[ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

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[ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Anthere Osarian le Lun 6 Mai 2013 - 19:20

L'arène était magnifique ! A vrai dire, la ville était construite dans le même ton et était aussi très belle. De toute sa vie, Anthère n'avait pas connu beaucoup de ville, seulement Arkan et depuis qu'elle voyageait, seulement Fla'Or. Seian était la troisième ville qu'elle visitait, mais la deuxième autre capitale avec Arkan. Elles étaient si différentes toutes les deux ! Mais c'était un peu étrange, ici, il n'y avait aucun pont pour accéder à la ville et aucune cascade, la ville était construite, pour ainsi dire, de plein pied. Même Fla'Or avait des ponts et Seian lui sembla étrange de ce point de vue, mais voir quelque chose de différent était pas mal aussi. La ville était vaste et les maisons avaient un autre charme et moins collée les unes aux autres, allongées, aux toits légèrement remontés. Elles étaient amusantes ces maisons... Et puis, la montagne derrière semblait posée sur l'horizon comme du papier-peint.

Anthère mit pied-à-terre et s'étira avec force. Cela faisait des heures qu'elle était à cheval et elle en avait marre. Enfin, pour être plus juste, c'était plutôt son fessier qui en avait marre, car la jeune fille avait certes un beau poney, une bride atypique constituée seulement d'un mors en cuir et d'une paire de rennes bredies, mais pas de selle. Ce genre d'accessoire, qu'elle voulait de qualité, était hors de prix. Hors de prix pour quelqu'un venant d'un milieu modeste comme elle. Évidemment, comme elle ne travaillait pas, il lui était difficile de pouvoir s'en payer une et ses parents n'en avaient pas les moyens, de plus, la serre leur permettait certes de ne manquer de rien à hauteur de leur train de vie, mais en cas de coup dur, la vie serait un peu plus difficile et Anthère le savait. C'était déjà bien qu'elle puisse partir aux frais de ses parents. Ce n'était déjà pas si mal, elle ne pouvait pas en demander plus.

Lâchant les rênes et consentant à finalement retirer cette bride de la tête de son poney, elle renvoya le Pokémon dans sa balle tandis qu'elle lâchait les autres, qui eux, n'étaient pas sortis depuis des heures. Persik s'envola pour mieux voir la ville d'en haut, Akasie se contentait de marcher à quelques mètres devant Anthère, alors que Quidam se mit à fureter un peu partout. Il n'y avait que Khan qui restait sur l'épaule d'Anthère, près de son coup, immobile comme une statue, tant et si bien, qu'il aurait pu être une simple poupée. Anthère ne connaissait absolument pas la ville et ne sut pas par où commencer ; on était loin des enseignes en bois vernis d'Arkan ! Vu d'ici... En fait, rien ne semblait indiquer où se trouvait l'une des auberges de Seian. C'était à douter qu'il n'y en ait une. Dans tous les cas, ce n'était pas en restant plantée devant l'arène qu'elle trouverait, même légèrement en contre-haut, position qu'elle occupait.


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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Abigaël d'Alma le Dim 16 Juin 2013 - 8:27

La pluie diluvienne qui s’était abattue sur le château de la famille d’Alma semblait n’avoir frappé que le domaine, puisqu’Abigaël, de retour à Seian, commença à sentir ses vêtements humides sécher peu à peu. Tandis que la troupe au complet marchait à quelques pas derrière elle, la jeune femme marchait à pas lents dans la capitale terrosienne, ignorant complètement les regards qui se posaient parfois sur elle. Il fallait dire qu’elle faisait un peu peur, la fille du Duc, et qu’elle était aussi trempée que si elle s’était littéralement jetée dans un lac. Mais rien ne comptait vraiment pour elle, car son esprit était plongé dans une confusion qu’elle n’avait pas connue depuis sa rencontre avec Mère.

Car le domaine d’Alma était vide, absolument vide. Aucune trace de vie ou d’activité récente, comme si l’endroit était désert depuis toujours. Elle n’avait aucun moyen de contacter son père, n’ayant pas de Pokémon volant capable d’effectuer un trajet aérien. Et elle n’avait pas songé un seul instant à en emprunter un au bureau postal de Seian, n’étant pas coutumière de ces pratiques rattachées à une civilisation dont Père l’avait coupée pendant les vingt premières années de sa vie. D’habitude, c’était toujours Père qui lui envoyait un message, et elle trouvait donc naturel d’attendre qu’il lui fasse parvenir ses prochaines consignes, ses recommandations et ses directives.

Mais voilà, il y avait plus d’un an qu’elle n’avait pas eu de nouvelles, et la machine se sentait vide, désœuvrée, d’où sa quête et son périple depuis Arkan. Sur son chemin, elle avait croisé une jeune mizuhanienne, pendant la nuit des étoiles filantes, et elle l’avait accompagnée jusqu’à Seian, sans savoir réellement pourquoi elle restait en sa compagnie. Ce n’était pas que la solitude lui pesait et la forçait à rester avec un compagnon de route, loin de là. Et c’était encore moins parce qu’elle trouvait Anthère « sympathique ». Bon, elle n’était pas désagréable, pour un humain normal et habitué à vivre en société. Mais Abby était loin d’être une personne lambda. Enfin, ça, c’était avant la rencontre avec Mère et la recherche de Père. Il semblait en effet que lentement, la Terrosienne ait commencé à s’engager sur la voie de la sociabilité, de l’humanité et du partage. Mais il fallait dire que pour le moment, elle n’était pas vraiment douée. Et paradoxalement, le partage dont elle découvrait la nature se faisait avec ses Pokémon, ceux qui avaient renoncé à leur bonheur lorsque la patronne les avait privés de liberté, plus ou moins violemment.

En effet, son affinité avec les ténèbres et le poison s’était récemment renforcée, comme si le fait de côtoyer d’autres humains l’avait plongée un peu plus dans la noirceur qui habitait naturellement son cœur. Elle ne s’en rendait pas forcément compte, contrairement à ceux qui l’accompagnaient désormais chaque jour. Eux, ils le savaient, car leur lien avec Abigaël était aussi sombre que cette bête qui menaçait à chaque instant de prendre possession de son hôte. Mais bizarrement, leur connexion n’était pas aussi malsaine qu’il n’y paraissait au premier abord. Dans cet océan de ténèbres, il y avait une toute petite part de « bon » et, aussi infime soit-elle, elle les persuadait de ne pas quitter la patronne. Auparavant, jamais ils n’auraient envisagé de la laisser, par peur d’être tués par sa claymore de cauchemar. Mais désormais, c’était leur affection et leur attachement envers Abby qui les poussait à rester à ses côtés, ne serait-ce que pour l’aider à retrouver ses rePères.

Ce fut l’Onix kaki qui interrompit la marche du groupe en poussant un grognement sourd. La jeune femme se tourna vers lui, intriguée, puis le fixa de son œil fauve.

« Eh ben ? Qu’est-ce que t’as ? »

Sennen, en guise de réponse, se contenta de se dresser de toute sa hauteur, puis de plonger lentement sa tête dans une direction précise. Sans se poser de questions, Abby le suivit avec sa troupe, même lorsqu’il recommença son manège, avant de fermer sa mâchoire rocailleuse sur une bande de terre en hauteur. Empruntant le pont vivant et improvisé, la Terrosienne se retrouva sur un plateau un peu au-dessus de la ville, tout près de l’arène, là où la jeune femme avait mis une raclée à la pauvre Bahia (qui n’était plus là, d’ailleurs). Après avoir rappelé l’Onix et la Carvanha, la demoiselle d’Alma s’aperçut que le serpent de pierre les avait amenés à l’endroit d’où Anthère profitait de la vue sur la capitale du pays, ainsi que sur le bâtiment où le champion local pouvait être défié.

« Oh, tiens. Salut. »

S’enfermant de nouveau dans son mutisme, Abby contempla, elle aussi, la majestueuse Seian, divisée en quatre parties bien distinctes, que de grandes allées bordées de cerisiers immaculés séparaient. Peut-être que c’était ça, la fameuse beauté de la vie dont tout le monde parlait dans les tavernes, après plusieurs verres d’alcool outrageusement fort. Sans rien ajouter de plus, la Terrosienne laissa son regard se perdre dans l’horizon, tandis que son esprit s’envolait vers son père.

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Anthere Osarian le Ven 28 Juin 2013 - 17:53

L'avantage d'être perdue au beau milieu de nulle part, enfin presque vu qu'elle avait la ville devant elle quand même et d'être isolée des foules, était de pouvoir mieux se recentrer sur elle-même, ce qu'elle avait également pu faire pendant quelques jours de randonnée. Puisqu'Anthère était une Empathe, pouvoirs rares qu'être Lieur lui conférait, elle ressentait toutes les émotions émises par les autres humains et n'ayant aucun contrôle dessus, se retrouver parmi les autres dans une foule ou simplement un groupe de personnes pouvait s'avérer difficile. Elle n'en était pas au point de dire que c'était un cauchemar, il ne fallait pas exagérer, mais quand même. Si seulement elle avait un peu plus de contrôle sur son pouvoir, peut-être cela lui permettrait-il au moins de distinguer ses émotions personnelles de celles des autres ! Car vous n'imaginez même pas l'embarras de ressentir ce que toute une foule ressent, la quantité d'émotion capable de vous submerger sans savoir si cela vient de vous ou non et l'incompréhension qu'un tel pouvoir est capable de susciter !

Cela faisait un bon moment qu'elle avait son pouvoir et elle avait pu se renseigner un peu. Il arrivait que des dresseurs de Pokémon ne se découvrent un talent rare, celui de se lier avec des Pokémon de plusieurs types, comme les Pokémon Psy, Spectres, Poison, Ténèbres ou Dragon. Ce qui était le plus amusant à savoir était qu'Anthère n'avait que des Pokémon avec qui elle avait une affinité particulière, car hormis Persik qui était sans conteste un type vol, il n'y avait que le type Dragon et Spectre, qu'elle n'avait pas... Amusantes, dont les choses se font n'est-ce pas ? Avait-on mit ces Pokémon sur sa route en sachant ce qu'elle deviendrait ? Ou bien était-ce ces rencontres qui avaient fait d'Anthère ce qu'elle était ? Parce que bon, il fallait dire que si les siens étaient communs, ils étaient loin de représenter les espèces favorites pour les dresseurs -et la conquête des Badges-. Certes Anthère ne courrait pas après, mais elle aimait ces petites compétitions. Il était certain que pour les rêves de gloire, un Nidoran, un Natu, ou même un Ponyta étaient loin de partir favori.

Puis, un rugissement retentit, faisant sursauter humain et Pokémon et une tête énorme surgit, qu'Anthère reconnut comme étant un Onix, l'animal ouvrait la gueule, prêt à attaquer. La réaction de ses Pokémon ne se fit pas attendre, la Phyllali fut la première à réagir en envoyant un Tranch'herbe bien placé. Le Natu s'auréola de rose et le Nidoran se jetait déjà dessus. Un combat ne lui avait jamais fait peur, même contre quelque chose de gargantuesque par rapport à lui.

À portée du bec du serpent de pierre, il envoya Croc Fatal, utilisant ses puissantes incisives pour blesser le monstre. Anthère en revanche resta pétrifiée. C'était le premier Onix sauvage qu'elle voyait. Alors, d'accord, elle aurait aussi pu attaquer, après tout elle maniait l'élément de l'eau, sauf que... Comme pour le reste, elle ne maîtrisait rien. Elle savait seulement créer de l'eau, pure, vivante, magnifique, mais elle ne restait que de l'eau. Anthère ne savait rien en faire. Heureusement, un instant plus tard, une tête connue se fit voir. C'était Abigaël.

« Ha c'est toi ! Bonjour ! »

Anthère parla d'un seul souffle, soulagée de ne pas avoir à faire à un monstre sauvage, mais pour le coup, elle se sentait un peu honteuse d'avoir eu peur aussi facilement. La jeune fille rappela ses Pokémon, qui avaient eux aussi compris leur erreur. La pauvre bête avait pris deux fortes attaques pour rien...

« Je suis désolée, ton Onix a surgit, on l'a pris pour un Pokémon sauvage... » S'excusa la Mizuhanaise. « J'ai des baies pour le soigner si tu veux... Une chance que je ne sache pas me servir de mes pouvoirs, j'aurais pu lui faire mal moi aussi. »

Oui après tout, une attaque d'eau sur de la pierre... Enfin voilà, inutile d'avoir fait les grandes écoles pour comprendre. Pourtant, Anthère ne se voyait vraiment pas utiliser ses pouvoirs pour attaquer les Pokémon, ou même les gens, même en cas d'urgence. Elle n'avait jamais été violente et avait toujours préféré le retrait au conflit. Non en fait, il y avait plus a parier que si elle savait faire quelque chose de ses dix doigts, à cet instant, elle aurait sans doute été plus proche de créer une sorte de bouclier plutôt qu'une lance... Mais bon, dans tous les cas, elle ne savait pas faire... Et puis Anthère n'était pas non plus le défenseur des opprimés. Restait a savoir donc, ce qu'elle serait capable d'en faire et ça, ça n'était pas gagné.


Dernière édition par Anthère Osarian le Ven 27 Sep 2013 - 22:03, édité 1 fois

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Abigaël d'Alma le Sam 13 Juil 2013 - 18:50

De manière générale, on ne pouvait pas considérer les Pokémon faisant partie de l’équipe d’Abby comme étant des chanceux. Ils avaient tous rejoint la troupe sous la contrainte, certains étant forcés un peu plus que d’autres, mais globalement, ils avaient tous hérité d’une bonne dose d’infortune, qui se manifestait aléatoirement. Et il semblait que ce jour-ci était « un jour sans », comme on disait au sein de la couche populaire, particulièrement pour le pauvre Onix kaki, qui n’avait, de toute évidence, rien demandé, ni fait quoi que ce soit pour mériter « ça ».

Le « ça », c’était l’attaque de type Plante qu’il venait de se prendre en pleine poire, suivie de près par la terrible morsure venue d’une petite créature violette et agressive qui devait à peine faire la taille du plus petit rocher composant son corps. En se recroquevillant du mieux qu’il le put, Sennen poussa un cri de douleur, tandis que derrière lui, ses coéquipiers faisaient tous une grimace pour exprimer leur compassion, certains Pokémon faisant même un petit geste de la patte traduisant leur estimation de la puissance encaissée par le colosse de pierre verdâtre. S’ils avaient pu parler, un « ouille, ça doit faire grave mal » aurait probablement été la meilleure façon de montrer leur ressenti. Mais déjà, la Terrosienne (et sa Dream Team), arrivée à bon port, avait fait rentrer le serpent caillouteux et la poiscaille incapable. Quand Anthère s’excusa après avoir rappelé les deux coupables à son tour, Abby lui fit un rapide signe de la main en haussant les épaules.

« Oh bah, c’est rien. Il est solide, ce gars-là, pas de quoi s’inquiéter. »

Mais la guerrière sentit le regard de son serpent à sonnettes fixé sur elle, et elle planta ses yeux fauves dans ceux de son Abo. Finalement, en soupirant, résignée, elle consentit à laisser de nouveau sortir Sennen, tout en maugréant :

« Puisque t’as l’air d’y tenir... Mais qu’il se débrouille. Il est assez grand pour bouffer tout seul. »

Sur ces mots, elle jeta un coup d’œil rapide au serpent verdâtre, qui baissait humblement la tête en direction d’Anthère comme pour demander à manger. Oui, il était costaud, mais pas stupide, et si quelqu’un de bienveillant lui proposait de l’aider, il n’allait pas cracher dessus. Se désintéressant bien vite de son géant, elle laissa son attention dériver sur un groupe de dresseurs, visiblement des enfants du pays, vu les types de Pokémon avec lesquels ils se trimballaient (des Racaillou, des Sablaireau ou encore... Des Onix, d’un gris tout à fait normal, eux) avant de lancer :

« Tu as dit que tu ne savais pas te servir de tes pouvoirs ? Comment c’est possible ? Ton pouvoir, c’est quoi, exactement ? Moi, j’ai toujours réussi à manier la terre, à la plier dans tous les sens, et à l’utiliser sous plusieurs formes différentes. Tiens, regarde. »

Joignant le geste à la parole, elle frappa du pied sur le sol, violemment, générant une petite onde de choc qui détacha plusieurs morceaux de roche de la terre. D’un geste ample de la main, elle bombarda son Onix en faisant dévier la trajectoire des cailloux, qui fusèrent à toute vitesse vers Sennen. Ce dernier se contenta d’ouvrir la gueule en grand... Et avala tout simplement les projectiles, en les broyant de sa mâchoire puissante pour transformer ces armes blessantes en naturelles en nourriture appropriée pour les Pokémon de son espèce. Ravi, il laissa échapper un cri de joie, tout en saluant ses congénères gris qui suivaient, eux aussi, leur propre dresseur. Les autres créatures rocailleuses grognèrent également en retour.

« C’est la première fois que quelqu’un me dit qu’il ne maîtrise pas son élément. Je ne savais même pas que ça pouvait exister, ça. C’est pas de chance. »

La surprise devant l’absence de contrôle n’était pas spécialement un exemple probant, venant d’une fille qui avait passé les vingt premières années de sa vie enfermée dans un château titanesque. De plus, comme elle l’avait expliqué à Anthère, Abigaël avait toujours eu la faculté innée de faire ployer la terre sous toutes ses formes ou presque. Il lui semblait donc naturel de s’en servir, au même titre qu’un outil ou, dans le cas de la Terrosienne, qu’une sorte de moyen brut et simple de s’exprimer.

« Si tu veux, on peut essayer de confronter ton pouvoir au mien. Peut-être que ça te débloquera, qui sait ? »

Les Pokémon de la jeune femme, bouche bée, se dévisagèrent tous, médusés par la proposition de la patronne. Voilà qu’elle se montrait serviable, maintenant, elle était bien bonne, celle-là. Néanmoins, intéressés par la tournure que prenaient les évènements, ils observèrent, fascinés, la première attaque d’Abby, qui se présenta sous la forme de rochers rassemblés pour créer un feu nourri qui s’abattait sur la Mizuhanienne. L’Onix et l’Abo, fidèles à eux-mêmes, échangèrent un regard complice, commençant à prendre les paris pour savoir qui gagnerait. Même si ce n’était qu’un entraînement, le moindre petit affrontement était prétexte, pour eux, à miser quelques baies, voire à élaborer des gages humiliants à faire subir au serpent perdant. Un tout petit aperçu de la bizarrerie sombre et délirante qui régnait au sein de l’équipe, en somme.

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Anthere Osarian le Sam 13 Juil 2013 - 20:35

Anthère savait que ça faisait mal, déjà parce que c'était l'évidence même et puis parce qu'elle ressentit vivement les émotions du Pokémon. Anthère s'agenouilla, laissant Abby la rejoindre et régler deux ou trois détails avec ses Pokémon et fouilla à sa ceinture derrière son dos pour en sortir une Masseball. Elle déclencha l'objet qui jeta pêle-mêle un tas d'affaire sur le sol. Il y avait divers sacs, contenant des affaires aussi différentes que des vêtements, des vivres et du divers (comme la bride de son poney, ses affaires d'équitation), mais c'est un petit coffret élégant qu'elle choisit. En bois brun, il était joliment sculpté, mais simple et l'intérieur l'était tout autant. La jeune fille l'ouvrit bien sûr, révélant une boîte au contenu complexe avec quelques compartiments. D'un côté des baies soigneusement entreposées, d'un autre quelques fioles vides et au milieu, des fioles pleines de toutes les couleurs.

« Ma mère a une serre, alors je peux avoir plein de baies et de noigrumes. »

Comme pour prouver ses dires, Anthère détacha le socle portant les fioles et les baies et montra un fond qui ne contenait plus qu'un noigrume blanc et un autre doré. Anthère replaça le socle et réfléchit un instant... Le pauvre Onix avait pris cher... Pendant ce temps, Abby avait tout le loisir de détailler les deux Badges que possédait Anthère, soigneusement épinglé sur le capitonnage vert. Le premier était le Badge Neige, en forme de flocon de neige, d'un blanc si pur qu'il en devenait bleu. Le second, le Badge Vague, de forme éponyme, était bleu profond et on aurait dit que de l'eau était prisonnière à l'intérieur. Anthère avait eu beaucoup de mal à les obtenir.

« Je crois que le mieux, c'est ça. »

Parlant pour elle-même plus que pour quiconque, le choix d'Anthère se porta finalement sur une fiole au contenu aune citron, à l'aspect particulièrement crémeux. Se débrouillant pour arriver à hauteur de l'Onix, Anthère lui fit avaler le liquide, ressemblant plus à de la crème d'une grande onctuosité.

« C'est un mélange de Baies Sitrus et de baie Papaya. C'est un peu acide, mais je pense que ça ira. »

Il valait mieux parce que sinon... Dans tous les cas, dans ce mélange, Anthère ne prenait pas de risque à rendre le Pokémon confus et il devrait rapidement se sentir beaucoup mieux. La jeune fille rangea tout son barda. Nourrir l'Onix, Anthère n'y aurait pas vu de problème, car elle avait toujours de quoi pour tout. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait deux Masseballe... Mais Abby le rembarras aussi sec. Mais comme elle n'ajouta plus rien, Anthère saisit son autre Pokéball spécial rangement et en sortit toutes sortes de paquets. Toute son équipe se rua sur elle, L'Altaria gonflant ses plumes avec importance, le Ponyta raclant le sol du sabot avec impatience, le Nidoran attrapant un paquet dans la gueule pour le traîner et la Phyllali qui en avait déjà craqué en lançant des Feuilles Magik, alors que le Natu s'était tout simplement téléporté dans l'un d'entre-eux.

« Attendez. Doucement... Stop ! Stop ! Stop ! »

La fine équipe s'immobilisa tandis qu'Anthère reprit le contrôle sur la ruée vers le grain, reprenant les sachets des gueules, des plumes et des griffes de chacun. La Mizuhanaise déposa les gamelles, chacun gravée au nom de ses Pokémon et les remplis avant de s'en détourner. Pour les Pokémon d'Abby, elle les versa tout simplement au sol, n'ayant aucun autre récipient, qui n'était d'ailleurs pas vraiment utile en extérieur, les Pokémon se débrouillant très bien seul (comme ils venaient de le prouver). Anthère s'avança vers Abby et suivit son regard.

« Ho... Ils ont une drôle de couleur leur Onix non ?

Heu... Ben en fait non... Je sais que c'est idiot.»
Reprit-elle au sujet de ses pouvoirs.

Mais comment lui expliquer ça ? Anthère avait ressentit quelque chose d'extraordinaire lorsqu'elle avait reçu son don, mais depuis... Abby semblait vraiment surprise qu'elle ne sache pas le faire, mais... Anthère n'avait pas eu la chance de grandir avec et elle n'avait jamais été bonne élève. Mais Abby ne semblait pas avoir ce problème, elle frappa du pied et Anthère sentit une onde sismique se répandre, immédiatement, son Nidoran réagit, en même temps que son Ponyta se cabra. Une aura bleue se matérialisa près d'Abby. Anthère reconnut l'attaque de son Nidoran. Il était malin, sentant une attaque de sol, pour lesquelles il était sensible, il avait immédiatement répliqué en envoyant une attaque opposée. Cette attaque, c'était Puissance Cachée, de type eau pour Nidoran. Heureusement, le Pokémon se rendit compte de son erreur, trop impulsif qu'il était et se détourna, tout en restant méfiant. Quelques rochers furent expédiés droit sur l'Onix qui s'en régala.

« Je viens de Mizuhan, mon élément, c'est l'eau. » Anthère se tut, avant de reprendre. « En fait, il y a un an, je me suis rendue sur Midgard, parce que... En fait, je devais y aller... C'était comme si on m'appelait, alors j'y suis allée. Mais je me suis perdue dans une forêt de corail et c'est là-bas que j'ai reçu mes pouvoirs. Mais c'est la seule fois où j'ai pu le faire. »

En parlant de ça, cela lui parut étrange; cela faisait déjà un an qu'elle était allée sur Midgard et il lui sembla que traverser la Forêt d'Emeraude avait eu quelques effets sur le temps, car n'avait-elle pas rencontré Ethan il n'y avait que quelques jours de cela ? Cette forêt devait être plus dangereuse qu'elle ne le pensait... Abby la tira de ses pensées en lui proposant son aide. La jeune fille ne répondit pas tout de suite, elle n'était pas bonne élève et risquait de la décevoir. Mais d'un autre côté, à quoi lui servait un pouvoir dont elle ne savait pas se servir ? Mais le combat serait largement inégal, puisque Abby n'avait aucun mal à se servir du sien. Mais Anthère n'eut pas le temps d'accepter, ni même de refuser, car la terrosienne entrait déjà en action. Anthère ne savait pas vraiment d'où elle venait, mais une chose était sûre, les deux femmes n'avaient pas du tout la même notion du mot 'entrainement'. Lui balançant des rochers directement en pleine tête -il faut dire ce qui est-, Anthère ne vit pas arriver l'attaque et regarda les pierres lui arriver dessus, sans réagir. Ce n'est qu'au dernier moment qu'elle eut effectivement l'idée de les esquiver, en se jetant par terre, tout simplement. Pour la confrontation c'était raté... Mais que faisait-elle exactement, n'avait-elle pas compris qu'Anthère ne savait absolument pas utiliser son pouvoir ? Mais il n'y avait pas qu'une pierre et quand l'autre arriva vers elle, elle ne put tout simplement rien faire, cria et roula sur elle-même sous la force du projectile.


[Effet pétard mouillé Razz]


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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Abigaël d'Alma le Dim 14 Juil 2013 - 11:36

Sans sourciller, Abby regarda Anthère déballer tout son barda, manifestement peu intéressée par le contenu de ses affaires. Ses Pokémon, en revanche, s’approchèrent un peu pour voir ça de plus près, étrangers à ce genre de raffinement mêlé de simplicité. Il fallait dire qu’avec la patronne, tout était plutôt brut et « mastoc » et, même si son maniement de l’épée renfermait, malgré tout, un talent et une technique certains, c’était sans doute la seule chose élégante dont elle était capable. Ne répondant rien à la précision de la jeune femme de l’Eau (elle ne savait même pas ce qu’était une serre, un comble pour quelqu’un appelé à manier les plantes, plus tard, et qui venait de Terros), elle se contenta de fixer Anthère, alors qu’elle s’affairait à trouver un remède efficace pour les blessures de Sennen.

En voyant les deux badges brillants accrochés à la boîte, la guerrière n’eut pas de réaction particulière non plus. Elle savait ce que c’était, parce que Père lui en avait parlé, mais elle n’y accordait pas vraiment de crédit : le Duc lui avait expliqué qu’ils représentaient des récompenses pour avoir battu des champions d’arène, mais que ce n’était qu’une perte de temps qui détournait les gens du but ultime de la vie, à savoir devenir soi-même plus fort en étant un guerrier loyal et hors-pair. Bon, c’était sa vision personnelle des choses, mais puisqu’Abby n’avait été élevée que dans le but d’être un puissant Chevalier... Forcément, pour elle, c’était une occupation vide de sens et d’utilité. Mais après tout, si cela convenait à Anthère, Abigaël n’avait aucune raison de le lui reprocher, pour la simple et bonne raison qu’elle venait d’un pays ennemi. Cela faisait toujours un soldat de moins à abattre, c’était déjà ça. Il était d’ailleurs étonnant qu’elle ne l’ait pas déjà tuée, en fait. Encore une preuve que la Terrosienne était en train de changer...

« Y’a intérêt que ça lui aille. Il manquerait plus qu’il fasse le difficile, tiens. »

Toujours aussi aimable, la demoiselle d’Alma. Elle ne fit rien de plus qu’un haussement de sourcils quand l’équipe de la dresseuse se jeta sur la nourriture qu’elle venait de sortir de ses affaires. De vrais morfals, ceux-là. En revanche, quand elle comprit qu’Anthère avait donné à manger à la Dream Team aussi, elle resta surprise, avant de dire, décontenancée :

« Euh... T’étais pas obligée, tu sais. »

Puisque ces quelques mots étaient la façon d’Abby de remercier, en quelque sorte, et qu’Anthère n’obtiendrait rien de plus de sa part, les Pokémon de la patronne s’inclinèrent en guise de remerciement, avant de se mettre à manger à leur tour. Le piranha refit son apparition, répondant à l’appel de la bouffe, mais se retrouvant, comme toujours, en train de se tordre lamentablement sur le sol, qui n’était pas fait pour les poissons. Et comme toujours, ce fut le Cizayox qui ramassa la pauvre Carvanha, en la tenant devant sa portion pour qu’elle puisse manger tranquillement.

« En fait, leurs Onix sont parfaitement normaux. C’est le mien qui a une drôle de couleur... Et il faut dire qu’il a dû en baver, quand il était dans les montagnes. Les Onix sont gris pour se camoufler dans la roche et se faire passer pour des cailloux. Le mien serait plus à l’aise dans un marais, tu vois, vu la couleur verdâtre qu’il se traîne. Enfin, maintenant, il a plus à se cacher nulle part. Il est avec moi. »

La fin de ses explications sonnait comme une évidence, pour elle : quiconque se trouvait en présence de la machine à tuer était implicitement protégé d’éventuelles agressions, à moins d’en être un ennemi, bien sûr. En haussant les épaules devant la remarque d’Anthère, elle reprit :

« Bon, au moins, tu sais que tu en as un. Il paraît qu’il existe des gens qui n’en ont pas du tout ! Tu te rends compte ? Ils doivent être bien embêtés. »

Bien sûr, quelqu’un qui n’avait aucune maîtrise élémentale était bien forcé de faire avec, en compensant ailleurs, mais ça, ça ne venait même pas à l’esprit de la jeune guerrière, elle qui avait toujours vécu avec le pouvoir de modeler la terre selon ses désirs (enfin, selon ceux de son père, plutôt). Quand elle fit sa démonstration à sa camarade de route, elle sentit une attaque ennemie se rapprocher d’elle et, instinctivement, elle tendit le bras en avant, prête à répliquer. Mais ce n’était que la Puissance Cachée Eau du Nidoran d’Anthère, qui se ravisa bien vite sans pour autant détourner le regard.

Quand la Mizuhanienne évoqua « Midgard », la Terrosienne demeura perplexe, tout autant que devant l’histoire qu’elle lui raconta.

« Midgard ? C’est quoi, un endroit particulier ? Ça ne me dit rien du tout. Quelqu’un qui t’a appelée, hein ? C’est bizarre, mais au moins, ça a réveillé ton pouvoir, ça ne pouvait pas être quelque chose de mauvais, du coup. En tout cas, si tu l’as fait une fois... Tu dois pouvoir le refaire. »

Plus que la surprise d’entendre parler d’un lieu inconnu, c’était l’absence d’informations de la part de son père à son sujet qui inquiéta Abigaël. Si un tel endroit existait, Père devait forcément le connaître ; or, il y avait bien longtemps que la jeune femme n’avait plus de nouvelles de lui. Bien trop longtemps, décidément, pour qu’elle ne songe pas à un problème d’envergure. Même en mission importante, il avait toujours trouvé le moyen de contacter sa fille.

Toujours était-il que l’entraînement, selon Abby, avait commencé. Mais rien ne se passa comme prévu : au lieu de déclencher un mécanisme d’auto-défense, l’attaque de petits rochers ne suscita que de la peur chez Anthère, et cette dernière esquiva le gros de l’assaut, avant d’encaisser un rocher de petite taille, suffisamment gros, toutefois, pour faire rouler la jeune femme sur quelques mètres.

« Ah. C’est plus grave que ce que je pensais, en fait. Tu ne sais VRAIMENT pas t’en servir. Bon... Ben on va faire autrement. Sennen ! »

Là encore, la créature qui n’avait jamais donné son nom à la patronne - mais qui se faisait pourtant appeler correctement – leva la tête en poussant un grognement léger. Il avait quasiment fini son repas, de toute manière, et il abandonna le reste de sa part à ses compagnons, avant de ramper vers la femme qui l’avait définitivement maté lors de leur première rencontre.

« Tu vas de son côté et tu empêches mes attaques de l’atteindre, si elle ne s’en sort pas. Mais attends le dernier moment, il faut qu’elle ait l’occasion de se débrouiller seule et de contrer. Vu ? »

Docile, l’Onix kaki se dirigea lentement vers la sympathique Mizuhanienne, se plaça à ses côtés, puis se tendit, prêt à répliquer. Le premier assaut ne se fit pas attendre : réitérant la manœuvre précédemment effectuée, la Terrosienne envoyait déjà des rochers vers le duo, alors que le reste de son équipe terminait tranquillement son repas.

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Anthere Osarian le Dim 14 Juil 2013 - 13:54

« Ce n'est pas ça, mais certaines baies peuvent rendre confus les Pokémon... Je ne tiens pas à avoir un Onix hors de contrôle en face de moi. »

Anthère souriait, mais cette idée l'effrayait, vu la taille de la bête, il n'y avait effectivement pas de quoi se réjouir. C'était comme ça, il y avait des animaux qu'il ne fallait pas énerver et d'autres dont on pouvait ne pas trop prêter attention, encore qu'avec son Nidoran, Anthère avait appris à se méfier des apparences, il était peut-être très petit, mais pas moins agressif qu'un Onix en pétard. Et elle était même certaine qu'il aurait pu battre l'Onix d'Abigaël si elle l'avait laissé faire. Anthère sourit.

« Je sais, mais c'est plus sympa si tout le monde pique-nique ensemble. »

D'un naturel sociable et l'esprit convivial, la jeune fille n'aurait pas laissé les Pokémon d'Abby mourir de faim, alors que les siens se rassasiaient, tout à leur aise, devant leur gamelle... Puis un autre Pokémon apparut, le poisson de la terrosienne, dont Anthère ne se souvenait même pas, l'insecte alla le récupérer pour lui permettre de manger et Anthère put les laisser sans plus s'en soucier. Abigaël lui apprit alors que c'était son Onix à elle qui n'avait pas une couleur ordinaire et Anthère se sentit un peu bête. En voyant une poignée d'Onix gris et un kaki, elle aurait effectivement dû se dire que les gris étaient normaux et pas Sennen. À ce propos, Anthère ne se posait pas beaucoup de questions, de toute sa vie cela devait être le deuxième « Shiney » qu'elle voyait. Le premier était le Ponyta eux flammes bleues de Molly. En écoutant Abby, la jeune fille imagina ce qu'avait dû être la vie de ce pauvre Pokémon, mais maintenant qu'il avait un protecteur, comme le disait Abby, il n'avait plus rien à craindre. Encore que les Onix n'avaient pas grand-chose à craindre à la base. Mais la terrosienne était décidément très bizarre, son village devait se trouver à l'écart de pas mal de choses et n'était sans doute composé que d'élémentalistes, c'est du moins la conclusion que tira Anthère.

« Ben pas vraiment, quand on n'a pas de pouvoir, on fait autrement. » Répondit Anthère en haussant les épaules.

Sa mère n'avait jamais eu à se plaindre de son arrosoir et de sa pompe à eau. Même si elle avait souvent rêvé d'un système pour acheminer l'eau, sans avoir à pomper à la fontaine. Si elle avait été une Maitresse de l'Eau, elle aurait finalement gagné seulement un peu plus de temps. Cela aurait amélioré son temps de travail, mais cela n'aurait sans doute pas bouleversé sa vie à ce point... Anthère se dit alors que lorsqu'elle reprendrait l'affaire, elle aurait cet avantage, mais que d'ici là, ça serait au seau et à l'arrosoir. À moins qu'elle trouve un gentil petit Pokémon eau pour aider ses parents. Abby se retourna vers le Nidoran qui avait attaqué, puis s'en détourna, chacun s'ignorant royalement. Visiblement, elle ne connaissait pas Midgard, pourtant, on en parlait sérieusement dans toutes les grandes villes ! Enfin dans Arkan au moins et Seian la dernière fois qu'elle était venue.

« Midgard ? Tu n'en a jamais entendu parlé ? » S'étonna franchement Anthère qui trouvait difficile d'ignorer un gros continent flottant dans le ciel d'Erasia, venant de nulle part. « C'est ce continent là-haut... Tout le monde en parle. Enfin peut-être moins depuis le temps. Ce n'était pas vraiment une personne... Disons que c'est comme si « on » me disait qu'il fallait que je vienne, c'est bizarre. Mais pourquoi là-bas spécialement, alors que chez moi, c'est Mizuhan ? »

L'entraînement selon Abby, oui, ça, fallait le préciser comme ça. En se relevant, non seulement Anthère avait mal à la pommette, une chance qu'elle ne l'ait pas prit dans l'oeil, le caillou, mais elle s'était tordu le poignet. La jeune femme, enfin, comprit qu'Anthère n'avait rien exagéré à son ignorance.

« Mais évidemment, je viens de le dire ! » Fit Anthère en se relevant.

Autant elle était une vraie crème, autant se faire caillasser comme ça, n'était pas trop pour lui plaire, même si elle n'en tiendrait pas rigueur. Qu'est-ce qu'il n'y avait de pas claire dans 'je ne sais pas me servir de mes pouvoirs ?' Abby appela son Onix, qui se présenta docilement. Oui, comme ça, peut-être que ça marcherait un peu mieux, enfin au moins, elle ne risquait pas de finir sous un éboulement ou totalement défigurée. La jeune femme lui échangea donc le lead son Pokémon, enfin, seulement pour l'entrainement ; qui reprit. L'animal rampa jusqu'à elle et Anthère ne put s'empêcher de saluer la bête avec sympathie. Elle aimait les animaux, c'était aussi simple que ça. Autant Sennen lui avait vraiment fait peur, quand il avait surgit, mais autant là, il avait l'air vraiment d'un brave Pokémon. Abby lança sa première attaque et sentant le Pokémon avec elle, immédiatement Anthère répliqua, ses talents de dresseur Pokémon reprenant le dessus sans même qu'elle ne se rende compte. Elle savait exactement quoi faire et ce que l'Onix savait faire, le lien était incontestable.

« Sennen, utilise Poliroche et piège là avec Tourbi-sable ! »

Et oui ! Anthère était une dresseuse et oui, elle venait de commander à Sennen d'attaquer Abigaël. Ce n'est que lorsque Anthère vit les prémices des attaques et Abby qui l'attaquait elle, que la jeune se rendit rendit compte de son erreur.

« Ho non non non non, stop ! Je suis désolée, j'ai oublié. »

Anthère souriait d'un air coupable. Elle avait légèrement oublié que ce n'était pas un combat Pokémon, comme elle avait l'habitude de mener, mais un duel d'élémentaliste. Enfin un entrainement. Un atelier découverte même. Les premiers rochers furent déviés par l'attaque commandée de l'Onix et Anthère dû se concentrer. Le problème, c'est qu'elle ne savait pas sur quoi. C'est que la fois où elle avait reçu son pouvoir, en fait, elle n'avait rien eu à faire. Elle avait seulement touché l'eau, qui s'était mise à briller. Peut-être devait-elle être en contact de l'eau ? Mais à force de réfléchir, une nuée de pierre lui arriva presque au visage quand Sennen intervint. Si elle avait été un Pokémon, elle aurait choisi une rivière pour aider son Pokémon à révéler ses pouvoirs, ou l'aurait carrément mis à l'eau. Balayant le groupe de Pokémon des yeux, son regard s'arrêta sur le poisson d'Abby. Elle était certaine qu'il était bien plus utile que ne le pensait Abby.

« Gyorai ? Tu veux bien m'envoyer une attaque Surf ? Pas trop grosse s'il te plaît. »

Anthère s'était agenouillée pour parler au poisson, bien qu'elle ne soit qu'à quelques mètres d'elle. Le pauvre poisson était assez malmenée par Abby, Anthère s'en rendait bien compte, mais même si elle ne la connaissait pas, elle faisait totalement confiance au poisson. Elle s'en sortirait très bien, elle le savait. Il ne fallut guère plus de quelques secondes pour que le Carvanha lui envoie ce qu'elle avait demandé. Maintenant, c'était à elle d'essayer de reproduire ce qu'elle avait déjà fait. La vague arriva, inondant la Mizuhanaise jusqu'aux genoux. Quand elle avait créé l'eau vivante à Midgard, elle surfait et elle s'amusait. Son pouvoir là aussi était-il lié aux émotions ? Ou réussissait-elle à créer cette eau si particulière quand elle était heureuse, vraiment heureuse ? Anthère, qui s'était relevée, se mit à genoux dans l'eau. Cela faisait longtemps qu'elle n'était pas allée à la plage et c'était vrai que l'activité lui manquait. Le soleil qui tapait fort, les embruns qui embaumaient tous les environs, le sable, la mer, le cri des Goélise... Le phénomène se reproduit alors, l'évocation des plaisirs simples de sa vie aidant et l'eau se mit à s'illuminer. Anthère s'en rendit compte bien sûr, comme prenant conscience de la vie et des sentiments de tout ce qui entrait au contact de l'eau. Anthère laissait des traînées d'eau plus claire du bout des doigts.

« Ha ça y est, regarde ! » Cria-t-elle à Abby.

Mais maintenant, qu'est-ce qu'elle était censée en faire ?


[Merci pour le prêt de la sardine :PC'est un comble quand même, être de Mizuhan et n'avoir aucun Poké Eau XD]


Dernière édition par Anthère Osarian le Ven 27 Sep 2013 - 22:28, édité 1 fois

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Abigaël d'Alma le Dim 14 Juil 2013 - 16:59

Il était clair que pour des gens à peu près normaux, se retrouver devant une bête de cette envergure alors qu’elle était énervée avait de quoi faire peur. Abigaël devait être l’une des rares personnes à penser à l’abattre au lieu de songer à s’enfuir à toutes jambes. Déformation professionnelle, sans doute. Mais Anthère avait l’air d’être quelqu’un de doux et de pacifique, et elle ne portait aucune arme sur elle, du moins pas ostensiblement. Elle n’était clairement pas un soldat, mais heureusement, elle pouvait compenser avec d’autres facultés, que ce soit avec ses Pokémon ou ses pouvoirs élémentaux... Enfin, à condition de les maîtriser, bien sûr.

La guerrière hocha la tête d’un air peu convaincu à la remarque de la Mizuhanienne concernant la convivialité d’un repas partagé. Elle avait souvent mangé seule, au château, tandis que son père était en mission, en entraînement, ou encore en train de préparer la prochaine passe d’armes entre lui et sa fille. Elle avait donc un peu de mal à concevoir qu’on ait absolument besoin d’être avec quelqu’un pour faire sa route, pour manger, ou pour ne pas être dévoré par la solitude. Même si elle cheminait, pour l’instant, avec la manieuse d’eau, rien ne garantissait qu’un jour, elle n’en aurait pas assez. Elle la quitterait peut-être sans prévenir, ou avec un seul mot griffonné à la hâte en guise d’adieu, comme elle l’avait fait pour Kye, rompant ainsi leur contrat. Mais pour l’heure, elle n’en avait pas envie, et elle se contenta de donner une réponse lapidaire au sujet des pauvres hères que la nature n’avait pas dotés de pouvoirs liés à un élément particulier.

« Sans doute. »

Au moins c’était net, fin de la discussion. Parler de quelque chose qu’elle ne comprenait pas plongeait Abby dans une confusion qu’elle n’appréciait guère. Malheureusement pour elle, maintenant que la communication avec son père était coupée et qu’elle était bien obligée de s’intéresser au monde extérieur, ces espèces de situations gênantes ne feraient que se multiplier. Et justement, une nouvelle occurrence venait de se produire : visiblement, Midgard était dans toutes les bouches, et pour cause ! Un continent flottant, rien que ça ! Navrée de ne pas en avoir été informée par son père, elle répliqua :

« En fait, non... Il m’est arrivé quelque chose de bizarre, à un moment, je me suis retrouvée comme bloquée dans un endroit hors du temps et de l’espace. Une année entière s’était écoulée quand j’en suis revenue, peut-être plus. Et depuis, je suis restée à Arkan, sans trop sortir ni voir de monde. Je n’ai pas vraiment fait attention aux rumeurs. J’avais vingt ans la première fois que je suis sortie de mon château, là-bas. »

D’un geste du bras, elle désigna une direction, non loin de la gigantesque Seian. De là où elles étaient, les deux filles pouvaient voir les contours de la forteresse se dessiner à l’horizon, vaguement. Le domaine d’Alma était suffisamment proche de la capitale pour être aperçu depuis la cité de la Terre, mais trop éloigné, néanmoins, pour qu’on puisse en distinguer nettement la taille.

« J’ai passé presque toute ma vie là-bas, avec juste Père... Et lui. »

Le regard fauve de la bête en liberté se tourna vers le Drackhaus, qui la fixait sans ciller, ayant compris qu’elle parlait de lui. Ayant terminé, comme presque toute la troupe, son repas, il risqua une approche vers la patronne, qu’il sentait troublée malgré tout, et s’immobilisa à quelques pas d’elle, courageux mais pas téméraire.

« Alors tu vois, Midgard, ça me passe complètement au-dessus, c’est le cas de le dire. Mais si tu dis que quelque chose t’a attirée là-haut... Je devrais peut-être y aller, moi aussi. Si Père n’est pas à la maison, peut-être que c’est parce qu’il a été appelé, comme toi, et qu’il ne peut pas me contacter de là où il est. Toi, ton pays, c’est Mizuhan... Mais le nôtre, c’est Terros. Et il n’y a aucune raison qu’il soit parti sans prévenir. »

En attendant, Anthère pestait contre Abby en se relevant, égratignée à la joue. Ça aurait pu être pire, c’est le métier qui rentre, songea la guerrière, alors que son Onix prenait place tout près de l’autre jeune femme. Celle-ci agit alors de manière inattendue, ordonnant à Sennen d’augmenter sa vitesse avant d’emprisonner Abigaël dans un Tourbi-Sable. La Terrosienne ouvrit des yeux ronds : elle se prenait pour une dresseuse dans un match d’arène ou quoi ? Si elle semblait avoir l’habitude de diriger des Pokémon, Abby, elle, était totalement instinctive, et elle savait que les créatures étaient faites, à la base, pour se débrouiller seules dans la nature. Avec elle, c’était « marche ou crève », clairement, et le duel qui avait opposé Hagane à Rubis, le Ténéfix d’une pauvre fille, quelques heures auparavant, en était la preuve. Le Cizayox avait combattu tout seul, comme un grand, sans que sa dresseuse n’ait eu à lui donner la moindre directive. Avec son aura qui forçait naturellement le respect et l’obéissance, Abigaël n’avait pas besoin de jouer à ça, et ce n’était pas tellement son truc.

« C’est à toi de travailler, pas à Sennen. Lui, il n’est là que pour limiter la casse. Et il ne craindra rien, vu qu’il est du même élément que moi. »

Se surprenant toute seule par des paroles qui donnaient l’impression qu’elle se préoccupait du sort de son Onix, elle se concentra malgré tout sur son « adversaire » et son protégé, changé en protecteur pour l’occasion. Le serpent rocheux intercepta les projectiles en les engloutissant dans sa gueule de titan, une fois de plus, et les broya dans un fracas terrifiant. Si le Pokémon kaki avait dû s’interposer, c’était qu’Anthère n’était vraiment pas prête. Ce n’était pas gagné.

La Mizuhanienne se dirigea alors vers Gyorai, la Carvanha maintenue en l’air par la puissante pince du Cizayox, et lui demanda gentiment si elle pouvait lui envoyer une vague de Surf d’une puissance moyenne. Prise au dépourvu, la poiscaille tourna son regard vers Abby, paniquée, pour lui demander son accord. D’un signe de tête, la patronne acquiesça, et le piranha s’empressa alors de s’exécuter, ses yeux luisant d’un éclat bleuté tandis qu’une vaguelette était invoquée et arrivait jusqu’à Anthère. Sans rien dire, la guerrière observa le phénomène créé par la Mizuhanienne, qui semblait ravie de sa prouesse et qui scrutait l’eau clarifiée par endroits.

« Oui, je vois. Pour l’instant, tu n’as fait que communiquer avec l’eau, qui a répondu à ton contact. Maintenant, essaie de lui demander de faire ce que tu voudrais qu’elle fasse. En attaquant ceci, par exemple. »

Un nouveau coup sur le sol avec le talon, et la terre devant Abby jaillit avec force, formant un mur solide et parsemé de rocs çà et là, constitué de tout ce que le plancher des Écremeuh des environs contenait. De temps en temps, une petite pousse dépassait du mur terreux, suivi par un caillou poli par le temps et l’effet du climat. Par là, on pouvait apercevoir un petit os, vestige de la vie passée d’une créature qui s’était autrefois agitée sur ce qui était désormais l’enceinte de Seian.

« Vas-y, mets-y toute ta force. Dans le pire des cas, ma barrière boira ton eau et se changera en argile. Allez ! »

L’Onix kaki, jusqu’ici plutôt tranquille et relativement neutre, devint subitement plus expressif, comme s’il ressentait lui-même les vibrations de la terre nourricière. Elle qui d’habitude se lamentait chaque fois qu’Abigaël lui plantait sa lame démesurée dans le corps, elle chantait à présent, doucement, donnant l’impression de remercier l’une de ses plus violentes filles de ne pas la meurtrir encore. La guerrière semblait avoir fait un pas de plus dans la progression de sa maîtrise élémentale... Et peut-être qu’un jour, elle pourrait enfoncer sa lame d’acier dans le sol sans douleur, mais en parfaite harmonie avec la glèbe qui l’avait toujours accompagnée.

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Anthere Osarian le Dim 14 Juil 2013 - 19:28

L'histoire que lui révéla Abby lui évoqua quelque chose de terriblement triste et exclue. Pourtant, cette fois Anthère put dissocier les sentiments que ressentait la terrosienne des siens, la jeune femme maîtrisait mieux ses sentiments qu'elle, c'était certain. Même si Anthère pouvait les ressentir quand même grâce à son Empathie, de façon disons, moins chaotique que d'habitude. Anthère était triste et navrée pour elle, mais essaya de ne pas trop le montrer, même si son regard disait le contraire. Alors, elle avait passé toute sa vie enfermée dans un château sordide, avec pour seule compagnie son père, qui ne devait pas être quelqu'un de très bien pour faire ça à sa fille et un Drakhaus. Elle qui se plaignait de son papa poule... Elle se jura de ne plus jamais rien en dire. Et ne fit aucune remarque à Abby, ce qui de toute façon aurait été déplacé. Anthère ressentit qu'Abigaël était perdue et confuse et ne dit rien quand elle lui montra les contours du château. Ha... Alors, elle faisait partit de ce qu'on appelait l'aristocratie et Alma, ce n'était pas vraiment le nom de son village. Du coup, à la façon dont s'était présentée Anthère, elle devait croire qu'elle était issue du même rang social... Mais Anthère était quelqu'un de simple et cette révélation ne la choqua pas, elle ne comptait pas non plus multiplier les courbettes...

« Ho ! Tu n'aurais pas vu des effets du temps, enfin d'autres, bizarres sur toi et tes Pokémon ?Car ici, enfin Erasia, tu ne dois pas le savoir si tu étais 'ailleurs', il y a eu un conflit entre Palkia et Dialga. Il n'était visiblement plus dans son état normal, plein de gens ont eu des effets et moi aussi. Déjà, je me suis réveillée un matin avec vingt ans de plus au moins, c'était trop l'angoisse ! Après, Akasie à l'époque était un Evoli, avait évoluée en Noctali et Quidam en Nidoking, ça a été l'enfer... Persik qui était un Tylton est redevenu un oeuf, comme Ourasi. On a eu un problème avec Quidam qui a littéralement disjoncté. Après quoi on est tombé par hasard sur un rouage... Quand il s'est envolé dans le ciel, c'était comme si on avait reconstitué autre chose, je suppose que d'autres personnes dans le monde en ont trouvé aussi, parce que tout est redevenu normal en peu de temps. » Anthère marqua une pause. « C'est peut-être aussi à cause de ça que ce continent est apparu, si Dialga est malade peut-être que Palkia a essayé quelque chose et qu'avec ses pouvoirs... »

Mais ce qu'Anthère n'avait pas envie de dire à Abigaël, c'est que laisser un message ne prenait que cinq minutes tout au plus et que s'il ne l'avait pas fait... Avec ce que la jeune fille découvrait du monde, elle se disait qu'il aurait pu arriver n'importe quoi. Peut-être avait-il des problèmes graves ou peut-être avait-il disparu ? C'est vrai qu'Anthère avait entendu dire qu'il y avait eu des disparitions suite à la déformation du temps. Peut-être que son père avait tout simplement disparu... Pour de bon. Si de plus il n'avait pas l'habitude de partir sans prévenir, cela ne présageait rien de bon. Anthère préféra ne rien dire à ce sujet, car optimiste, peut-être pensait-elle également, qu'il avait eu une affaire urgente et n'y avait pas pensé et que depuis, il ne pouvait tout simplement pas lui envoyer de lettre ? Bref, tout était possible.

Évidemment, Abigaël fut surprise par le premier réflexe d'Anthère, elle ouvrit de grands yeux, mais Anthère remarqua surtout que Sennen lui avait obéis. Un si grand Pokémon qui lui obéissait à elle ! À vrai dire, Anthère arrivait à dresser ses Pokémon, mais elle ne pensait pas pouvoir dresser ou même se faire obéir de Pokémon trop grands ou plus puissants que la moyenne de ce qu'elle pouvait atteindre, comme un Ponyta... En gros, elle ne se trouvait pas être une dresseuse douée ou exceptionnelle. Quoi qu'il en soit, un peu mal à l'aise, elle ne put que rire de sa bêtise. Vraiment, elle ne l'avait pas fait exprès. Elle le savait bien qu'elle ne devait rien faire avec l'Onix, mais voilà, depuis le temps qu'elle était partie et combattait presque tous les jours, c'était devenu une habitude. Et pour sa part savait parfaitement qu'en cas de besoin les Pokémon n'avaient pas besoin d'eux, mais le secret des combats d'Arène était surtout de créer une osmose entre le dresseur et le Pokémon. Mais comment quelqu'un qui ne connaissait rien des us et coutumes du monde pouvait le comprendre ?

Les choses sérieuses allaient commencer maintenant, mais les paroles d'Abigaël laissèrent Anthère pensive. Pourquoi devait-elle demander quelque chose à l'eau, alors qu'elle 'réagissait' comme le disait si bien Abby ? Et puis il y avait un autre problème, c'est qu'Anthère n'avait aucune idée de quoi 'demander'. Elle resta coite, devant le mur érigé par Abigaël. Y mettre toute sa force, heu oui... Mais pour quoi faire ? Pourquoi attaquer un mur ? Elle n'était pas bête bien sûr, ça n'avait que pour but de lui apprendre à canaliser son énergie, mais comment dire... Elle n'était pas une guerrière. Non, elle avait souvent pensé à son pouvoir et son truc à elle, ce n'était pas vraiment d'attaquer. Subitement, Anthère ressentit l'Onix plus gais. Les éléments, c'était une chose bien plus mystique que le simple fait de lui donner la forme qu'on voulait. Les éléments n'étaient-ils pas vivants ?

« Heu... »

Anthère ne savait pas quoi faire à vrai dire. Demander, mais demander comment ? Comme lorsqu'on s'adressait à un dieu ? Comme lorsqu'on faisait un voeu ou comme on demandait à un Pokémon ? La jeune fille pensait à ses compagnons qui avaient une utilisation plus instinctive et si naturelle qu'ils ne devaient pas vraiment se poser de question. Elle en était sûre, car mise à part les nouvelles techniques qu'elle les aidait à maîtriser, ça ne demandait jamais autant d'effort ou d'incompréhension que ce qu'elle faisait maintenant. En bref, Anthère n'avait aucune idée de ce qu'elle devait faire, de comment aborder l'exercice. C'était comme lui demander d'exécuter une épaule-en-dedans, sans avoir jamais expliqué comment amener et maintenir son cheval avec ses aides. C'était un peu ça, de quelle aide était-elle censé se servir -et comment- pour attaquer ce mur de terre ? Et dans quel but attaquer ce mur ? Anthère n'osait pas poser la question, elle n'osait jamais. Elle aimait comprendre toute seule, mais parfois... À part éclabousser le mur avec ses mains, elle ne savait pas quoi faire. L'idée en tout cas était d'amener l'eau d'autour d'elle, sur le mur.

Anthère, qui avait les mains dans l'eau, en sortis une. L'eau dégoulina, bien sûr. Si déjà elle savait comment faire pour retenir l'eau dans ses mains ou mieux, la faire directement dans les mains, ça serait déjà plus pratique ! Et puis après... Elle n'aurait plus qu'à jeter l'eau comme un ballon de volley. Ha le volley ! Anthère adorait ! Elle eut soudain envie de retourner à la plage ! Une fois de plus l'eau s'illumina, mais mieux une bulle se forma au-dessus de la paume de celle qui se trouvait à l'air libre. Anthère poussa un cri. Ayé ! Elle le faisait ! Elle faisait !

« ... Qu'est-ce que je fais ? »

Anthère n'osait pas bouger, par peur que la bulle n'éclate.


[Tu le sens comme c'est long à la détente? xD]


Dernière édition par Anthère Osarian le Ven 15 Nov 2013 - 21:47, édité 2 fois

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Abigaël d'Alma le Mer 17 Juil 2013 - 13:44

Lorsqu’Anthère évoqua des histoires de conflit entre Palkia et Dialga, Abby fronça les sourcils, non pas parce qu’elle trouvait ça bizarre, mais parce que cela lui rappelait quelque chose. Elle écouta attentivement son récit, puis hocha la tête.

« Je crois qu’il y a eu deux problèmes avec le temps, en fait. C’est pendant le premier que je me suis retrouvée coincée, pas le second. Je revenais de mission, à Arkan, quand on a compris que les gens dans la capitale étaient pas comme d’habitude. Moi, je n’ai pas eu l’impression d’avoir beaucoup changé, et mes Pokémon non plus ou, en tout cas, c’était pas visible. Hagane est allé directement vers un endroit qui l’attirait visiblement, et il a trouvé, comme vous, un espèce de truc en métal qui s’est envolé pour rejoindre un grand objet. Une, euh... Horloge, je crois. Mais le temps n’a pas eu de conséquences chez moi, ni chez eux. Peut-être parce qu’il avait déjà abusé de nous une première fois, qui sait. J’en sais rien. Et les Pokémon légendaires, c’est vraiment pas mon souci premier. Puisqu’on ne peut rien faire pour se faire entendre d’eux, je considère que c’est quelque chose qui nous dépasse. Comme ce continent flottant, d’ailleurs... Et comme son absence. »

Elle haussa les épaules, comme pour montrer qu’elle se désintéressait finalement du sujet. Toute chose sur laquelle elle n’avait aucun pouvoir d’action était en réalité classée comme à part, dans un grand fouillis indistinct dans son esprit, qui ne mobilisait pas son attention ou ses capacités. Elle préféra se concentrer sur l’entraînement d’Anthère, qui n’était, pour le moment, pas bien brillant... Enfin si, mais la seule chose qui brillait, c’était l’eau créée par Gyorai et dans laquelle la Mizuhanienne barbotait bêtement, en attendant que sa maîtrise élémentale lui tombe du ciel. En soupirant, la guerrière plaqua sa main sur son visage, se demandant vraiment comment elle allait faire pour qu’Anthère réalise quelque chose de concret avec son pouvoir.

« Bon... Essaie de t’imaginer que ce mur t’a fait beaucoup, beaucoup de mal. Qu’il t’a attaquée, qu’il t’empêche de passer pour atteindre ton but. Je sais pas moi, venge-toi pour les cailloux de tout à l’heure. Il faut que l’eau soit un moyen de t’exprimer librement et que tes, euh... Tes émotions passent à travers elle. »

Wow. Elle avait eu du mal à le trouver, celui-là, de mot. Il fallait dire qu’il était tellement absent de son vocabulaire qu’elle se demandait encore comment elle avait pu le sortir, même avec difficulté. Elle l’avait entendu en ville, au détour d’un chemin ou dans une taverne quelconque, et depuis qu’elle était dehors, loin du château, elle avait assimilé énormément d’informations en vrac, et elle avait un peu de mal à faire le tri dans tout ça. Alors cette notion, c’était sans doute l’une des pires à comprendre pour elle, mais maintenant que sa « bête » ne faisait plus barrage (était-elle en sommeil ou simplement muette ? Elle l’ignorait), elle commençait à passer en elle et à l’imprégner.

En prenant une grande inspiration, elle banda ses muscles, se tenant bien droite, et en augmentant son contact avec le sol et son assurance.

« Tu vois, par exemple, je fais comme si Sennen m’énervait particulièrement... »

Abigaël leva un bras lentement, puis tendit sa paume vers l’Onix kaki d’un coup sec. Des mottes de terre entremêlées de cailloux pointus s’arrachèrent au sol, comme mues par une volonté propre, puis se dirigèrent en rangs serrés et compacts droit sur le serpent géant. Ce dernier se régala encore de ce dessert imprévu, en mâchonnant tranquillement, tandis qu’Abby reprenait :

« ... Je concentre mon énergie et mon attention, et je fais comme si je tenais la terre dans mes mains pour lui balancer dans la figure. Si tu es en contact avec elle, tu lui transmets mieux ce que tu veux, et ça marche. Je ne sais pas vraiment comme ça fonctionne avec l’eau, mais avec la terre, le sable et les rochers, ça se passe comme ça. Peut-être que l’eau est plus capricieuse et difficile à manier, j’en sais rien. Mais je t’explique mon pouvoir pour t’aider avec le tien, au cas où. »

Il était étonnant que la Terrosienne ait réussi à fournir une telle explication sur sa maîtrise, car elle était une personne instinctive et « animale », un peu comme son élément, et elle n’avait jamais vraiment réfléchi à ses interactions avec la glèbe, sous toutes ses formes. Mais surtout, c’était la preuve que son rapport à la terre avait changé, évolué, qu’elle essayait de comprendre. D’ailleurs, son contrôle sur l’élément s’était brusquement amélioré, ou plutôt, la qualité de ce qu’elle puisait dans la terre nourricière était devenue bien supérieure à ce qu’elle était avant. Avant quoi, Abby n’aurait su le dire avec précision, mais le progrès était net, même pour quelqu’un qui avait grandi avec un élément considéré comme le prolongement de soi. Oui, décidément, la fille d’Alma était, elle aussi, en plein changement.

L’eau s’illumina de nouveau, sans qu’Abby ne sache vraiment pourquoi. La Terrosienne songea que l’élément liquide réagissait aux pensées d’Anthère, et à voir l’effet produit sur la grande flaque, c’était certainement grâce à des choses positives pour la Mizuhanienne qu’il s’animait, comme doté d’une volonté propre. En voyant la bulle d’eau qui s’était formée au creux de la main de la jeune femme, en légère lévitation au-dessus de la paume, l’expression du visage de la noble changea.

« C’est mieux ! Tu vois, elle réagit à ton contact et à ce à quoi tu penses. Alors, à quoi pensais-tu quand l’eau s’est mise à briller ? Essaie de... D’avoir le même genre de sentiments. Qu’est-ce qui te fait plaisir ? Où es-tu le mieux, dans quel domaine, dans quel élément ? Réfléchis à ça, et peut-être que l’eau y répondra. »

En prononçant ces paroles, Abigaël réalisa qu’elle ne s’était jamais vraiment posé ce genre de questions, au sujet d’elle-même, et à vrai dire, ça ne lui avait même pas effleuré l’esprit. Après tout, elle n’avait fait qu’obéir à Père, jusqu’à présent, et elle n’avait pas conçu la vie autrement que sur un champ de bataille, défendant les intérêts de son pays pour lui faire plaisir, à lui. Il ne lui avait jamais demandé son avis, à elle, et elle s’en était contentée... Parce qu’elle n’avait rien d’autre. Rien de vrai, ni de sacré. Pourtant, en poussant l’introspection un peu plus loin, elle sentit qu’au fond, elle aimait profondément sa patrie, elle y était attachée, corps et âme, liée à Terros par son dévouement, son éducation, mais aussi par ses perceptions et par l’élément qu’elle avait en commun avec sa nation d’origine. Elle était perdue sans son père, désormais, mais il avait fallu de longs mois pour qu’elle se rende compte qu’elle arrivait à survivre sans lui. Malgré tout, elle était capable de se débrouiller, même sans recevoir d’instructions, même loin du bruit des armes qui s’entrechoquaient, même en temps de paix... Et c’était déconcertant. Elle, la machine de guerre créée pour tuer, elle arrivait à évoluer dans un monde qu’elle ne croyait, finalement, pas fait pour elle ? Il y avait de quoi être perdue, pour le coup.

Abigaël s’avança alors vers Anthère, puis s’accroupit en face d’elle, avant de plonger ses mains dans la terre meuble sous ses pieds. Le petit mur qu’elle avait érigé était toujours en place, derrière elle, mais elle s’en était désintéressée pour le moment. Elle observa le sol sans rien dire pendant quelques secondes, puis décida d’extirper lentement ses mains de l’élément nourricier, sans violence, comme si elle voulait rompre le contact avec lui le plus doucement possible. Des fragments rocheux et sablonneux tombèrent entre ses doigts, avant de se rassembler rapidement dans sa paume pour former une boule de taille moyenne, en suspension, exactement comme la bulle qu’Anthère avait réussi à engendrer.

« Avec ce que je t’ai dit de faire, tu vas essayer de reproduire ce que je vais te montrer. Tiens, Uramu, par exemple... »

Le concerné leva la tête quand la patronne mentionna son nom, avant de se rapprocher prudemment du duo. Dans le creux de la main d’Abby, la boule d’argile s’agita, se mit à trembloter, sous le regard fauve de sa créatrice. Puis, soudain, elle fut recouverte de stries, comme si un artisan invisible avait dessiné des rayures avec un outil imaginaire, en imprimant le motif creusé directement sur la matière, en relief. Des pattes en argile se formèrent en émergeant de la sphère pas tout à fait lisse, des membres patauds qui avaient bien du mal à supporter le poids de la carapace du Dragon en devenir. Et finalement, une petite « fenêtre » s’ouvrit, à l’avant : un peu de terre fut tassée sur les côtés en renforçant l’armure, tandis que de minuscules yeux s’ouvraient à l’intérieur, matérialisés par deux petites pierres d’héliolite déjà présentes dans la terre humide.

« Voilà. C’est pas forcément super ressemblant, hein, mais on reconnaît quand même le bestiau. Essaie de le refaire, ou de faire un Pokémon à toi, avec de l’eau. Tu peux les regarder, ça tombe bien, vu qu’ils sont dehors. »

Tout près, sans un bruit, le Drackhaus retenait avec peine de grosses larmes qui perlaient à ses yeux. C’était la première fois qu’il avait une preuve aussi flagrante devant lui, une preuve de quoi exactement, il n’en savait rien, mais au moins, ça signifiait que la patronne avait pensé à lui pour illustrer ses explications. Elle l’avait modelé lui, en premier, lui, et pas un autre. Même s’il la détestait autant qu’il l’admirait, il n’avait jamais été certain qu’elle ait eu, un jour, la moindre considération pour lui. Tout autant dévasté que chamboulé, sans arriver à distinguer quoi que ce soit de net dans ses propres sentiments, il resta là, immobile, sans parvenir à détacher ses yeux aussi fauves que ceux de la patronne de la statuette de glèbe qui trônait dans la main d’Abigaël.


[Je le sens tu dis ? XD Elle est désespérée un peu Abby je crois x) Mais ça doit être la première fois que je fais un RP qui m'apporte autant au niveau élémental. Bizarre que ça tombe sur Abby ! xD]

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Anthere Osarian le Mer 17 Juil 2013 - 21:04

Abigaël n'eut pas l'air tant surpris que cela, soit, m'enfin quand même, ce n'était pas le genre d'événement qui se croisaient tous les jours ! Elle lui fit penser à cette catégorie de personne qui en avaient tellement vu au cours de leur vie qu'une nouveauté de plus ne venait plus bouleverser leur vie. Oui, sans doute... Anthère avait entendu parler de cet événement et s'en souvenir ne lui rappelait pas forcément de bonnes choses.

« Oui... La première fois, c'était pendant la deuxième guerre. Je ne pourrais pas en dire grand-chose, car quand Flamen est venu envahir Mizuhan, nous ne sortions pas du village. Les soldats sont presque arrivés jusque chez nous, mais des chevaliers les ont repoussés. Seulement... Seulement, ils ont continué à se battre, même après que la guerre ne soit terminée. Comme si c'était la seule chose importante. On aurait dit qu'ils étaient coincés dans leur propre bulle. Quelques mois plus tard, ça s'est arrêté, on aurait dit qu'ils reprenaient leur esprit. C'est aussi après ça que sont apparu les premiers Pokémon Gijinka et à l'inverse, des humains capables de muer en Pokémon. J'en ai déjà vu tu sais ? »

Anthère se tut, l'air interdit et regardant quelque chose au sol. On sentait encore les stigmas de la guerre en parlant avec certaines personnes. Anthère ne voulait pas froisser Abigaëlle, il n'y avait encore que quelques années leur deux pays étaient ennemis. Mieux valait parler d'autre chose effectivement. À l'époque, elle avait eu terriblement peur que les Flamenois n'arrivent chez elle, mais comme tout au long de sa vie, Anthère n'avait eu à souffrir de rien et Yiling avait été sauvé à temps. La Mizuhanaise voyait bien qu'Abigaëlle se donnait du mal, mais elle n'avait jamais été bonne élève en classe et en fait, cela ne lui parlait pas vraiment. Imaginer qu'un mur puisse lui faire du mal, elle avait du mal à le concevoir, c'était dans son caractère, Anthère ne pensait pas à mal et peinait à croire que l'on puisse sciemment faire du mal aux gens... Et puis, la notion de vengeance était complètement absente de sa personnalité, elle resta un peu déconcertée et n'eut aucune réaction. Quant à ses émotions, oui cela lui parlait, mais c'était tellement abstrait que l'exercice était difficile. La terrosienne se prépara soudain et se mit en action, mais la démonstration choqua Anthère.

« Tu fais du mal à tes Pokémon quand tu es déçue de leur résultat ? » Dit-elle, le ton mi-réprobateur, mi-surprit. « Moi je considère que si je n'ai pas ce que je voulais, que c'est moi qui me suis mal fait comprendre ou que je leur demande quelque chose qu'ils ne sont physiquement ou psychologiquement pas encore capable de me donner. »

La jeune fille n'avait jamais aimé qu'on brutalise les animaux, mais voir autant de froideur la déconcertait, bien plus que de parler de pouvoirs avec Abigaël. Bon bien sûr, il y avait la fois où Quidam avait particulièrement exagéré, quand il avait subi son évolution, mais à vrai dire Anthère avait plus ressentit de la peur que de la colère. À bien y réfléchir, elle n'avait jamais été en colère contre ses Pokémon, quelle que soit la situation. Il n'y avait pas de mauvais Pokémon, seulement de mauvais dresseurs, c'est ce qu'elle avait toujours pensé. Anthère, sans oublier toutefois, passa à autre chose rapidement. Les pierres qui s'étaient détachées du sol furent avalées par le serpent de pierre, tandis qu'Abigaël continuait ses explications. Anthère voyait à peu près ce qu'elle voulait dire, mais cela ne l'avançait pas beaucoup, comprenant que c'était avant tout quelque chose de très personnel... Si l'eau était plus difficile ? Elle n'en savait rien, hélas, elle non plus... Mais l'eau était plus difficile à contrôler quand il s'agissait de faire des barrages que décaisser des terrains ou bâtir des arènes. Contrairement à Abby, Anthère ne pouvait pas mettre de mots sur son pouvoir.

L'expression d'Abby changea, mais Anthère osa à peine la regarder, l'eau qu'elle avait dans les mains risquait de tomber et elle craignait de la lâcher. Que l'eau réagisse à son contact, elle avait plus ou moins pu s'en rendre compte. Mais que l'eau réagisse à ses émotions la surprit un peu. Pourquoi, elle ne savait pas trop, mais c'était surtout le fait qu'un autre de ses pouvoirs soit lié aux émotions, pourquoi tout semblait passer par ce fil conducteur ? Y avait-il une raison précise pour l'affubler de tant de capacités ? S'en était presque trop. Cela voulait-il dire qu'elle risquait de blesser quelqu'un si d'aventure elle se mettait en colère ou si elle avait peur ? Voilà qui n'était pas très rassurant, mais n'était-ce pas aussi pour cela qu'elle avait décidé de le maitriser ? Perturbée par cette affirmation, la bulle au-dessus de sa main se brisa et la magie se dissipa. Anthère fut un peu surprise et la regarda s'écraser et disparaître. Anthère fini par réagir, ferma sa bouche et reporta son regard sur Abby.

« En fait, je pensais à Mizuhan et à nos jeux sur les plages de Comodo. »

La suite fut un peu étrange. Si Abigaël souhaitait ne faire qu'une démonstration de poterie à Anthère afin qu'elle fasse pareil, Anthère avait encore les paroles précédentes de la terrosienne et pensait qu'elle allait de nouveau attaquer l'un de ses Pokémon pour une démonstration. Anthère, qui n'était franchement pas pour la violence, même fictive, voulu l'en empêcher. Elle leva la main pour empêcher Abigaël de faire du mal à son Pokémon (d'autant qu'elle savait qu'Abby ne portait pas grande estime de ses Pokémon, ou qu'en tout cas elle en donnait l'air). Dans un « non » muet, elle leva la main, comme elle la tenait dans l'eau, elle en envoya un peu vers Abby, mais surtout une petite gouttelette brillante alla droit sur le dragon. Lorsqu'elle arriva à portée, la goutte devint une bulle qui le recouvrit entièrement. De dehors, c'était une simple bulle d'eau... De dedans, l'eau était absente, tout simplement, mais l'eau formait une pellicule souple, parfaitement traversable. En réalité, c'était un bouclier que venait de former Anthère, dont la souplesse permettait d'arrêter les projectiles. Mais cela, elle ne le savait pas bien sûr.

Anthère avait ouvert de grand yeux et sa bouche s'était entrouverte devant le phénomène. Elle ne comprenait pas mieux comment cela c'était produit, mais c'était un fait. La bulle était bien là et protégeait le Pokémon. Du moins, cela en avait l'air. Sinon, elle ne voyait absolument pas à quoi servait cette bulle. Et puis, la jeune fille s'en voulait un peu aussi d'avoir si mal interprété les intentions d'Abby, mais elle était difficile à cerner. Elle avait vraiment cru qu'elle n'aurait aucune retenue à attaquer son Pokémon, ses propos avaient été si brutaux tout à l'heure... Dans ses mains, l'argile se transforma petit à petit en un dragon. C'était très bizarre d'ailleurs, de voir un objet se muer sans aucune aide physique, Anthère ne put détacher son regard de l'objet qu'une fois celui-ci fini. Néanmoins, les sentiments du Drackhaus la percutèrent. Comme si on lui avait jeté une pierre, Anthère se retourna vivement vers le dragon. Le Pokémon était désorienté et bouleversé par ce simple petit objet, une preuve que la vie avec Abby ne devait pas être simple. Des larmes ne sauraient mentir. Anthère resta un moment à considérer le dragon.

Puis elle s’en détacha. Elle n’oubliait pas qu’Abby s’était gentiment proposé pour l’aider à maîtriser son pouvoir, mais par moment sa concentration  se dissipait aussi vite qu’un coup de vent. Naturellement, Anthère avait comme exercice de créer un Pokémon quelconque avec de l’eau et pour commencer elle devait sans doute recréer cette sorte de bulle qu’elle avait eu dans la main. Elle plongea donc sa main dans et essaya d’en faire ressortir une bulle. Hélas, ses essais restèrent infructueux, car l’eau lui glissait simplement entre les doigts. La première fois, Anthère constata simplement, la deuxième, elle fut un peu surprise, la troisième, elle ne comprenait plus. Mais il semblait plus la jeune fille s’entêtait et moins elle réussissait. Comme si l’eau trouvait un malin plaisir à contrarier ses projets et à s’enfuir de plus en plus vite. Un peu comme les Galopa qui aimaient faire courir leur cavalier plutôt que de se laisser attraper, c’était si amusant de les voir courir en agitant les bras tout en se plaignant… Ce n’est qu’après une bonne dizaine d’essais que la jeune fille se souvient du léger détail qui changeait tout. Abby ne lui avait-il pas dit que ses pouvoirs fonctionnaient avec ses émotions plus qu’avec sa volonté ?

Les mains ballantes, Anthère ne savait pas trop comment s'y prendre, après tout, une émotion, ça ne se contrôlait pas vraiment... Et comment pouvait-on donner une forme à une émotion ? Franchement ? La maîtrise élémentale était de plus en plus obscure pour elle et repenser à Mizuhan à vrai dire, ne changea pas vraiment les choses. Se laissant une fois de plus emporter par ses rêveries, elle sentit l'eau pénétrer dans la terre. Ou pouvait-elle bien aller toute cette eau ? N'allait-elle pas un jour déborder de la mer ? Elle ne pouvait même pas se jeter dans une rivière, car Anthère n'en connaissait aucune à Terros, d'après ses recherches, il n'y en avait aucune. Seulement un lac, à la tour Celosia. Elle s'en souvenait bien de ce lac, elle l'avait quitté il n'y avait que quelques jours de cela. Oui là-bas, il y en avait des poissons qu'un peu plus d'eau ferait plaisir sans gêner. Anthère s'amusa à faire de petits tourbillons avec sa main, cette fois quelque chose en sortit, l'eau ne s'illumina pas, mais ce quelque chose se dressa devant elle comme un... Comme un... À vrai dire, rien qui ne ressemble à quelque chose, simplement comme un tube, une silhouette filiforme serpentine ou comme une longue anguille... La chose regarda Anthère avant de se retourner vers Abigaël.

« Ha ça y est ! Ça y est, regarde ! » S'écria Anthère.

Levant la main pour montrer son exploit à Abby, involontairement, l'eau se mit à bouger d'elle-même, semblant suivre les mouvements de la jeune fille. Mais comme on l'avait bien compris, les choses ne prenaient jamais une tournure attendue, car au lieu de ressembler à un Pokémon, même imparfait, le tentacule se jeta tout simplement sur la terrosienne, de manière impressionnante, comme si un serpent géant lui en avait voulu. Mais surtout parfaitement inoffensif, puisque la seule chose que pu ressentir Abby, était l'eau qui la trempait. Le tentacule s'était écrasé et avait disparu. Si elle avait eu un bon réflexe, elle avait pu éviter le plus gros de l'arrosage.

[Yes I can! xD]


Dernière édition par Anthère Osarian le Ven 27 Sep 2013 - 22:48, édité 1 fois

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Abigaël d'Alma le Mar 20 Aoû 2013 - 18:25

L’histoire des soldats qui avaient continué à se battre malgré l’arrêt da guerre fit froncer les sourcils d’Abigaël, mais la suite l’étonna davantage encore ou plutôt, elle lui fit avoir comme un déclic, comme si elle savait déjà que certains Pokémon pouvaient se changer en humains. Tout en réfléchissant à la raison de cette révélation qui n’en était pas une, elle hocha la tête, la mine sérieuse.

« Oui, effectivement, c’est bizarre. Mais eux, au moins, même prisonniers de leurs obsessions, ils pouvaient bouger et agir. Pas moi. »

Les derniers mots de la Terrosienne, à ce moment-là, étaient assez énigmatiques, même pour elle. Impossible de deviner : parlait-elle de sa stase dans une bulle hors du temps pendant de longs, très longs mois ? Disait-elle à haute voix, et d’une manière pour le moins cynique, la façon dont elle se représentait, elle-même, dans sa relation avec son père ? En avait-elle seulement conscience ? Rien n’était sûr. Sans s’arrêter sur ces considérations confuses, elle reprit :

« Pour ces histoires de Pokémon qui se changent en humains, et d’humains qui se changent en Pokémon... En fait... Ah, bah oui. J’en ai déjà vu, moi aussi. Sur le champ de bataille... Et parmi eux... Ma sœur. Enfin, Père n’a que moi, mais nous avons la même mère. Elle peut se transformer en... Un Pokémon mauve, aux longues oreilles et à la queue fourchue divisée en deux. Un Pokémon qui ressemble au tien là-bas, d’ailleurs. »

D’un geste de la main, elle désigna Akasie, un peu plus loin. Ayant pris un peu plus de temps que prévu à expliquer son lien avec celle qui portait « l’autre bête » (ne connaissant pas le mot « demi-sœur », elle avait dû faire un détour dans la conversation), elle soupira, puis effectua sa petite démonstration précédée de la « légende orale » qui allait avec... Mais le geste eut un effet inattendu sur Anthère, qui parut choquée de voir Abby envoyer de la terre sur son Onix kaki. En penchant la tête sur le côté, franchement perdue, la fille du Duc répondit, déboussolée :

« Hein ? De quoi tu parles ? Je ne vois pas vraiment ce que tu entends par « déçue », et je n’attends aucun résultat de mes Pokémon... Je te suis pas, là. Tout ce que je veux d’eux, c’est qu’ils me suivent. Rien de plus. Si je leur demande de faire quelque chose, c’est que je sais qu’ils pourront le faire, c’est tout. Je n’ai jamais dit à Sennen de voler ou à Kuchimi de soulever Uramu, par exemple, je sais très bien qu’ils n’en sont pas capables. Sennen est un serpent de pierre, et Kuchimi un serpent tout court... Gaïa ne leur a pas donné de quoi accomplir ce genre de choses. Et regarde, Sennen est tout content de manger du rab, tu vois. »

Complètement paumée et n’ayant pas compris la partie qui parlait de « psychologie », la guerrière haussa les épaules, se demandant bien quelle mouche avait bien pu piquer la Mizuhanienne. Cependant, cette dernière sembla troublée, que ce soit par leur court échange fondé sur une incompréhension mutuelle ou par les propos d’Abigaël sur le pouvoir de l’eau que ne maîtrisait pas vraiment Anthère. Et forcément, la bulle se brisa, alors que la jeune femme répondait à la fille d’Alma. Apparemment, songer à son pays natal et à ses plages la ravissait, et Abby, bien qu’étrangère à tout ça, essaya de se représenter ce qui pourrait lui faire plaisir, à elle. Finalement, elle ne se sentait réellement à l’aise que lorsqu’elle tenait son épée de titan dans les mains, ou quand elle était en contact prolongé avec la Terre nourricière, qui répondait bien volontiers à ses appels, aussi douloureux soient-ils. La Terrosienne en conclut que chacun avait ses propres bonheurs, ses propres moments privilégiés. Cela pouvait paraître simple pour tout le monde, mais pour l’aînée de Sifuru, c’était une véritable découverte.

« ... Hé ! »

La jeune noble avait reçu un peu d’eau et venait de protester légèrement contre cette attaque injustifiée, selon elle (elle était à mille lieues de se douter qu’Anthère la prenait pour une brute qui maltraitait ses Pokémon à longueur de journée !), mais elle ne fut pas perturbée dans l’élaboration de sa petite figurine de terre. Le Drackhaus, lui, sursauta au contact de la bulle souple qui le recouvrit, mais il comprit que la Mizuhanienne avait cherché à le protéger de la patronne, ce qui suscita chez lui un curieux mélange de reconnaissance, de confusion et de colère. Il avait été un temps où il aurait accepté n’importe quelle aide extérieure pour ne plus être frappé par l’humaine, et pour s’enfuir loin d’elle. Autrefois, il la détestait de tout son être, entièrement, sa haine ne laissant filtrer aucun autre sentiment. Autrefois, il l’aurait tuée pour s’en défaire. Mais les choses avaient bien changé. Aujourd’hui, elle ne lui faisait plus de mal, du moins pas physiquement. Aujourd’hui, elle le méprisait beaucoup moins et ne le regardait que très rarement avec ses yeux fauves d’une impitoyable cruauté. Aujourd’hui, il se sentait plus proche d’elle, jour après jour, même s’ils étaient loin d’une relation d’amitié ou de complicité. C’était plus complexe, mais plus gratifiant aussi, et Uramu poussa un léger grognement sans méchanceté, simplement pour avertir Anthère qu’il n’avait pas besoin qu’on le défende. Qu’il n’en avait plus besoin, désormais.

« Euh... Toujours avec moi ? »

Abby avait remarqué que sa jeune « apprentie » était distraite par le Dragon, sans comprendre, dans un premier temps, la raison de ce détournement. Mais en plongeant son regard de bête dans celui de la créature à carapace, elle discerna quelque chose, au fond, qui la frappa de plein fouet, comme si tout ce qu’elle avait vécu avec lui était soudain revenu à la surface dans une vague géante. Et puis, un seul mot se fixa à son esprit, court, mais lourd de sens : lien. Sonnée, comme frappée à la nuque par une main invisible, elle resta là, elle aussi, quelques instants, sans rien dire, à contempler cet animal qui lui ressemblait tellement, sur bien des points.

« Je vois que tu retentes ta chance... »

D’une voix mécanique, sans tonalité particulière, Abby avait repris la parole, observant sans bouger les efforts d’Anthère pour « attraper » l’eau dans la flaque. Mais c’était peine perdue : elle donnait l’impression de vouloir contenir de l’air dans ses mains... Si la terre était facilement maniable et saisissable, ce n’était pas la même histoire avec l’eau, l’air et le feu. En fin de compte, la glèbe était bien le seul élément que l’on pouvait tenir au creux de sa main... Ce qui ne la rendait pas moins incroyable, ou dangereuse.

« Oh ! »

La Terrosienne aussi avait remarqué le serpent d’eau que la brune avait créé avec ses tourbillons. Mais visiblement, ce n’était pas encore gagné, car un simple mouvement de la main déclencha une réaction involontaire de la créature aquatique : elle se jeta sur Abby, qui fit jaillir un bloc terreux ayant vaguement la forme d’un disque pour se protéger. Néanmoins éclaboussée, elle secoua la tête pour se débarrasser des gouttelettes dans ses yeux, avant de lancer :

« Oui, j’ai vu, bien vu, même. L’eau réagit quand même à ton contact et à tes pensées, et elle suit certains de tes gestes. Tu sais au moins que tu peux interagir avec elle. Le problème, c’est que tu n’as pas de but précis, pour l’instant... Mais tu as réussi à créer quelque chose à partir de ton élément, c’est un bon début. Hm... On va tenter ça. »

La jeune noble aux yeux fauves déposa son petit bijou de poterie sur le sol, avec une délicatesse insoupçonnée chez elle, puis regarda fixement la figurine. Au bout de quelques instants, celle-ci fut agitée de soubresauts et, en tremblant, se mit à courir aussi vite que ses petites pattes courtes et maladroites pouvaient le lui permettre.

« Essaie de poursuivre ce mini Uramu avec de l’eau. Si tu n’y arrives pas, tu peux toujours faire de ton mieux pour interagir avec lui, en l’attaquant, en le protégeant, en jouant avec lui... Fais ce que tu veux, du moment que tu fais intervenir de l’eau pour communiquer avec. Je te regarde. Vas-y. »

Il était étonnant qu’Abby ne soit pas déjà à court d’idées pour faire développer à Anthère sa maîtrise élémentale, mais peut-être qu’au fond, même si elle l’ignorait elle-même, elle s’amusait bien, elle aussi, et elle se prêtait au jeu sans broncher. Malgré tout, les enjeux étaient un peu plus importants qu’une simple partie de cache-cache ou de « trape-trape », et cela, la fille du Duc le savait bien.


[Ouaiiis, on zoue ? xD]

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Anthere Osarian le Ven 27 Sep 2013 - 21:35

Anthère ne répondit rien. Simplement parce qu'en parlant un peu plus de la guerre, se serait parler de quelque chose dont elle ne connaissait rien. Elle n'avait même pas constaté elle-même, elle n'avait fait qu'écouter ce que tous les adultes disaient au village. En tout cas, Abby aussi avait vu de ses yeux ces Pokémon et Humains, mais depuis plus longtemps ; il semblait donc que cette capacité date de ce temps-là précisément, mais honnêtement, cela ne changeait rien pour elle. Anthère n'avait et n'aurait sans doute jamais aucun Pokémon avec de tels pouvoirs et elle non plus. Déjà qu'elle ne s'en sortait pas avec les siens... Et puis, que ferait-elle de cela ? Préférant ne pas commenter, Anthère se contenta d'écouter Abby parler de sa famille. Hum, elle avait une demi-soeur donc, oui, ça pouvait arriver... Abby avait donc une demi-soeur qui pouvait se transformer en un... Wahou !

« Un Mentaliii ? » Dit-elle en montant dans les aiguës.

Oui Anthère n'avait pas mis quatre lunes à comprendre, ayant eu un Evoli et s'étant documentée à ce sujet, elle savait forcément ce qu'Abby essayait de lui décrire. Surtout qu'elle avait bien cru à une époque que son Akasie évoluerait en Mentali... Mais finalement, la renarde avait choisi une forme de plante. Il était parfois difficile de comprendre les Pokémon, surtout qu'Anthère -comme pour tous les Pokémon capturés- ne connaissait pas son passé. Il était peut-être finalement préférable de laisser les Pokémon sauvages tranquilles et de se tourner vers les élevages... Mais bon, pour sa part elle n'avait pas à se plaindre, car sur tous ses Pokémon, quatre l'avait adoptée plus qu'elle les avait attrapés et son Ponyta avait probablement connu les humains avant elle... Sans quoi, il n'aurait pas été si bien dressé sous la selle. Il fallait seulement espérer qu'un jour, son ancien dresseur n'estime pas avoir le droit de le reprendre, car avec tout le travail qu'avait dû abattre la jeune fille, il était évident que le Pokémon n'avait pas été bien traité et avait souffert. En cela, Anthère ne reconnaissait aucun droit à ce soi-disant propriétaire...

Ce que les sentiments des autres pouvaient être fatigants... Et si seulement elle pouvait s'en protéger ! Bon d'accord, des fois cela pouvait rendre service, comme cela avait été un peu le cas pour la Phyllali et l'était toujours pour le Ponyta, Anthère « utilisant » son pouvoir comme un genre de baromètre, mais parfois c'était aussi un grand fardeau. Cela arrivait surtout dans les villes, quand il y avait beaucoup de monde, les sentiments arrivaient en vagues successives et finalement, Anthère ne savait plus si elle était triste, heureuse, en colère, déprimée ou indifférente et le tout, se mélangeait dans sa tête sans qu'elle n'y puisse rien. Les sentiments du Drakhaus étaient confus et Anthère essayait tant bien que mal de ne pas y prêter attention, surtout qu'il y avait de quoi mal prendre la colère envers quelqu'un qui n'avait que de bons sentiments... Ce n'était quand même pas de sa faute... Surtout que dans le cas de ses pouvoirs psychiques, comme aqueux, elle n'avait aucun contrôle. Mais bon, ça n'était pas son Pokémon et dans la mesure où elle ne pouvait rien y faire, la jeune fille passa rapidement à autre chose.

« Hein ? Heu... Oui. »

Ou pas, revenant à la réalité après seulement qu'Abby ait parlé, il fallait maintenant essayer de boucler cet exercice... Mais c'était loin, très loin d'être simple, car l'eau ne cessait de lui échapper. Jusqu'à ce qu'inconsciemment, elle n'envoie le tentacule sur Abby, qui eut tout juste le temps de créer un bloc de terre pour s'en protéger. Est-ce une bonne idée ? Elle risquait d'être trempée de boue, maintenant ! Un coup de chance peut-être, car Abby n'eut en tout et pour tout, que quelques gouttes. La Terrosienne parvint à lui expliquer clairement ce qui venait de se passer, alors que pour certains, il suffisait de vouloir ou de demander pour réussir à faire prendre forme; en ce qui la concernait, c'était plutôt l'élément qui venait à son contact, par ses émotions. Et elle pouvait le diriger, une fois connectée avec lui, avec des gestes. C'était bien beau tout ça, mais elle ne l'avait pas fait exprès et cela lui semblait être un exercice très difficile. S'en était même limite désespérant ! Comment allait-elle bien pouvoir retenter l'expérience ? Anthère n'en avait aucune idée ! Ce n'était pas comme si elle avait un livre de théorie, malgré les explications d'Abby...

Anthère suivit le regard d'Abby, moins sûre qu'elle de réussir cet exercice. Et elle ne lui mettait pas la pression du tout en plus, on n'aurait dit l'un de ses anciens professeurs ! « Allez-y je vous regarde ! » Super... Et en plus, elle ne savait pas du tout comment s'y prendre. Anthère soupira. En tout cas l'eau avait réagi à des pensées, qui l'animait, elle. Alors, pouvait-elle l'animer en pensées ? Suivant un mode d'idées farfelu, Anthère chercha de quelles façons elle pouvait intervenir sur le mini-dragon, mais ne risquait-elle pas de détruire, ce faisant ? Sautant comme un marron sur le feu, le mini-dragon se mit à bouger, puis à courir. Elle ne voyait pas, à part en se jetant dessus, comment attraper le dragon avec de l'eau. Par contre, il serait plus aisé de l'empêcher de courir. Si par exemple, il se retrouvait sur une île, il n'oserait sûrement pas marcher dans l'eau, au risque de se dissoudre. Anthère pouvait imaginer facilement, que par exemple, l'eau pouvait sortir de la terre pour tout engloutir, comme elle savait si bien le faire. Sinon, elle pouvait venir de la petite rivière, comme un tsunami, comme on redoutait parfois d'en avoir à Comodo. Essayant de reproduire la même chose qu'avec le tentacule. Anthère envoya son bras vers le dragon, sans grande conviction toutefois.

Oui bon... Peut-être aurait-elle dû y mettre un peu plus de coeur. Quatre, cinq... Au bout de la septième fois, Anthère leva les yeux au ciel en soupirant, en jetant ses mains en l'air. Non ça ne marchait pas. Au même moment, l'eau jaillit du sol, comme attirée par le ciel, pas seulement autour du dragon, mais un peu partout, histoire de tremper un peu plus ceux qui espéraient se protéger de l'eau (comme par hasard !) et inonda le sol. Le dragon de terre était désormais perdu sur une île déserte, dont la taille ne cessait de s'amenuiser. Dans un élan de joie, lorsque son regard retomba vers le sol, Anthère poussa un cri et fit bouger ses mains, très mobile, elle ne pouvait s'empêcher de gesticuler. Le résultat ne se fit pas attendre, deux grandes vagues jaillirent du même côté que la main qui se leva le plus haut. Miracle ! Le miracle venait enfin de s'accomplir !

« Regarde ! »

Anthère voulut attraper le bras d'Abby. Grand mal lui en prit ! De l'eau, un énorme tentacule, sans doute aussi gros qu'Anthère était contente, se leva et se jeta à pleine gouttes sur l'élémentaliste, pour une fois de plus, s'écraser sur elle. Cette fois, Anthère fit dévier son bras, des fois que et le tentacule dévia du visage d'Abby par la gauche pour aller s'écraser droit sur la bulle qui protégeait le dragon.

[Je finirais bien par réussir... A te tremper comme une soupe Eyebrow  *tousse des morceaux de son Besch*]

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Abigaël d'Alma le Lun 11 Nov 2013 - 16:07

Surprise, Abigaël regarda d’un air étonné la Mizuhanienne qui faisait enfler sa voix en évoquant un Mentali. Visiblement, la brune aimait bien ce Pokémon, vu l’entrain qu’elle avait mis à dire le nom de l’espèce...

« Bah, on dirait pas. »

Oui, effectivement, Anthère ne semblait pas particulièrement concentrée. Sans doute était-elle trop absorbée par l’état du Drackhaus, qui était au moins aussi perdu dans ses sentiments que la Mizuhanienne, pour focaliser son attention et ses efforts sur l’exercice que lui demandait Abby. Mais, surtout, un regard de la Terrosienne suffit à lui confirmer que son élève improvisée était désespérée devant son impuissance à reproduire ce qu’elle venait de faire. Elle observait le petit Dragon de terre, pensive, cherchant sans doute à savoir comment elle pourrait répondre à la requête de la guerrière, puis tenta quelque chose.

« Voyons... »

N’ayant pas besoin de se concentrer pour contrôler le petit Drackhaus, qui se mouvait de lui-même en se détachant totalement de sa créatrice, Abby regarda Anthère, qui essaya plusieurs fois de balancer son bras dans la direction du petit bijou de poterie, sans résultat manifeste. Au moment où, dépitée, elle levait les yeux au ciel, en accompagnant ce geste avec ses bras, l’eau se mit à jaillir dans tous les sens, happée par le firmament, giclant cette fois sur la Terrosienne, qui ne réagit pas plus que ça et se laissa tremper, bien trop occupée par les mouvements de l’eau et des mains d’Anthère pour penser à se protéger. La douche fut fraîche, mais ne refroidit pas Abigaël, qui fixa ses yeux fauves sur le corps de la Mizuhanienne. Et puis, quand cette dernière lui attrapa le bras, elle se prépara tout de même à se défendre : elle ne tenait pas à récolter une coupure ou une gifle aquatique pendant l’exercice...

« Oui, tu le noies, c’est bien ! »

Le trait d’eau que la brune avait dévié alla s’écraser sur la bulle souple qui entourait déjà le véritable Uramu, et un phénomène étrange se produisit. Une partie de l’élément « rebondit » sur la sphère, allant mourir dans une flaque toute proche, mais la majorité du liquide « s’injecta » dans la bulle, comme pour la renforcer, l’épaissir et la rendre plus efficace.

« Super ! »

Contre toute attente, Abby était plutôt impressionnée par ce que venait de réaliser Anthère, un peu malgré elle, cependant. Elle arrivait à créer des boucliers aqueux pour protéger les gens et les Pokémon, mais elle pouvait aussi les modifier par la suite pour changer leur structure, leur solidité ou même leur surface... Même si elle ne faisait pas cela consciemment, c’était un pouvoir plutôt étonnant, rare et recherché dans toute armée régulière qui se respectait. Si les guerriers étaient une bonne part des effectifs, les guérisseurs n’étaient jamais en reste... Et il ne manquait plus que des protecteurs, élémentaux ou pas, pour assurer la défense des tentes où l’on ramenait les blessés au combat. Si elle avait été de son côté, nul doute que Père aurait cherché à l’enrôler en tant que gardienne... Mais elle était mizuhanienne, et loin d’être une guerrière, de surcroît.

« Bon, ben... Adieu ? »

La guerrière observa, sans rien ajouter, l’îlot isolé et rapetissant à vue d’œil. Le petit Dragon de terre s’immobilisa, les pattes prisonnières de l’eau qui envahissait le peu d’espace qu’il lui restait et, finalement, commença à se dissoudre lentement, redevenant la boue qu’il avait été avant que la jeune noble ne décide, arbitrairement, de la modeler pour lui donner vie.

« Et ainsi, tu retournes à la Terre-mère... »

L’eau acheva de recouvrir totalement le mini Uramu, tandis que la guerrière de Terros se tournait vers Anthère.

« Tu sais, tu as un pouvoir formidable. Tu peux défendre les meilleurs guerriers blessés, ceux qu’on ne peut pas se permettre de perdre, et tu peux empêcher un médecin d’être attaqué pendant qu’il travaille. Le souci, c’est que tu ne contrôles pas vraiment ce que tu fais... J’ai remarqué que l’eau réagissait à ce que tu ressentais, mais aussi aux mouvements que tu fais avec tes mains quand tu es contente, enthousiaste ou agacée. Je ne sais pas si, dans ces conditions, je suis la personne la plus appropriée pour t’aider à maîtriser ton élément qui est, en plus, différent du mien. »

Un peu plus loin, les Pokémon de la patronne ouvrirent des yeux ronds, choqués de voir qu’elle était même capable de se rendre compte de ça, de ses propres limites. Il y avait du changement chez elle, c’était clair, et ça promettait du lourd...

« Peut-être que tu devrais prendre contact avec un maître de l’Eau... Et avec quelqu’un qui pourrait t’enseigner la façon de canaliser tes émotions de manière à les rendre efficaces pour agir sur ton élément. Je ne sais pas bien comment s’appellent ces gens-là, mais j’ai cru comprendre que ça existait... Même si ce n’est pas si simple à trouver. Pour moi, ton souci majeur vient de là. »

En marquant une courte pause, Abigaël fixa son regard quelque part dans la grande flaque qui les entourait désormais. Elle passa ensuite une main dans ses cheveux, tentant de les sécher – en vain.

« Dis... Quand est-ce que ton pouvoir s’est vraiment révélé à toi ? Je veux dire... Dans quelles circonstances, précisément ? Et tes parents, ils sont élémentalistes, eux aussi ? »

La guerrière essayait de comprendre ce qui avait amené Anthère à avoir ce pouvoir-là en particulier, surtout dans sa forme la plus difficile à manier, selon elle. Peut-être qu’en interrogeant la Mizuhanienne sur ses origines, et sur ce qu’elle avait vécu, elle saurait la guider un peu mieux... Mais rien n’était moins sûr.


[Abby est toute mouillée, contente ? Razz]

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Re: [ Clos ] Pandémonium et forces telluriques (Abigaël d'Alma)

Message par Anthere Osarian le Mer 13 Nov 2013 - 19:05

Noyer les gens c'était bien ? Anthère, qui avait des problèmes de concentration qu'en dehors des concours, avait un peu de mal à rester sur l'exercice. L'eau, qui jaillissait dans tous les sens acheva de tremper Anthère et de faire disparaître le dragon miniature. Abigaël objecta à son tour, c'était même la première fois qu'elle voyait la Terrosienne aussi expressive. Anthère trouva même qu'elle était plus contente qu'avant. Simple idée ou bien était-elle dans le juste ? Anthère regardait Abby, qui avait le regard fixé sur son dragon. Que trouvait-elle de si bien que ça ? Sa petite bulle ? Ça faisait seulement dix minutes qu'elle était là et Abigaël n'avait rien dit de spécial quand elle était apparue. Puis Anthère reporta son attention sur le dragon qui, rapidement, eu plus que les pattes dans l'eau et s'effondra sur lui-même, dissous. Elle eut alors une parole étrange pour le dragon de terre. Fallait-il toujours adresser ce genre de formule aussi bizarre que fanfreluche pour utiliser ses pouvoirs ? Anthère haussait les sourcils, mais sans rien dire.

« Ah bon ? » Fit Anthère, un peu surprise.

Elle ? Un pouvoir formidable ? Première nouvelle ! D'autant qu'elle aussi douée qu'un Rhinocorne pour le CSO... Apparemment c'était l'avis d'Abby, qui en tant que combattante, savait un peu de quoi elle parlait. Alors, comme ça, elle était capable de défendre les gens avec de l'eau ? Bizarre comme concept. Évidemment, Anthère ne pouvait qu'être d'accord sur un point : elle ne maîtrisait pas du tout son pouvoir. En revanche, elle lui apprenait une chose que la jeune fille n'avait pas vraiment comprise, il semblait que son pouvoir de l'eau soit lié à son don d'Empathe. Pourquoi la nature n'avait pas pu se contenter de pouvoir simple ? D'ailleurs pourquoi elle ? Elle n'était pas quelqu'un d'important et ne s'occuperait que d'une serre dès son retour à Mizuhan... Alors, pourquoi l'affubler de ce genre de pouvoir ? En tout cas, ça pouvait expliquer pourquoi la moitié du temps elle n'arrivait pas les utiliser la plupart du temps, s'il fallait qu'elle soit calme et gaie. La gaité n'était pas un problème, le calme un peu plus, car il y avait toujours le festival des émotions en ville. Et pas de bol, ces temps-ci, elle était presque toujours en ville. Et puis depuis qu'elle avait eu ses pouvoirs, elle avait eu quelques sujets de préoccupations. Cela avait dû jouer.

« Un Maître de l'Eau ? Mais je n'en connais pas... »

C'était vrai, Yiling n'était qu'un village paisible, où personne n'avait rien de particulier. Pas d'élémentaliste, pas de guerrier, pas de dresseur. Enfin si, y'avait bien les trois sorcières, mais bon, pas du genre à vouloir l'aider. Elles étaient en fait trois soeurs qui avaient des pouvoirs psychiques depuis leur enfance, mais elles étaient toutes des pestes qui faisaient leur possible pour embêter le monde. Mais sinon, non, elle ne voyait personne qu'elle aurait croisé un jour qui serait susceptible de l'aider. Malheureusement, rentrer à Mizuhan était aussi synonyme de son  voyage... Elle avait dit à ses parents que dès qu'elle rentrerait, ce serait pour reprendre l'entreprise familiale. Et à vrai dire, Anthère n'avait pas envie de rentrer, elle n'avait pas encore vu Flamen et Nalcia. Malgré trois ans de voyage. Voyageuse au long court, c'était chouette, mais hélas elle savait que plus elle avançait, plus la date de son retour avançait. Du reste, elle comprenait ce qu'Abby voulait dire, mais elle ne connaissait personne ayant ce genre de pouvoir qui pouvait l'aider. En dehors de Yiling, Anthère ne connaissait personne en fait.

« Mes parents ? Oh non, ils s'occupent de notre serre, à Mizuhan dans l'Est. Je ne crois pas que nous ayons déjà eu des élémentalistes ou autre chose. » Dit Anthère. Elle ne voulait pas le dire comme ça, mais au fond, ils n'étaient que des roturiers.

« En fait, j'ai eu mes pouvoirs l'un après l'autre. Mon premier pouvoir, c'est celui de l'Empathie, je l'ai eu quand un jour, Persik qui n'était qu'un Tylton a été emporté dans le Temple de la Terre par un coup de vent. J'ai dû m'y rendre pour le retrouver, c'était bourré de pièges partout, je ne sais même pas comment j'ai fais pour en sortir en un seul morceau ! » S'exclama Anthère, essayant de décrire les nombreux pièges qu'elle avait eu la chance extraordinaire de passer. Ou plutôt, d'échapper. « Quand je suis arrivée en haut, il y avait un oiseau qui combattait un Pokémon gigantesque. Les pièges et probablement la présence de l'autre Pokémon avaient réveillé Regirock, c'était terrible comme combat ! En fait, c'était Persik, il avait évolué. Mais quand j'y repense, une fois dans le Temple, c'était comme si je savais par où aller pour retrouver mon Pokémon, mais ma première préoccupation a été de le retrouver et ensuite, d'échapper à Regirock. On a réussi a le geler, c'est ça qui nous a permis de partir. »

Anthère marqua une pause et se rendait compte de la chance qu'ils avaient eue.

« Ensuite Tenkei est apparu et j'ai senti que je devais y aller, c'était impératif. Mais avec la tempête, je me suis retrouvée dans une espèce de lagon avec du corail. On s'est retrouvé à trois, avec une fille de Nalcia et un garçon, je ne sais plus d'où. Mais l'eau est vite montée et pour sortir de là, ils ont voulu passer par une grotte sous-marine. J'ai trouvé ça trop dangereux, alors j'ai cherché autre chose. Avec un morceau de corail très large, j'ai pu faire une planche. J'ai souvent surfé à Comodo, alors c'était un peu pareil...

En tout cas, je crois que c'est là qu'il s'est passé quelque chose de très bizarre. Déjà l'eau est devenue plus lumineuse, plus bleue -comme tout à l'heure-. Je sais pas trop ce que j'ai ressenti, c'était juste très agréable, on aurait dit que l'eau était vivante ! J'aurais presque pu la sentir respirer et penser. Je sais pas ce qu'il s'est passé, mais je me souviens m'être dit que la mer avait l'air joyeux. J'ai même cru à un moment, pouvoir suivre un fil, comme si les autres étaient passés par là. Je suis même sûre d'avoir 'croisé' un Viskuse. C'est un genre de Tentacool... Et d'un coup, il y a eu un grand espace vide, c'était effrayant. C'était juste la plage en fait... »


Se replonger dans ce souvenir était agréable, car elle se souvenait des impressions qu'elle avait eues, mais c'était aussi très difficile à expliquer avec exactitude... Comment expliquer que de l'eau pouvait soudain devenir véritablement vivante, de la sentir vibrante d'émotion, de voir avec autre chose que ses yeux des créatures qui y vivaient, de suivre d'autres qui étaient passés par là ? C'était même trop étrange pour Anthère, qui avait du mal à le croire elle-même, qui pourtant l'avait vécu. Et c'était bien la seule chose qui lui faisait dire qu'elle n'avait pas rêvé.

[Contente L-san xD]


Dernière édition par Anthère Osarian le Ven 15 Nov 2013 - 21:47, édité 1 fois

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