[ Clos ] [Elvira] Départ

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[ Clos ] [Elvira] Départ

Message par Kabuto Kimiyuki le Dim 22 Mai 2016 - 12:42

Je marchais dans la neige, entouré de mon manteau en fourrure de Kaimorse. Kimi avançait à mes côtés. Il avait le pas léger comme d’habitude et suivait mon allure en batifolant dans la neige. Vu son tempérament invariablement insouciant, et son caractère d’enfant, je doutais qu’il ait vraiment compris que nous étions partis normalement pour très longtemps. En effet, nous étions encore sur un chemin qu’il connaissait, entre Fla’Or et mon village natal. Il l’avait maintes fois parcouru à mes côtés, lorsque je me rendais à la ville avec mon père pour une affaire ou une autre. C’est d’ailleurs pour ça que je le laissais hors de sa Pokéball. Dès que nous nous aventurerions en terrain inconnu, je le ferais rentrer. Kimi était capable de se défendre et de me défendre contre une menace Pokémon. Mais ce que je redoutais le plus, c’était son imprudence et sa fierté. S’il se sentait provoqué, il aurait sans complexe défié le premier Polagriffe venu.
Un coup de vent passa sur la banquise, soulevant des flocons de neige qui vinrent fondre sur mon visage. J’hésitai fortement à rabattre la capuche en fourrure sur mon visage pour me protéger du froid. En effet, j’avais pris ce manteau dans la garde-robe de mon frère, ce qui voulait dire que la capuche n’était pas trouée. En la rabattant sur ma tête, et donc autour de mes oreilles, j’entendrais considérablement moins bien. Kimi se retourna, en me voyant ralentir.
Je lui souris gentiment, avec les yeux fermés. Nous étions bientôt arrivés à Fla’Or et il le savait. Il voyait sans doute déjà la ville, avec ses immenses remparts de glace, et ses chenaux aussi froids qu’une épée laissée dans la neige. J’étais un peu inquiet, pour tout dire. A Fla’Or, Il y avait un risque non négligeable de rencontrer mon frère. Il n’était pas parti depuis si longtemps que ça et il était presque certain qu’il faisait partie des Guerriers de l’Eau stationnés dans la garnison de la ville. Il fallait que je sois prudent. Très prudent. Voilà, entre autre, pourquoi je n’avais pas pris mon manteau habituel, pour ne pas me faire repérer au premier coup d’œil avec ma capuche trouée.
Je pensais à ma mère. Elle n’allait sans doute pas se mettre à ma poursuite. Mais c’était sûr qu’avant la tombée de la nuit, son Braisillon allait s’élancer de la maison et délivrer un message à mon frère. J’étais convaincu de pouvoir échapper à Tsurugi, mon frère, s’il me recherchait seul. Echapper à une garnison entière, c’était moins sûr. Pourtant, j’avais besoin de rentrer dans Fla’Or. Je connaissais les environs sur le bout de mes pieds, mais je ne savais pas encore où je voulais aller ensuite. Je soupirai, dépité. Kimi vint se placer à mes côtés et me fit un câlin au pied. Je m’accroupis pour le prendre dans mes bras, après avoir rangé mon bâton de marche dans mon dos. Il poussa un cri ravi, il adorait être en hauteur.
Sa présence me faisait chaud au cœur. J’adorais mon Pokémon. Avec lui, je me découragerais beaucoup moins vite. Et qui sait, j’aurais peut-être de la chance à Fla’Or. Oui, car même si je ne savais pas où je voulais aller ensuite, je savais parfaitement ce que je voulais faire. Trouver la vue. Absolument. Je ne voulais plus jamais être considéré comme le Couaneton boiteux de la famille. J’avais juré à ma mère de ne revenir que lorsque je serais entouré d’honneurs. Je m’étais juré à moi-même de ne revenir qu’en ne pouvant voir son visage. Mais pour cela, il me fallait clairement des informations. Et où trouver ce genre de choses ailleurs que dans la grande Bibliothèque de Fla’Or ?
Je rentrais dans la ville, en passant par une ouverture dans les remparts.
Heureusement, aucun garde ne m’arrêta. J’étais richement habillé pour la saison, et je connaissais suffisamment bien le chemin pour marcher comme si je voyais clair. Je souris, en m’engageant dans les rues de la ville de glace, comme on l’appelait, au village. Je n’aimais pas beaucoup Fla’Or. Trop de gens, trop de Pokémon, trop de bruit. Et leur réaction face à mes yeux était toujours la même. Condescendance et pitié. Mais malgré mon dégoût pour la ville, et leur « civilisation », c’était la première fois, de toute ma vie que je me sentais aussi libre. Et j’aurais pu être tout aussi bien dans le trou le plus paumé de la banquise que j’en aurais souri comme un gamin.
Je m’engageais dans une rue peu enneigée. La neige était à la fois une alliée et une traîtresse, me servant de repère précieux là où elle était piétinée, mais étouffant le pas des passants. Y compris des gardes. Je m’enjoignis mentalement à la prudence, et, même si je ne pouvais pas me séparer de mon bâton de marche, je m’arrêtai un instant dans la rue pour l’enrouler dans des couvertures.
Je me mis en marche, en évitant les chenaux, sur lesquels je ne pourrais pas entendre mon frère venir.
Eviter les chenaux d’eau. A Fla’Or. Sachant que la ville est quadrillée par un réseau efficace de chenaux, qui desservent n’importe laquelle de ses parties ou presque. Autant dire que je dus faire des détours monstrueux, et la promenade qui aurait dû durer au plus 10 minutes pour aller à la bibliothèque en pris plus de 45. Une fois les méandres des habitations passées, les chenaux contournés, et les tout petits ponts franchis, j’arrivais « en vue » de la bibliothèque. Il ne me restait plus pour cela qu’à franchir le dernier pont, le pont Regice. Je m’y engageais avec un pas hésitant, et j’étais à la moitié du chemin lorsque le pire arriva.
Le pire arriva. J’entendis un rire, clair, haut et un peu hautain. Un rire que j’aurais reconnu au milieu d’un troupeau de Brouhabam. Mon frère, Tsurugi, se trouvait de l’autre côté du pont. Mon cœur s’emballa, et pendant un instant je songeais à fuir comme un Dimoret échaudé. Mon frère se dirigeait vers moi, en grande discussion avec trois autres hommes, un peu plus âgés, à en juger par leurs voix. Je ne pouvais pas passer devant lui sans me faire repérer. Je pouvais faire demi-tour, mais ils me rattraperaient forcément, car ils se rapprochaient vite.
Je fis la seule chose qui me semblait logique, je me retournai fis demi-tour, en ayant l’air le plus ostentatoire possible, et je me dirigeai vers un inconnu, qui avait traversé le pont à ma suite et semblait s’être arrêté au milieu.
Je me plantai devant lui, et quand le rythme plus soutenu de sa respiration m’informa que j’avais son attention, je lui chuchotais dans un français avec un accent à couper au couteau :

-Jouez le jeu.

Puis je lui pris la main. Une expression surprise passa sur mon visage. L’inconnu était une inconnue, femme. Mais pas une Mizuhanienne citadine, avec la peau délicate dissimulant un air féroce. Non, c’était manifestement quelqu’un qui savait se battre. Vu les cals de la paume, j’aurais parié sur une épéiste. Tsurugi avait les mêmes, en plus développés.
Toutes ses conclusions s’imposèrent à moi en à peine une seconde, avant que j’enchaîne avec un grand sourire :

-Cousine Shizune ! ça fait tellement plaisir de te revoir ! ça fait des années qu’on s’est pas vus ! Qu’est-ce que tu deviens?

Tsurugi était tout proche, et ne semblait pas m’avoir remarqué pour le moment. L’instant critique était là. Si la dame me démasquait, j’allais devoir m’enfuir.
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Re: [ Clos ] [Elvira] Départ

Message par Elvira Tertia le Lun 23 Mai 2016 - 21:59



Départ.

Kabuto Kimiyuki

Fla'or, la ville de glace aux remparts des plus impressionnant. La température était agréable et un soleil chaud brûlait dans le ciel bleu. Il n'y avait aucun nuage qui marquait la toile bleue et un léger vent soufflait sur son visage. Pourtant, malgré tous ces rayons de soleil, il faisait froid un froid de canard. Elle était heureuse d'avoir des vêtements adaptés à la situation. L observait distraitement la ville de glace. Le bateau qu'elle avait pris, n'était pas reconnu pour être de bonne compagnie, mais le capitaine lui devait une faveur. La proue du bateau était l'un des endroits qu'elle avait le plus préféré, c'était tranquille et après avoir démontré une certaine force avec les hommes, on l'avait laissée tranquille. Sören avait toujours su comment intimider les gens et leur faire comprendre leur place. Le voyage en soi avait été ‘'plaisant'' et sa destination avait été changée en cours de route. Elle n'avait pas particulièrement contente de l'entendre, mais le capitaine avait eu une urgence qui l'avait poussé dans la direction opposée, mais elle ne regrettait rien. La cité était d'une beauté à couper le souffle. Elle n'aurait jamais cru qu'elle serait autant émerveillée à voir autant de glace. Le détour en valait finalement la peine.

Malheureusement, elle avait fini par envoyer le monstre vert dans sa Pokéball au vu de la température qui s'était considérablement refroidi. Même s'il avait pleurniché plus d'une fois contre l'idée de se retrouver dans cet espace confiné. Elle s'était sentie terriblement mal de le placer dans cet endroit, peu habitué à l'y envoyer. Une fois faite, elle avait eu un pincement au cœur, un malaise désagréable qui lui attaquait les entrailles. Elle chassa tout ceci au fin fond d'elle-même pour survivre à sa journée, elle le rappellerait à elle le soir venu quand elle se serait décidée où elle aurait passé la nuit.

Le capitaine lui avait dit qu'ils devaient passer quelques jours ici. Elle pouvait revenir au bateau si elle désirait dormir quelque part ou sinon il y avait offris le nom d'une bonne auberge. Il avait eu la ‘'gentillesse'' de lui fournir des peaux pour qu'on lui confectionne des vêtements pour sa ballade du nord. Les habits étaient typiquement ceux du nord, plus précisément ce qu'utilisaient les guerriers. C'était chaud et pratique, sans parler que sa mobilité était in-touchée. Dans le creux de ses reins, il y avait un espace confectionné pour camoufler ses armes, ne laissant que les poignes de cristaux apparaître. Physiquement parlante, elle aurait pu passer pour une citadine d'ici, s'il n'en avait pas été de sa longue chevelure rousse et de ses traits quelque peu étrangers. Elle avait fini par aller faire un tour en ville, voulant découvrit l'endroit avant de quitter dans deux jours. Elle ignorait ce qu'elle allait bien faire, mais elle trouverait bien une idée. Il était étrange de se promener sans la présence de Sören, mais elle savait que c'était pour son bien. Il serait réellement regrettable qu'il arrive quelque chose de grave, surtout dans cette ville de guerrier.

Les rues lui étaient complètement étrangères et pourtant, elle laissait son instinct la guider. Après plus qu'une heure à déambuler dans les rues, elle se retrouva sur l'un des ponts qui permettait de traverser l'un des larges chenaux. Elle s'était arrêtée au centre du pont pour observer l'agitation un peu plus basse et la vu que lui offrait l'architecture de glace. Elle s'était lentement perdue dans ses songes en pensant aux possibilités que pouvait lui offrit le futur quand quelqu'un s'était approché d'elle. Elle en fut surprise, parce qu'elle ne l'avait pas entendu et surtout par le jette qu'il avait fait, lui prendre la main. Elle n'était pas particulièrement habituée à ce genre de contact.

Premier réflexe qu'elle avait eu était de brusquement resserrer la prise et beaucoup plus que fermement. Elle avait porté son regard alerté sur le visage qui s'était rapproché d'elle. La silhouette, qui se révéla être un homme. Elle fut tentée de l'envoyer balader avec vulgarité, mais les paroles qu'il offrit ensuite la surprirent encore plus. Jouer le jeu ? Elle était complètement confuse et au même moment, elle remarqua les passants qui traversaient le pont. Il y avait-il un quelconque rapport ? Elle aurait très bien pu ignorer le jeune homme, mais quelque chose dans sa voix trahissait un peu de nervosité. La tête toujours penchée vers le bas, elle regardait ses pieds timidement.

‘'Naru ! Il est si bon de te revoir ! Les années se sont écoulées si rapidement. J'ai repris la place de mon père en tant que marchande, je fais de mon mieux, mais je fais ce que je désirais le plus, voyager ! Et toi ? Que deviens-tu ?'' Pas une seule fois, elle n'avait pas osée lever la tête vers son visage, continuant à fixer la neige et ses pieds.
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Re: [ Clos ] [Elvira] Départ

Message par Kabuto Kimiyuki le Mer 25 Mai 2016 - 0:08

Hmm. Ce n’était pas une actrice de kabuki née, la demoiselle. Elle avait une voix hésitante et timide, et un ton plus féminin que je m’attendais vu la force impressionnante dont elle avait fait preuve en me serrant la main. Elle avait un accent que je ne pouvais identifier, mais c’était certainement une étrangère. Mais heureusement, les gardes derrière nous prêtaient à peine attention à notre conversation. J’entendis Tsurugi s’éloigner, discutant avec animation des meilleures techniques d’entraînement pour maîtriser la glace. Quand ils furent tout à fait hors de portée de voix, je souris bien plus sincèrement, en lui lâchant la main.
Je m’inclinais brièvement pour saluer mon interlocutrice autant  que pour la remercier.

-Je regrette mon impolitesse, mademoiselle. Ce serait, problématique que les gardes me voient. Vous voyez, on n’aime pas trop les gens comme moi par ici.

Je la regardais droit dans le visage, et je montrai mes yeux blancs. Et j’écoutais attentivement sa réaction. Si elle n’aimait pas ce qu’elle voyait, que je la dégoûtais, je voulais le savoir tout de suite. Mais avant, ça je me devais de la remercier.

-Merci beaucoup d’avoir joué le jeu. Si je peux vous rendre service, vous pouvez compter sur Kabuto Kimiyuki.


J’étais légèrement gêné. Hier soir je me couchais en me jurant de ne plus jamais dépendre que de moi-même, et de n’avoir aucune dette envers plus personne et surtout pas envers mon guerrier de frère. Et le lendemain, j’arrivais à me mettre dans le pétrin et à demander de l’aide à une inconnue-guerrier.  Je ne savais pas bien si j’avais gagné au change… J’attendis un peu, le temps de jauger sa réaction. Voix de femme, parlant français. Fluidité bonne, mais pas excellente. Ce qui était certain c’est qu’elle n’était pas originaire de Terros. J’aurais reconnu l’accent anglais. La timidité que j’avais sentie dans sa réponse avait été remplacée, changeant légèrement son timbre. Elle n’avait pas franchement une voix douce et subtile de chanteuse, mais elle n’était pas désagréable à écouter.
A n’en pas douter, c’était une fille musclée et avec un goût prononcé de l’aventure. Elle ne devait pas être très jolie. Les jolies filles se mariaient à cet âge, d’une manière ou d’une autre à moins d’avoir un très fort caractère. Les seules soldates que je connaissais n’étaient pas renommées pour leur beauté à toute épreuve. Je me demandais un instant quel Pokémon l’accompagnait, avant qu’une de ses paroles ne me reviennent avec la force d’un Martopoing.

-Êtes-vous vraiment une marchande, mademoiselle ?

Comment avais-je pu me concentrer sur les informations hypothétiques que je pouvais tirer de sa voix alors qu’elle me donnait une information cruciale ?! Marchand = voyageur = Possiblement une personne voyageant par bateau qui pourrait m’emmener en échange d’une somme d’argent. J’avais peut-être plus de chance que je ne croyais. Pendant que j’écoutais sa réponse, un coup de vent me fit frissonner, malgré mon lourd manteau en peau de Kaimorse. L’inconnue me passionnait tellement que j’en avais oublié la règle de base du Mizuhanien : ne jamais rester immobile dehors par le froid.
J’attendis que l’inconnue eut finit de parler avant de lui proposer de nous réfugier au chaud dans la bibliothèque de Fla’Or, juste à côté du pont.
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Re: [ Clos ] [Elvira] Départ

Message par Elvira Tertia le Mer 25 Mai 2016 - 16:52



Départ.

Kabuto Kimiyuki

L se sentait confuse, titiller à l'intérieur d'elle-même. Elle était tiraillée entre l'amusement et la crainte que quelque chose de néfaste en ressorte. Elle ne connaissait aucunement cet homme, la voix lui avait été une confirmation directe. Elle pouvait très bien, sans le savoir, s'être jetée dans la gueule du loup, peut-être était-ce même un bandit qui s'attaquait aux étrangers. Cette dernière pensée la fit presque sourire d'amusement, au moins elle aurait un peu d'action si c'était bien le cas. Les jumelles étaient à porter de main, mais à dire écouté le jeune homme, elle avait l'impression que la raison de son approchement était tout autre. Était-il dans le pétrin ? Il y avait de fortes chances vues l'empressement qu'il avait montré dans ces paroles. Elle était heureuse que Sören ne soit pas présent, sinon le jeune homme, ce serait retrouvé avec une violente interaction avec le monstre vert. La pression contre sa paume se fit moins présente et elle relâcha immédiatement la paume de l'homme en effectue un pas de côté pour laisser un espace respectable entre eux. Elle ne reculait pas pour se séparer brusquement, ou même par dégoût, mais plutôt pas incapacité à rester proche de quelqu'un. Ce n'était pas un domaine le plus populaire. À force de vivre en ermite dans le Dojo de Vito, elle avait été trop longtemps séparée du monde extérieur. Les paroles du jeune homme la ramenèrent au moment présent, des gens comme lui ?

Pour la première fois, elle leva les yeux sur son visage, croisant son regard de neige. Les traits de son visage étaient coupés au couteau, mais un certain charme s'en dégageait. Pourtant, ses yeux étaient rivés sur les yeux blancs devant elle. Ils étaient d'une pureté insalissable. Il n'y eut aucun signe de dégoût, aucuns sons ne sortirent de ses lèvres closes. Son expression était redevenue neutre, mais son regard était rempli par la fascination. S'il avait pu voir, il en aurait été flatté. Elle était habituée aux marques, cicatrices ou toute autres petites ‘'difformités''. Elle-même était touchée par les marques du combat. Pour plusieurs personnes, elle avait perdu sa beauté, pourtant, ses traits n'avaient pas été totalement altérés par les cicatrices de sa joue gauche, presque toujours cachée par sa longue chevelure rouge. Même fins, les contours des marques étaient encore criards malgré le temps qui s'était écoulé. L'une marquant son oreille gauche, la pire traverse l'oreille jusqu'à la mi-joue. Une autre traverse le coin de l'œil gauche en descendant jusqu'à son lobe d'oreille. Pour une guerrière, ses traits étaient délicats, mais marqué pas la solitude et l'ermitage. Sans oublier qu'elle n'avait eu qu'une vie d'entraînement au Dojo et qu'elle se rappelait très peu de sa vie avant ses sept ans. Mais le visage de l'homme n'était rien à côté du corps de Sören.

‘'Magnifique…'' Laissait-elle échapper devant la pureté de la couleur. ‘'Pardon, j'avoue que j'aime bien la couleur de votre regard.'' Sa voix avait perdu de sa timidité et était devenu beaucoup plus neutre sans perdre de sa féminité. ‘'Ne me remercier pas, c'était peu et je crois que vous en aviez terriblement besoin pour vous approché d'une étrangère. Heureusement que mon français n'était pas trop rouillé, Elvira.''

Vito avait toujours tenu à ce qu'elle garde un Français exacte, déclarant qu'elle en aurait un besoin. Il lui avait même appris quelque base de la langue originale de Terros. Elle n'avait jamais compris pourquoi, mais il y avait tenu et l'option du mariage n'avait jamais été possible au vu de sa situation particulière.

‘'Non, pas vraiment… J'ai sorti la toute première chose qui m'a sortie de la tête. Je suis plutôt une vagabonde qui parcourt la terre sans se soucier de l'endroit où elle va. Il m'arrive parfois d'offrir mon épée. Je suis de passage, mon bateau a du s'arrêter pour des affaires.''

Elle posa son regard au loin, en direction du port en se rappelant qu'elle était prise ici au moins deux jours. Elle espérait presque un changement de plan. Mais elle restait réaliste, au moins elle voyait un peu de paysage. La neige n'était pas plus mal que les herbes jaunes des plaines de Flamen. Elle accepta la proposition pour visiter la bibliothèque, elle n'avait rien de mieux à faire de toute façon. À son entrée dans le lieu de savoir, elle resta silencieuse, observant avec un regard avide le décore qui les entouraient. C'était un endroit confortable et étrangement sec, ce qui était surprenant au vu de la température humide à l'extérieur. Mais c'était tout de même agréable de se retrouver au chaud. Elle défit les boutons de son manteau, dévoilant des vêtements orange originaires du désert de flamen et une armure légère de métal. L'odeur encore présente de la terre du feu se dégageait qu'elle dans une brusque bourrasque, jusqu'à maintenant enfermé par la fourrure. À sa hanche, la Pokéball de Sören s'activa, bougeait pour faire comprendre son énervement, mais elle l'ignora, elle ne pouvait pas le sortir maintenant.

‘'Pourquoi avez-vous cherché à vous cacher ?'' Demandait-elle doucement en observant toujours aux alentours.
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Re: [ Clos ] [Elvira] Départ

Message par Kabuto Kimiyuki le Dim 29 Mai 2016 - 20:33

Dès que je l’eus lâché, la demoiselle s’éloigna de moi, assez vivement. Apeurée, méfiante ? Je l’aurais sans doute été à sa place si un inconnu m’avait approché pour me serrer la main. Mais il y avait fort à parier qu’elle savait mieux se défendre que moi face à des inconnus persistants. Je me raidis quand elle s’extasia sur mes yeux, avant de rapidement s’excuser. Je crois que le rouge me monta aux joues. Je n’avais pas l’habitude d’une telle sincérité. Ce n’était presque jamais arrivé dans ma vie. J’arrivais à balbutier des remerciements aussi confus qu’inaudibles, même pour moi. Détourner la conversation. Détourner la conversation. Avant que je n’aie pu ouvrir la bouche, elle s’en chargeait déjà admirablement.
Elle réagit admirablement bien, et je pouvais sentir, sinon de la sympathie, au moins de l’intérêt pour moi dans sa voix. Elle continua de parler, me révélant que c’était une voyageuse, bien qu’elle utilisât un terme moins flatteur. Une voyageuse, et une épéiste qui voyageait par le monde en offrant son épée au plus offrant. J’eus un sourire à la fois impressionné et mélancolique. J’aurais sans doute fait le même voyage initiatique si je n’avais pas souffert de ma difformité.
Mais même si ce n’était pas une marchande, elle avait donné une information extrêmement intéressante. Son bateau était au port. Avec un peu de chance, je pourrais m’acheter un voyage hors du pays. Je n’étais pas dénué d’argent, même si je n’étais pas riche. Avec un peu de chance, son capitaine accepterait des voyageurs. Mais il fallait que je la joue fine, voire que je cache mon handicap jusqu’à être accepté à bord. Mais chaque chose en son temps. J’avais froid.
Je lui proposais donc d’entrer dans la bibliothèque. Elle accepta avec nonchalance… Tiens, j’étais peut-être tombé sur quelqu’un qui ne prenait pas froid facilement. Peut-être était-elle dans le Nord depuis longtemps. Elle entra dans la bibliothèque, moi sur ses talons. Un vieux truc d’aveugle. Quand on ne voit pas le chemin, laisser les autres s’y prendre les pieds. Je l’entendis ou plutôt, je ne l’entendis plus respirer. Oui, ça devait être un spectacle plutôt impressionnant. L’acoustique de ce lieu était assez feutrée, ce qui fait que je pouvais entendre le moindre bruit à des dizaines de mètres devant moi. Du coup c’était ironiquement un endroit où il m’était difficile de me concentrer pour lire.
On n’a pas idée, lorsqu’on voit, du boucan que peut faire un parchemin que l’on déplie, ou replie.
Elle retira son manteau, remplissant mes narines d’une odeur que je ne connaissais pas. Suie, terre et métal. Terros ou Flamen. C’était presque sûr. Les Aliphyriens et les Nalciens masquaient leur odeur corporelle sous des tonnes de parfum. Elle se retourna et me posa une question en chuchotant. Je posai un doigt sur mes lèvres pour lui intimer le silence. Elle ne parlait pas fort, mais les murs avaient des oreilles. A mètres, derrière une étagère, j’entendais quelqu’un remettre un parchemin en place. Je ne voulais pas qu’un Gardien du Savoir surprenne une conversation entre une étrangère et une aveugle. Je demandais à ma compagne de me suivre.
Je n’aimais pas la bibliothèque de Fla’Or mais je la connaissais par cœur. C’était le seul endroit où l’on pouvait se fournir en parchemin dans une cinquantaine de kilomètres à la ronde. J’avais passé des heures à l’explorer, avec ma mère d’abord, et tout seul ensuite. Je menais donc ma compagne dans un dédale de bibliothèque où je nous savais hors de portée des regards et oreilles indiscrets. Je me retournais et fixai mon interlocutrice de mon regard qu’elle aimait bien.

-J’ai des raisons de penser que la garde pourrait être à ma recherche. Disons que je ne suis pas en bons termes avec un des gardes qui nous a croisés, et j’ai peur qu’il ait fait passer le mot à toute la garnison. Et comme vous pouvez le voir, je suis assez reconnaissable. Du coup je me cache d’eux.

J’eus un léger pincement au cœur. Je n’avais pas à proprement parler menti, mais je n’aimais pas cacher une partie de la vérité à une fille à la voix aussi honnête. J’eus un ricanement mental. Est-ce que je trouvais sa voix honnête et la fille très sympathique à cause de son compliment sur mes yeux, ou bien est-ce que mes oreilles étaient vraiment fiables ?
Je laissai la question en suspens et me retournais. Je ne m’étais pas déplacé au hasard. Nous étions dans la partie de la bibliothèque qui concernait les légendes et mythes. J’étais extrêmement friand de ce genre de récits dans ma jeunesse. Le Héros de l’Eau, Keldeo et la Légende des 3 Samouraïs, Manaphy le prince des mers. Lire ces récits épiques et entraînants m’avait souvent distrait de ma douleur personnelle. Mais il y avait des écrits que je n’avais jamais pu comprendre, notamment les manuscrits étrangers. Je me détournais de la demoiselle et lui désignais les étages où il me semblait avoir les écrits de Terros.
-Vous trouverez sans doute quelques-unes de vos plus célèbres légendes par ici. Lisez-vous beaucoup, Voyageuse ?

Et avant qu’elle ait pu rajouter quoi que ce soit :

-Avez-vous déjà vu, ou entendu parler de Dresseurs ou de Guerriers aveugles ?
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Re: [ Clos ] [Elvira] Départ

Message par Elvira Tertia le Mar 31 Mai 2016 - 19:41



Départ.

Kabuto Kimiyuki
Elle ne fut pas offusquée par le silence que lui imposait son compagnon, elle avait presque oublié qu'ils se trouvaient dans une bibliothèque et que son compagnon était recherché. Devant l'invitation à le suivre, elle ne fit que hocher la tête, le suivant silencieusement. Pendant leur traversée, elle était émerveillée par le décor qui les entourait. Les étagères remplissent de toute sorte de livres. Le Dojo de Vito, possédait une belle collection de livres, mais elle n'en avait jamais vu autant dans un même endroit. Il était vrai que le lieu était propice à ceci, alors il devait y avoir des gens qui voyageaient la terre dans l'unique but de ramener des connaissances perdues ou très connues pour le mettre dans ce lieu. Une odeur de papier flottait dans l'air chaud d l'endroit. Si elle ne l'avait pas vu de ses propres yeux, jamais elle n'aurait cru qu'un tel lieu existait réellement. Si elle avait été une érudite, elle se serait retrouvée dans le meilleur lieu qu'elle aurait pu rêver, mais malheureusement, elle était davantage portée sur l'action que sur la lecture. Elle ne disait pas non à une petite lecture quand elle avait du temps libre. L'éducation n'était pas quelque chose à négliger.

Pendant qu'ils marchaient silencieusement, Elvira ne put s'empêcher d'étirer l'une de ses mains pour venir toucher la relieure coloré de certains livres. Il était tout de même agréable de sentir sous sa paume autre chose que du métal. Les couleurs des relieurs de cuirs étaient particulières et intéressantes. Il était spectaculaire de voir qu'il y avait autant de livres et de connaissances dans un même lieu. Peut-être passerait-elle ses deux jours des vacances forcés ici dans ce lieu. Elle était sûre qu'elle pourrait méditer un peu sans que personne ne vienne la déranger, l'endroit était tellement grand.

Une fois dans un endroit plus intime, L se senti un peu nerveuse. Même si elle semblait bien se débrouiller en public ou même en présence des autres, elle avait toujours cette étrange sensation d'inconfort. Il était vrai qu'au Dojo, elle avait vu bien des gens, mais la plupart de tout ce beau monde n'était là que pour l'entraînement et s'ignoraient beaucoup entre eux. Elle n'avait jamais vraiment pris le temps de parler avec tous et encore moins de lier des amitiés avec eux. Le seul qui avait eu de l'importance datait de bien avant ceci. Mais ils avaient perdu contact si abruptement qu'elle n'était même pas sûre s'il se souvenait d'elle, elle connaissait le jeune homme âgé de 8 ans, pas l'homme qu'il était devenu. Un peu plus de dix ans s'étaient écoulés depuis leur séparation, peut-être même ne se souvenait-il lui-même plus d'elle. Une ombre passa furtivement sur son visage et elle fut heureuse de savoir que son compagnon était aveugle.

Quand il se mit lentement à expliquer, elle écoutait silencieusement, déposant son manteau de fourrure et ses maigres possessions sur un siège bien confortable. Le cristal de ses armes résonna quelque peu quand ils frappèrent le bois des accoudoirs. La Pokéball de Sören semblait bouger quelque peu, montrant son inconfort et son agitation, mais L l'ignorait, incertaine de savoir si les Pokémon étaient alloués ici.

-Je vois… Tout le monde à ces raisons et ses secrets d'agir comme il le fait. Il est simplement dommage de savoir que certains abusent de leur statue… À moins bien sûre que vous ne soyez plus dangereux que vous ne le laissé prétendre… Terminait-elle avec ce qui se voulait une moquerie amicale.

Lentement, elle s'approcha à son tour des étagères et observait les titres. Plusieurs ne lui disaient absolument rien, d'autres lui était quelque peu familier et d'autre natif de sa contrée, Flamen. Elle était fascinée de voir autant d'écriture, beaucoup lui étaient étrangers. Elle tourna la tête vers son compagnon de fortune quand il s'exprima. La réponse aurait été non, elle n'avait pas toujours le temps surtout sur les grandes plaines ou les routes remplirent de bandit. Mais il l'a surpris avec une autre question. Des aveugles combattants ou même dresseur ? Elle avait pris un instant pour filtrer les légendes qu'elle connaissait, mais malheureusement aucun ne lui venait en tête. Gardant toujours le silence, elle jeta un coup d'œil l'étagère qu'il lui pointa, mais s'en détourna rapidement pour aller vers celle de Flamen. Elle observait les titres un à un, mais aucun n'attirait réellement son attention. Au final, elle alla vers celle de Terros, l'un des titres venait d'attirer son attention. Elle l'attrapa doucement, quelque peu surprise et revient vers Kabuto. Le livre était très usé, mais elle avait compris que ce n'était qu'une copie de l'original. Sa mère avait pour habitude de lui raconter une histoire avant d'aller au lit. Elle ne lui avait jamais dit la provenance de l'histoire et elle n'était pas de Flamen, maintenant elle comprenait un peu mieux.

-Malheureusement, je n'ai pas spécialement le temps de lire beaucoup, je voyage trop, mais quand j'ai une petite chance, je lis un peu. Je ne pense pas être seule qui pourrait vous être d'une grande aide, mais je suppose que tout le monde peu créé sa propre légende. Je ne me dis pourquoi pas, ces histoires ne se sont pas créées toute seules. Et si tu as peur de quitter la ville à cause de ton magnifique handicap, alors, trouve une alternative, un Pokémon peu très bien te servir de guide. Un Pokémon psy pourrait très bien t'offrir une très belle alternative. Il y a une solution à tout. Termine-t-elle doucement, les yeux rivés sur la première page, observant l'image.
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Re: [ Clos ] [Elvira] Départ

Message par Kabuto Kimiyuki le Jeu 2 Juin 2016 - 14:17

Pendant que j’expliquais mes raisons de mentir à la jeune fille, je tournais légèrement la tête, interpellé par un bruit. Une vibration. C’était un vrombissement caractéristique de Pokéball. Elle avait un Pokémon qui voulait sortir. Hmm. Il ne faudrait pas que nous nous éternisions à l’intérieur. Les Pokémons n’étaient pas autorisés dans l’enceinte de la bibliothèque, pour la plupart. Seuls les Pokémon Psy ou encore quelques Pokémons Combat étaient autorisés à perturber ce lieu de paix. Et encore, ils devaient obtenir l’aval d’un des bibliothécaires, qui étaient particulièrement frileux (c’était un comble, à Mizuhan) à laisser entrer des Pokémons étrangers. La demoiselle écouta attentivement et répondit avec une voix neutre, et en tout cas dépourvue de suspicion.  La moquerie qu’elle lança m’arracha un sourire. J’étais peut-être capable de faire du mal à un Moustillon mais il était plus probable qu’il me fasse plus mal. C’était difficile pour un Nordique ne maîtrisant pas la glace d’être dangereux à Fla’Or.
Je la laissais se déplacer de sa démarche fluide de guerrière. Elle avançait lentement, et ses pas ne faisaient pas plus de bruit que les pattes d’un Polarhume sur de la neige fraîche. Mais son armure légère cliquetait doucement, presque imperceptiblement à chacun de ses pas. Et me permettait sans peine de la localiser, et de tourner mon regard vers elle comme si je la suivais des yeux. Elle s’arrêtait, sans doute pour lire les titres des livres, puis repartait avec un pas de promeneuse. Je luis désignais l’étagère avec les livres de Terros, avant de la bombarder de questions. La seule et véritable question était la dernière, celle qui était absolument fatidique et m’intéressait au plus haut point. Je voulais savoir s’il existait des gens dans ma condition. Et encore plus, des gens dans ma condition ayant accompli des exploits plus honorables que je ne pourrais imaginer.
La jeune femme brisa mes espoirs. Elle n’avait pas beaucoup le temps de lire, en bonne Voyageuse qu’elle était. Et elle n’avait malheureusement jamais entendu parler d’un tel être. Mais elle essaya aussitôt de me remonter le moral, en m’encourageant à chercher d’autres solutions. Comme elle le disait si bien « Tout le monde peut créer sa propre légende ». Eh bien, je n’avais plus qu’à créer la mienne, voilà tout. Ma déception peinte sur le visage, je secouais néanmoins la tête. Je répondis pendant qu’elle manipulait distraitement un livre qu’elle avait pris sur l’étagère Terrosienne.

-J’ai déjà un Pokémon pour me guider. Et je ne veux pas emprunter la vision d’un Psy pour voir. J’aurais l’impression de le vampiriser. Je veux absolument être reconnu pour ma propre force et pas pour celle que j’emprunte à mes Pokémons.

Elle avait sans aucun doute reconnu une des histoires de son pays car sa bouche était orientée vers le sol à présent. Mais je sentis que je n’avais pas perdu son attention pour autant. Je continuais donc à parler, plus longtemps que je n’aurais voulu.

-J’ai fait beaucoup de recherches sur les aveugles célèbres dans ces étagères. J’y ai passé une année entière. Sauf que l’histoire ne semble pas retenir les gens handicapés. Il y a un savant Flammenois qui se repérait en utilisant la chaleur des êtres vivants autour de lui. Les seuls autres personnages célèbres avec mon… magnifique handicap, sont juste des légendes.

Des légendes issues d’un temps  lointain. Il y avait la légende du Héros de l’Eau qui s’était élevé depuis les profondeurs d’un temple marin situé dans le plus profond des océans. Lui n’était pas aveugle, mais il s’était fait comme ami le Héros de la Terre, un ermite ayant passé des décennies à méditer sur le sort du Pokémonde. Un ermite aveugle, mais pouvant percevoir le moindre frémissement de la terre à des kilomètres et capable de déplacer des montagnes entières. Des légendes qui n’intéressaient que les enfants un peu trop rêveurs.  Mais dans tous les cas, il fallait raisonner comme si les légendes contenaient un fond de vérité.
Je remarquai que ma compagne se mettait à feuilleter le livre qu’elle tenait entre ses mains, en lui accordant de plus en plus d’attention.

-Voulez-vous bien me lire cette histoire ? Elle a l’air de vous intéresser. En échange, je vous raconterai l’histoire du Héros de l’Eau, que vous ne connaissez sans doute pas. Et hum… peut-être devrions-nous nous installer dans une taverne, où votre Pokémon pourra être à l’air libre. Vous pouvez emprunter le livre à condition de laisser votre identité et une somme d’argent qui vous sera rendue lorsque vous reviendrez.

Il serait malvenu qu'elle me lise cette histoire, sans doute très intéressante au milieu d'un lieu où le silence était quasiment une religion. Et son Pokémon devait sans doute s'impatienter dans sa prison sphérique. Peut-être qu'il ne fallait pas s'éterniser ici. Je délaissai l'étagère des légendes pour me diriger vers l'accueil et les bibliothécaires, en vérifiant que l'inconnue me suivait. Je me demandais quel Pokémon cette Terrosienne avait en sa possession. Un Torterra géant, comme dans la légende? Un Héliatronc au parfum enchanteur? Un Florizarre de guerre aussi solide que puissant? J'espérais fermement que c'était un de ceux là parce que c'était à peu près les seuls Pokémons typiquement Terrosiens que je connaissais.
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Re: [ Clos ] [Elvira] Départ

Message par Elvira Tertia le Mar 7 Juin 2016 - 21:25



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Il était admirable de connaître ces ambitions. Elles n'étaient clairement pas faciles au vu de sa condition, mais rêver de la sorte était une chose magnifique. En l'observant un peu, elle ne ressentait aucune piété pour lui, elle n'en avait jamais eu pour personne, autre durant ça toute première rencontre avec Sören. Pourtant, ce jeune homme avait un petit quelque chose de fascinant et ce n'était pas seulement son regard blanc. Il dégageait quelque chose de particulier qui attisait plus que toute sa curiosité. Il semblait, même pour un homme, dégager une certaine fragilité. Ce n'était pas la même chose qu'une femme, loin de là même, mais plutôt une certaine tranquillité d'esprit. Elle ne le connaissait pas qu'elle appréciait déjà un peu le jeune homme. L'écoutant attentivement, elle levait doucement les yeux des pages remplies de lettres d'encres. Elle ressentait une certaine tristesse dans ses paroles, ce qui l'attristait un peu à son tour. Il était vrai qu'elle n'avait pas été des plus encourageante dans ses propos, mais elle ne savait pas réellement mentir, ce n'était pas dans son naturel de le faire. Elle n'était pas non plus la meilleure des lectrices et ne connaissait que de rares contes. Quand il s'exprimait sur son handicap, elle levait les yeux sur lui, l'observant un peu plus.

‘'Vous savez, il y a toujours un peu de vérité dans les légendes, sinon d'où viendrait-elle ? Les Pokémon ont toutes leurs utilités, ils ne sont pas juste là pour le combat et je suis sûre que si tu le demandais à l'un deux, il accepterait certainement, il se sentait très utile.''

Une nouvelle fois, elle caressa les pages du livre distraitement. Elle fut légèrement surprise par sa demande, lui faire la lecture ? Elle trouvait l'idée loin d'être déplaisante, même si elle devait partager un peu d'elle-même. Sören secouait encore sa Pokéball, la faisant vibrer de mécontentement. L fini par délaisser d'une main le livre, attrapant la Pokéball pour la garder en main et lui faire savoir que tout allait bien. De son autre main, elle refermait le livre, le gardant prêt d'elle.

‘'Idée de vous lire l'histoire est très alléchante, c'est un conte que ma mère avait l' habitude de me raconter. Il est dommage que nous devions quitter l'endroit rapidement, mais je comprends le principe. Ouvrez la voie, je vous suivrais. J'aimerais passer à l'accueil pour emprunter ce livre. Je propose plutôt une auberge qu'une taverne, se serait moins bruyante. Et en même temps, je pourrais louer une chambre pour les quelques jours que je vais passer ici.''

Par la suite, elle le suivait docilement, empruntant le livre en question, offrant son nom et une certaine somme d'argent. Enfilant son manteau, elle le boutonnait jusqu'au cou, fourrant le livre dans son sac. Elle se sentait attaquer par la fraîcheur de l'extérieur, elle s'arrêta un instant sur le haut des marches, appréciant la froideur un instant, puis se remit en route. La ville de glace était accueillante malgré le froid et l'agitation toujours présente. Le soleil était à son zénith quand ils trouvèrent un endroit agréable. L était ravi par l'atmosphère accueillant de l'endroit, chaud et chaleureux. L se payait une chambre pour deux jours et invita son compagnon à se joindre à elle pour un rapide repas.

‘'Que désirez-vous faire, vous installez dans la grande salle pour manger un peu et je pourrais vous faire la lecture un peu, ou sinon nous pouvons monter à l'étage, il y aurait moins de son. Mais dans les deux cas, la situation me va.''

Sur ses dernières paroles, la balle qui renfermait Sören s'activait une nouvelle fois, puis un filet rouge s'élançait pour faire apparaître la silhouette insecticide. Les lames de Sören frappèrent l'air et il laissait pousser un cri de mécontentement. L s'approchait immédiatement pour apaiser la bête qui posait immédiatement son attention sur lui. La bête finit par se calmer, laissant une étrange odeur de vieille chair brûler. Ces ailes s'agitèrent un peu sous la nervosité et enfin, il semblait s'apaiser sous les caresses réconfortantes de sa maîtresse.

‘'Il faut le pardonner, il est assez agité en présence d'étranger. Je vous présente Sören, un Insécateur de Flamen, mon pays d'origine. Vous avez dit que vous aviez un Pokémon, à quoi ressemble-t-il ?''
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Dernière édition par Elvira Tertia le Lun 20 Juin 2016 - 17:58, édité 1 fois

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Re: [ Clos ] [Elvira] Départ

Message par Kabuto Kimiyuki le Jeu 16 Juin 2016 - 21:20

J’acquiesçais à ses paroles, avant de me diriger vers l’accueil. La jeune Terrosienne me suivit avec son pas feutré et un peu lourd quoique presque totalement silencieux. Me servant du cliquetis léger de l’armure qu’elle portait comme repère, je ne m’éloignais jamais d’elle à plus de 3 pas. C’était difficile de se perdre longtemps dans la bibliothèque de Fla’Or, mais pas impossible. Surtout quand on était aveugle et qu’on avait honte d’appeler sa mère de peur de déranger d’autres éventuels lecteurs. Je raisonnais comme si ma compagne était aveugle, et cette réflexion faillit m’arracher un rire qui se transforma en quinte de toux.
Nous arrivâmes devant un bibliothécaire à l’accueil. Ce dernier eut le souffle légèrement perturbé en en contemplant mes yeux, et je les empressais de les fermer. Pas la peine de se donner en spectacle. Je me retournais et le désignais du doigt à la vagabonde. Qui dut donner son nom. Elle le prononça à voix basse, et il se grava au fer rouge dans ma mémoire. « Elvira Tertia ». Mes théories s’effrondrèrent comme un château de glace sous le vent. Ce n’était PAS DU TOUT un prénom typiquement Terrosien. Edward, Yugo, Jean-Jacques, ça c’était du prénom Terrosien que l’on s’entendrait à entendre. Qui était cette mystérieuse vagabonde ? L’agent, ne sachant pas comment l’orthographier en japonais, demanda à ce qu’elle l’épelle en français. Il hésita, puis traça des caractères sur le parchemin. Elle put emprunter le livre sans aucun problème.
Nous sortîmes et je l’entendis frissonner à son souffle. Ce n’était pas facile de se réhabituer au froid en sortant d’un bâtiment confortablement chauffé. Moi je faisais ça depuis toute ma vie, donc j’avais un certain avantage. Je lui aurais volontiers passé mon manteau, mais je savais qu’elle aurait refusé. On ne se connaissait pas assez. Elle voulait plutôt aller à une auberge pour s’y reposer et prendre une chambre. Je n’avais rien contre. J’aurais préféré la taverne car la nourriture y était meilleure, mais il fallait reconnaître que c’était sans doute plus bruyant également. Ce serait plus calme de me faire la lecture dans une auberge. Et je connaissait pile la bonne adresse.
Nous nous mîmes en route. Il nous fallait traverser trois ponts pour arriver A la Croisée des Chenaux. Tout d’abord le pont Regice. Lorsque nous fûmes en son milieu j’énonçais son nom en rajoutant une foule de détails. C’était un des ponts les plus anciens de Fla’Or. Il avait été baptisé ainsi pour honorer la divinité du froid et de la pureté, Regice. La légende voulait que au plus froid de l’hiver, lorsque les chenaux gelaient, le point le plus froid de la ville se situait toujours au niveau de ce pont. J’enchaînais sur la légende de Regice, qui était un ancien prince dans un château de glace qui avait un cœur si froid et insensible qu’il l’aurait littéralement glacé de l’intérieur. Je n’étais pas un excellent conteur, mais elle semblait intéressée. Nous traversâmes ensuite le pont Séracrawl, que les habitants de Fla’Or appelaient le pont Grelaçon. Je demandais à Elvira de faire attention à où elle mettait les pieds. Ce pont était connu pour être particulièrement glissant. On disait que seul un maître de la glace aguerri pouvait courir sans déraper d’un bout à l’autre. Il était plus prudent d’ailleurs de pâtiner plutôt que de marcher sur ce pont, mais je n’étais pas convaincu que ma compagne maîtrise le patinage. Je l’imitais donc en posant des pieds prudents à la surface de ce que la légende affirmait être un ancien Séraclaw qui se serait gelé dans la glace éternelle en attendant la fin des temps.
Le troisième pont était le pont Suicune. C’était une des divinités protectrices de la ville et je demandais à Elvira, très sérieusement, de ne jamais toucher à une statue en forme de Suicune dans la ville. C’était un symbole universel de puissance et de pureté, et il serait assez mal vu qu’une étrangère (aussi manifeste) y appose ses mains. Je rajoutais également quelques détails sur le Légendaire. C’était la manifestation du Vent du Nord, qui pouvait être aussi rapide et pouvait courir sur l’eau. Il parcourait le monde, et purifiait les cours d’eau impropre. Il était parfois aperçu dans Fla’Or même, au plus froid de l’hiver. Mais  avant que je puisse me lancer dans une description détaillée des effets démesurés de l’attaque Vent Glacé de Suicune, je me rendis compte qu’on était arrivé.
La Croisée des Trois Chenaux, ou les Trois Chenaux comme les appelait les habitués, était une auberge située pile à l’intersection de trois chenaux importants, près d’un pont important. Malgré sa position privilégiée, elle avait toujours été abordable, et c’était l’auberge de référence de tous les aventuriers qui passaient dans la région. D’après ma mère, l’architecture était plutôt jolie, et d’après moi la nourriture était pas trop mauvaise. Nous entrâmes, et fûmes aussitôt assailli par le fumet de viande qui cuisait, les rires et les discussions de clients ainsi que par une servante qui se dirigea vers nous avec un sourire dans la voix. Elvira répondit, apparemment charmée par l’ambiance chaleureuse de l’auberge. La servante nous demanda si nous prenions une chambre pour deux. Je secouai la tête, et faillis rougir. Mon embarras était tel que je n’ai même pas réagi quand Elvira paya pour un repas en m’y invitant.
Elvira me proposa de lire le livre soit dans sa chambre soit dans la salle commune. Je n’hésitais pas une seconde. Après le commentaire lourd de sous-entendus de la servante, je ne me sentais pas tout à fait prêt.

-Je préférerai manger ici. J’aime beaucoup l’ambiance de la salle commune. Et comme on ne fait pas attention à mon magnifique handicap, je peux entendre des nouvelles des 4 coins d’Éras…

J’interrompis ma tirade car une forte vibration suivit d’un claquement sec émana de sa ceinture. Je bondis en arrière lorsque le Pokémon matérialisé…vrombit de manière prodigieuse. Il avait produit un vent, tout juste assez fort pour faire voleter mes cheveux, mais la puissance de ses membres qui fendaient l’air suffit à instiller une profonde sensation de peur en moi. Ma main fouilla prestement dans ma poche avant de s’arrêter. Si le Pokémon m’attaquait, Kimi ne serait absolument pas utile. Je serais mort avant d’avoir pu l’appeler. Le Pokémon cria, et c’était à mi-chemin entre la stridulation d’un Pokémon Insecte et le cri bestial d’un Caninos en rage. L’effet que le cri eut sur moi était renforcé par l’odeur de vieille chair brûlée, comme du vieux cuir qu’on aurait laissé tomber dans un foyer. Une odeur saisissante et exotique qui remplissait mes narines comme la promesse d’une souffrance indicible. Instinctivement, je rassemblai mon énergie.
Je n’entendais plus Elvira, son Pokémon faisait trop de bruit. Néanmoins ce que j’entendis distinctement, c’est qu’il faisait de moins en moins de bruit et qu’il n’attaquait pas. J’étais encore en vie. Je fus encore plus soulagé quand Elvira s’excusa, me présentant à Sören. Elle m’apprit enfin son origine : Flammenoise. Je ne connaissais pas Flammen à part que c’était le pays des maîtres du feu. Et qu’ils détestaient les aliments pas assez cuits. Et quelques histoires sur ce scientifiques Flammenois aveugle se repérant grâce à la chaleur. Insécateur, hmm ? Je n’avais aucune idée de ce à quoi ressemblait le Pokémon. Et il était absolument hors de question de toucher un Pokémon dont je ne connaissais pas la description. Si ça se trouvait, il pouvait être recouvert de magma en fusion (ce qui ne m’aurait pas étonné avec son odeur) ou encore, très mal réagir à mon contact. Bref, je m’inclinais devant l’Insécateur pour le saluer (en espérant qu’il pouvait au moins voir, lui.) et je sortis de ma poche la Pokéball de Kimi.
En joignant le geste à la parole je pressais le bouton.

Le monde se forma autour de moi. Nous étions au chaud. Au sec. Je reconnaissais le bâtiment, c’était la Maison-Nid du Sud. Là où Kabuto et Maman-Kabuto passaient la nuit quand il venait dans la ville-glace. Il y avait toujours une bonne odeur de poisson par ici et les murs étaient décorés. C’était joli. Mes yeux se posèrent ensuite sur l’ÉNORME GEANT vert couturé de cicatrices devant moi. J’eus un moment de saisissement. Je n’avais jamais vu un monstre pareil. Il avait l’air de vouloir m’arracher l’autre œil, et le bec, et les plumes pour faire bonne mesure. C'était un géant de presque deux fois ma taille, au moins 5 pieds couturé de cicatrices et qui avait l'air d'être tombé plusieurs fois dans un feu infernal. A la place des bras, il avait des lames et j'aurais trouvé ça d'une coolitude absolue si je n'avais pas eu aussi peur qu'elles soient dirigée vers moi. Il me regardait avec un oeil nerveux que je n'aimais pas du tout. Je me mis instinctivement en position de combat, en entrouvrant légèrement le bec. J’étais pas vraiment sûr de gagner ce match, mais j’allais faire de mon mieux.

-Elvira, Sören, je vous présente Kimi, mon Tiplouf. Kimi, Elvira c’est l’humaine, et Sören c’est le Pokémon.

Derrière le guerrier vert il y avait une humaine qui avait l’air d’être encore plus guerrière. Elle avait des cheveux de feu. Et elle me regardait presque aussi intensément que son Pokémon. OU EST-CE QUE MON DRESSEUR DE PACOTILLE ETAIT ENCORE ALLE SE FOURRER ?! Je sortis de ma position de combat, fermais le bec et m’inclinai devant les deux guerriers. J’étais vraiment soulagé de pas avoir à me battre –pour l’instant- contre le guerrier vert couturé de cicatrices, avec des lames qui faisaient ma taille. Mais tout dans l’attitude de Kabuto indiquait qu’il était mal à l’aise.
Si mon dresseur était mal à l’aise, je devais l’être aussi. Je toisai le guerrier avec toute l’impudence d’un Pingoléon. Puis, à pas majestueux, me dirigeait vers sa dresseuse, comme un prince revenu sur son château. (Enfin, ça ressemblait plus à un dandinement de nouveau-né mais, hé, c’est pas ma faute si mon corps est trop petit pour mes aspirations énormes.) Je me raclais la gorge, puis jetais mon regard de bébé Caninos le plus adorable à la dresseuse rousse. Je lui câlinai ce que j’avais à portée, c’est-à-dire la jambe.


-Kimi ! Arrête d’importuner la dame.

La voix de Kabuto était authentiquement gênée cette fois ci. Je fus un peu rassuré. Elle n’était pas si dangereuse que ça. Mais on ne savait jamais. Et puis, si mon dresseur se révélait avoir tort et que l’humaine cherchais vraiment à lui faire du mal… Eh bien elle découvrirait la véritable différence entre une attaque Écume et des bulles de savon. J’eus un sourire machiavélique mais intérieur, et lançais un regard triomphant à l’insécateur.

-Ti tititi plou plouuu plouf. (Elle va bientôt m’aimer plus que toi.)

[HRP: Je regrette d’avoir mis autant de temps à répondre. Mais non seulement ton post m’a vraiment beaucoup inspiré (ce qui me paralyse en général) mais en plus c’était une semaine d’examen. Je serais plus rapide à partir de maintenant.]
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Re: [ Clos ] [Elvira] Départ

Message par Elvira Tertia le Lun 20 Juin 2016 - 21:27



Départ.

Kabuto Kimiyuki

Le chemin qui les mena à l'auberge était agréable malgré l'air froid. Les chenaux étaient d'une beauté glacée, mais gratifiante à la fois. On pouvait sentir le travail et l'importance dans chacun d'eux. Elvira écoutait attentivement chacune des paroles que lui offrit Kabuto, fascinée et absorbée dans les tranches d'histoire qu'il lui offrait. Pour certain, tout ceci ne ressemblait à rien, mais pour elle, c'était beaucoup. Toute histoire avait son importance et elle appréciait plus particulièrement celle avec Suicune. Elle respecta l'avertissement qui avait été dit simplement pour son bien, elle n'était pas ici pour chercher des problèmes et encore moins attirer l'attention. Elle n'était qu'une fille de passage et elle aimerait que le reste ainsi. Mais ce qui passionnait encore plus la jeune femme, était la passion que semblait offrir Kabuto dans ces explications. Elle ressentait le respect qu'il avait envers sa ville et une certaine fierté, mais qui ne le serait pas tout en sachant que nous avions un Pokémon légendaire qui venait nous visiter ? Chacun des pays semblaient être le favori qu'une Pokémon légendaire et c'était probablement une bonne chose. Pendant le trajet, L en profitait pour observer les alentours, l'architecture, la forme, les gens, tout semblaient passer sous une fine observation, donnant l'impression presque disséquer.

Le pont Regice était le plus historique et les marques d'un temps ancien étaient encore visible, sans parler de l'histoire qui vint ensuite. Il était tellement fascinant de savoir qu'il pouvait y avoir autant de légende et parfois si proche de nos maisons. Elle se laissait une note mentale, quand elle aurait davantage de temps, elle apprécierait bien venir lire quelques livres, l'histoire pouvait être une donnée bien importante, il y avait toujours un peu de vérité dans ces vieilles légendes, il ne fallait que prendre le temps de les trouver et la bibliothèque de Fla'Or semblait regorgé de telles trouvailles. Le pont Séracrawl, qu'elle eut toute la misère du monde à prononcer, elle finit par se rabattre sur son surnom, le pont Grelaçon. Il était celui qui lui offrit le plus de difficultés, loin d'être habille comme un maître de la glace, elle l'était encore moins dans le patinage comme s'était exprimé Kabuto. Elle s'offrit une nouvelle note mentale, trouver une boutique qui lui vendrait des piques à escalade, elle se souvenait vaguement avoir entendu parler son maître de ce genre d'outil.

Une fois le pont passé, sous une lente marche et au glissement fréquent, mais où la jeune femme réussit à presque pas tomber sur les fesses. Ils étaient devant l'auberge La Croisée des Trois Chenaux. Il ne lui fallait pas un dessin ou même une explication pour comprendre la provenance du nom. Mais s'était avec un léger soupir de soulagement qu'elle pénétrait à l'intérieur, acceptant la chaleur du lieu. Effectivement, la jeune femme avait été charmée par le lieu, l'ambiance, la chaleur, les odeurs alléchantes qui se mélangeaient et sans parler que les rires avaient un petit quelque chose de rassurant à ses oreilles. Elle n'avait jamais eu de difficulté à dormir dans le bateau, surtout qu'elle avait sa chambre personnelle, tel était l'accord avec Flint. Elle lui donnait un coup de main, il en faisait de même. Elle le respectait, il devait en faire de même. Jusqu'à maintenant, il avait été fiable et même loyal, il l'avait surprise à bien des reprises et elle avait lentement commencé à changer d'idée sur lui et à même un peu apprécié sa personnalité.

La voix chaleureuse de la jeune femme l'avait immédiatement attiré dans tout ce raffut, offrant question et services. Elvira ne réagit pas à l'aimable pique sur leur situation, tel que bloquée intérieurement par l'embarras. Elle n'offrit qu'un léger hochement de tête négatif et lui faisait signe pour une personne, mais deux repas. Une fois les banalités faites et la réponse de son compagnon, ils prirent place. L soupirait une nouvelle fois d'aise, ses jambes commençaient lentement à lui faire mal, elle trouvait qu'il était bien plus forçant de marcher dans la neige que sur la simple terre ferme. L'apparition de Sören ne passa pas inaperçu, autant par Kabuto qui semblait quelque peu troublé et l'attention des  autres voyageurs. Une fois la bête calmée, les autres voyageurs semblèrent retournés à leur repas tout en dévisageant un peu plus le corps de l'insecte. Quelques faibles murmures s'élevèrent et quand les pensées et les théories finirent par être partagées et tarit, ils retournèrent à leurs repas. Elle n'en voulait pas à Kabuto d'avoir eu peur, Sören était déjà troublant pour quelqu'un qui possédait la vision, elle ne pouvait même pas imaginer pour quelqu'un qui ne la possédait pas, tous les sons et les odeurs qu'il devait ressentir.

L'attention de l'insecte se porta un instant sur l'autre humain, l'observant quelques secondes avant de revenir sur L. Il penchait son grand corps filiforme et vint cacher son visage dans le cou de la jeune femme, l'enfouissant dans la lourde chevelure. Il s'arrêtait de bouger jusqu'à ce qu'une autre présence Pokémon vînt le troubler quelque peu. Le monstre vert bougeait quelque peu, se décalent de sa compagne pour s'approcher de la toute petite chose qui venait de prendre forme. Elvira était surprise, elle n'avait jamais vu un Pokémon dans ce genre. Ces couleurs et sa forme étaient particuliers et il avait un certain charme enfantin. Les enfants devaient raffoler de ce genre de Pokémon, mais aux yeux de la guerrière, il lui semblait un peu trop faible, ce n'était que d'apparence, peut-être était-il beaucoup plus puissant que Sören. Parfois, les plus petites choses renfermaient les plus grands désastres.

Même si intérieurement, elle le trouvait mignon, son visage restait neutre, par de marbre ou même de glace, simplement sans émotion. Elle n'avait jamais été bien bonne pour partager ses émotions, ou encore les faire apparaître sur son visage, elle était le tout pour le tout, seules les plus grandes émotions pouvaient prendre forme. C'était l'une des plus grandes lacunes qu'elle avait ‘'développée'' avec le temps, la séparation brutale avec sa mère, la perte de son foyer et l'ermitage dans le désert avec pour seul compagnon un Insécateur troublé mentalement et un maître qui ne partageait aucune émotion et pour les rares disciples qui s'étaient présentés au Dojo, aucun d'eux n'étaient venus lui parlée. Il y eut peut-être un peu d'amusement qui prit forme sur son visage devant la position défensive du Pokémon, au moins il était prêt à tout. La vilaine cicatrice qui barrait l'œil de Kimi, un autre qui avait été marqué par la cruauté du destin. L lui offrit un léger sourire ainsi qu'un signe de tête à l'attention de Kimi, mais son sourire se figeait assez rapidement sur son visage quand le jeunot semblait bien décider à défier Sören.

Des sa majestueuse démarche, il passa à côté du Monstre vert qui semblait surpris, figer sur place en dévisageant la petite chose. Il était incertain de la marche à suivre, devait-il le voir comme un ennemi ? Pourtant, sa toute petite taille le troublait davantage, le voyant comme une toute petite chose inoffensive, mais son aura changea bien rapidement devant l'impudence qu'il eut en touchant SA maîtresse. L ressentit immédiatement la gêne de Kabuto, mais s'inquiétait davantage de la réaction de Sören. Aussi rapide que l'éclair, elle attrapait le Tiplouf par le col et le tirait dans son dos, venant s'interposer entre Sören et son compagnon qui avait vu rouge devant le regard remplit de sous-entendu. L'Insécateur poussa un grognement de rage, faisant un pas menaçant dans la direction du Tiplouf, mais se frappait à la présence de sa maîtresse. Il plongeait son regard dans le sien et elle le défiait du sien. Elle n'avait jamais eu peur de lui et il le savait et appréciait même ce sentiment, mais en ce moment, il détestait plus que toute la petite chose qui pensait pouvoir voler le cœur de SA COMPAGNE.

Très calme, elle vint poser une main sur son torse et lui offrit le plus beau des sourires en laissant échapper. ‘'Tout va bien, il ne voulait que te taquiner et rien de plus. Il n'est pas une menace, tu es mon préféré et le seul et l'unique. Alors, calme-toi, j'aimerais te garder à mes côtés.''

L'Insécateur laissa échapper un dernier grognement, mais de résignation cette fois-ci avant de se détourner pour aller ce poster non loin de sa chaise. Il y eut quelques rires dans la salle et quelques regards inquiets, mais rien de bien mal. L réalisait enfin qu'elle tenait toujours Kimi et finit par le déposer au sol. ‘' Je suis désolée, il est difficile d'expliquer et de pardonner le comportement de mon Pokémon, mais disons qu'il est différent… Il semble pris dans un tout autre monde, si je peux dire ainsi… Il est très impulsif et très imprévisible, mais tant que je serais là, il ne vous arriverait rien… ‘' Terminait-elle doucement. Le comportement de Sören lui avait valu bien des problèmes et elle avait maintenant la crainte que Kabuto veuille quitter, elle ne lui en aurait pas spécialement voulu. Maintenant, c'était elle qui était complètement mal à l'aise, elle laissait facilement l'émotion s'étirer autour d'elle tel un miasme collant et désagréable. Avec elle, c'était le tout pour le tout, on sentait les émotions extrêmes.

***

Malgré la réaction de Sören, l'heure du repas était agréable. Ils discutèrent tranquillement et L pouvait pour une fois s'offrir du bon temps. À quand remontait la dernière fois qu'elle avait eu un bon repas en bonne compagnie ? Il y avait beaucoup trop longtemps. Flint et compagnie n'étaient pas de mauvaise compagnie, mais n'en étaient pas moins des pirates. Pourtant, elle se sentait étrangement bien dans ce lieu qui commençait à se remplir des travailleurs et des voyageurs. L'atmosphère se remplissait du bonheur partagé pour savourer un repas chaud en bonne compagnie, c'était contagieux sur la jeune femme. Elle trouvait presque dommage de devoir quitter le jeune homme plus tard, surtout en étant incertaine de le retrouver. Peut-être que le destin les pousserait à se recroiser un jour ? C'était plutôt intéressant comme idée.

Une fois le repas terminé, elle put lui raconter le conte d'enfance qu'elle avait récupéré, connu sous le nom de La Rose d'Améthyste. L'histoire racontait la vie d'une princesse aux yeux mauve qui préférait plus que toutes les roses de cette couleur. Elle avait perdu sa mère à la naissance et son père l'adorait plus que tout, au point de ne rien lui refuser et au fait de cette condition, la petite dame en vient à chercher la perfection vu qu'elle s'en croyait ainsi. Pourtant, il n'y avait aucune rose connue en ce monde pour être mauve, mais la petite en était convaincue. Elle faisait donc demander à travers le royaume des roses de cette couleur et celui qui réussissait pourrait récupérer sa main en mariage. La nouvelle se rependit rapidement et des quatre coins du monde.

Le premier était un fleuriste qui avait teinté la rose, le deuxième était un puissant minier qui possédait une grande mine de pierre précieuse, il y faisait rechercher ça plus grosse pierre mauve pour la faire nommé la rose mauve. C'était une pierre magnifique qui avait été par la suite taillée pour recevoir la forme d'une rose. Le troisième, un puissant prince qui avait fait faire une magnifique tapisserie brodée de bleu, de noir et d'or. Tous trois avaient été refusées parce qu'il n'avait pas respecté la demande, elle désirait une rose mauve, une vraie fleur et non des objets trompeurs. Toutefois, par un soir d'été ou la jeune princesse observait le coucher de soleil, elle entendait un poète chanteur chanter. Elle s'éprit immédiatement de lui, mais malheureusement, elle devait tenir la promesse qu'elle avait faite. Tandis qu'elle partageait ses paroles, le jeune poète lui promis qu'il trouverait cette rose et qu'il se présenterait à elle.

Comme de fait, il se montrait le lendemain matin, une rose couleur blanche en main. Son père et toute la cours rirent de lui, ne voyant qu'un vulgaire rose de couleur quelconque, malgré cela, quand la jeune femme accepta cette rose et qu'elle voulait bien le marier. La princesse était tellement heureuse qu'elle en perdit l'habitude de rechercher la perfection et vécu heureuse en compagnie de cette noble âme. Grace à son poète, la jeune princesse était devenue plus modeste et avait laissé derrière elle des pensées superflues.

Pourtant, l'histoire était très différente du conte de fées que lui avait offert sa mère, elle y retrouvait quelques similitudes, mais peu. Il n'était pas rare qu'un parent change une histoire pour plaire à son enfant, mais Elvira avait l'impression que c'était beaucoup plus qu'une simple histoire changée. Elle ne comprenait pas très bien encore, mais elle avait tellement à apprendre encore. Elle lui avait raconté le conte original, peut-être lui raconterait elle le conte de son enfance à leur prochaine rencontre ? Mais pour le moment, il était tard et tout deux commençait à cogner des clous. Ils se séparèrent en se souhaitant conne nuit et Elvira montait à sa chambre pour aller y trouver le sommeil.
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