[ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

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[ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Juliette Sevaltico le Ven 29 Mai 2015 - 12:27


Cela faisait maintenant plusieurs semaines que Juliette s’était réfugiée aux Piémonts pluvieux, la région la plus à l’est de Mizuhan. Elle s’accommodait très bien avec le climat plus tempéré de cette zone, elle qui n’avait jamais été friande du froid glacial que proposait le reste du pays. La zone était vraiment très peu fréquentée, un peu coupée du monde mais la solitude ne dérangeait pas la bourgeoise non plus, elle qui avait passé une partie de son enfance seule, avec des domestiques comme seule compagnie. Non, décidemment, elle aimait beaucoup cette région. Elle ne ressentait pas le besoin immédiat de retrouver la cohue des grandes villes, ces larges plaines étaient idéales pour faire le point sur soi-même.

Comme à son habitude, Juliette commençait sa journée en quittant la petite bicoque abandonnée qu’elle avait trouvé à son arrivée. L’ameublement y était très sommaire et l’air y était un peu malsain dû à la moisissure du bois mouillé mais encore une fois, Juliette s’adaptait. La jeune bourgeoise s’étonnait constamment des progrès qu’elle faisait. Il n’y a pas encore si longtemps que ça, elle aurait été incapable de rester plusieurs jours d’affilé dans un milieu aussi précaire.

Elle observait ensuite, à partir des branches d'un des rares arbres de la plaine, les nombreux troupeaux de Pokémon qui défilaient sous ses yeux. Cette organisation très poussée qu’on retrouvait dans les troupeaux fascinait la blonde. Une hiérarchie était installée au sein de chaque horde et Juliette commença à très facilement reconnaître qui en était le chef. Mais ce n’était pas tout, c’était souvent très silencieusement que les divers Pokémon se tuaient à la charge. Tous autant qu’ils étaient, avaient une tâche à accomplir et sans bruit, ils l’accomplissaient. Il n’y avait aucune plainte, aucune hésitation et leur vie fonctionnait ainsi. C’était ça, cet ordre, ce cycle quotidien quasi chronométrée qui émerveillait la jeune fille.

La jeune Élémentale attendait donc que la plupart des troupeaux quittent la zone dans laquelle elle se trouvait. Bien qu’ils semblaient pacifiques pour la plupart, elle ne voulait pas prendre le risque de les déranger dans leur routine et d’ainsi les énerver, car après tout, elle était arrivée bien après eux sur ces terres. Elle attendait donc leur départ pour pouvoir s’approcher par la suite d’une grande mare qui s’était formée naturellement aux cours de ces dernières années. L’eau y était très pure, elle était filtrée par les petites plantes qui poussaient dans le fond du bassin la rendant apte à la consommation. Juliette s’y lavait alors le visage et y but de longues gorgées avant de retrousser ses manches. L’entraînement pouvait alors commencer.

La Mizuhanienne n’avait pas abandonné l’idée de passer une épreuve militaire mais les évènements qu’elle vécut à Fla’Or la fit remettre en question ses capacités. Était-elle assez douée pour réussir une de ces épreuves ? Elle n’en était plus sûre. Les inspecteurs n’auraient pas de pitié pour elle, elle n’aurait pas de seconde chance. C’est également pour cela qu’elle s’était exilée sur ces terres, l’eau y était abondante et c’était seule qu’elle souhaitait s’améliorer. Goupix revenait alors de sa chasse quotidienne à cet instant et s’installait, comme à son habitude, près de sa maîtresse. Sa présence l’aidait grandement, elle l’apaisait.

Juliette ferma alors les yeux et effleura l’eau du bout de ses doigts. Ce premier contact était essentiel pour la jeune fille. Bien sûr, elle pouvait s’en passer, mais c’était devenu pour elle un véritable rituel. Comme si ce toucher permettait à la jeune fille de présenter ses respects à son élément. Des ondes de choc commencèrent alors à se former et des milliers de cercles apparurent en un instant. L’eau commençait à se mouvoir de façon désordonnée mais quand Juliette ouvrit les yeux, le calme revint. Elle se mit alors à faire virevolter un filet d’eau de quelques centimètres d’épaisseur de façon élégante, très gracile. Elle bougeait ses bras délicatement, comme si elle se mouvait au ralenti. On pourrait aisément la confondre avec une ballerine à ce moment précis.

Mais peu à peu, le filet s’épaissit et finit par prendre énormément de volume. Bientôt, c’est l’eau de la mare tout entière qui se rejoignit pour ne former qu’un seul bloc d’eau en lévitation. La jeune fille rendait cette eau aussi malléable que de l’argile.

« Goupix, flammèche pleine puissance ! »


La renarde s’exécuta alors et cracha des puissants jets de flammes en direction de sa maîtresse. Juliette disposa alors de l’eau qu’elle avait sous son contrôle pour ériger un mur en face d’elle, faisant ainsi évaporer une partie de son bouclier liquide tout en ayant stoppé l’attaque de sa compagne à quatre pattes.

« C’était une belle attaque ça, tu t’améliores aussi on dirait ! On fait une pause puis on s’y remet ! »


Dernière édition par Juliette Sevaltico le Jeu 4 Juin 2015 - 23:05, édité 1 fois

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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Violette le Sam 30 Mai 2015 - 23:29

« Attention Doc ! Sur ta gauche ! Lance reflet ! »

Décidément, ce petit rat était très teigneux ! Il s’était montré tandis que je faisais travailler à Doc son attaque Téléport, alors que nous faisions une halte dans les Piémonts Pluvieux. Ma petite Tarsal avait encore du mal à évaluer les distances et à apparaître exactement à l’endroit désiré, aussi avais-je décidé de lui faire faire un peu d’exercice. Mais, par erreur, elle s’était translatée dans un petit buisson dont elle était ressortie paniquée… Poursuivie par la souris qui visiblement n’avait pas apprécié d’être dérangée car elle montrait ses petits crocs aiguisés.

A présent, le rat fonçait sur Doc à toute vitesse – ou plutôt en l’occurrence, sur Doc et ses doubles, les lacérant un par un avec ses dents. La Vive-attaque couplée à sa Morsure aurait vite raison de ma manœuvre défensive…

« Lance Choc Mental ! »

Doc se concentra et envoya une onde psychique en direction du rongeur. Mais avant qu’elle n’ait pu le cibler, le rat bondit sur le côté, esquivant de fait l’attaque de la fée. Et en plus, ce coup manqué lui avait permis de repérer sa proie parmi les copies… Doc avait encore du mal à synchroniser toutes ses versions d’elle-même. Elle n’arrivait à les animer que quelques secondes avant que les imitations s’immobilisent, comme des statues. Dès lors, il était on ne peut plus facile pour notre adversaire de repérer l’originale. Heureusement, j’avais d’autres tactiques de diversion en réserve…

- Lance Feuillmagik ! Vise ses pattes !

Une fois de plus, les feuilles multicolores nous furent bien utiles : bien que peu puissante, cette attaque impossible à éviter avait pour effet de distraire temporairement notre adversaire. Mais celui-ci était rapide… Le couper dans son élan ne suffirait à le ralentir pour de bon !

-Lance Rugissement !

Ralenti dans sa course par les feuilles qui l’empêchaient de courir à pleine vitesse, le rat perdit encore de son entrain lorsqu’il entendit le cri de Doc. Il la percuta quand même, mais ma Pokémon enchaîna bien le choc. Il était temps d’en finir !

-Téléport, réapparais juste derrière lui !

Ma fée réapparut à 3 bons mètres dans le dos du rongeur. Ce n’était pas aussi près que ce que j’avais escompté, mais ce serait amplement suffisant pour ce que j’avais en tête maintenant ! Il suffisait de savoir s’adapter

-Attends qu’il se retourne et lance lui un Feuillmagik dans la tête !

Au départ, je comptais sur la proximité pour faire un maximum de dégâts, sans avoir besoin d’attendre que le rat se retourne. Mais là, il était trop loin… L’attaque mentale de Doc perdait en précision mais aussi en puissance avec la distance. Il me fallait donc tenter autre chose. L’avantage de la Feuillmagik était que la précision n’était plus une source potentielle d’échec. Et mon but n’était pas la puissance…

La souris violette finit par se retourner, la gueule grande ouverte, prête à bondir. Une Vive Attaque se préparait. Probablement suivie d’un Croc de Mort… auquel Doc ne réchapperait pas ! Mon plan devait réussir…
Les végétaux le frappèrent au visage, comme prévu, alors qu’il était à un mètre de ma Tarsal. Je vis distinctement les lames multicolores trancher quelques poils bien précis de la souris… Ceux de ses moustaches ! Désorienté et ralenti, comme tout Rattata ou Rattatac qui perdait ses précieuses vibrisses, il s’arrêta un instant, confus. Exactement ce que je voulais !

-Doc, lance Choc Mental ! Pleine Puissance !

A cette faible distance, ma fée réussit à faire mouche. Le rat fut violemment repoussé en arrière. Il semblait à présent indécis : devait-il continuer à combattre ceux qui avaient envahi son territoire, ou fuir devant une adversaire manifestement bien plus coriace que prévu ? Je profitai de son inaction pour lui parler :

« Ecoute, Rattata, on ne te veut aucun mal, et on ne veut pas te voler ton territoire ! Doc est entrée dans ton buisson par erreur, et elle s’en excuse et moi aussi ! N’est-ce pas Doc ? »

Comprenant ce que je disais, ma Tarsal s’approcha du rat, qui apparemment avait renoncé à se battre. Affichant un grand sourire, elle posa sa petite main sur la tête de son ancien adversaire et son corps luisit d’une aura violette. Elle était en train de lui transmettre ses émotions, comme elle le faisait avec moi. Un bon moyen de prouver que nous n’avions pas d’intentions hostiles.

Lorsqu’elle retira son bras, le Rattata la fixa quelques secondes, puis revint la voir, une baie Oran dans la gueule, qu’il déposa aux pieds de Doc. Il la poussa dans sa direction avec sa tête, puis repartit d’où il était venu.

« On dirait que tu t’es fait un nouvel ami Doc ! Ou plutôt un admirateur ! »

Pour toute réponse, ma Tarsal poussa quelques cri de joie, et se téléporta sans problème sur mon épaule. Finalement, la souris n’était pas si teigneuse que ça…

« En fait, quand tu n’as pas à te battre où à t’entraîner, tu maîtrises parfaitement ton Téléport. C’est le stress du combat qui t’empêches de viser ? Où alors c’est parce que tu es de bonne humeur maintenant que tu y arrives mieux ? Mais c’est pas grave, ajoutai-je avec un sourire, ça viendra ! »

Doc, qui portait toujours son précieux fruit entre ses mains, me regarda puis me sourit gentiment. Nous continuâmes donc notre route dans les Piémonts, mais il ne s’était pas passé dix minutes depuis le départ du Rattata que je fus à nouveau prise d’une violente quinte de toux, à tel point que je dus consommer une autre dose de mon remède, pliée en deux par la douleur, ce qui ne manqua pas d’inquiéter Doc, qui me tendit aussitôt sa baie pour m’aider. La maladie était de plus en plus mauvaise à chaque manifestation…

« Merci beaucoup Doc, lui répondis-je avec tendresse, touchée par son geste, mais il vaut mieux que tu la gardes pour quelqu’un qui en a vraiment besoin ! Pour moi, tout va bien, tu vois ? » Lui mentis-je en me redressant et en reprenant une contenance

Mieux valait ne pas lui dire que malheureusement, sa baie serait inefficace contre le mal qui me rongeait…
Ma Tarsal demeura pensive quelques instants, réfléchissant à ce que je venais de dire, puis tout à coup, elle disparut de mon épaule. Sachant que, comme à son habitude, elle ne s’était guère éloignée de moi, j’avançai un peu pour voir où elle avait filé, et je découvris, au détour d’un arbre, un spectacle touchant : ma Tarsal déposait sa baie aux pieds de ce qui semblait être une jeune Goupix en lui faisant un grand sourire, comme elle les faisait si bien !

Non loin de la renarde se trouvait une jeune fille blonde d’à peu près mon âge, qui était probablement sa dresseuse. Ma foi… Un peu de compagnie ne nous ferait pas de mal, à Doc et à moi après toutes nos escapades en solitaire.

« Bonjour ! Me présentai-je. Je m’appelle Violette Heaver, et je suis la dresseuse de cette Tarsal. Elle s’appelle Doc. Cette Goupix est votre compagnon ? Que faites-vous par ici ? Vous vous entraînez ? Ou vous profitez simplement du paysage ? »
De banales paroles pour introduire une discussion qui pouvait se révéler intéressante…
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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Juliette Sevaltico le Lun 1 Juin 2015 - 14:09

« Allez Goupix, on reprend ! Flammèche ! »

Le goupil bondit sur ses quatre pattes et cracha un long jet de flammes qui fut à nouveau stoppé par la protection aquatique de sa dresseuse. L’entraînement était fatiguant pour la jeune fille, mais elle n’avait pas décidé d’arrêter pour aujourd’hui. Elle avait besoin d’être parfaite et pour cela, elle était prête à puiser dans ses dernières ressources si cela était nécessaire. Mais Goupix commençait à fatiguer, l’entraînement lui demandait à elle aussi beaucoup de ses capacités. Juliette s’apprêtait alors à dégainer la Pokéball de son Ramoloss pour que ce dernier prenne part à son tour à l’entraînement quand une petite chose apparut subitement à côté de Goupix.

Faisant un bond de quelques centimètres, la jeune bourgeoise scrutait du regard le petit être qui venait de se téléporter, lui faisant peur au passage. C’était une jeune Tarsal, un Pokémon psychique que la Mizuhanienne connaissait de réputation. Il est dit que les Pokémon de cette espèce n’apparaissent aux gens uniquement si ces derniers ont un état d’esprit positif. La blonde sourit quand elle vit la petite fée offrir une baie Oran à sa renarde, après tout, un tel présent ne pouvait pas lui faire de mal.

Se mettant délicatement accroupi, l’élémentale observait de plus près la Tarsal. Ce Pokémon était vraiment mignon avec ses airs de petite poupée. Juliette n’osait toucher la créature de peur qu’elle prenne peur et fuit, alors, elle se contenta de la gratifier d’un léger sourire qui illumina instantanément son visage. Juliette manqua de tomber à la renverse quand elle entendit des paroles humaines dans son dos :

« Bonjour ! Je m’appelle Violette Heaver, et je suis la dresseuse de cette Tarsal. Elle s’appelle Doc. Cette Goupix est votre compagnon ? Que faites-vous par ici ? Vous vous entraînez ? Ou vous profitez simplement du paysage ? »

La jeune femme se releva d’un bond et fit face alors à son interlocutrice. Tout en remettant ses longs cheveux blonds en place, elle détailla la jeune fille qui lui faisait face. Elle devait avoir 18 ans, tout au plus… En tout cas, elle était bien plus jeune que Juliette. Son visage très fin était délicatement encadré par une magnifique chevelure couleur prune. Sa peau était pale mais son regard n’en était pas moins perçant. Bien qu’assez petite, elle réussit néanmoins à imposer le respect par sa prestance. Juliette ne considéra pas la jeune inconnue comme une menace et lui sourit :

« Enchantée de te rencontrer, Violette Heaver. Je suis Juliette. Goupix est bien ma compagne de voyage, je suis ravie de voir que Doc et elle s’entendent bien. C’est la première fois que je croise ce Pokémon et ma foi, il est vraiment très mignon ! Au vue de téléportation, il doit être de type psy non ? En tout cas je m’égare ! Si je suis ici, ce n’est pas par hasard. Je suis bel et bien là pour m’entraîner et améliorer ma maîtrise de l’eau. »

Avant même que la réponse de la Nalcienne se fit entendre, Juliette se retourna d’un geste vif. Des bruits de pattes se firent entendre au loin, ils furent suivis par un hurlement lupin. Deux, peut-être trois Grahyena arrivaient en direction des jeunes filles. Des fouets d’eau se formèrent instantanément dans le creux des mains de Juliette.

« Désolée de ne pas pouvoir discuter un peu plus Violette, mais pour le moment, on a d’autres problèmes qui nous foncent dessus. Essaie de te téléporter avec Doc pour te mettre à l’abri, ou bien aide-moi si tu t’en sens capable mais je dois te prévenir, ça ne va pas être drôle. »

Les loups se rapprochèrent dangereusement et l’on pouvait clairement en distinguer deux. Deux mâles à priori et ces derniers n’avaient pas l’air emballés à l’idée de trouver des humains sur leur terrain de chasse. Une Ball’ombre jaillit de la gueule du plus grand canidé pour arriver à pleine vitesse vers les deux jeunes filles. Adaptant sa défense à la situation, les fouets d’eau de Juliette se transformèrent en un large bouclier rond. La sphère ténébreuse d’écrasa contre la protection aquatique, ébranlant la structure aqueuse et rendant la maîtresse de l’eau déstabilisée.

« Goupix, va te mettre à l’abri, je ne pense pas que tu sois de taille à les affronter ! » ordonna la dresseuse à sa renarde.

Les canidés approchaient de plus en plus, la colère se lisait dans leurs yeux. Ils n’étaient pas habitués à voir des intrus dans les piémonts et ils n’étaient pas prêts de tolérer leur présence. Une nouvelle sphère se dirigeait vers Juliette qui semblait être devenue leur cible principale. Son bouclier se divisa à nouveau en deux pour former des fins et longs fouets. Juliette fit claquer son fouet gauche au sol tandis que le lien droit s’enroula autour de l’attaque. La puissance qui émanait de la boule noire fit tournoyer brusquement Juliette sur elle-même. L’élémentale profita de cette rotation pour renvoyer l’attaque en provenance de son origine, frappant de plein fouet un des deux loups, l’assommant pour un petit temps. Fixant la seconde menace qui fonçait vers elle, elle fit claquer son fouet au sol :

« À nous deux mon gros. »


Dernière édition par Juliette Sevaltico le Jeu 4 Juin 2015 - 23:03, édité 1 fois

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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Violette le Lun 1 Juin 2015 - 21:22

J'avais posé ma question plus pour engager la conversation plutôt qu'autre chose: si Doc avait décidé d'offrir sa baie au Goupix, c'est qu'elle en avait besoin. Ma Tarsal avait un excellent feeling pour juger ce genre de choses. Par conséquent, il était probable que la jeune renarde sortait tout juste d'un entraînement physique quelconque.

Mais malheureusement, notre petite discussion dut être remise à plus tard et pour cause: un cri effrayant retentit derrière nous. Doc, qui jusqu'ici conversait gentiment avec la Goupix leva la tête, puis regarda dans ma direction, attendant un ordre de ma part. Voyant que je ne réagissais pas- j'essayais de repérer en vain la menace-, elle se téléporta à mes côté. Apparemment, elle visait mon épaule, son perchoir habituel, mais rata de peu sa cible et atterrit juste derrière moi. Etais-ce la peur qui lui avait fait rater son coup cette fois-ci?

Juliette, car tel était son nom, me conseilla ensuite de me cacher. Malheureusement pour moi, Tarsal était incapable de téléporter quelqu'un de ma taille avec elle, et je ne pouvais me cacher nulle part: avec leur flair, les trois Grayhena qui nous fonçaient dessus, et que je voyais distinctement à présent, me retrouveraient.

Je n'avais pas le choix, j'allais devoir me battre. Ou plutôt Doc allait devoir nous défendre. Encore... Et dire qu'elle n'était pas remise de notre dernier affrontement. Mais avec un peu de chance, elle aurait le temps de...

"Tiens Doc, dis-je en fouillant mon sac pour y trouver un objet précis. Attrape et bois-le, ça va te redonner des forces!"

Ma Tarsal obéit sans se faire prier. Vu les petits bruits de succion joyeux qu'elle produisait en buvant le contenu de la petite flasque que je venais de lui passer. Et pour cause, c'était du jus de Sitrus concentré, et la plupart des Pokémon en raffolait. Surtout les plus jeunes, pour son bon goût sucré et fruité. Mais outre ses vertus gustatives, il avait certains effets thérapeutiques reconnus et fort appréciables, comme par exemple celui d'estomper la fatigue et de rendre de l'énergie aux Pokémon épuisés, ce qui était le cas de Doc.

Mais ma petite fée blanche n'avait pas eu le temps de finir de boire que les deux premiers Grayhena, des mâles, étaient déjà sur nous. Heureusement, Juliette s'occupa d'eux en leur renvoyant à la tête leur propre Ball Ombre avec des fouets d'eau. L'économie de moyens avec laquelle elle avait réussi à retourner contre eux l'attaque de ses adversaires était impressionnante. Il était évident que cette fille légèrement plus âgée que moi avait un sens certain de la stratégie... Dont je ferais bien de m'inspirer si je voulais survivre à ce combat. Car il restait encore un dernier Grayhena dans la nature, qui ne demandait qu'à nous attaquer. Ce n'était donc pas encore le moment de complimenter Juliette sur sa technique!

Apparemment, il s'était servi de l'attaque de ses deux comparses comme d'une diversion car je ne le voyais nulle part. Merde! Ca m'apprendrait à être aussi négligente... Enfin, cela m'avait au moins permis de soigner Doc qui était maintenant tout à fait d'attaque.

Tandis que Juliette combattait dans mon dos, je scrutais les alentour pour trouver le troisième chien fruitif, Doc faisant de même à mes pieds. Soudain, elle fit un virage à quatre-vingt-dix degré sur la gauche, en direction d'un buisson qui bougeait étrangement: en effet, ses feuilles s'agitait dans le sens contraire à celui du léger vent qui agitait la plaine...

Raaah peste! Je devais absolument apprendre à me montrer plus observatrice! Déjà que mon physique ne jouait pas en ma faveur, si jamais je me laissais surprendre par le premier danger venu, je ne risquais pas de faire de vieux os dans ce monde hostile! Heureusement, Doc était plus attentive que moi. Mais bien vite, mon cerveau se retrouva dans son élément, celui des matchs Pokémon. Celui-ci avait simplement des enjeux un peu plus élevé que d'habitude, avec un adversaire un peu plus puissant... Beaucoup plus puissant...

Bref, j'avais désormais l'avantage de la surprise, pas question de la laisser passer! Face à la bête de la nuit, les attaques Psy de Doc seraient inefficaces, mais j'avais cependant en tête la technique parfaite pour la toucher sans risquer de le louper...

"Doc, lance Voix Enjoleuse!"

Aussitôt, ma Tarsal commença à chanter un chant profond et entêtant qui ne manquait pas de désarçonner tous ses auditeurs. Et cette attaque avait l'avantage de ne pouvoir être esquivée, en plus d'être particulièrement crainte par les Pokémon Ténèbres. Il y eut un grognement, puis le chien noir sortit des fourrés en montrant les crocs. D'entrée de jeu, son attaque Charge percuta Donc qui recula de deux bon mètres en arrière. Aussitôt, le loup, oubliant totalement sa proie première se jeta sur moi, prêt à mordre l'intruse humaine qui envahissait son territoire.

Je ne disposais d'aucun moyen de défense, mais du coin de l'oeil, je vis que ma Tarsal était encore capable de se battre... Mais plus pour plus longtemps. Je devais agir vite, Doc ne pourrait lancer qu'une attaque avant que je ne me fasse toucher!

"Doc, Feuillmagik! Comme avec le Rattata! Vise les pattes!"
Elle m'entendit et obéit alors que les dents acérées de la bête allaient lacérer ma chair au niveau de la gorge. Ressentant de multiples piqures végétales au niveau des pattes, le Pokémon jappa et, emporté dans son élan, il s'emmêla dans sa course et se retrouva cul par-dessus tête. J'en profitai pour mettre le plus de distance possible entre lui et moi et Doc se téléporta à mes côtés. Je choisis à dessein de me placer devant un arbre. J'avais une idée...
Le chien récupéra rapidement et repartit à l'assaut dans ma direction. Parfait...

"Doc, Reflet!"

La barrière de Tarsal perturba le chien qui se focalisa sur cet obstacle imprévu, comme escompté. Ne sachant pas laquelle déchiqueter en premier, il entreprit de toutes les détruire à coup de Ball'Ombre. Ce qui ne manqua pas de me rappeler quelque chose... Cette attaque était de type Spectre après tout...

"Doc, lance Choc Mental sur son attaque, pas sur lui! Renvoie-la-lui!"

C'était risqué... Doc ne pourrait pas encaisser un coup de plus. Mais si ça marchait, Juliette avait prouvé à quel point cette tactique était efficace... Les deux attaques s'entrechoquèrent et pendant un court instant, aucun ne sembla prendre le dessus. mais Doc était un Pokémon psychique, tandis que le Grayhena ne faisait qu'emprunter un pouvoir spectral qu'il ne possédait en propre et ne maîtrisait que partiellement... Du moins j'espérais que cela suffirait...

Finalement, la boule, comme avec le fouet de Juliette, repartit en sens inverse, vers son lanceur qui la reçut de plein fouet avec le Choc Mental en prime. Bien sûr, en tant que Pokémon Ténèbres, il résistait aux capacités Spectre et le Psy ne lui faisait rien, mais il était maintenant suffisamment enragé par son dernier échec pour lancer une attaque Bélier aveugle sur Doc et moi!

-TELEPORT! Hurlais-je ne me jetant sur le côté au dernier moment. Je me reçut mal, et ressentit une vive douleur à la jambe. Mais la hyène noire percuta le tronc de plein fouet. Tarsal était quelques mètres derrière elle... C'était maintenant ou jamais, pendant que l'adversaire était désorienté!

-Vite Doc, lance Choc Mental sur la grosse branche au-dessus de lui!"

Doc obéit et le bois cassa et s'abattit sur le museau du chien l'assommant sur le compte. Mais je ne m'en faisais pas trop pour lui: la branche n'était ni assez haute ni assez grosse pour lui faire bien mal. Elle allait simplement le faire dormir un bon moment.

Toujours à terre, la cheville probablement foulée et groggy à cause de ma chute, je n'en menais pas large. Doc se précipita sur moi en courant et je la rassurais d'un sourire... qui se transforma en grimace alors que j'essayais de me relever. Et mon sac qui était à quelques mètres de là...

"Tu veux bien aller me chercher le sac Doc, s'il te plaît?"

Ma Tarsal obtempéra et la remerciai d'un pauvre sourire rempli néanmoins de fierté. Mais tandis que mes mains cherchaient machinalement de quoi soigner la douleur sous le regard inquiet de Doc, mes yeux se concentraient sur l'autre combat... Grand Lugia, faites que Juliette ait réussi à se débarrasser des deux autres loups et qu'elle n'ait rien...
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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Juliette Sevaltico le Jeu 4 Juin 2015 - 20:38

Un canidé faisait toujours face à Juliette. La première victime de la jeune fille était encore au sol, il fallait alors que la Mizuhanienne fasse vite, voulant absolument éviter d’être face à deux adversaires à la fois. Le loup fixait la jeune fille blonde sans bouger, les muscles bandés, prêt à bondir et à déchiqueter cette humaine au pouvoir aquatique. En soutenant le regard lupin de la créature de la nuit qui lui faisait face, la jeune femme lui fit comprendre qu’elle relevait le défi.

Le Grahyena fondit alors sur son adversaire, la gueule ouverte, les crocs luisants et aiguisés. Une morsure de cette bête suffirait pour blesser de manière extrêmement grave la jeune fille. Et ça, Juliette l’avait bien compris. Alors que le Pokémon ténèbre approchait toujours plus de l’élémentale, cette dernière enroula un de ses fouets aqueux autour du museau de la bête. Juliette se déporta alors furtivement sur sa gauche, évitant la charge du loup, tout en tirant un coup sec sur son fouet. La bête lâcha alors un gémissement étouffé par sa muselière d’eau avant de se faire faucher les pattes par le second lien aquatique de Juliette et de s’écraser au sol sur son flanc gauche.

Les fouets de la jeune fille s’épaissirent et s’allongèrent, la bourgeoise était prête à riposter à une future contre-attaque. Mais contre toute attente, le loup nocturne n’en fit rien et fuit, boiteux, loin de son adversaire. La Mizuhanienne eut un pincement au cœur en voyant la bête s’éloigner avec difficulté mais elle n’avait pas le choix, elle devait se protéger, elle ainsi que ses Pokémon. La bourgeoise profita alors de cette légère accalmie pour observer comment se débrouillait Violette, la jeune fille rencontrée quelques instants auparavant.

Cette dernière semblait s’être elle-aussi débarrassée d’un loup, malgré le désavantage de type de Doc. Juliette aurait été curieuse de voir comment la jeune fille à la chevelure violette s’était débrouillée pour vaincre son adversaire… Après tout, elle pourrait le lui raconter par après. Le premier Grahyena se relevait alors, semblant avoir repris du poil de la bête, prêt à en découdre.  La Mizuhanienne s’adressa alors à Nalcienne qui l’observait au loin :

« Reste bien à l’abri Violette, je m’occupe du dernier. »

La furie noire fonça alors tête baissée vers celle qui venait de prononcer ses paroles, à une vitesse telle que même en voulant éviter la charge, Juliette reçut un choc à la hanche, la faisant dangereusement perdre ses moyens. Le Pokémon morsure en profita alors pour lui bondir dessus mais d’un mouvement ample de la main, Juliette puisa de l’eau dans la mare près de laquelle ils se battaient et en projeta une grande quantité à pleine puissance dans la gueule du canidé. Cette attaque eut pour effet de faire dévier la bête ténébreuse qui s’écrasa, le museau le premier, au sol.

Cette chute accorda alors à Juliette le temps de reprendre ses esprits et la pleine possession de ses moyens. Quand le loup se releva, l’élémentale en profita pour reformer son bouclier pour parer la moindre offensive et c’est ainsi qu’une Balle Ombre s’y écrasa, mais sans ébranler la défense d’eau. Le loup commençait à faiblir, Juliette ne devait absolument rien lâcher et profiter de cet état de fatigue.

La jeune blonde dessinait d’amples arcs de cercle avec ses bras graciles dans les airs. Des trombes d’eau suivaient les mouvements de l’humaine pour former un maillage aquatique. Juliette fit léviter ce filet devant elle pendant un court instant puis le projeta sur son adversaire qui semblait subjugué par une telle chorégraphie. Le loup se débattait férocement mais la maîtresse de l’eau s’appliquait à clouer ce Grahyena au sol en exerçant une pression sur le filet.

La créature de la nuit finit par se calmer, voyant que l’emprise que la bourgeoise exerçait sur sa prison ne faiblissait pas. La fatigue eut raison de la bête, elle finit par calmer le quadrupède qui cessa de se débattre. L’élémentale n’avait alors plus aucune raison de le maintenir dans cette position et relâcha toute la pression qu’elle exerçait, rendant à l’eau son caractère incompressible. Le Grahyena se releva alors, et, dévisageant Juliette, fit demi-tour pour partir loin de l’endroit où il venait de subir une de ses plus humiliantes défaites. Il avait reconnu Juliette comme lui étant supérieure et se soumis à ce nouveau rapport hiérarchique. Les deux autres bêtes semblaient avoir suivi le chef du trio, laissant la plaine sans danger.

Juliette tourna les talons et se dirigea vers l’arbre où se trouvaient Doc et Violette. Cette dernière semblait très affaiblie et sa petite fée semblait très inquiète de l’état de sa maîtresse. La future défenseur s’accroupit alors et se mit à la hauteur de la plus jeune et, sur un ton empli de sollicitude, lui demanda :

« Tu vas bien, Violette ? Tu as de quoi te soigner dans ton sac, je peux t’aider d’une façon ou d’une autre ? »

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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Violette le Sam 6 Juin 2015 - 13:58

Dans ma posture actuelle, allongée bien contre mon gré sur l'herbe à cause de ma cheville foulée, je n'avais pas une position idéale pour observer l'avancement du combat entre Juliette et les Grayhena. Toutefois, il me semblait bien discerner dans sa direction, à une cinquantaine de mètres de moi, une grosse masse de poils sombres qui ne bougeait plus. Lugia soit loué, elle avait déjà vaincu un des deux chiens.

Mais je ne pouvais pas me permettre de réfléchir plus longtemps, il y avait plus urgent à faire: si jamais le loup encore valide repérait ma présence, une proie moins tenace que Juliette l'intéresserait forcément... Il me fallait me relever.

Doc était juste devant mon visage, inquiète. Comme elle ne voyait ni hématomes, ni blessures, ni symptômes comme ma toux habituelle, elle était encore plus anxieuse. Je la rassurai aussitôt:

"Ca va, tout va bien Doc. J'ai juste... Un peu mal à la jambe."

Tandis que je souriais pour la calmer, je regardais autour de moi pour trouver quelque chose susceptible de m'aider. Mais il n'y avait pas grand-chose, à part l'arbre qui avait assommé le Grayhena... Voilà qui pourrait être utile!

"Doc, s'il te plaît, utilise tes pouvoirs pour casser la branche la plus basse de cette arbre, et donne-la moi".

Ma Tarsal s'exécuta et grâce à cette canne improvisée, je pus me remettre debout, péniblement. Ainsi, j'avais une meilleure vue sur le combat en cours. Juliette me cria alors:

« Reste bien à l’abri Violette, je m’occupe du dernier. »

Je la remerciai d'un signe de tête. Je n'avais pas la force de faire plus, alors livrée un autre combat Pokémon contre un autre loup qui semblait encore plus féroce que le précédent, non merci. Et Doc aussi avait besoin de repos. Je lui donnais une baie pour lui rendre des forces, et je passai également un drôle de liquide bleu sur son petit corps, là où le chien l'avait frappée. La baie diminuerait sa fatigue, et le liquide, la douleur. Malheureusement, il ne me restait plus de jus de Sitrus... Il me faudrait penser à refaire mes provisions...

Mes premiers soins dispensés, je réfléchissais à ce que je devais faire: m'éloigner comme Juliette me l'avait demandé? Ou rester ici au cas où elle aurait besoin d'aide? Mais rapidement, toute retraite devint inutile: la jeune fille enferma le canidé dans une cage aquatique dont il ne put sortir malgré tous ces efforts. Lorsqu'il fut bien épuisé par ses vaines tentatives, Juliette le relâcha. Sa soif de sang envolée, le loup préféra alors rendre sa suite face à celle qu'il reconnaissait désormais, si je ne me trompais pas concernant l'esprit de meute de cette espèce, comme sa supérieure.
Je m'adressai alors à ma petite fée:

"Dis-moi, Doc, tu penses pouvoir apprendre à faire ce qu'elle à fait tout à l'heure avec tes pouvoirs psy? Tu sais, la barrière d'eau?"

Doc me regarda alors avec une impression d'incompréhension sur son petit visage. Elle ne comprenait visiblement pas de quoi je parlais... ou comment elle pourrait faire une telle chose. Bah, c'était logique après tout, Doc était encore petite et elle n'avait pas encore développé son potentiel. On verrait ça plus tard, décidai-je, au gré des attaques qu'elle apprendrait.

Soudain, ma jambe me lança de nouveau, au moment précis où Juliette, son combat terminé, elle se précipita vers moi et me demanda avec sollicitude: « Tu vas bien, Violette ? Tu as de quoi te soigner dans ton sac, je peux t’aider d’une façon ou d’une autre ? »

De... De quoi me soigner dans mo sac? Raaaaaaaaaaaaah mais quelle idiote je faisais!

-Oui, oui, le répondis-je gentiment avec un sourire penaud, j'ai... j'ai de quoi."

Heureusement, ni mn sac besace, ni son contenu n'avaient été abîmés lors de ma chute. J'en sortis donc une drôle de grosse feuille, ainsi qu'une gourde. Je commençai alors à mâchouiller la feuille tout en expliquant à celle qui m'avait sauvé la vie:

"Cette feuille libère une sorte de suc quand on la mâche qui apaise la douleur... Tiens, ajoutai-je en lui tendant la gourde, c'est une infusion de feuilles de Rafflesia refroidies. Parfois, ces Pokémon perdent un de leur pétales qui est gorgé d'énergie lunaire. Si on le purifie des spores qui l'imprègnent naturellement, c'est un excellent remède pour régénérer ses pouvoirs, chasser la fatigue et guérir les blessures légères, surtout pour les Pokémon et des élémentaux qui sont sensibles aux rayonnements de la lune."

Je fis alors une pause pour reprendre mon souffle et déclarai:

"Merci, merci de m'avoir protégée, Juliette. Tu as été vraiment impressionnante, je n'avais jamais vu quelqu'un se battre comme ça et vaincre aussi facilement des ennemis supérieurs en nombre. Si... Si je peux faire quelque chose pour toi, n'hésite pas à me demander..."

Doc fit alors quelque chose que je n'avais jamais vu: elle se téléporta sur l'épaule de Juliette et lui fit ce qui ressemblait à un bisou sur la joue. Puis elle se regarda, se transféra sur la mienne et fit de même! Pour que je ne sois pas jalouse, sans doute!

"Je vois que Doc t'apprécie beaucoup! C'est la première fois que je la vois faire ça avec quelqu'un d'autre que moi..."


Soudain, Doc m'interrompit en poussant de petit cris, tout en désignant l'intérieur de mon sac...

"Oui, Doc," confirmai-je.

Puis j'expliquai la situation à Juliette:

"Je n'ai plus aucun remède dans mon sac. Il va falloir que j'aille refaire des provisions. Il y a pas mal d'arbres fruitiers par ici, ce serait un bon début. Mais vu l'état de ma jambe, ça risque de me prendre une éternité. Pour l'instant, j'essaie de ne pas appuyer dessus, mais je ne peux pas me déplacer éternellement à cloche-pied... Est-ce que... Je sis vraiment désolée de te demander ça, tu ne me dois rien mais... Est-ce que tu pourrais encore m'aider?"

Je sortis un rouleau de bandage de ma besace.

"Il faudrait le serrer très fort autour de ma cheville pour l'immobiliser, à moins que tu n'aies de quoi faire une vraie attelle? Ca devrait pouvoir se faire avec ces bandages et des branches. Et puis ensuite, il me faudra refaire mon stock. Tu pourrais m'aider? Dans tous les cas je te donnerai des remèdes pour te remercier de m'avoir aidée, il te seront utiles pour ton voyage..."

Doc s'approcha alors de Juliette et commença à tirer avec ses petits bras sur l'ourlet de la robe de la jeune fille, un grand sourire sur son mignon visage.

"Et je crois que Doc veut te garder un peu plus longtemps avec nous!" conclus-je avec un sourire.

[La chasse aux baies, ça te dit? Wink ]
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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Juliette Sevaltico le Lun 8 Juin 2015 - 14:10

Juliette, bien que sérieusement concernée par l’état de Violette, ne put réprimer un petit rire quand elle vit la mine déconfite de la Nalcienne. Cette dernière semblait avoir complètement oublié sa besace dans laquelle elle transportait son nécessaire de voyage. Tout en mâchonnant une drôle de feuille, la plus jeune tendit une gourde à son ainée tout en vantant les bienfaits du liquide se trouvant à l’intérieur du récipient.  Cette boisson contiendrait des spores de Rafflésia et ces derniers seraient excellents pour les élémentaux qui tireraient leurs pouvoirs de la lune. Juliette, intriguée par cette explication, goûta du bout des lèvres la concoction avant d’en boire une grosse gorgée. Elle se sentit revigorée et vivifiée en un instant, prête à recommencer l’entraînement !

Alors qu’elle tentait de rassurer Violette en lui disant qu’elle n’avait fait que son devoir, Juliette fut coupée par la petite fée de la blessée qui se téléporta sur son épaule. Surprise, l’humaine ne bougea d’un cil tandis que Doc déposa un rapide bisou volé sur la joue porcelaine de l’élémentale. Le petit être psychique retourna alors à sa place, sur l’épaule de sa dresseuse, et recommença le même manège, ce qui fit sourire les deux jeunes femmes.

Mais le sourire de Violette ne dura qu’un temps, en effet, cette dernière semblait être à court de remèdes et médicaments, et au vu de sa santé fragile, ce manque risquait d’avoir de très lourdes conséquences. La jeune fille à la chevelure prune demanda alors à Juliette si cette dernière ne pouvait pas la remplacer dans la cueillette, sa jambe lui faisant terriblement mal. La bourgeoise acquiesça de suite, après tout cela ne lui coûtait rien de l’aider, surtout que cette dernière lui avait également sauvé la vie en s’occupant d’une des bêtes de la nuit. Violette sortit alors un bandage de son sac et demanda à blonde si elle pouvait l’aider à panser sa cheville. Juliette dégaina alors sa deuxième Pokéball et fit sortir son hippopotame rose.

« Ramoloss, utilise choc mental sur… Hum, cette branche ! Et maintenant casse la en deux s’il te plait. »

Le benêt venait de déposer dans les mains de sa dresseuse deux bouts de bois d’une trentaine de centimètres. Juliette les plaça de chaque côté de la jambe, à partir de la moitié du mollet de la blessée de sorte que l’autre extrémité arrive à la cheville. La maîtresse de l’eau prit alors la bande qu’elle déroula autour des branches qu’elle venait de disposer, insistant bien sur la cheville et le talon. La jeune femme faisait très attention à manipuler délicatement la jambe de manière à éviter toute souffrance inutile, et, à la vue de l’absence de grimace sur le visage de Violette, on pouvait considérer ce premier bandage comme une réussite. Une pointe de fierté dans les yeux, Juliette annonça :

« Bon… Normalement avec ça ta cheville ne devrait pas trop bouger. Je vais aller te chercher les baies que je trouverais dans les environs mais je t’avoue que j’en n’ai pas une très bonne connaissance. Du coup, je propose que je ramène tout ce que je trouve et qu’ensuite tu fasses le tri toi-même ? Vu le climat très pluvieux de ces terres, tu auras principalement des baies juteuses, j’espère que c’est ce qu’il te faut… »


Sans plus de cérémonie, Juliette s’apprêtait à tourner les talons quand Doc se mit doucement en marche vers elle, la fixant avec un sourire béat sur son visage blanc. Juliette sourit à son tour et s’accroupit pour faire face à la petite fée.

« Tu veux venir avec moi ? Pas de soucis ! » puis s’adressant à Violette, elle dit « Doc vient avec moi pour la cueillette, si ça ne te dérange pas ? Tu ne dois pas t’inquiéter, elle est entre de bonnes mains ! Du coup je laisse Goupix avec toi, histoire que tu ne sois pas sans protection. L’épisode de tout à l’heure m’a suffi pour aujourd’hui… Encore une fois, ne te fais pas de soucis, elle est très sociable ! N’est-ce pas Goupix ? »

La renarde opina du chef joyeusement et s’approcha alors de Violette, sa nouvelle protégée.

« Je ne serai pas longue, je commence à connaître les parages, je sais où aller. »

Juliette s’éloigna alors de la blessée pour se diriger vers les quelques arbres parsemés à travers les piémonts. Alors qu’elle marchait, Doc sur l’épaule, Juliette passait sous divers arbres contenant des  fruits variés. Les pluies torrentielles caractéristiques de cette région du pays ne constituaient pas une météo des plus clémentes pour les arbres fruitiers, l’humidité rendant pourrie la plupart des baies avant même qu’elles ne soient mures. La Mizuhanienne triait alors visuellement les fruits aptes à la consommation et quand ce premier tri était effectué, elle s’adressait à l’être psychique qu’elle portait sur elle :

« Des baies comme ça aideraient ta dresseuse, Doc ? » et en fonction de la réponse du petit Pokémon psy, Juliette décochait les fruits de leur branche avec des petites lames d’eau. Peu à peu, les bras de la jeune femme se remplirent de fruits et baies divers telles que des baies Alga, des baies Repoi ou encore des baies Grena. La Tarsal finit par devoir aider Juliette en faisant léviter certaines baies que les bras de la maîtresse de l’eau ne pouvaient plus contenir.

« Je pense que Violette sera contente avec tout ça tu sais ! On a pris quasiment des fruits de chaque espèce qui pousse ici, elle devrait trouver son bonheur dans tout ça ! En tout cas, tu as l’air d’avoir une très bonne dresseuse qui sait très bien s’occuper de toi, tu es resplendissante tu sais ! »

Juliette s’amusait du léger rouge qui montait aux joues de la petite Tarsal, comme si cette dernière était gênée du compliment. Retournant ainsi sur ses pas, la Mizuhanienne retrouva Violette.

« Je pense avoir trouvé tout ce qu’il te faut ! » adressa-t-elle à la Nalcienne, un sourire malicieux aux lèvres.


Dernière édition par Juliette Sevaltico le Jeu 18 Juin 2015 - 20:40, édité 1 fois

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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Violette le Mar 9 Juin 2015 - 8:25

J'adressai un sourire de remerciement à Juliette lorsqu'elle eut fini de poser mon attelle. Cela ne faisait pas disparaitre la douleur de fond, qui était toujours là, en fond. Mais au moins m'empêchait-elle de faire des faux mouvements et par là même, des pics de douleurs qui me prenaient quand je faisais un faux mouvement. C'était déjà mieux. Au prix de quelques grimaces, je réussis à trouver une position confortable, assise à même le sol, le buste bien droit et les jambes bien écartées selon un angle de cent trente-cinq degrés environ. avec tout ça, je n'avais plus mal. Enfin, plus ou moins.
Je remerciai Juliette de sa gentillesse, encore une fois, lorsqu'elle accepta d'ailler me cueillir des baies pour mes remèdes. En attendant la jeune Mizuhanienne me laissait sa Goupix. la charmante petite renarde s'approcha donc de moi, ses queues frétillant à chaque pas. apparemment, elle aussi était contente d'avoir de la compagnie pendant que sa dresseuse était occupée ailleurs.

Mais tout de même, je me sentais un peu coupable: sans moi, Juliette n'aurait pas eu besoin de s'éloigner et elle aurait pu s'amuser avec sa Pokémon... Puisqu'elle n'état pas là, je suppose que ce rôle me revenait? Je regardais donc autour de moi s'il y avait quelque chose de susceptible d'amuser la jeune Pokémon. Mais à portée de bras, je ne trouvai rien d'intéressant...

Il y avait bien une petite branche morte que je songeai un instant à lui jeter pour l'amuser, mais je me ravisai aussitôt. En effet, ce genre de branche avait la fâcheuse habitude de contenir pas mal d'échardes et autres petites pointes végétales qui risquaient de blesser les Pokémon s'ils les prenaient avec leur gueule.

Cherchant encore un peu, je finis par remarquer quelque chose qui ferait l'affaire, et qui n'était pas situé trop loin, à hauteur de mon genou droit: des pissenlits. Je soufflai dessus et l'effet fut immédiat, Goupix commença aussitôt à glapir et à courir après les graines dispersées par le vent. Mais j'arrêtai lorsqu'elle commença à éternuer après s'être pris une des petites graines duveteuses dans le nez!
Pas question de rendre sa Pokémon à Juliette en mauvaise santé! A la place, je ramassai quelques boules de mousse qui poussaient à quelques centimètres de moi et les lançai en l'air. Goupix s'amusa à les griller en l'air, et elle n'en loupa pas un seul. Visiblement, elle était très douée et avait l'habitude de ce jeu! Pour finir, je la félicitai de sa performance, et la caressai tandis qu'elle revenait vers moi, en attendant comme elle le retour de sa dresseuse. Cette dernière revint une dizaine de minutes plus tard, les bras chargées de baie et autres végétaux. Dès qu'elle l'aperçut, Goupix courut la rejoindre et Doc, qui jusqu'ici était perchée sur son épaule, revint à mes côtés et s'enquit de ma santé. Je la rassurai avec quelques mots de réconfort, puis remerciai Juliette:

"Je sais que je passe mon temps à dire ça aujourd'hui, mais merci encore. Vraiment. Sans toi, je n'aurais pas pu continuer mon voyage, par manque des soins adéquats. C'est qu'il n'y a pas que ma patte folle que je dois surveiller..."

Je m'interrompit le temps de laisser passer une méchante quinte de toux.

"J'ai également quelques soucis respiratoires. Mais tant que j'ai les bonnes herbes, ce n'est as un problème, enchaînai-je avec un sourire afin de ne pas laisser une atmosphère pesante s'installer. D'ailleurs, je vois que Doc t'as bien eu!"

Je désignai du doigt une certaine variété de baies, de couleur violette qui ressemblaient à des petits grains de raisin. Elles étaient présentes en grand nombre dans letas ramené par Juliette.
"Ces baies, expliquai-je, sont des baies Remu. Elle n'ont aucun pouvoir curatif à proprement parler mais elles sont très sucrées, et la plupart des Pokémon en raffolent! Notamment celle-ci, dis-je en pointant Doc du doigt, tout en souriant. Ma Tarsal, qui regardait d'un air envieux son plat préféré qui n'attendait qu'elle, afficha une mine désolée lorsqu'elle découvrit que j'avais éventé son petit stratagème.

Cependant,, généreuse comme toujours, elle alla offrir une grosse portion de baies Remu à Juliette et à Goupix, pour les remercier, pour Juliette d'avoir cueilli les baies, et pour Goupix, d'avoir pris soin de moi. Elle pensa même à en mettre de côté pour le Ramoloss qu'elle avait aperçu un peu plus tôt.
Une fois cet en-cas simple mais délicieux avalé, Doc m'apporta le reste de plantes, qui pour le coup, étaient de vrais remèdes.

"Je te félicite, Doc, la congratulai-je, tu ne t'es pas trompée dans tes choix!"

Ravie, ma Tarsal commença à chanter sur un air doux et entraînant pour manifester sa joie.
Malgré ma jamabe immobilisée, je n'avais pas trop de mal à manipuler mes outils: mortier et pilon pour broyer les plantes, alambics pour les faire décanter, briquet à amadou pour les chauffer... Outre mes remèdes personnels, j'avas prévu d'en préparer trois spéciaux pour Juliette, pour la remercier. Je terminai la préparation en une demi-heure, puis annonçai à ma bienfaitrice:

"Voilà, maintenant il me faut attendre. Ces remèdes ne seront prêts que d'ici une à trois heures, selon les préparations. Les trois fioles les plus à droites sont pour toi. La première contient une préparation identique à celle que tu as bu mais qui marche pour tous les humains et les Pokémon. La deuxième calme toute les douleur existantes, le temps de consulter un guérisseur, et la troisième, je ne connais pas meilleure pommade pour désinfecter une plaie... Ce qui me fait penser..."

Je m'interrompit le temps de mastiquer une nouvelle feuille antidouleur. Ah, ça allait mieux maintenant. En prenant appui sur ma canne improvisée et légèrement soutenue par les pouvoirs psychiques de Doc, j'arrivai même à me lever. Bien sûr, je ne pourrai pas marcher sans troisième pattes pendant quelques jours, mais au moins, je ne soufrai plus, cequi ne manqua pas de faire pousser des cris de joie à ma Tarsal!

"Rien de tel qu'un eu d'exercice pour faciliter la récupération, expliquai-je avec un sourire. Bon, en attendant que ce soit prêt, que dirais-tu de reprendre la conversation que nous avions avant l'attaque des Grayhena? Que fais-tu ici? Tu t'entraines? Tu veux devenir maîtresse élémentale, c'est ça? Désolée si je suis indiscrète, mais je dois t'avouer que les élémentaux sont un véritable mystère pour moi, j'ai vécu en solitaire une bonne partie de ma vie et je n'en ai jamais rencontré avant toi!"
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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Juliette Sevaltico le Dim 14 Juin 2015 - 21:08

Juliette ne put s’empêcher de sourire quand Violette lui annonça qu’elle était tombée dans le piège de sa Tarsal. Elle accepta même de bon cœur la baie Rému que le petit être psychique tenait à lui offrir et donna le reste de sa portion à ses deux Pokémon. Les six queues de Goupix battaient lentement l’air, une douce chaleur s’en dégageant. En observant les petites boules brûlées qui se trouvaient à un mètre de la blessée, Juliette comprit que sa renarde avait passé son temps à  carboniser des petits projectiles végétaux. Violette était une jeune fille vraiment adorable, alors que Juliette lui avait confié son Pokémon dans le but de la protéger, elle avait tenu à jouer avec pour la distraire. Cette petite attention fit grand plaisir au maître de l’eau, qui observait Doc manger sa baie préférée avec appétit.

Violette s'activa alors et, tel un véritable apothicaire, concocta divers médicaments. Elle alla même à en créer certains pour les offrir à celle qui l’avait aidé tout au long de la journée. Juliette aurait droit à trois médicaments, cette dernière écoutait attentivement les explications de la Nalcienne. La Mizuhanienne remercia à son tour sa cadette pendant que cette dernière mastiquait activement une feuille comme elle le fit quelques instants auparavant. Les effets curatifs se l’herbe ne tardèrent pas à arriver, permettant alors à Violette de se relever sans trop souffrir.

La vision de sa maîtresse debout provoqua instinctivement des petits cris de joie chez Doc. Juliette ne put s’empêcher d’être attendrie par une telle manifestation d’amour, elle voyait clairement toute la complicité qui s’était installée entre la dresseuse et le Pokémon. La Mizuhanienne ne put retenir un regard en la direction de sa renarde qui la regardait déjà. Bien que, de par son éducation, Juliette n’était que peu démonstrative, elle savait très bien qu’un même lien les unissait, elle et Goupix. Elle regarda alors mademoiselle Heaver faire quelques pas en déclarant que faire un peu d’exercice ne pouvait qu’accélérer sa récupération.

« Fais quand même attention à ne pas trop forcer sur ta jambe blessée… Mais au niveau de la santé, tu as l’air de savoir ce que tu fais, donc je te fais confiance à ce niveau-là ! C’est vrai que notre conversation a été un peu écourtée mais en effet, tu as l’air d’avoir deviné ce que je fais ici… En fait je ne veux pas devenir maîtresse élémentale parce qu’au sens strict du terme, je le suis déjà. Non je suis ici pour m’améliorer. Il se trouve que contrairement à d’autres maîtres de l’eau, je ne maîtrise pas la glace, ce qui rend l’entraînement dans le centre de Mizuhan plus difficile, au vue des températures qui chutent souvent en dessous du zéro. J’ai donc décidé de venir m’exercer ici, à l’est du pays, pour son climat plus tempéré. La glace n’est pas présente ici et vu qu’il pleut régulièrement, je n’ai pas de mal à trouver de l’eau pour m’entraîner ! D’ailleurs, je compte bientôt passer une épreuve élémentale qui reconnaîtrait officiellement le niveau de ma maîtrise. Bien que j’aie pu paraitre assez offensive avec mes fouets, je m’oriente plus vers la voie de la défense en réalité! »

Juliette n’avait pas l’habitude de dévoiler autant sur elle-même mais elle était certaine que Violette n’utiliserait pas les informations qu’elle venait de récolter contre la maîtresse de l’eau. Elle n’avait pas pleine confiance en cette inconnue, mais elle n’avait pas de raison de se méfier d’elle. La maîtresse de l’eau se doutait qu’elle faisait face à une non-initiée à l’élémentalisme mais fut cependant surprise quand elle entendit Violette lui dire qu’elle était la première maîtresse qu’elle rencontrait. Se disant alors qu’une démonstration valait mieux que mille mots, Juliette appela l’eau à la rejoindre. Une quantité assez impressionnante d’eau répondit à l’appel et se mut, suivant les gestes de la maîtresse de l’eau.

La jeune femme fit de nombreux mouvements circulaires avec ses mains et commanda à l’eau de suivre leurs mouvements. L’eau se mit à tourner sur elle-même, de manière plus étroite à la base mais plus évasée et plus large en hauteur. Le liquide suivait un axe invisible, tournoyant sur elle-même, formant une construction qu’on pourrait assimiler à une petite tornade aquatique. Le cyclone aqueux s’épaissit de plus en plus, prenant plus d’ampleur alors que les mouvements des mains s’accéléraient sans cesse. L’œil du cyclone se trouvait désormais à plus de deux mètres au-dessus des jeunes femmes et avant de perdre le contrôle de sa création liquide, Juliette cessa ses mouvements et d’un geste ample, elle stoppa l’eau qu’elle rejeta dans la mare d’où elle provenait.

« Si tu n’as jamais rencontré d’élémental, tu dois trouver ça très impressionnant… Mais à vrai dire, ce n’est pas grand-chose. Je m’entraîne sans cesse dans le but de ne jamais avoir à craindre de perdre le contrôle de ce que je fais. Je veux être capable de me défendre mais également défendre ce que j’aime. J’ai été très couvée pendant mon enfance et même mon adolescence en fait… De ce fait, je n’ai jamais vraiment appris à être indépendante et je dois y remédier… Mais je parle un peu trop ! Dis-moi en un peu plus sur toi, Violette Heaver. Qui se cache sous ce prénom ?»


Dernière édition par Juliette Sevaltico le Ven 19 Juin 2015 - 20:46, édité 1 fois

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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Violette le Lun 15 Juin 2015 - 20:11

J'écoutai attentivement les explications que me donnait Juliette sur la maîtrise élémentale. Ainsi, il était possible de spécialiser dans l'attaque ou la défense... En y repensant, son orientation était logique: les fouets d'eau qu'elle avait générés un peu plus tôt ne lui avaient pas servi à frapper directement les loups, mais à leur renvoyer leurs attaques... Bref, une manœuvre bien plus défensive qu'offensive, tout bien pesé. Puis vint le moment tant redouté. A force de lui poser des questions, il était évident qu'elle allait faire de même et me demander des détails sur ma personne.

Oh et puis après tout, pourquoi pas? Après, il y avait très peu de choses que je ne pouvais pas révéler à mon propos. Presque rien en fait... Histoire de gagner un peu de temps avant de commencer mon récit, je sortis un mouchoir de mon sac et entrepris de nettoyer la bouche de Doc, toute tachée de jus de baie. Puis je me lançai:

"Sur moi? Oh il n'y a pas grand chose à raconter. Je suis née il y a maintenant dix-huit ans dans les monts tempêtes, à Nalcia. Ma mère est morte en me mettant au monde et mon père était un marchand ambulant. En fait, il n'était pour ainsi dire jamais là, et c'est ma nourrice qui nous a élevé, mon frère et moi. En fait, elle a fait office de mère pour nous deux.

A cause de ma santé fragile, on m'autorisait rarement à mettre le pied dehors, surtout dans une zone avec un climat aussi rude et un relief aussi dangereux. Alors j'ai passé une bonne partie de ma vie enfermée chez moi, dans les montagnes. A cet époque, mon frère était mon seul ami. Enfin, mon frère, et ses Pokémon oiseaux. Il avait une vraie fascination pour les Pokémon en général mais surtout pour les oiseaux et il mettait un point d'honneur à me montrer tous les nouveaux volatiles qu'il capturait.

Il faut dire que le seul autre moyen que j'avais de voir des Pokémon à l'époque, c'était sur des reproductions, faute de pouvoir sortir. Ma nourrice a souvent sermonné mon père sur le fait que cet environnement ne me convenait vraiment pas, mais il n'a jamais rien voulu savoir. Pour lui, la montagne était le seul habitat valable.

Et puis, il y a huit ans de ça, mon frère a disparu du jour au lendemain, à la suite d'une grosse dispute avec mon père. Je n'en ai jamais vraiment compris le sujet d'ailleurs... Toujours est-il que du jour au lendemain, j'ai perdu mon seul ami... Et toute possibilité de voir de vrais Pokémon par la même occasion".


Je m'interrompis, gagnée par la mélancolie. Sentant que quelque chose n'allait pas, Doc se téléporta sur mon épaule et me transmis ses ondes positives me donnant ainsi la force de continuer. Puisque j'avais commencé, autant en finir...

"Je n'ai plus jamais revu mon frère depuis. Je ne sais même pas s'il est encore en vie... Mais de toute façon, je n'étais pas en état de sortir pour partir à sa recherche... D'ailleurs en parlant de lui... En fait tu n'es pas tout à fait la première élémentale que je rencontre. Mon frère en était un aussi, d'après ce que m'a raconté la nourrice. Mais un jour, il a failli me blesser en déclenchant une bourrasque dans la maison. Je ne m'en rappelle pas, par contre, je n'avais jamais vu ma nourrice aussi furieuse. Et depuis, il n'a plus jamais utilisé le vent en ma présence, si bien qu'aujourd'hui, j'ai vu une démonstration élémentale pour la première fois...

Pour ma part, je ne pense pas avoir de prédisposition pour manier le vent, et même si j'en avais, je doute que cela m'intéresse. Je préfère me focaliser sur mes Pokémon. Un élément, aussi dévastateur ou protecteur soit-il reste un élément. Il n'est pas capable de ressentir des émotion et des liens, comme nos charmantes petites créatures! N'est-ce pas Doc?"


Comprenant plus ou moins ce que je disais, Doc fit un grand sourire et me fit à nouveau un bisou sur la joue. Je l'en remerciai en riant avec une baie.

"Bref, la suite est assez rapide. Etre enfermée quasiment seule m'a laissé beaucoup de temps pour lire et pour me cultiver. J'ai beaucoup appris sur les plantes, notamment. D'ailleurs, merci encore pour ton aide tout à l'heure. Même si j'avais pu venir avec toi, je n'aurais pas été d'une grande aide: là où je vivais, dans les montagnes, quasiment rien ne poussait, si bien que a plupart des fleurs que j'ai manipulées pour faire mes premières préparations, je les cueillais séchées dans des pots. Je sais fabriquer des potions et des emplâtres mais j'ai encore du mal à identifier des herbes que je ne connais que grâce à des dessins. Doc est bien plus douée que moi à ce jeu.

Bref, l'avantage d'avoir appris autant sur l'herboristerie, c'est que maintenant, je suis capable de me soigner seule et donc de voyager. Je pense que tu comprends à quel point c'est important pour moi, presque autant que d'être en compagnie de vrais Pokémon, et pas seulement d'images.

C'est la capture de Doc qui m'a finalement décidée à partir à l'aventure malgré les dangers. Les arènes d'Erasia sont mon objectif, mais avant d'arriver à battre un champion, on va devoir s'entraîner encore peu, Doc et moi! Je suppose qu'avec tout ça, tu vois un peu mieux qui je suis, non?"


Et voilà. Je m'étais présentée sans mentir une seule fois. Enfin, si on exceptait le mensonge par omission. Oh je n'avais laissé dans l'ombre que trois petits éléments: d'abord, le curieux testament de mon père, qui nous enjoignait fortement, mon frère et moi, à accroître sa fortune pour des raisons de "survie"... Ensuite, bien sûr, il y avait le trafic de fleur de lues auquel je m'étais livrée pour accomplir cette dernière volonté. Et enfin, il y avait mon...

Mais au fond, tout ceci n'avait aucune importance. Car c'était bien ce que j'avais révélé à Juliette et non ce que je lui avais caché qui définissait la personne que j'étais. Tout en caressant Doc, je conclus:

"Et voilà, tu sais tout. Mais dis-moi, tu as l'air d'être une grande voyageuse. Tu connais le coin? Si c'est le cas, tu veux bien me montrer les Pokémon qui vivent ici? Je ne suis pas vraiment une grande exploratrice et... J'aimerais bien avoir un peu de compagnie!"

Cette demande devait presque paraître suppliante. Et en fait, c'était le cas. S'il y avait bien une chose qui m'avait manqué toutes ces années, c'était aussi la compagnie d'autres êtres humains. Nelly avait été merveilleuse, mas Juliette avait quasiment son âge à lui et instinctivement, je sentais que je pouvais faire confiance à cette jeune fille.
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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Juliette Sevaltico le Jeu 18 Juin 2015 - 19:33

Juliette écoutait attentivement la présentation très détaillée que Violette faisait d’elle-même. La plus âgée se reconnut à de nombreuses reprises dans la cadette. Comme elle, la Mizuhanienne avait dix-huit ans quand elle quitta la demeure familiale pour affronter un monde qui lui était inconnu. Ni l’une ni l’autre n’avaient idée de ce dans quoi elles s’engageaient. Juliette se souvint à quel point cela pouvait être déstabilisant de plonger dans un univers dont on ignore tout.

La maîtresse de l’eau ne put retenir un léger mouvement de surprise quand Violette lui expliqua son non intérêt vis-à-vis de la maîtrise élémentale. Elle qui avait tant lutté pour déclencher son don, jusqu’à se mettre dans des situations périlleuses. « Après tout, chaque personne est différente » pensa-t-elle. Juliette continuait de recevoir les confidences de sa nouvelle connaissance avec un léger sourire. Elle était très douée pour écouter, un peu moins pour parler.

La Mizuhanienne sourit et acquiesça lorsque Violette finit sa présentation. En effet, la plus âgée avait cerné le personnage qui se tenait en face d’elle. Elle avait paru honnête durant tout son discours. Son histoire était touchante et son but louable. Prendre la revanche sur la vie en affrontant les différents champions d’Erasia. Pourquoi pas ? Même si Juliette n’était que très peu intéressée par les combats Pokemon, elle pouvait comprendre l’attrait que certains avaient pour cette pratique.

« Effectivement, d’après ce que j’ai entendu, il y’a encore du travail à fournir avant d’envisager d’affronter les champions d’Erasia… On parle même d’un homme pouvant communiquer avec les dragons les plus violents du pays, tu te rends compte ? » Juliette disait ça avec une pointe d’excitation dans la voix, elle qui avait entendu tant de récits sur ces champions de la part de challengers défaits… Une princesse héritière, un maître dragon, une ancienne pirate impitoyable, un guerrier redoutable,… Toutes ces personnes étaient si importantes ! Et aptes à défendre ce qu’ils aiment…

Juliette rebondit immédiatement sur la dernière question de Violette : « Grande voyageuse… Je ne sais pas si on peut vraiment dire ça… Je n’ai jamais vraiment quitté Mizuhan pour tout te dire, je me sens si bien dans ce pays. Mais pour répondre à ta question, je commence à connaître le coin, effectivement. J’y habite depuis un gros mois. La particularité de cette région qui est très vaste est que les Pokémon ne se déplacent qu’en meute. Les observations se font donc de manière lointaine pour éviter d’approcher de certaines espèces peu recommandables, je te laisse deviner lesquelles. Dans celles à éviter je rajouterai les Tauros et Nidoran qui peuvent se montrer très violent entre eux. Par contre, tiens, regarde là ! »

Juliette finit sa phrase à la hâte pour pouvoir rapidement pointer le ciel qui s’étendait au-dessus des deux jeunes femmes. Un magnifique vol d’Etourvol se déployait sous leurs regards émerveillés. Les oiseaux formaient diverses formes géométriques, toujours dans une synchronisation parfaite aux détails près. Quelques Etourmi suivaient la horde avec un peu de retard, redoublant d’efforts pour rattraper le reste de leurs congénères évolués.

« Ne t’inquiètes pas, même si les plus jeunes ont du retard, les Etourvol vont finir par les attendre à un moment ou à un autre. C’est drôle, généralement on observe plus facilement cette espèce au petit matin… Les voir à cette heure-ci de la journée ne peut annoncer qu’une chose… Tu vas découvrir pourquoi cet endroit porte le nom de Piémonts Pluvieux. »

La maîtresse de l’eau tendit alors sa main et y reçut une goutte. Elle sourit. Les nombres de gouttes commencèrent à se multiplier très rapidement. Juliette se rapprocha alors de Violette et utilisa sa maîtrise pour faire dévier les gouttes de leur trajectoire, permettant ainsi aux jeunes filles de rester au sec malgré les cordes qui commençaient à tomber.

« Rapprochons nous de l’arbre qui se trouve derrière. Nous serons plus discrètes pour observer le spectacle qui se prépare. » dit Juliette, tout en adressant un clin d’œil complice à sa partenaire.

Tout en ayant pris soin d'emporter avec elles les préparations médicinales qui avaient encore besoin de reposer, les deux jeunes femmes prirent place sous un des grands arbres larges qui parsemaient les plaines. Un éclair zébra le ciel, ce qui fit sursauter l’élémentale qui était toujours concentrée sur la déviation des gouttes. Le feuillage de l’arbre n’était pas des plus épais, d’infime quantité d’eau de pluie tentait toujours de foncer sur les jeunes filles.

« La météo dans cette région du pays est très instable, c’est l’endroit de Mizuhan où l’on observe le plus de précipitations dans l’année. Les averses sont très intenses mais également très éphémères. Elle ne devrait durer que le juste nécessaire pour qu’on puisse ob… »

Juliette ne finit pas sa phrase quand elle désigna au loin un troupeau de Rattata composé d’une quarantaine d’individus. Les Pokémon violets traversèrent furtivement les plaines. Ils finirent par se réfugier, tous autant qu’ils étaient, dans un terrier conduisant à de nombreux galeries souterraines. La nature robuste du petit rat lui permet de s’adapter à tous les climats et toutes les habitations. Dans le champ de vision des deux jeunes femmes, une horde de Zigzaton succéda à celle des Rattata. Cette fois-ci, les Pokémon ne passèrent qu’à un mètre de ces dernières, leur permettant de les observer avec attention.

Quand le troupeau passa devant Juliette et Violette, un des individus s’arrêta, interloqué par la double présence humaine. Les regardant du coin de l’œil, le petit curieux s’approcha timidement des deux jeunes femmes. Le Pokémon normal avançait à demi-pas, zigzaguant vers les deux humaines. Juliette s’abaissa et lui présenta une des baies Remu que Goupix avait laissés de côté. Tout en jetant un coup d’œil furtif à Violette, la Mizuhanienne s’accroupit et regarda la petite créature qui leur faisait face. La bête s’avança rapidement, une fois à gauche, une fois à droite, et mordit dans la baie qui lui juta au visage. Une fois le fruit englouti, le petit raton dévisageait toutes les personnes présentes sous le grand arbre. Avant de partir rejoindre le reste de sa famille, le Zigzaton frotta sa tête rayée contre les jambes des deux jeunes femmes.

« Il était adorable celui-là, les Zigzaton sont des Pokémon très curieux et joviaux ! Tu en as pensé quoi ? La pluie a l’air de s’arrêter, c’était vraiment rapide cette fois-ci… »

Au même instant, un hurlement se fit entendre et le vent souffla le nom de celui qui veille sur ces terres.

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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Violette le Ven 19 Juin 2015 - 19:59

Juliette se montra assez intéressée par mon récit, et particulièrement par la partie concernant les champions d'arènes. Apparemment, elle les connaissait de réputation. Pour ma part, hélas, enfermée dans ma maison dans les montagnes, je n'avais pas eu le loisir de me renseigner sur eux. Les affaires m'avaient poussées à m'intéresser à eux pour leur rôle politique au sein de leur cité, mais je ne m'étais guère renseignée sur leur rôle de champion.

Cela pouvait paraître étrange pour quelqu'un qui désirait devenir maître dresseur, mais la vérité était, je crois, que je m'étais interdit d'entretenir ce rêve fou que j'estimais jusqu'à il y a peu irréalisable. Finalement, c'était l'arrivée de la police chez moi qui m'avait forcée à prendre un nouveau départ- et paradoxalement, à avoir un peu plus confiance en moi-même. Ainsi que, bien sûr, ma rencontre avec Doc. J'expliquai en partie cette situation à Juliette:

"Je dois bien avouer que j'ignore quasiment tout au sujet des champions. Enfin, je connais leur nom, la ville où ils habitent ainsi que leurs types de prédilection, mais je ne connais rien de leur stratégie ou de leur caractère. Pour les noms, c'est surtout mon père qui m'en parlait quand il rentrait de voyage. Mon frère aussi, s'est intéressé à eux à une époque. Il voulait devenir maître dresseur en ce temps-là, et il m'avait longuement expliqué leur stratégie et comment il comptait les vaincre avec ses oiseaux. C'est d'ailleurs là que j'ai reçu mes premiers cours de stratégie. Mais tout ça, ça commence à dater, c'état il y a presque dix ans. Je suppose que les champions ont changé depuis... Des actuels, je ne connais que leur nom, leur ville, et très vaguement le type de Pokémon qu'ils utilisent. Mais c'est tout. Je ne sais rien de leurs stratégies favorites".

Je gardai pour moi en revanche que jusqu'ici, j'avais surtout considéré les champions comme des éléments purement géopolitiques de la ville à laquelle ils appartenaient. Mais en termes de match Pokémon, ils représentaient un tout. Et pas n'importe lequel. Un passage obligatoire et particulièrement ardu qu'il me faudrait affronter, alors que dans le monde ordinaire, en dehors des Pokémon, ils étaient des notables comme les autres... Ce qui n'enlevait rien à leur valeur et à leur puissance propres...

Pour la suite, Juliette accepta fort gentiment de me montrer les us et coutumes des Pokémon du lieu.
"Merci beaucoup", la remerciai-je.

J'eus à peine le temps de finir ma phrase que Juliette m'indiquait de regarder en l'air. Doc, plus rapide que moi, s'exécuta la première, et un grand sourire illumina son visage devant le spectacle qui s'offrait à ses yeux. Des Etourvol.

"J'ai déjà vu des Etourvol. Mon frère en avait un, expliquai-je à Juliette. Mais c'est la première fois que j'en vois tout une volée. C'est impressionnant. Leur coordination est parfaite. On dirait un véritable ballet aérien. C'est... C'est magnifique!"

Mes mots étaient sincères. De la même manière qu'un enfant qui découvre pour la première fois les merveilles que sont les Pokémon, je ne parvenais pas à détacher mes yeux de la scène. Le moindre mouvement d'aile ou de queue semblait devoir percuter leur voisin immédiat. Pourtant il n'en était rien et au dernier moment, ils s'écartaient pour reprendre leur chorégraphie aérienne un peu plus loin.

La pluie commença alors à tomber mais Juliette nous abrita sous un parapluie élémentaire.

"Merci. Tu es vraiment douée avec ta maîtrise!"

Ensuite, Juliette me conseilla de me retourner pour admirer une autre scène touchante: une troupe de Rattata et de Zigzaton passa devant nous en slalomant. L'un d'entre eux marqua même un arrêt pour venir nous voir de plus près. Juliette le nourrit alors avec une baie, et le Pokémon vint se frotter contre sa cuisse, puis contre la mienne. J'en profitai pour le caresser à mon tour. Il était vraiment mignon!

"Je vois ce que tu veux dire, ce Pokémon était vraiment très amical... Mais bon, ce n'est pas le premier que je croise, comme ça, tout à l'heure, juste avant qu'on se rencontre, Doc et moi on a croisé un Rattata qui était assez agressif au point qu'on a dû faire un petit match contre lui. Mais il n'était pas méchant, juste de mauvais poil parce qu'on avait envahi son territoire: Doc était entrée par erreur dans son buisson après un Téléport raté. Mais à la fin, Doc a réussi à communiquer avec lui pour lui faire comprendre qu'on ne lui voulait aucun mal, alors il est reparti dans son repaire et il nous a offert une baie pour faire la paix avec nous, j'imagine. C'était mon premier combat contre un Pokémon sauvage."

Mais mon discours fut interrompu par un cri formidable qui parvenait de quelque part dans mon dos. Je me retournai et vis un étrange Pokémon qui nous faisait face, à une centaine de mètres devant nous. D'un port fier et altier, il ressemblait à une gigantesque panthère de couleur bleu glace et une insondable noblesse se dégageait de lui. Je connaissais son nom, pour avoir déjà vu des dessins de ce Pokémon. Mais jamais, au grand jamais je n'aurais cru le rencontrer un jour, et encore moins si tôt dans mon voyage!

[color=#9933ff]"C'est le légendaire Suicune, le messager des vents du nord... n'est-ce pas?" demandai-je à Juliette à voix basse, sur un ton qui mêlait crainte et respect pour l'auguste Pokémon.

Soudain, j'eus envie qu'un Triopikeur creuse un trou dans le sol juste en dessous de moi, et m'y engloutisse. Je ne disposai d'aucun don élémentaire et encore moins de celui de l'eau, pourtant, je percevais ans peine l'immense puissance qui se dégageait, telle une aura, de cet être.

Le chien mythique nous fixa encore un instant, nous les deux étrangères humaines qui avions envahi son domaine, sans toutefois s'approcher. Non sans peine, je soutins son regard. Puis, après quelques instants de ce périlleux exercice, la créature fabuleuse se désintéressa de nous et reprit sa course à toute vitesse dans les plaines. Il était quasiment impossible à distinguer lorsqu'il courrait. On aurait simplement dit qu'un nuage de brume traversait les piémonts à toute vitesse.

Je restai encore quelques instants bouche bée, si bien que Doc dut tirer sur le col, de ma veste pour me faire revenir à moi. Je la caressai alors pour lui montrer que tout allait bien.

"Suicune... Habite ici, c'est ça? demandai-je à Juliette. Il est si... Il est tellement... Impressionnant... C'est la première fois que je vois un Pokémon Légendaire en chair et en os..."

Et ceci me fit réaliser que j'avais encore énormément à apprendre au sujet des Pokémon... Mais s'ils étaient tous aussi fascinant que celui-ci, ce ne serait pas une punition, bien au contraire. Et puis, il y en avait que je connaissait déjà, me dis-je tout en tournant la tête vers mon épaule gauche, là où Doc était perchée. Cette dernière regardait le ciel, et je compris pourquoi. Aussi, je proposai à ma nouvelle amie:

"Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber? Que dirais-tu de trouver une auberge pour la nuit? A moins que tu ne préfères que nous montions un camp pour dormir à la belle étoile?"

Je venais de passer une très bonne journée en compagnie de Juliette malgré ma cheville foulée et j'aurais bien aimé faire durer un peu plus ce moment de convivialité. Et apparemment, je n'étais pas la seule: Doc se téléporta sur l'épaule de la Mizuhannaise et commença à pousser de petits cris joyeux tout en battant des bras.
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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Juliette Sevaltico le Mer 24 Juin 2015 - 0:40

Juliette jeta un regard amusé à Violette, visiblement cette dernière ne s’attendait pas à faire une telle rencontre aujourd’hui. La maîtresse de l’eau n’était pas plus étonnée que ça de rencontrer à nouveau la bête légendaire. À vrai dire, la jeune blonde avait eu l’occasion d’apercevoir la créature purificatrice à deux reprises avant ce jour. Deux fois, elle l’avait vu traversé les piémonts pluvieux tel un éclair bleu, amenant la pluie partout où il passait. Bien que la légende voyageait constamment à travers le royaume de l’eau, elle semblait ressentir une affection toute particulière pour cette zone.

« Oui, c’est bien lui. Il n’habite pas vraiment ici, il n’habite nul part en fait… Suicune est en perpétuel mouvement à travers Mizuhan mais il semble revenir aux piémonts pluvieux régulièrement. Si ça peut te rassurer, c’est également le seul Pokémon légendaire que j’ai eu l’occasion de rencontrer. Il est vraiment magnifique. »

Lorsque Juliette était à proximité de la panthère, elle avait l’impression que de la puissance pure lui était insufflée dans tout son corps mince. La fille de l’eau ressentait des picotements dans le bout des doigts et les liquides à proximité se mouvaient sauvagement, répondant au moindre de ses mouvements. La présence de l’être à la crinière bleue devait avoir un impact direct sur la puissance élémentale des maîtres de l’eau. L’eau retrouvait son calme à mesure où l’être divin s’éloignait.

Les deux jeunes filles restèrent quelques instants légèrement troublées par la rencontre avec Suicune. C’est Doc qui les rappela à l’ordre, tirant sa maîtresse de ses pensées. Juliette observa la Tarsal se démener avec le col de la dresseuse, souriant gentiment. La pluie cessa par la suite, Suicune devait avoir quitté les piémonts pluvieux, continuant sa course sans fin. Juliette répondit alors à la proposition de Violette.

« Dormir à la belle étoile n’est vraiment pas conseillé ici… Les Grayhena sont assez nocturnes et je n’ai pas spécialement envie d’être sans protection quand ils sont à proximité et malheureusement, les auberges sont inexistantes ici. Les plaines sont plutôt désertées, on y préfère souvent les grandes villes du pays. Mais, cependant, j’ai quelque chose à te proposer. Quand je suis arrivée aux piémonts, j’ai trouvé une petite bicoque abandonnée, pas très loin d’ici. C’est très rudimentaire mais je l’ai agrémentée du mieux que je pouvais, je pense que c’est la solution la plus sûre pour nous deux ! »

La maîtresse élémentale guida alors son amie à la cabane qu’elle avait découverte quelques semaines auparavant. D’un geste ample, Juliette retira presque toute l’eau qui avait imbibé le bois. Sa maîtrise lui permettait de rendre l’air à l’intérieur de l’habitacle plus sain en limitant la propagation de la moisissure. Juliette remua les braises qui survivaient dans l’âtre avant d’y rajouter du petit bois qu’elle gardait dans un coin du cabanon. Le feu reprit de plus belle, renaissant de ses propres cendres.

« Je t’avais prévenu, c’est très rudimentaire… J’espère que ça te conviendra. Ça ne devrait pas poser de problèmes pour une nuit. »

Juliette promena son regard et l’arrêta sur le lit à double matelas sur lequel elle avait passé les nuits des dernières semaines. La blonde savait bien à quel point dormir sur ses matelas bien trop fins pouvait devenir un cauchemar, causant bien des maux de dos. Mais elle ferait un effort, au moins pour ce soir. Retirant alors un des deux matelas pour l’allonger de l’autre côté de la pièce, elle déclara à Violette :

« Vu ton état de santé, il vaut mieux que tu dormes dans le lit, je dormirai sur le sol. Et pas la peine d’insister en disant que me laisser le lit est la moindre des choses que tu puisses faire pour me remercier, c’est tout vu ! Je n’ai que peu de confort à t’offrir mais ça me ferait plaisir que tu l’acceptes. Aussi, pour le repas, depuis que je suis dans les piémonts pluvieux, mon régime alimentaire est exclusivement végétarien, j’espère que ça ne te dérange pas… Je laisse Goupix chasser et Ramoloss se débrouille pour manger seul, ils sont très dégourdis à ce niveau-là. Du coup je ne peux que te proposer de la purée de diverses baies qui poussent dans les alentours. Si je ne connais pas leurs vertus médicinales, je suis au moins calée sur leur goût ! »

Juliette partagea alors sa ration de nourriture en deux parts équivalentes et mangea la sienne tout en discutant de tout et de rien avec sa nouvelle amie. Leur conversation fut interrompue par deux fois, la première fois par Goupix grattant à la porte pour rentrer, la deuxième fois par des jets de gravillons contre l’unique fenêtre de l’abri. Les petites pierres étaient utilisées comme projectile par Ramoloss, qui en utilisant choc mental, signifiait qu’il était prêt à rentrer et passer la nuit au sec.

Les deux jeunes femmes discutèrent encore après le repas. La soif d’aventure et de découverte de Violette rappela alors à Juliette qu’elle aussi avait encore beaucoup à voir. Elle prit la décision que cette nuit serait la dernière qu’elle passerait dans cette cabane de fortune. Juliette tomba rapidement endormie, ne sachant pas vraiment si la conversation qu’elle entretenait avec Violette était finie ou pas. Emmaillotée dans son manteau de laine qu’elle avait acquis lors de son passage à l’auberge du dragon bleu, elle se rêva aventurière, exploratrice, chercheuse,… Elle avait tellement d’options qui s’offraient à elle, et tant encore qu’elle ignorait.

Les premiers rayons du jour piquèrent les yeux de la Mizuhanienne qui se les recouvra avec une des queues de sa renarde. La jeune femme avait passé une très mauvaise nuit, se réveillant sans cesse au moindre bruit suspect. Dormir par terre n’avait pas facilité le sommeil, ni la pluie torrentielle qui se déversa sur leur cabanon, heureusement étanche. C’est donc avec les membres tout engourdis que Juliette s’assit péniblement et observa le lieu dans lequel elle se trouvait. Goupix avait dormi près de la blonde, son museau frôlant le nez de la jeune femme. Ramoloss s’était quant à lui roulé en boule aux pieds de sa dresseuse. Violette semblait encore dormir, Doc à ses côtés.

La plus vieille n’attendit pas que sa nouvelle amie se réveilla pour commencer à rassembler les quelques affaires qu’elle avait disposé dans l’abri. Mais malgré toute la bonne volonté du monde, Juliette ne put s’empêcher de faire un peu de bruit lorsqu’elle empaqueta les trois remèdes que Violette lui avait concoctés la veille, ce qui eut pour effet de réveiller la Nalcienne. L’élémentale se confondit alors en excuses :

« Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas te réveiller toi et Doc ! Mais d’un côté tant mieux, ça m’évite de devoir partir comme une voleuse, je m’en serais voulu… Je pars, Violette. La journée passée à tes côtés m’a fait comprendre que ma place n’était plus ici, retirée du monde. Si je veux rencontrer de nouvelles personnes, je ne peux pas me contenter de les attendre dans cette région ! J’ai suffisamment pris mon temps, je me suis suffisamment repliée sur moi-même ! Ma maîtrise s’est considérablement améliorée, et en ça j’ai accompli mon objectif, maintenant je peux partir l’esprit tranquille. Tout ça pour dire que je m’en vais, je ne sais pas encore où, j’irai là où le vent me guidera. Et tout ça, c’est grâce à toi, merci beaucoup… Vous allez me manquer, toi et Doc, mais je suis certaine qu’on se reverra ! »

Juliette jeta un dernier regard à son amie et ainsi qu’à son compagnon psychique, rappela Ramoloss dans sa noigrume et s’engouffra dans le froid du royaume de l’eau, se dirigeant pour une destination inconnue, Goupix toujours à ses côtés.

[HRP: merci pour ce RP bien sympathique, je te laisse conclure! Si tu as la moindre remarque, n'hésite pas! Smile]

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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

Message par Violette le Mer 24 Juin 2015 - 22:12

J'écoutais attentivement les explications de Juliette, qui nous déconseillait fortement de dormir à la belle étoile... Mais bien sûr, les Grahyena! Quelle sotte je faisais! Et dire que j'en avais pourtant combattu un peu plus tôt! J'eus soudain honte de ma bêtise, ce que me fit rougir terriblement. J'avais encore tellement à apprendre sur le monde extérieur... Sentant mon malaise, Doc me fit un grand sourire et commença à chanter de sa voix douce pour me rassurer. Ce qui fonctionna, au moins en partie. J'espérai juste que Juliette n'avait rien remarqué, ou qu'elle serait assez compréhensive pour éviter les questions... Fort heureusement, l'interrogatoire tant redouté ne vint pas.

A la place, Juliette se proposa de m'offrir le gîte pour la nuit, ce que j'appréciai de bon cœur! Elle me conduisit donc à sa cabane, un lieu visiblement ancien et délabré mais qui portait malgré tout la patte de ma nouvelle amie: tout était ordonné et bien à sa place, et Juliette se chargea d'assainir l'air dès que nous entrâmes.

Aussitôt, elle entreprit de diviser le matelas de son lit en deux, et me laissa la couche pour dormir. Alors que j'allais protester - après tout, je n'étais qu'une invitée et j'avais mon propre sac de couchage dans mon sac à dos, Violette, ayant sans doute déjà un bon aperçu de mon caractère, et donc de ma potentielle réaction, me prit de vitesse et insista pour que je prenne le lit.

Je ne pus donc que rougir une nouvelle fois en la remerciant avec emphase. J'espérai toutefois que l'obscurité du lieu dissimule ce malaise passager. Puis elle entrepris de préparer le repas, qui serait exclusivement végétarien, comme elle me l'expliqua, ce à quoi je répondis:

"A vrai dire, moi aussi, depuis le début de mon voyage, je ne mange pas beaucoup de viande. Ca coûte cher, et inutile de préciser que vu ma condition physique, je ne peux pas me permettre de partir à la chasse tous les jours! J'ai bien pris quelques lambeaux de viande séchée en partant de chez moi, mais après moins d'une semaine de route, ils étaient déjà immangeables: ils étaient tellement durs que je ne pouvais plus croquer dedans! Je t'avoue que cela a bien refroidi mes appétits carnivores depuis. Et puis, Doc est strictement végétarienne, donc je n'ai aucune raison de chercher à me procurer de la viande.

Par contre, je sais que tu ne veux pas que je ne dorme pas sur ton lit, mais laisse-moi au moins t'aider à préparer le repas,
dis-je en attrapant mon sac avec difficulté à cause de ma jambe immobilisée. Tiens regarde, dis-je en sortant des baies, c'est ce qui reste de ce que Doc et toi avez ramené tout à l'heure! Et puis, je ne suis pas une excellente cuisinière, mais je sais quand même cuisiner les baies pour faire autre chose que des remèdes"! Affirmai-je en souriant!

Par contre, je tus le fait qu'il m'aurait suffi d'aller à la banque retirer un peu d'argent pour me payer tous les gigots qui me faisaient envie et les grands chefs qui allaient avec. Et de toute façon, des banques, il n'y en avait pas par ici, nous étions loin de tout.

"Et ne t'inquiète pas pour moi, j'ai déjà dormi dans des endroits bien moins agréable qu'ici! C'est simple, ces trois derniers jours, je n'ai pas dormi sur quelque chose qui ressemblait de près ou de loin à un lit!" Ajoutai-je.

Puis nous mangeâmes et discutâmes un bon moment après le repas. Malgré mes bonnes résolutions de ne pas ennuyer mon hôte, je ne pus m'empêcher de poser toute une foule de questions à Juliette sur ses aventures et ce qu'elle avait découvert! Après tout, n'était-elle pas une voyageuse bien plus expérimentée que moi?

Enfin vint l'heure d'aller se coucher, qui était, soit dit en passant, assez avancée. Au début, j'eus peur de ne pas m'endormir à cause du bruit de la pluie qui tambourinait au toit de notre abri. Mais je me rendis bien vite compte que Doc avait encore plus peur que moi: elle qui d'habitude dormait la tête blottie contre ma poitrine pour entendre les battements rassurants de mon coeur, me serrait cette fois-ci très fort la main droite de ses petits bras en tremblant comme une feuille, à tel point qu'elle commençait à me faire mal. Je dus passer une bonne heure à la clamer pour pouvoir enfin dormir. Mais elle ne desserra pas complètement son étreinte pour autant et s'agrippa à ma main toute la nuit. Mais elle relâcha malgré tout la pression, ce qui me permit de m'endormir.

Le lendemain, je fus réveillée alors que je faisais un drôle de rêve: je courrai, seule dans un couloir sans fin, lorsque j'entendis un léger tintement. Un gigantesque trou apparut alors devant moi. je voulus aussitôt sauter pour l'éviter, ce qui eut pour effet de me faire lever la jambe, par réflexe. Sauf que ma vraie jambe était immobilisée, et pour une bonne raison: une douleur fulgurante m'éveilla en sursaut, et je lâchai un cri de douleur, ce qui eut pour effet de réveiller Doc, qui s'inquiéta aussitôt pour moi.

Heureusement, le mal ne dura pas et je pris bien vite une infusion d'une de mes plantes pour calmer mon corps endolori. Je découvris alors que Juliette avait déjà quasiment rassemblé toute ses affaires. Le moment de notre séparation était inévitable, je le savais depuis notre rencontre. Pourtant, une partie de moi aurait souhaité que cette agréable compagnie demeure un peu plus longtemps à mes côtés. L'autre souhaitait, tout comme Juliette, repartir à l'aventure, si possible sous un meilleur climat.

Ce fut alors Juliette qui se confondit en excuses pour m'avoir réveillée, ce à quoi je répondis:
"Oh, ne t'inquiète pas pour ça, ce 'est pas grave et au moins, cela m'aura permis de te dire au revoir! Je te souhaite bonne chance dans ta quête, et je suis sûre que tu deviendras une très grande élémentaliste réputée à travers tout Erasia! Moi aussi je compte pas mal voyager, alors je suis sûre que nous nous reverrons bientôt autre part!"

Et je lui fis un dernier signe de main, qu'elle me rendit avant de quitter la cabane, non sans que Doc lui ai fait un dernier bisou. Pourtant, ma Tarsal semblait bien triste...

"Ne t'en fais pas, lui dis-je en me levant et en attrapant ma béquille, on la reverra bientôt. En attendant, continuai-je d'une voix plus enjouée, si on repartait vers de nouvelles aventures dans un endroit un peu plus chaud?"

Pour toute réponse, Doc me fit un grand sourire et se téléporta sur mon épaule. Il était temps de repartir!

[Merci à toi pour ce chouette RP^^]
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Re: [ Clos ] Quiétude à perte de vue [Violette]

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