nom de la jeune fille. Nezumi. Si elle ne se trompait pas, même si cela faisait très longtemps, il s’agissait de… Dans ce cas, il n’y avait pas un instant à perdre !

Deux des sphères d’Asaka se scindèrent, libérant sa digne princesse et son seigneur déchu.


« Princesse, fais ce que tu peux pour arranger son état, et vite ! Dachou, Nusumi, vous surveillez les environs. Si quelqu’un vient, qui que ce soit, vous attaquez sans discuter. Ganka, suis le son de ma voix. »

La Momartik plusieurs fois centenaire s’activa, examinant le corps de la Nalcienne grâce à ses dons de clairvoyance. Le lion aveugle, lui, suivit les directives de sa sauveuse. Il se coucha le long de cette Kajin’ Nezumi, afin de lui apporter la chaleur de son être et l’empêcher de se refroidir. Sa cécité lui faisait sentir le mal de celle qu’il protégeait avec beaucoup plus de résonnance que lorsqu’il était voyant. Mais il lui semblait également percevoir… Non, son ouïe devait lui jouer des tours.
Quelques longues minutes s’écoulèrent, pendant lesquels Asaka ressassaient tout ce qu’elle savait. Mais, à chaque fois, elle en arrivait à la même conclusion. Et elle ne savait pas si elle devait s’en réjouir ou s’en attrister…


*Asaka… ?*

L’ancienne espionne tressaillit légèrement et se tourna vers son amie impalpable.

« Oui ?
*Ce n’est pas bon du tout… J’ai essayé de stabiliser son état, mais mes pouvoirs ne sont pas faits pour soigner les gens. De plus, elle n’est pas seule…*
- Pas seule ? Qu’est-ce que tu racontes ? C’est vrai que son Kaïminus n’a pas l’air très bien non plus, mais… Non… Attends, ne me dis pas que… !
*Malheureusement si. Et il y a plus grave. L’enfant ne va pas tarder à venir au monde.*

Alors là… Asaka demeura bouche bée pendant quelques secondes. Mais son égarement ne dura guère. Elle devait réfléchir à une solution. Où pourrait-elle trouver des personnes capables de soigner dans le coin…
La réponse lui vint toute seule. Au Sanctuaire du Vent. Ce n’était pas loin, et elle connaissait le chemin pour y avoir subi un entraînement intensif sur la manipulation de son élément. Il y aurait certainement un Guérisseur.
La Nalcienne héla sa corneille chapardeuse. Le temps que celle-ci se pose sur son perchoir vivant, Asaka avait déjà rédigé un message sur un morceau de papier qu’elle conservait toujours sur elle, au cas où.


« Vole en direction du Sanctuaire du Vent, et donne-leur ce message. Tu restes là-bas jusqu’à ce qu’on te rejoigne, et tu veilles à ce qu’ils exécutent mes ordres. Vu ? »

Nusumi acquiesça et s’envola aussitôt délivrer la missive.

« Princesse, on va la transporter là-bas avec Dachou. Tu restes à côté pour éviter que le trajet ne la blesse davantage. »

La Championne se hissa sur sa monture, et attendit que la digne femme des neiges, aidée de ses fils invisibles, ne lui passe le corps épuisé de Kajin’. Elle trouva les sphères vides de ses compagnons et leur fit réintégrer leur cellule, faisant de même pour son fauve de foudre. D’ordinaire, elle l’aurait laissé courir pour l’habituer à son nouvel état, mais Melian lui avait prescrit du repos. De plus, elle n’avait pas de temps à perdre.

Yuki Yûki glissant dans les airs à ses côtés, Dachou s’élança à travers la plaine, ses puissantes pattes avalant mètres sur mètres, pressé de délivrer son précieux bagage avant qu’il ne soit trop tard.

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Ishizu Yggdrasil le Dim 6 Jan 2013 - 22:19

Mitigé. Tel étais l'avis du jeune homme sur son épreuve. L'avait-il réussi ? Il ne souhaitait pas le dire. Cette épreuve l'avait bien trop chamboulée pour qu'il puisse se rendre compte de la situation.
En tout cas, il à dû revenir là ou il avait laissé la demoiselle, là ou il devrait la retrouver. Peut-être que le petit être à montré le bout de son nez depuis son absence.
De toute manière, il n'avait pas vraiment eu le temps de s'en préoccuper. Son corps meurtri à cause de son épreuve, à cause de ce qu'il à lui même infliger à son corps, l'avait directement envoyé au centre de soin. Enfin ! Ce n'est qu'une fois qu'il eu terminé l'épreuve qu'il s'était posé, ou plutôt affalé, sur son compagnon de vol, et lui avait demandé de l'amener là ou on pourrait le soigner. Il était sorti de sa route du vent et de flamme et s'était insérer dans celles des ronces, meurtrières.
La particularité de sa technique : aspirer l'azote de l'air pour maîtriser sa chaleur corporelle et user de sa maîtrise pour créer, par croissance thermique, des coussins d'air entre chaque articulations, des myriades de petites bulles qui décollent légèrement les connexions entre les os, ou qui lubrifient le cartilage. En somme, cela permet d'effectuer des mouvements qui, auparavant, semblaient limité. Le hic dans cela, c'est que c'est une épée à double tranchant. Tel le craquement que n'importe qui peut effectuer en étirant ses doigts, causé par les fameuses bulles d'air, il faut imaginer la bulle qui recouvre totalement l'articulation. Le craquement et la douleur qui s'ensuit et au-delà du simple craquage dû à ces fameuses bulles. C'est un autre niveau. Le jeune homme en à subis les conséquences, bien qu'il n'apprécie guère user de cette technique. Son objectif étant, bien sûr, de l'utiliser le moins souvent possible.

Reposé, et surtout soigné de ses douleurs par les pouvoirs apaisant de l'encens et la guérison des maux spécifique de l'élément air. Il était assis sur un rebord de fenêtre, dans le simple habit qu'on lui avait fourni en tant que "personnes prises en charge". Il aurait bien voulu remettre ses vieilles frusques mais on les lui avait enlevé pour les laver, les rapiécés et leurs rendre une seconde jeunesse. En bref, il était dans un kimono blanc et ce n’était pas la chose la plus chaude en cette période, et surtout dans ces hauteurs.
En somme : climat bien trop froid pour un Flamenois. Il devait se balader avec une couverture sur le dos pour éviter de chopper un rhume ou une bronchite. Frileux ? Non ! Quand vous avez été habituez toute votre vie à des climats chaud, quasi caniculaire, presque toute l'année, avoir affaire à des températures inverses... ça à de quoi tuer votre homme.
Qu'importe, c'était pas le moment pour s'apitoyer de son sort, il devait retrouver la future maman afin de voir ce qu'il en est. Déjà trouvé un moine, ou un sage, quelqu'un qui pourrait le guider ! Personne ! Vide ! Désert ! C'est quoi ça ? C'est inhabité ? Ou peut-être se trouvait-il seulement dans une aile moins vivante ?

Après quelques pérégrinations, il finit par croiser quelques sages-femmes ce n’est pas trop tôt ! L'une d'elle lui indiqua le chemin vers l'entrée, la ou passait une majorité d'entrée et de sortie. Bah oui ! Ce n’est pas comme si elle pouvait savoir qui il cherchait exactement.
Une fois à l'accueil, il lui sembla se confronter à un mur. Quelque chose clochait. Personne n'avait idée d'une jeune fille du nom de Kajin' avec un ventre aussi rond qu'un œuf Pokémon et ayant dû arriver ici il y à de cela quelques jours. Soit ils ne l'ont pas vu sortir, soit elle n'est jamais arrivé, soit ils n'ont aucune mémoire visuelle. Ça ne courre pas pourtant les rues une femme enceinte, enfin, normalement.
Sortant prendre l'air, il se posa sur les marches de l'entrée. L'une des entrées. Bah oui, un bâtiment à rarement qu'une seule porte. Il soupira, s'enroulant un peu plus dans la couverture. Ils ne connaissent pas la fourrure ici ? Ou même la laine ? Suffit de tondre un Wattouat !

— Puni ! Ramène-toi ! C'l'heure de la tonte !

Pas de couteau ou de ciseau, mais il trouverait bien un truc... si ce mouton se laissait faire... ce n'est pas donné à tout le monde de se laisser faire quand on lui dit "Je vais te raser et tu seras nu comme un vers !". Saleté de bestiole ! Le Pokémon électrique, récalcitrant, et tenant lui aussi à garder ce qui le maintient au chaud, et devenu tellement épais qu'il à même du mal à tenir debout.
Imaginez une boule de laine qui s'écrase sur tous les murs, amorties avec sa laine, et qui repart aussitôt en risquant de trébucher à tout instant. Maintenant, imaginez le dresseur qui lui court après. Imaginez que tout ce remue-ménage se déroule dans un temple de l'air : là ou vivent les nomades de l'air, des gens excessivement calme et posé.
Ce n'est pas comme si les deux protagonistes étaient en train de mettre le boxon. La course poursuite dura quelques minutes avant qu'il ne réussisse à ceinturer, tant bien que mal avec toute cette chose cotonneuse, l'animal qui répandait ses éclairs de frustration un peu partout. Le bougre ! C'est comme un adolescent qui veut porter les cheveux longs mais qui ne sais pas s'en occuper, devenant gras, remplie de nœud et particulièrement laid.
Certes, la laine et plus uniforme, mais ça ne pouvait plus durer ! Ce Wattouat devrait finir par rouler sur sa propre laine s'il le laissait ainsi !

Mais... c'quoi c'te agitation là ? Incroyable ! Un attroupement de gens faisaient bien plus de boucan que lui et son compagnon, dans un temple du pays de l'air ! Il faut aller voir ça ! Le mouton ? Quand il glissera dans une pente et qu'il ne pourra plus s’arrêter de rouler, il comprendra peut-être ?
Le jeune homme se rapprocha du groupe qui semblait s'affairer comme des dératés à mettre quelqu'un sur une civière, scandant que ce serait mieux qu'elle reste couché pour ne pas l'épuiser, tout ça tout ça.
Des professionnels, ils avaient fait descendre le corps d'une personne en deux temps trois mouvements d'un gros piaf à trois têtes. Ce truc est arrivé ici tout seul ? Sans personne pour diriger ? Et puis c'est qui cette personne qu'ils étaient en train de prendre en charge ? Il n'avait presque rien vu, ils agissaient tous avec un certain calme mais avec une rapidité et une efficacité étonnante.
Ils embarquèrent avec eux la personne, s'engageant tout droit dans le bâtiment, direction on ne sait ou, mais certainement une chambre de soins. Il c'était passé quoi... deux clignement d’œil entre le moment ou la bestiole était arrivé et le moment ou ils faisaient suivre le corps... même à Flamen on est pas aussi rapide... enfin... dans les cliniques on cautérise sur place... "Tu t'est coupé ? Attend, ça prend 3 seconde". Trois seconde pour hurler de douleur parce qu'on vous brûle la zone et puis c'est bon, vous êtes guéris.
La souffrance est, comme qui dirait, une partie intégrante de la guérison. Enfin ! Chacun ses méthodes après tout, si dans le pays de l'air il s'agit d'agir vite et bien, pourquoi pas ?

Ça y est ! Il venait de voir le visage qu'il cherchait depuis un moment. C'était elle, sur la civière, emmené expressément on ne sait ou mais le jeune homme ne doutait guère du pourquoi du comment. Après un petit moment de latence, il finit par suivre le groupe, une vingtaine de mètres après, son retard lui coutait de la distance, et pas qu'un peu, il avait beau courir, ils allaient vite ces cons ! Comme s'ils glissaient à toute vitesse sur le sol ! Hey ! Stop ! Attendez-le ! En plus il à une boule de coton qui le suit là, ce n’est pas pratique pour lui non plus ! Hey ! Hey !
Il ne perdrait pas leurs traces mais les rattraper... il pouvait faire une croix dessus.

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Kajin' Nezumi le Lun 7 Jan 2013 - 13:26

Kajin' n'avait rien vu du voyage. Elle n'était plus en état de quoi que ce soit, ceci dit. Enfoncée dans une inconscience lourde, elle ne sentait rien. Elle était vivante et se maintenait en vie, c'était tout. Ses Pokémon avaient fini par laisser Asaka faire, de toute façon, ils n'avaient pas le choix, et ils savaient que l'aide apportée par la guerrière était providentielle. Alors ils avaient accepté la guerrière, et c'était à fond de train qu'ils avaient pris la direction du sanctuaire du vent, seul endroit habité le plus proche. Ca pouvait sembler incongru comme choix, pourtant, là-bas, il y avait au moins l'infrastructure, même si les moines n'étaient pas forcément bons en soins. Ou du moins, pas spécialisés là-dedans...

L'arrivée de la jeune femme, annoncée par la Cornèbre, avait provoqué un sacré branle-bas de combat. Les guérisseurs du coin étaient sur le qui-vive, mais avec la découverte du continent, les plus expérimentés étaient partis en patrouille d'explorations, et il ne restait que quelques anciens, et des jeunes en formation. Autrement dit, ça n'était pas une bande de bras cassés... Mais ils allaient galérer. Néanmoins, à l'arrivée du groupe, ils prirent aussitôt la Nalcienne inerte en charge, l'allongeant sur une espèce de civière qu'ils portèrent, aidés par leur maîtrise du vent. Grâce à celle-ci, ils purent progresser à grande vitesse dans les couloirs, avant de trouver une chambre un peu isolée des autres, plus calme, suffisamment grande pour accueillir plusieurs Pokémon et personnes, et où elle pourrait avoir son enfant tranquillement. Quoique, vu son état, certains se demandaient si le sortir un peu à l'arrache pour faire survivre la mère n'était pas une option préférable à l'attente. Mais pour le moment, il fallait l'installer.

Ils l'allongèrent dans un lit double et tentèrent de la ranimer, en vain. Son cœur battait, de l'air était expulsé de sa bouche, mais elle ne revenait pas à elle. Qu'est-ce qu'ils devaient faire, alors qu'elle était sur le point d'accoucher... ? Paniqués, les apprentis sortirent tous en même temps pour se procurer des serviettes et de l'eau chaude, laissant la Nalcienne seule...

Au même moment, arriva dans le sanctuaire un homme dans la quarantaine bien tassée, qui semblait connaître le lieu, et était assez sûr de lui pour rentrer sans crainte. Il reconnut Asaka sur son passage et lui jeta son plus beau sourire narquois, un air goguenard peint sur le visage. Puis, il continua de tracer sa route, jusqu'à ce qu'un jeune étudiant l'aperçoive. Il s'avança vers lui, et lui expliqua brièvement la situation, de la femme enceinte arrivée, dans un piteux état. L'homme prit la direction de la chambre, retenant un rire. Dire que tout ceci n'était qu'usurpation. Sa renommée n'était fondée que sur des faux semblants. Oh, il avait des compétences en médecine. Mais pas à ce point là. Il s'avança dans la chambre de la malade et se retrouva pourtant surpris. Elle allait très bien ! Bon, outre le fait qu'elle soit enceinte jusqu'aux yeux, elle ne semblait pas souffrante. Il voulut s'approcher, mais une silhouette spectrale se détacha du mur et darda sur l'homme un regard terrifiant, à glacer le sang. Hogosha, de son corps translucide, se moquait bien des frontières matérielles comme les murs, qu'il franchissait sans peine. Il foudroya le médecin, sentant en lui quelque chose de malsain et de mauvais. Il ne voulait pas qu'il approche sa dresseuse. Cependant, ils virent tous les deux la main de la Nalcienne se levait pour s'abaisser, faiblement. Elle ne se réveillait pas. Mais sait-on jamais... L'un comme l'autre, ils préférèrent se retirer, l'humain pour assurer son rôle de médecin expérimenté, le Pokémon pour prévenir les autres qu'elle avait fait un geste.

En sortant de la chambre, le père de Melian regarda les personnes regroupées autour de lui.


« Son état est à nouveau stable, elle n'accouchera pas dans l'instant. Ca ne devrait pas tarder et nous devons nous tenir prêt. En attendant, puisque je suis ici le médecin le plus expérimenté, elle est dorénavant sous MA responsabilité. Et j'interdis à quiconque, humains ou Pokémon, d'entrer dans cette pièce sans mon autorisation. Quiconque transgresse mes règles aura affaire à moi... Je veux deux apprentis dans la pièce pour la surveiller et panser les plaies superficielles qu'elle peut avoir. »


Et il tourna les talons, s'éloignant. Il ne mentait pas en disant que l'état de Kajin' était stable. En l'absence de tout le monde, le Seigneur des Abysses avait décidé de lui venir une nouvelle fois en aide. Si elle avait des contractions, c'est parce que l'enfant était en souffrance. Le Prince de la Lune avait apaisé les douleurs internes, et l'avait sorti de son inconscience. Elle accoucherait prochainement, mais elle avait gagné un sursis. Après tout, c'était un événement rare, il valait mieux en profiter pleinement, non... ? Elle se réveillerait quand elle serait prête...

Tout était étrangement blanc autour d'elle... Blanc et... flou aussi... Elle ne voyait pas très bien... Elle voulut lever la main pour se frotter les yeux, mais ses muscles étaient trop engourdis pour. Elle n'en pouvait vraiment plus, elle avait l'impression qu'un Donphan lui avait roulé dessus une dizaine de fois... Elle ferma les yeux, persuadée de rêver, et les rouvrit en grand, comme pour sortir d'un cauchemar. C'est là qu'elle vit le visage du jeune homme au-dessus d'elle. Une personne qu'elle ne connaissait pas, dans une pièce qu'elle ne connaissait pas ! La panique l'envahit subitement, et une contraction lui coupa le souffle, ne faisant qu'accroître sa peur. Ses Pokémon n'étaient pas là, elle était toute seule... Et elle allait accoucher là non ?! La terreur la saisit avec une violence sourde, lui étreignant la gorge, bloquant tout son système de réflexion. Elle ne pensait plus logiquement, elle agissait à l'instinct...

Aussitôt elle se redressa et eut le réflexe de se replier sur elle-même, en position fœtale, comme elle le pouvait avec son énorme ventre. Elle plaça sa tête sur ses genoux, recouvrit son crâne de ses bras... et hurla, laissant enfin sortir le cri qui s'étranglait dans sa gorge. Son hurlement fut accompagné d'une violente bourrasque, une tornade qui se déclencha. Elle en était le centre, et ne craignait rien. Mais le mobilier commença à décoller, à se fracasser contre les murs, dans un bruit assourdissant, qui ne fit que la terroriser encore plus, et amplifia par conséquent son cri.

Le jeune homme qui la soignait avait eu le temps de se créer sa propre protection, mais devant l'état de panique de la jeune femme, préféra aller chercher de l'aide. Pourtant, en quittant la pièce, il tomba face au quadragénaire, qui lui interdit formellement l'accès à la chambre, avant de s'enfermer à l'intérieur. Il s'approcha de la jeune femme, qui amplifia ses bourrasques, effrayée. Elle avait un mal de chien au ventre, mais refuser d'accoucher. Ca n'était pas le moment... Et elle n'était pas prête du tout !

Le guérisseur qui s'était fait chasser entendit les cris redoubler à l'intérieur de la pièce. Il n'avait pas le droit de rentrer, mais cette pauvre gamine avait besoin d'aide, de ses proches. Être seule dans une situation pareil... Le Terrosien n'était qu'un illuminé. Aussitôt, il s'aida de sa maîtrise élémentaire pour sentir la présence de la championne et du Flamenois, arrivé il y a peu. Il se présenta à eux, gardant son sang-froid comme il pouvait, mais néanmoins paniqué dans le fond.


« Désolé de vous déranger. Je suis Alaric. Je... L'homme qui est ici, est un médecin Terrosien possédant des compétences plus ou moins douteuses. Je le sais, il a été mon mentor pendant un certain temps. Je ne suis pas rassuré à l'idée de laisser cette femme seule avec lui. Ca serait trop long à expliquer. Asaka, c'est ça ? Pouvez-vous contacter Melian, sa fille, le plus rapidement possible ? Elle est également championne et comprendra la situation. Tenez, prenez mon Pokémon, il vous aidera. »


Il lui remit entre les mains un petit oiseau rond et vert, aux quelques plumes rouges. Bien que frêle, il pouvait pourtant se téléporter sur les longues distances, et pouvait aller chercher la jeune femme si besoin était. L'apprenti guérisseur se tourna ensuite vers l'archer.

« Vous avez l'air de la connaître non ? S'il vous plaît, rassemblez ses Pokémon, il faut absolument que des gens qu'elle connaisse et en qui elle a confiance soit là. Vu son état de panique, l'accouchement peut très mal se passer, elle peut forcer son corps à ne pas pousser, elle ne le fera pas indéfiniment, mais l'enfant et elle-même en souffriront. Elle peut sacrément aggraver son état, surtout avec la puissance élémentaire qu'elle parvient à dégager. Vous pouvez l'aider, j'ignore comment, mais je pense que vous en êtes capables, et elle a besoin de vous. Elle est déjà faible, si elle perd encore plus de forces en se débattant en vain, elle va probablement y rester, et l'enfant aussi... »

Son avertissement était inquiétant, mais les faits étaient là. Il fallait évincer le Terrosien, qui risquerait de faire bien plus de dégâts qu'autre chose, et ensuite reprendre le contrôle de la situation, rassurer la gamine et l'aider à donner naissance à son enfant. Warai, en entendant le dénommé Alaric parler, avait prit son envol pour aller chercher les trois derniers Pokémon de sa dresseuse. C'était maintenant entre la championne et le Flamenois qu'une grande partie des choses reposaient.

Dans la chambre, Kajin' ne se laissait pas approcher. Le vent redoublait de fureur et les chaises, tables et armoires commençaient à se briser, des éclats de bois jonchant le sol. Elle avait peur, elle était terrorisée, elle réclamait ses Pokémon, mais ce maudit homme lui interdisait de les voir. Il dégageait quelque chose de mauvais... Comme s'il prenait du plaisir à voir l'état de panique et la souffrance des gens. Et il se délectait du spectacle de cette pauvre gamine perdue et complètement affolée, qui était dépassée par les événements. Celle-ci faisait tout pour apaiser son corps, lui dire de reprendre un rythme « normal » et ne pas déclencher l'accouchement de suite. Elle criait et pleurait en même temps, hurlant sa détresse dans un appel à l'aide assourdissant. Elle voulait tellement que quelque chose se passe, que quelqu'un qu'elle connaissait entre, pouvoir serrer Sekei contre elle... Mais cet homme l'en empêchait et elle était trop faible pour lutter contre lui. Pourtant, elle avait assez de force pour se battre encore un peu contre lui en le repoussant grâce à sa tornade. La chambre était sans dessus dessous, dans un état déplorable. Elle s'était littéralement déchaînée... Elle eut un hoquet qui l'étrangla lorsqu'elle sentit un liquide couler entre ses jambes, trempant les draps, les teignant légèrement en rouge... C'était trop tard... Le processus venait de s'enclencher, et elle ne pouvait pas revenir en arrière. Mais dans son état de terreur avancé, elle voulait se confier, parler, et être rassurée... Et non pas se faire toucher par un homme qu'elle ne connaissait pas, qui tentait de lui empoigner les jambes avec fureur pour la forcer à mettre au monde son enfant. Elle repoussa l'homme une nouvelle fois, se repliant encore plus sur elle-même, hurlant de douleur et de peur, se braquant violemment contre un événement inéluctable, sans prendre conscience qu'elle pourrait y passer aussi...


[Voilà voilà... Bon, c'est un peu le bordel en fait xD Déjà, désolée pour le pâté que je vous ai fait, sincèrement, vous n'êtes pas obligés de faire si long, c'est juste moi qui voulais un peu développer les choses, pour que l'on puisse comprendre. Ensuite, Alaric est un gentil, faut pas le taper ni le tuer. Quant au père de Melian -car oui, c'est bien lui- vous l'aurez compris, c'est un enfoiré de première. Vous avez le droit de le frapper, de vous battre avec lui, vous faites un peu comme vous voulez, juste une chose : on ne le tue pas et on ne l'ampute pas, j'aurai encore besoin de lui pour le bg de Melian. Après, c'est comme vous voulez, j'ai essayé de vous donner des pistes, au cas où vous ne saviez pas quoi faire, mais c'est vrai que c'est un bon gros truc pas forcément super clair que j'ai fait ^^' Bref voilà, après, j'vais pas vous ordonner quoi faire ni rien, hein, j'suis pas là pour ça, vous faites comme vous le sentez, je préviens juste des points importants, à savoir que le père de Melian, faudra me le rendre entier et vivant x) Sinon, là, on commence à bien rentrer dans le processus d'accouchement et c'est cool o/]

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Asaka Chôko le Mer 9 Jan 2013 - 18:33

Dachou freina des quatre fers sur le sol damé de la cour de la bâtisse. Aussitôt, de nombreuses personnes s’approchèrent, portant une civière. Ce qui ne manqua pas de soulager la Championne aux oiseaux. Nusumi avait bien accompli son travail. Par ailleurs, l’oiselle semblait en être consciente, puisqu’elle vint se poser sur son perchoir favori.
Aidée des habitants du lieu, la Furie d’Alfen et le spectre de la femme des neiges firent doucement descendre la jeune fille de l’autruche tricéphale. Il n’y avait plus de temps à perdre. Ils la conduisirent jusqu’à une chambre isolée, Asaka les suivant avec un peu de retard. Bien qu’elle aille le plus vite possible, sa jambe paralysée ne lui permettait pas d’avoir un rythme aussi rapide que des valides. Qu’à cela ne tienne, elle ne se faisait pas distancer tant que ça. Du moins pouvait-elle toujours garder un œil sur sa protégée. Au pire, Yuki Yûki, qui ne rencontrait pas ses problèmes de locomotion et demeurait ainsi aux côtés de la Nalcienne en piteux état, interviendrait à la moindre anomalie.
La Championne spécialisée dans les créatures aériennes observa les personnes s’affairer autour de Kajin’. Ils n’avaient pas l’air bien expérimentés… En même temps, ce ne devait pas être tous les jours qu’ils avaient affaire à un cas pareil. Elle pouvait comprendre leur panique –elle était à peu près dans le même état, mais pour d’autres raisons et faisait tout pour ne pas le montrer-, mais ils pourraient quand même faire l’effort de ne pas l’exprimer aussi clairement.

Soudain, l’air se chargea d’une odeur qu’elle avait déjà humée auparavant. Elle ne l’avait sentie qu’une unique fois, mais se rappelait parfaitement dans quel contexte cela s’était produit.
La jeune femme marquée par le passé se retourna. Non. Comment pouvaient-ils…
Pourtant, c’était bien le père de Melian, sa collègue douée en matière de poisons, qui s’approchait tranquillement de la chambre de la Nalcienne.
Abasourdie par son incompréhension quant à sa présence, Asaka ne rendit même pas son salut à l’homme de sciences. Elle ne comprenait pas. Comment pouvaient-ils tolérer qu’un étranger, un Terrosien qui plus est, un de leurs ennemis politiques, se chargent des soins d’une citoyenne de la nation du vent ? Ce choix lui paraissait d’autant plus ahurissant qu’elle avait dans l’idée que la jeune fille était plus qu’une simple Nalcienne. Oui, elle en avait l’intime conviction.
Cependant, autre chose troublait la Championne. Elle n’aimait pas ce type. La première fois, déjà, elle avait eu un bon aperçu de sa personnalité. Elle s’était contenue –à son échelle- parce qu’il s’agissait d’un parent de son amie. Mais, le voir agir ainsi, en particulier en chassant les créatures qui, pourtant, étaient les plus susceptibles d’apaiser leur maîtresse… Et ce type se disait médecin ?!


« Avoir affaire à lui ? S’il croit me faire peur… J’ai pas l’impression qu’il se souvienne bien de moi. »

Alors qu’elle venait de grommeler ces mots, elle perçut un changement de pression. Quelque chose était en train de déchaîner la colère du vent. Et, de ce qu’elle ressentait, la charge mobilisée était loin de celle qu’un novice était habilité à fournir. Ses derniers doutes sur sa théorie étaient en train de se dissiper.
Un cri déchirant la sortit brusquement de ses pensées. Si elle ignorait ce qu’il se passait réellement, ce dont elle pouvait être sûre, c’est qu’il s’agit d’un éclat de désespoir, certainement pas dû à la douleur provoquée par un soin quelconque.


*Mais il va me la tuer… ! Princesse, je me fous de ce qu’il a dit, fais quelque chose !*

La digne Momartik se mit aussitôt en action. Elle tenta bien de franchir le mur, mais la puissance de la tornade, de l’autre côté, la repoussa. Il lui serait difficile de passer au travers… Alors, autant l’éviter en passant par en-dessous, pour atterrir auprès de la blessée. Cependant, seule et en plus en tant qu’inconnu, elle risquait d’aggraver la situation plus qu’autre chose…
Avisant le petit fantôme qui avait accompagné Kajin’, Yuki Yûki s’approcha de lui, en glissant vers lui avec une élégance que la précipitation du moment n’entachait nullement. Elle inclina doucement la tête, pour se présenter.


« Je me nomme Yuki Yûki. Jeune homme, nous ne pouvons laisser votre amie seule dans cet état-là. Je sais que cet individu a demandé à ce que personne ne pénètre ce lieu… Mais je crains que cela ne condamne cette jeune fille. Vous l’avez probablement senti, vous aussi. »

Sur ce, la Momartik au kimono déchiré fit signe à Hogosha de la suivre. Elle se fondit dans le sol, pour atteindre l’étage en dessous. Elle se repérait aux présences qu’elle sentait, au-dessus. Le duo fantomatique parvint ainsi à l’endroit où, au-dessus d’eux, se trouvait Kajin’. Le cœur de la tornade, la seule place sûre de la pièce.
Yuki Yûki traversa sans peine le plafond et le lit, pour se retrouver juste en face de la Nalcienne. Elle semblait terrorisée. Alors, le fantôme plusieurs fois centenaire posa délicatement ses mains impalpables sur les temps de la jeune fille.


*Mademoiselle Kajin’ Nezumi… Ne craignez rien. Je sais que vous ignorez qui je suis, mais sachez que je ne vous veux aucun mal. Bien au contraire. Je vous en prie, n’ayez plus peur. Vous ne faites qu’affaiblir encore votre corps et vous blesser davantage.*

Tout en conservant ses yeux fermés, le fantôme des neiges sentit son homologue spectral tenter d’entrer également en contact avec sa dresseuse. Elle espérait du fond du cœur qu’à eux deux, ils parviennent à apaiser les troubles de son âme.


Pendant ce temps-là, Asaka n’était pas restée les bras croisés. Dès que l’apprenti lui avait confié le petit Natu, elle s’était empressée de griffonner une note d’urgence à l’attention de sa collègue terrosienne. L’oiseau, le message dans son bec, brilla un instant avant de disparaître. Mais, elle ne pouvait pas attendre sans rien faire. Il fallait qu’elle agisse, même si elle savait que sa princesse déchue faisait tout son possible de son côté.
Aussi, la Championne aux oiseaux s’approcha de la porte.


« Ecartez-vous. »

Il s’agissait clairement d’un ordre, prononcé d’un ton sec mais calme. Pourtant, la tempête dans ses yeux cristallins et l’air crépitant autour d’elle indiquaient bien qu’elle bouillonnait. Les personnes obtempérèrent, mais l’un d’eux ne put s’empêcher de faire un commentaire, en voyant la plume d’Airmure reprendre sa position offensive.

« Mais le maître a dit que…
- Le maître, comme tu dis, a dit beaucoup de choses. Sauf que tu vois, je lui fais pas confiance. Et vu ce qu’il se passe là-dedans, je vois bien que j’ai raison de penser comme ça.
- Mais il doit la soigner, et…
- Ce type est peut-être –je dis bien peut-être- un toubib expérimenté, mais à ce rythme-là, il va la tuer. Et ça, je ne le permettrai jamais. Quelqu’un de bien plus compétent sera là dans les minutes qui viennent, mais je refuse d’attendre sans rien faire ! Donc… »


Elle reporta tout son poids sur sa jambe valide, et leva sa faux. Nusumi regagna les airs, afin d’éviter d’entraver l’ancienne espionne dans ses mouvements.

« DEGAGEZ !! »

L’arme s’abattit d’un coup, avec une force étonnante. La lame s’enfonça dans le bois, tranchant sans mal le matériau pourtant robuste, séparant la porte en deux. Désormais, ils pouvaient entrer.
Et Asaka ne s’en priva pas. La tornade était toujours présente. Elle dompta elle-même le vent afin d’obtenir une enveloppe protectrice, et se dirigea immédiatement vers celui qui se prétendait médecin. Il ne semblait pas très heureux de la voir.


« Que faites-vous ici ! Sortez, vous ne faites que la paniquer davantage…
- Ta gueule. »


Sans coup de semonce, la Nalcienne le saisit à la gorge et le plaqua contre le mur.

« Je me fous complètement de tes ordres. Les seuls que je respecte sont ceux qui me viennent de l’armée nalcienne ou de la famille royale. Pour moi, tu n’es rien d’autre qu’un étranger qui profite de l’ignorance des autres pour étaler sa science. Je refuse que quelqu’un comme toi s’occupe d’elle ! Donc, tu patientes bien gentiment jusqu’à ce que le vrai toubib arrive ! Sinon, c’est toi qui aura affaire à moi. »

En même temps qu’elle disait ces derniers mots, la Furie d’Alfen enclencha le mécanisme d’ouverture de deux globes à sa ceinture et étendit le champ d’action de sa protection invisible. Son combattant aquatique et son seigneur déchu se matérialisèrent, tandis que Nusumi se joignait à la fête. Tous affichèrent des attitudes menaçantes, laissant clairement entendre au Terrosien qu’il ne s’agissait pas de paroles en l’air.

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Ishizu Yggdrasil le Jeu 10 Jan 2013 - 17:23

Le jeune homme ne comprit pas vraiment ce qu'il se passait. Tout venait de se dérouler sans qu'il n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit. Un homme était même venu lui demander son aide pour récupérer les Pokémon de Kajin'. De quoi ? Mais ! Attendez ! Ce fou allait la tuer ! Mais ! Elle fait quoi cette furie à la porte ? Kajin' est en danger là ! Elle va tenter de la découper, faut l'arrêter là, stop !
Il se retrouva cinq minutes plus tard à rameuter les compagnons de la Nalcienne sans comprendre pourquoi il n'avait pas agis pour aller l'aider... peut-être étais-ce le fait, non moins rassurant, que l'estropié avait en fait remis le type à sa place ? Comme un demeuré, il regroupa les quelques compagnons de la demoiselle, attrapant Sekei par le torse, histoire de présenter le plus fidèle ami de la demoiselle pour la rassurer lors de l'entrée.

— Je ne te veux pas de mal, et j'espère que je ne te tiens pas maladroitement. Au pire, mords-moi, mais je voudrais aider Kajin', et j'ai besoin qu'elle vous voit en premier pour la rassurer, d'accord ?

Il se dirigea ensuite vers la chambre, ayant la délicatesse d'ouvrir l'autre moitié de porte pour passer plus aisément. Il dégagea du bout de sa botte les débris qui jonchait le sol afin d'éviter à quiconque de trébucher sur les morceaux. Il attendit un peu, la tornade venteuse se déversant dans toute la pièce. Avant d'entrer dans un cyclone plus puissant, il se chargea de porter les compagnons les plus légers, les tenants fermement. Les autres devraient rester derrière lui et son mouton bien alourdit par sa laine, le monticule de laine offrait en vérité une sorte de protection au vent, les Pokémon de la dresseuse serait moins touchés par le courant.
Il commença à traverser ce flot, balloté par la puissance élémentaire de la jeune fille, il avait beaucoup de mal à mettre un pied devant l'autre.
Le vent commença cependant à faiblir, et le jeune homme pu afin atteindre l’œil. A moins qu'il n’eut usé de sa maîtrise pour percer avec un peu de chaleur ce mur de vent ? Ce n'était vraiment pas le moment de penser à ça, il avait une tâche à réaliser.

Déposant le reptile bleu sur le lit de la demoiselle, le jeune homme se recula pour laisser les autres compagnons de la jeune fille se rapprocher d'elle. Quant-à l'autre type ? Et bien, il n'avait rien à faire, il était maîtrisé, mais il ne pouvait s’empêcher de le regarder d'un regard brûlant d'une certaine angoisse et d'un rejet pour ce qu'il avait engendré et failli faire.
Il n'avait pas eu le temps d'agir, alors il ne pouvait pas vraiment le juger sur ses actes, mais pour ce qu'il en avait vu, et entendu, ça lui suffisait.
Il se tourna alors vers la demoiselle, attendant qu'elle se calme finalement, lui lâchant un petit sourire pour tenter de la réconforter, lui tapotant le dos d'une main, comme pour la réconforter. Il restait là, muet, ne souhaitant pas la brusquer.

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Kajin' Nezumi le Dim 13 Jan 2013 - 0:37

Les murs vibraient sous les cris de terreur de la jeune femme, et sous la bourrasque qui les malmenait. Il fallait vraiment que cela cesse.
Hogosha décida de suivre la Momartik, un peu surpris par sa venue. Néanmoins, il la remercia chaleureusement de l'aide qu'elle voulait apporter, et il lui emboîta le pas, jusque dans la chambre. Il resta surpris de la puissance élémentaire que pouvait dégager Kajin'. Il n'était pas sans savoir qu'elle était loin d'être faible, et même qu'elle savait se défendre particulièrement bien. Mais là, c'était un véritable mur qu'elle avait érigé, dans sa panique. L'instinct de survie était vraiment une chose impressionnante. La femme des neiges décida de poser doucement ses mains sur les tempes de la demoiselle, pour lui parler. Sentant sa présence, celle-ci releva son visage baigné de larmes vers l'être qui lui parlait. Elle l'écouta pourtant, hoquetant sous ses sanglots. Puis, elle sentit aussi que son propre spectre était là, Hogosha ayant posé son front contre sa joue.


« Kajin', je t'en prie... Calme-toi... Nous sommes là pour t'aider... Pense à ton enfant... »


Elle ne répondit pas, ne parvenant pas à exprimer cette sensation, cette terreur qui lui brûlait la gorge et la tête. Elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas, elle n'en était pas capable... Mais ils n'avaient pas l'air de pouvoir comprendre... Et cet homme... Cet homme... Que tout son être voulait tenir loin d'elle... Qui voulait la toucher, sous prétexte de l'aider... Mais il sentait bien la terreur qu'elle ressentait et c'était ça qui l'amusait... Elle était si terrifiée... Le vent se déchaîna avec encore plus de vigueur... Jusqu'à ce que la porte se retrouve fracassée en deux et qu'une femme inconnue, et apparemment en sale état rentre et ne menace l'homme. La future mère était dans un état bien trop critique pour constater le corps meurtrie de sa sauveuse, mais elle sut qu'elle l'appréciait déjà en le voyant maintenir l'homme à la gorge pour le garder loin d'elle. Elle chercha à se recroqueviller au fond du lit... Elle avait vraiment peur... Et rien ne semblait être en mesure de l'apaiser...

Un éclair bleu fondit sur elle, pour se nicher au creux de ses bras, contre sa poitrine... Elle reconnut les écailles si familières de Sekei, son cher Sekei, qui lui griffait les joues au sang... Elle l'étreignit avec force, pouvant l'étouffer contre elle, pleurant encore plus sur lui, mais il ne protesta pas, se laissant docilement faire... A la pagaille ambulante se rajouta une autre personne... Un rapace qui traversa la fenêtre que la tempête avait brisé et qui se posa assez lourdement au sol. Bizarrement, à son approche, le vent avait cessé de souffler. Le Rapasdepic se secoua une fois au sol, la ceinture de sphère qu'il avait autour du cou libérant les occupants. Mais le voyage l'avait épuisé, et il se dirigea vers le lit, s'écroulant au pied de ce dernier. Il avait accompli sa mission, il allait tâché de rester éveillé, mais ne pourrait pas en faire plus. Pas pour l'instant...

Les sphères à son cou se scindèrent, libérant leurs occupants, un étrange fossile, une chienne de foudre aussi terrifiée que sa dresseuse et un renard de feu qui, en voyant l'état de sa dresseuse, et l'homme mis à mal, qu'il sentait clairement responsable, se joignit au fauve aveugle, dans le but de le maintenir loin de sa maîtresse.

Le vent s'était apaisée, mais il était en train de reprendre de l'intensité, au fur et à mesure que la peur grandissait en elle, et qu'elle sentait diverses liquides humidifier ses jambes. Elle sentit la main de quelqu'un qui caressait la sienne et releva la tête. Reconnaissant Ishizu, mais toujours incapable de parler, son seul geste fut de lui saisir la main, et de la presser avec une telle force qu'elle aurait pu la broyer... Heureusement pour lui, la jeune femme était déjà faible, et elle perdait des forces à chaque seconde, sa main resterait entière. Pour autant, il ne pourrait pas se défaire de la pression qu'elle exerçait sur lui. Mais c'était un premier pas... Elle se sentait mieux, de pouvoir toucher les autres, d'être en contact physique avec des personnes de confiance. Mais elle avait peur. Même si son col n'était pas encore totalement dilaté, elle braquait tous ses muscles avec une ardeur presque violente pour elle... La source du mal avait été neutralisé... Pourtant, elle était toujours terrifiée.

Un flash apparut, non loin d'Alaric, et la championne des poisons apparut. Elle n'était pas encore dans la salle où les événements avaient lieu. Mais en réceptionnant le message d'Asaka, elle avait décidé de faire vite, et de ne pas tarder. Ca avait l'air vraiment urgent... Elle demanda au garçon, qu'elle connaissait, de la mener à la chambre de la Nalcienne, laissant sortir son Herbizarre. Elle ne mit que quelques minutes à arriver, et constata bien vite l'étendue des dégâts... Son père était bien là. Encore savourant la terreur des gens. Quoique là, c'était plutôt lui qui allait avoir très peur... Melian rentra sans plus de cérémonie dans la pièce et regarda tout ce beau monde, son œil critique et expert analysant à une vitesse assez impressionnante la situation. Elle envisagea le Flamenois, dont Kajin' écrabouillait la main, la Furie d'Alfen et ses Pokémon qui maintenaient son père en joug, et la future mère, dans un état de panique proche de l'hystérie incontrôlable. Aussitôt, elle donna les directives, ordonnant les priorités.


« Père, va-t'en. Tu en as assez fait. Elle est ma patiente depuis le début et je me chargerai d'elle. »

« Non, il n'en est pas... »
« Va-t'en. »
« Je suis ton père et.... »
« Je t'ai ordonné de partir ! »


La Terrosienne n'eut pas le temps de faire ou de dire quelque chose d'autre. Deux lianes vinrent saisir avec force l'homme et l'arrachèrent aux griffes de la championne aux oiseaux. Puis, avec une force et une rage qui étaient inconnues chez elle, Hanasai fit littéralement voler l'homme, le laissant s'écraser dans le couloir, loin de Kajin'. Personne n'aurait pu penser que ça serait elle qui agirait ainsi... Elle d'habitude si douce et si paisible, qui s'enfuyait au moindre conflit, voilà qu'elle venait d'expédier au loin l'usurpateur.


« Hanasai du calme, tu vas nous lâcher des spores toxiques à ce rythme. Bien. Tous ceux désormais présents dans cette pièce peuvent y rester. Vous, les compagnons de Kajin', vous pouvez rester non loin d'elle, néanmoins, lorsqu'il faudra pousser, je préférerai que vous soyez sur le côté, de plus, veillez à ne pas gêner ses mouvements. Vu comment ça part, ça ne s'annonce pas très simple... Alaric, tu connais la demeure, et tu es la dernière personne, à part celles présentes, que j'autorise à entrer ici. Va me chercher des serviettes, et prépare une nouvelle paire de draps. Et si vous vous ennuyez vraiment... Eh bien... Construisez une nouvelle porte... »

Voilà, elle avait fait le tri, et elle conservait maintenant le principal et le plus important. Pourtant, les choses n'évoluaient pas comme elles le devraient... Dorénavant, il allait falloir pousser, dans peu de temps, d'ici quelques secondes, ou minutes, mais pas plus. Mais Kajin' mettait un maximum d'énergie pour au contraire, ne pas pousser, comme si elle désirait que l'enfant retourne à l'intérieur. Mais c'était trop tard, elle avait perdu les eaux... Il n'y avait plus de demi-tour possible, et elle ne le savait que trop bien...

Même si Melian, avec douceur et précision, l'encourageait à commencer à pousser, à laisser les choses se faire, elle s'y refusait, et forçait son corps à cette initiative. Et elle ne voulait pas démordre de sa position... Non... Elle ne voulait pas... Pas maintenant... Elle n'était pas prête ! Elle avait peur, elle ne... Elle ne savait pas comment faire... ! Ses pleurs redoublèrent d'intensité, de même que ses sanglots. Le vent ne soufflait plus, elle ne criait plus -pour l'instant- et était plus calme... Et probablement plus affaiblie aussi... Elle serrait toujours la main du jeune homme, mais avec moins d'intensité, le sang circulait à nouveau correctement dans la main de sa pauvre victime. Et la gamine se laissait aller à ses pleurs, à ses peines, tout en se braquant.


« Pas maintenant... Pas le moment... Je ne suis pas prête... Je ne saurai pas quoi faire... Je suis toute seule et je ne suis pas prête !... J'y arriverai pas... Je... Je ne peux pas... »


Tout ce qu'elle avait enduré, durant cette grossesse, les angoisses maîtrisées par elle seule, la solitude, la peur, les critiques, la crainte, tout ce qu'elle avait pu encaisser était en train de rejaillir d'un seul coup, avec violence. Elle avait encore besoin de temps ! Comment pourrait-elle gérer un enfant, dans sa situation... ? Ca lui paraissait impossible...


« Je suis toute seule... Toujours... toute seule... »

Elle tremblait de terreur, de panique... Elle n'avait aucune confiance en elle, comment pouvait-elle espérer seulement y arriver... ? Elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas, elle n'était pas prête... Elle avait toujours tout fait pour lutter, mais pour quoi ? Pour donner naissance à un enfant qui vivrait avec un seul parent, sans foyer fixe, sans situation stable... ? Il n'était même pas né, mais il avait déjà une mère pathétique... Elle voulait le protéger, tout faire pour qu'il grandisse bien, et là, ça n'était absolument pas le moment... C'était trop tôt...

Melian jeta un rapide coup d'oeil successif à Asaka et Ishizu. Elle ignorait les rapports qu'ils pouvaient chacun entretenir avec elle, mais il fallait la raisonner, la rassurer, et la pousser à mettre au monde son enfant... Sinon, même avec toutes ses compétences, elle ne pourrait pas le ramener d'entre les morts...

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par PNJ le Ven 18 Jan 2013 - 13:51

Au milieu de cette agitation fébrile, un sac, abandonné, avait miraculeusement été épargné par les bourrasques, et était passé inaperçu. Il s'agissait de celui du Flamenois, actuellement bien trop occupé par autre chose...

Pourtant, la coquille de l'oeuf, qui était heureusement entouré de tissu (ce qui lui avait permis de ne pas se transformer en omelette...), commençait à se fendre, doucement d'abord, puis avec plus de force. Un craquement, qui se démultiplia, se fit entendre, tandis qu'une forme en émergeait, silencieusement, en comparaison avec le vacarme qui avait régné dans la pièce... Enfin, la petite créature surgit du sac, puis regarda autour d'elle, un peu confuse, et totalement perdue, à la recherche de sa maman... Ou de son papa.


Spoiler:

[Et voilààààà ! Bébé Funécire est dans la place ! Il vaudrait mieux s'en occuper assez vite, si vous ne voulez pas qu'il pique une crise de larmes en se sentant tout seul et abandonné... GG pour l'éclosion, Ishi. Je te laisse définir le nom de ta bestiole, ainsi que son genre.]

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Asaka Chôko le Dim 24 Fév 2013 - 19:06

La Championne aux poisons était enfin arrivée, ce qui ôta un gros poids à sa collègue nalcienne. Surtout lorsqu’elle vit avec satisfaction que cette dernière chassait son incompétent de paternel de la chambre. Rassurée, l’experte en créatures ailées fit rentrer son combattant aquatique et son lion aveugle dans leurs capsules respectives.

Ce ne fut que quand tout redevint en partie calme que la Furie d’Alfen sentit enfin la puanteur de l’une des personnes présentes dans la pièce. Cette exécrable odeur de Flamenois… L’œil furieux, elle se tourna vers celui qui émanait cette senteur. Il était hors de question qu’un ennemi approche d’aussi près celle qu’elle avait reconnue comme étant la princesse héritière de sa nation !
Cependant, elle se ravisa bien vite. Cet homme… Il ne semblait pas avoir d’intentions malsaines, contrairement au père de Vipère. De plus, il venait de ramener les compagnons de Kajin’… Etait-il possible qu’ils se connaissent ? Tss, les jeunes d’aujourd’hui ! Pourquoi traînaient-ils tous avec l’ennemi ? Mais, dans le doute, et bien que cela ne lui plaise pas, Asaka n’avait d’autre choix que d’épargner la vie de cet être originaire de la nation enflammée… Pour le moment.

Néanmoins, la Championne aux oiseaux n’était absolument pas certaine de pouvoir résister à la tentation de le débarrasser d’un ou deux membres en trop. Elle préféra donc patienter dans le couloir. Elle faisait confiance à son amie de Terros pour la suite, et à sa digne Momartik pour continuer à apaiser sa protégée. Mais, si elle restait dans la pièce, elle ne ferait qu’aggraver les choses…

Plusieurs minutes passèrent. La femme meurtrie par le passé n’aimait pas rester là sans rien faire… Elle se sentait inutile, alors qu’elle voulait aider Kajin’. Bon sang, ce qu’elle détestait ce genre de situation…
Soudain, elle redressa la tête. L’air venait de lui porter une odeur de souffrance, de chagrin. Mais qui ne provenait pas de la pièce d’à côté. Non, la senteur avait pour source le sommet du sanctuaire.
La Furie d’Alfen tourna la tête vers la chambre. On n’aurait pas besoin d’elle avant un bon moment. Elle pouvait prendre le risque de s’absenter, pour voir ce dont il s’agissait. En revanche, elle s’assura d’avoir un intermédiaire, au cas où la situation venait à dégénérer.


« Eh, sale piaf. » Dit-elle en s’adressant à l’oiselle de jais, toujours perchée sur son épaule. « Faut que j’aille vérifier un truc. Si y’a le moindre pépin –par exemple, si ce maudit toubib essaye encore de faire des siennes-, tu viens me chercher, ok ? »

Nusumi claqua du bec, montrant qu’elle avait bien compris ses ordres, puis s’envola jusqu’à une poutre. De là, rien n’échapperait à son regard perçant.
La Championne se leva et suivit la piste invisible. Celle-ci l’obligea à grimper au plus haut étage de la bâtisse. Elle s’engagea sur une terrasse. Un vent fort y soufflait, du fait de l’altitude, balayant la majorité de la senteur inquiétante. Mais Asaka ne pouvait s’y tromper. L’être responsable de cette odeur était bien là.

Et elle ne tarda pas à le trouver.
C’était un Etourvol. D’où venait-il ? Aucune idée, mais l’ancienne espionne se doutait qu’il n’était pas sauvage. Une très légère odeur d’humain était perceptible. En tout cas, il avait dû effectuer un très long voyage. De plus, au vu de son piteux état, il en avait vu des vertes et des pas mûres. Il avait perdu de nombreuses plumes, et le reste de son plumage était recouvert de sang sur une bonne partie. L’oiseau était inconscient, mais il respirait toujours. D’un souffle rapide et sifflant.
Cependant, autre chose perturba la Championne. Elle avait déjà vu des Etourvol auparavant. Mais aucun ne dégageait un tel sentiment de désespoir. Un sentiment d’une telle ampleur qu’il en avait imprégné son plumage : son corps était aussi sombre que celui de sa corneille, et les parties habituellement blanches n’étaient que d’un gris sale. La créature ailée avait dû recevoir un important traumatisme pour en arriver là…

Mais pour le moment, il y avait plus urgent. Si elle n’agissait pas, il allait mourir. Aussi, la Nalcienne s’empara d’une sphère vide et y emprisonna le volatile blessé.


« C’est moi ou ces derniers temps, je récupère tous les trucs en mauvais état, moi… » Soupira la Championne tout en redescendant les étages.

Heureusement, l’endroit était parfait pour trouver des soigneurs…


[Voilà, capture officielle de Gekirin]

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Ishizu Yggdrasil le Mar 26 Fév 2013 - 0:50

Tout s'enchainait très vite et le jeune homme ne comprenait rien. Il expira pour se mettre les idées au clair. S'il ne faisait rien, là, maintenant, tout de suite, elle risquait d'aggraver les choses et ça ne se passerait pas bien. Il posa alors une main sur le ventre de la génitrice et laissa une chaleur agréable se répandre en elle, comme le jour de la conception, elle s'insinuait, traçant son chemin. Ni brûlante, ni même un peu trop chaude, elle était juste chaude.

— Non ! Tu n'est pas seule ! Tes compagnons sont là ! Sekei est là ! Warai est là ! Ils sont tous là ! Et je suis là aussi, je ne laisserais rien de mal t'arriver à toi et à ton petit durant les heures à venir. Si ça peut te rassurer, aucune femme n'est prête à accoucher, c'est pourtant un moment à passer ! Comme quand tu t'écorches pour la première fois, on y est pas préparé, ça fait mal, mais après, on muri grâce à cela. Tu dois juste rester calme et laisser les choses se faire.

La paume de sa main se retira du ventre de la demoiselle et se posa sur son front, puis glissa sur sa chevelure. Il était en train de lui caresser gentiment, en souriant, les cheveux.
Il resta quelques instant ainsi avant de tapoter la main de Kajin' pour qu'elle arrête de lui meurtrir la main. Il tenait tout de même à ne pas se faire amputer. Il réussit à retrouver sa liberté de mouvement, ce n'est pas pour autant qu'il comptait fuir, il devait juste s'occuper de... ce truc qui était sorti de son sac. Depuis quand il avait un œuf dans ses affaires ? Il aurait dû le remarquer, en théorie... Ce serait pas un coup de sa Gardevoir ça ? Le concours n'avait-il pas annoncé un prix incroyable ?
Pour un prix unique, c'était le cas. Il ne connaissait rien de tel.
Il attrapa le petit être perdu qui semblait chercher quelque chose, regardant de gauche à droite, timide, faible, jeune. Un nouveau né, aussi. On dirait... de la cire. C'était assez doux au toucher, et à par cela, on aurait dit une bougie, éteinte. Le garçon se senti soudainement affaiblie, une flamme jaillie alors de la mèche de la petite créature. Ce truc était en train de lui pomper son énergie vitale ! Et ça s'appelait un cadeau ?
Il attrapa le petit être à deux mains et le fixa droit dans les yeux.

— Si tu veux vraiment manger, tu demandes avant de te servir, d'accord ?

Il n'avait pas vraiment l’impression de s'être fait comprendre, mais il ne se sentait plus "aspiré". Il resta dans cette position un instant avant de tendre un doigt, une petit flamme dansait à son bout. Le petit être happa le feu et suçota le doigt qui le produisait. Décidément... Ishizu allait devenir son biberon personnel ! Il s'en retourna vers le lit ou était allongé Kajin', posa la bestiole sur le meuble, pas loin du Feuforêve et de la Momartik, et se reposa à ses côtés. Il lui reprit la main et leva son regard vers l'autre femme de la pièce, puisque la troisième était partie un peu comme ça, sans rien demander.

— Vous êtes médecins non ? Il faudrait peut-être faire suivre le travail ? Dites-moi ce que je dois faire !

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Kajin' Nezumi le Ven 1 Mar 2013 - 10:21

Tout allait tellement vite, et elle se sentait si étrangère dans son corps... Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Ou plutôt elle comprenait, elle savait que trop bien ce qui allait avoir lieu mais elle ne parvenait pas à gérer les angoisses qui découlaient des événements à venir. Pourtant, la chaleur qu'appliqua le jeune homme sur son ventre la rassura, l'apaisa un peu. Elle discerna du coin de l'oeil sa sauveuse qui s'éloignait mais n'eut pas vraiment le temps de faire quoi que ce soit pour l'inviter à rester plus longtemps. Elle était prise et occupée à autre chose là. Ce fut comme pour l'éclosion du mystérieux Pokémon, elle ne l'avait aperçu que de loin. Elle avait tellement mal... Ses muscles contractés au possible commençaient à la faire réellement souffrir.

Elle eut un élan de panique en voyant Ishizu s'éloigner. Ce qu'il lui avait dit était vrai, elle avait ses Pokémon et personne ne devait être prêt à accoucher la première fois que ça arrivait. Mais même s'il lui disait rester pendant les heures à venir, ce n'était que des heures, face aux longues années à venir. Elle eut un rire amer, retrouvant un brin de contenance pour le regarder, alors qu'il s'occupait de l'étrange bougie vivante.


« Tu dis que tu resteras, oui, c'est vrai. Mais même si ça me touche... Après, tu partiras probablement. Tu ne veux peut-être pas de... de cette responsabilité »

Ca n'était pas un manque de confiance en lui, elle disait juste ce qui lui semblait vrai, à savoir que le jeune homme ne resterait peut-être pas auprès d'elle pour jouer le rôle de père de substitut auprès de l'enfant à naître. Elle ne pouvait pas lui demander une telle chose. Une contraction lui coupa le souffle et elle se cambra par réflexe. Son col était de plus en plus dilaté, dans quelques minutes, le processus serait définitivement enclenché. Elle redouta cet instant, même si elle commençait à saisir qu'elle n'y échapperait vraiment pas. Elle avait si peur pourtant.

Elle avait perdu toute maîtrise de son être. Elle avait mal, et elle avait toujours peur, même si elle tentait tant bien que mal de ne plus le montrer. Ce qu'elle avait dit au jeune homme aurait pu s'avérer blessant. Elle ne faisait que se remettre le nez devant sa solitude. Ses Pokémon ne pouvaient pas jouer le rôle de parents. Elle avait besoin d'une tiers personne, mais ne savait pas où la trouver, ni qui accepterait. Et ça lui retournait l'estomac de penser à ça. Un nouveau sanglot, d'une profonde tristesse la secoua. Avant qu'une succession de contraction ne la fasse crier.

Ishizu était de retour près d'elle et venait de questionner Melian sur la suite de la marche à suivre. Celle-ci resta silencieuse un long moment, jusqu'à avoir une exclamation plutôt positive. Ca y est, le corps était prêt à passer aux choses sérieuses. Bon, la jeune femme l'était moins, mais la championne ne pouvait pas faire grand-chose pour l'aider. Il fallait qu'elle croit en elle.


« Vous, vous allez vous mettre derrière elle, et elle va s'appuyer contre vous. Vous pouvez lui prendre les mains si vous voulez, faites juste attention qu'elle ne vous en broie pas une. Et surtout, parlez-lui, rassurez-la, même si vous pensez l'avoir déjà fait, ne lésinez pas et continuez à la rassurer. Kajin', je vais vous aider à vous mettre en position et à pousser, vous êtes prête ? »


A la lueur de terreur qui éclaira ses yeux, la maîtresse des poisons savait que non, elle aurait préféré être à des kilomètres d'ici et de son corps. Mais elle n'avait pas le choix et si elle faisait trop traîner les choses, son enfant finirait par en souffrir. Elle se plaça comme le lui indiqua la championne, relevant les jambes, prenant appui sur les deux morceaux de bois sculpté qui décoraient les pieds du lit. La Nalcienne déglutit, serrant le matelas de toutes ses forces. Elle ne pouvait pas reculer, mais elle aurait tellement voulu avoir cette chance. Puis, on l'aida à compter. A compter pour se caler en rythme avec les contractions. A compter pour pouvoir pousser au bon moment. Elle hurla, les muscles tendus comme des cordes d'arc et son instinct de survie prit le pas sur sa conscience et sa volonté. Plutôt que se retenir, cette fois-ci, elle poussa.

Alaric avait ramené ce que lui avait demandé Melian, et, sentant que les choses très sérieuses commençaient, décida de s'absenter un peu. Il partit à la recherche d'Asaka, qui avait soudainement disparu. Qui plus est, même s'il était beaucoup moins expérimenté qu'elle, il avait également senti l'étrange odeur qui échappait du sommet de leur sanctuaire. Il décida de s'y rendre, pour voir s'il pourrait se rendre utile. Il n'avait pas envie de laisser quiconque seul...

Les hurlements redoublaient, mais le petit ne semblait pas décidé à sortir. Doucement, le jour commençait malgré tout à décliner. Et avec lui, les forces de la jeune femme étaient peu à peu drainées. Elle avait usé tellement de puissance, lorsqu'elle avait eu peur, qu'elle se sentait à présent incapable de pousser. Elle avait le sentiment qu'elle allait y passer. Elle avait joué avec le feu et désormais, elle se brûlait les doigts. En sueur, sans avoir quitté sa position, elle continua de pousser, dans un autre hurlement, risquant de perforer les tympans d'Ishizu, ou de broyer la moindre chose qui entrerait en contact avec ses mains. Son corps donnait une puissance qu'elle ne pensait pas envisageable, mais qu'elle sentait de plus en plus faible malgré tout. A nouveau, elle eut peur. Peur pour sa vie, pour celle de son enfant. Non plus peur de l'avoir et de lui donner un avenir médiocre, mais tout simplement peur de ne jamais se relever. Pourtant, Melian lui assura qu'on commençait à voir la tête, qu'il ne fallait pas mollir et qu'une fois les épaules passées, tout irait mieux. Et pourtant, même la tête n'était pas encore sortie, et la jeune femme avait l'impression que c'était un peu trop lui en demander. Ses Pokémon avaient dû s'éloigner d'elle, pour ne pas la gêner en plein travail -et pour ne pas non plus se faire martyriser une partie de leur anatomie prise au hasard- mais ils affichèrent une attitude menaçante en voyant le père de la championne sur le pas de la porte. Il avait eu peur de l'Herbizarre. Mais sa fierté lui interdisait de se laisser impressionner par cette stupide bête. Il tenta de rentrer dans la pièce.


« Ouvre-là pour sortir l'enfant, tu vois bien qu'il n'y a plus que ça à faire, tu ne la sauveras peut-être pas elle, mais tu garderas le gamin en vie. Si du moins, les sottises de cette écervelée et de ton incompétence ne lui coûtent pas la vie. »


Kajin' ne put riposter face à l'insulte. Elle ne réfléchissait plus, ne pensait plus, une brume opaque et palpable avait envahi son crâne. Elle agissait uniquement grâce à son instinct de femme, qui lui dictait de pousser, de mettre coûte que coûte au monde cet enfant. Elle perçut le mot écervelée, qui lui était destinée. Combien de fois l'avait-elle entendu ? A moins d'être mariée, on ne tombait pas enceinte si tôt, ça ne se faisait pas... Elle voulut rire mais sa gorge était trop sèche et elle continua de pousser, plutôt que de s'occuper de quelqu'un qui décidait de l'attaquer dans un moment de grande faiblesse. A l'instant présent, elle était totalement vulnérable à toute forme d'agression, quelle quel soit. Le Kaïminus se releva et se plaça entre le lit et l'homme, sa gueule laissant voir ses crocs. Puis, il claqua de la mâchoire d'un coup sec, demandant à la Cornèbre, si elle le voulait, d'aller chercher sa dresseuse. Il le retiendrait un peu, le temps qu'il faudrait. Du moins, il l'espérait, sa marge de manœuvre était réduite, et sa petite taille -dont l'homme se moquait bien- était un désavantage dans ce genre de situation. Pourtant, il ne laisserait pas son poste, et tiendrait bon, quoi qu'il puisse advenir.

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Ishizu Yggdrasil le Lun 8 Avr 2013 - 1:57

Dans le lointain, le ciel s'embrase
Il ne pouvait plus l'entendre ce type. Il lui tapait réellement sur les nerfs, et ça, c'était pas bon, pour ce type. Ishizu se leva, son sang bouillonnant dans ses veines, ça allait mal se passer, pour ce type. Il prendrait en considération, un peu après ce que tentait de lui dire cette femme, il y avait une mauvaise tâche à racler de la table, et il irait avec un couteau.

— Sortez !

Ni hurlez, ni criez, juste ordonné, sur un ton ferme et sans équivoque. Il ne laissa pas le temps à l'homme de faire quoi que ce soit, que ce fut une réplique ou l’obéissance à l'ordre. Tout le corps du garçon fut parcourue d'une soudaine vague bordeaux qui lui fit prendre la couleur de la brique, ses cheveux se dorèrent et s'allongèrent tandis qu'il prenait les airs d'un canin. Il resta cependant sous une forme humanoïde, mais des volutes spectral dansait autour du jeune homme, et quelques instant après, une main traversa l'espace temps, une main presque humaine, verte, qui tira avec elle un corps, une tête recouverte de long cheveux d'un vert ondulé. Les yeux de la Gardevoir s'illuminait d'une lueur d'émeraude alors que ceux de son dresseur arborait une jolie couleur ambre. Leurs corps respectif s’entourèrent d'une aura bleutée, puis plus rien.
Soudainement, le gêneur fut balancé contre le mur le plus proche, comme si un géant très rapide s'amusait avec lui. Le corps de l'homme s'écrasa une fois, deux fois, trois fois contre ce mur, sans trop de violence, avant de s'écarter et de se faire aspirer par le trou béant de la porte défoncé. Oh, ils ne comptaient pas le tuer, mais ils avaient ordonnée sa sortie, donc ils ont fait en sorte que ça se réalise. Yume Mugen et Ishizu perdirent leurs attitudes effrayantes, et tout redevint normales. Elle salua les deux femmes, et son corps traversa une nouvelle fois le voile entre le temps, elle repartait là ou elle s'était trouvée il y à un instant, retrouvé les deux autres fiers compagnons du jeune homme.

— Ce n'est pas un endroit pour se battre ou pour dire des choses aussi inutiles... excusez-moi pour cela.

Et il revint auprès des deux femmes. Il s'excusa une nouvelle fois auprès des deux femmes et prit une des mains de la femme enceinte, entourant ses épaules avec son autre bras. Il commença par tenter de la rassurer en lui disant que personne ne lui ferait du mal parce qu'un accouchement se passe souvent bien, et celui là ne ferait pas exception à la règle. Elle aurait très bientôt un enfant et aurait la charge de le protéger toute sa vie. Que rien n'était effrayant, au contraire, c'était le début de la joie, de la vie, une nouvelle vie en ce monde. La magie de la vie est toujours quelque chose de merveilleux, elle fournit, au monde, plus de richesses encore et de beauté à ce qu'il est.
Alors qu'ils allait entamer comme il le fallait le processus, un puissant grondement se fit entendre, faisant vibrer tout le temple de l'air. Quelque chose approchait vers le temple, un truc gros, énorme, qui avait l'air de vouloir déranger ce jour glorieux.

Au loin, l'oiseau de feu commençait à faire feu sur les plaines, déversant toute sa rage. Aliéné, malade, l'animal ne comprenait même pas ce qu'il faisait. Il ne voulait que détruire, et peut-être, écraser une seconde fois l'oiseau de glace. Il approchait, et un demi-dieu, comme lui, était déjà suffisamment dur à contrer, alors si l'autre arrivait pour protéger le pays, leurs combats pourrait grandement déranger. Ishizu irait peut-être s'il le pouvait, il devrait juste trouver une arme d'Hunter. Sans vouloir les tuer, il chercherait à les séparer, voir à les faire fuir. Mais là, c'était Kajin' la plus importante, et sans connaitre le fléau qui allait peut-être leur tomber dessus, ils ne pouvaient pas se déroger, surtout elle, à l'accouchement.
Il y en aurais bien une qui pourrait s'en occuper en attendant, sauf si, elle aussi, décide de revenir les voir, à ce moment là, peut-être qu'il la suivrais, cela imposerait de laisser seul Melian et la future mère, mais leurs survie et protection est plus importante. Asaka, la championne d'Alfen, à son mobile pour défouler toute sa rage contre le type feu. Peut-être cela calmera la tension qu'elle à ressentie envers le jeune homme ? Il n'en sait rien, il ne sait même pas qui elle est. Mais elle pourrait tout aussi bien le détester un peu plus, car ce légendaire, il vient bien de son pays. Même s'il n'y à aucun lien entre eux.

[HRP : Comme dit, je prend le tour, pour te donner matière à rp]

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Asaka Chôko le Jeu 12 Sep 2013 - 20:38

La Championne aux oiseaux descendit jusqu’à une pièce qui servait visiblement de salle de repos pour les soigneurs et leurs élèves. Heureusement, même si bon nombre d’entre eux étaient soit dans une autre partie du Sanctuaire à exercer ou étudier, soit devant la chambre où se trouvait Kajin’, deux personnes étaient présentes. De plus, chance, elles semblaient ne pas être des novices.

La Furie d’Alfen s’avança jusqu’à eux, les saluant d’un hochement de tête en arrivant à leur hauteur. Elle leur présenta le creux de sa main, où reposait la sphère contenant l’oiseau blessé physiquement et psychologiquement.


« Je l’ai trouvé là-haut, mal en point. J’y connais pas grand-chose en soin, du moins rien de bien utile pour lui. Et vu que je compte le garder, j’aimerais autant qu’il s’en sorte en plutôt bon état. Vous pouvez faire quelque chose ?
- Bien entendu, Dame Asaka »
, répondit respectueusement l’un des infirmiers.

Il récupéra le précieux globe, non sans s’être incliné devant l’une des représentantes de l’élite guerrière de Nalcia. Les deux hommes de médecine lui assurèrent qu’ils feraient au plus vite, et disparurent de la salle, afin d’opérer en un lieu plus adéquat.
La Furie d’Alfen les regarda sortir, avant de repartir pour la chambre de la jeune Nalcienne.

C’est alors qu’elle sentit comme une formidable pression peser sur tout l’air autour d’elle. Mais il ne s’agissait pas d’une oppression comme celle provoquée par un orage. Non, non, celle-ci n’avait rien de naturel. Elle était plutôt… Surnaturelle. Et malsain. Qui plus est, elle ne faisait que s’accentuer, comme si son origine se rapprochait.
Asaka se rendit aussitôt sur l’un des remparts du lieu sacré, aussi vite que le lui permettait son pas claudiquant. Elle scruta les alentours, envoyant les vents dans les quatre directions pour lui rapporter des traces de cette menace sourde. L’Est. La Championne aux oiseaux porta immédiatement son regard de cristal dans cette direction.
Une flamme ardente dansait au milieu du ciel, suspendue au-dessus de la terre. Quelle créature était donc capable d’un tel prodige ? Se remémorant la dernière guerre, la femme meurtrie n’eut aucun mal à répondre à cette question. Sulfura. Ce maudit oiseau, messager de Flamen. Rah, s’il était ici à cause de cet exécrable Flamenois… !

Cependant, Asaka s’arracha à ces pensées acides à l’égard d’Ishizu. Elle n’avait pas de temps à perdre. L’oiseau fou se rapprochait du Sanctuaire du Vent. Donc de Kajin’.
La Furie d’Alfen grimpa les escaliers quatre à quatre, avec une agilité étonnante au vu de sa jambe paralysée, et s’engouffra dans l’ouverture qu’elle avait créée pour accéder à la chambre. Elle ne daigna même pas poser un regard acerbe sur le père de Melian.


« On va pas tarder à être attaqué, et me demandez pas par qui vous me croiriez pas –sauf peut-être l’un d’entre vous… » ajouta-t-elle entre ses dents en foudroyant Ishizu du regard. « Je vais m’occuper de ça de mon côté. Vipère, fais tout ce qui est en ton pouvoir, mais tu dois la sauver. Ce n’est plus l’amie ou collègue qui te parle, mais bien la Nalcienne et militaire que je suis. Princesse, assiste-la autant que tu le peux. Quant à toi, le Flamenois… »

Asaka se tut un court instant, le regardant de haut. N’était-ce pas étonnant, après tout, que le messager de la nation du feu se pointe alors même qu’un de ses sujets était présent ?
Mais elle garda ces réflexions pour elle-même, notamment parce qu’il semblait compter pour la future mère, et se contenta de répondre d’un ton sec.


« Fais ce que tu veux. Mais tu es prévenu : si tu me mets des bâtons dans les roues, je te jure que je te retrouverai. »

***

La Furie d’Alfen dévala les escaliers menant jusqu’à la cour extérieure, et y libéra sa monture terrestre. A peine était-elle apparue qu’elle se jucha sur son dos, avant de faire apparaître son combattant aquatique. Elle hésita un instant à faire également appel au lion de foudre, afin qu’il serve de monture à Fujimoto. Néanmoins, dans de telles circonstances, elle ne pouvait se permettre la moindre erreur, et Ganka était encore loin de se déplacer aisément sur la terre. De plus, il n’aurait jamais pu suivre le rythme infernal que l’autruche tricéphale n’allait pas tarder à adopter, et constituerait de ce fait une proie de choix pour l’oiseau sacré.
D’un signe de tête, elle ordonna à son dévoué Tartard de grimper derrière elle. Une seconde plus tard, le Dodrio filait à travers la plaine, le Sanctuaire s’éloignant à bonne vitesse, en direction de leur cible.

Asaka n’était pas folle. Certes, elle ne croyait pas aux Légendaires comme étant des divinités attentionnées envers leurs sujets. Mais ce n’était pas pour autant qu’elle ignorait tout ce que l’on disait au sujet de leurs extraordinaires pouvoirs. Aussi, il était hors de question de l’affronter.


« Fujimoto ! cria-t-elle afin de couvrir le vent de sa voix. On va essayer de l’attirer dans une autre direction ! Il ne doit pas atteindre le Sanctuaire ! Alors on va aller l’exciter un peu, pour qu’il nous suive ! A mon signal, tu le bombardes autant que possible ! Et que les choses soient claires, même si tu n’es pas aussi borné que ce crétin d’Hokosaki : il ne s’agit pas de l’affronter ! Si je te vois essayer de jouer à ça, je te jure que je t’éjecte et que je te livre en pâture à ce maudit poulet rôti ! »

Le Tartard acquiesça, même si Asaka ne le vit pas.

« Dachou, si tu me fais faux bond sur ce coup-là, il risque d’y avoir de la volaille au menu de ce soir ! Alors t’as intérêt à filer aussi vite que tu peux ! »

La monture militaire ralentit légèrement, le temps de secouer une de ses têtes, avant de repartir.

Enfin, ils parvinrent à une dizaine de mètres de l’oiseau des légendes.

Spoiler:

Il était gargantuesque. Une véritable fournaise se déplaçait avec lui, et chacun de ses battements d’ailes embrasées laissait une traîne roussie dans l’herbe qu’il survolait. Ses yeux étaient fous, ne possédaient rien de la sagesse qu’ils contenaient habituellement.
Asaka fit s’immobiliser l’oiseau tricéphale, alors même que la chaleur annonçant le brasier ardent était sur eux. La Championne nalcienne dompta aussitôt l’air autour d’elle, et l’envoya frapper Sulfura comme une masse. Enfin, ce fut à peine s’il perçut quelque chose lui chatouiller le poitrail. De même, l’Hydrocanon habituellement si redoutable du batracien ne lui fit pas plus d’effet qu’un nuage de vapeur. Mais au moins, ils avaient capté son attention.


« Ben alors, mon poulet, on est perdu ? » s’écria Asaka, dont la voix amplifiée par le vent parvint jusqu’aux tympans du monstre légendaire.

Un cri indéfinissable s’échappa du bec long et fin de l’oiseau enflammé, tandis que Dachou, suite à une légère pression au flanc de la part de sa propriétaire, repartait au quart de tour dans la direction d’où venait la créature sacrée. Ils passèrent sous son corps monumental et, le temps que Sulfura effectue un demi-tour dans d’amples mouvements, ils l’avaient déjà distancés sur une centaine de mètres.


« Idiot, on va le perdre comme ça ! Ralentis je te dis, ralent… OH MERDE, FONCE BORDEL !! »

Asaka comprit un peu tard qu’une centaine de mètres, à l’échelle du Dieu, ne signifiaient rien. Le bec acéré cracha une gerbe de flammes, une boule de feu qui, sans les réflexes de l’autruche tricéphale, les aurait tous les trois grillés sur place. Les trois cous s’alignèrent à l’horizontale, son fier panache de plumes roses s’abaissa lui aussi, afin de profiter d’une vitesse encore plus grande. Les puissantes pattes, en se soulevant du sol, arrachaient des mottes de terre au passage. Mais qu’était cette démonstration de vélocité quand on avait un Légendaire qui vous coursait ? Dachou était donc obligé, lancé à pleine vitesse, de zigzaguer pour éviter les projectiles ardents que le messager fou de Flamen lui lançait. Sur son dos, la Championne aux oiseaux et le combattant aquatique en déviaient le plus possible, mais c’était de Sulfura dont on parlait. Pas d’une créature comme un Dracaufeu ou autre. De plus, alors que le Dodrio mobilisait toutes ses capacités en matière de rapidité, la divinité infernale tenait sans peine la distance…
Un autre problème, de plus, allait bientôt se poser dans l’esprit pour le moment occupé de la Furie d’Alfen. Jusqu’où allaient-ils courir ainsi ? Dachou, même s’il était bien entraîné, ne tiendrait pas éternellement, en tout cas moins longtemps qu’un Dieu. Devraient-ils se sacrifier ? L’idée ne dérangerait pas vraiment la Championne, si elle avait la certitude que cela empêcherait définitivement l’oiseau du feu de s’en prendre par la suite au refuge de celle qu’elle considérait désormais comme sa protégée…



[Eh ben, heureusement que j’étais pas inspirée, hein XD
Ceci dit, Kaj', si tu voudrais bien demander à Lugia de venir me donner un coup de main, ce serait pas de refus, là...]

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Kajin' Nezumi le Ven 13 Sep 2013 - 13:20

C'était une journée folle, une journée dont le temps et les événements s'emballaient, s'entraînaient dans un enchaînement démentiel dépassant toute logique, toute compréhension. Deux Championnes, deux Légendaires, un Flamenois qu'elle avait rencontré par le passé et qui voulait veiller sur elle, ses sept compagnons, et bientôt, une nouvelle vie. C'était beaucoup trop d'informations à assimiler d'un coup, dans un moment aussi critique, et elle n'arrivait pas à tout bien saisir, à tout bien évaluer. Comment le pouvait-elle, alors que cet enchaînement semblait improbable, voire irréalisable ? Son cerveau lui dicta de ne pas s'attarder sur ces détails, et de se focaliser sur une chose : l'accouchement. Elle n'avait pas le temps ni l'énergie pour se soucier du reste, et elle s'en remettait inconsciemment à Asaka, Melian et Ishizu. Essayant de se repositionner correctement, ce qui n'était pas évident lorsque le Flamenois était loin d'elle, elle recommença à pousser, projetant sa tête en arrière pour hurler.

Au cri de Kajin' et au hurlement de Sulfura se joignit une espèce de rugissement étrangement mélodieux. Lui qui pensait en avoir fini de ses interventions, voilà qu'une situation tout à fait particulière l'obligeait à ressortir. Mais cette fois, c'était pour le bien de la nation tout entière qu'il agissait, si jamais l'oiseau de feu se mettait à attaquer, seul Arceus le Créateur savait ce qu'il pourrait advenir. Il s'éleva dans les airs, ses puissantes ailes lui permettant de rattraper bien vite la distance qui le séparait de son adversaire. Lorsqu'une sphère enflammée se dirigea vers Asaka et Dachou, dans le but de les supprimer définitivement du chemin de l'oiseau, il s'interposa, créant un bouclier protecteur suffisamment résistant pour contrer l'attaque. Puis, il stabilisa son vol, et foudroya de ses yeux d'azur le regard de braise de Sulfura. Le Gardien des Abysses le considéra un long moment sans porter d'offensive, sans bouger, juste prêt à parer une quelconque attaque, songeur. Depuis quand s'attaquaient-ils entre eux ? De tout temps, ils avaient vu les humains se déchirer, mais jamais eux n'avaient désiré se battre entre eux. Ils étaient là pour protéger les hommes, pas pour les pousser à s'entre-tuer. Qu'est-ce que l'oiseau de feu avait pu voir, ressentir, pour en arriver à une telle folie, et un tel manque de clairvoyance ?

Ils continuèrent de s'observer, Lugia toujours plus calme que son opposant qui semblait évacuer sa rage dans de grands cris, et des gerbes de braises plus importantes. Cependant, on ne pouvait pas le blâmer de faire pleuvoir des étincelles de ses ailes, c'était sa nature. Le Prince de la Nuit ne disait toujours rien, se contentant d'écouter les rugissements belliqueux de son adversaire. Aucun n'osait frapper. Dans un éclair de lucidité, peut-être Sulfura songea-t-il qu'il n'était pas sur son territoire, et que si le gardien de Nalcia le voulait, il pouvait appeler d'autres Légendaires à venir l'aider pour repousser l'intrus. Qui plus est, même si la guerre datait déjà, l'oiseau des flammes ne semblait pas s'en être totalement remis. Il était, il fallait l'avouer, en position de faiblesse ici, situation qui aurait pu être inversé dans un autre endroit.

La joute mentale cessa bien vite. La créature des Abysses l'avait remportée, avec son calme, sa sérénité que rien n'ébranlait. Alors le représentant de Flamen, toujours enragé, préféra battre en retraite, ne se dispensant pas pour autant d'enflammer la terre sous lui, pour évacuer sa haine destructrice.

En douceur, il se posa au sol, et ferma les yeux. Sa présence psychique s'étendit, et son esprit alla quérir les deux Eons, afin qu'ils patrouillent à travers l'île, et qu'ils s'assurent qu'il n'y aurait plus d'intrusion malvenue. Il s'agissait là d'une simple technique visant à éviter un conflit, qui pouvait bien vite se transformer en guerre. Puis, il se tourna vers la Furie d'Alfen, et l'observa longuement. Il sentit sur elle la présence de celle qu'il avait sauvé. Alors il se décida à parler, utilisant ses grandes facultés mentales pour cela :


« Je vous remercie de lui avoir porté secours, et d'avoir voulu diriger Sulfura ailleurs. Je ne sais guère ce qui est en train d'advenir. Les choses n'étaient pas ainsi par le passé. Vous pouvez retourner là où vous étiez. Latios et Latias vont veiller sur Nalcia pendant quelques temps. Une intrusion malveillante pourrait provoquer une guerre. Et je crois que personne ne la désire. Portez-vous bien, Asaka... Et merci encore d'avoir pris soin d'elle. »

Il esquissa une sorte de sourire, prit appui sur ses pattes, avant de décoller d'un puissant battement d'ailes. Il avait besoin de se reposer. Après tout, même pour lui la journée avait été chargée, et il se dirigea vers les océans, plongeant sous la surface glacée pour se réfugier dans un repos réparateur, sans pour autant se fermer aux créatures vivant sur les terres qu'il protégeait depuis des siècles.

Le père de Melian cessa de revenir à la charge. Il préféra s'éloigner, sous les regards parfois intrigués, parfois réprobateurs de la plupart des personnes présentes en ce lieu. Pour un médecin, il venait de ternir une partie de sa réputation ici, en entrant en conflit d'intérêt avec sa collègue, et fille. Il avait tout intérêt à faire profil bas, mais se promit cependant de se venger.

Kajin' sentait ses jambes trembler sous l'effort, alors qu'elle arquait son corps pour parvenir à réussir l'épreuve qu'elle traversait. Cela lui demandait beaucoup, et désormais, elle était convaincue d'y rester. Elle avait l'impression qu'elle ne survivrait pas, qu'elle n'encaisserait pas un tel choc, et que son corps cesserait toute activité une fois cette épreuve finie. Elle avait le sentiment que c'était la dernière épreuve de sa vie, et qu'elle allait vers un échec qui serait peut-être trop cuisant.

Ses Pokémon, à côté du lit, l'exhortaient à continuer, à ne pas baisser les bras. Elle ne devait pas, elle ne pouvait pas, et dans le fond, avouons-le, elle ne voulait pas abandonner. Elle avait peur, mais elle savait quand il fallait cesser de rechigner devant l'obstacle. Elle avait peur, mais elle n'était pas attirée de façon morbide par la mort, elle n'était pas une suicidaire à proprement parlé. Elle avait peur, mais elle voulait vivre.

La présence de la Momartik était utile pour rassurer la jeune femme, mais il fallait bien avouer que désormais, les choses allaient se jouer uniquement juste avec elle. Est-ce qu'elle aurait la force de dépasser son corps, pour réussir à donner naissance à son enfant et à vivre, ou bien allait-elle renoncer ? Seule la Nalcienne pouvait réellement influencer sur cet état de fait, ils étaient tous là, ils l'aidaient et l'encourageaient tous dans sa tâche, mais les choses reposaient sur elle seule. Si la pression que cela pouvait représenter l'aurait potentiellement effrayée en d'autres circonstances, il n'en était rien. Elle était fixée et concentrée sur son objectif, et son esprit brumeux s'accrochait à ça pour ne pas se déconnecter. Il s'accrochait aussi aux mots de Melian, à ses commentaires qui se voulaient rassurant. Si on voyait la tête, c'est bien que le reste n'était plus très loin, non ?

Elle poussa un peu plus, chaque contraction de ses muscles s'accompagnant d'un halètement voire d'un cri. Elle sentait tout son corps se déchirer, elle avait l'impression que ses muscles allaient se briser, se froisser, devenir totalement inutile après. Ce n'était qu'une impression provoquée par la douleur présente, agressive, qui l'enveloppait de pied en cap, et la fatigue persistante qu'elle éprouvait.

Elle entendit la Championne parler vivement, précisant que la tête était là, et pendant quelques instants, la jeune femme se demanda où. Où pouvait bien être cette tête ? Entre les mains de la Terrosienne, encore en elle, entre ses jambes ? Dans un autre espace temps, peut-être... En se sentant divaguer, elle se mordit fortement la lèvre pour se focaliser à nouveau sur le travail qu'elle menait. Elle perçut les mots « épaules » et peut-être « faim » ou bien « fin », elle ne savait plus dans quel sens prendre les mots. Ce qu'elle avait compris, c'est qu'apparemment, cela représentait l'ultime effort, le dernier, celui qui trancherait, qui déciderait, si oui ou non, son enfant et elle allait vivre ou mourir.

Elle ferma les yeux, la tête rejetée en arrière et poussa un hurlement qui lui lacéra les cordes vocales et les tympans, tant il était puissant. Peut-être le vent l'avait-il amplifié, pour lui permettre d'évacuer une partie de sa douleur. Mais la souffrance semblait être un flot intarissable, alimentée en continu par son propre corps. Pourtant, elle décida d'outrepasser cet état, jambes toujours écartées, ses mains déchirant les draps tant elle s'y accrochait, et donna la dernière, l'ultime impulsion, réunissant toutes les dernières forces qu'elle avait gardé pour cet instant. Quelques secondes plus tard, c'était la libération. Ou presque.

Elle entendit un autre cri alors que le sien s'achevait, et qu'elle haletait, trempée de sueurs, de liquide amniotique et de sang. Ses muscles, tendus comme des cordes d'arc, se relâchèrent plus ou moins doucement, et elle s'affaissa sur le lit. Elle ne sentait plus ses jambes. Elle ne se rendait pas compte qu'elle avait pleuré, et qu'elle pleurait toujours. Si son organisme lui lançait des éclairs de douleur, elle semblait être dans un état second. Elle ne sentait plus vraiment les choses, comme si elle était enveloppée dans du coton. Pourtant, elle était vivante. Elle n'y aurait pas cru.

Vivante, mais épuisée. Elle n'était plus apte à suivre le déroulement de l'action. Elle voyait flou à cause des larmes, et seules ses oreilles pouvaient lui indiquer ce qui se passait. Elle perçut le bruit d'une lame, mais ne s'en inquiéta pas. Elle entendait les cris qui s'amenuisaient parfois. Elle n'avait plus la force de paniquer, elle faisait entièrement confiance en toutes les personnes présentes ici. Elle sentit une douleur qui continuait de lui saisir les entrailles, et presque par réflexe, inconsciemment, elle continua de pousser, cherchant à se débarrasser de quelque chose qui l'incommodait encore. Mais elle n'avait plus la force de deviner quoi.

C'était Ishizu qui avait, apparemment, coupé le cordon. En tout cas, c'est ce que Melian lui avait proposé. Pour le moment, elle s'affairait à nettoyer l'enfant, un beau garçon, qui était assez vigoureux pour montrer qu'il était en bonne santé, sans problème particulier.


« Logan... »

Elle essaya de prendre appui sur ses bras pour se redresser, mais elle n'y parvint pas. Ce furent ses Pokémon qui lui permirent de s'adosser correctement au lit, alors qu'elle reprenait son souffle, la bouche sèche. Elle ouvrit les yeux, et réussit à essuyer un peu ses joues, alors que la médecin lui apportait son enfant. Elle le prit doucement dans ses bras, pour le regarder. Il était tellement petit, tellement fragile, et pourtant tellement beau... Les larmes recommencèrent à couler le long de ses joues, une émotion indéfinissable lui étreignant la poitrine. Toujours avec une grande délicatesse, elle caressa la joue de son fils. Cependant, la championne lui retira son enfant. En voyant un éclair de panique dans le regard de Kajin', elle eut un sourire qui se voulut rassurant.

« Il faut que je vous nettoie, et que l'on change les draps. Nous allons confier votre enfant à Ishizu, qui est là, d'accord ? Il s'en occupera, le temps que nous, nous prenions soin de vous. »
« Logan... Je voudrais qu'il s'appelle Logan... »

Epuisée, la Nalcienne approuva et se laissa faire, son corps sombrant dans une espèce de demi-repos particulièrement réparateur. Elle avait la sensation des linges mouillés qui passaient sur sa peau sanglante, elle entendait les personnes s'affairer le plus silencieusement possible pour ne troubler ni la mère, ni l'enfant. Elle sentit vaguement quelqu'un qui la soulevait, le temps que le lit soit totalement refait. Et quelques minutes plus tard, elle retrouva le confort du matelas, des draps sur sa peau, et surtout, son fils qui revenait dans ses bras.

Elle fit signe au Flamenois de s'approcher, l'autorisant à s'asseoir près d'elle. Elle se sentait un peu piteuse d'avoir répondu de façon acerbe à une remarque qui se voulait gentille.


« Je suis désolée pour tout à l'heure... J'étais perdue et je ne voulais pas t'envoyer promener... C'est juste que ça me semble inconcevable que quelqu'un veuille s'occuper de nous, tous les jours, jusqu'à la fin... Mais ce n'est rien. Merci d'être là. »


Elle eut un fin sourire. Elle avait cessé de pleurer, mais ses yeux étaient rouges, et il y avait encore des traces de sel sur ses joues. Elle ne put réprimer un bâillement, alors que le petit garçon dormait déjà profondément. Elle aperçut, du coin de l'oeil, qu'Asaka était de retour, et restait près de Melian. C'était triste à dire, mais elle n'avait absolument aucune idée de tout ce qui pouvait avoir eu lieu.

Elle prit une profonde inspiration, et soupira d'aise. Finalement, l'épreuve était passée. Elle n'en revenait pas, elle était toujours vivante. Et elle tenait, en quelque sorte, l'avenir de sa généalogie solitaire et inconnue dans ses bras. Elle tenait sa descendance contre elle, qu'elle berçait doucement, adossée à la tête de lit en bois. Elle regarda son enfant avec bienveillance avant de fermer les yeux. Sa tête tomba sur l'épaule d'Ishizu, alors que sa respiration se faisait plus lente, et beaucoup plus profonde. Elle venait tout simplement de s'endormir.


« Il vaut mieux les laisser se reposer jusqu'à ce que l'enfant se réveille et qu'elle l'allaite. A ce moment là, vous pourrez lui parler. Pour le moment, je crois qu'elle en a assez vu pour l'instant. »

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Re: [ Clos ] The time has come [Asaka/Ishi]

Message par Ishizu Yggdrasil le Dim 27 Oct 2013 - 11:15

Dans le lointain, le ciel s'embrase

Le garçon, dans toute cette agitation, ne savait pas trop ou donner de la tête, mais resta cependant bien calme. S'il commençait à s'exciter on irait l'envoyer chercher de l'eau chaude pour l'occuper, et ça, c'était la dernière chose qu'il souhaitait faire. De toute manière il pouvait très bien récupéré de l'eau froide quelque part et la faire chauffer avec son pouvoir, donc ça ne prendrait pas avec lui ! Et puis ça aurait servis à quoi cette bassine d'eau chaude ? Le nouvel adulte se disait qu'outre le fait d'occuper le père et de ne pas l'avoir dans les pattes, cela pouvait permettre de nettoyer l'enfant avec une température qu'il connaissait bien pour éviter le choc de température. Non attendez, en général le gosse est toujours couvert d'un peu de sang quand on le file à sa mère.

De toute manière, ce n'était pas son soucis, il tendait à garder son calme même s'il était tendu comme un ressort prés à craquer. Décidément, rien à faire, il fallait vraiment qu'il fasse quelque chose. Une idée submergea dans son esprit comme s'il venait de recevoir une flèche entre les deux yeux. Il se souvenait de sa mère, et parfois de son père, qui avait une technique pour calmer les douleurs, mais bon, ils n'avaient jamais appliquer ça à une femme enceinte. Et puis, généralement, une flamenoise qui accouche, si elle maîtrise le feu, il vaut mieux pas l'emmerder, dans un accès de douleur elle pourrait perdre son contrôle dessus. En général le médecin bloque la maîtrise à travers quelques substances pour éviter les désagrément. Bah oui, le feu, ce n'est pas vraiment l'élément le plus amical...

Il revint donc à la réalité et, de sa main libre, dirigea son pouvoir élemental en chaleur qu'il chercha à véhiculer sur le front de la demoiselle. Il l'épongea plusieurs fois, elle suait de tout son être à accomplir l'acte d'une génitrice. Dire que certaines larve mère en ponde des centaines de milliers en l'espace d'une journée et qu'un être humain à du mal à en faire un par an. Il passa sa main au niveau du ventre de Kajin', juste après avoir dénouer ses tempes crispés, et ainsi se déroula, durant un temps incertains, l'acte primal de la mise à bas, car rien n'a changé depuis la genèse, l'enfant passe toujours par le même endroit.

Soudainement, on lui demanda de couper le cordon.

— Hein ? Que ? Qu-cord ! D'accord je veux dire !

Une lame propre vint se poser dans sa paume. Personne ne vint lui donner d'indication sur la zone de coupe mais la championne tendit le cordon, lui laissant, à vraie dire, peu de marge sur le choix, ce qui l'arrangeait beaucoup, c'était-elle l'experte, pas lui, et peut-être qu'au fond, ça n'avait aucune importance. Une fois fait, elle se chargea de l'enfant, lui laissant l'option de retirer le placenta.
Après un instant ou il crut être devenu sourd, il compris sa tâche. Enfin non, pas totalement. Que devait-il faire ? Rentrer la main et tout retirer ? Tirer sur le cordon ? Alors qu'il se tracassait l'esprit, un médecin vint lui dire que ça allait se faire tout seul grâce aux contractions musculaires de sa femme.
DE SA FEMME ? Non mais il y à erreur ! Ce n'est pas qu'il dit non mais... NON MAIS ATTENDEZ ! PARTEZ PAS ! Oh purée nom de dieu ! Alors que son esprit s’affolait dans tous les sens comme si c'était la fin du monde, on lui remit l'enfant dans les bras. Il était déjà passé dans ceux de sa mère et il était temps de nettoyer le lit et la matrice de la jeune mère maintenant que la libération du placenta était effectué. Il s'était vraiment passé le temps de faire cuir un rôti d'Ecremeuh au four à briques ? Quasi 15 tours et retour de sablier donc multiplier par 2, ça donnait une trentaine de temps, enfin de minutes.

Alors qu'il revenait, à son tour à la réalité, il prit conscience qu'il avait une nouvelle vie dans les bras. Ciel dieu. C'était beau. Ce petit être qui criait à s'époumoner il y à l'espace d'un instant restait plutôt calme, enfin, semblé dérangé, comme s'il n'était pas en contact avec la personne qui faisait battre son cœur en rythme avec lui. Ah ! Ah ! C'est vrai qu'il ne lui avait pas donné la vie, il n'était même pas l'origine de sa chaire, mais, Ishizu n'en restait pas moins subjugué par tant de vie. Par contre il était laid. En même temps, c'est les premiers mois que c'est tout fripé, dont la peau est parcourues de toutes ses veines parfaitement visibles. C'est pas encore tout rose avec ses petits cheveux et sa petit bouille et... bref, c'était pas encore une belle rose mais un bourgeon à l'état végétatif.
Mais il s'en fichait, parce que ce qui l'émerveillait, c'était la beauté de la vie, et une nouvelle existence exprimait toujours, au mieux, cette allégresse. Il dût rendre l'enfant alors qu'on venait d'installer, et de nettoyer, plus confortablement la demoiselle. Il se permit de rester à l'écart, comme étranger à ce monde, comme s'il n'était pas vraiment quelqu'un qui aurait dû se trouver là, en ce moment.

Kajin' l'invita cependant à avancer en sa direction, la rejoindre. Elle semblait exténuer, mais elle avait encore la force de parler. Alors qu'elle s’excusait, le garçon eu une expression de surprise qui marqua son visage.

— Euh... okay... mais tu parles de quoi ?

Le garçon se posa à ses côtés, ne sachant pas de quoi elle avait bien put parler alors qu'elle commença à bailler. Elle avait dit un truc ? Il était trop bête pour s'en souvenir ? Très certainement. Alors qu'il continuait à se marteler le front de petit coup de poing pour se souvenir de la fameuse remarques d'une mine dubitative, il sentit quelque chose se poser sur son épaule. Parcourues d'un frisson de haut en bas, il n'osa plus bouger et resta dans cette position précaire, comme une statue. Une crampe ? Rien à foutre ! Il était paralysé, il ne pouvait décemment pas se repositionner alors qu'elle venait de s'endormir. Non il ne pouvait pas. Ah ! Ah ! Elle lui revaudrait ça s'il vient à s'ankyloser. Puis c'est pas comme si lui aussi n'avait pas vécu une épreuve juste avant, enfin, il avait eu le temps de se reposer, et ce n'était pas le même gabarits, enfin. Help ?


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