[ Clos ] Le mariage

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[ Clos ] Le mariage

Message par Anthere Osarian le Mar 8 Mar 2016 - 19:18

Abby avait dû repartir et depuis, Anthere s’était ragaillardie. Les jours suivants à la ferme n’étaient plus aussi pénibles, elle utilisait ses Pokémon et ses pouvoirs et s’était aussi rendue compte que ses parents en avaient surtout profité pour l’occuper un maximum dans ses journées, quitte à l’exploiter, pour ne plus lui laisser le temps de s’occuper de ses Pokémon et de sa magie. Les jours suivants, Anthere avait donc pris en main le dressage du Bulbizarre, il était temps pour celui-ci de montrer toutes ses capacités et d’évoluer enfin, chose que Valériane s’était toujours refusé à faire. C’était à croire qu’ils avaient peur du Pokémon, parce qu’ils n’y connaissaient rien, mais ce n’était pas en s’imaginant tenir par la force le Pokémon qu’ils y gagneraient quoi que ce soit. La jeune fille savait tout ce qu’un Florizarre avait à offrir et encourageait le Bulbizarre. L’entrainement, il en avait besoin mais pas tant que cela, parce qu’il était déjà d’un certain âge et expérimenté, il n’avait que du petit coup de pouce qui ferait la différence. Ainsi, Le Bulbizarre devint très rapidement un Herbizarre, quelques heures après le départ de la terrosienne en fait. Progressant à une vitesse folle avec les autres Pokémon –et amis- en quelques jours, il avait triplé sa taille, pesait quatorze fois plus lourd et surtout, la graine sur son dos avait enfin éclos.

Maintenant, il était plus difficile de le faire entrer dans la grange, mais il avait pu se faire un nid dans un vieil arbre que ses spores avaient partiellement régénéré. Le creux de l’arbre formait une sorte de niche végétale, pleine d’herbe, de mousse, de lianes, de feuilles qui abritait parfaitement le Florizarre. Les jours de pluies, Anthere profitait de faire jouer ses pouvoirs en des dérivations utiles, seul le Ponyta restait dans la grange, abritant sa flamme, les autres aidaient la jeune femme. Grâce à leurs pouvoirs combinés, des tranchées se formèrent, irrigant les prés les plus secs. Les jours de soleil, bien qu’il fît froid, les prés avaient meilleures allures. Du reste, Anthere avait entreprit d’agrandir la fosse naturelle située sous la pluie pour alimenter les canaux. Les jours de neige, il n’y avait qu’à attendre que cela passe. Malgré la tempête, il fallait quand même sortir de la maison et s’assurer que les Pokémon de la ferme se portaient bien, ainsi que le Florizarre, dans son entre. Hélas, le reste de la semaine fut sombre, gris, prise dans la tempête, comme il y en avait beaucoup en hiver à Mizuhan. Pour Anthere, cela n’avait pas trop d’importance, avec tous les travaux entreprit dans la ferme, elle était certaine que la situation allait s’améliorer rapidement, rien que la présence de Florizarre allait permettre beaucoup de choses, en commençant par pouvoir défendre la maison seul.

Anthere n’oubliait pas l’échéance tragique qui l’attendait, elle n’oubliait pas que les jours passaient, forçant la fin de la semaine à arriver. Elle attendait de pied ferme ses parents et au moment venu, elle leur annoncerait que non  seulement elle refuserait ce mariage, mais qu’elle partait. Ses bagages étaient prêts, elle avait le strict minimum, en vêtements, en vivre, en plantes médicinales, son précieux livre sur les Pokémon, une carte (avec un plan d’itinéraire tout prêt) enfermés dans sa Masseball comme lors de son voyage à travers Mizuhan et Terros. La balle attendait dans le creux de l’arbre où son vieux livre avait longtemps été caché. Il lui suffirait donc de faire rentrer tous ses Pokémon de les y déposer, à l’exception d’Ourasi qui l’attendrait juste derrière la maison. Tout avait été préparé dans les moindres détails, en l’entendant claquer la porte, il viendrait la rejoindre et elle n’aurait plus qu’à l’enfourcher et filer, prendre ses affaires et partir pour Arkan. Dans un premier temps, elle irait rappeler sa présence et sa disponibilité à l’armée, s’octroyant de fait, sa protection, que personne, où même les familles les plus riches et influentes ne pouvait espérer passer outre. Elle serait donc hors de portée. Oui, c’était un bon plan et par la suite, elle pourrait chercher l’Altaria qui n’avait plus donné de signe de vie depuis bien longtemps.

Le cinquième et antépénultième jour de liberté avant le retour de ses parents, se leva. Le ciel était lourd et menaçant, mais Anthere ne changea rien à son programme, elle alla nourrir au foin les Pokémon, retourna dans la maison et entretint le feu, attendant que le ciel se dégage. Au milieu de la matinée, alors que le ciel s’assombrissait encore, on vint frapper à la porte. Surprise, car jamais personne ne venait jusqu’ici, Anthere alla ouvrir. Quelle surprise elle eut, en voyant débarquer ses parents… Si tôt ! Intérieurement, elle en était prise de panique, ils revenaient beaucoup trop tôt !

« Vous êtes déjà revenus ? » Lâcha t-elle, la voix légèrement tremblante.
« Oui avec ce froid horrible, les laines se sont vendues comme des petits pains ! »  Annonça joyeusement Valériane, qui semblait ne pas avoir remarqué le malaise de sa fille.
« Attrape ta laine et prépare toi, on a besoin de toi pour Yiling ! »
« Maintenant ? » Dit Anthere d’une voix blanche.
« Oui. Tu as nourris le bétail au moins ? »

Il se passa un quart de seconde en suspens, Valériane regardait sa fille d’un air suspicieux et son père avait déjà disparu dans leur chambre, en ressortit quelques minutes plus tard avec un offre en bois, qui devait être lourd, si Anthere en jugeait par son front devenu tout rouge, dépassant du couvercle.
Anthere le regarda et sans savoir pourquoi, elle répondit :

« Non. »
« Anthere ! »  Maugréa Valériane en levant les yeux au ciel. « Dépêches-toi ! »  la pressa t-elle.

Mais la jeune fille avait une drôle d’impression. Elle alla à la grange… Bien sûr qu’elle les avait nourris… Seulement… Elle fit comme si et attrapa chacun de ses Pokémon dans leurs balls. Comme son manteau de laine cachait parfaitement sa taille, elle put y dissimuler les Pokéball, sans que ça fasse bizarre ou qu’on puisse deviner leur présence. C’était peut-être la semaine passée à Arkan et les bonnes affaires, mais ils avaient l’air un peu trop détendus… Un peu trop contents. Son père ne lui avait même pas dit bonjour et pour quoi exactement avait-on besoin d’elle ? Ils avaient la charrette pour porter les divers produits qu’ils avaient peut-être achetés… Son visage prit un air circonspect, en nouant son lainage. D’ailleurs, ils n’avaient même pas remarqué les travaux qui avaient été faits, ni même qu’un gros Florizarre dormait quelques pas à côté de la maison. Qu’est-ce qui pouvait leur boucher la vue à ce point ? Mais pour l’instant, elle sortit de la grange et rejoignit ses parents, grimpa sur la charrette tirée par le Doduo, qui démarra rapidement. Le trajet se passa sans un mot. L’ambiance, Anthere la trouve lourde subitement, gênée. Elle pouvait maintenant être certaine que ça ne tournait pas rond. Ou du moins, qu’on lui cachait quelque chose.

Arrivés à Yiling, Son père arrêta la charrette lui demanda de s’occuper de l’attelage et de mettre le Doduo à l’écurie, puis de les rejoindre. Levant un sourcil, Anthere s’exécuta, détela l’animal, puis le fit passer dans l’un des boxes et rangea les harnais. Elle regarda un instant le petit village et vit que la neige commençait à tomber. C’était peut-être un effet de son imagination, mais elle ne craignait plus vraiment le froid depuis qu’elle était capable de maîtriser la glace. Elle ne trouvait pas cet hiver si rigoureux, elle… Anthere souffla et alla rejoindre ses parents dans l’auberge. Elle s’engouffra dans la chaleur douce de l’établissement et remarqua une clientèle comme on en voyait peu. On aurait dit que cet hiver serait bénéfique pour pas mal de monde, y compris les tenanciers si elle en jugeait par les nombreux clients (bien habillés !) qu’ils accueillaient. Sa mère lui sauta presque dessus et la poussa dans une salle qui servait de petit salon.

« Maintenant, dit-elle d’un ton traînant, tu vas te changer, tu en peu pas rester habillée comme ça avec tout ce monde dans le grand salon. Il y a ce qu’il faut dans la malle là haut. Troisième chambre à gauche. A gauche hein ! »

Se changer ? Mais depuis quand ils se préoccupaient tant que ça de ce qu’elle portait, du moment qu’elle n’était pas débraillée ? Bon c’est vrai qu’elle avait plutôt mit une robe pour traîner à la maison… D’ailleurs eux aussi portaient des vêtements, disons, qu’on portait pour les grandes occasions. Ils se comportaient bizarrement, vraiment bizarrement. Dans leurs beaux costumes, les hommes du salon ressemblaient plus à des hommes d’affaires qu’à autre chose. Ne sachant que penser de cet empressement bizarre, Anthere se rendit dans la chambre, montant les escaliers, traversant les couloirs. Non mais vraiment… Est-ce qu’il était possible qu’ils aient rencontrés des marchands importants à Arkan ? C’était tout à fait possible et si la laine qu’ils produisaient avait plu… C’était sûrement ça, probablement un déjeuné d’affaire où toute la famille devait être présente, sourire et rire aux blagues pas très drôle pour vanter les produits de la ferme et faire de bonnes affaires ? Si ce n’était que ça… Ça allait encore… Elle soupira.

Elle entra dans la chambre, tira les rideaux, mais traîna un instant pour voir d’autres personnes arriver, d’une calèche magnifique tirée par deux étalons Galopa. Anthere ferma les rideaux et ouvrit le coffre de bois. Qu’est-ce qu’ils avaient rangé là dedans des rideaux ? Une longue étoffe blanche s’y trouvait et à vrai dire, plus Anthere essayait de l’en retirer et plus elle se sentit prise de vertige, elle venait de réaliser que ce n’était pas un bout d’étoffe, ni même des rideaux, mais une robe de mariée. Ses jambes fléchirent et elle laissa tomber la robe, dont elle avait saisit les manches et le corsage finement brodé. Immobile, le regard fixe et vide, Anthere resta un moment sur place. Alors c’était ça. Ils avaient décidé de quasiment la kidnapper pour la marier à Yiling, plutôt qu’à Arkan. Et tous ces gens… Comment elle avait pu être assez bête pour croire qu’ils étaient des marchands ? En fait, elle avait probablement aperçu certains membres de sa supposée belle-famille. Anthere inspira longuement deux fois, tremblante, de rage surtout. C’était mesquin le tour qu’ils venaient de lui jouer. Et, mais qu’est-ce que c’était que ça ? Un bout de papier était coincé dans la rainure du bois. Elle tira dessus. C’était quoi, une lettre ?

« Anthere, deux ans. »

Faisant la moue, la jeune femme tira sur le papier. En fait, c’était un portrait. Magnifiquement dessiné, il représentait ses parents, plus jeunes de vingt ans, tenant dans leur bras un bébé, l’air ravis. L’ennuie, c’est que ce bébé n’était pas elle. Anthere avait toujours eu les cheveux raides et noirs corbeau, les yeux verts. Cette petite là, elle avait les cheveux châtains, bouclés et les yeux marron. « Anthere deux ans ». Mais… c’était quoi cette ville derrière ? Attend Attend… D’après ce qu’on distinguait, c’était une arène aérienne. Mais c’était l’Arène d’Alfa ça ! A Nalcia. Ah non c’était juste pas possible, Anthere n’était jam…  Elle, elle n’avait jamais voyagé, avant de partir avec Persik. Par contre, un autre bébé nommé Anthere, oui. C’était comme recevoir un coup de massue sur la tête et un poignard dans le cœur. Furibonde et à la fois, peinée, Anthere redescendit les escaliers, passa comme une bourrasque à travers le salon et rejoignit ses parents dans la petite salle.

« Anthere tu n’es p ? »

Mais elle ne leur laissa pas le temps de parler, très en colère et submerger de sentiments et d’émotions aussi divers et variés que contenus depuis longtemps pour la plupart –en plus de ceux qui accompagnait ce qu’elle avait apparemment découvert-, elle plaqua d’un geste sec et brusque le portrait sur la table. En voyant le visage de ses parents se décomposer à l’instant même où ils reconnurent le portrait, parce que la jeune fille ne pouvait pas croire à autre chose, elle su qu’elle avait visé juste. D’une manière ou d’une autre, il y avait eu une autre petite Anthere. Ses parents furent longs – très longs- à retrouver l’usage de la parole. Valériane lança un regard désespéré à William, mai son mari se contenta de retirer ses lunettes et de les essuyer longuement.

« Tu n’aurais jamais dû tomber dessus. »  se contenta-il de répondre.
« Pardon ? »

Un lourd silence s’installa entre eux.

« C’est une blague ? Qui EST ce bébé qui porte MON nom ? »
« C’est une longue histoire. » Hésita Valériane, la voix chevrotante.
« Ça tombe bien, on a le temps. » trancha Anthere d’un ton abrupte.

Au bord de l’explosion, elle fusillait ses parents du regard et comme elle ne les lâchait pas et insistait, ils finirent par céder, voulant surtout éviter des éclats de voix qui auraient pu parvenir au-delà de la petite salle.

« Comme tu le sais, nous nous sommes connus il y a un peu plus de vingt ans… »
« Un peu plus oui ! » Piqua Anthere, avisant l’âge du bébé sur le portrait.
« Nous vivions à Terros et ton père, était de passage au pays. Venant d’une famille de marchand Nalcien, ma famille n’a jamais pu supporter l’idée de notre mariage. Alors nous sommes partis, nous nous sommes installés à Nalcia, nous y vivions heureux. Ton grand-père et  ta grand-mère ont été une seconde famille pour moi. Mais déjà les tensions dans le pays se faisaient sentir, nous savions qu’un jour, une guerre éclaterait. Comme on savait que j’étais terrosienne, j’ai été prise pour cible un jour. »

William prit la suite de sa femme.

« Nous avions une fille, âgée de presque trois ans, quand c’est arrivé… Elle était malade et les Guérisseurs ne lui donnaient pas quelques jours. Quand nous avons été attaqués, nous nous sommes réfugiés chez les parents, ils ont gardé la petite et nous nous sommes enfuis. Par la suite, nous avons appris qu’aucun d’eux n’avaient survécu et nous avons décidé de quitter le pays pour Mizuhan. Là où personne ne nous connaissait et au pire, un pays allié à Nalcia. »

Anthere n’en croyait pas ses oreilles, elle avait eu une sœur, qu’on avait laissé mourir, avec ses grands-parents. Effarée, elle essayait de rester attentive, bien qu’à l’intérieur, elle bouillonnait comme jamais. En plus, si elle comprenait bien... Mais son fil de pensé fut interrompu.

« Nous avons tout laissé tomber, nos affaires, notre ancienne vie, et pour nous fondre parmi les habitants de Mizuhan, la maîtrise de la magie. »
« La QUOI ? »

Anthere ouvrit de grands yeux. Tous les deux ETAIENT des élémentalistes ? Ils lui avaient caché ça aussi ?!!

« Évidement, la guerre se préparait. »
« Pourquoi vous m’avez cachés ça ? Et tout le reste ? »
« Mais enfin, tu n’avais pas besoin de le savoir tant que » [/i]


Cette phrase fit tilt dans son esprit.

« Tant que je ne maîtrisais aucun élément moi-même ! » éclata Anthere.

Ce qui n’était absolument pas logique. S’ils voulaient rester discrets en renonçant à la magie, cela signifiait donc qu’il maîtrisait chacun la terre et l’air. Alors pourquoi elle, maîtrisait l’eau ? À cet instant précis, elle eu peur –très peur- de commencer à comprendre. Plus personne ne disait rien et elle sentait que si elle ne leur tirait pas les vers du nez…

« Pourquoi je maîtrise l’eau ? »

Anthere vit bien l’effet de sa question. C’était LA question qui appuyait là où ça faisait mal, les bras croisés, elle reposa sa question, fulminant, insistant sur chaque syllabe. Bizarrement, elle était aussi très certaine que ce serait à elle qu’elle ferait le plus de mal, mais elle devait absolument avoir une réponse. Ne pouvant plus échapper à la question qu’ils avaient toujours redoutée, ce fut William qui osa une réponse, tandis que sa femme s’effondrait contre lui.

« Parce que nous t’avons adoptée.
Nous t’avons trouvée dans un panier abandonné dans la neige. »


Anthere resta interdite, impassible, les yeux fermés. Au même moment, des gens entraient dans la salle, très bruyants, demandant où était passée la future mariée, qu’on attendait, d’un ton assez impérieux. Ces gens se rapprochaient d’elle, ainsi que ses parents, elle n’avait pas besoin de ses yeux pour le savoir, elle le sentait. Elle se rendit compte qu’elle pleurait, mais curieusement, elle ne sentit pas les larmes couler, en ouvrant les yeux, elle porta la main sur les larmes, qui s’étaient cristallisé. Finalement, elle fini par lâcher un rire, très très amer… Au milieu des paroles bruyantes et des pressions, elle explosa. Tout se passa très vite. Alarmé par l’attitude d’Anthere qui était très agitée, furieuse… Il y eu une grande lumière et tous ses Pokémon sortirent en même temps. À l’instant où Anthere vociférait qu’il lui avaient toujours mentis, qu’elle n’avait même pas une identité propre pour n’être qu’une Anthere de remplacement et dans un geste perdant tout contrôle d’elle-même, un rayon de gel alla frapper Khan qui s’était posé sur un dossier de chaise, entre Anthere et le reste du monde.

Khan poussa un cri pitoyable et se retrouva gelé. Ne pouvant donc plus protéger Anthere de son don d’Empathie, elle se retrouva donc submergée par les émotions de chacun, les sentiments et les siens propres, enfouis ou nouveau. Tout explosa en même temps et Anthere  était seulement incapable d’y faire face, c’était trop de choses à la fois, trop puissantes, alors qu’elle perdait le contrôle d’elle-même. Elle le ressentit comme une vaste onde de choc qui l’aurait fait tomber. Elle se jeta presque sur Khan, désolée de l’avoir blessée, mais au même moment son père tenta de protéger sa femme du débordement de pouvoir et sa « belle-famille » paniquait. Anthere, épouvantée ne fit qu’aggraver les choses, car en se jetant sur Khan, elle avait également touché sa Phyllali surtout, mais aussi ses autres Pokémon. Dans la confusion, l’image des Pokémon se brouilla, les yeux de Khan rosirent très légèrement et tous les Pokémon disparurent, à l’exception de la Phyllali. La seconde suivante, réalisant qu’elle venait de geler son Pokémon, une bonne partie de la salle et que plus les secondes passait, plus la glace rongeait l’auberge et ceux qui s’y trouvaient, Anthere hésita, puis s’enfuit en sortant comme une furie de l’auberge.

Sur son passage, la glace se formait et touchait tout, même les pierres, les plantes sur les balcons, le bois… Une longue traînée de gel témoignait de son passage, mais pire, si elle restait, elle tuerait probablement tout ceux qui s’approcheraient d’elle ! Elle était tellement en colère et tellement déçue, elle souffrait tellement de tout ce qu’elle avait entendu aujourd’hui et ce coup-bas qu’ils avaient osé lui jouer ! Ils avaient ouvert une blessure gigantesque en elle. Mais après tout qu’est-ce que ça leur faisait ? Elle n’était pas vraiment leur fille et ils avaient sauté sur l’occasion pour se débarrasser d’elle ! Et tout ce qu’elle subissait depuis un an, alors qu’elle voulait tout autre chose. Et cette autre enfant qui avait eu un nom bien a elle, alors qu’elle, on lui avait juste recyclé. Comme dans les familles pauvres, quand les plus petits héritaient des vieux vêtements de leurs aînés. Elle n’avait même pas un nom à elle ! C’était pour ça qu’ils détestaient sa magie, qu’ils ne voulaient pas qu’elle continue de voyager à Terros, car un jour elle aurait découvert Nalcia et un autre jour, elle aurait échappé à leur contrôle et donc, à leur secret. Ses larmes de cristal lui brouillaient la vue, alors qu’elle s’enfuyait dans la tempête de neige et qu’elle se sentait prise d’une jalousie mortelle envers la vraie Anthere de deux ans.

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