[ Clos ] Chasse à l'homme [Solo]

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[ Clos ] Chasse à l'homme [Solo]

Message par Lyssa le Mer 18 Juin 2014 - 18:20

Contrainte : 5. Faire intervenir un objet particulier. (le poignard)


Shadow of doubt composed (La Vision d'Escaflowne) by Hajime Mizoguchi

Le fond de l'air était humide, cela était égal, mais Éris avait une nette préférence pour les climats chauds. Sa longue botte noire était perchée sur un rocher et un genou fléchit sur lequel elle prenait appui avec son avant-bras, Éris observait. Elle faisait tourner un couteau entre ses doigts, presque machinalement, la jeune fille semblait raide et seule l'ondulation de ses longs cheveux blonds gardait quelque chose de naturel. Le soleil dépassa les falaises et attaqua la Flamenoise de plein fouet, faisant briller ses parures, particulièrement le bijou qu'elle portait à la poitrine, dans un noeud rouge. Mais c'était le couteau qui retenait toute son attention. Ce n'était pas le genre d'objet que l'on retrouvait n'importe où en fait, la facture était bien trop particulière pour cela, sa qualité ne faisait aucun doute. Et en plus, il était signé. Elle le détailla. La lame était longue et effilée, ressemblant à quelque chose entre le simple couteau et le poignard, le métal était riche et travaillé et plus coupant qu'un rasoir et à lame double. Un objet dangereux. Mais c'était le manche qui parlait le plus, fabriqué d'une pièce dans un genre d'ivoire et de bois précieux, de métal spécial avec une minuscule griffe. Il était même possible que cet objet soit unique et c'était sur cela que comptait la Flamenoise. Il n'en serait que plus simple que de retrouver le propriétaire. Un aussi bel objet, presque un objet d'art, mais Éris n'était pas matérialiste. Elle ne possédait d'ailleurs rien.

Elle fit briller la dague au soleil, revêtant au manche en ivoire et en bois des reflets particuliers. Grâce à lui, elle allait retrouver le mercenaire qui avait trahi son contrat et qui faisait l'objet du sien. La lame effilée était légèrement recourbée et n'en semblait plus que fourbe par cette simple apparence. En fait, tout cela était stupide... Cela avait commencé par une simple « course » plus qu'une mission, l'homme devait récupérer un objet, un simple objet. On lui avait seulement dit qu'entre le moment où il l'avait trouvé et celui où il devait le rapporter à son propriétaire, il avait simplement changé d'avis. Éris avait tout de suite deviné que l'objet précieux en question, valait tout simplement plus cher que la paye. L'homme avait disparu et on cherchait quelqu'un pour lui remettre la main dessus, c'est pour cela qu'Éris était là. Bien sûr, on lui avait donné très peu d'informations, juste le dernier endroit où il avait été aperçu et l'idée qu'il n'avait pas rempli son contrat et qu'elle devait ramener l'objet dérobé. Entre ses doigts, le contact était glacial avec l'ivoire du manche et le sillon que représentait la griffe inscrite était à peine palpable, finement gravée. Le bois lui, restait tiède. Ou peut-être était-ce parce que la jeune fille se sentait brûler de l'intérieur, comme d'habitude. Caressant le poignard, Éris réfléchissait. Cet homme était un imbécile. Pourquoi avoir laissé derrière lui un objet aussi unique et surtout, aussi évident ? Elle allait vite le retrouver.

Elle avait inspecté les lieux, tout retourné et fait travailler un peu ses Pokémon au passage. Puisqu'elle avait la chance, si l'on pouvait dire, d'avoir deux chiens et un rusé renard, elle n'allait pas s'en priver. C'était Phobos qui avait trouvé l'endroit exact où il s'était dissimulé, pendant plusieurs probablement, tandis que Crépuscule lui avait ramené le poignard et qu'Aliénation finissait de saccager la planque en y mettant le feu. Éris s'était simplement rendue chez des artisans pour expertiser le surin, c'est comme cela qu'elle l'avait pisté comme un chien de chasse flaire une piste. Avait-il conscience d'avoir été pris en chasse ? Apparemment pas vu le peu de précaution qu'il semblait prendre. Le contact avec le kandjar était étonnement lisse, sans aucune, absolument aucune imperfection et d'une douceur incomparable, avec des reflets spécifiques. Il avait été poli à la main, cela ne faisait aucun doute. Sa délicatesse dérangeait presque les sens d'Éris, qui l'empoigna alors fermement. Le métal et l'ivoire lui résistèrent, les petites pièces en bois ne semblaient pas non plus perturbées par la poigne de la jeune fille, la lumière blanche qui se reflétait à la surface du couteau semblait produire un bouclier invisible. Éris se sentait bouillir de l'intérieur, sans savoir d'où lui venait cette sensation, comme toujours. La colère montait et ses chiens le ressentirent. Éris s'agita soudain et posa un regard furtif sur le poignard, qu'elle inséra dans sa botte. Ainsi, il ne la gênerait pas et ne pourrait ni le perdre, ni se blesser avec sa lame tranchante.

Elle parcourut quelques lieux, grimpant et sautant ou courant dans les roches de la montagne et arriva devant une grotte creusée ; elle avait une porte. Une fois à l'intérieur, elle aperçut quelques poutres complètement pourries, mais qui tenaient bon. Avançant sans bruit, ses chiens et son renard sur les talons, ses perçurent une lueur au détour d'une bifurcation. Éris se colla contre la paroi granuleuse et froide et pencha la tête, sentant sur sa joue le contact vide de la pierre. Il lui avait fallu du temps pour le retrouver, mais très peu finalement. Une fois la lame identifiée, elle avait pu voir l'artisan qui l'avait fabriqué et une chose aussi spéciale étant forcément unique ou une série limitée, elle obtint l'identité du fameux mercenaire imprudent. Par la suite, il lui avait suffi de questionner un peu les gens depuis sa première piste. C'était d'une simplicité enfantine avec un imbécile qui ne prenait aucune précaution. Elle l'avait suivi dans la montagne, faisant flairer régulièrement le bois qui avait imprimé son odeur âcre aux chiens qui n'avaient jamais lâché sa trace, comme des affamés. Suivre quelqu'un dans la montagne n'était pas spécialement simple, mais c'était sans compter qu'Éris avait grandis en partie dans les Monts Efferos et ses chemins. Il était là, près du feu qu'il avait allumé. Éris se décolla du mur et avança droit sur l'homme à pas prudents, sentant l'acier froid contre sa jambe. Il était juste là, en face d'elle et il ne l'a voyait pas.
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