[ Clos ] La nuit est froide et sans pitié. [Solo]

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[ Clos ] La nuit est froide et sans pitié. [Solo]

Message par Toko le Sam 2 Aoû 2014 - 18:15

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été seule de la sorte, et encore plus longtemps que je n'ai pas foulé les pavés de la cité. Mais cette fois, je n'étais pas venu pour une quelconque mission, mais une affaire bien plus importante et personnelle. Je regardais le ciel rougeoyant avec le coucher du soleil. Il fallait faire vite pour finir de me préparer. A peine arrivée que je courrai aussitôt chez quelques marchands illégaux de ma connaissance. J'ai imaginé trop de fois la meilleure façon de m'y prendre.

Mon premier passage fut chez un apothicaire. Il eut du mal à me reconnaître et quand je commençai à lui demander le fameux produit, il me ria au nez. Mais c'est en devenant plus insistante et précisant les grosses lignes de mes intentions qu'il me reconnut et m'emmena en arrière boutique pour me vendre ce que je cherchais. En signe d'amitié, il me conseilla aussi de cacher l'oiseau qui trônait fièrement sur mon épaule, et me tendis une balle d'acier. Je la pris et remercia l'homme. Quelques minutes après je sortais de la boutique.

Le second objet était une lame. C'était beaucoup moins facile que prévu de m'en procurer une. Une lame c'est bien beau mais quoi déjà ? Je me dirigeai vers un forgeron standard mais il me chassa avant même que j'entre. Après quelques essai dans d'autres boutiques pour le même résultat, je décidai de retourner voir l'apothicaire qui me donna une adresse d'un forgeron qui, disait-on, vendait très facilement. Je couru et arrivai quand l'homme fermait la porte. Après m'être présentée de la part du vendeur, il regarda discrètement de chaque côté. La rue était vide, il me fit donc entrer. Je ne mis pas longtemps à me décider. Mon choix se porta vite sur une petite dague dont la lame était à peine plus grande que le manche qui se terminait par une tête de Dracaufeu. La garde était représentée sous forme de ses ailes et, enfoncée dans fourreau, cela représentait une simple statuette de ce fameux Pokémon. Mais la lame ne faisait apparemment pas de cadeau. Elle ne partait pas droite, mais ondulait jusqu'à son extrémité. Selon le vendeur, une blessure par cette arme ne se refermait pas facilement, loin de là. Je lui répondis aussitôt que de toute façon, les victimes n'auront pas besoin de chercher à refermer la plaie. Je payais l'homme, qui me menaça que je ne devais pas dire d'où venait l'arme et il me chassa de sa forge. Me voilà donc dans les rues vides d'Alfen, équipée pour réussir mon objectif. Je devais encore attendre quelques heures avant d'agir. Je me baladais donc jusqu'à une place où trônait la statue d'un homme.

Au bout d'un moment, je me levai, déterminée. Je parcourus les rues peuplées seulement de Miaouss au clair de lune, et arrivai devant une grande propriété. Ma cible vivait ici.

J'entrai le plus discrètement possible par l'entrée de service et m'approcha des cuisines où une soupe alléchante bouillait. L'apothicaire m'avait dit de ne verser que quelques gouttes dans un repas pour paralyser une personne, mais dans le cas présent, je versais toute la fiole. Je cherchai ensuite quelque chose à manger. Je trouvai dans un tonneau un tas de pomme. J'en croquai une, puis deux. J'allai entamer une troisième quand un bruit venant du couloir me fit me cacher dans la barrique. Une femme imposante arriva. Une domestique à ne pas douter. Elle prit une louche et versa la soupe dans une soupière avant d'emmener le tout. Je sortis de ma cachette et avançai dans le couloir en silence. Je croisai un domestique, entrant dans une buanderie. Je fonçais derrière lui et lui entrai le couteau entre les côtes, lui perforant les poumons. Je ne voulais laisser personnes, et en plus j'apprenais ainsi à manier cette arme avec assurance. Je rangeai l'arme et ressortis de la pièce avec précaution et continuai. Je vis des escaliers, que je gravis. arrivé en haut, j'étais dans un couloir qui donnait sur un hall immense. De l'autre côté, je vis une pièce éclairée d'où venaient de nombreuses voix. je m'y dirigeai quand un second homme arriva dans mon dos et me souleva de deux centimètres au dessus de terre.

"Mais t'es qui toi ?"

Je me démenais, pas pour m'échapper, mais pour sortir la dague de ma ceinture. Je réussis à lui trancher ainsi le poignet. Sur la surprise, il ne poussa pas de cri, j'en profitai donc pour lui trancher la gorge. Le sang gicla dans tout le couloir, sur le sol comme sur les tapisseries, les tableaux et les meubles. Il s'écroula finalement dans un silence absorbé par la moquette. Je pris un morceau de tissus sur le cadavre et m'essuyais le visage recouvert du liquide. Je continuai mon chemin. Un coup d'œil et je reculai. Une servante allait sortir. Elle entra dans le couloir, fit plusieurs pas et se figea devant la scène. Elle allait pousser un cri quand la lame se positionna à la base de son crâne, ressortant par la bouche. Elle s'écroula aussi sec. Je retirai l'objet, et un cri retentit. Le produit a du faire effet. La grosse femme hurlante couru hors de la pièce et se prit la dague dans le ventre. Mais je fus emmenée dans l'élan. Je percutai le sol, écrasée par son poids. Après moults efforts, j'arrivai à me dégager. J'entrai alors dans la pièce, accompagnée par Ryu, sortis de mon ombre. Il y avait en tout treize personnes attablées. Je sentis alors tous les regards tournés vers moi.

"Bonsoirs Messieurs, Dames et enfants de tous âges. N'essayer pas de bouger, cela vous est impossible, j'en ai fait le nécessaire."

J'entendis alors un difficile "Pourquoi..." sortir de la bouche d'un vieil homme, assis en bout de table. Je contournai celle-ci pour me diriger vers lui, en prenant un air compatissant :

"N'essayer pas de parler, ça doit être dur." Puis reprenant un air sombre, je continuai de parler au même homme. "Je suis ici de la part de nombreuses personnes que vous avez assassiné, GRAND-PERE!" J'insistai bien sur ce dernier mots. Il me regarda alors avec des yeux ahuris. "Je vois que vous voyez où je veux en venir ?"

Sur ces mots, j'enfonçai alors mon couteau dans le dos d'un homme d'une trentaine d'année, au niveau du cœur. Alors qu'il s'écroulais, plusieurs voix se firent entendre. Les cris et les pleures des femmes et des enfants déchirèrent le silence de mort, rompu seulement par mes paroles. Je passai ainsi devant une, deux personnes sans rien leur faire.

"Vous voyez où je veux en venir ?" Et hop, une autre gorge de tranchée, celle d'une femme d'âge mûre, assise à droite du vieillard. "Le clan des Crocs du Loups, où vous avez fait exterminer chaque hommes femmes et enfants. J'en suis la seule survivante." Je laissais enfin éclater ma colère envers lui. L'arme vola et se planta dans la tête d'un homme d'une vingtaine d'année. Je marchai tranquillement pendant que le Fantominus repris l'arme et me la redonna. Je fis encore le tour de la table. Cette fois-ci, ce fut un garçon âgé d'à peine cinq ans qui sentis un objet froid lui traversé le poumon gauche. J'éclatais alors de rire. Un rire froid, diabolique, presque fou. Puis un bruit sec se fit entendre à la porte d'entrée.

"C'est la garde! Ouvrez!"

Les ennuis arrivaient plus vite que prévus, sûrement attirés par les cris de l'autre mégère qui avait hurlé tout à l'heure. Je commençais à paniquer. Vite, j'allais en début de table et enfonçai en toute hâte la lame dans le dos de chaque personne, tantôt dans un poumon, tantôt au niveau du coeur. Les gardes, essayaient d'enfoncer la porte. Arrivé au maître des lieux, je lui murmurais dans l'oreille d'une voix mielleuse :

"Joyeuse soirée."

Et je fis glisser la lame au niveau du coup de l'oreille droite à l'oreille gauche. Un bruit sec. La porte commençait à lâcher. Je courus à la fenêtre, elle donnait sur une cour arrière totalement fermée, mais les murs n'étaient pas très hauts. Avec un peux d'aide, je pense réussir à m'en sortir. Je pris alors une chaise libre, la lança par la fenêtre. j'appelai ensuite Kuro pour m'accrocher à ses pattes et sautai. Un craquement, la porte avait finalement éclatée. J'attrapai donc la chaise et la traînai au fond du jardin. J'entendais les gardes hurler à chaque instant à la découverte des corps. Je positionnai alors le siège pour monter dessus et passer le mur. Ayant un peu de mal, le corbeau m'attrapa pour m'y aider. Une fois passer de l'autre côté, je jetai un coup d'œil en arrière. Un garde me montra du doigt à cet instant. Je lâchai alors prise, rappela l'oiseau dans la balle et courus comme je n'ai jamais courus de ma vie. Mon cœur battait la chamade. Il me fallait une cachette. A chaque coin de rues, j'entendais les gardes hurler, réveillant la populace. J'essayais alors de m'y écarter au possible. Je courais encore, tournais à droite. Non, des voix, demi-tour. Je courais un bon moment comme ça, mais je n'en pouvais plus. Je m'arrêtai alors à un croisement, à bout de souffle. Plus loin, un puits, ça peut servir de bonne cachette. Mais je vis des gardes arriver ici aussi, et ils prirent même la peine de regarder dans le puits en question. Ils cherchaient vraiment partout. Je fis donc demi tour. Mais de la lumière arrivait aussi de ce côté. Je prit donc à gauche. Et là, c'était la fin. C'était un cul-de-sac. les gardes approchaient et tout ce qu'il y avait, c'était du fumier nauséabond. Même pas une fenêtre où m'agripper. Le fantôme sortit de sa cachette préféré, me regarda interrogateur, l'air de dire "Tu va quand même pas faire ça?" Et bien si. Je l'attrapai et m'enfonçais dans le tas immonde. Puis j'attendis. C'était une horreur Mais je résistait à l'envie de hurler. J'attendis encore. Mais rien. Puis des pas proches résonnèrent.

"On cherche qui au juste ?
-Je sais pas, le chef a dit d'arrêter tous ceux qu'on trouvait suspect même les enfants.
-Et bien c'est sûr c'est pas ici qu'on en trouvera. PFWAA!!
-C'est clair, on dirait tes pieds quand tu te déchausse.

Puis ils partirent en se chamaillant. Je patientais encore quelques secondes, mais je ne pouvait plus tenir. Je sortis pour dégobiller les quelques fruits ingurgité plus tôt. Une fois, puis deux, une troisième... non... et bien si. Je longeai donc les murs, le ventre tout barbouillé et, avec précaution, m'approcha du puits pour prendre de l'eau et m'en asperger. Je recommençais l'opération plusieurs fois, mais rien n'y fit, l'odeur était encrée dans les vêtements.

Mais maintenant, il fallait que je parte loin, pour me faire oublier. Ma vengeance enfin accomplie, je devait me trouver un nouveau but à atteindre, et pour ça, je comptais voyager, je ne sais pas encore où. Mais les voyages sont plus excitant ainsi, non ?
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