[ Clos ] Vision [Solo]

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Message par Lyssa le Mer 21 Mai 2014 - 12:04

Contrainte : 7. Se projeter dans le futur.



Un rayon de soleil écarta les nuages gris, que le vent n'avait pas suffit à balayer. La nuit avait été longue, grise, orageuse. La tempête avait cessé. Dans l'herbe scintillait les perles de pluie dispersées durant la nuit. La terre était humide, mais déjà le soleil réchauffait l'atmosphère, derrière les jardins, la forêt gardait sa stature paisible que rien ne pouvait ébranler. Les grands arbres, disséminés un peu partout dans le parc n'avaient pas non plus souffert du vent meurtrier et finalement, au milieu de la terre battue légèrement sable, au milieu du domaine s'imposait comme la plus grande stature des environs et comme la plus belle aussi, le château. Dans son dos se trouvait une sorte de cour élégamment délimitée par une rangée de pins plantés en arc de cercle. Un chemin impeccablement entretenu en faisait le tour par l'extérieur, mais dessinait aussi une petite promenade en son milieu, pour finalement s'étendre à travers tout le domaine coupant en deux les plaines de la forêt, jusqu'à ce que le chemin se perde en elle. Devant le château, une belle place que deux rectangle en herbe venaient égayer, accueillaient quelques bâtiments. Les écuries principalement, de part et d'autre d'une entrée en arcade et sur l'un des deux côtés, un bâtiment en « L ». Le chemin s'en allait droit devant, bordé par des arbres et arrêté pour une grille magnifique devant une petite place ronde. Au-delà s'étendait la « Route de St Fiacre ». De part et d'autres du chemin, dans le domaine, s'étendaient les parcs, vaste, arborés, magnifiques, une petite zone boisée pourvue d'un bassin, servant à accueillir, génération après génération, le jardin des enfants. Des fleurs aux milles couleurs plantées en rangées droites et toutes sorte d'arbustes. Le château de St Fiacre.

Devant l'une des nombreuses fenêtres du château, une femme se tenait debout, regardant à travers elle, la place et les parcs. Cette femme arborait une chevelure impressionnante, partiellement relevée, aussi blonde que les champs de blé qui s'étendaient au-delà du château. Élégante dans une robe de toute première main, elle s'évasait aux épaules, bordée d'une soie blanche, ses manches longues soulignaient la féminité de la femme et son bleu ciel, la profondeur de son regard. Le corsage à lacets et les volants d'un bleu un peu plus foncé, soulignaient sa légèreté. Un éclat d'or brillait autour du cou de la femme, un bijou en or, mais si fin et simple qu'il ne pouvait qu'accentuer sa beauté paisible. En regardant cette femme à sa fenêtre, on ne pouvait que se dire que sa vie avait été bien remplie, pourtant, elle ne semblait pas si âgée que cela. Son regard était non pas marqué, mais empli des histoires qu'elle avait vécu. Son calme, sa tranquillité lui conférait un charisme discret rare. Mais elle ne semblait ni blessée, ni malheureuse, alors on ne pouvait que la remarquer et saluer son humilité. À ce moment, un vent frais s'engouffrerait par la seconde fenêtre du petit salon, un peu plus loin. La jeune femme se retournerait et verrait un homme, plus âgé qu'elle et marqué par la vie. Il aurait néanmoins l'air d'être en bonne santé, serait habillé d'un costume du plus bel effet et bien sûr, ferait tourner le regard des femmes sur lui. Cet homme là, les cheveux clairs ressemblerait tant à la femme qu'on ne pourrait douter de leurs liens de sang. Il était bel homme et la guerre n'avait rien changé à cela. C'était normal, c'était son frère. Écartant les bras pour ouvrir complètement la fenêtre, il dirait :

« Ne vas-tu pas dans les jardins ? »

Elle ne répondrait rien, mais il lui prendrait le bras, pour accompagner sa soeur chérie et il descendrait les longs escaliers légèrement en colimaçon. Les tapisseries et les tableaux seraient les mêmes qu'avant, vivants et chaleureux. Ils passeraient dans la serre où ils pourraient embrasser leurs parents, encore attablés, une grande femme aux cheveux blonds platines, presque comme son fils, au regard si brillant que les étoiles en paraissaient pâles. À côté d'elle, un homme dont quelques cicatrices rappelaient à tous, le courage et la détermination dont il avait fait preuve à la guerre. Cela ne faisait aucun doute. Il était châtain et aurait quelques cheveux gris, déjà. Une petite fille entrerait alors, comme un tourbillon, courant après sa mère, son père, puis son frère et sa soeur, les cheveux presque sombres, aux reflets presque roux. Son frère dirait :

« Ma petite soeur a-t-elle bien dormi ? »

Et elle répondrait :

« Mais je suis grande maintenant, j'ai dix ans ! »

« Excusez-moi, ma très grande soeur... » Dirait-il sur un ton taquin.

La jeune femme blonde sourirait et la petite les emmènerait en courant à travers les jardins.




Éris, silencieuse, cligna des yeux. Elle défiait du regard le soleil et s'apprêtait à rejoindre les montagnes, en attendant que l'armée daigne lui répondre. Elle avait déjà gravit quelques mètres de rochers et regardait en bas, ses yeux bleus tentant de percer l'horizon, derrière la forêt d'Agata. Elle ne souriait pas, elle ne parlait pas.

Le printemps reviendrait.
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