[ Clos ] Déchirure. [Solo]

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[ Clos ] Déchirure. [Solo]

Message par Bahia Nur le Mer 22 Mai 2013 - 17:59

-‘ Où est-il ? ‘

-‘ Bahia, je… ‘

-‘ OÙ EST-IL !? ‘

Sa colère était à peine contenue, prête à exploser et à emporter avec elle tout ce qui se trouvait autour. Sa chaleur corporelle augmentait, rendant invivable l’air près d’elle. Bahia ne s’était jamais senti ainsi. La colère qu’elle avait ressentie contre Tyla n’arrivait même pas à la cheville de ce qu’elle ressentait en ce moment. C’était de la rage pure, déformant l’expression de son visage. Elle qui était habituellement douce avait à présent l’air d’une bête furieuse, serrant les dents pour éviter de crier autre chose. La prenait-il pour une idiote ? Il était mieux pour lui de ne pas tourner autour du pot pendant longtemps. Son père se tenait devant elle, la mine sombre et étrangement effrayer. Il n’y avait personne d’autre dans son bureau, mais tout un tas de guerriers attendaient derrière la porte. C’était lui qu’il leur avait ordonné de rester là, le temps qu’il essaie de désamorcer la situation. Car Bahia n’était pas seule. Celle-ci était assise sur Sulfura, qui observait avec la même impatience l’homme devant lui. L’oiseau Légendaire avait créé tout un émoi dans la maison, les guerriers n’avaient pas osé l’attaquer. Le Pokémon aurait eu tôt fait de leur faire regretter ce geste. Son père avait été assommé en voyant ainsi sa fille entrer dans le bureau, accompagner par l’oiseau de feu. Il s’était mis à genoux, fixant Sulfura sans rien dire. Tous étaient trop surpris pour réfléchir calmement. Bahia savait que cet effet de surprise finirait par se dissiper. Les gens commençaient à accourir vers la maison pour voir l’oiseau et l’information courait déjà dans la ville. Elle ne pourrait pas partir s’il y avait du monde partout. Voyant que son père ne voulait pas répondre à sa question, la jeune femme perdit peu à peu son calme.

-‘ Tu es mieux de me dire où est Rubis, sinon je laisse Sulfura s’occuper de toi. Compris ? ‘

Son père avait beau se croire très puissant, il savait bien qu’il ne pourrait pas affronter un dieu. Cette rencontre aurait pu se produire de manière très différente, malheureusement le général avait fait une erreur pendant qu’elle était partie. Il savait que s’il lui disait cela, elle partirait pour de bon. Ce n’était pas le but, évidemment. Seulement, il n’avait pas le temps de réfléchir à cela. Il ne savait pas comment sa fille avait réussi à trouver l’aide de l’oiseau entre son évasion et sa venue ici, mais il préférait ne pas s’attarder là-dessus. Se remettant debout, celui-ci ferma les yeux et commença à expliquer son étrange mutisme du début.

-‘ Bahia… Écoute, je te jure que ce n’est pas voulu. Jamais je n’aurais réellement fait cela. ‘

Cette simple phrase était assez pour mettre la jeune femme hors d’elle. Qu’avait-il donc fait à Rubis ? Où avait-il mis son ami ? S’approchant de son père, celle-ci commençait à perdre toute maitrise d’elle-même. Elle allait le tuer s’il ne finissait pas son histoire. En ce moment même elle s’en fichait bien, sa vie n’avait que très peu d’importance à ses yeux à présent. Peut-être était-ce la rage qui parlait pour elle, mais Bahia le pensait réellement. Il devait parler, maintenant. Son temps se comptait en seconde, dans moins d’une minute, elle risquait de perdre. Les guerriers finiraient par entrer et la curiosité pousserait les gens à venir. Ils étaient déjà là, à observer depuis l’extérieur de la maison par centaine, dans l’espoir de voir le magnifique Sulfura. Ils allaient être fort déçus, car l’oiseau était bien évidemment un faux.

Le Zoroark n’allait pas pouvoir tenir cette illusion très longtemps, il était fatigué par le voyage qui les avait menés jusqu’ici. Après leur évasion du camp de Onsen, Bahia lui avait demandé si c’était possible de passer par Omatsu, pour reprendre son Ténéfix. Il avait accepté, sachant qu’ensuite ils partiraient tous vers Tenkei. Mais le plan était en train de changer et le renard noir se sentait triste pour la jeune femme : son Pokémon n’était visiblement pas ici. Seulement elle devait faire vite, sinon il ne pourrait plus rien faire pour elle. Il décida de jouer le tout pour le tout et se jeta sur son père, passant à côté de Bahia. L’oiseau le regardait de haut, son corps frôlant le sien. Ce fut assez pour que celui-ci recule et comprenne le message.

-‘ J’ai envoyé de nombreux messages dans le royaume pour trouver quelqu’un ayant les compétences et les connaissances de s’occuper d’un Ténéfix. Je voulais qu’il le fasse travailler, qu’il serve à quelque chose… un homme est venu, il avait toute une équipe de Ténéfix avec lui, c’était un grand marchand de Terros. Quand il a vu Rubis, son air à changer… et celui du Ténéfix aussi. Rubis s’est battu pour ne pas y aller, le marchand m’a dit qu’il le connaissait et qu’il saurait le dompter, qu’il le ferait travailler dans une mine de diamant. Je les avais mis sous surveillance, par précaution, mais… il l’a… volé et s’est enfui. ‘

Bahia sentit son cœur tomber au fond de sa poitrine. Il l’avait perdu… il avait laissé un marchand prendre son Pokémon. La jeune femme laissa les larmes couler sur ses joues, alors qu’elle se retournait pour regarder ailleurs. Comment avait-il pu laisser un inconnu s’occuper de lui ? Ce marchand allait l’utiliser comme le reste de ses Ténéfix, pour se faire de l’argent sur leur dos. Son père paraissait réellement attristé, mais la jeune femme savait que ce n’était pas pour les mêmes raisons. Il n’était pas triste d’avoir perdu Rubis, il était triste parce qu’il savait que c’était la chose qui la retenait ici. Sans son Ténéfix, il ne pourrait plus contrôler sa fille. Celle-ci lui en voulait énormément à présent, il n’avait plus aucune chance de revoir son ‘ancienne’ fille. Il tenta une dernière chose, espérant peut-être que cela la calmerait.

-‘ Nous savons toutefois qu’il est probablement sur Tenkei… malheureusement, nous n’avons aucune juridiction là-bas. ‘

Bahia resta muette. Tenkei. Il fallait qu’elle retrouve ce voleur et reprenne son Ténéfix. Jetant un coup d’œil au Zoroark, celle-ci hocha la tête. Il était temps de partir. Elle n’avait plus rien à faire ici. Malgré cela, sa colère continuait. Elle se demandait si son père ne lui cachait pas quelque chose. Malheureusement, elle n’avait plus le temps de le vérifier. Cela faisait déjà deux minutes, la moitié de la ville devait être alertée du passage de l’oiseau. Les guerriers ouvrirent finalement la porte, se demandant pourquoi le général ne répondait plus à leurs appels. Bahia se retourna et lança une pluie de flamme sur les hommes, se défoulant sur eux. Surpris, certains mirent du temps à réagir, se prenant les flammes dans le visage. Les autres avaient levé leurs boucliers, se protégeant de l’attaque. La pluie de flammèche avait mis le feu à la bibliothèque et au bureau de son père, se dispersant rapidement sous la colère de la jeune femme. Sulfura leva ses ailes et poussa un cri dans la direction des guerriers. Ceux-ci se mirent à reculer alors que l’oiseau sortait du bureau, menaçant toujours ceux-ci. L’arrière de la maison était en feu, créant la panique à l’extérieur. Bahia continuait de bombarder tout ce qui lui tombait dessus, profitant de l’hésitation des guerriers pour laisser libre cours à sa colère. Lorsqu’ils furent dehors, Bahia vit rapidement qu’ils étaient encerclés. L’armée était présente et refoulait les civils dans d’autres rues. La jeune femme ne pouvait clairement pas se battre contre tout ça. La maison continuait de brûler, son père à l’intérieur. En fait elle se doutait bien qu’il contrôlait les flammes et se protégeait de celles-ci facilement. Il évitait simplement de contre-attaquer à cause de l’illusion. L’un des généraux devant la maison s’avança.

-‘ Bahia, arrête ! Nous allons devoir t’arrêter si tu continues… ‘

Elle le connaissait bien, c’était un ami de son père. Pour toute réponse, elle lui lança son sabre, celui-ci se plantant à ses pieds. La dresseuse ne voulait plus jamais remettre les pieds ici. Elle venait clairement de faire comprendre qu’elle désertait l’armée et ne reconnaissait plus son autorité sur elle. La jeune femme fit un mouvement de la main et l’oiseau Légendaire s’envola, fonçant sur les troupes de guerriers rassemblés. Ils levèrent leur bouclier et… et rien. L’oiseau disparut avant de leur rentrer dedans. Lorsqu’ils comprirent la supercherie, il était déjà trop tard.

Bahia avait disparu aussi.


-HJ- Passage dans les Wanted. -HJ-

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