[ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

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[ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Anthere Osarian le Sam 21 Nov 2015 - 18:39

A la fin de la Danse des Lumières à laquelle Anthere n’avait pas vraiment participé, la jeune femme était tombée sur Abigaël. N’ayant pas voulu se risquer à traverser les plaines de nuit, elle était restée à l’auberge du coin, c’est là qu’elles s’étaient tombées dessus. Pour sa part, elle s’était senti à la fois contente de la retrouver, mais aussi gênée… Anthere savait tout ce qu’elle avait perdu et on apparence, son état d’esprit étaient loin d’être les même que ce que la terrosienne avait connu. Pire encore, elle se rendrait bien vite compte que la jeune femme n’avait pas progressé du tout en un an, malgré l’obtention de son grade et que ses Pokémon n’avaient plus leur forme d’antan. Seul Ourasi restait convenable, entre les travaux des champs, le rassemblement du bétail et le trait de l’attelage, l’animal avait de quoi faire. Abigaël serait forcément déçue. Portant, revoir une tête connue, et amicale, avait fait du bien à Anthere et elle osait espérer que la guerrière pourrait l’aider… De quelques formes que ce soit, elle accepterait n’importe quelle aide.

Puis, Anthere était rentrée chez elle, sur la route, elle eut tout le temps de s’en vouloir… Non pas à cause du malheur qui la frappait, mais parce qu’elle sentait avoir parlé trop vite, en invitant Abigaël à venir chez elle, plutôt que dans une auberge branlante. Sa maison n’était pas du dernier confort, mais au moins, il n’y avait pas de trou dans le toit, ni de mur à moitié construit. Est-ce qu’elle avait bien fait ? Elle avait laissé parler sa générosité avant le reste, mais l’idée, en fin de compte, n’était peut-être pas si bonne… Quelle galère ! Une chance encore, ses parents ne seraient pas là.  Quatre fois par an, un grand marché saisonnier se tenait à Arkan. La ville était à environ dix jours de Yiling et pour vendre leurs marchandises, les Osarian organisaient une caravane. Quelques bêtes du troupeau seraient vendues, la laine, quelques plantes médicinales, un peu de foin et de paille… Tout ce qui pourrait se vendre et leur être utile. Comme ils ne pouvaient pas prendre d’aide, Anthere était donc condamnée à rester a foyer. Pas mariée et déjà femme au foyer… Enfin pas pour longtemps, puisque dans peu de temps, elle serait mariée ET femme au foyer.

La mine sombre, elle dirigea l’attelage sur le chemin menant à la ferme, passant entre l’enclos principal et les écuries. Las, elle sauta à terre et débarrassa Ourasi de son attirail, au même moment Valeriane et William bondissait hors de la maison, pâle et de pas très bonne humeur…

« Mais enfin OÙ ÉTAIS-TU PASSÉE ?? »
« Nous t’avons attendue toute la nuit Anthere, tu te rends compte de l’angoisse… »
« Il y avait trop de monde, je n’ai pas pu bouger l’attelage. »
Rétorqua Anthere, coupant la parole à ses parents. Elle était toujours en colère contre eux.
« Cesse d’être insolente ! Ce n’est pas convenable ! »
« Tu ne peux pas agir comme tu le fais et te conduire comme une égoïste ! »
« Égoïste ! Moi ? »
Anthere en eut le souffle coupé de surprise. «  Ce n’est pas moi qui force ma fille à se marier contre son gré ! »
« Tu sais très bien que nous le faisons pour ton bien ! »
« Non, vous le faites surtout pour être tranquille, je peu parfaitement me débrouiller toute seule, je suis une adulte comme vous et je peux prendre mes propres décisions ! »
« De bonne décision en effet, capturer des Pokémon dangereux, manquer de te faire tuer à plusieurs reprises, contracter des dettes dès qu’on te laisse seule ! »
« Mais vous ne savez rien de ce qui s’est passé pendant mon voyage ! Vous n’avez  jamais vraiment fait l’effort de vouloir le savoir ! »
« Tais-toi, nous sommes tes parents et t as des comptes à nous rendre tant que tu vivras ici. »
« Ah oui ? Et bien dans ce cas, ça ne va pas durer ! »


Criant de plus en plus fort les uns contre les autres, l’ambiance électrique retomba aussitôt quand les deux parents se regardèrent. Un silence de plombs s’installa.

« En effet, ça ne va pas durer.  À notre retour du marché saisonnier, ton futur mari viendra te chercher et il t’emmènera à Arkan où aura lieu la cérémonie de mariage. »

Comme frappée, Anthere perdit son souffle alors que tout s’écroulait. Dans une semaine… ? Se rattrapant à son poney alors que ses jambes se dérobaient sous ses pieds, elle vit ses parents s’éloigner vers la grange, sans lui prêter plus d’attention et surtout, pour éviter soigneusement une crise de plus et d’avoir à affronter son regard.
●●●


Le lendemain, plus en colère que jamais contre ses parents, Anthere se retrouvait seule. Ils étaient partis très tôt, bien avant le levé du soleil et avaient attelé le Doduo de la ferme pour emmener toutes les marchandises jusqu’à Arkan. En son absence, ils avaient été obligé de prendre un Pokémon d’attelage, ce qui était une très bonne chose, car cela signifiait qu’Ourasi resterait avec elle, or, Anthere n’avait pas dormi de la nuit et savait qu’elle ne tiendrait pas le coup en attendant son mariage. Pour tout dire, elle songeait à partir en l’absence de ses parents… Mais il y avait encore la venue d’Abigaël… La jeune femme refusa de sortir de sa chambre, mais lorsque le soleil ce fut levée depuis deux bonnes heures, elle ne pouvait quand même pas ne pas nourrir les Pokémon… Elle se leva à contrecoeur, ruminant ses pensées et sa colère. Elle mangea à peine et se dirigea directement dans les écuries, en compagnie de ses Pokémon.

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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Abigaël d'Alma le Sam 21 Nov 2015 - 21:30

Pour la première fois depuis des années, Abigaël se sentait sereine. Il était impossible de soupçonner une agitation ayant une origine autre que la Bête qui sommeillait en elle chez cette guerrière qui semblait se moquer de tout, et pourtant, elle avait retrouvé une certaine forme de calme intérieur, de quiétude qu’elle pensait n’avoir jamais connue. Venue à la Nouvelle-Gilnéas, non pas pour rendre hommage aux morts, mais bel et bien pour avoir des indices sur son père, qu’elle pensait toujours vivant, elle avait obtenu un résultat qui allait au-delà de ses espérances...

En effet, impliquée malgré elle, avec deux inconnus, dans une lutte sombre d’organisations antagonistes (si elle avait tout suivi, ce qui n’était pas garanti !), elle avait enfin revu celui qu’elle avait cherché pendant toutes ces années, alors même que l’armée de Terros restait sans nouvelles de lui. Mais alors qu’elle était capturée et ligotée, et qu’on lui avait bandé les yeux, elle avait été téléportée par la Tarsal de l’une de ses compagnes d’infortune, et elle avait fini par se libérer de ses liens pour attendre calmement le Duc, quelque part à l’écart du village de réfugiés. Impassible, aux côtés de ses Pokémon, elle avait patienté jusqu’au petit matin, assistant même au départ des lanternes emmenées par Giratina. Et puis, le Duc était venu, et il lui avait raconté les raisons de son absence et de son silence, sans trop rentrer dans les détails. S’il s’était tu pendant tout ce temps, s’il n’avait donné aucun signe de vie, s’il s’était débarrassé de ses Pokémon les plus aisément identifiables (comme Titan, le Tyranocif aux yeux vairons), c’était à cause de la nature de sa mission top-secrète confiée par les plus hautes autorités de Terros. Même dans l’armée, seule une poignée de soldats très gradés étaient au courant, et il avait volontairement laissé les militaires partir à sa recherche pour plus de discrétion et de réalisme.

Alors, les d’Alma avaient parlé, beaucoup, longtemps. Surtout Abigaël, en réalité. Elle lui avait expliqué qu’elle avait progressé au sein de l’armée, qu’elle était désormais lieutenant, qu’on l’avait récompensée pour ses faits d’armes lors de la dernière guerre, qu’elle était aussi Élémancienne, qu’elle avait beaucoup de Pokémon, qu’ils formaient une « équipe » (sa manière à elle, un peu maladroite, de mettre des mots sur le Lien qui existait entre eux). Elle lui avait aussi parlé de sa longue recherche, sur les traces de son guide de vie qui était resté muet et absent ces cinq dernières années. Elle lui avait raconté sa rencontre avec certaines personnes qui l’avaient plus marquée que d’autres, comme Nina, ou Anthere.

Ils discutèrent longuement de cette demi-sœur qui possédait sa propre Bête. Ils s’attardèrent aussi sur cette autre Mizuhanienne, pas pour les mêmes raisons, cependant. Le Duc trouva sa fille changée, moins vide, moins mécanique, plus humaine, aussi. Il avait toujours craint qu’elle se transforme au contact des autres, qu’ils soient humains ou Pokémon, mais il fut soulagé de constater qu’elle lui restait fidèle et dévouée, et qu’elle poursuivait les buts qu’il lui avait toujours ordonné d’atteindre. Satisfait de l’évolution de l’équipe de tueurs de son arme vivante, il en examina tous les membres, en faisant une moue devant l’Abo et la Carvanha (encore trop faibles, ceux-là !) et en ne cachant pas sa fierté à la vue du Steelix doré et du Cizayox. Mais celui qui lui tira l’un de ses rares sourires fut Uramu, l’immense Drattak qui constituait désormais un allié efficace et utile pour sa fille.

Alors qu’elle rappelait ses Pokémon et qu’il lui confiait une nouvelle mission, à savoir remettre la main sur Titan, qu’il n’avait pas revu depuis qu’il l’avait laissé dans la nature (mais qu’Abigaël avait dû affronter lors de la crise des Méga-Pokémon), ils tombèrent sur Anthere, que la jeune femme présenta à son père et qui invita son amie à passer un peu de temps chez elle, plutôt que de rester dans cette auberge peu accueillante, il fallait l’avouer.

« Père, ai-je votre autorisation ? »

Le Duc jaugea la Mizuhanienne, puis, jugeant qu’elle ne serait pas une entrave à la réussite de la tâche qu’il lui avait donnée, il acquiesça d’un simple hochement de tête.

« Je garde à l’esprit ce que vous m’avez demandé. Je retrouverai Titan, et je deviendrai Chevalier, coûte que coûte. »

Bien. Même après toutes ces années de séparation, elle était encore en phase avec sa pensée et ses buts. Alors que les d’Alma se faisaient un salut militaire, le trio se sépara, Anthere prenant de l’avance pour rentrer chez elle et le Duc repartant chez eux pour donner un peu de repos à ceux de ses Pokémon qui l’avaient accompagné dans cette mission classée secret défense.

Finalement, Abby partit le surlendemain de la cérémonie, tôt le matin. Grimpant pour la première fois sur son Drattak fraîchement évolué, elle sentit la créature frémir à son contact. Sans doute y’avait-il encore des réminiscences des sévices que sa main lui avait fait subir, et qui n’étaient plus que des mots durs, à présent. La violence avait changé de forme, mais elle se faisait moins pressante et moins régulière. En réalité, pour quelqu’un d’extérieur, Abigaël maltraitait toujours ses Pokémon, en particulier Uramu, mais elle avait fait de réels progrès, et son équipe, au vu des récents évènements, commençait à se prendre à espérer qu’un jour, elle les considérerait comme des êtres vivants à part entière. La prochaine étape serait l’arrêt de toute violence à leur égard, et il y avait encore du travail. Mais un jour, peut-être, ce Lien qui existait entre eux serait celui que tout Pokémon de dresseur peut aspirer à posséder. Toutefois, ils ne se faisaient pas d’illusions : ils n’étaient pas près de voir la Terrosienne leur faire un câlin ou leur dire un mot volontairement gentil, et ils ne l’envisageaient même pas ! Ce serait tellement bizarre, de la part de la patronne !

« Descends, je crois que je vois la ferme qu’elle m’a décrite. »

Docile, et en parfaite symbiose avec la Terrosienne, le Dragon fila vers le sol, avisant un bâtiment qui semblait être une écurie. Le Drattak se posa avec un bruit sourd, soulevant des nuages de poussière autour de lui.

« Anthere ! Amène-toi ! »

Bon, on n’avait pas tout perdu, Abby avait toujours sa légendaire amabilité pour garantir son identité... Goguenarde, la guerrière descendit de sa monture et jeta un coup d’œil aux alentours. Par Groudon, qu’est-ce que c’était paumé, comme coin ! D’un geste ample, la poupée du Duc libéra toute son équipe, histoire qu’ils se marrent tous et participent aussi à la bonne blague que leur faisait la Mizuhanienne.

« Bon, c’est bien joli tout ça, la campagne, les champs, la verdure, le reste, ça ressemble aux tableaux qu’il y a dans la salle de réception chez moi, avec les portraits de ma famille, mais... Ici, c’est chez tes gens, non ? Je savais pas que tu avais des serfs à ton service, ta famille a quoi, comme titre de noblesse ? »

À ses côtés, seul le Cizayox restait impassible, comprenant très vite la situation de cette jeune femme qui, malgré son statut, avait eu la bonté d’âme d’inviter la patronne chez elle. Elle n’était pas guerrière, mais elle en avait l’honneur, songea le ninja rouge, alors que le reste de l’équipe marchait, non, courait à fond dans ce qu’ils pensaient tous être une bonne farce montée de toutes pièces par Anthere.


[BAM BAM, on en rajoute une couche, comme si elle était pas déjà assez malheureuse comme ça xD]

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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Anthere Osarian le Sam 21 Nov 2015 - 23:30

Dans l’atmosphère feutrée et chaleureuse de l’écurie, Anthere n’avait aucune intention de travailler pour l’instant, d’ailleurs, elle s’était habillée « normalement », comme avant. Les boxes n’étaient pas de la première fraîcheur, mais ils pourraient bien attendre. Saisissant un seau, elle le remplit et alla nourrir rapidement les Pokémon. Rien ne l’enchantait plus que la compagnie de ses Pokémon, pourtant, les détails de la conversation d’hier, ou plutôt de la dispute, lui revenait sans cesse en mémoire. Comment allait-elle faire ? Elle caressait la fourrure veloutée de sa Phyllali. Assise dans la paille, la porte du box ouverte, elle se laissa aller à ses propres pensées, se disant qu’elle n’avait plus le choix.. Pour éviter ce mariage, elle devait partir. Mais il y avait le bêtes, il fallait bien les nourrir… Elle pouvait toujours partir la veille du retour de ses parents, avec Ourasi, elle était certaine de pouvoir partir loin rapidement. L’ennui, c’est qu’elle ne pouvait pas aller vers Arkan. Et en cette saison, traverser sans bagage les terres enneigées c’était de la folie, surtout qu’elle n’aurait pas fait la moiti du chemin que son futur mari l’aurait déjà rattrapée. C’est qu’il avait des moyens, vu qu’il était riche.

Sentant une vague de colère mêlée à du désespoir, elle cherchait la meilleure tactique. Elle connaissait très bien Terros maintenant, elle n’avait qu’à y aller, mais comment ? Si seulement Persik était encore là ! Avec sa puissance, il aurait pu la protéger et tenir n’importe qui en respect ! Ou alors… A lieu de partir complètement à Pokémon, il y avait encore Comodo et ses bateaux… Peu importe la destination dans le fond. Le seul problème c’est que ce voyage au minimum comptait sept jours… Sinon, elle pouvait les laisser au pré et demander un dernier service au Bulbizarre de la famille. Elle ne voyait plus que ça, partir après le départ même d’Abigaël… Retenant des larmes, de rage, de tristesse, elle n’entendit pas le battement des ailes du dragon. Entre autre parce que ça n’était pas si bruyant que ça et les écuries faisait son propre bruit. Ses Pokémon vadrouillaient dans la réserve de paille, Ourasi s’empiffrait de foin et les Wattouat n’arrêtaient pas de bêler leur envie de sortir. Il ne restait plus beaucoup de bête, les jeunes seraient vendus à la foire, soit pour l’élevage ou au boucher, pour les plus chanceux, pour la compagnie.

Avec amertume, elle ne pouvait s’empêcher de penser que malgré tous les reproches, ses parents n’allaient pas se priver de vanter ses talents de dresseur pour mieux vendre… Khan, égal à lui-même, ses yeux ronds grands ouverts, se téléporta directement dans la réserve de grains. Ressentant sa tristesse, sa toute petite Tarsal, Mesmer laissa Akasie avec qui elle jouait pour venir se lotir contre Anthere. À chaque fois qu’elle le faisait, la jeune femme avait l’impression de sentir comme une secousse psychique, puis un écho semblant venir de très loin. Elle n’avait jamais su à quoi cela était dû, ais à chaque fois, Anthere recevait ne vague de sentiments positif. C’est du moins ce qu’elle ressentait, puisqu’elle se sentait mie après, toujours. Serrant le tout jeune Pokémon dans ses bras, Anthere ne se félicitait jamais autant d’avoir porté secours à la Gardevoir que maintenant… Pas tant pour la récompense reçue, mais pour le geste –gratifiant- accompli. La Tarsal lui était d’un grand soutien psychique.

Ayant complètement oublié l’invitation qu’elle avait donné à Abigaël, Anthere sursauta quand elle entendit un bruit monstrueux, de quelque chose qui défonce une barrière apparemment. Elle lâcha sa protégée, retira les brins de paille qu’elle avait dans les cheveux et un peu partout et se dirigea prudemment vers la porte. Qui pouvait venir ici à cette heure matinale ? Des bandits, ils venaient pour.. ? Non ils ne pouvaient pas venir spécialement pour elle. Et puis, elle avait tous ses Pokémon avec elle et à la manière dont Khan avait déjà filé dehors, comme un boulet de canon, il était évident qu’avec lui en particulier elle ne risquait rien. Les oreilles aux aguets, ses Pokémon s’étaient relevés, en attente, mais quand elle décida de sortir elle-même, prête à envoyer un bouclier d’eau solide, ils se levèrent tous et la rejoignirent. Elle ne devait pas avoir peur, de toute façon qu’est-ce que pouvait arriver de pire que ce qui l’attendait à la fin de la semaine ? Et puis, un cri absolument… Comment dire… Elle reconnu la voix, bien sûr, mais cette façon d’appeler complètement déplacée et irrespectueuse et si agaçante ! Mince ! Abigaël ! Elle l’avait complètement oubliée !

Levant les yeux au ciel, parce qu’elle commençait à la connaître avec sa délicatesse mesurée, Anthere se détendit un peu et sortit, plissant les yeux sous la lumière du soleil. L’Automne toucherait bientôt à sa fin, mais il était encore éblouissant. Elle avait déjà sortit tous ses Pokémon, sans doute pour les laisser se dégourdir les pattes –et elle aurait eu tord de s’en priver, il y avait de la place ici !- Quidam tournait autour d’Abby, prenant l’air de l’inspecter pour l’autoriser à avancer (ou pas !) et jetant un regard sévère au dragon. Pokémon qu’Anthere remarqua tout de suite. C’était super, son Drackhaus avait évolué ! Heureuse de revoir Abby malré tout, même si c’était la deuxième fois en deux jours, Anthere fondit elle por la saluer et la prendre dans ses bras, puis la relâcha. Ayant à cœur de tout faire comme Anthere, Mesmer fit n sourire béat, quoique sa maitresse n’en avait pas eu un si grand et se jeta sur Abby prenant sa jambe dans ses bras. À vrai dire, si Anthere ne se sentait pas aussi accablée ces derniers temps, elle aurait éclaté de rire. Finalement, Quidam jugea que la Guerrière avait le droit de marcher dans la ferme et que le dragon aurait le droit de vivre, mais attention à lui hein ! D’un petit air arrogant et prétentieux, le Nidoran alla trottiner ailleurs, tandis qu’Akasie attrapa Mesmer par la peau du coup et la ramena dans l’écurie, en bonne nounou.

Anthere ne savait pas bien quoi dire à la terrosienne, ce qui n’avait aucune importance puisque celle-ci prit la parole, toujours égale à elle-même. Distraite, Anthere ne comprit pas tout. Enfin, elle crut comprendre qu’elle aimait la ferme, ce qui, dans un sens, lui faisait plaisir, ce n’était pas un château c’est sûr, mais bon… Ses gens ? Qu’est-ce qu’elle entendait par là ? Ses parents sûrement. Oh ! Elle s’attendait peut-être à ce qu’ils travaillent pour quelqu’un et pas qu’ils soient indépendants ! C’est vrai que ce n’était pas si courant. Des cerfs ? Sans attendre la fin de la phrase de l’aristocrate, Anthere li répondit.

« Oui, mes parents sont propriétaires de la ferme, mais nous n’avons pas de Cerfrousse ici. Mais on a des Wattouat. » Affirma Anthere. « C’était plus grand avant, mais depuis la Catastrophe… » La fin de sa phrase mourut et Anthere n’osa pas la finir, Abby saurait tout de suite de quoi elle voudrait parler. « Viens, la maison est là-bas ! »

Tirant Abigaël par la main, elle l’emmenait sur un chemin de terre qui passait entre l’enclos principal, encore vide pour l’instant et l’écurie en bois. Au premier coup d’œil, on pouvait voir que les bâtiments avaient toujours été bien entretenus, mais qu’ils avaient subit de gros dégâts et avaient été réparés, tant bien que mal. Un peu plus loin, une petite maison, typique de l’architecture de Mizuhan, se tenait légèrement en retrait. Comme l’avait dit Anthere, on voyait bien qu’elle avait été plus grande, bien que les dégâts ait été nettoyés, il restait encore des marques au sol et contre ce qui formait le mur ouest. D’après ces empruntes de bois, un tier de la maison n’existait plus. Une petite barrière délimitait la maison de la ferme, en n endroit propret et organisé. À leur droite, dans un minuscule jardin aux allures de potager, poussait quelques plantes médicinales. Anthere monta les marches qui menaient à sa maison, surélevée du sol et ouvrit la porte. Abby n’avait aucun bagage, mais Anthere tenait à la faire entrer, d’une part parce qu’elle était bien élevée et ensuite parce qu’elle voudrait peut-être se débarrasser de son attirail de guerrière…

La porte s’ouvrit, laissant apparaître un salon modeste. L’endroit était propre et extrêmement bien rangé et le shoji qui séparait le salon du reste de la maison se tenait fermé. Une petite maison très modeste typique du pays.

[xD]

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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Abigaël d'Alma le Mar 24 Nov 2015 - 0:49

Alors qu’elle sautait à terre, Abigaël vit une demi-portion violette lui tourner autour et sembler chercher des noises à son Drattak, et elle haussa les sourcils. Il pensait vraiment faire le poids ? Plus amusée qu’énervée par le comportement de Quidam, la Guerrière ne put cependant s’attarder bien longtemps sur Quidam : sa propriétaire lui fonça littéralement dessus pour l’entourer de ses bras. Raide, la Terrosienne ne sut d’abord pas comment réagir, puis elle se souvint rapidement qu’elle avait vu des humains faire ça quand ils se retrouvaient, pour se dire qu’ils étaient heureux de se revoir. Elle prit donc le parti de faire pareil et enlaça la Mizuhanienne un peu maladroitement, n’ayant jamais fait ce geste de toute sa vie. Elle espérait qu’Anthere comprendrait qu’elle était, euh, « contente » d’être là (elle le supposait, en tout cas). En revanche, lorsque Mesmer reproduisit exactement le geste de sa dresseuse, Abigaël, dépassée par les évènements et tout un rituel qu’elle n’avait jamais effectué, se contenta de regarder la Tarsal sans rien dire, alors qu’Uramu affichait ostensiblement son hilarité avec une expression bien à lui...

Finalement, le Vénépic s’éloigna, jugeant probablement qu’Abby et son géant ailé ne représentaient aucune menace. Curieuse, l’Abo se faufila rapidement, glissant sur le sol pour découvrir les lieux, alors que son homologue à la taille démesurée la regardait s’éloigner du coin de l’œil. Un peu inquiet de la tournure que prenaient les évènements, Hagane, lui, fixait tour à tour la patronne et son hôte, se demandant bien comment la découverte de ce qu’ils ignoraient tous jusqu’à présent allait être accueillie par la future Chevalier...

Finalement, Anthere entraîna son amie vers la maison, tout en lui expliquant que ses parents étaient propriétaires de la ferme. Encore heureux ! Avec un nom pareil, il était bien normal que sa famille possède ses propres terres, non ? Cependant, elle fronça les sourcils lorsqu’elle lui parla de Cerfrousse et de Wattouat. Euh, oui, c’était cool, mais après ? En comprenant de moins en moins ce que la Mizuhanienne faisait, avec ses coutumes bizarres, la noble la laissa faire et se détendit, évitant de résister pour ne pas la foutre par terre avec sa force de monstre. Dociles, tous ses Pokémon leur emboîtèrent le pas, alors que la jeune femme affirmait que « c’était plus grand avant la Catastrophe ». Elle devait parler de la Crise de Mewtwo... Mais alors qu’elle montait les marches, Abby se retourna et lança :

« Euh, vous voyez bien que c’est trop petit pour vous, là. Uramu, Sennen, c’est mort, vous restez dehors. Sasori, je pense que c’est pareil pour toi. »

Un peu dépités, les trois concernés restèrent plantés là, se dévisagèrent, puis décidèrent d’aller vaquer à leurs occupations : le Drattak décolla en soulevant un nuage de poussière, le Steelix doré s’écroula pour piquer un somme, étalé de tout son long, et le scorpion partit s’entraîner un peu plus loin. La Terrosienne s’attarda alors un peu plus sur son environnement et constata qu’en effet, les lieux avaient souffert et avaient été retapés un peu à l’arrache... Abigaël gravit les dernières marches, puis ajouta :

« Dis, avec ma maîtrise de la terre, y’a moyen que je remette ça en état, hein, ce côté me semble un peu bancal, et là, t’as une grosse brèche qui laisse passer le froid. Et je pourrai te montrer une plante sympa, c’est mon familier préféré. »

Sans se rendre compte que ce qu’elle venait de dire était probablement du charabia, l’Élémancienne entra et resta interdite. Elle aurait pensé que ce serait plus grand à l’intérieur, mais non : le salon, bien que propre et bien rangé, était bien plus petit que ce qu’elle avait imaginé ! Peut-être était-ce une demeure secondaire, un lieu de villégiature ? Sans cesser de regarder partout, elle détacha la sangle de sa claymore, qu’elle posa au sol, allongée. La pièce lui rappelait celle que son père appelait « l’honneur de Sifuru » : dans son château, il y avait en effet une sorte d’immense salon doté de portes coulissantes (des « shoji », apparemment, selon le Duc) et de tatamis par terre pour « rappeler les traditions et le mode de vie de ta mère », lui avait-il expliqué une fois. Apparemment, c’était très mizuhanien, comme décoration, et Abigaël s’en accommodait très bien, mais ici, c’était quand même très étroit... En voyant son hôte s’asseoir au sol, en seiza, la jeune noble l’imita, en se souvenant d’une des rares leçons de bonne conduite et de bienséance dispensées par son père, « au cas où tu rencontrerais ta mère ou des espions de Mizuhan ». Elle trouva cette position inconfortable, mais elle ne se plaignit pas, endurcie par les entraînements militaires et implacables qu’elle avait endurés depuis qu’elle savait marcher.

« Alors, qu’est-ce que tu fais, maintenant ? Ta maîtrise, ça avance ? Et comment tu as trouvé ma petite lettre ? »

Un sourire narquois apparut sur le visage de la Maîtresse des Lames, qui avait imaginé des tas de fois la figure de la pauvre Mizuhanienne quand elle avait ouvert la missive de l’armée de son pays !

« Et puis, j’ai vu que tu avais un nouveau Pokémon. Il est utile ? Je connais pas du tout. Uramu est enfin satisfaisant, et Sennen est devenu plus résistant, mais j’ai surtout pu dénicher de quoi le faire Méga-Évoluer comme je veux. Hagane aussi, d’ailleurs. »

En jetant un coup d’œil circulaire autour d’elle, elle reprit :

« Mais dis-moi, tu habites ici à plein temps ? C’est pas désagréable, mais, je veux dire, c’est pas bien grand, non ? Et tes parents, ils font quoi ? Ils sont absents ? Ah, attends. T’aurais pas un peu d’eau pour la poiscaille ? Je suis Élémancienne de la Terre, moi, pas une bouteille de flotte, donc si Gyorai veut rester hors de sa balle, pas trop le choix. »

Wow. La Carvanha n’avait pas bronché une seule fois, ni une seule seconde, et la patronne avait détecté son malaise, à être maintenue dans la pince de son protecteur rouge vif. La jeune femme faisait des progrès, mais elle ne s’en rendait même pas compte...

« Sinon, tu comptes faire quoi ? T’as des projets ? Moi, comme tu l’as entendu quand je parlais avec Père, je dois bientôt faire ma demande pour devenir Chevalier de Terros. Père sera fier de moi, quand ce sera fait. Je l’ai enfin retrouvé, après toutes ces années à le chercher, alors je n’ai pas le droit de le décevoir. »

La jeune femme avait une telle assurance et une telle prestance en disant ces mots que même son Cizayox en frissonna. Kuchimi vint se lover à quelques centimètres de la Guerrière, cherchant un peu de chaleur dans ce climat qu’elle trouvait un peu trop frisquet à son goût. L’Automne était déjà bien avancé, et l’Hiver du pays de l’Eau arrivait, avec sa rudesse et ses vents glacés.


[Abby qui comprend toujours pas, elle est un peu longue à la détente, faut l’excuser x3]

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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Anthere Osarian le Mar 24 Nov 2015 - 2:46

Bien sûr qu’il faisait le poids ! L’air hautain, les oreilles dressées, Sieur Quidam regagna ses appartements, suivit de ses courtisans. Anthere ne remarqua pas trop la raideur de son amie, puisqu’elle se comportait toujours un peu de cette façon et l’emmena tout naturellement chez elle. Lorsqu’elles arrivèrent que le pas de la porte, Abigaël fit remarquer à ses Pokémon qu’ils ne pourraient pas rentrer dans la maison. Anthere aurait parié qu’ils s’en seraient rendus compte tout seuls ! À vrai dire, les colosses ne rentreraient pas non plus dans les écuries, ils n’avaient donc plus qu’à rester dans les environs et du moment qu’ils ne faisaient pas sauter les barrières des prés, tout allait bien, mais la jeune femme ne jugeait pas avoir besoin de leur expliquer ça. Khan enfin, décida de se téléporter directement sur Anthere, comme il en avait l’habitude, le ventre beaucoup plus rebondit que d’habitude, les yeux exorbités du bonheur d’avoir eu un sac de grains à lui tout seul. Si le Cizayox était tendu, la Tarsal ne l’était pas du tout, s’échappa des crocs de sa nounou, essayant de traîner la jambe d’Abby dans la maison, tentant toujours d’imiter sa maitresse. Même si pour le coup, c’était plutôt la jambe d’Abby qui soulevait la petite Pokémon à chaque pas, pour sa plus grande joie.

Comme Anthere avait pu le constater avec Abby et son père, le Pokémon d’Abby étaient dépendants d’elle et n’avaient pas vraiment l’air de savoir quoi faire… Il ne s’agissait pourtant que de rester dehors et de s’occuper… Mais elle avait qu’au moins le Marill et la Phyllali iraient voir les nouveau-venus. Elles n’étaient pas entrées qu’Abby soulevaient les problèmes de la maison –pour les plus voyants-. C’est sûr qu’avec le troupeau de Mega-Kangourex qui avait déferlé dessus, elle n’était plus de la première fraîcheur, cette pauvre maison… Anthere regrettait énormément ce qu’elle avait été car elle y avait grandi et y avait tous ses souvenirs d’enfance. Anthere acquiesça Abby, ne souhaitant pas la vexer, mais le cœur n’y était pas. Elle n’était pas certaine que ses parents apprécieraient de savoir qu’une d’Alma était venue ici en leur absence et avait en plus, retapé leur maison dans un certain état de délabrement… Anthere réfléchit un instant et se laissa dire qu’après tout, elle pourrait très bien accepter l’aide de la terrosienne ! Pourtant, elle n’ajouta rien de plus.

Loin de s’imaginer ce que pouvait penser Abby de sa maison, elle imaginait bien que c’était sans doute la première fois qu’elle entrait dans une maison paysanne. Alors, bien sûr, ça n’était pas un château et Anthere reconnaissait que la maison avait un peu rétrécie, mais elle n’y voyait pas de quoi se plaindre. Abby regardait un peu partout autour d’elle, pendant qu’Anthere prit sa place au sol, après l’avoir invité à faire de même. Habituée à ce mode de vie depuis toujours, ce qui était tout à fait normal puisqu’elle était née ici, elle avait en revanche trouvé les coutumes terrosiennes un peu bizarres par moments, tout comme les maisons. Mais à cœur vaillant rien n’est impossible et elle s’y était accoutumée tout le temps qu’elle avait vécut à Seian, même si elle avait retrouvé avec bonheur ses habitudes en revenant à la maison. Enfin… À bien choisir, elle aurait préféré vivre à la terrosienne une bonne partie de sa vie et ne pas revenir. Mais elle n’y pouvait plus rien maintenant… Bien élevée, elle ne fit pas réellement attention à cette posture si traditionnelle qu’était le seiza et naturelle pour Anthere.

Elle ne resta cependant pas longtemps assise de cette manière, une fois qu’Abigaël eut prit place, la jeune femme se leva et déplaça le shoji, révélant un étroit couloir, mais surtout un autre shoji et ce qui était la cuisine. Anthere referma derrière elle et reparut bientôt avec du thé, encore chaud. Elle rejoignit Abby et la servit et pour sa part, une fois assise, se contenta de faire tourner sa tasse entre ses doigts. Comme elle s’y attendait, la militaire lui posa de nombreuses questions sur sa vie actuelle. C’était e moment redouté et Anthere perdit rapidement l’esquisse de sourire qu’elle avait jusqu’alors. La jeune femme savait déjà ce que la guerrière allait lui dire… Ou peut-être pas, elle était parfois si… Abigaëlesque. Dans tous les cas, elle serait bien forcée de répondre, mais surtout, elle sentirait bien que quelque chose clochait. Abby l’avait connue enthousiaste et éternelle optimiste, elle se rendrait bien compte qu’elle avait perdu son entrain et que sa bonne humeur persistante n’était plus qu’un souvenir. Et en attendant… Anthere ne pourrait juste de lui dire qu’elle n’avait pas envie de parler, parce que c’était faux, mais en même temps, est-ce qu’elle pourrait vraiment la comprendre ?

Anthere remarqua très bien le sourire narquois de la terrosienne qui était à coup sûr, très fière de sa petite manigance auprès de l’armée de Mizuhan, Anthere ne savait pas trop comment aborder le sujet, elle ne voulait pas la décevoir en manquant d’entrain, mais il s’était envolé depuis si longtemps, elle se sentait incapable de se réjouir ou d’exprimer des sentiments autres que ceux qui l’écrasaient depuis un an. Elle hocha la tête.

« Je… Je ne l’ai pas crue, j’ai fais peur à mes Pokémon. » Commença Anthere la voix mal assurée, se remémorant ce grand moment. « Et je suis allé vérifier à Seian, après l’avoir relue cinq fois. » Dit-elle en s’attendant à voir Abby éclater de rire à tout moment. Mais elle hésita à répondre au reste…

« Oui, Mesmer est une Tarsal… Utile ? Elle n’a qu’un an, elle est un peu jeune pour commencer à s’entraîner, mais là ça serait bon maintenant. » dit Anthere tout en pensant que jamais sa Tarsal ne le serait, puisqu’elle n’en avait plus le temps. « Les Tarsal évoluent en Gardevoir à terme, tu sais, ils sont très puissants. »

Anthere se fit discrète, répondant de manière plutôt courte comme « Oui c’est bien, il a bien grandit » ou « c’est une bonne chose », quoique le souvenir des horrible Méga-Pokémon lui revint en mémoire. Mais Anthere n’eut pas beaucoup plus le loisir de se défiler, elle sentit le regard incisif d’Abby posé sur elle. La jeune femme ne pouvait pas se défiler plus longtemps... Mentir n’était pas dans sa nature. Mais avant toute chose, dans la rafale de questions, elle s’occupa d pauvre poisson et indiqua au Cizayox, la petite rivière qui coulait juste derrière, à l’angle de la maison.

« La maison était plus grande avant, c’est un troupeau de Méga-Kangourex qui l’a détruite en partie, n a juste pu réparer un peu et avoir une écurie pour les bêtes, puisque la serre a été détruite. Nous n’avions pas assez d’argent pour tout refaire. Des bandits de grands chemins nous ont tout prit. »

Anthere n’aurait pas parié qu’elle aurait eu tant de mal à parler de sa maison, du moins, que ça serait aussi difficile que le reste… Par moment, elle préférait regarder son thé qui refroidissait entre ses mains.

« Des projets ? » Anthere souffla, presque moqueusement. Non, ça faisait un an qu’elle n’avait plus aucun projet… Le silence s’abattit dans le salon, lourd, très lourd. Trop lourd. « Non, ce sont mes parents qui décident de tout » Rétorqua t-elle, amère. « Je suis contente pour toi. »

Ce disant, il était évident qu’elle n’éprouvait aucune véritable joie, même si elle était sincèrement contente qu’elle ait retrouvé son père qu’elle cherchait depuis si longtemps… Ses émotions ne passaient plus. Même là, alors que les larmes auraient dû lui brûler les yeux, où était-ce d’avoir trop pleuré déjà, mais Anthere semblait vide, ce qui était tout à fait bizarre et tout sauf normal, quand on la connaissait un tant soit peu. Khan faisait admirablement son travail, empêchant la jeune femme d’être submergée. Mais peut-être à cause de la pression qu’Abby mettait sans s’en rendre compte, elle fini par lâcher le morceau.

« Abby… Ça fait un an que je n’ai plus le droit de me servir de mes pouvoirs, ni de faire quoi que ce soit avec mes Pokémon si ce n’est pas pour la ferme. C’est déjà un miracle s’ils sont encore là, ils font tout pour s’en débarrasser… Ils sont partit au Marché Saisonnier à Arkan pour quelques jours, mais leur projet à eux, c’est de me marier….
À la fin de la semaine. »


Le gros morceau était lâché, Anthere avait l’impression qu’une masse énorme venait de sortir d’elle car n’ayant ni plus le loisir, nid es amis proches a village, puisqu’elles étaient toutes parties faire leur vie ailleurs. Elle avait été seule pour ruminer ses sombres pensées. Elle se sentait aussi plus mal, plus fébrile, devant serrer la tasse pour empêcher ses mains de trembler, mais cela n’avait pas empêcher sa voix de  blanchir d’un coup, toujours sans oser croiser le regard de la guerrière.

« Je ne le connais pas, lui non plus, mais au moins, lui, il a eu le privilège de décider que je lui convenait. Je ne veux pas me marier, mais comme ils se moquent tous de savoir ce que je veux ou pas… »



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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Abigaël d'Alma le Mer 2 Déc 2015 - 17:41

Abigaël prit docilement la tasse que lui tendait Anthere, tandis que son hôte s’installait de nouveau en face d’elle. La Mizuhanienne lui parut changée, comme vide, et le sourire qui ne la quittait jamais s’était déjà enfui, comme trop léger pour cette ambiance lourde et pesante. Pourtant, la Terrosienne ne pensait pas avoir mal parlé (enfin, pour elle, dire à une amie de « s’amener » était normal, donc ce n’était pas trop une référence). Alors pourquoi cette gêne ? Abigaël avait quelque chose sur le visage ou quoi ?

L’évocation de sa réaction devant la convocation à l’épreuve ravit la Maîtresse des Lames, qui aurait juré de ne pas toucher à sa claymore pendant une journée entière pour pouvoir assister à la scène – ce qui, venant d’elle, prouvait l’intérêt qu’elle accordait à la jeune femme ! Elle eut un rire sarcastique, s’imaginant très bien la mine déconfite de la pauvre Anthere qui s’était fait appeler sans avoir rien demandé. Mais elle l’avait eu, son grade, c’était le principal : la spécialité d’Abby étant d’employer la manière forte, si ça fonctionnait, c’était encore mieux.

Quand elle parla de Gardevoir, la Terrosienne répliqua :

« C’est peut-être puissant, mais moi, je préfère les trucs qui tapent directement, et fort, sinon ça sert à rien. Il paraît que Tarsal peut évoluer en Gallame, c’est un Pokémon Psy mais au contact, c’est plus mon style que les machins à robe. Mais ça doit être fort quand même, d’une autre manière, quoi. »

Après cette petite intervention philosophique by Abby, la jeune femme se tut, laissant parler son hôte. Cette dernière lui paraissait de plus en plus absente, comme éteinte, terne, un peu trop proche d’elle, somme toute, ce qui ne lui ressemblait pas vraiment. Le Cizayox hocha la tête pour remercier la Lieuse, puis quitta la pièce pour rejoindre la rivière et y déposer Gyorai, qui soupira de soulagement. Anthere parla alors de la maison, et son invitée répondit :

« Et j’imagine que tes parents sont aussi mous que toi et qu’ils ont pas pu se défendre, au moins contre les bandits... Dommage, je leur aurais bien cassé la gueule, mais bon, j’étais occupée ailleurs, et loin. Pour la serre, je peux bricoler quelque chose, mais le verre, c’est pas trop mon truc, donc je peux juste faire pousser quelques plantes histoire de, mais c’est tout. Par contre, comme je te l’ai dit, s’il faut colmater et consolider les bâtiments, c’est mon domaine, j’irai voir ce que je peux faire un peu plus tard. Ça me prendra pas longtemps. »

« Contente pour elle ? » Abigaël l’avait connue plus enthousiaste, plus enjouée et plus volontaire que ça ! Que ses parents décident de sa ligne de conduite, la Terrosienne trouvait ça assez normal, car elle-même obéissait à son père au doigt et à l’œil, cherchant à tout prix à atteindre le grade tant convoité de Chevalier de Terros. Il l’encourageait aussi à développer ses pouvoirs pour servir sa nation, et il lui laissait la liberté d’exploiter et d’amplifier ses pouvoirs sombres, dont il connaissait l’origine et le potentiel. Finalement, tant qu’elle faisait ce qu’il lui demandait, la jeune femme était plutôt libre, en réalité, et ce pour quoi elle travaillait lui convenait tout à fait. Mais dans le cas d’Anthere, la vision de l’avenir imposée par ses parents était loin de l’enchanter, et pour cause ! Non seulement ils lui interdisaient d’utiliser ses pouvoirs et ses Pokémon comme elle le souhaitait, mais en plus ils voulaient la caser avec quelqu’un dont elle ne savait rien ? Le Duc n’avait jamais demandé son avis à sa fille, mais la principale concernée avait toujours été élevée comme ça, alors ça ne la dérangeait pas plus que ça. Au contraire, elle se sentait perdue quand elle n’avait pas de nouvelles ni de consignes de sa part. Mais pour la première fois de sa vie, Abigaël se rendit compte que, pour quelqu’un qui avait eu une autre existence, avant, un tel changement pouvait être très difficile à avaler. Et un deuxième constat s’imposa à elle : quand les objectifs des parents et de leurs enfants concordaient, tout se passait bien, mais quand ce n’était pas le cas, qu’arrivait-il ?

« Donc, dans une semaine, tu es mariée avec un homme dont tu ne connais ni le nom, ni le visage, alors que c’est un type qui va probablement t’interdire de devenir plus forte pour toi et pour ton pays pour faire de toi une bonniche enfermée chez elle ? Et tu vas les laisser faire ? Il ne m’est JAMAIS venu à l’idée de désobéir à mon père, parce qu’il m’a toujours dit ce que devait être ma vie et ce pour quoi je devais me battre, et j’ai toujours trouvé ça normal, parce que je n’ai rien connu d’autre. Mais s’il me disait soudain de rentrer et de tout laisser tomber pour passer ma vie à faire le ménage au château... Je ne sais pas si je le ferais. »

La simple pensée de se rebeller contre le Duc semblait totalement irréaliste à Abby. C’était inconcevable pour elle, mais maintenant qu’elle avait voyagé et qu’elle avait sa propre Dream Team de tueurs, serait-elle capable de revenir sagement au domaine d’Alma ? Pire encore, pourrait-elle lever la main sur son père si d’aventure il osait trahir Terros ? Quel conflit d’intérêt cela créerait en elle ! Et à vrai dire, elle ne s’était jamais fait de telles réflexions ! Choisirait-elle les liens du Sang ? Donnerait-elle la priorité à sa patrie, à Gaïa ? Lequel des deux piliers de sa vie abandonnerait-elle au profit de l’autre, si un tel cas se présentait ?

« Tu sais, je crois que tu ne devrais pas laisser ce que tu veux et ce en quoi tu crois être balayé par la décision de quelqu’un d’autre. Même si ce sont tes parents. Ce qu’ils veulent te forcer à faire va à l’encontre des buts que tu t’étais fixés : maîtriser ton élément, devenir forte avec tes Pokémon ! Avec ça, tu sers tes intérêts et ton pays, ce qui te plaît, alors ils n’ont pas le droit de t’obliger. Et je pense vraiment que ce serait du gâchis. Tes Pokémon ont du potentiel, et toi aussi, même si tu sais pas te battre avec l’Eau, tu peux en faire autre chose d’utile. On peut pas être tous bons pour la bagarre, certains ont des talents pour autre chose. »

La Terrosienne avala une gorgée de thé avant de reprendre :

« Enfin, je veux dire... T’as pas à les laisser devenir un obstacle. Tu te vois rester à la maison comme une gentille femme au foyer, à te contenter d’arroser tes plantes et de nettoyer les armes ou les vêtements d’un type ? Franchement ? Moi, je t’y vois pas du tout. C’est une prison, rien de plus, rien de moins. Et tes Pokémon vont s’empâter s’ils reprennent pas l’entraînement, c’est du gâchis, vraiment. »

La jeune noble finit sa tasse, puis la posa et se leva, tendant la main à Anthere.

« Allez, debout. Pas le temps de pleurnicher ou de te lamenter sur ton sort. On va s’occuper de retaper toutes tes baraques, là, et on passera à ton cas après. Dis à tes Pokémon de venir aussi, pas question de les laisser buller une minute de plus ! Je vais vous secouer les puces, t’as pas le droit de t’encroûter comme ça ! Si c’est pas ce que tu veux, alors on va faire en sorte que tu te barres d’ici. Tes parents ont besoin d’argent ? Pas de problème, j’en ai plein, puis tu pourras bosser et leur en envoyer, si vraiment ils sont à l’agonie financièrement. Il leur faut de la main-d’œuvre ? On se débrouillera pour qu’ils puissent embaucher quelqu’un. Ici, c’est leur commerce et leur vie, pas la tienne, non ? T’as choisi de t’occuper d’une serre ou de Wattouat ? Je crois pas. Alors viens, je vais te réveiller et te faire sortir de là, que ça leur plaise ou non, et méfie-toi, si je dois te tarter pour que tu reviennes à la réalité, je le ferai autant de fois que nécessaire ! »

Derrière la porte, Hagane écoutait la conversation, n’osant pas interrompre la patronne dans sa tirade. C’était la première fois qu’il la voyait aussi motivée pour aider quelqu’un, même si la délicatesse et le tact n’étaient toujours pas son fort... Il y avait peut-être du bon quelque part chez Abigaël, dans le fond.


[Ouais, désolée pour le vocabulaire et la gentillesse (xD), mais Abby passe en mode « coach perso tyrannique » xD]

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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Anthere Osarian le Jeu 10 Déc 2015 - 1:46

Servant mécaniquement le thé, Anthere n’était pas très attentive aux manières d’Abby, ce qui lui était parfaitement égal pour deux raisons, la première, elle connaissait son aînée dont l’existence était un peu à part, bien qu’elle ne sache exactement comment. Ensuite, elle avait d’autres Persian à fouetter en ce moment. Mais qu’Abby lui dise préférer un Gallamé à un Gardevoir ne la surprenait pas, en revanche, avait-elle déjà vu un Gardevoir à l’œuvre ? Elle n’était pas tout à fait d’accord, ce n’était pas parce qu’un Pokémon ne se jetait pas dans le tas sans réfléchir qu’il en était passif pour autant. C’était même peut-être une forme de combat plus redoutable et difficile à contrer que ceux qui se glissaient insidieusement pour insinuer leurs pouvoirs. Mais voilà, Anthere n’avait pas le cœur à contredire ou à débattre sur la question. N’écoutant qu’à moitié la réponse d’Abigaël, la jeune femme regardait les volutes de fumée se disperser au-dessus de la théière.

Le Pokémon insecte quitta le salon et sortit, laissant les deux femmes seules. Peu de temps après, la nature brusque de la terrosienne reprit le dessus et insulta très directement les parents d’Anthere. En temps normal, elle aurait réagit… Pas aujourd’hui, elle leur en voulait trop pour ça et se contenta d’une mimique faible, glissant sa tête sur le côté. Assi mous qu’elle ? C’était elle l’hyperactive de la famille ! Toujours à gigoter partout, à faire mille choses à la fois. Ses parents n’étaient que des paysans, à part une fourche ou des calculs de comptabilité, ils ne savaient pas tenir grand-chose. Si elle avait été sur place au moins, ses Pokémon auraient pu les faire fuir. La Mizuhanaise ne releva la tête, lâchant enfin du regard la tasse d’Abby, que lorsqu’elle lui parla de réparer sa maison. Si déjà la maison pouvait ne plus être bancale, ce serait énorme, elle n’avait en revanche aucun espoir pour la serre, il aurait fallut pour cela un maître du feu pour agir de concert avec elle et créer ce fameux verre, mais elle n’en connaissait aucun qui se déplacerait pour une famille pauvre. Ça n’avait pas ‘importance de toute façon, Anthere savait que ses parents avaient abandonné.

« Merci. » dit-elle simplement, baissant la tête.

Incapable de dire ou faire plus, Anthere laissa s’installer un silence lourd dans la maison. Elle avait l’impression que d’un coup, l’atmosphère s’était changé en plomb, alourdissant son échine, comme si elle devait y porter le poids du monde. Mais bien pire, entendre à voix haute, de la part d’une amie, ce qui allait se passer dans quelques jours finissait de l’engloutir dans son propre chagrin. Elle n’avait plus de solution, elle avait déjà tout essayé pour y échapper. Du moins, tout qui ne déshonorerai pas sa famille… Pour l’instant, elle semblait encaisser l’idée, le regard éthéré. Abigaël touchait juste, c’était exactement ce qui allait se passer. Néanmoins, la guerrière reconnaissait qu’elle ne saurait comment réagir à sa place, ce qui ne lui apportait aucune solution de plus… Complètement passive, le regard fixe, fixant le vide, l’esprit à des milliers de kilomètres, elle n’avait plus vraiment l’air d’être là. Pourtant, elle écoutait toujours la guerrière parler, même si ses paroles glissaient sur elle comme sur de l’eau.

Même le ton étrangement calme –peut-être pas pour longtemps- de la femme ne la choqua pas, léthargique, elle écoutait son point de vue sur sa situation. Ne pas se laisser faire, elle avait essayé, cela faisait un an que ses efforts étaient réduits à rien… Abigaël n’avait pas l’air de se rendre compte qu’elle ne pouvait pas quitter la maison comme ça. Elle allait jeter la honte sur ses parents, mais aussi, avec quoi subsisterait-elle ? D’autres part, ses parents savaient très bien cela, elle était prisonnière dans sa propre maison ! Comment pouvait-on partir, sans avoir rien pour survivre, du seul endroit qui le permettait justement ? Dans le fond, elle était d’accord, mais en vérité, elle était fatiguée de devoir se battre inutilement. Par contre, elle n’avait jamais vu en la maîtrise de ses pouvoirs un appui sur lequel compter pour servir ses intérêts… Non c’était plutôt comme… Enfin juste quelque chose de « cool ». Peut-être que son problème venait de là, elle ne voyait pas non plus ses Pokémon comme quelque chose d’utile, un Pokémon n’avait pas besoin d’être utile…

C’était peut-être cette vision des choses qui pouvait paraître obsolète, qui la rendait inutile. C’était peut-être ça qu’elle devait changer, mais c’était plus facile à dire qu’à faire… Pourquoi les choses devaient-elles forcément devoir être utile pour exister ? En tant que grande rêveuse, elle avait parfois du mal à s’ancrer dans la réalité, mais on ne pouvait pas dire qu’en ce moment la réalité était très attractive. Faire de ses pouvoirs quelque chose d’utile… C’était un peu pour ça aussi qu’elle était censée être un pion dans l’armée, non ? Oui, c’était du gâchis. Seulement, elle ne se projetait pas du tout dans quoique ce soit, le don de la magie lui était tombé dessus sans qu’elle le demande et les combats de Pokémon n’étaient faits –pour elle- que pour le fun, une compétition sympathique entre sportifs. Elle n’avait jamais eu pour vocation de se lancer dans une carrière de Dresseur, et avait toujours fait les choses plus ou moins par hasard, sans trop y réfléchir. Cela s’était vu à plusieurs reprises dans ses matches d’ailleurs.

Il y eu un bruit sec qui fit légèrement tressaillir Anthere, qui jeta un regard à la fois égaré et sidéré. Abby la sommait de se lever. Elle tenait, dans un premier temps, à s’occuper de la ferme (ahah, elle n’allait pas être déçue de ses vacances !). Mais plus que le changement de ton et la brutalité de la jeune femme qui revenait au galop (chassez le naturel…), c’était… À peu près tout le reste. Personne ne lui avait jamais parlé comme ça, c’était même relativement nouveau, que quelqu’un veuille la voir s’envoler de ses propres ailes, sans demander son reste surtout et surtout, que quelqu’un l’y encourage et la soutienne Pire –Mieux-, Abby prenait carrément les choses en main, proposant tour à tour de prêter argent, travail, ouvriers et tout ce dont ils auraient besoin pour qu’elle puisse s’en aller… Cela lui fit monter les larmes aux yeux. Avec toutes les peines du monde, elle releva le regard vers la guerrière, qui la menaçait à présent. Le cerveau figée ou ne sachant exactement si c’était du lard ou du Gruikui. Effarée, Anthere resta sans réaction. C’était la première fois qu’elle trouvait quelqu’un qui prenait ses problèmes à cœur, assez, pour vouloir l’aider ; à la pousser, sans la brusquer (quoique… !).

Abigaël lui tendait la main. Toujours le même air sur le visage, Anthere ne réagit pas tout de suite. La porte d’entrée s’ouvrit alors laissant apparaître Akasie qui entrait la première, suivit de Quidam (et de Mesmer qui se tenait à cheval dessus), d’Horizon,  Ourasi laissa passer sa tête, oreilles pointées en avant, les deux jambes antérieures sur le pas de l’entrée, qu’il passa finalement en faisant un bond, le nez au ras du sol et finalement, le Bulbizarre de Valériane. Bravant tous les interdits de la maison, toute l’équipe de la Dresseuse se trouvaient maintenant dans le salon. La Phyllali regarda un moment Anthere et détourna une oreille. Trouvant le temps anormalement long entre le moment où Anthere était entrée dans la maison et celui où elle travaillait normalement, ils s’étaient tous rapproché et n’avaient presque pas perdu une miette de la conversation. C’était la Tarsal qui s’était chargée d’ouvrir la porte avec ses pouvoirs. La renarde végétale contourna la table trottina souplement vers Abigaël et se leva sur ses deux pattes, se tenant droit vers elle, levant la patte pour lui taper un « hight five ! ». Expliquant par là aux deus humaines Qu’ils étaient tous prêts à suivre.

Touchée par ce geste, plus que symbolique, et en même temps amusée, pour la première depuis des lustres, Anthere se leva enfin et attrapa la main d’Abby. À peine debout, elle lui fondit dans les bras, trop émue pour parler, en guise de remerciement silencieux. Khan, qui s’était déplacé sur son avant-bras, se retrouva écrasé entre les deux femmes et émit n bruit de trompette, puis se téléporta sur le dos du poney de feu. Agacé par le manque d’action, le Nidoran lui attrapa le pan de sa robe et l’emmena vers la ferme. Si Abby voulait travailler, ce ne serait pas l’occupation qui manquait ! Il y avait tant à faire dans une ferme ! La matinée était déjà bien entamée et rien n’avait été commencé.

« Bon… Heu, je te montrerais ta chambre plus tard alors… » Laissa t-elle traîner. « Mais là, il faut absolument nourrir les Wattouat, faire les écuries, chercher de l’eau… »

Malheureusement dans une ferme, les animaux n’attendaient jamais. Anthere se leva, laissa les tasses et tout le service à thé sur place et se dirigea hors de la maison. Anthere n’y connaissait rien en bâtiment et elle ne savait pas quel Pokémon serait le plus utile ; Attrapant un tablier négligemment posé à l’entrée des écuries, elle alla vers les boxes renfermant les Wattouat adultes qui se mirent à bêler tous en même temps. Dès qu’elle ouvrit la porte, elle se retrouva submergée par de véritable pelote de laine ambulantes. Le Nidoran prit les choses en patte, jouant les Caninos de troupeau, dirigeant les moutons, mais ceux-ci, impatients et surexcités, commencèrent à s'éparpiller un peu partout.

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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Abigaël d'Alma le Lun 25 Jan 2016 - 17:06

Abigaël vit les larmes monter dans les yeux de la Mizuhanienne, mais elle se contenta de froncer les sourcils. Peuh, c’était bien du Anthere tout craché, ça, à se laisser dépasser par ses émotions... Mais alors que tout semblait s’être figé dans la pièce, la porte s’ouvrit, laissant apparaître tous les Pokémon de la jeune femme. Un Bulbizarre qu’Abby ne connaissait pas s’invita même dans le salon : c’était probablement un nouveau Pokémon, ou une créature appartenant aux parents de la paysanne. Toutefois, le plus surprenant pour la guerrière, ce fut le geste de la Phyllali, qui contourna la table pour se rapprocher de l’invitée en quémandant quelque chose que l’humaine ne comprit d’abord pas. Finalement, intriguée, elle répondit à Akasie en frappant sa paume contre la patte de la renarde verdoyante, imaginant qu’il s’agissait là d’une sorte de pacte tacite et silencieux. La petite bête dégageait un parfum apaisant et exaltant à la fois, comme un coup de fouet destiné à sa maîtresse, songea la Terrosienne. Peut-être que cette dernière se trompait, mais en tout cas, c’était ainsi qu’elle percevait la fragrance qui émanait de la Phyllali...

Anthere saisit alors (enfin !) la main que lui tendait son amie, puis se laissa tomber dans ses bras, laissant l’hôte sans voix. Encore une pratique étrange, mais ça, elle connaissait maintenant. Un peu plus sûre d’elle, la noble répondit à son geste, toujours un peu gauche, mais du mieux qu’elle le pouvait. Le bruit pathétique que fit l’oiseau compressé entre les deux jeunes femmes fit même sourire Abby. Mais elles n’avaient pas le temps de traîner ! Déjà, le Nidoran entendait mettre sa dresseuse au travail, et il n’avait pas tort !

« C’est pas l’heure de dormir, de toute manière, on verra ça quand on aura fini. »

Toujours aussi laconique, Abigaël sangla de nouveau sa claymore dans son dos, puis sortit, emboîtant le pas à la maîtresse des lieux. Elles se dirigèrent d’abord vers les écuries, où les Wattouat trépignaient déjà d’impatience, et très vite, la situation tourna au vinaigre avec l’évasion des moutons survoltés. Seul, Quidam n’arriverait probablement pas à les maîtriser... La Terrosienne siffla brièvement, et son scorpion géant s’approcha.

« Sasori, montre à ces gigots sur pattes qui c’est qui commande. Tu les empêches d’aller n’importe où et tu les gardes groupés, Anthere doit leur donner à manger et on a déjà du retard sur son programme. Vu ? »

Faisant claquer ses immenses pinces, la Drascore se mit au travail, établissant rapidement un plan pour séques... Euh, limiter les mouvements des Wattouat agités. La Terrosienne se tourna alors vers son Cizayox.

« Toi, va chercher de l’eau, tu as vu où était la rivière. Trouve des seaux, des récipients, n’importe quoi qui pourrait faire l’affaire, et rapporte ça à Anthere. »

Le ninja rouge hocha la tête, puis s’envola pour exécuter la tâche que la patronne lui avait confiée. Abby, elle, réfléchissait déjà à la suite... La poiscaille ne lui servirait à rien du tout, elle l’écarta donc de son esprit dans la foulée. Qu’avait dit Anthere, déjà ? « Faire les écuries » ? La noble n’avait aucune idée de la manière dont il fallait s’y prendre, elle préférait donc ne pas se mêler de ça ; de plus, elle avait probablement déjà fait son possible pour aider la Mizuhanienne dans son travail à la ferme, il était donc plus utile qu’elle s’attelle dès à présent à ce qui lui parlait un peu plus, à savoir la rénovation des bâtiments. Elle n’était ni artisan, ni spécialisée dans le façonnement d’objets, mais elle connaissait suffisamment la Terre pour la modeler, même sommairement. Et puis, il s’agissait là de constructions utilitaires, pas de pièces d’orfèvrerie pleines de délicatesse. Abby saurait concevoir quelque chose de potable, elle en était persuadée.

« Anthere ! Je vais commencer à regarder la baraque, là, je sers pas à grand-chose dans ce coin de la ferme. »

La Terrosienne fit quelques pas en direction du premier bâtiment qu’elle vit, puis tourna autour en regardant attentivement les réparations sommaires qui avaient déjà été effectuées. Wow, y’avait du boulot, effectivement ! Il restait des trous à peine comblés par quelques planches de bois clouées à la va-vite, et des endroits plus fragiles que d’autres qui menaçaient de faire écrouler l’ensemble de la structure à tout moment. Les parents de la paysanne n’étaient ni menuisiers, ni maçons, ça se voyait... Et visiblement, la terre, c’était pas non plus leur truc. La jeune femme frappa du pied, et le gigantesque serpent de métal surgit soudain, répondant à l’appel de sa patronne.

« Sennen, tu vas soutenir ce pan de mur, là, pendant que je travaille dessus. Sans appui, il va tomber en morceaux, et faudra carrément tout démolir, mais j’aimerais éviter, parce que cette bâtisse est encore en assez bon état pour être rafistolée. »

Le Steelix doré se déplia alors, plaçant son énorme tête à l’endroit indiqué par Abigaël. Quand elle jugea que l’espace de travail était sécurisé, elle fit sortir un grand pilier de terre sous ses pieds pour se mettre à la bonne hauteur, puis commença à faire des gestes amples pour amener de la glèbe là où elle le voulait. Petit à petit, elle étala l’élément, sans hésiter à y enfoncer ses mains, puis, satisfaite, elle réitéra la manœuvre, avec de la roche, cette fois. Elle comptait mettre des couches successives pour consolider le trou de nouveau béant : elle avait en effet totalement retiré les planches de bois, qui la gênaient plus qu’autre chose et ne servaient, selon elle, à rien, sinon à alourdir la structure inutilement.

Au bout d’un long moment, elle changea de côté pour appliquer la même méthode sur l’autre faille, et elle constata que la seconde bâtisse à sa portée était dans un sale état. Tout en s’affairant, elle lança :

« Hé, Anthere ! Celui-là, il est pas récupérable ! Quand j’aurai fini de réparer ce mur, il faudra que tu le vides, parce qu’il va finir par vous tomber sur le crâne et en tuer un ! Je vais carrément refaire un truc tout neuf, il vaut mieux repartir de zéro quand c’est trop abîmé. »

Au-dessus du duo, le Drattak surveillait l’avancée des travaux, prêt à agir si cela devenait un peu trop dangereux à son goût. S’il avait pu imaginer un jour que la patronne se reconvertirait en ouvrier du bâtiment... Il aurait très probablement ri jusqu’à en avoir mal aux côtes !


[« Salut, c’est l’agent du BTP, on commence quand ? » XD]

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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Anthere Osarian le Sam 30 Jan 2016 - 14:02

Heureusement, les manières n’étaient pas le fort d’Abigaël, car Anthere savait qu’elle en avait manqué. Elle ne comprenait pas d’ailleurs pourquoi ce détail la stressait autant, elle n’en avait jamais fait aucune histoire avant… Le Nidoran fit par lâcher sa robe et se mit à lui pousser les jambes, qu’elle se dépêche. Malheureusement, au lieu de lui faciliter la tâche, les Wattouat se dispersèrent et ils étaient trop nombreux pour Quidam seul… Abby appela son Drascore, mais… Anthere n’était pas certaine que c’était une bonne idée, les Wattouat n’en avaient jamais vu et la vue de cette bête immense les remplit de terreur. Ils se mirent à galoper ans tous les sens en bêlant, envoyant au hasard des attaques électriques. Ce que les moutons pouvaient être bêtes ! se dit Anthere, pestant intérieurement. Débile de moutons ! Ils n’étaient pas nombreux, heureusement, car la plupart des bêtes devaient être vendues, néanmoins, la tâche allait quand même être compliquée. Se sentant menacés par le scorpion, les Wattouat commencèrent à sauter les barrières, chargeant droit devant sans réfléchir, allant se perdre près de la maison, dans la grange et les prés d’à côté.

Quidam fonçait vers les prés alentour, pour ramener les égarés, il avait raison, dans la plaine trainait des Grahyena qui seraient ravi de pouvoir les dévorer. Abandonnant les écuries, Anthere cherchait du regard le Wattouat de tête. Evidement, comme ni Abby, ni ses Pokémon ne pouvait faire la différence entre un Wattouat ou un autre, pour ne pas les connaître, elle ne pourrait jamais lui mettre la main dessus et se dire que c’était celui-là qu’elle devait attraper ! Et ceci pour une raison simple, le troupeau suivait toujours le Wattouat de tête, celui qui était devant et ouvrait la marche pour le reste du troupeau.

« Abby ! » Cria Anthere à la terrosienne. « Il faut attraper Billy ! C’est lui qui ramènera le troupeau, on a pas fini de courir, autrement. » Par contre, il allait être moins facile de le lui décrire, il n’était pas très différent des autres, il n’avait pas plus de laine, n’était pas plus grand ou costaud… « C’est le plus… Disons qu’il est plus téméraire que les autres, il est plus réfléchi. »

Un détail qui n’allait peut-être pas les aider, sauf si le Wattouat se retournait finalement contre le Drascore et osait l’attaquer. Mais ils avaient pris tellement de retard sur la journée, ce petit jeu pouvait durer des heures ! Elle hésitait, est-ce qu’elle ? … Non, elle devait les rattraper avant tout, tant pis pour le reste. Anthere  fini par dépasser le Cizayox qui semblait empêtré dans les anses de seaux avec ses pinces et alla attraper par l’encolure le Ponyta. Près de la porte de la grange, à l’intérieur, elle décrocha sa bride, si on pouvait l’appeler ainsi, puisqu’elle ne comportait qu’un mors en cuir et une paire de rênes, bien loin de tout l’attirail de lanière ordinaires qu’on passait aux chevaux. Elle lui fit prendre son mors et grimpa dessus, décrochant un lasso.

«  Akasie, Horizon en avant ! »

Comme ils devinaient ce qu’elle avait en tête, la Phylalli se mit à galoper et prit le Marill sur son dos.  Anthere se dirigeait vers Quidam, qui avait semble t-il retrouvé Billy. Pendant ce temps, le Drascore faisait ce qu’il pouvait pour empêcher le reste d troupeau de se disperser. Arrivant sur place, Anthere demanda à Quidam  et Akasie de rejoindre le scorpion, à eux quatre avec des attaques comme tourniquet ou Feuillemagik, ils pourraient diriger le troupeau vers la ferme. En attendant, Anthere se dirigea vers Billy. Déjà harcelé par le Nidoran, dès qu’il la vit, Billy sembla se charger d’électricité, ce qui n’était pas très bon signe. Anthere savait qu’il n’avait pas l’intention de se laisser prendre, mais elle n’allait pas se laisser faire par un mouton stupide ! Comme il se méfiait d’elle, il se protégea immédiatement dans sa toison. Puisque le Wattouat avait décidé que le combat était engagé, Anthere fit charger Ourasi avec un Bélier. Elle voulait profiter de la vitesse pour lancer son lasso, mais dès qu’elle fut à portée, Billy envoya une formidable Boule Élek à Ourasi en plein visage, qui se cabra. Anthere tint bon, mais le lasso tomba au sol et furieux, Ourasi répliqua avec Nitrocharge.

Billy poussa un cri atroce et tomba sur le côté, la laine roussie, tandis qu’Ourasi se cabrait une seconde fois. Rapidement, Anthere profita de l’occasion, elle sauta à terre, ramassa le lasso et commença à faire tournoyer la corde, attendant que le mouton se relève. Tremblant sur ses pattes, le mouton se releva, foudroyant le poney du regard et s’illumina. Aïe… Anthere reconnut immédiatement le signe de l’évolution. La seconde suivant, Billy, devenu rose, plus grand et probablement plus fort, chargeait sa laine d’électricité. La jeune femme réagit au quart de tour, elle généra de l’eau au creux de sa main dont elle arrosa copieusement le Lainergie. Trempé, celui-ci se retourna vers Anthere qui abattit sur lui le lasso qu’elle serra autour de son cou. Malgré tout, Billy n’était pas stupide, s’il lui venait à l’idée d’utiliser son électricité, il allait s’attaquer lui-même et il le savait. Battu, il suivit docilement Anthere qui remonta sur son poney et se dirigea vers la ferme. Grâce aux Pokémon, les autres Wattouat ne furent pas très long à rejoindre le chef de leur troupeau. D’autant que maintenant qu’il avait évolué, son autorité était incontestable…

Enfin, elle ramena le troupeau dans l’enclos devant la maison et la grange, ouvrit la barrière et y emmena Billy qui entraina à sa suite les Wattouat. Anthere mit pied-à-terre et dénoua le lasso, relâcha Billy et une fois libéré de la surveillance des autres Pokémon, le troupeau se calma, surtout qu’Anthere venait de remplir l’auge où ils se jetèrent en bêlant bruyamment. En revenant à la grange, elle découvrit une scène très étrange. Abby qui jouait les ouvriers du bâtiment, le Cizayox avec des seaux à chaque pince, le Steellix en mode pilier… Tout cela lui parut très bizarre. Abigaël l’interpela, alors qu’elle avait entreprit de remplir les seaux avec sa magie et celle du Marill. A quoi bon courir au ruisseau, quand on savait manier l’eau ? Anthere se retourna et avisa l’endroit indiqué par le soldat. Ce qu’elle indiquait, était ce qui était autrefois le salon. En fait, vu les dégâts, ses parents s’étaient contenté de faire un mur sommaire pour séparer la maison en deux. Un côté habitable et un autre laissé à l’abandon depuis.

« Il n’y a rien de ce côté, tu peux y aller je pense. »

*De toute façon, ça ne sera pas pire que maintenant.*
se dit-elle.

N’y connaissant rien à la maitrise de la terre, en bâtiment et autre, la jeune femme se dirigea là où elle savait quoi faire, en commençant par remplir d’eau les abreuvoirs du pré. Retournant dans la grange, elle alla nourrir ses propres Pokémon, et saisit une fourche à la main. Maintenant, elle devait nettoyer les huit boxes, un exercice qui allait durer une bonne heure et demi. Elle triait la bonne paille de celle qui était souillée, qu’elle entassait dans une brouette. Laquelle devait être vidée dans la fumière, derrière le bâtiment. Quand elle aurait fini, il serait plus de midi déjà et elle savait qu’elle devait encore nettoyer les abreuvoirs et les mangeoires de boxes, refaire les litières, mettre le foin dans les rateliers et vérifier les stock de grains, ainsi que les clôtures des prés, surtout avec l’escapade des Wattouat, ils avaient pu en défoncer une.


[Lol…
Hey Billy ! xD]

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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Abigaël d'Alma le Dim 7 Fév 2016 - 16:53

Abigaël, en pleins travaux de rénovation et de reconstruction, fut interpelée par Anthere, qui lui expliqua qu’elles devaient retrouver un certain « Billy ». Un mouton téméraire et plus réfléchi que les autres ? Pour la Terrosienne, tous les Wattouat se ressemblaient, comment voulait-elle qu’elle en reconnaisse un parmi ce tas de laine et de bêlements ? Haussant les épaules, elle lança à la Drascore :

« Vois avec le Nidoran si vous pouvez le coincer, il doit savoir lequel c’est. Évite de lui tordre le cou, par contre, un mouton ça coûte pas mal d’argent, et les parents d’Anthere n’en ont pas. »

Le grand scorpion se détourna, puis, au lieu de se rapprocher de Quidam, s’éloigna. Abby en déduisit qu’elle avait renoncé à chercher ledit Billy et qu’elle serait plus utile en rassemblant tous les autres qu’en perdant un temps précieux avec un seul Wattouat. Pourquoi pas, après tout. D’un air distrait, elle regarda vaguement le poney qui coursait le chef du troupeau, avant de se remettre au travail avec application.

« Sennen, décale-toi un peu par là. Encore un peu de terre... Et voilà, une terrasse couverte pour de bon. Faut dire qu’avoir un énorme trou rafistolé avec des planches, ça fait un peu tache, t’en dis quoi ? »

Le géant de métal hocha la tête, et le duo recula un peu, le temps d’admirer leur œuvre. Ce n’était pas très esthétique, mais c’était déjà bien plus solide que la réparation sommaire d’avant, et ça avait surtout le mérite de ne plus être dangereux !

« Right. »

Débarrassant ses mains des quelques plaques de terre et des graviers qui s’étaient logés dans ses paumes, la jeune femme se dirigea vers le bâtiment défoncé et complètement laissé à l’abandon pour l’examiner sous toutes les coutures. Anthere lui avait parlé d’une serre... Et au vu des traces sur le sol, Abby comprit qu’elle se tenait devant l’ancien édifice, reconverti en habitat pour Wattouat. La partie sinistrée servait uniquement de réserve pour stocker le grain, mais la Terrosienne doutait de l’étanchéité de l’endroit...

« Sennen, tu me sors tout ce qu’il y a là-dedans, parce qu’on va démolir ça en entier. »

Le Steelix ouvrit son énorme mâchoire et croqua carrément dans le toit, qui vint aussi facilement que s’il était fait d’un amas de brindilles. La lumière pénétra dans la réserve, et le serpent d’acier balança sa queue à l’intérieur pour ratisser et récupérer tout le contenu en une fois. Ramenant les gros sacs et les quelques outils vers lui, il poussa le tout à l’écart, et Abigaël érigea un dôme de terre sommaire pour protéger la nourriture et le reste de la lumière et d’éventuelles intempéries.

« Ok, de toute manière, c’est du temporaire. Allez Sennen, finis-moi le boulot. »

Le titan de métal doré ne se fit pas prier et, d’un coup de queue puissant, acheva d’abattre la structure, en prenant toutefois soin de ne pas massacrer ce qui était encore debout et fonctionnel. Dans un fracas épouvantable, ce qui était autrefois une partie de la serre s’écroula, alors qu’un épais nuage de poussière s’élevait des ruines. Après quelques minutes, la fumée se dissipa, révélant une Abby au visage plus noir que blanc, ce qui déclencha un rire bref chez le Steelix, rire bien vite avorté lorsqu’il vit le regard que la patronne lui jetait. Roh, si on pouvait même plus rigoler un peu...

« On va trier ce qui est récupérable. Tout ce qui est bon à jeter, tu le mets là, le reste, tu le laisses ici. Après l’ancienne serre, on jettera un œil aux fondations de la maison, histoire de vérifier qu’ils risquent pas de se faire enterrer dans leur propre foyer, on sait jamais. Allez, on s’active ! »

L’ombre du Drattak s’étala soudain tout près de la Guerrière. Le Drattak se posa doucement, puis se mit à trier, lui aussi, préférant participer plutôt que de surveiller – surtout que pour l’heure, il n’y avait plus rien à superviser. Alors qu’Anthere s’affairait avec les Pokémon et la logistique animale, le groupe de Terros séparait méticuleusement les pièces de bois, de ferraille et de charpente qui pouvaient encore servir. Au bout d’une bonne heure, ils entreprirent alors de reconstruire la réserve à grains, mur après mur, et il était bien plus de midi lorsqu’ils entamèrent le toit. Même s’ils travaillaient vite, à trois, et même s’ils ne se perdaient pas en décorations ou en fioritures inutiles qui ne feraient que les ralentir, ils prenaient néanmoins leur tâche très au sérieux et s’assuraient de la solidité de l’édifice à chaque étape.

« Je pense qu’on aura fini d’ici une heure et demi, à peu près. Hé, Anthere, t’en es où ? On est sur le toit, la pièce pour le stockage de grains est presque debout et prête ! Après ça, ça te dit qu’on fasse une pause pour manger un morceau ? Je sais qu’on a du retard, mais si on mange pas, on fera rien de bon cet après-midi. »

Hagane et Kuchimi, voyant bien qu’ils seraient inutiles à la patronne, avaient pris le parti d’aider la Mizuhanienne avec la grange et le foin. Dociles, ils attendaient les consignes et faisaient de leur mieux pour épauler Anthere. Sasori, quant à elle, s’était improvisée bergère et gardienne de troupeau, et elle veillait à ce qu’aucun mouton n’ait l’envie subite de recommencer avec une petite escapade.


[L’Abo et le Cizayox sont disponibles pour aider Anthere ^^]

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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Anthere Osarian le Mer 10 Fév 2016 - 16:55

D’un revers de manche, Anthere s’essuya le front. Les Pokémon n’étaient pas spécialement nombreux et pourtant, ils donnaient un travail fou. Sans rien dire, elle entendait le vacarme de la démolition des bâtiments les plus abîmés. C’était une ancienne partie de la serre où les murs s’étaient pas mal effondrés. Elle interdisait ainsi l’accès par la grange et même, empêchant quiconque d’y entrer d’ne manière ou d’une autre, car n’y avait aucune autre porte que celle présente et obstruée de l’ancienne serre. Par ailleurs, les courants d’air venaient principalement de ce côté-ci. En hiver, on essayait en général de coincer des bottes de pailles et de foin pour tenter d’empêcher le vent de s’y engouffrer, avec peu de succès, mais cela évitait aux animaux de se retrouver sous tous les vents. En combinaison, on avait installé des planches de bois pleines pour casser les courants d’air et en laissait une coche de paille très épaisse. C’était justement cette couche de paille, qu’il fallait bien retirer un jour qu’Anthere peinait à extirper des boxes…

Dans un grondement sourd, Anthere vit la tête du Steelix surgir soudain et engloutir la partie condamnée de la grange. Elle fit un bond. Il y eu un bruit d’effondrement, pendant lequel la jeune fille se figea. Mais comme Abigaïl donnait des directives et le tout sans hurler sur ses Pokémon, Anthere en déduisit que tout se passait normalement et s’activa à nettoyer les huit boxes. Au bout d’un moment, elle vit son équipe rappliquer accompagner du serpent et la mante rouge. Anthere les regarda, d’abord sans rien dire et compris ensuite qu’ils souhaitaient se rendre utiles. Elle réfléchit un instant, de quoi avait-elle besoin et qu’ils étaient en mesure de faire ? Dans un premier, elle serait surtout aidée si quelqu’un pouvait acheminer la brouette sur la fumière, derrière le bâtiment, de cette manière, elle n’aurait pas à faire de multiples aller-retour pour la vider et pouvoir continuer à nettoyer les écuries. Elle pouvait toujours se débrouiller pour atteler sommairement son Ponyta à la brouette, mais il ne pourrait jamais la renverser, ni la remettre debout. Sauf si éventuellement, le Cizayox l’y aidait.

Pendant ce temps, elle pouvait remplir la seconde (qu’il fallait aller chercher dans la salle à outils, en ruine) et la Tarsal pouvait tasser le tout bien carré (et oui, c’était tout un art d’être efficace !), en attendant le retour du Cizayox, tandis que ce serait le Nidoran, qui cette fois, tirerait la brouette bricolée. Le travail avança dès lors, bien plus vite. Pendant ce temps, la Phyllali qui connaissait parfaitement les habitudes de la ferme, donnait elle aussi ses propres suggestions. Puis, la jeune femme devrait remettre de la paille propre. Là, les choses se compliquaient, car les bottes de foin étaient imposantes et très lourdes. Hors, il faudrait faire tomber l’un des rounds, défaire les ficelles et le faire rouler pour desservir la paille dans le couloir, qu’Anthere n’aurait alors plus qu’à mettre dans les boxes. Et faire la même chose avec le foin. En bref, ils ne seraient pas trop de trois et quand bien même ils y mettraient tout leur bon cœur, ils risquaient d’avoir du mal à le faire, à moins d’utiliser avec intelligences quelques techniques pour découper des carrés, par exemple.

Malgré tout, ils seraient loin d’avoir fini après cela, car Anthere aurait besoin d’eau pour nettoyer et remplir les abreuvoirs et comme elle ne pouvait pas inonder les écuries, il lui fallait des seaux. Une fois tout cela terminé, il serait plus de midi et il faudrait nourrir les Pokémon de nouveau, car l’herbe en cette saison, ne suffisait pas pour les Wattouat. Après une heure supplémentaire de travail non-stop, en sueur, les bras tremblants, Anthere se redressa et planta la vieille fourche dans le dernier tas de foin qu’il restait. Au même moment, Abigaïl l’interpelait. Anthere eu un blanc. Non pas parce qu’ils avaient quasiment fini de réparer le toit, mais plutôt parce qu’elle ne pouvait pas savoir qu’on mangeait rarement le midi. Ils avaient déjà du mal à se faire deux repas par jours (ce qui n’arrivait pas tout le temps). La jeune femme se sentit très gênée, elle savait de quel milieu venait Abby, là où on pouvait s’en offrir quatre fois et des collations entre chaque !
Elle ne voulait pas qu’Abby le sache, il faudrait bien qu’elle trouve de quoi faire…

« J‘ai presque fini. » dit-elle simplement.

Dehors, le Bulbizarre assistait le Drascore. Comme les moutons pouvaient vite s’emballer pour un rien, le Pokémon plante avait préféré rester auprès d’eux, comme il le connaissait, c’était plus sûr. À l’intérieur, la paysanne envoyait la dernière fourchée de foin dans le ratelier. Elle avait mal au dos et aux bras, elle était en nage. Rangeant sa fourche, elle alla chercher le balai de paille, posé à côté des bottes de paille et entreprit de nettoyer l’allée. Après quoi, elle attrapa les eaux remplis par les soins des Pokémon et lava chaque abreuvoir, chaque mangeoire. Vidant les seaux dehors dans l’herbe et avant de le ranger, alla nourrir de nouveau les Pokémon. Anthere s’assura qu’Abby était toujours occupée sur le toit, arborant assez comiquement le masque du parfait ramoneur, et se faufila discrètement dans la maison. Il était midi passé et Anthere n’avait pas l’intention de laisser Abby sans manger surtout qu’elle lui avait fait la remarque.

Mais comme sa visite était plutôt secrète, la jeune femme savait d’avance qu’elle devrait déduire de ses propres repas, ceux de la Terrosienne. Qu’à cela ne tienne, elle n’en mourrait pas pour quelques jours… Cependant, ce nouveau train de vie avait déjà laissé des marques, elle se savait en moins bonne forme qu’avant, elle était plus maigre pour commencer, bien qu’elle s’efforçait de le cacher et aussi moins dure à la tâche. D’une manière générale, elle était plus fatiguée, pas seulement physiquement. Mais c’est sans y penser qu’Anthere se hâtait de préparer un déjeuné (typique du pays bien sûr), certes léger mais qui ne lui ferait pas honte. Le temps de cuisson, elle alla laver la table et la préparer pour le déjeuné, dans le petit salon. Elle en profita aussi pour aller se débarbouiller, pour ne pas trop paraître négligée.

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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Abigaël d'Alma le Sam 27 Fév 2016 - 1:32

Hagane, en voyant Anthere regarder la brouette, comprit qu’elle avait besoin d’aide pour la déplacer et en vider le contenu. Content de pouvoir se rendre utile, le Pokémon empoigna l’engin à pleines pinces, en veillant à ne pas le broyer en appuyant trop fort, puis utilisa sa force et ses ailes pour le mettre en mouvement. L’Abo, quant à elle, aida la Tarsal à tasser le tout dans la brouette, se sentant parfaitement inutile et rêvant d’être une Arbok aux anneaux puissants pour montrer que les serpents étaient décidément les meilleurs...

Lorsque la patronne interpela son hôte, elle eut une réponse plutôt laconique, qu’Abby mit sur le compte de la fatigue. Satisfaite, elle se remit au travail, sans penser au temps qui défilait lentement, mais sûrement, et ce fut lorsqu’elle eut la lumière du soleil en pleine figure qu’elle se rendit compte de l’heure qu’il était. Heureusement, la Terrosienne avait un bon timing, et la reconstruction de l’ancienne extension de la serre était achevée ! Une fois de plus, l’équipe de maçons improvisés vérifia que tout était parfait, et la notable, fière d’elle, se dirigea vers la rivière pour se laver visage, mains et bras. Le noir qui la recouvrait partit petit à petit, et ce fut après une bonne séance de frottement intensif de peau qu’elle put enfin se relever et s’étirer, déjà plus propre.

« Allez la Dream Team, c’est le moment d’aller manger. »

Aussitôt, tout le monde se rassembla, sauf le poisson, qui se contenta de faire claquer sa mâchoire d’un air dépité. Encore une fois, elle allait devoir se trouver à manger toute seule, et c’était définitivement pas cool...

« Par contre, vous boufferez après nous, y’a pas la place dedans, et on sait jamais. »

Bizarrement, Abigaël ne savait pas pourquoi elle avait pris cette précaution superflue à ses yeux. C’était comme si elle avait... Un pressentiment. Oui, c’était le mot. D’un pas assuré, elle se dirigea vers la maison et gravit les marches qui conduisaient à l’entrée, humant l’air à la recherche d’un bon fumet, qu’elle trouva avec plaisir. Lorsqu’elle entra, elle trouva Anthere occupée à servir, et elle s’avança, observant le contenu du repas. La première chose qui frappa la Terrosienne ne fut pas la teneur du déjeuner, mais les quantités : c’était suffisant pour tenir le coup, mais ce n’était clairement pas ce à quoi elle s’attendait, même en sachant les Osarian assez pauvres. Waw. La situation était pire que ce qu’elle imaginait... Discrètement, alors que la jeune maîtresse de maison repartait dans la cuisine, elle fit signe à son Drattak de s’approcher à la fenêtre, et elle lui montra l’une des sacoches dont il était équipé, celle qui contenait l’argent de la jeune femme. À voix très basse, elle murmura :

« Juste avec la moitié du contenu, y’a de quoi les nourrir au moins un mois, tous les trois. Tu me cherches le village le plus proche et tu prends de tout, mais surtout des trucs qui se conservent. Et bouge-toi. »

Comprenant que l’instant était critique, Uramu s’éloigna rapidement, sa silhouette disparaissant derrière la colline. Abigaël n’avait pas pensé une seule seconde qu’il aurait peut-être du mal à se faire comprendre au premier abord, mais tant pis, il n’avait qu’à se débrouiller tout seul quoi, merde à la fin. En entendant la Mizuhanienne revenir, Abby s’assit rapidement, attendit que son hôte fasse de même, puis commença à manger en silence. Au bout d’un long moment, elle se décida à prendre la parole.

« Tu sais, tu n’es pas responsable de tes parents et de la vie qu’ils mènent. Je peux comprendre que tu veuilles les aider, mais c’est leur vie, pas la tienne. Quand ils reviendront, il faudra que tu t’en ailles, pas comme une gamine qui fait son caprice et fugue, mais comme une adulte qui choisit ce qu’elle veut faire de sa peau. Si ce cadre ne te convient pas et t’empêche de faire ce que tu veux, alors va-t’en, sans scrupules. Tu as déjà assez donné pour eux, et je pense que tu pourras te limiter à leur envoyer un peu d’argent de temps en temps si tu arrives à en garder de côté pour eux. Mais en aucun cas tu ne dois plier et te marier à ce parfait inconnu qu’ils ont choisi à ta place, même si c’est « pour ton bien », ce dont je doute, au passage. « Pour leur confort personnel et financier », oui, mais « pour ton bien »... Mouais. »

Finissant son assiette, Abby planta son regard fauve dans celui d’Anthere pour voir sa réaction. Elle avait l’impression d’avoir une vraie loque en face d’elle, amaigrie et diminuée, et ce n’était clairement pas la fille qu’elle avait recommandée à l’armée de Mizuhan. Ainsi cloîtrée et cantonnée à des tâches agricoles et abrutissantes, elle n’était plus que l’ombre d’elle-même.

« De toute manière, si j’apprends que tu es restée là à faire la bonniche pour eux et pour ce type, t’auras intérêt à courir vite, parce que je viendrai personnellement kick your ass d’ici. »

Abby avait parlé dans sa langue maternelle, mais vu l’intonation qu’elle avait employée, elle ne doutait pas de s’être parfaitement fait comprendre de son interlocutrice ! Elle se leva alors, sentant la présence de son Pokémon non loin de là, et elle alla réceptionner le fameux colis sous la forme d’un énorme sac en toile rempli de vivres à ras bord. Après l’avoir empoigné, elle le déposa aux pieds d’Anthere, y préleva quelques victuailles pour nourrir son équipe et lui dit :

« Tiens, y’a de quoi bouffer pour un bon bout de temps là-dedans. Je te laisse tout ranger et tout trier, moi je retourne voir les bâtiments. J’ai dit que j’irais faire un tour du côté des fondations, donc je serai par là-bas. Sennen, Uramu, on s’y remet. »

D’un claquement de doigts, elle fit venir ses associés de maçonnerie et indiqua à son Steelix un endroit précis où il devait creuser pour mettre au jour les fondations de la maison sans risquer de les massacrer. Une fois cela fait, la fille d’Alma sauta dans le trou et se mit à examiner le tout, rafistolant parfois un endroit un peu sensible ou abîmé. La tâche était clairement différente, mais ne demandait pas moins de concentration, ce qui ne les empêcha pas d’avancer plutôt vite, alors que le serpent d’acier doré rebouchait méthodiquement et systématiquement ce qu’il avait creusé, pan de terre après pan de terre. À ce rythme-là, ils auraient fini en fin d’après-midi, et il leur resterait un peu de temps pour autre chose, même si la tombée de la nuit les contraindrait à éviter de se lancer dans un chantier un peu trop chronophage.

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Re: [ Clos ] [Ferme Mahō] Visite chez Anthere « de Yiling » … [Abigaël d'Alma]

Message par Anthere Osarian le Mar 8 Mar 2016 - 18:48

Un peu plus de la moitié de la journée était passée. Dans la petite salle d’eau, Anthere restait debout, le front appuyé contre le miroir. Une posture un peu étrange qui résumait pourtant bien son ressentit. Elle était fatiguée et pour la première fois, elle semblait prendre réellement conscience de son apparence misérable. Elle avait vraiment l’air d’une mendiante, le visage pâle, les joues presque creuse, son air las. Seuls ses vêtements n’avaient pas l’air encore hors d’usage, mais plus pour longtemps. Parfois, il lui arrivait également de mal se sentir, en travaillant, le monde devenait plus flou, ses jambes tremblaient, elle devait faire un effort pour tout. Aujourd’hui, ça allait encore, même si elle avait l’impression de porter deux fois son propre poids. Elle ne s’en plaignait pas, il fallait bien continuer. Au bout d’un moment, Anthere se redressa et retourna dans la cuisine. Elle retourna à ses fourneaux et se hâta de finir ses préparations. Mizuhan était connue pour sa cuisine délicate, aussi belle visuellement que gustativement et même pauvre, la paysannerie ne faisait pas exception, même si elle mangeait des aliments sans doute plus simple et réservait les grands plats pour les grades occasions.

Il se trouvait qu’Anthere état bonne cuisinière. Avant la grande catastrophe, c’était elle qui, généralement, cuisinait pour la famille, préparant à l’avance les paniers-repas du midi pour ses parents et elle-même quand elle allait encore à l’école. Elle avait cuisiné dès sont plus jeune âge, pas seulement par nécessité, mais aussi par goût. Elle finissait d’ordonner les plats sur la table (un plat de riz, un plat de katsu-don et un plat de sushi) et deux serviettes chaudes, roulées sur de petits dessous ronds, quand Abby entra dans le salon. Tandis que s convive s’installait, Anthere tourna les talons et rangea les plateaux pour les laver plus tard. Quand elle revint, la terrosienne était attablée, Anthere s’efforça de faire bonne figure, malgré la grande fatigue qui l’accablait. Elle espérait aussi que la tradition du bento rende la légèreté du repas « normale », après tout, Abigaël n’était pas du pays. Elles entamèrent alors leur repas, en silence. Ce qui ne gênait nullement Anthere, qi y était habituée maintenant, à ne plus vraiment échanger à table. Mais ce ne devait pas être au goût de la maitresse des lames, car elle brisa le silence et se lança dans un long discours.

Abigaël était directe, mais elle ne pouvait pas dire qu’elle n’était pas d’accord avec elle… Car elle avait prêté le même discours pendant de longs mois à ses parents. Ils avaient fait la sourde oreille bien sûr. Pourquoi ne la prenaient-ils pas au sérieux ? Elle s’était montrée tout à fait capable de se débrouiller seule au cours de son voyage, elle s’était même découvert des talents rares qu’elle maitrisait et qui en plus, étaient officiellement reconnus. Alors pourquoi ? Mais de là à réussir à partir comme ça… C’était facile à dire, Abby n’était pas à sa place… C’était des paroles douloureuses, Anthere n’osait pas vraiment la regarder en face. Comment est-ce qu’elle pourrait trouver le courage de se confronter à ses parents et de leur claquer la porte au nez ? Ce n’était pas une question de force, car avec ses pouvoirs et ses Pokémon, elle savait qu’elle n’aurait aucun mal à les écarter de son chemin. Non… Le problème venait d’ailleurs… Quand la terrosienne se tut, Anthere n’avait pas changé d’expression. Le regard toujours fixé sur son assiette, elle jouait négligemment avec ses baguettes qu’elle faisait rouler entre ses doigts.

Elle voulu esquisser un sourire, quand Abby la menaça ouvertement, mais sans grand succès. C’était dans ses habitudes et elle était contente dans le fond, elle n’ait pas changé sur tous les plans. Abby prévenante et polie aurait été trop bizarre à observer. Comment est-ce qu’elle pouvait lui faire comprendre que de planter ses parents était au-dessus de ses forces. Abby n’était pas le genre à douter, ni de ses capacités, ni de l’avenir… Alors comment pourrait-elle comprendre Anthere ? Vu son état physique, elle ne risquait pas d’être utile a qui que ce soit… Quant à son équipe de Pokémon… Et elle aussi, il y avait tellement longtemps qu’ils ne s’étaient pas entrainés, c’était un peu comme revenir à la case « départ ». Ses Pokémon avaient sans doute oublié ce qu’ils avaient appris et elle n’était pas certaine non plus d’être encore capable de manipuler la glace et l’eau comme elle l’avait fait avant de rentrer à la ferme. C’était terrible du coup ! Et si jamais elle se rendait compte qu’ils ne savaient plus rien faire ? Elle serait obligée d’abandonner et de revenir chez ses parents… Non c’était pas possible… C’était un vrai cauchemar…

Tandis qu’elle se laissait envahir par l’incertitude et l’angoisse, Abby l’abandonna. Le regard désespéré, Anthere releva la tête et la regarda. La terrosienne alla à la fenêtre récupérer un gros sac de toile que venait de lui rapporter son Pokémon. La peur s’atténua pour faire place à la curiosité. Que venait-il de trouver ? Abigaël l’empoigna et le déposa devant elle et en sortit quelques aliments pour Pokémon. Quoi, c’était de la nourriture tout ça ? Sous une certaine forme d’incrédulité, Anthere releva à nouveau ses yeux sur Abby. Cette dernière lui confirma alors ce qu’elle devinait. Anthere baissa les yeux et la remercia. C’était à la fois un soulagement de savoir qu’elle ne mourrait pas de faim, mai elle ressentait aussi de la honte. Mais le soldat ne sembla pas vouloir spécialement une réponse, car elle tourna les talons pour sortir. Anthere resta immobile sr le sol, à regarder fixement le sac et le festin qu’il contenait. Il y avait principalement de la nourriture sèche, très facile à conserver et sans doute d’une bien meilleure qualité qu’ils n’avaient pu s’en offrir depuis bien longtemps. Finalement, Anthere essuya d’un revers de manche les larmes qui commençaient à couler. Elle porta le sac et commença à ranger son contenu dans le garde-manger.

Tout en rangeant, Anthere estima qu’ils en avaient pour plus d’un mois et un peu plus même, si elle ne se comptait pas. Son amie avait raison, elle ne pouvait pas rester les bras ballants à attendre qu’un miracle se produise. Aucun preux chevalier ne viendrait la sauver. Elle devrait donc se sauver elle-même. Mais comment trouverait-elle le courage de faire valoir ses droits ? Et qu’arriverait-il à ses Pokémon si elle n’y arrivait pas ? Ils avaient parlé plusieurs fois de les donner, de les donner à cette horrible championne de Fla’or « car après tout, ça s’est bien passé avec ton Medhyena ». Bien passé ? Non pas vraiment non… Anthere en avait été dévasté et pire encore, ils ne la connaissaient pas du tout contrairement à elle et se moquaient certainement de la manière dont ils seraient traités ! De toute façon, elle ne pouvait pas se résoudre à accepter ce mariage. Elle n’était pas un objet de décoration. Sans s’en rendre compte, Anthere commençait à échafauder un plan de sauvetage… Un plan d’auto-sauvetage. Elle voulait partir, partir au plus vite.

[Merci pour ce super rp xD A bientôt pour de nouvelles (mes)aventures ! ]

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