[ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

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[ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Toko le Jeu 3 Déc 2015 - 23:48

Je courais depuis un moment déjà, quand je vis enfin les murailles de Fla'or, au détour d'un rocher glacé. dans mon dos, j'avais les corps des dix Obalie morts, comme demandé dans le contrat. Derrière moi, des phoques de toutes tailles me poursuivaient, sûrement pour venger tous les petits que j'ai tué. Un coup d'oeil en arrière me montrait que les deux Obalie qui roulaient, suivis de près par un Phogleur. J'essayais d'accélérer le pas, mais mes forces semblaient arrivés à bout. Et alors que j'atteignait enfin le murailles, les créatures arrêtèrent de me suivre. Peut-être qu'ils avaient peur de la masse vivant en ce lieu ? Toujours est-il que je pouvais enfin souffler.

Je regardais alors l'ouverture, qui se trouvait à une centaine de mètres devant moi. Je me demandais alors quelle serait la réaction des autorités en voyant les cadavres. Pour éviter les ennuis, je cachai les corps des animaux sous un tas de neige, à un endroit précis, et j'entrai ensuite dans la ville.

Les bâtiments, les rues, tout était blanc, seulement coupé par un chenal sur lequel circulaient des bateaux. J'aurai pu trouver ça merveilleux et passer des heures à contempler les détails de cette ville, mais mon voyage m'avait montré des choses auxquels je ne me doutais pas, et je m'attendais encore à être plus surprise que cela. Je traversais donc la ville, cherchant la taverne miteuse où je devait retrouver le commanditaire. Je croisai plusieurs garde, mais ceux-ci ne me remarquèrent même pas. Après tout, je n'étais personne ici, et ça me faisais sourire. Je finis par me renseigner auprès d'un marchand, qui me regarda bizarrement avant de me déconseiller d'y aller, puis finalement il m'indiqua la direction.

Une fois entrée, je demandai, comme l'ordonnai l'affiche, au barman où se trouvais un certain Falko. Il me fit asseoir pendant une bonne heure à une table, où je ne commandais qu'un verre d'eau. Quand l'homme vint à ma table, il me demanda uniquement de le conduire à la marchandise. Je ressortit donc de la baraque, l'homme sur mes talons. Et de là, je refis le chemin exactement en sens inverse, accompagné de deux de ses hommes de main.

Une fois à l'extérieur, le commanditaire compta les dépouilles et les examina.

-C'est du beau travail. Les dépouilles ne sont pas trop amochés, mais comment une gamine peut avoir fait ça ? C'est qui, qui a fait ça à ta place ?

Et avant qu'il ai pu faire un geste de plus, je sortit ma dague et vint gratter la gorge avec la lame.

-Pas de ça avec moi, s'il vous plait.

je rangeai l'objet et le vendeur se releva sous les regards des deux hommes qui l'accompagnaient, et qui entreprirent de sortir les corps sans vies, pendant que Falko et moi retournions à la taverne.

Une fois retournés au chaud, il me tendit un sac. Je comptais rapidement la somme convenue, sa face de rat ricanante collée sur moi. Je ne lâchai pas pour autant mon arme de la main gauche. Quand je relevai la tête, il me sourit et me salua avant de partir. De mon côté, je demandai une boisson alcoolisée. Tout d'abord, elle me brûla la gorge. Comment les adultes pouvaient boire ça ? J'avalai le reste d'une traite, puis ressortit. Au bout de cinq mètres, je remarquai un homme qui me suivait. Je bifurquai dans une petite voie, et il se jeta sur moi. L'individu était un homme plus grand et légèrement plus vieux que moi, il avait moins de trente ans mais sûrement moins de vingt cinq. Mesurant à vue de nez autour des un mètre quatre vingt, brun, il était costaud, mais ne semblait pas très intelligent et surtout assez pataud. Il ne me fallut que quelques mouvements rapides et sures pour le mettre à terre. En quelques secondes, j'appris que le fameux Falko voulait juste récupérer la somme versée, quelque soit la méthode. Une dizaine de secondes supplémentaires, et j'appris où le trouver.  Alors que je me relevai, le jeune homme, du nom de Lothar Bison, me demanda de lui laisser la vie sauve. Une idée me traversa l'esprit, et j'acceptai à condition qu'il me serve d'homme à tout faire. Après avoir vu ma rapidité d'action, l'homme accepta et me suivit de plein gré.

Ma première action, fut de retrouver Falko. Arrivé devant sa boutique, il fit mine de ne pas me connaître, malgré sa tête plus que surprise, et m'invita à entrer. Je m'avançai tranquillement dans sa direction, et au moment où je passai devant lui, je sortit ma lame, et l'enfonça en dessous de ses côtes. Un de ses hommes vint pour me blesser, mais je me retournai et lui enfonçai à son tour le morceau d'acier dans la gorge. Des personnes aux alentours commencèrent à crier, appelant la garde. J'en profitai pour achever le propriétaire, pendant que le second employé sortit du magasin, et s'enfuit à travers la ville.

Sur les conseils de Lothar, je déguerpit à mon tour, bifurquant plusieurs fois selon un chemin qu'il me guida, jusqu'à être assez éloigné de la zone.

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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Mako le Lun 7 Déc 2015 - 17:13

Shota, mon père adoptif, m'avait donc remis ma première mission officielle de ninja. J'avais attendu cet instant avec impatience, c'était vrai. Mais pour le moment, j'étais assez contrariée... Je n'avais toujours pas terminé l'entraînement de la petite Luce, et malgré le fait qu'elle soit une excellente élève plutôt dégourdie pour son âge, j'avais un peu peur de la laisser seule au village... C'st qu'elle pouvait faire pas mal de bêtises, même si elle ne le faisait pas exprès. Heureusement, mon père me promit de veiller sur elle, et dès qu'il lui eut proposé un petit entrainement ninja, elle accepta avec son enthousiasme habituel, non sans m'avoir chaleureusement saluée. De toute façon, avec lui, elle était entre de bonnes mains, et mon absence serait de courte durée.

Ma mère adoptive souhaitait qu'un des guerriers du village aille jusqu'à Fla'Or pour lui rapporter des herbes médicinales dont elle manquait. Etant moi-même formée aux arts de la guérisons, j'étais la mieux placée pour accomplir cette tâche. J'enfilai donc mon long manteau, sifflai Léo, qui vint se placer à mes côtés, puis partis dans la forêt que je connaissais si bien, en direction du nord.

Pour couvrir la distance, la plupart des voyageurs auraient fait appel à une monture terrestre, voire aérienne. Mais pas les ninjas de Loukaï. Tant que nous restions à Mizuhan, sauf cas de force majeure, nous effectuions tous nos trajet à pied, en courant afin de nous renforcer physiquement. Il me fallut une bonne demi-journée en sautant d'arbre en arbre pour atteindre l'autre côté de la forêt, puis une journée de plus pour arriver aux abords de Fla'Or.

Si Léo avait encore du mal à suivre mon rythme soutenu sur la glace de la banquise, il était en revanche très doué pour sauter de branche en branche, à condition qu'il y ait des arbres à proximité. Quand ce n'était pas le cas, il restait perché sur mon épaule. J'avais rendez-vous chez un apothicaire, une connaissance de Suzu, ma mère adoptive, dont la boutique était située dans les faubourgs de la ville.

Mais alors que je me dirigeais vers ma destination, une forte odeur m'agressa les narines, me détournant de mon objectif. Une odeur que je connaissais très bien, hélas : celle des cadavres... Finalement, mes vieux réflexes reprirent le dessus, et j'entrai dans la cabane qui semblait dégager ces effluves, katana au poing. Elles provenaient essentiellement de Pokémon de la région morts. Mais il y avait aussi un humain. On s'était battu ici... Mais le morts ne semblait pas porter sur lui des marques de défenses. Il n'y avait pas d'armes à proximité, ce n'était donc pas un suicide... On aurait plutôt dit qu'un exterminateur l'avait exécuté par surprise. Et une seule lame semblait avoir été utilisée pour toutes les blessures, une dague plutôt courte.

Leo croassa alors pour attirer mon attention. Il venait de remarquer une empreinte de pas faite dans une flaque de sang, qui avait à peine coagulé. Le meurtre - quoi que cela ressemblât plus à un simple règlement de compte - était récent. En témoignaient d'ailleurs le cadavres humain qui n'avaient pas encore eu le temps de totalement refroidir.

Apparemment, j'étais la première sur les lieux depuis l'attaque, ce qui paraissait bizarre, vu que j'étais dans un lieu assez fréquenté, une sorte de boutique miteuse si j'en croyais le mobilier. Je fis ensuite le tour des chaussures présentes dans la pièce, mais apparemment, celui qui avait marché dedans avait des pieds bien plus grands que le mort. Un véritable géant...
Et après? Je n'étais pas à Loukaï ici, je n'avais aucune autorité pour intervenir. En revanche, je savais où trouver quelqu'un qui pourrait peut-être me renseigner dans cette ville... Je me dirigeai donc vers la boutique où je devais récupérer les herbes. Une veille femme, qui avait plus ou moins l'âge de Suzu me demanda, alors que j'entrai :

"C'est vous pour la commande de Loukai ?
- Oui, c'est moi.
-Ca vous fera 50 pièces d'or
-Tenez", dis-je. Le tarif, toujours le même, avait été convenu à l'avance, aussi j'avais préparé la somme due dans une bourse.

"Autre chose, ajoutai-je, j'ai trouvé un cadavre dans une petite boutique à deux rues d'ici. Apparemment, on y vend des peaux Vous connaissez ?" La vendeuse ne parut pas surprise par ma "découverte". Comme je le pensais, les meurtres devaient être assez fréquents dans ce quartier mal-famé.

"La boutique de Falko ? Un des lieux les plus mals fréquentés de la ville. Ce type se prétend honnête, bien sûr, mais tout le monde sait qu'il braconne sec pour se fournir en matière première. Mais bon, son sale business marche bien du coup il peut graisser les bonnes pattes. Ce qui inquiète les autres commerçants véreux d'ailleurs, qui ont peur que Falko utilise ses... appuis pour s'étendre et leur faire de l'ombre..."
"Et cet homme, à quoi ressemble-t-il ?".
Elle me le décrivit. Apparemment, cet homme était bien le cadavre que j'avais trouvé.

"Vous avez prévenu la garde ?" Me demanda-t-elle
"Non. C'est la première fois que je viens ici, je ne sais pas où se trouve leur caserne".
La femme eut un rire bref puis poursuivit :

"Vous êtes dans la ville où se trouve la garnison du royaume de Mizuhan ! Nul besoin de trouver une caserne, il y a des soldats partout ici, et quelques uns patrouillent dans ce quartier en ce moment même ! Racontez-leur ce que vous avez vu si vous y tenez, mais je vous préviens : il est tout à fait possible que la mort d'un braconnier notoire comme Falko ne les intéresse guère.
- Nous verrons bien. Merci pour les herbes.
- Je vous en prie. Transmettez mes amitiés à Suzu. Au revoir !
- Au revoir."

Et je sortis de la boutique, la tête pleine de question. En tant que ninja de Loukaï, absolument rien ne m'obligeait à rapporter le meurtre que je venais de découvrir. Ce qui ne concernait pas le village ne me regardait pas. En revanche, j'avais prévu de profiter du voyage pour améliorer ma maîtrise élémentale. Suzu m'avait raconté que certains maîtres élémentaux de l'armée donnaient parfois des cours pour les civils, et cela m'intéressait. Après tout, devenir défenseur était, à l'heure actuelle, mon objectif numéro un. Je demandai donc mon chemin à un passant, et prit la direction de l'endroit qu'il m'indiqua, à savoir une ancienne caserne reconvertie en centre de formation.

Mais malgré tous mes efforts, je n'arrivais pas à ôter ce meurtre de ma tête...
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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Toko le Mar 8 Déc 2015 - 21:26

Je suivais Lothar depuis plusieurs minutes, avant qu'il me dise que le danger était écarter maintenant. Nous passâmes devant une petite boutique de friandises. Je ne pus résister à l'envie et m'arrêtais devant.

-Ca a l'air bon.

-Euh, Boss...

Je lui jetai alors un regard, et il compris qu'il ne devait pas intervenir. J'entrai donc à l'intérieur, et ressortit avec une petite boîte de bonbons. Nous marchâmes un instant, puis, s'arrêtant au dessus d'un pont, je me penchai pour essayer de voir les Lovdisc qui passaient dessous. Mais ces Pokémon me semblaient pitoyables. Je tendis la boîte à l'homme, qui me regarda un instant avant de se servir en silence.

-Excusez-moi, euh... J'ai pas compris...

Je soufflai de consternation. Je devais apparemment lui réexpliquer ma logique pour la deuxième fois.

-Déjà, Appelle-moi Toko, compris ? Si tu continue à m'appeler "Boss" alors que tu es plus grand que moi, tout le monde va se douter qu'on est louche, tout les deux, et je vais me fâcher. Je le regardai froidement. Tu ne veux pas que je me fâche, n'est-ce pas ? Alors autant que tout le monde se concentre sur toi, seulement. Et mon projet est assez simple à comprendre pourtant. Je compte créer une équipe qui nous permettra de gagner beaucoup d'argent et surtout beaucoup de pouvoir sur toutes les régions de ce monde. Et à ce moment là, je t'assure que tous les puissants de ce monde nous mangeront dans la main, s'ils ne veulent pas le regretter.

Je lâchai alors un petit rire sadique, qui fit passer un frisson dans le dos de l'homme de main, mais celui-ci garda ses impressions pour lui. J'avalai encore une sucrerie, et me relevai. Lothar ne possédait pas de Pokémon, et il n'irait pas loin sans créature pour le servir, même s'il ne restait que mon pantin. Je réfléchissais donc à lui en attraper un pour lui. Mais je ne voyais rien autour de moi, de satisfaisant. Tous les Pokémon que je voyait me semblaient hélas tous ridicules pour les projets que j'avait en tête. De plus, je pensais à la façon dont je voulais continuer mon voyage, la direction à prendre. Si ici je ne pouvais rien tirer, j'étais sûre d'atteindre tous mes objectifs avant d'atteindre une prochaine ville.

Nous parcourions les rues, sans réels but distinct. D'un coté, cette ville m'impressionnait, même s'il faisait très froid, j'admirai les ponts sculptés. D'un autre côté, je ne voulait pas rester dans cette auberge malodorante dans laquelle j'ai loué une chambre.

Puis, à un moment où j'étais encore en train de regarder un étal, une jeune femme attira mon attention. Elle était grande et couverte de cicatrice et portait un cache-oeil. Je la pris d'abord pour un soldat, ou quelqu'un du genre, avec sa tenue noire qui me semblait trop formelle pour n'être qu'un détail. Et quand elle s'arrêta au niveau de Lothar, elle ne demanda que la direction d'une école. L'homme lui indiqua la direction. Mais tandis qu'elle s'éloignait, je ne pouvais détacher mon regard de cette femme. Quelque était étrange chez elle, mais quoi ? Je ne savais pas.

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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Mako le Mar 8 Déc 2015 - 23:38

Alors que je me dirigeais vers la bâtiment indiqué, une illumination me frappa : l'homme qui m'avait renseigné était lui aussi un vrai géant... Comme celui auquel appartenait la trace de pas que j'avais trouvé dans la boutique de Falko. Aussitôt, mon entraînement ninja reprit le dessus, et je m'engouffrai dans une ruelle étroite à ma droite, où je me dissimulais très rapidement derrière un gros tas d'ordures. De cette manière, la proie devenait chasseur et je pouvais instantanément savoir si quelqu'un me suivait. Et me défendre en cas de besoin, pensais-je, la main posée sur mon katana. Puis je retins ma respiration comme je l'avais appris pour masquer au mieux ma présence, et attendis une bonne minute sans bouger un cil. Rien.

Cet homme ne me suivait pas. Ce qui ne prouvait pas qu'il était impliqué dans le meurtre. Ou qu'il ne l'était pas. En revanche, il était accompagné d'une gamine. Pas le genre de compagnie avec laquelle commettre un meurtre... A moins qu'elle ne soit une guetteuse... Et puis il y avait la dague qui avait servi au meurtre. Lors ne notre brève conversation, je m'étais surtout concentrée sur sa silhouette générale et son visage, aussi n'avais-je pas vu s'il en portait une.

Bah, de toute façon, rien ne m'obligeait à m'occuper de cette histoire. Et puis, l'élémental que j'allais rencontrer appartenait à l'armée. Peut-être ce géant était-il un délinquant notoire, comme Falko, et qu'il pourrait me renseigner dessus. Je me rendis donc au centre de formation des élémentaux, qui était en réalité une ancienne caserne. Par chance, le cours du jour n'allait pas tarder à commencer. Nous n'étions que cinq élèves dans la salle, et un professeur.

Ce dernier était un veil homme aux cheveux blancs et à la longue barbe blanche qui avait à peu près l'âge de mes parents adoptifs. Il nous fit tout d'abord répéter les figures de base de la maîtrise de l'eau, les danses et autre chorégraphies qui permettait de manipuler le liquide. La salle comportait plusieurs bassins de bonne taille, aussi n'était-il pas difficile de disposer de son élément. Cependant, malgré le fait que j'essayais au mieux de reproduire ses gestes, ses mouvements n'étaient pas exactement les mêmes que ceux que Suzu m'avait appris.

Le formateur s'en aperçut et s'approcha de moi. Mais alors que je pensais avoir droit à une réprimande, il sourit et me demanda :
"Seriez-vous originaire du village de Loukai mademoiselle ?"
"C'est exact"
Jusqu'ici, sa question n'avait rien d'étonnant. Tout dans ma tenue indiquait mon appartenance au village caché et je ne faisais rien pour la dissimuler. Mais sa réponse me surprit quand même :

"J'ai reconnu votre uniforme, mais aussi vos enchaînements. Les ninjas ont toujours eu une manière bien à eux de faire appel à l'eau. En fait, pour être plus précis, je dirais que vous connaissez assez bien une certaine Suzu. Me trompé-je ?"

Donc il connaissait ma mère, et il avait reconnu le lien entre nous probablement à ma manière de maîtriser l'eau, que je tenais d'elle. Tous deux avaient à peu près le même âge. S'étaient-ils entraînés ensemble dans leur jeunesse ?
Le vieil homme poursuivit :

"Je m'appelle Soichiro Komyo'in, et je suis Guérisseur et Marchand. Et accessoirement formateur pour le compte de l'armée à mes heures perdues. Plus jeune, j'étais soigneur militaire, mais je suis trop vieux pour ça, maintenant. Et vous mademoiselle ? Qui êtes-vous?"

Je connaissais très bien ce nom, mais n'en laissait rien paraître et d'une voix neutre, je répondis :
"Je me nomme Mako et je viens bien du village de Loukai. Celle que vous appelez Suzu est effectivement ma mère adoptive, et c'est elle qui m'a formée à l'hydrokinésie."
"Oui, continua mon professeur, c'est bien ce que j'avais cru remarquer, . Voyez-vous, pour faire le mouvement que vous venez d'effectuer, la plupart des gens replient deux doigts. Mais elle, elle en repliait tout le temps trois, et les remontrances de nos maîtres n'y changeaient rien. D'après eux, replier un troisième doigt provoquait une perte importante de puissance, mais Suzu m'avait expliqué que cela lui permettait d'avoir un bien meilleur contrôle des trajectoires de ses jets d'eau. Ce qui est vrai d'ailleurs."
"Vous étiez condisciples ?"
"Malgré leur isolement, les habitants de Loukai font quand même allégeance à la couronne de Mizuhan. Grâce à ça, les Fran conservent le contrôle de la forêt enneigée, et les ninjas peuvent eux profiter des avantages des grandes villes, comme les centres de formation par exemple. Quand je 'ai connue, nous n'avions pas vingt ans, et elle était venue se former aux arts de la guérison, tout comme moi. Comme nous suivions le même parcours, nous sommes rapidement devenus amis. Mais son mariage prochain et ses obligations l'ont vite rappelée au sein de son village, et je n'ai pas souvent eu l'occasion de la revoir. Voilà bien trois ans que je n'ai pas eu de nouvelles."

Il marqua ensuite une pause dans notre conversation, le temps d'inspecter le travail des autres élèves, mais il m'invita à rester après le cours. Apparemment, sa nature de bon vivant le poussait à facilement engager la conversation et nouer des liens avec autrui. Cela ne faisait pas de doute qu'il avait été - était toujours ? - amoureux de ma mère. Mais la réciproque était-elle vraie ?

Il me posa alors quelques questions supplémentaire sur ma mère, mais aussi sur mon père, un vieil ami à lui, et ma parla un peu plus de lui, tandis que je lui racontai mon adoption par le village ninja et mon entraînement, laissant volontairement dans l'ombre ma vie antérieure. Généreux, il m'invita même à boire le thé, ce que j'acceptais volontiers. Mais alors que je passais un moment plutôt agréable, le meurtre que j'avais vu me revint à l'esprit comme pour gâcher l'ambiance. Mais après tout... Cet homme avait des liens avec l'armée... Peut-être pouvait-il m'en dire plus ?

Et je lui racontai toute l'histoire, en insistant bien sur l'empreinte de pas du géant, et l'homme que j'avais rencontré. Hélas, sa réponse, comme je le craignais, ne fut pas très éclairante :
" Malheureusement, Mako -si vous permettez que je vous appelle ainsi - il existe pas mal de canailles qui croupissent dans les geôles de cette ville ou qui mériteraient d'y être qui correspondent à votre description, et cela fait un moment que je ne travaille plus dans l'armée. Mais puisque vous l'avez vu, je vous conseille de vous rendre à la caserne. Si vous pouvez le décrire, peut-être les gardes pourront-ils vous renseigner sur votre homme, surtout s'ils le recherchent déjà pour un motif similaire..."
"Pouvez-vous m'indiquer le chemin ?"
"Avec plaisir. Et n'hésitez pas à revenir. Je donne des cours ici tous les jours à la même heure"
"Je n'y manquerai pas. Au revoir."

A vrai dire, ce n'était pas la première fois que je venais voir Soichiro Komyo'in. Mais la fois précédente, je m'étais rendue directement à son domicile. Pour l'assassiner. Je chassais alors ces sombres pensées de mon esprit, et me dirigeai vers la caserne. Qui sait, peut-être quelqu'un là-bas connaissait un géant qui se baladait avec une gamine ? Et peut-être qu'élucider ce meurtre qui refusait de me lâcher me ferait pardonner pour celui que j'avais failli commettre. A partir du moment où je ne laissais ni mes souvenirs ni mes émotions prendre le dessus, je me savais capable de mener mes recherches à bien. Et c'est exactement ce que j'allais faire. Non pas parce que j'étais de la garde, mais parce que j'étais une ninja. Autrement dit, une experte en collecte d'informations...
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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Toko le Mer 9 Déc 2015 - 20:30

L'homme me semblait trop idiot pour en faire quoi que ce soit. Je me décidai de recruter une autre personne avec un peu plus de jugeotte. Je fis part à l'homme de ma décision, (pas qu'il était trop idiot, seulement de mon désir de recruter) et il me conduisit dans une rue fréquentée, et me montra du doigt une femme entre deux âges. Je passai un instant à l'observer. Ses gestes étaient rapides et fluides, elle vidait les poches dans un silence total. Nous la suivîmes un moment, puis, quand nous arrivâmes dans une ruelle plus discrète, Lothar accéléra pour lui parler.

-Eh! Mamz'elle! Ca te dit, du boulot facile ?

Je secouai la tête pour sa bêtise. Celle-ci se retourna, avec un air assez choqué. Il y avait de quoi. Elle avança jusqu'à l'homme, puis lui donna un coup de peid bien placé entre les jambes, puis un autre coup dans la figure. Il s'étala de tout son long. Elle se baissa alors sur lui, une jambe de chaque côté de son ventre. Elle sortit un couteau et lui plaça sous le menton.

-Et maintenant, tu dis quoi ? Moi je bosse pour personne, surtout quand c'est des trucs aussi louche. Et maintenant tu vas voir ce que je vais te faire. Tu vas mourir lentement tout ça parce que tu es un minable. Et ta gamine, je vais lui faire la même chose.

Elle leva alors la tête, un sourire sadique sur les lèvres, et vit que j'étais maintenant devant elle, campée droite, la fixant dans les yeux.

-Quand on se bat, on raconte pas sa vie.

Et aussitôt, je sortit ma propre lame et lui enfonçai au travers de la gorge. Elle s'écroula sur Lothar, qui la poussa avant de se lever.

-Mais elle a raison sur un point, tu es un imbécile. La façon dont tu parles est importante, quand tu veux engager du monde. Tu es vraiment bon qu'à utiliser tes muscles ? Va vraiment falloir changer ça si tu veux un avenir à mon service.

Sur ce, il se releva en s'excusant encore, puis nous fîmes demi-tour dans le boulevard. Là, nous attendîmes un bon moment encore. Placée en partie dans la ruelle, à l'ombre de l'homme de main, je regardais minutieusement les personnes qui passaient dans la voie gelée. C'est alors que j'apperçus la jeune femme croisée plus tôt.

-Elle. Essaye avec la femme en noir, celle qu'on a croisé tout à l'heure.

Et quand elle arriva à notre niveau, je trouvai le talent de Lothar. Il était très doué dans la comédie, car il prit le ton que je voulait dans ce que je lui chuchotais. Un parfait pantin.

-Excusez-moi jeune demoiselle ? Voulez-vous vous faire de l'argent facilement ? Un petit travail bien payé, et d'une simplicité enfantine.

De cette manière, je pouvais facilement voir si elle avait un lien, d'une manière ou d'une autre, avec la garde de Fla'or. De plus, avoir une personne avec un peu plus de cervelle pourrait m'être utile de bien des façons.

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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Mako le Jeu 10 Déc 2015 - 0:23

Je me dirigeai vers la caserne d'un pas vif. Peut-être une patrouille avait-elle remarqué le meurtre... Et peut-être pas. Je devais en avoir le coeur net. Le garde en faction haussa à peine les yeux quand je lui parlai de l'assassinat. En revanche, la description que je lui fis de l'assassin présumé - l'homme que j'avais rencontré - sembla l'intéresser un peu plus, et il me conduisit à son supérieur. Ce dernier me montra divers avis de recherche correspondant à des malandrins notoires, et je finis par y remarquer mon homme. Alors que je le pointais du doigt, le soldat déclara :

"Ah lui ! Lothar Bison. Peut-être le meilleur homme de main de tout Fla'Or. Du point de vue du nombre de ses employeurs en tout cas. Il a été au service de pas mal de chefs du crime locaux, mais heureusement, malgré sa force herculéenne, il est trop stupide pour être réellement dangereux. Si vous l'avez vu sur la scène de crime, vous pouvez être certaine qu'il a un commanditaire. La plupart du temps, on préfère le laisser en liberté. Il nous permet de pêcher de plus gros poissons... Et on dirait bien que l'un d'entre eux vient de mordre à l'hameçon.
- Vous saviez que cet homme risquait de tuer et vous le laissez faire ?
- Pas exactement mademoiselle. Nous avons une patrouille qui tourne en permanence dans ce quartier. Hélas, j'ai trop peu d'hommes à détacher dans ce quartier, le plus mal famé de la ville, mais la rue où a eu lieu le meurtre est un peu particulière. Tous les commerces qui s'y trouvent ne sont que les vitrines de gangs plus ou moins dangereux. On préfère les circonscrire à leur rue en les laissant imaginer qu'ils peuvent agir comme bon leur semble, et dès qu'un d'entre eux pointe le bout de son nez dehors, on leur tombe dessus. C'est ce qui aurait dû arriver à Falko d'ailleurs. Mais je suppose que ses concurrents voyaient d'un aussi bon oeil que nous sa montée en puissance...

Quoiqu'il en soit, si Bison a bougé cela veut dire que quelqu'un l'a engagé. Nous avons donc un petit malin qui essaie probablement de récupérer la place laissée vacante par Falko... Par Kyogre, les nouvelles vont vite ! Enfin, je vous remercie de votre aude mademoiselle ! Grâce à vous, nous allons probablement réussir un joli coup de filet".

Et le garde m'adressa un sourire satisfait, que je pris pour ce qu'il était : il n'exprimait pas la joie d'un homme qui allait bientôt recevoir une promotion parce qu'il avait fait du bon travail, mais celle d'un chasseur impatient de suivre une nouvelle piste prometteuse. Cet homme était compétent, et ce Lothar Bison avait du souci à se faire. Mais deux détails me chiffonnaient toujours : d'abord, je n'étais pas absolument certaine que cet homme était le meurtrier. Je l'avais simplement surpris à rôder autour des lieux du meurtre. Et ensuite, il y avait la gamine...

"Bison a-t-il l'habitude d'utiliser des gamins comme guetteurs ou porteurs de messages dans le cadre de ses forfaits ?
- Jamais entendu parler en tout cas. Et cela me semble bien trop sophistiqué pour lui.
- Et il ne prend jamais d'otages ? Il n'a pas de complice récurrent ?
- Non. Il opère rarement pour son propre compte, mais toujours en solo. La plupart de ses patrons l'utilisaient comme simple Malosse de garde, vu qu'il était trop bête pour faire autre chose qu'effrayer leurs rivaux. Pourquoi ? Un gamin trainait avec lui ?
- Oui...
- Bah, probablement un petit voleur qui profitait de sa stupidité pour lui faire les poches. Ce serait pas la première fois vous savez... J'espère juste que le petit aura le temps de se planquer avant que Bison ne le trouve... Le dernier qui n'a pas fui assez vite a été retrouvé dans un salle état...
- Bien, je vous ai dit tout ce que je savais. Je vais y aller.
- Merci pour votre coopération mademoiselle ! Et heureux de constater qu'on peut compter sur l'honnêteté des ninja de Loukaï !
- Au revoir capitaine.
- Ah, vous avez deviné mon grade ? Vous avez l'oeil ! Au revoir !"

Le fonctionnement des corps d'armée était partout le même, sur Midgard comme ici... Et maintenant, que faire ? D'après ce que m'avait dit le soldat, si le commanditaire de Bison cherchait à s'installer à la place de Falko, il y avait de bonnes chances pour qu'il soit encore dans le quartier, à essayer de nouer des contacts. Je repartis de la caserne en passant par les toits. Il ne m'était pas plus difficile de m'y déplacer que d'évoluer parmi la canopée de la forêt enneigée. De cette manière, je me déplaçai plus vite , et j'avais une meilleure vue sur les environs. Ce fut finalement Leo, perché sur mon épaule, qui remarqua quelque chose. Il croassa et me montra de la patte ce qu'il avait repéré.

Le corps sans vie, étendu dans la neige, d'une femme. Agée d'une quarantaine d'année, elle avait tout de la mendiante type, de ses habits élimés et mités à ses dents pourries. A un petit détail prêt. Elle serrait un poignard dans sa main. Là aussi, le meurtre semblait récent. Et la neige était jonchée de grosses traces de pas autour de la clocharde. Et de quelques autres plus petites... Tiens tiens... Suivons la piste... Qui s'arrêtait tout simplement au premier virage à droite. Ils étaient là. Lothar et sa gamine.

La petite me vit en premier et fit un signe au géant. Aussitôt, celui-ci vint à ma recontre et me proposa :
"-Excusez-moi jeune demoiselle ? Voulez-vous vous faire de l'argent facilement ? Un petit travail bien payé, et d'une simplicité enfantine."

Le capitaine avait vu juste. Quelqu'un de la pègre était déjà en train d'étendre son empire criminel sur les ruines de celui de Falko. En tout cas, je savais une chose. La gamine avait averti Lothar de mon arrivée. Donc elle n'était pas otage. Plutôt complice. J'allais devoir me méfier d'elle aussi. Elle était bien assez grande pour savoir se servir d'une dague.
Je fis quelques pas en direction de l'homme, puis lâchais d'un ton très calme :

"Je ne suis pas très disposée à travailler pour quelqu'un d'assez bête pour marcher dans des flaques de sang et laisser ses empruntes de pas sur les lieux de son crime. Si vous ne me croyez pas, vérifiez votre botte droite. Elle devrait être tachée de sang."

Je générais ensuite un peu de brume avec ma maîtrise pour me couvrir, puis dégainai mon katana pour le planter au pied du mur d'une maison basse. Utilisant une technique ninja, je pris appui sur la garde de mon sabre pour atteindre le toit d'un bond, puis récupérai mon arme en tirant sur la corde qui y était attachée.

"Vu que vous êtes un meurtrier, je préfère garder mes distances. Mais bon, voyons toujours ce que vous avez à proposer. Je vous écoute".

D'ici, je pouvais aisément surveiller tous les faits et gestes de Bison et de la gamine, et fuir en cas de problème. A un contre deux, mes chances n'étaient pas bonnes, et encore pire s'ils avaient des Pokémon. Mais plus nous parlerions, plus les gardes auraient le temps d'arriver. Je n'avais plus qu'à gagner un peu de temps...

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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Toko le Jeu 10 Déc 2015 - 18:23

Après les premières paroles de la jeune femme, le géant n'eut pour réaction que de soulever son pied droit. En effet, toute le membre était tachée de sang. Je remarquai alors à cet instant, un petit Pokémon sur son épaule, que je ne reconnaissait absolument pas. Et aussitôt, sans attendre de réponse de la part de l'homme, celle-ci sauta sur le toit, si rapidement que moi-même je ne compris pas tout de suite comment elle avait fait.

"Vu que vous êtes un meurtrier, je préfère garder mes distances. Mais bon, voyons toujours ce que vous avez à proposer. Je vous écoute".

Je regardai alors les gens autour. Sa façon théâtral avait attiré l'attention, et ses paroles commençai à fuir la populace environnante. Je n'aimais pas la situation qui se déroulait devant moi. De plus, avec la hauteur qu'elle avait prise, elle se sentait sûrement en sécurité. J'en déduisis qu'elle ne faisait vraiment pas partie de l'armée, mais qu'elle se voulait un rôle de justicière, et sa me plaisais pas, surtout si elle voulais gagner du temps en attendant la garde. Mais ainsi, je pouvais chuchoter à ce que je voulait à Lothar Bison, sans qu'elle n'entende quoi que ce soit. Pendant que j'essayais de trouver un moyen de la faire descendre de son perchoir, je tirai discrètement sur la balle autour de mon cou, pour que le noeud se défasse doucement et ouvrit la sphère tout aussi furtivement que possible dans l'impasse. Je lui dit alors, à voix basse :

-On s'en va. Et souviens toi, pas de respect envers moi.

Ce qu'il fit sans hésiter.

-Eh! Rien ne prouve ce que tu dis. J'ai peut-être juste marché dedans, sans le tuer! Bon moi je me tire. Viens, gamine.

Je commençai donc doucement à avancer derrière l'homme, les mains derrière le dos. Puis, fixant la jeune femme avec un regard qui ne cachait aucune froideur, je lui lançai un sourire de complaisance :

-Au revoir, Madame.

Sur l'instant, je ne doutais en aucune manière de mon plan. Son attention était porté sur moi et mon homme de main, surtout sur l'homme en fait, et elle ne pouvait se douter que Ryu, que j'avais lâcher dans la ruelle, s'était déjà glissé derrière elle en voyageant dans les ombres, pour lancer une attaque hypnose sur la jeune femme. Je doutais grandement que la créature ridicule qui l'accompagnait pouvais faire grand chose contre mon fantôme. Tout au plus avertir la malheureuse écervelée ? Si c'était le cas, j'étais prête à sortir mon Cornèbre pour foncer sur la bestiole. J'avais malheureusement laissé mon sac à l'auberge, je ne pensais pas avoir besoin de mon arbalète, qui se trouvait à l'intérieur, et je tenais trop à mon poignard pour le lancer. Il était joli comme tout, ce serait grandement dommage de le perdre d'une manière aussi bête. Oui il n'y avait pas à dire, j'étais sûre de sortir victorieuse de cette confrontation.

Tout ce que je ne savait pas, et redoutais d'une certaine façon, c'était une arrivée inopinée de la garde de Fla'or. Mais si cela arrivait, je comptais grandement sur mon agilité et ma rapidité pour leur échapper, même si je n'aimais pas fuir de cette manière.

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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Mako le Jeu 10 Déc 2015 - 22:44

Comme prévu, Bison ne put se retenir de vérifier l'état de ses semelles, prouvant une bonne fois pour toute qu'il était bien mon homme. Sa réponse fut à la hauteur de sa réputation. Un malandrin plus malin aurait simplement répliqué qu'il s'était fait ça en marchant dans un cadavre de Ponchien errant par mégarde dans la rue. Lui m'avait confirmé indirectement qu'il était sur les lieux du crime. Mais alors que j'attendais sa réponse, voilà que la gamine s'approchait de lui pour lui chuchoter quelque chose que je ne parvenais pas à entendre à cause de la distance. Ce n'était quand même pas elle qui donnait les ordres, si ? Ou plus probablement, elle l'avertissait parce qu'elle venait d'entendre des bruits suspects... Bruits que j'entendais également depuis mon perchoir. La garde arrivait.

Comme pour effacer mes doute, il ordonna à la fille de le suivre, puis me salua, tout comme la fillette. Il ne m'avait pas présenté son offre, et je me doutais que c'était parce qu'il se méfiait de moi. Soit il était moins stupide qu'on le disait, soit la gamine avait plus de jugeote que lui... Ce qui ne prouvait pas que c'était elle qui commandait.

Je n'avais aucune envie de le retenir davantage et surtout pas par la force. Je n'avais aucune chance de les vaincre, ni aucune envie de me battre. Mon objectif était simplement d'identifier le meurtrier, et c'était désormais chose faite. Pour le reste, la garde était là pour ça.

Je m'éloignai donc rapidement, sans répondre, en sautant de toit en toit. Mais alors que j'allais bifurquer, Leo croassa et instinctivement, je fis un bon sur la droite. Une décharge spectrale fit voler une tuile qui se trouvait à vingt centimètres à ma gauche. J'étais suivie. Tournant la tête sans m'arrêter, je vis qu'il s'agissait d'un Fantominus. Pas besoin de chercher très loin pour savoir à qui il appartenait. Je commençai alors à générer des plaques de brumes autour de moi, tout en changeant de direction de manière aléatoire, mais les minces filets blanchâtres n'arrêtaient pas le spectre. Bon... Passons à la vitesse supérieure...

Je finis par regagner le sol, et m'engageai volontairement dans une impasse où je fis volte-face, fixant le spectre qui afficha un large sourire avant de me fixer lui aussi des yeux. Aussitôt, je fus absorbée dans son regard, et sentis aussitôt mes jambes devenir lourdes... De l'hypnose... Je fus bientôt incapable de parler. Heureusement, je n'en avais pas besoin pour que Léo exécute mon plan. Alors que le spectre ne faisait pas attention à lui, il lui envoya deux boules de mousse qu'il obtint en frottant son cou en plein dan les yeux. Le spectre grogna et s'agita dans tous les sens pour s'en débarrasser. Dès que son regard s'éloigna du mien, je repris mes esprits, et aussitôt, je réutilisai mon katana pour m'élever à nouveau et regagner les toits. Non seulement je n'avais plus rien à faire ici, mais en plus, cela devenait dangereux. J'ôtai alors mon manteau, et le retournai. Il était réversible, blanc d'un côté, noir de l'autre. Idéal pour casser son apparence. Mais alors que je me dirigeais vers les remparts de la ville, revenant sur mes pas, j'entendis tout à coup un :
"Au secours ! A l'aide !" venu de la rue en dessous.

Intriguée, je descendis. Je n'étais pas justicière, mais j'étais apprentie guérisseuse. Effectivement, le compère du garde qui appelait à l'aide était dans un sale état, avec un énorme hématome sur la tête.
"Je suis soigneuse, me présentai-je. Que s'est-il passé?"
"Nous étions à la poursuite de Lothar Bison, avec notre patrouille, Sosuke et moi. Et puis... Comme nous étions en tête, Lothar nous a foncé dessus, il l'a soulevé du sol et l'a balancé sur nous pour gagner du temps. En tombant, sa tête a heurté une pierre, et depuis, il a perdu connaissance... Mes camarades ont continué la poursuite, mais moi..."

J'identifiai aussitôt la blessure grâce à l'analyse de l'eau dans le corps comme Suzu me l'avait appris. Traumatisme crânien avec en bonus une hémorragie interne probable. Il n'en avait plus pour très longtemps, et ses blessures dépassaient de loin mes compétences. Heureusement, je connaissais quelqu'un qui les avait.

"Aidez-moi à le transporter, dis-je une fois mon examen terminé. Je connais un guérisseur pas très loin qui pourra l'aider".

Et nous amenâmes le plus vite possible le pauvre bougre à l'école du sieur Komyo'in. A cette heure, je ne pouvais qu'espérer qu'il fût toujours là. S'il était rentré chez lui, j'aurais pu le retrouver, car je connaissais son adresse, mais d'une part, il m'aurait fallu inventer un prétexte pour expliquer d'où je la connaissais, et d'autre part, je doutais que Sosuke puisse survivre le temps du voyage. Le trajet jusqu'à l'école avait déjà consumé une bonne partie de ses dernières forces, et il ne respirait plus que très difficilement. Je ne pouvais que prier pour que mon maître soit toujours là.

Alors que nous arrivions à la porte de l'ancienne caserne, celle-ci s'ouvrit laissant sortir cinq jeunes gens. Des étudiants... Ce qui signifiait que Soichiro était toujours ici. Celui-ci fut content quoique surpris de me revoir aussi vite !

"Mako ? Déjà ? Quel bon vent te... Bonté divine ! Par Artikodin ! Va vite l'allonger sur la paillasse, là-bas !"


Je fis ce qu'il me demandait, puis m'éloignait, afin de le laisser opérer tranquillement. J'installai même un paravent prévu à cet effet qui se trouvait dans la pièce pour bien faire comprendre au jeune collègue de Sosuke qu'il ne fallait pas déranger le praticien. N'ayant rien d'autre à faire, il commença à me parler :

" Moi je m'appelle Takato. J'ai pas de famille et je me suis engagé dans l'armée pour pas vivre dans la rue. Sosuke m'a recueilli et il m'a prit sous son aile. Il est comme un grand frère pour moi. Il... Vous pensez qu'il va survivre ?"

Le bleu en avait les larmes aux yeux. Je lui répondis de ma voix détachée :
"Soichiro est très doué dans son métier. Si votre ami a la moindre chance de survie, il le sauvera."

Le soldat ne sembla pas se calmer pour autant. Il lâcha simplement :
"J'espère que les gars le rattraperont et lui feront payer ça."

Il y avait hélas peu de chances que cela arrive. En ne l'attrapant pas alors qu'il discutaient avec moi, les soldats avaient gâché leur meilleure chance. Maintenant, il allait se méfier. Après tout, même les imbéciles pouvaient faire preuve de prudence. Et s'il en était incapable, la gamine le ferait pour lui, comme elle l'avait déjà fait. Et il était également possible s'il se méfiait assez, que Bison veuille finir le travail de son spectre. Car j'avais vu le sort réservé à ceux qui refusaient ses "missions", avec cette mendiante. Mais je gardais tout cela pour moi.

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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Toko le Sam 12 Déc 2015 - 19:17

alors que nous marchions d'un pas rapide dans la rue désertée, plusieurs bruits de pas me parvinrent derrière nous. Des gardes, six précisément.

-On devrais mieux courir avant qu'il nous rattrape. Lançai-je aussitôt.

Lothar sourit.

-File devant, et tu verras s'ils nous rattraperont.

Et tandis que je continuai ma route en courant, je retournai la tête pour voir le bandit bloquer la rue de son corps. Et alors que les gardes lui ordonnaient de se rendre, il attrapa le premier venue, le fit tourner en l'air autour de lui, et l'envoya sur ses collègues, qui furent balayés, comme de simples brins d'herbes.Il poursuivit alors sa route en courant.

Revenu à mon côté, il riait de la façon dont il s'en était débarrasser "si facilement", selon lui. Pour ma part, je doutais qu'ils abandonnent si vite. Et après je avoir lui ordonné de semer les gardes et de  me retrouver à l'auberge, je sautai dans une petite ruelle et attendis le passage des gardes, essayant de me dissimuler.

Et en effet, après plusieurs secondes de silence, j'entendis l'écho de leurs pas sur le sol gelé. J'en comptais quatre qui passaient, et alors que je sortait de ma cachette, un d'eux revint sur ses pas. La raison, le Fantominus m'avait retrouvé, et son mouvement avait attiré le coin du regard du garde. Mais la créature vaporeuse avait déjà rejoint mon ombre, quand l'homme de loi entrai dans le passage, brandissant son épée.

-Qui est là ? Sortez de votre cachette.

Je décidai de sortir, cherchant un moyen de disparaître par la suite. L'homme m'examina, mais ne baissa pas sa garde pour autant.

-Qui es-tu ? Je te connais pas, toi. Pff encore une sale gamine des rues bonne à rien. allez, viens ici ! Je vais t'emmener à la caserne pour savoir qui tu es, dans un premier temps.

La voix de l'homme était sèche et autoritaire. J'avançai lentement, cherchant un détail qui pourrait le distraire, mais devant moi la rue était vide. Un petit toussotement, et je vis une ombre plus sombre se glissant devant moi. Je lâchai alors un petit rire en coin. L'homme ne s'était aperçut de rien encore. Et au moment où j'arrivai à son niveau, il levait le bras pour m'attraper, et Ryu choisit ce moment bien précis pour sortir à toute allure devant son visage. Le garde, surpris plus que jamais, recula à toute vitesse, heurtant la rambarde qui le protégeait de l'eau. Je courus alors à travers le fantôme, attrapai les pieds, et souleva le soldat, déjà bien penché en arrière. Il ne put rien faire et plongea la tête la première dans l'eau glacée du canal. Je n'attendis pas mon reste et courus en éclatant de rire. L'homme, lui, se débattait pour ne pas se noyer. Je traversais un pont proche, et quand je passai le coin de la rue, je le vis s'accrocher à un
Poissoroy, surement son Pokémon.

Je courais alors dans les rues de plus en plus peuplées à mesure que je m'éloignait du lieu de l'altercation. J'arrêtai alors de courir, et pendant que j'essayais de regagner mon souffle, je me mis à me balader dans les rues. Je n'étais pas du tout inquiète que le garde me retrouve. Et de toute façon, il me prenait juste pour une moins que rien, donc ça prendrais plusieurs jours avant de commencer à me chercher, pour m'arrêter pour l'agression. Pour Lothar Bison, je ne m'en faisais pas du tout non plus. Bien qu'il ai tout dans les muscles, il semblait avoir assez de méninges pour semer la garde, et il m'a montré qu'il n'hésitai pas à utiliser sa force pour ça. Après tout, il n'avait que ça, autant l'utiliser !

Au détour d'une rue, je regardai à droite et à gauche. Par où était l'auberge d'ailleurs ? Je pris la décision de faire au plus simple. Je sortis Kuro de sa balle. Il croassa de colère, il avait apparemment très froid. Je tendis mon bras pour qu'il soit en face de mon visage. Il se posa sur mon bras, ses griffes pinçant ma peau. En plus d'être un peu lourd, il faisait mal, le sal piaf. je lui ordonnai de chercher le bâtiment, en lui décrivant comment il était, et propulsa en l'air en levant le bras, sous le regard des badauds environnant, mais quand je les regardais, ils détournèrent tous le regard. Je me baladai donc dans les rues, sans soucis, flânant entre les boutiques, tournant ici et là, avec le certitude que le corbeau me retrouverait et m'indiquerait le chemin. Le Fantominus, lui, était à l'abri dans mon ombre, qui grelottait alors.

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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Mako le Sam 12 Déc 2015 - 22:23

Nous attendions, Takato et moi, en silence, le jeune homme ayant fini par se calmer. Il restait prostré, en silence, fixant le sol. Finalement, Soichiro revint vers nous et nous annonça :

" Bon, bonne nouvelle mes amis, il devrait s'en tirer. Lorsqu'il se réveillera, il sera probablement un peu désorienté, mais cela ne durera pas et il ne devrait pas garder de séquelles... Une chance que vous ayez pensé à me l'amener, sinon, je ne donnais pas cher de sa peau... Que s'est-il passé ?"

Le bleu était encore trop choqué pour répondre, je pris donc le relais :

" Une escarmouche avec un brigand notoire plutôt musclé qui a mal tourné. Apparemment, il a projeté l'homme que vous soignez contre ses camarades pour gagner du temps pour s'enfuir, et en tombant, la tête du soldat a heurté une pierre. C'est ça qui aurait causé le traumatisme. Du moins, c'est ce que ce jeune homme m'a rapporté... D'ailleurs... Je comptais lui poser cette question, mais puisque vous êtes là et que vous avez fait partie de l'armée, peut-être pourrez-vous y répondre. Je ne veux pas paraître présomptueuse ou quoi que ce soit mais... En tant que ville contenant la garnison militaire de Mizuhan, je m'attendais à trouver des soldats plus... expérimentés que celui-ci...
- Hélas Mako, vous êtes à la fois très loin et très proche de la réalité... Fla'Or est bien la ville militaire de Mizuhan. Ce qui signifient que les casernes des soldats se trouvent ici et qu'ils y font hâtes par temps de repos. Mais le reste du temps, ils patrouillent un peu partout dans le pays, et notamment le long de nos frontières, en ces temps troublés. Attention, je ne dénigre pas du tout le travail des patrouilleurs de la ville, ce sont des guerriers très compétents dans leur domaine. Mais ce ne sont pas les soldats d'élites du pays auxquels vous pensez. Ceux-là sont affectés à des missions bien plus dangereuses que le simple maintien de l'ordre public. C'est avant tout la réputation de Fla'Or qui protège la ville, et la promesse que si jamais quiconque attaque la ville, toutes les troupes du pays vont lui tomber dessus.
- Je vois. Bien, je vais vous laisser. Merci encore pour votre aide.
- Ah les ninjas, soupira Soichiro. Vous m'avez aidé à sauver la vie d'un homme et vous vous en fichez complètement... Cette facilité à masquer vos sentiments qui vous est propre a toujours été un fascinant mystère pour moi... Quoi qu'il en soit, à bientôt !"

Il me raccompagna jusqu'à la porte de l'ancienne caserne, puis me regarda m'éloigner. Je ne devais rien à la garde, et plus rien ne me retenait dans cette ville. Je m'y étais entraînée à la maîtrise de l'eau, et j'avais récupéré les herbes que j'étais venue chercher... Mais d'un autre côté, le soleil commençait à décliner, et n'il n'était pas du tout conseillé de s'aventurer seul sur la banquise, la nuit.

Je grognai en serrant les dents. Et dire que j'avais prévu au départ de repartir dès mon arrivée et de camper à l'orée de la forêt enneigée pour la nuit avant de rejoindre Loukai le lendemain... Mais toutes ces distractions avaient bousculé mon planning... Bah, après tout, mon entraînement à l'hydrokinésie était obligatoire, et d'un certain point de vue, l'aide que j'avais apportée à la garde en faisait partie... Je n'avais donc pas perdu mon temps. Bref, il ne me restait plus qu'à trouver une auberge pour passer la nuit. Je n'avais pas osé demander une adresse à Soichiro, certaine qu'il aurait insisté pour m'héberger. Pour l'instant, mieux valait que je reste le plus loin possible de son domicile, qui éveillait en moi de bien mauvais souvenirs.

Je m'en remis donc au conseil du premier passant rencontré, une honnête veille dame, pour choisir mon lit pour cette nuit. L'établissement qu'elle m'avait conseillé était bien tenu sans être luxueux, les chambres étaient petites mais correctes, et compte tenu du fait que le repas était fourni avec la chambre, le tarif était très raisonnable. Et puis ce n'était pas le genre de bouge qu'affectionnaient les malfrats, si bien qu'avec un peu de chance, je n'entendrais plus parler de Lothar Bison de la soirée.

J'arrivai à l'auberge vers dix-neuf heures, réglai ma note d'avance - politique économique de la maison pour éviter les impayés imprévus - et regagnai ma chambre située à l'étage, en attendant le repas qui fut servi dans la salle commune une heure plus tard. Mais alors que je descendais et m'installais à une petite table pour deux personnes située à l'écart, je surpris un nom dans la conversation de la table d'à côté, tenue par deux hommes, qui éveilla mon attention :

"Ouais, c'est Lothar Bison qui lui a fait ça, je te dis !
- Lothar l'imbécile ? C'est qui qui l'emploie ce coup-ci ?
- Bah d'après ce qu'on m'a révélé, y'avait personne avec lui, à part une gamine des rues.
- Une gamine ? Bah, remarque, ce gros lard est assez stupide pour se faire mener par le bout du nez par une fillette ! Ah ah ah ah ah!"


Les deux hommes rirent de concert puis reprirent :

"Et c'est qui qui t'a raconté tout ça ?
- Le jeune Takato, un collègue de mon cousin qui était avec lui, nous l'a annoncé, à sa femme et à moi. Il était tout retourné le pauvre."


Il baissa d'un ton, me forçant à tendre l'oreille, puis continua :

" Il se trouve qu'aujourd'hui, j'étais justement chez ce brave Sosuke, pour m'entretenir avec sa femme... D'affaires personnelles si tu vois ce que je veux dire !"

Et il fit un clin d'oeil à son ami. Celui-ci répliqua :

"Ahahaha, vieux renard ! Ca me surprend pas, venant de toi ! Mais dis-moi, tu as l'air de bien le connaître ce Lothar Bison ! Tu l'aurais pas embauché, toi aussi, par hasard ? Ah ha ha...
- Non, mais figure-toi que l'ai déjà rencontré. Ici même ! Il fréquente cet établissement. Mais l'aubergiste lui a interdit de se pointer pendant les heures de repas pour éviter les troubles, alors il passe surtout en journée ou en fin de soirée pour boire un coup.
- C'est sa planque ?
- Disons que le lieu est assez sélect pour que la garde ne s'en méfie pas. Et t'en fais pas, on mange, et puis on se tire dans une taverne. Comme ça, on risquera pas de le rencontrer !


L'ami du cousin de Sosuke ne semblait pas convaincu :

- Et le patron le laisse entrer dans son auberge ?
- Il se murmure çà et là que Lothar a menacé le patron d'éventrer sa femme et sa fille s'il refusait de le servir ou s'il prévenait la garde. Et tu connais la réputation du Bison, le temps que la garde arrive, s'il découvre qu'il a été trahi, il aura amplement le temps de tuer les responsables. Alors finalement ils ont passé cet "arrangement". Bison peut venir mais en dehors des repas.
- Oui, je vois... Ah, je crois que nos plats arrivent !"


Les deux hommes discutèrent ensuite de leur repas, rien de bien intéressant. Mais pour le reste... Bison, et peut-être la gamine risquaient de débarquer ici. A ces mots, je saisis instinctivement la garde de mon katana, puis la relâchai me détendis un peu. D'après les deux gars de la table d'à côté, il ne débarquerait pas avant au moins deux heures, le temps que le repas soit terminé... Mais cette restriction ne s'appliquait pas à la fillette... Et je n'avais aucun moyen de modifier mon apparence ici... Tant pis. Je ferais avec.

Tandis que mon plat arrivait, je mangeai normalement, tout en faisant attention au moindre bruit et au moindre geste suspect, particulièrement à ceux en provenance de la porte d'entrée... On dirait bien que le destin voulait que je m'intéresse un peu plus à ce Bison...

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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Toko le Sam 12 Déc 2015 - 23:14

En tournant encore au coin d'une rue, j'arrivai devant un vendeur de fruits. Je reconnu facilement les fruits de Nalcia. Pour la première fois, j'eu un pincement au coeur en repensant à ma patrie, et au chemin que j'avais parcouru jusqu'ici. Je sentis alors un mouvement brusque derrière moi. Le temps de me retourner, une jeune femme fuyait dans les rues. Je criai aussitôt le nom de mon fantôme. Celui-ci poursuivit aussitôt la fuyarde tout en restant au niveau du sol. Et quand celui-ci allait la rattraper, elle sortit son propre Pokémon, un Nosférapti, qui lança une attaque morsure. Tout d'abord, je me mis à sourire. Je savais que les attaques physiques ne marchaient pas sur les Pokémon spectre. Mais mon sourire s'évanouit, lorsque je vit que celle-ci marchait, mais qu'en plus la chauve-souris avait réussis à faire peur à mon Fantominus. Cette peur ne dura pas, mais elle fit assez d'effet pour mettre un peu de distance entre la femme et moi. Je rejoignit Ryu :

-Qu'est ce qu'il t'arrive ?

J'entendis sa voix dans ma tête me dire :

-Les attaques ténèbres me touchent, crétine. Et ça fait mal.

-Alors rendons lui la pareille.
Ajoutai-je en riant.

Aussitôt, je courus à toute vitesse, bousculant certains passants, tandis que Ryu en effrayait d'autres en les traversant. Mais ainsi, on la retrouva. Et c'est à ce moment là que Kuro revint vers moi. Je lui ordonnai alors une attaque Poursuite sur le Nosférapti, que celui-ci exécuta sans même chercher à comprendre la situation. La bestiole volante s'écroula au sol. Dans un premier temps, la jeune femme s'arrêta en criant le nom de son Pokémon, mais elle voyait que je me rapprochait, elle voulut donc reprendre sa course. Mais c'était peine perdue, car le temps qu'elle essaie de regagner sa vitesse, je l'avait rattraper en à peine deux cent mètres. Je sautai et lui attrapai les jambes, elle s'écroula au sol. Et quand elle voulut se relever, pour recommencer à courir, je sautai de ma position accroupie pour la plaquer au sol. Cette fois je la tenais. Je m'assis sur son dos et approchai ma tête de la sienne pour lui murmurer :

-Tu as choisis la mauvaise personne, ma vieille.

J'attrapai alors la bourse qu'elle m'avait prise, et en sortit... une pomme que je croquai.

-C'était ma dernière.

Les personnes aux alentours s'étaient arrêtés pour voir la situation. D'un signe de tête, mes Pokémon relâchèrent la bestiole violette, qu'ils avaient eux aussi plaqués. Et je dis à a jeune femme de marcher devant moi pour un lieu discret. Plusieurs rues plus loin, je m'arrêtait, ma nouvelle victime se retourna, inquiète.

-Tu vas faire quoi ? Me tuer ? Tandis que je la regardais, elle poursuivit. C'est toi qui a tué pas mal de monde aujourd'hui, non ? J'ai entendu parler de quelqu'un qui avait engager ce débile de Bison. Quelqu'un de jeune.

Je l'examinai attentivement tout en gardant le silence. Voilà ce que je cherchait. Une jeune femme avec de la cervelle. De plus, j'aperçut, sous ses vêtements chauds, un manche d'un petit sabre, peut-être un kodachi.

-Tu sais le manier ? Fis-je d'un geste de la tête.

Elle me regarda, étonnée.

-Un peu. Je me débrouille. Tu me veux quoi ?

-Toi. Tu n'as pas voulu voir plus grand ? Sans même lui laisser le temps de répondre je poursuivis. J'aimerai créer un groupe que rien n'arrêtera. Pour l'instant, je n'ai qu'un tas de muscle. J'ai besoin de quelqu'un avec un cerveau. Et tu feras l'affaire.

-Et j'y gagne quoi ?

Je ne pus m'empêcher de sourire. Elle était vraiment ce que j'espérais, une personne assez futée pour exécuter des plans complexes que je pourrait mettre en oeuvre. Je rappelai alors le corbeau dans sa sphère, Ryu, lui, regagna mon ombre.

...

Je regagnait enfin l'auberge, guidée par Kuro. La jeune femme, derrière moi, me suivait au pas. Je ralentis.

-Pas besoin d'être aussi formelle. Sois cool!

-Je connais cet endroit. Qu'est ce qu'on fait ici ?


-J'ai une chambre, tout simplement.

Quand j'entrai, je vis qu'il y avait un peu de mondeµ. Le patron me regarda avec un air entre la peur et la colère.

-Bonsoir. Mon ami est-il là ?

-En haut. Me répondit-il sèchement. Il ne semblait pas l'apprécier. Il est arrivé avant que le monde n'arrive.

-On va prendre une table pour deux alors. Pour cette jeune femme et moi. Et en regardant autour, je vis une table libre. Celle-là, là-bas, près de la fenêtre. Elle me semble bien.

Et sans même attendre de réponse, nous partîmes nous asseoir, attendant le repas du soir.


Dernière édition par Toko le Lun 15 Fév 2016 - 7:32, édité 1 fois

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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Mako le Dim 13 Déc 2015 - 12:44

Je n'avais pas terminé mon repas que je le vis entrer. Bison. Avec sa taille, impossible de le rater. Et étrange aussi. Il était bien en avance, si ce qu'avaient dit les deux hommes était vrai. Il se dirigea vers le bar. Ma table étant située jusqu'en face, je le voyais parfaitement, mais si jamais il se retournait, il ne manquerait pas de me voir. Contrairement à ce que je pensais, il ne commanda pas à boire, mais échangea quelques mots avec l'aubergiste, et monta vers les chambres. Il attendrait probablement là-bas l'heure de pouvoir arroser son gosier... Et peut-être aussi sa complice...

Gardant la tête bien baissée sur mon plat, pour ne pas me faire remarquer, je finis rapidement mon repas dès que le géant fut hors de vue, puis je quittai ma chaise pour aller m'asseoir face à une scène sur laquelle évoluait un barde, en face du bar. Je m'approchai d'un groupe de spectateurs sans pour autant me mêler à eux. Là où j'étais, tout nouvel arrivant penserait que j'étais une simple femme en quête de distraction qui était venue s'amuser dans ce bar avec quelques amis. Malheureusement, il me fallait tourner la tête pour surveiller la porte d'entrée du bar mais avec le froid qui régnait dehors, il y avait toujours un des clients pour râler qu'un nouvel entrant laissait la porte trop longtemps ouverte. Et le souffle froid qui s'engouffrait dans la pièce à chaque ouverture était également très révélateur, si bien qu'à chaque fois, un petit coup d'oeil bien placé me permettait de voir qui arrivait...

Enfin je la vis. La gamine. Je l'entendis plus que je ne la regardai s'approcher de l'aubergiste pour parler avec lui. Pendant ce temps, suivant un groupe de nouveau spectateurs qui s'avançait, je me rapprochai le plus possible de la scène du barde, afin de mettre le plus de distance entre elle et moi. Cette auberge n'était pas du tout le meilleur endroit pour livrer combat. Il y avait beaucoup trop de monde... Beaucoup trop d'innocents pour seulement un ou deux criminels. Car la gamine n'était pas seule. Une autre femme l'accompagnait. Finalement, Bison cherchait bel et bien à recruter quelqu'un... Les deux femmes allèrent ensuite s'asseoir assez loin de moi. Il m'était désormais impossible de les espionner sans me trahir, ma table avait déjà été débarrassée et la leur était trop isolée pour cela, un peu comme celle que j'avais prise moi-même.
Je n'avais plus rien à faire ici, aussi saisis-je la première occasion qui se présenta à moi : lorsque les premiers auditeurs du barde quittèrent la salle pour aller se coucher, je les suivis, me mêlant à nouveau à leur groupe afin de faire croire que nous étions ensemble. La fillette m'avait-elle repérée ? En tout cas, rien dans son comportement ne le laissait deviner, de même que pour un observateur lambda, rien ne laissait supposer que je m'intéressais à elle. Une fois dans ma chambre, je réfléchis à tout ceci, non sans avoir verrouillé la porte et posé quelques appât aquatiques de mon cru censés détecter les présences indésirables. Je n'avais pas oublié le Fantominus...

Le Fantominus... Bison et la petite m'avaient laissé fuir sans rien dire, mais ce Fantominus m'avait pisté. Trop flagrant pour une simple coïncidence. Et cette méthode était bien trop subtile pour le géant : lorsqu'il souhaitait faire diversion, ce dernier utilisait des méthodes bien visibles, spectaculaires même, comme envoyer valdinguer le pauvre Sosuke sur ses camarades. Non, ce n'était pas lui qui avait envoyé ce fantôme à mes trousses. Et une seule autre personne aurait eu des raisons de me faire taire dans cette ville. La complice de Bison... Qui était au moins aussi dangereuse que lui... Et le fait que les deux complices aient recruté une troisième larronne n'augurait rien de bon. La question était donc que faire de toutes ces informations ?

Il était hors de question que je fasse justice moi-même. J'étais ninja, pas justicière. Il me fallait donc transmettre ces informations à une personne de confiance et compétente. Ce qui me laissait... Takato ? Trop inexpérimenté et impressionnable. Soichiro ? Certes je pouvais lui faire confiance, mais ce n'était pas un militaire et lui révéler ces informations ferait de lui une cible potentielle... Ce que je souhaitais éviter. Et puis il était guérisseur, pas combattant. Le capitaine avec qui j'avais parlé dans l'après-midi ? A cette heure-ci, son bureau serait fermé au public donc inaccessible... Au pire, je pouvais toujours laisser un mot pour Soichiro en lui demandant de le transmettre à un soldat. Après tout, Bison et ses amis savaient que je m'étais rendue dans cette école, mais ils ne connaissaient pas les liens qui existaient entre mon professeur et moi... Oui, c'était la meilleure solution. Et vu l'état de son patient, le vieil homme n'avait pas pu le déplacer. Par conséquent, il devait toujours se trouver dans l'ancienne caserne.

Je fis rentrer Leo, qui m'avait attendu dans ma chambre pendant mon diner et qui était maintenant en train de dormir, dans sa ball, puis je sortis par la fenêtre et gagnai le toit en me servant de la corde que je portais toujours sur moi. Sautant de toit en toit, j'atteignis rapidement l'école. Soichiro ne fut que moyennement surpris de me revoir, cette fois-ci :

"Mako ? Y-a-t-il un problème ?

- J'ai récolté des informations importante sur l'homme qui a blessé le sergent Sosuke. J'aurais aimé les lui transmettre.
- Je vois. Vous avez de la chance, il s'est réveillé. Faites, mais faites vite, d'accord ?" répondit-i avec un sourire, puis il me conduisit devant son malade, toujours couché sur sa paillasse, mais qui avait cette fois-ci les yeux grands ouverts qui fixaient le plafond.

"Il s'est réveillé en début de soirée, et depuis, il n'arrête pas de poser des questions sur ce qui lui est arrivé ! Apparemment, le choc a provoqué une légère amnésie. Mais Takato, qui dort juste à côté, lui a tout raconté, et depuis, le sergent jure qu'il aura la peau du Bison. Pauvre gosse, il a passé l'après-midi à veiller son ami. Il ne s'est absenté que quelques minutes pour rapporter la mauvaise nouvelle à sa femme. Mais cette dernière ne s'est même pas dérangée pour venir ici... Elle ne doit pas faire beaucoup de cas de son mari..."

Ses explications terminées, il me laissa seule avec Sosuke.

"Bonjour sergent.
-Bonjour, kunoichi
-Je me nomme Mako, et j'ai des informations à vous révéler au sujet de Lothar Bison
-Je vous écoute..."
Malgré la faiblesse de sa voix, la lueur que je percevais dans son regard à la faveur de la maigre bougie qui illuminait la pièce montrait qu'il était très intéressé par ce que j'avais à lui dire et déterminé à arrêter le responsable de son état. Il semblait sincère et résolu, aussi lui dis-je tout ce que je savais, en passant toutefois sous silence son cocufiage. Je n'étais pas policier et encore moins garante des bonnes moeurs, et cela ne concernait pas son enquête.

Je finis par passer la nuit à l'école, sur invitation de Soichiro. Ce n'était pas plus mal, de l'extérieur, le bâtiment semblait vide, aussi personne ne viendrait me chercher ici, et Sosuke y était en sécurité. Je repartis le lendemain dès l'aube, alors que tous dormaient encore, en laissant un message de remerciement au guérisseur, qui l'enjoignait également à être prudent. Mais d'un autre côté, le veil homme avait suffisamment de liens avec l'armée pour que sa protection soit assurée. Le surlendemain, vers midi, j'arrivai à Loukai. Bien entendu, Luce me sauta au cou dès qu'elle me vit et lorsque Suzu entendit le récit de mes aventures, après avoir récupéré ses herbes, elle déclara :

"Tu as fait un peu plus que ce qui t'étais demandé à Fla'Or, mais tes choix prouvent que tu t'es comportée en véritable guérisseuse, et en véritable kunoichi".

Cette simple phrase éveilla en moi un sentiment que je n'avais pas ressenti depuis longtemps. De la fierté.

[Dernier post pour moi ! Merci pour ce RP, à la prochaine Wink ]

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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

Message par Toko le Lun 14 Déc 2015 - 17:36

Je regardais la salle autour de moi. A l'autre bout de la salle, un barde accaparait l'attention d'un groupe de clients. Nous commençons à manger avec ma nouvelle recrue, et commençions à discuter.

Yuki était la fille d'une famille de soldat, elle avait même suivis les trace de ses aïeux. Mais un de ses supérieurs avaient apparemment tenté d'abuser d'elle, et bien sûr elle s'était défendu, blessant assez gravement celui-ci. Elle fut jugé coupable d'agression de l'homme qui nia sa tentative sexuelle sur la jeune femme. Sa famille l'ayant renié pour sa prétendue mauvaise conduite, elle s'était retrouvée seule, devant survivre par ses propres moyens, sans abri et livrée à elle-même.

Je relevai la tête. Le groupe de spectateurs quittaient la pièce. Mais un instant, quelque chose attira mon attention. Une jeune femme, habillé tout en noir, du groupe, habillé tout en noir, ressemblait étrangement à celle que j'avais traqué un peu plus tôt, je crus apercevoir même un objet noir au niveau de son visage, mais je n'était pas sûre de moi. Non. Après tout, les chances de la croisée dans cette auberge précisément étaient très minces.

-Tu l'as vu ? Demandai-je à voix basse.

La jeune femme me regarda, étonnée, La voix de Ryu me répondit, tout autant surpris.

-Qui ?


-Personne, laisse tomber.

Et alors que la soirée se poursuivait, les clients vidaient peu à peu les lieux. Yuki et moi décidâmes de monter, quand la salle étaient presque vide. En passant devant le patron des lieux, je lâchait :

-Nous quitterons les lieux à l'aube. C'est possible de nous préparer un petit quelque chose ?


Il me regarda, tellement surpris qu'il en resta figé. je montai les marches lentement. Quand je fus à l'abri de la chambre, en compagnie du géant, j'appelai le Fantominus. Celui-ci apparu en silence.

-Tu peux fouiller les chambres ? J'ai l'impression qu'on a de la compagnie indésirable, mais je n'en suis pas sûre.

Et dans un rire inquiétant, il traversa le mur en silence. Cinq minutes s'écoulèrent avant qu'il réapparaisse devant moi.

-Tous les clients dorment, mais aucun me dit quelque chose. Entendis-je. Cependant, il y a une chambre de vide, avec une fenêtre ouverte. Si Elle était là, elle s'est enfuie.

Les deux autres me regardaient, dans ce silence de mort.

-Je vois, on l'a encore loupé... Pfff... Allons nous coucher. Demain on se lève tôt.

...

Aux premières lueurs de l'aube, le fantôme me réveilla, et je réveillai à mon tour mes compagnons. En descendant, le patron nous attendait en bas, dans la salle déserte. Il avait bien compris qu'on allait quitter la ville, et pour cette raison, il fit tout ce qu'on lui demandait, avec un enthousiasme qu'il ne semblait pas arriver à cacher. Nous primes donc un bon petit déjeuner, compris dans tous le service offert par la maison, et primes mêmes des provisions pour notre voyage.Quand nous quittions les lieux, Avec de gros sacs de nourriture et d'alcool, l'auberge était presque vidée d'aliments et de boissons, mais le propriétaire ne semblait pas gêné de cela.

Nous sortions dans la rue, bien décidés à quitter cet endroit gelé, en quêtes d'argent, de pouvoir, mais pour l'instant, surtout d'endroits plus chauds.

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Re: [ Clos ] L'arroseur arrosé [Mako]

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