[ Clos ] Rencontre du destin //Cyrus//

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Re: [ Clos ] Rencontre du destin //Cyrus//

Message par Cyrus Garian le Mar 10 Juin 2014 - 1:48

La lame glissait inexorablement et malgré elle, ne pouvant résister à cette force qui s'appelait la gravité. J'avais aiguisé la lame de telle sorte à ce que ce soit rapide, net et précis, que je ne souffre pas trop quoi. Mais un petit évènement imprévu s'en mêla. Un petit être qui était encore trop jeune pour comprendre ce qui l'entourait, n'écoutant que ses instincts les plus primaires pour vivre et grandir lentement jusqu'à enfin avoir l'âge requis pour avoir un minimum de raisonnement. La petite Embrylex me poussa donc de mon billot. Par pousser, voyez plutôt une énorme gifle d'un petit pokémon de plusieurs dizaines de kilos dont la peau est essentiellement faite de couche de pierre presque aussi dur que du métal. Rajouter à la scène un très beau vol plané de ma part et vous aurez, de nouveau, une scène mythiquement drôle à faire paraitre dans un conte pour enfant ... Ma chute se termina sur un parterre d'herbe qui amorti un peu ma chute, fort heureusement. Cependant, la lame crissait toujours et n'était pas encore arriver. A ce moment-là, j'avais peur pour la petite, qu'il lui arrive malheure car elle était postée à ma place ... Mais à peine le temps de pousser un juron que la-dite petite était en train de manger l'engin de mort à pleine dent et avec un appétit non dissimulé.

Soupirant de soulagement, je lançais rapidement un regard vers Galekid qui, en haussant les épaules, semblait lui aussi soupirer. Son repas de fini, sa maîtresse vint la prendre doucement dans ses bras pour retourner dans l'abri improvisé, surement pour ne plus voir ma tête pour un petit moment. De nouveau un soupire, puis je me laissais tomber en arrière, allongé dans l'herbe, observant le ciel et les nuages défiler devant moi. Mon pokémon vient, comme à son habitude, se coller à moi en couinant, me demandant si tout allait bien. Baissant les yeux sur lui, je passais ma main délicatement sur sa tête métallique pour lui caresser sa tête.Toujours silencieux, je me demandais sincèrement si j'avais fait quelque chose de travers, question assez conne je l'admet, car une demi-seconde après, j'avais sa culotte en bas de ses cheville dans ma tête, mais encore une fois c'était un accident ! Comment je pouvais lui faire comprendre ça ...

Galekid se redressa soudainement sur ses pattes, la truffe à l'air, attentif à tous bruits qui pourraient survenir. Il s'avança de quelques pas, tournait la tête à droite, puis à gauche. Pendant quelques minutes, il semblait suivre, de très loin, quelques choses. Choses qui s'approchaient à grand pas apparemment vu qu'il commençait à s'affaler au fur et à mesure. Comprenant qu'il se passait quelques choses, je bondis rapidement sur mes jambes et entrepris une ascension sur l'arbre le plus grand et surtout le plus proche de ma position actuelle. Une fois au sommet, je plissais les yeux pour espérer mieux voir tout en me protégeant des rayons du soleil. Et effectivement, un grand nuage de poussière s'élevait haut dans le ciel, s'approchant de notre position à grande allure. Descendant rapidement de mon perchoir, j'appelais Galekid pour qu'il file dans la grotte, mais je n'avais pas besoin de lui dire semblait-il, vu qu'il poussa un cri depuis l'entrée qui me fit sourire. De nouveau à l'entrée, je me retournais encore une fois pour lancer un dernier regard à l'édifice de pierre, que j'avais créé et qui a été sauvagement engloutit par plus petit que soi, avant de la faire disparaitre comme elle était venu, sous le sol.

Une fois à l'intérieur de la galerie, j'en refermais l'accès avant de me précipiter à l'intérieur. Lia était toujours là et, à son regard affolé, a semble-t-elle entendue Galekid crier plus tôt. Inspirant profondément pour garder un semblant de self-contrôle, je m'empressais d'engloutir le feu avec ma maitrise de la terre. Tâtonnant, je cherchais mon t-shirt, finissant par le trouver avant de l'enfiler à la va-vite. Mon katana juste à côté, j'accrochais l'attache à ma ceinture avant de dégainer mon arme. Enfin, je m'approchais de Lia et, avant qu'elle ne dise quoique ce soit, je posais ma main doucement sur sa bouche pour lui faire comprendre qu'on ne doit pas faire trop de bruit. Puis de nouveau lentement, j'approchais de son oreille pour lui murmurer.

-Fais-moi juste confiance pour cette fois s'il te plait ...

Je retirais ensuite ma main d'elle avant de soulever difficilement ma petite sauveuse endormie pour la caller dans les bras de sa dresseuse puis, sans plus attendre, je refermais enfin le trou au plafond, nous enfermant dans une obscurité presque totale, me calant contre la miss le temps que le déluge passe, Galekid étant à mes pieds, patientant sagement. Le déluge, c'était certainement le gros de l'armée de Terros qui s'avançait pour une destination et un but inconnu pour nous, espérant sincèrement que ce n'était pas pour nous. Et, enfin, le déluge marchait au-dessus de nous. Tel un long, très long tremblement de terre, l'armée passait au pas de course. Ce ne sont pas moins des centaines, voir des milliers d'entres eux qui déferlaient pendant plusieurs longues minutes interminables. Une fois le calme revenu, je scannais la zone avec ma maitrise de la terre pour voir si le passage était bien dégagé et il l'était. Je reformais le trou au-dessus de nous pour avoir de nouveau de l'air et de la lumière avant de me tourner vers Lia, l'air grave sur le visage.


-On doit lever le camp de suite ...

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