[ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

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[ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par PNJ le Jeu 19 Jan 2017 - 0:47

Xa'ya leva les yeux vers la voûte feuillue. Elle Parcourut de son regard sombre les veinures des feuilles, tout en laissait tomber l'un de ses bras dans le vide. La jeune femme d'un peu moins d'une vingtaine d'années était hautement perchée dans l'un des arbres de la forêt d'Agata. Le dos contre l'écorce, les deux pieds dans le vide, elle réfléchissait à sa prochaine épreuve. Ainsi donc, deux personnes avaient demandé de passer une épreuve pour devenir Ramasseur et on lui avait transmis le dossier. Ellait-elle les mettre tous les deux sur la même Épreuve ? Elle n'avait aucun problème à gérer deux personnages au lieu d'un. Ça pourrait même pimenter un peu les choses. La femme sourit malicieusement et son regard illumina d'une joie visible. Qu'allait donc leur faire faire . Pendant qu'elle réfléchissait aux futures étapes, un jeune Capumain s'aventura jusqu'à elle, lui sautant sur le ventre en s'agrippant grâce à sa queue à l'une de ses jambes. La jeune femme quelque peu surprise, tomba de sa branche, mais déjà l'une de ses mains avait attrapé quelque chose à sa ceinture et le lançait vers le haut. La liane solidement travaillée fut emportée par le poids, plus lourd d'un grappin vers le haut et vient s'enrouler autour de la branche, arrêtant leur chute. La tête vers le bas, la jeune femme se laissa balancer un peu, avant d'enrouler ses jambes autour de la liane et observa le Capumain qui, visiblement, rirait d'elle.

'' Vilain garçon Nago, c'est dangereux... '' Murmurait-elle doucement.

Pourtant, elle observait plus loin, la forêt d'Agate. L'endroit était grand, il y avait une variété de Pokémon, de plante, d'arbre, de lieu secret et bien plus. Pour des gens qui ne connaissaient peut-être pas les lieux, il pouvait se revéler surprenant et on pouvait facilement si perdre. Pourtant, si on connaissait bien les lieux, il pouvait apporter bien plus de surprises agréables. Elle connaissait quelques endroits qu'elle pourrait gentiment leurs faire découvrir, sans oublier l'un de ses lieux favoris.

***

Un large sourire se dessinait sur son visage à la peau mate, une idée venait tout juste de germer dans son esprit. En donnant un coup de hanche, elle se mit à remonter la corde avec Nago qui s'accrochait toujours à elle. Elle finit par s'accrocher à la branche et se soulever pour reprendre pied sur la branche et défaire son grappin. Elle sauta par la suite dans le vide vers l'un des troncs qui se trouvait en face. Elle avait fait rapidement un mouvement au niveau de ses hanches, enfilant un attirail qui lui permit de s'accrocher au tronc et de se laisser glisser jusqu'au sol sans problème. Une fois les pieds sur le sol mou de la forêt, elle s'élançait dans une course dans une direction bien précise.

Il lui fallut un peu plus de deux heures pour tout mettre en place, s'assurer que les rubans à base végétale avaient bien l'appétissante odeur de baies. Xa'ya avait trouvé refuge dans une clairière assez éloignée dans la forêt d'Agate. Ladite clairière, déjà bien difficile d'accès vus son nombre grandissant de Bulbizarre, de Herbizarre et d'un Florizarre, serait un endroit parfait pour s'amuser à y dénicher les objets. La présence des Pokémon ne dérangerait en rien sa venue et celle de son invitée surprise, elle était assez proche de la meute pour leur demander cette faveur. Le but premier serait assez facile, il serait de suivre la piste d'effluve qui traversait la forêt pour se rendre jusqu'ici. Elle avait bien sûr envoyé une lettre à la jeune femme avec le point de départ avec un ruban au ton de vert pour donner la piste d'odeur à son Pokémon. Le but premier n'était réellement pas de trouver les rubans, à la base, ils se confondaient très bien dans la végétation, c'était surtout l'odeur qu'il fallait suivre jusqu'à l'oasis de baies.

Une fois sur les lieux, la tâche suivante serait bien plus difficile parce que l'endroit était rempli de parfum naturel. Le lieu déjà bien rempli par une variété de baies, était également l'habitat d'Herbizarre qui laissait échapper des délicats effluves parfumés. Mais, s'ils réussissaient à la retrouver ici, ils seraient récompensés par une délicieuse baie. Elle imita le cri d'un Roucool et quelques minutes, un spécimen de la famille se présenta. Elle lui tendit des cylindres de bois gravé, avec des lettres à l'intérieur, il était temps d'avertir les participants.

___

[Bon, la première étape est assez facile, le but sera de suivre le chemin parfumé qu'a laissée Xa'ya au travers la forêt d'Agata. Comme dit le but n'est pas de trouver tous les rubans, mais le plus tu en auras mieux se sera.

Si vous avez des questions ou des problèmes, ne vous gênez pas de me mp.]


Dernière édition par PNJ le Mer 1 Fév 2017 - 23:14, édité 4 fois

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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par Trellia Farron le Dim 22 Jan 2017 - 22:32

a permission se poursuivait mieux qu’elle n’avait commencé. Après les longues semaines d’enquête, toute son équipe avaient reçu une permission, qui coïncidait avec différents événements se déroulant un peu partout dans le monde. Trellia avait voyagé jusqu’à Nalcia pour participer à une course Pokémon. Quelques jours après sa fin, Trellia récupérait de ses blessures. Elles n’étaient ni graves ni nombreuses, juste le choc d’une chute contre un Onix qui lui avait cassé le bras, guérit depuis (par magie, évidemment). De l’autre, encore courbaturé, elle avait dû tenir Sara et faire le sauvetage in extremis d’un gamin dans une grotte lors d’un éboulement. Légèrement cliché, mais quelle importance cela avait ? La fin de la fameuse course avait été plus calme, mais Trellia avait payé le manque de dressage de son Pokémon. Le début avait été chaotique. Non pas que Sara soit déraisonnable, mais elle avait tendance à oublier que Trellia n’était pas fait de pierre et de métal, comme elle. Et puis Trellia s’était retrouvé face à des difficultés liées à la nature de Sara, elles les avaient surmontées, mais la jeune femme n’avait pu s’empêcher de penser que si elle avait mieux connus les capacités de Sara, cela aurait été plus simple. De fil en aiguille, Trellia avait considéré Giselle. Leur entente était surtout instinctive. Mais elles étaient de vieilles amies, Trellia en avait la conviction.

Giselle était un peu la mémoire endormie de Trellia.  Si cette dernière ne se souvenait pas de ses propres capacités, Giselle s’ingéniait à lui rapporter les éléments qui selon elle, pouvait ramener sa mémoire. Jusqu’à maintenant, elle avait remarqué qu’il n’y avait que les épreuves fortes qui avaient eu l’effet escompté. La jeune femme avait bien conscience que les objets ou plus généralement les situations où Giselle s’investissait avaient tendances à lui redonner des sensations perdues, des souvenirs ou même un savoir. La relation entre ce qui était retrouvé et Giselle avait rapidement été posée et Trellia s’était longuement demandé ce qu’elle devrait en faire. En fait, elle avait déjà eu la réponse et on lui avait soutenu dans le service que la Zigzaton était douée pour cela. L’espoir de Trellia devenait évident. Giselle allait peut-être lui permettre de retrouver son identité, son passé, pourquoi pas une famille… Dès qu’elle aurait retrouvé le savoir qu’elle avait perdu et ce qui l’avait amené sur Erasia, car elle n’avait jamais abandonné l’espoir de retourner chez elle. Mais ça ne pouvait pas être Erasia, trop primitif. Le problème était double, elle voulait retrouver son monde, mais comment faire si elle ne savait plus qui elle avait été, ce qu’elle avait fait, ce qu’elle savait ? Et comment se retrouver elle-même, si elle ne retrouvait pas les lieux familiers ? Dans tous les cas, cela concernait directement Giselle.

Trellia s’était donc intéressée à la recherche, puisque qu’il s’agissait là de son mot d’ordre. Elle avait appris qu’on se servait des Pokémon en bien des occasions ; des utiles et des superflus, comme des colifichets. Et puis il y avait les techniques qui a priori ne semblaient pas utiles, mais qui parfois pouvaient bien aider. Trellia avait toujours en souvenir sa mission à Nalcia sur un lieu sacré, les flux qui avaient ramenés les fossiles à la vie… L’Energie Vitale était toujours une préoccupation, elle aurait peut-être du retourner sur les lieux, si elle était capable de ramener des fossile à la vie, elle était peut-être aussi responsable de la faille qui l’avait ramenée un millénaire au moins en arrière. Toutes ces histoires étaient alambiquées, mais elle ne manquerait pas de s’y intéresser, mais avant cela, elle devait s’intéresser aux méthodes de recherche des Erasiens actuels… Ces méthodes l’avaient amenée à se rapprocher d’une branche qu’on appelait les Ramasseurs. Certaines de ses capacités, elle avait les avaient donc contacté et venait de recevoir un message. Juste un bout de papier lié avec un genre de ficelle végétale. Elle devait se rendre à Kabana et… Suivre le chemin parfumé. Elle froissa le papier, le fourra dans une poche et sortit. Dans l’écurie, elle attrapa Sara et se dirigea tout de suite vers Kabana.

Comme il s’agissait d’une démarche personnelle, Trellia ne pouvait pas compter sur les Airmure de la caserne, elle était en permission qui plus est et possédait sa propre monture. Deux semaines plus tard, Trellia arrivait à destination. Une fois en ville, quoique la meilleure expression aurait été de dire sous la ville, parce que le village se trouvait dans les ranches des arbres, Trellia commença à chercher. Elle ressortit le papier froissé et son attache. Les Ramasseurs utilisaient leur Pokémon pour chercher des objets, entre autre chose. Trellia avait déjà utilisé le flair de Giselle dans ce même but, mais aussi pour pister des gens. La plaisanterie du premier Zigzaton policier semblait devenir brusquement réelle… Le chemin parfumé… Ca n‘était qu’une piste. Trellia présenta le seul indice qu’elle avait en sa possession, le papier et son lien, qu’elle n’avait pas encore jeté. Giselle vint flairer l’objet avec intérêt. Comme ce n’était pas la première fois que Trellia lui faisait faire ce genre d’exercice, elle s’imprégna de l’odeur sucré et fila à travers la forêt, Trellia sur ses talons. Giselle avait un bon flair mais retrouver une odeur particulière dans un endroit comme une forêt, autrement dit le lieu où elles pullulaient était une autre affaire.

Giselle partit de manière complètement chaotique, elle suivait la fragrance que contenait le papier de Trellia et suivit la piste, de gauche à droite, grimpant autour d’un tronc d’arbre, pis redescendant, disparaissant dans un buisson, pour réapparaître dix mètres plus loin derrière un rocher. Le parfum des baies lui remplissait la truffe et faisait frétiller son museau fin. Derrière elle, Trellia était en galère. Giselle s’était jetée dans la végétation, la planta là sans cérémonie. Trellia devait donc se frayer un chemin dans un environnement qui n’était pas le sien, elle était beaucoup à l’aise dans les villes et elle eut du mal à ne pas perdre Giselle. Quand elle grimpa aux arbres, elle s’apprêta à devoir faire de même, avant que celle-ci ne redescende devienne invisible. Courant dans la forêt, elle la retrouvait vingt mètres plus loin sortant d’un bond agile d’un buisson, pour repartant vers la droite, pour disparaître à nouveau et réapparaître à sa droite. Trellia devait courir, piler et surtout, essayer de noter le moindre indice de son passage… Elle nota toutefois que Giselle revenait parfois vers elle pour lui rapporter le même type de ficelle que celui qui servait à maintenir enroulé le papier qu’elle avait reçu. Elle en déduisit logiquement qu’il s’agissait de la suite de la piste.

En cherchant Giselle, encore une fois, elle se demanda si elles n’étaient pas déjà passée par là, quand elle marcha dans un lit de feuilles qui s’enfonça brusquement jusqu’aux genoux. Trellia se rattrapa à une racine d’où sortit un Mystherbe étonné. Pendant une fraction de seconde, Trellia se demanda s’il allait lui jeter des spores… Elle essaya néanmoins de ne pas faire de gestes brusques et de se tirer de ce trou de feuille. Quand elle tourna la tête vers le Pokémon, celui-ci avait disparu. Trellia épousseta ses vêtements et chercha Giselle des yeux. La forêt comme un labyrinthe, tout se ressemblait et ce n’était pas les millions de bosquets, ni les arbres qui pourraient l’aider à se repérer. Trellia eut même l’illusion que la forêt elle-même se moquait d’elle, comme si les arbres, au fur et à mesure qu’elle avançait, s’empressaient de lui barrer la route. Dans sa main, elle serrait les fibres que Giselle avait trouvé, cinq. Marchant depuis un moment sur la piste de la Zigzaton qui en suivait une autre, elle sentit soudainement un poids lui tomber sur les épaules, après lui avoir frappé le dos ; c’était Giselle, qui se lovait à présent autour de son cou. Elle était essoufflée et tenait entre ses crocs un autre bout de ficelle.

Trellia le prit entre ses doigts et interrogea du regard le raton, qui regardait droit devant elle, les oreilles droites. Trellia le prit pour une indication et marcha droit. Il n’y avait aucun sentier, le sol gorgé d’humus de feuilles et autre débris ne leur permettait pas de repérer quelconques traces, pas visuellement du moins, mais Trellia essaya de ne pas penser qu’elles étaient perdues. Elle fit bien en effet car après de longues minutes passées à esquiver les arbres en majorité, sauter par-dessus les racines, essayer de passer à travers les buissons d’épines, Trellia et Giselle commencèrent à croiser un nombre inquiétant de Pokémon… Tous vert et à l’allure de gros lézard végétal, chacun d’eux possédait une graine ou un bouton sur le dos. Trellia ne se sentit pas à l’aise… Elle imagina une faille à proximité, de la même  nature que celle qu’elle avait découverte au Mémorial… Comme pour les Mélofée et Mélodelfe, elle passa à proximité prudemment, évitant tout geste brusque.

Ce n’est qu’un moment après qu’elles atteignirent une clairière. Ne s’y attendant pas vraiment, Trellia cessa de marcher et fit un tour d’horizon du regard. Elles ne s’étaient pas perdues à ce point, si ? Trellia fit la moue.



[J’espère que ça ira comme entrée en matière, je m’y suis reprise à plusieurs fois.]
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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par Raiden Ôkami le Mar 24 Jan 2017 - 11:48

[Bon bah, j'ai été tellement inspiré que j'ai écris d'un coup un gros post pendant une partie de la nuit ^^" J'espère que ça vous ennuiera pas trop, mais je voulais profiter au maximum des idées qui me venaient, j'espère aussi que ça ira. Bonne lecture^^]



Sur le dos de Déflaïn, avec l'approbation de la Colonel, j'étais en route pour passer l'Epreuve qui me permettrait de devenir Ramasseur. Cela faisait très longtemps que j'avais passé un autre examen d'apprentissage, celui de Maître des Lames. Mais la situation et l'exercice avaient été très différents. Aujourd'hui, c'était une épreuve qui allait demander plus de réflexion que de spontanéité. Sûrement que mes habitudes de voyageur itinérant allaient me servir, et j'y réfléchissait déjà. Mais pour l'heure, je volais au-dessus de la Forêt d'Agata.

Cet endroit était très réputé comme étant une frontière symbolique et magnifique entre les Pays de Terros et de Flamen. Beaucoup d'espèces de Pokémon y vivaient, sans parler de la diversité floristique. Malheureusement, elle avait aussi été le champ de plusieurs batailles durant la dernière grande guerre, allant de la simple escarmouche à la bataille rangée. Mes sourcils se froncèrent à cette pensée. Cette forêt et ses habitants avaient dû être plus que dérangés à cette période, et encore plus lorsque, tout récemment encore, Mewtwo avait rendu fou bon nombre de Pokémon...Avant de pénétrer cette immense verdure, j'espérais intérieurement que les traces de ces dramatiques événements avaient été recouverts, cicatrisés, et que je découvrirais l'endroit comme une magnifique forêt primaire.

Pour le moment, il s'agissait de trouver le village de Kabana. Un village somme toute assez particulier vu qu'il s'agissait d'un amoncellement de maisons éparpillées dans les arbres. Avec une telle structuration, le petit village pouvait être relativement camouflé. Aussi fis-je descendre d'altitude Déflaïn en lui demandant de ralentir un peu afin d'avoir plus de chances d'apercevoir quelque chose. C'est seulement après une dizaine de minutes que j’aperçus un guetteur, posté en haut d'un arbre. C'était un homme, debout sur une plate-forme de bois. Nous allâmes aussitôt dans sa direction et je lui fis signe de ma main, il me répondit de la même manière. Déflaïn fit alors des tours dans les airs autour de lui. Je comptais en profiter pour lui demander si la ville était là, mais j'ignorais si les gens parlaient Terrosiens ou Flamenois vu que nous étions au beau milieu de la "frontière". Finalement, je ne pu trouver qu'une chose à dire pour me faire comprendre :

_Kabana ? M'écriai-je pour qu'il m'entende à travers les airs.

Il me répondit par un son que je n'entendis qu'à moitié, et me pointa du doigt la forêt juste en-dessous de lui. Nous étions juste au-dessus. Je remerciai le guetteur d'un nouveau signe de la main et demandai à Déflaïn d'amorcer sa descente. Nous passâmes à travers une trouée entre les arbres et le village de Kabana nous apparut.

C'était vraiment particulier mais très joli. Les gens vivaient au milieux des arbres sans que cela ne pose problème à la flore environnante. Un petit coin de paradis bien caché en quelques sortes. Si j'en avais eu la possibilité, je me serai arrêté pour profiter de l'endroit...mais je n'étais pas là pour ça.

Rapidement, nous trouvâmes un point d'atterrissage. Je pris quelques minutes pour laisser mon oiseau manger quelque chose et boire, tandis que je me détendais les membres après un si long voyage, tout en ayant également fais sortir mon cher Grahyena de sa Pokéball. Le temps que Déflaïn terminait son en-cas, j'observai le canin noir et gris qui découvrait ce nouvel endroit qui l'entourait. C'était avec lui que j'avais décidé de passer cette Epreuve de Ramasseur. De tous les canins que j'avais, il était celui que je connaissais le mieux. Même s'il existait peut-être des Pokémon plus aptes à chercher ou pister, lui-même n'était pas le dernier. De plus, nous nous comprenions assez bien tout les deux, ce qui était certainement primordial pour ce genre d'examen. Déflaïn avait terminé, il était temps pour lui de retourner dans sa Ball, et pour nous, de commencer.

Je sortis donc la petite boîte en bois que j'avais reçu par courrier et en sortis précautionneusement la papier enroulé dans le ruban vert. J'avais bien pris soin de ne pas la rouvrir depuis la dernière fois pour conserver l'odeur. Le message écrit dessus, que je pris d'ailleurs le temps de relire, était on ne peut plus clair :

Kabana
Faites confiance à votre Pokémon et suivez le chemin parfumé.


_Aller...dis-je en respirant un bon coup. C'est partit. Grahyena ?

L'intéressé arriva vers moi.

_Il s'agit d'une Epreuve, mais cette fois je la passe avec toi. Alors soyons très attentifs, d'accord ? Tiens, sens-moi cette odeur, nous devons en trouver l'origine. Aller, cherche ça, cherche.

Le museau du canin renifla pendant quelques secondes la bonne odeur qui s'échappait du papier et du ruban. Cette étape marquant le commencement allait être déterminante pour la suite, aussi espérai-je qu'il mémorisa bien la senteur. Aussitôt après avoir terminé sa besogne, il plaqua son museau vers le sol de la plate-forme et commença à chercher dans toutes les directions. De là où nous étions, l'odeur n'était pas présente. En effet, nous avions atterri dans un endroit aléatoire du village, le vrai point de départ devait donc être quelque part ailleurs.

Je suivis mon ami pendant un instant sans qu'il ne trouve quoi que ce soit. Il allait à droite, à gauche, relevait de temps en temps la truffe pour humer l'air du vent avant de la replonger vers le sol. L'avantage c'est qu'il n'avait pas le vertige. Traverser les ponts de bois au-dessus du vide ne l'effrayait pas, au contraire, il aimait les endroit surélevés, et il était déjà monté quelque fois sur le dos de Déflaïn quand il était encore un Medhyena.

Au bout d'un moment il s'arrêta et partit soudainement dans une direction. Sur le coup, je crus qu'il avait enfin trouvé la voie, mais je fus moins sûr de moi quand il arriva devant une maison.

« Ici ? C'est tout ? Non...Une Epreuve comme celle-là ne peut pas être aussi simple... »

Le doute me tirailla l'esprit quelque secondes, lorsque j'aperçus une légère fumée s'échapper de la fenêtre ouverte. C'était de la vapeur d'eau qui dégageait l'odeur. Une odeur qui ressemblait étrangement à celle du papier et du ruban vert, mais pas tout à fait...c'est là que je compris que Grahyena s'était trompé : quelqu'un faisait juste bouillir des baies à l'intérieur. Rien à voir avec nous et notre Epreuve. J'allais prendre un air dépité, mais mon Pokémon commença déjà à gratter à la porte. Un homme barbu passa alors sa tête par la fenêtre et nous interpella en nous voyant.

_What is it ?

Ah, ça parlait Terrosiens.

_Er...Nothing ! Sorry, it's just a mistake. Lui dis-je.

J'ordonnai au canin de cesser son manège en lui disant qu'il s'était trompé, et nous repartîmes chercher ailleurs. Plusieurs minutes s'écoulèrent encore, durant lesquelles il continua ses recherches sans rien trouver, ce qui m'inquiéta de plus en plus. Jusqu'au moment où il sentit quelque chose d'autre. Je le suivis de nouveau, en espérant que cette fois c'était bon. Son odorat l'amena jusqu'au bord d'une plate-forme. Il s'arrêta et continua de sentir, la tête penchée vers le vide, comme s'il ne pouvait pas aller plus loin.

_En bas ? Tu es sûr ?

Il me regarda d'un air incompris et émit un petit jappement.

_Oui tu as raison. Comme il est écrit sur le papier, je dois te faire confiance, même si tu fais des erreurs.

Ainsi donc, l'odeur s'enfonçait dans les profondeurs de la forêt. Il allait falloir descendre. Je pris alors la peine de demander à quelqu'un s'il était possible que je descende.

_Do you prefer the rope ? Or the ladder ?

_The ladder please. I need to take my Pokemon with me.

Il allait en effet falloir que je transporte Grahyena avec moi pendant la descente. Pourquoi pas dans une Pokéball ? Parce que je ne voulais pas qu'il perde la trace. Je n'allais pas forcément descendre sur le point précis où l'odeur était, aussi préférai-je qu'il ne perde pas de vue l'endroit où il avait regardé. Une fois mon bâton et mon épée bien fixés entre les bretelles de mon sac, j'attachai à ce dernier mon ami par une lanière de cuir sans trop serrer, et nous voilà partis pour la descente.

Ce fut un moment assez difficile physiquement. J'avais peut-être réussis à tout attacher comme il fallait pour ne pas avoir les bras et les jambes gênés, mais bon sang c'était lourd ! Le canin me pesait sur les épaules, mon sac me tirait sur les muscles, et une des pointes de la garde de mon épée s'enfonçait parfois entre mes omoplates. Et puis il fallait avouer qu'une échelle en corde était bien moins pratique qu'une échelle en bois massif, ça se tordait dans tous les sens ! Il fallait sans cesse renouveler les prises...

Bref, ce fut après avoir posé les pieds sur la terre ferme que je pu pousser un immense soupir de soulagement et remettre mes affaires comme elles étaient, en commençant par détacher Grahyena. Enfin...au moins, nous y étions : la Forêt d'Agata.

[https://www.youtube.com/watch?v=ZOQJZRm9fyw
(en boucle)]

Massant un peu mes épaules, je laissai le soin à mon ami de retrouver la piste de l'odeur, tout en regardant autour de moi. Cette forêt semblait très...mystérieuse. Du moins était-ce mon ressentis. Grahyena aboya pour m'appeler. J'attrapai mon bâton, et nous continuâmes notre exploration.

L'avancée à travers la forêt fut silencieuse. Je ne parlais presque pas, j'observais et écoutais les alentours, tout en prêtant attention aux réactions de mon ami. Parfois j'essayais moi-même de sentir l'odeur, mais n'y arrivais pas aussi bien car elle n'était pas toujours assez forte pour mes narines. Nous traversâmes quelques fougères, sautâmes au-dessus d'un arbre mort, et passâmes même à côté d'un cours d'eau où je m'arrêtai un instant pour me rincer le visage, quand soudain le canin s'arrêta et dressa ses oreilles.

S'il faisait ça, c'est que quelque chose avait retenu son attention, et parfois cela pouvait s'avérer être un danger. Je posai aussitôt la main qui ne tenait pas le bâton sur la poignée de mon épée, prêt à dégainer, en essayant d'identifier ce qu'il avait sentis. Pourtant, il ne grogna pas...quelque chose avait attiré son attention, mais...ce n'était pas quelque chose d'immédiat. Il se mit alors à renifler de nouveau là où il était et regarda dans une direction.

_Qu'est-ce qu'il y a ?

Il tourna sa tête vers moi et lâcha un couinement en grattant le sol de sa patte. Je ne compris pas tout de suite, jusqu'à ce que je jette un œil à là où il grattait. Ici, l'herbe avait été aplatis, et en suivant la direction vers laquelle il regardait, je vis que ça continuait : herbes couchées, branches écartées, dans la même direction que nous. La direction de l'odeur. Je m'approchai de la "trace" qu'il avait voulu me montrer et m’accroupis pour l'examiner de plus près. On avait bien aplatis l'herbe ici, mais il était difficile de définir la forme de la trace avec cette herbe.

_Un Pokémon de la forêt qui a sentis l'odeur sans doute, non ?

Je m'attendais à une réponse de Grahyena, mais il ne répondit pas, je relevai la tête vers lui.

_Ce n'est pas un Pokémon ?

Il refit son couinement, c'était une réponse affirmative.

_Alors, c'est...un humain ?

Nouveau couinement.

_Hm...Alors quelqu'un d'autre est bien passé par ici, et il semble suivre la même direction...Le passeur de l'Epreuve ? Non...Il ne laisserait pas des traces comme ça, ce serait trop simple...Un autre participant à l'Epreuve ? Si c'est le cas, nous avons du retard...

Grahyena sentis soudain autre chose, il plaqua son museau contre l'empreinte de pas et renifla de plus en plus fort. Après quoi il commença à creuser vigoureusement dans le sol, faisant apparaître quelque chose qu'il arracha de la terre avec ses crocs.

_Mais...? C'est quoi ça ? Donne.

Il s'agissait d'une sorte de ruban vert végétal qui dégageait la même odeur que celui qui maintenait fermé la lettre que j'avais reçu. Je sortis d'ailleurs l'autre ruban pour les comparer ce qui confirma qu'il s'agissait bien des mêmes.

_Tiens...tiens...tiens...

Je commençai alors à comprendre : c'était une balise sur le chemin parfumé. Le passeur d'Epreuve avait dû en cacher d'autres pour maintenir l'odeur et permettre à l'élève de suivre la piste. Rangeant alors cette trouvaille, Grahyena et moi continuâmes à suivre la senteur de baies. Nous voulions accélérer la cadence, pourtant ce ne fut pas si simple. Parfois l'odeur partait dans une direction pour aller dans une autre, me donnant l'impression que nous tournions en rond, bien que cela fut-ce normal étant donné qu'un chemin bien droit aurait été trop facile. D'autres fois, l'odeur partait dans un arbre. Au début j'avais voulu y faire grimper mon Pokémon (qui je le rappel n'est pas du tout arboricole), mais cette tentative s'était avérée inutile puisque nous comprîmes que l'odeur passait d'un arbre à l'autre, ce qui rendait la chose presque impossible à suivre et à retrouver plus loin.

Fort heureusement, j'avais eu l'idée, quand ce genre d'obstacle arrivait, de chercher à nouveau les traces de la personne qui était passée avant nous. Il faut croire qu'elle n'était pas à l'aise dans ce genre d'environnement, car parfois certaines traces étaient évidentes...mais pas toutes. Dans ces cas-là, quand l'odeur des baies était inaccessible et que les traces n'étaient pas visibles, je demandais à Grahyena de suivre l'odeur de l'humain cette fois.

C'était un pari risqué. Rien ne prouvait totalement que cet inconnu soit là pour les mêmes raisons que moi et qu'il cherche la même chose. Mais tant que mon ami sentait l'odeur des baies rejoindre celle de l'humain, nous étions sur le bon chemin. Nous contournâmes même un tas de feuilles qui avait été enfoncé par deux pieds.

Cependant, une chose m'inquiétait : nous n'avions trouvé aucun autre ruban vert. Comme si les balises étaient inexistantes. Je commençai à me demander si nous n'étions pas sur un "faux" chemin créé par le passeur d'Epreuve pour me faire aller dans la mauvaise direction, ou bien si nous n'avions pas assez bien cherché. C'est alors que mon compagnon, s'arrêta encore. Cette fois, son museau flairait dans tous les sens. Il me regarda comme s'il se posait la question de où aller.

_Et bien ? Suis l'odeur, voyons ! Tu...Attends...

Mes narines sentirent elles aussi le problème, quelque chose clochait, et pas des moindres : l'odeur initiale des baies venait de partout. Je demandai au canin de chercher à nouveau l'odeur de l'humain, mais il ne la trouva plus car elle était perdue aux milieu des effluves odorantes. Bon, au moins ça sentait bon, mais nous étions bloqués dans notre avancée.

Réfléchissant deux secondes, je pris alors la décision de regarder tout autour de moi. Les traces de l'humain qui nous avait devancé étaient trop peu visibles par ici, probablement parce qu'il ou elle avait dû faire particulièrement attention à quelque chose. Il m'était impossible de m'y fier. Je portai donc mon regard plus loin dans la forêt, toujours autour de moi, et aperçut deux choses.

La première : des sortes de bulbes plus ou moins éclos se baladaient à droite et à gauche. Je les reconnus aussitôt, c'étaient des Bulbizarre et des Herbizarre. Tout une meute vivait ici, ce qui me fit frissonner parce que je n'osais pas imaginer ce qui se passerait si un grand Florizarre se pointerait. Ces Pokémon étaient sacrément imposant. Mais cela expliquait au moins pourquoi toutes les odeurs étaient mélangées.

La deuxième : un peu plus loin, dans une direction, la forêt semblait s'éclaircir. Je ne distinguais pas très bien, mais on aurait dit le début d'une clairière. Il n'y avait rien d'autre de semblable autour, donc par la logique, c'était peut-être là qu'il fallait aller. Le point d'arrivée.

Ce n'était pas sûr, mais il fallait en avoir le cœur net. Aussi demandai-je à Grahyena de continuer dans cette direction pour qu'il essaye de déterminer si c'était la bonne. En tentant de contourner les reptiles-plantes, je vis soudain quelque chose noué à une racine, juste à côté d'un Herbizarre qui dormait : un autre ruban. Ce fut un soulagement car cela confirmait que j'étais sur la bonne voie. La personne qui était déjà passée ne l'avait peut-être pas vu si elle avait cherché à éviter les créatures. Doucement, je voulu m'approcher de la racine pour y récupérer l'objet. Mais alors que je déliais le nœud, je fis craquer une branche, ce qui réveilla l'Herbizarre qui me lança un bon Rugissement.

_Pardon, pardon...Je m'en vais, je m'en vais.

La créature prit un air bougon, fit claquer ses lianes en signe d'avertissement, et se recroquevilla dans sa position pour tenter de retrouver le sommeil. Je repartis avec mon compagnon vers la clairière à pas de loup, en rangeant le deuxième ruban, et sortis du bois. C'était moins étouffant de revoir le ciel, mais l'omniprésence des Pokémon plantes n'avait pas cessée. En revanche, pour sentir les baies, on les sentait. Il y en avait partout ! Grahyena lança alors un aboiement, il avait repéré quelqu'un au milieu de la clairière : un être humain, ou plutôt une. Sûrement celle à qui appartenait les traces précédentes. Nous nous avançâmes donc vers elle.

_Bonjour, dis-je d'une voix poli. Je m'appelle Raiden Ôkami, je suis ici pour passer l'Epreuve de Ramasseur. Et vous êtes ?

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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par PNJ le Jeu 26 Jan 2017 - 1:42

Xa'ya avait pris refuge entre les branches d'un arbre. Elle était confortablement installée attendant ses élèves. Il n'y avait pas grand-chose de plus à faire, il était vrai qu'elle put attendre au village que deux nouveaux étrangers arrivent (dans la mesure où ils arrivaient tous les deux en même temps) et ensuite se mettre à les suivre cachée pour les observer. Même si elle était une grande chasseuse et qu'elle connaissait les moindres recoins de la forêt, il y avait toujours un risque pour que la chante tourne du côté du Pokémon qui était en chasse d'odeur, parce que même si elle savait comment survivre dans la nature, comment ce déplacé face au vent pour éviter qu'on capte son odeur, le vent pouvait toujours tourner et trahir notre présence. Alors, elle attendait sagement, même si l'épreuve avait l'air facile en soi la forêt était remplie de dangers divers et il pouvait toujours arriver quelque chose pour nous surprendre et de toute façon, ils allaient bien être capables de trouver cette piste, non.

Un sourire en coin s'étira sur ses lèvres moka, pendant qu'elle nettoyait ses griffes d'acier. Nago le Capumain n'avait pas su se tenir en place et avait décidé d'aller jouer avec un pauvre Herbizarre qui cherchait à dormir. Le singe mauve, avait toujours eu l'esprit espiègle et son jeu préféré était de déranger les autres. Le gros problème, était que le Capumain était un petit peu... Stupide ? Xa'ya n'avait pas réellement ce terme, disons innocents ? Il était du genre à déranger tout ce qui piquait sa curiosité et ce même si c'était une créature deux fois plus gros que lui et surtout fort. Nago était le petit dernier de la famille et il avait encore beaucoup à apprendre. Ainsi donc, le pauvre Herbizarre était déjà bien énervé par les mimiques et les taquineries de Nago quand un humain était venu jusqu'à lui. Même s'il avait reçu l'ordre d'accueillir les personnes qui allaient venir ici, il n'avait pas pu respecter cette demande et au lieu de ceci, s'était énervé contre celui qui était venu chercher un bout de tissu végétal. (petit ajout offert par Nago qui s'était amusé à le déplacer)

C'est sous son regard ennuyé, que la première personne se présenta, une jeune femme accompagnée d'un Zigzaton. Il était clair en les observant, qu'elles n'étaient pas habituées à être ici. Il était tout de même amusant de voir un Citadin par ici, mais un sourire attendrissement pris ensuite place sur son visage. Cette femme et son Pokémon partageaient un lien fort et ceci était la chose la plus importante qui soit. Xa'ya eut presque envie d'aller la rejoindre, mais elle voulait attendre encore un peu, voir si le deuxième participant allait les rejoindre rapidement. Il serait bien dommage de partir immédiatement l'épreuve sans laisser de change au deuxième. Elle se mit tout de même en mouvement, s'étirant un peu avant de s'accroupir sur sa branche. Elle en profita pour observer en contrebas, s'assurant que la meute locale était bien tranquille quand Nago arrivèrent rapidement, gesticulant des mains rapidement. Elle entendit ensuite le rugissement de l'un des siens, suivi par des coups de fouet. Xa'ya tendit immédiatement l'oreille, puis elle vit débarquer un jeune homme qui vient immédiatement se présenter à l'autre femme.

La chasseuse était même surprise, ils avaient mis moins de temps qu'elle si attendait. La dernière fois qu'elle avait fait passer une épreuve, (qu'elle jugeait facile) le gamin, c'était perdu en forêt et il avait fallu qu'elle aille la chercher personnellement... Il n'avait vraiment pas eu de chance, mais ces deux-là (même si l'une d'entre eux n'était pas familière avec les lieux) avait quelque chose de différent, la confiance, la détermination ou même de l'expérience. Qui sait, elle ne le serait que si elle posait la question.

Elle supposa qu'il était le deuxième participant et qu'il avait également trouvé le chemin. Elle fretta ses mains ensemble tout en observant le couple. Il était temps d'aller se présenter. Au même moment, Nago sauta sur son dos, poussant enfin un petit cri de joie. Xa'ya se leva sur sa haute branche et sifflait avant de faire un saut de l'ange. La gravité fit le reste, attirant son corps vers le sol. À l'un des rebords gauches de la clairière, se trouvait un étang naturel pour plusieurs Herbizarre et Bulbizarre jouaient tranquillement. À peine, le sifflement avait retenti dans l'air que les Pokémon avaient réagi et lancé leurs lianes vers la voûte feuillue, d'où une femme en tombait. Les lianes vinrent s'enrouler autour des hanches, des épaules et des jambes, ralentissant sa chute. Elle atterrit au sol, soulevant quelques petites feuilles. Un large sourire enfantin aux lèvres, elle adorait faire ce genre d'entrer, mais surtout pratiquer les réactivités des siens.

D'une démarche féline, elle s'approcha d'eux. Elle leva la main pour les saluer et s'exclama dans un accent prononcé et d'un rythme rapide ;

'' Hello everybody ! I hope you did not have too much trouble finding the place ? I am Xa'ya, your evaluator and this will be our hunting ground. I hope that the first step has warmed you up, because you have not finished running! "

Elle les observa un instant, les jugeant de la tête aux pieds avec leur Pokémon. Les dresseurs et leurs Pokémon étaient assez différents les uns ou les autres des autres. Cependant, ils allaient devoir continuer à forger leurs liens et continuer à chercher. Nago profita de ce petit moment pour sauter sur le jeune homme, fouillant pour les rubans végétaux. Il les récupéra avec une rapidité surprenante avant de refaire le manège sur la jeune femme. Il revient vers sa maitresse et lui tendit ses mains remplies de ruban. Il en avait un total de huit... Il en manquait au moins une dizaine, mais le tout allait suffire. Elle claqua des doigts et deux jeunes Bulbizarre s'approchèrent, plusieurs baies entre leurs lianes et les tendirent vers les voyageurs comme offrande.

" Well, leave all your gear here, you'll be lighter for the sequel. I placed objects here in the wild clearing. They had all an odor different from that already present here, they will be of diverse and unnatural manufacture. They are very well camouflaged and will not be easy to find. He has a fortnight, the goal is not to find the most, but rather to show me how you will act and how you will manage the situation. You have to know that even if the Pokémon here present tolerates you, they could react badly if you decide to go and take them an object. "

Elle sourit une nouvelle fois. Elle pouvait dire énormément de choses, donner plein d'indices sur l'emplacement et sur les Pokémon, mais la vie de ramasseur n'était pas aussi facile, ils allaient devoir évoluer et vivres avec les aléas de la vie tout en effectuant leur passion. Toujours souriante, elle s’écria ;

'' Let the hunt begin ! ''

___

[ bon, la prochaine étape est de trouver plusieurs objets, qui sont libres, mais doivent être de facture non naturel. Vous devez vous mettre dans des situations différentes et me montrer comment votre personnage et Pokémon vont réagir. J'aimerais que vous m'en trouviez un total de six objets chacun sur deux à trois postes. J'interviendrais pour offrir de la difficulté ou donner un coup de pouce. Sachez que ma boîte a mp est toujours ouverte si vous avez des problèmes. ]


Dernière édition par PNJ le Mer 1 Fév 2017 - 23:27, édité 2 fois

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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par Trellia Farron le Mer 1 Fév 2017 - 20:05

es mains sur les hanches, Trellia, dubitative, se passa une main gantée dans les cheveux. Dans la clairière et ses abords, il y avait un fameux troupeau de ces drôles de sauriens… C’était bizarre quand même. Et puis, elle avait l’impression d’avoir mit la tête dans une parfumerie. Les arômes ici, étaient omniprésents et se mélangeaient les uns aux autres, formant un tout entêtant, qui commença rapidement à lui donner mal à la tête. Ces Pokémon y étaient pour quelque chose, c’était sûr… Toutefois, il ne lui vint pas à l’esprit d’essayer de les chasser d’ici pour pouvoir respirer un peu. Son bon sens lui dictait qu’il s’agissait là d’une mauvaise idée. En attendant, elle était seule dans cette grande prairie, et avait le sentiment d’avoir été un peu vite. Certes, Giselle était sûre d’elle et rapide comme l’éclair, elle avait suivit sa piste, mais Trellia se demanda si les senteurs entêtantes des Pokémon ‘avaient pas pu masquer celle, moins écrasante, des messages… Elle était bien obligée de se fier entièrement à Giselle, la nature et les odeurs de patchouli, ce n’était vraiment pas son truc. Toutes ces effluves se ressemblaient pour elle et n’étaient, en fait, que plus ou moins supportables.

« Tu es sûre ? » finit-elle par demande Giselle, quasiment certaine, elle, qu’elles n’étaient pas au bon endroit.

A la voix de sa vieille amie, Giselle émergea d’un buisson, le museau tâché de baies. Trellia la regarda, le visage dans une expression figée. D’accord… Trellia poussa un soupir et avança un peu dans la clairière, ce n’était pas en restant sur place qu’elle retrouverait sa route de toute façon. Les joues pleines de baies, Giselle la suivit, puis la dépassa. La jeune femme remarqua alors à quel point les déplacements de sa compagne étaient chaotique et sans ordre, elle semblait incapable de se tenir ou d’aller droit. A un endroit, Giselle s’arrêta et se mit à fureter frénétiquement. Trellia s’approcha et s’agenouilla à ses côtés. Giselle venait de disperser des brindilles d’une plume. Il y avait aussi quelques cheveux entremêlés et l’herbe avait été écrasée. Peut-être par Giselle. Ou peut-être l’une des centaines de personnes du coin qui aurait pu se rendre ici.

Mais pour Giselle, le monde des odeurs était un monde très précis où se logeait toutes les informations dont elles avaient besoin. Elle regrettait souvent que Trellia ait autant d’odorat que si elle avait plongé le museau dans la suie. Les odeurs délicates émanants des messages étaient tous identiques et même dans la forêt en présence des Bulbizarre et des Herbizarre, elle pouvait faire la différence. Les messages n’avaient pas la même odeur délicates des fleurs, elles étaient plus sucrées et moins fortes. Et puis, ces odeurs se trouvaient dans les airs, projetées par les Pokémon, elles n’étaient pas imprégnées. C’était cela que Giselle cherchait et elle avait retrouvé la même imprégnation dans la plume. La plume avait l’odeur de la baie et c’était aussi une plume de Roucool. Un jeune de l’année. Giselle appuya sa truffe sur la plume et inspira. Réfléchissant un moment, elle grimpa sur Trellia pour lui prendre le papier et le premier ruban qu’elle avait reçu. L’odeur s’était un peu volatilisée, mais son fin odorat lui permit de reconnaître quand même l’odeur du Roucool. Elle pu affirmer que oui, elle était sûre, mais elle était incapable d’expliquer en revanche, qu’il s’agissait du même Roucool qui avait perdu cette plume et amené le message. Quant aux cheveux… Peut-être ceux de sa maitresse ?

Pour Giselle, c’était assez clair et à l’aide de cette odeur, elle pouvait maintenant pister l’humain, probablement à l’origine de ce jeu de piste. Trellia elle regardait ses « indices ». C’était léger quand même… Mais si Giselle était sûre et puis, elle n’avait rien à perdre. Elle se releva et suivit le raton qui repartait en zigzag. Un aboiement saisit Giselle qui se retourna en montrant les crocs, du même mouvement, Trellia fit de même tout en cherchant l’origine de ce cri. Il lui était déjà arrivé d’être attaqué par des chiens sauvages. Un peu plus loin à la lisière de la forêt, il y avait une espèce de chien gris et Trellia ne tarda pas à le remarquer, sortant des bois, un autre être humain. Il n’avait pas l’air armé et avançait tranquillement vers elles. En arrivant à leur hauteur, il se présenta et prétendit passer lui aussi une épreuve de Ramasseur. Ah tiens ? On ne l’avait pas informée de la présence d’une autre personne et Trellia ne savait, à vrai dire, si c’était normal ou non. Si d’habitude, on ne prévenait jamais de la participation d’autres personnes. Dans le fond, ça n’avait pas une grande importance.

« Bonjour, répondit-elle, je suis là pour la même chose. Trellia Farron. »

Elle tendit la main pour une poignée de main, en ayant résisté à l’envie de répondre « Je suis perdue. », avec un certain amusement. Si elle l’était, alors lui aussi. Giselle émit un gémissement. Trellia se retourna, car c’était sa façon de la prévenir, comme un chien à l’arrêt. Une personne venait d’apparaître un peu plus loin. Elle était tombée des arbres, comme si ces derniers l’avaient déroulée de leur feuillage. Mais ce n’était pas tant cette façon d’apparaître (des civils bizarres ou essayant de se donner un genre, elle en avait vu quelques uns depuis son entrée dans l’armée, surtout quand elle était de garde), mais la langue qu’elle employa pour leur parler. Trellia resta interdite. Elle ne parlait que le commun et n’avait rien compris. Aussi, elle demanda si elle pouvait traduire et parler dans la langue commune de tous les pays d’Erasia. Au quotidien, c’était la seule qu’elle employait et si elle pouvait saisir quelques mots, ce flot de paroles était un véritable charabia !

Elle se présenta comme leur Instructeur. Intérieurement, Trellia pensa que Giselle ne l’avait pas perdu du tout. A sa façon de présenter les choses, Trellia comprit qu’elle n’allait pas leur faciliter la tâche, mais ce n’était pas non plu ce qu’elle avait envisagé. Son drôle de Pokémon, limite à l’air malade (il avait le teint violet quand même !), leur reprit les rubans. Les drôles de lézards arrivèrent à leur hauteur et leur offrirent des baies. Giselle sauta dessus comme une affamée. Xa’ya reprit ses explications. Elle n’était pas à l’aise à l’idée de laisser sa gunblade ici, ce qui la mettrait dans une position de faiblesse en cas de problème, mais Trellia s’exécuta sans poser de question. De sa ceinture, elle dénoua son arme, dont la poignée était d’une forme inconnue dans ce monde et dont la lame qui y était rattachée, avait la transparence du cristal. Elle laissa donc Vorpaline en compagnie de ses deux Chakrams, qu’elle détacha de son côté droit. Ils allaient devoir retrouver des objets de fabrication humaine.


Trellia resta pensive un instant. Cette clairière, tout à fait sympathique avec sa clarté, son lac ressemblait en tout point à un lieu où l’on pouvait se rassembler en quelques occasions. Aussi, elle pensa que retrouver des objets ne serait pas bien difficile. Le problème, ça serait de retrouver les bons… or, qu’est-ce qui ressemblait le plus à un objet abandonné qu’un autre ? La jeune femme s’accroupit, faisant part de ses remarques à Giselle. Ils recherchaient des objets de fabrication humaine.

« Ca peut être n’importe quoi… Mais nous cherchons des objets qui ont été placés. Il y a donc des traces de passage. C’était il y a deux semaines, au moment où nous avons reçu la lettre. Il a fait un temps épouvantable toute la semaine… » disait-elle. « L’herbe s’est redressée depuis, mais, comme nous avons eu du beau temps depuis, les traces de pas dans le sol sont peut-être toujours là et c’est ce que nous allons chercher. »

Il fallait donc enquêter, trouver d’abord des traces de pas récentes, « récentes » état tout à fait relatif et pour Giselle, les odeurs qui allaient avec… A cette idée, Trellia ressortit la plume trouvée et les cheveux et la donna à flairer à Giselle. Même si c’était une vision du monde qui la dépassait, Trellia se rendait compte que ce n’était pas le cas de Giselle. Du reste, elle lui avait déjà brillamment prouvé qu’elle savait retrouver des pistes. Maintenant, elle allait devoir faire la part entre toutes celles qui n’avaient rien à voir avec leur affaire ; le passage d’autres personnes avant l’enterrement des objets, ceux qui étaient passés par là entre ce moment et maintenant et bien sûr, le passage d’innombrables Pokémon. On aurait dit qu’une autre enquête commençait.

« On a un sacré périmètre à couvrir. » dit-elle. « Il faut commencer par des traces formée dans la boue. Il pleuvait il y a deux semaines et le soleil des derniers jours à durcit les traces. Il va falloir les distinguer du passage de toutes les autres personnes qui ont pu passer, Pokémon comprit. » dit-elle à l’adresse de Raiden. « On couvrira plus de terrain en se séparant. »

Xa'ya n'avait pas précisé s'ils devaient trouver six objets chacun ou en tout, ni s'ils devaient travailler seuls ou en équipe. Cette dernière question sonnait comme une évidence à Trellia; ils étaient tous les deux sur le même lieux et dans le même but... Elle n'avait donc pas hésiter à former tout de suite une équipe.
Giselle quant à elle,  commença part tourner autour de Xa’ya avant de s’en éloigner. Evidemment, elle ne pouvait pas jurer de tout trouver… Trellia se demandait à quel objets s’intéresser, n’importe lesquels, en sachant qu’ils pouvaient tout aussi bien se trouver sur une aire d’oubli de choses en tout genre depuis des décennies, donc, à peu près n’importe quoi, ou alors, à ceux qui n’étaient pas censé se retrouver là. Cette piste lui semblait bonne, le fameux détail qui était présent, précisément là où n’était pas sa place. Travailler aux enquêtes n’était pas une mauvaise chose, cet exercice tombait pile dans ses cordes.  Trellia alla vers l’endroit le plus évident, là où les traces se trouvaient naturellement en abondance : l’étang. Elle ne fut pas déçue. Sur la berge, il y en avait tellement qu’il était difficile de les distinguer les unes des autres. Giselle la suivait de son pas étrangement bondissant, allant de gauche à droite, de droite à gauche, pendant que Trellia passait la zone au peigne. Elle s’arrêta à une dizaine de mètre de sa zone de départ. Elle examinait une trace et y passa les doigts. La terre était dure à cet endroit, même en appuyant elle ne se déforma pas. Elle fit signe à Giselle qui rappliqua.

« Ca, c’est une trace du plat d’une chaussure. Alors à moins que des Pokémon ait mit des bottes… »

Giselle y fourra sa truffe et s’éloigna, dessinant de drôle de figure, allant parfois à gauche, décrivant un cercle, puis une spirale, pour faire demi-tour ensuite. Elle se releva à un moment et émit un cri. Trellia, qui cherchait des traces pouvant indiquer que l’on avait enterré quelque chose, comme une trace de pelle, releva les yeux vers la Zigzaton. Ne souhaitant pas perdre sa précieuse empreinte, elle sortit un mouchoir, en déchira une bande, et l’attacha à un bout de branche qu’elle ramassa et planta son repère au sol. Sur le pas qu’avait trouvé Trellia, ce n’était pas précisément l’odeur de Xa’ya que Giselle avait sentis, mais celle de la sève. Pour autant qu’elle sache, l’herbe ne portait cette odeur et si celle-ci avait l’habitude de jouer les Capumain dans les arbres, comme elle leur en avait fait la démonstration juste avant… Giselle se mit donc à creuser, envoyant de la terre un peu partout. Cette dernière était meuble, comme si quelqu’un d’autre avait déjà creusé avant elle. Giselle s’en donna à cœur joie et déterra un drôle d’objet. Ele tenta de l’extirper en y plantant ses crocs, mais cette chose-là était dans une drôle de matière et elle se fit mal aux dents. Pas découragée pour autant, elle essaya tout de même de le sortir, mais il était étonnament lourd.

Trellia vint à sa rescousse, elle dégagea la terre autour  de la chose. Trellia reconnu de la fonte et creusa d’avantage aidée de Giselle. Pour finir, elle put extraire l’ustensile de la terre. C’était en fait une grosse barre horizontale dont l’arrière formait une sorte de « T », alors que le devant, un peu plus travaillé servait d’arrêtoir, en quelques sortes.

« C’est un chenet. » dit-elle en agrémentant son commentaire d’une caresse sur la tête de Giselle, geste automatique et inconscient. « Ca n’a effectivement rien à faire ici. A moins de se promener avec sa cheminée. »

Mais elle ne connaissait personne qui pût se promener avec sa cheminée. Drôle d’idée d’emmener une chose pareille  ici. Trellia reprit ensuite ses investigations. Décidant de tout vérifier, elle resta un moment aux abords du point d’eau, sans rien trouver de plus. Ni bottes, ni pattes de Capumain. Elle s’en éloigna et chercha des traces évidentes. Elle en trouva plus loin en arrière. La terre avait une forme géométrique. Un monceau de terre à moitié recouvert par la végétation, se trouvait être bien doit et bien lisse. Cette singularité lui sauta aux yeux, appelant Giselle qui la rejoignit en quelques bonds. Elle flaira l’endroit, tandis que Trellia touchait du bout des doigts un sillon.

*Une pelle probablement, celui qui à creusé l’a posé et s’est appuyé dessus.*

L’instant suivant, Giselle lui envoyait des mottes de terre, dont une qui siffla au-dessus d’une oreille. L’humus et l’herbe volait autour du raton qui fit un vrai terrier et ressortit macule de terre, un petit objet rond et relativement plat dans la gueule. Trellia dû lutter un peu pour le lui prendre. En fer blanc, il y avait une rainure… En appuyant au bon endroit, la jeune femme parvint à ouvrir le truc en question. A l’intérieur de la capsule, il y avait une aiguille et des points cardinaux.

« Un compas. » dit-elle simplement.

Tout en se relevant et laissant traîner son regard sombre sur l’étang, elle imagina des enfants jouer sur une barque, drapé de capes et d’épée en bois et peut-être, d’un chapeau. Mais elle ne voyait aucune barque sur l’étang, à moins qu’il n’ait coulé. Mais pour quoi faire ? Il n’y avait pas de terre au centre et ce n’était pas un lac. Comme pour le premier objet, Trellia marqua l'endroit avec une branche et une bande de son mouchoir blanc. Elle cria, pour signifier ses trouvailles à Raiden.



[C’est comme pour tous les jeux, le début c’est toujours facile, c’est après qu’on rigole :p]
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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par Raiden Ôkami le Mer 8 Fév 2017 - 13:25

Xa'Ya, la maîtresse de cérémonie si l'on peut dire, était arrivée avec une grâce féline en se faufilant à travers le feuillage, les branches et les herbes. Elle arborait un joli sourire sur un visage fort mignon. C'était attendrissant. Quand elle se mit à parler en revanche, elle fut plus dynamique dans un accent Terrosiens prononcé. Ma consœur élève, qui s'était présentée sous le nom de Trellia juste avant, en devint troublée car ne connaissant pas la langue. Elle demanda donc qu'on lui traduise les instructions, ce que je fis volontiers si Xa'Ya ne le fit pas.

En bref, notre première tâche consistait à trouver des objets éparpillés dans cette clairière. Mais des objets de facture humaine, artificiels, pas naturels donc. Chacun avait une odeur particulière, ce qui rendrait la tâche plus facile, mais ils étaient bien cachés, voire bien gardés, ce qui rendrait la tâche...plus difficile évidemment. Le truc c'est qu'elle n'allait pas nous évaluer sur le nombre d'objets trouvés, mais sur la façon dont nous les chercherions et les récupérerions. J'hochai la tête sur la méthode, c'était effectivement mieux que de partir dans une compétition inutile. Ici, nos capacités d'exploration et de recherches seraient évaluées.

Comme cela nous l'était demandé, nous déposâmes nos affaires au sol. Ne pas avoir besoin d'utiliser mon épée ou mon bâton, je pouvais le comprendre, même si je supposais que certaines recherches  dans la vie d'un Ramasseur étaient trop dangereuses pour ne pas être armé. En revanche, cela m'ennuyait de devoir laisser mon sac-à-dos ici. En tant que Voyageur, mon sac contenait toujours des objets utiles, et certains pouvait certainement me servir ici. Mais Xa'Ya l'avait exigé, et nous ne pouvions pas faire autrement. Je pris donc la peine de laisser mon sac là, avec mon épée, mon bâton et ma cape.

En déposant mes affaires à côté de ceux de Trellia, je vis qu’elle aussi possédait des armes, dont une en particulier qui retint mon attention : on aurait dit une sorte d’épée avec une poignée bizarre. Mais ce qui était encore plus remarquant était la lame. Elle était plus brillante que de l’acier, presque translucide. J’aurai voulu lui demander ce qu’était cette arme si particulière et où est-ce qu’elle l’avait eu, mais ça n’aurait pas été très professionnel pendant une Epreuve, sous le regard de Xa’Ya, je laissai donc cette conversation pour plus tard.

Trellia suggéra qu'il fallait commencer par chercher des traces dans le sol. Elle avait pris connaissance de la météo des semaines précédentes et en avait déduit la composition du terrain actuel.

« Elle a anticipé les recherches en examinant des facteurs passés, pensai-je. Pas mal, c’est une bonne idée. Je devrais y penser la prochaine fois. »

La jeune fille me dit alors que nous devrions nous séparer pour couvrir plus de terrain et rendre nos recherches plus efficaces. Comme rien de précis n’avait été spécifié sur le travail en équipe, je trouvais moi aussi normal que nous nous serrions les coudes.

Elle partit donc dans une direction avec son Zigzaton. Grahyena, lui, venait de finir la baie qu’on lui avait donné et me regardait en attendant des instructions, terminant au passage de se lécher les babines. Je m’assis par terre en tailleur et fermai les yeux un instant. Avant de commencer, je voulais d’abord analyser les éléments et réfléchir à une stratégie.

« Voyons...Trouver des objets artificiels, non naturels...ce peut être n’importe quoi, n’importe quel objet. En théorie ça serait facile à repérer, mais pas toujours. Je suis sûr que Xa’Ya les a cachés dans des endroits très particuliers. Trellia pense que nous devrions nous repérer au traces de pas laissés après la dernière pluie. Ça pourrait effectivement marcher, mais pas pour tout, il y a sûrement plus complexe que ça...Je ne dois donc pas seulement jouer avec la vue et l’odorat, mais avec tous les sens…Ensuite Trellia s’occupe de l’autre moitié de la clairière, j’ai donc cette moitié là à faire. Mais pour ça, il vaudrait mieux que je commence par un côté pour finir par un autre, plutôt que de commencer au milieu et perdre du temps en aller-retour...Bon...Très bien, je crois savoir comment m’y prendre... »

Je me relevai et me penchai vers Grahyena.

_Voilà ce qu’on va faire, lui dis-je : nous allons chercher ensemble, en même temps, en utilisant nos cinq sens le plus possible, mais doucement, et dans le silence. Parce que nous devons nous tenir à l’affût de la moindre odeur, du moindre détail, ou du moindre bruit. Bien sûr, tes sens sont plus développés que les miens, mais il y aura peut-être des choses que je remarquerais et toi pas. Voilà pourquoi, à deux, nous aurons plus de chances de trouver quelque chose.

Toute recherche ne se déroulait pas de la même manière, parfois on devait se séparer, parfois non, parfois on devait choisir par quoi commencer, parfois cela n’avait guère d’importance. Tout dépendait du contexte en fait. Et dans ce contexte-ci, c’était comme ça que j’avais décidé de faire.

Dans notre dos, Trellia continuait ses investigations. En face, nous avions l’autre moitié de la clairière. Suivant la décision que j’avais prise, nous nous dirigeâmes vers la gauche de cette moitié pour avancer petit à petit vers la droite. Nos recherches débutèrent : Grahyena humait l’air au sol et parfois un peu plus haut, tout en ayant ses oreilles bien droites ; moi je marchais lentement, et regardait de tous les côtés en faisant attention à ce que mes pieds ressentaient en se posant au sol. Marcher sur un terrain comme celui-là était assez compliqué quelque part, parce qu’en un seul mètre nous pouvions rater quelque chose. En donnant un coup de pied pour écarter un obstacle par exemple, on pouvait passer à côté d’un trésor qui deviendrait alors encore mieux caché qu’avant à cause de notre maladresse.

Nous avancions donc lentement. Mais alors que Grahyena prit un peu d’avance, je vis comme un léger scintillement sur ma droite. Quelque chose venait de réfléchir la lumière du soleil, bien que très faiblement. J’appelai alors mon ami et nous nous approchâmes de là où je pensais avoir vu la chose. Au début, rien. Peut-être était-ce un effet d’optique, mais en m’accroupissant et plissant les yeux, je vis alors une cuillère en argent, ficelée par une herbe à un tas d’herbes. Ces herbes-là n’étaient pas coupées ni arrachées, elles étaient seulement regroupées ensemble de manière à maintenir la cuillère au-dessus du sol.

_Houlà, ah oui d’accord...J’étais à un doigt de la louper. C’est fourbe ça, comme cachette.

Je caressais mon compagnon canin et pris la cuillère avec moi, avant de reprendre nos recherches. Un objet, c’était toujours ça.

Nous continuâmes notre petit manège. Quelques mètres plus loin, nous tombâmes sur les restes d’un arbre mort couché. Cette fois, c’est Grahyena qui fut le premier à réagir. Son museau renifla dans la direction de tronc, puis il tourna autour et aboya pour me faire signe de venir. Le bois était déjà bien envahi par la mousse, les champignons et les insectes, il était même un peu humide. Le canin pointa son museau vers ce qui semblait être un trou, traversant le bois en longueur. Il voulu y rentrer la tête, mais c’était trop petit. Il me regarda alors en poussant un petit jappement.

_Dans ce trou ? Voyons voir…

Je jetai un œil à l’intérieur, mais ne vit rien : le trou était trop profond, la lumière extérieure ne diffusait pas suffisamment pour voir le fond. Pourtant, Grahyena s’obstinait à y sentir quelque chose. Réfléchissant deux secondes, je finis par me dire que quelqu’un y avait enfoncé un objet assez loin pour ne pas qu’il soit facilement récupérable. Un objet oui, car un trou parfaitement circulaire sur un arbre mort : même un oiseau ne pourrait pas le faire. Je pris donc la décision de poser mon oreille contre l’arbre, au-dessus du "tunnel" et commençai à tapoter le bois avec le poing, tout en remontant vers l’objet. En faisant ça, je comptais le retrouver en m’aidant de deux choses : le son, si ça sonnait creux ou pas, et le toucher, si le bois pourris était plus dur à un endroit, et c’est ce que je finis pas découvrir. A un moment, l’arbre ne sonna plus creux, et le bois semblait plus dur comme s’il était "plein". Rapidement, je fis de mon mieux pour user de mes mains et de mes pieds pour créer une brèche et écarter le bois pourri. Un craquement mou nous révéla alors une bouteille en verre, enfoncée dans le bois.

_Super, ça nous en fait deux.

Je plaçai à ma ceinture le nouvel objet, et nous repartîmes encore. Nous étions loin d’avoir finis et devions rester concentré. Mais alors que je me demandais tout de même combien d’objets suffiraient, quelque chose parvint à mes oreilles. Je cru entendre au milieu de la brise qui soufflait une sorte de "poc". Là encore, il s’agissait peut-être de mon imagination, mais il fallait en être sûr. Ne bougeant plus, je voulus écouter, c’est alors que Trellia m’appela depuis l’autre bout de la clairière. Elle avait aussi trouvé deux objets : un compas et un chenet. Voilà qui était bien, nous avancions tous les deux. Je lui répondis en faisant un signe de la main et en hochant la tête, mais de mon autre main je pointai du doigt une oreille pour lui montrer que je ne pouvais pas répondre à voix haute parce que j’écoutai quelque chose. Fermant alors les yeux, je me remis à écouter…

Le vent souffla…







*poc*

Je rouvris les yeux.

_Là-bas.

Je n’avais pas rêvé, quelque chose faisait du bruit en bougeant avec le vent. Grahyena flaira la direction dans laquelle j’allais, il ne sentit rien mais entendit lui aussi le bruit et regarda vers le haut d’un arbre. Je suivis son regard et cru voir au milieu du feuillage une sorte de truc marron se balancer au bout d’un fil.

_C’est sûrement ça qu’on cherche...Mince, c’est haut...si seulement j’avais mon grappin.

Je jetai un regard vers l’endroit où nous avions laissé nos affaires, mon grappin était dans mon sac-à-dos...mais si Xa’Ya avait exigé que nous ne prenions pas plus d’équipement, c’était bien pour nous mettre en difficulté. Pour cette Épreuve, il allait falloir s’en passer.

_Bon, reste là mon vieux. J’y vais.

Je pris de l’élan, couru vers le tronc et pris appuis dessus pour sauter en hauteur et attraper la première branche. C’était partis pour un peu d’escalade. Me hissant comme je pouvais, et prenant appui là où s’était possible, je continuais mon ascension jusqu’à arriver à l’objet. En vérité il s’agissait d’une poulie avec des parties métalliques pour faire coulisser une corde. Doucement, à califourchon sur une branche, je détachai ce qui retenait la poulie à l’arbre, la pris dans une main et amorçai ma descente. Sauf que là c’était plus difficile avec une main prise. Je voulus alors prendre un peu plus de risque en me laissant tomber d’une branche à l’autre. C’était plus pratique, plus rapide, mais bien plus dangereux. Et l’accident finit par arriver : en descendant, je ne pris pas le même direction qu’en montée, et alors que je croyais que je pouvais me laisser glisser jusqu’au sol, j’aperçus trop tard que je tombais droit sur le dos d’un Herbizarre.

_Oh, mer…!

Je fis de mon mieux pour l’éviter, mais un de mes pieds lui écrasa tout de même une patte.

_Pardon !

Excuse inutile, car le Pokémon me cria dessus et sortis ses lianes. La poulie entre mes mains, je couru à toute allure comme un voleur pour lui échapper, mais un bruit de fouet se fit entendre.

CLAC

_AÏE !

Je chutai au sol, ventre à terre. Une de ses lianes m’avait méchamment fouetté le dos. Grahyena voulu s’en mêler, mais je lui sommait de revenir ici. Heureusement, l’Herbizarre ne fit rien de plus : pour lui, j’avais eu mon compte...et c’était douloureux.

_Ah, ça fait mal...ouh…

Une bonne minute s’écoula avant que je ne puisse me relever. Mieux valait désormais éviter l’endroit où ce Pokémon se trouvait. Je fis signe à Trellia que je venais de récupérer un troisième objet, et nous reprîmes donc les recherches comme nous le faisions depuis le début, avec la même méthode. Mais le prix de ma maladresse se faisait encore sentir.


[Bon ben j'ai encore fait un gros paté ^^" je sais pas j'avais besoin de mettre des détails, j'espère en tout cas que la lecture n'en aura pas été moins agréable]

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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par PNJ le Mer 15 Fév 2017 - 13:31

Xa'ya observait, le sourire aux lèvres et les bras croisés sur sa poitrine menue. Elle offrait ensuite une moue à la jeune femme quand cette dernière lui fit savoir qu'elle ne comprenait pas la langue qu'elle parlait. La ramasseuse se gratta la tête un instant, cherchant ses mots dans la langue commune. La langue commune était loin d'être sa tasse de thé, ce n'était pas qu'elle n'avait pas essayé de l'apprendre, mais son accent n'aidait en rien la prononciation. C'est donc dans un ton quelque peu hésitant et un accent très prononcé qu'elle reprit ses mots pour l'explication sommaire de ce qu'elle voulait et elle remercia chaleureusement Raiden de son aide en tant que traduire. Une fois qu'ils se furent tous entendu, Xa'ya les laissa commencer sans plus attendre. Elle avait immédiatement remarqué le malaise occasionné sur le fait qu'elle demande de laisser leurs matériels sur place. C'était exactement ce qu'elle avait recherché, il était bien de se savoir toujours bien préparer, mais parfois, la vie le voulait autrement et de belle occasion pouvait se montrer. Dans ce genre de moment, il fallait savoir les saisir à deux mains sans hésiter.

La demoiselle à la peau olive était surprise et épatée de la situation. Il était complètement vrai, qu'elle n'avait mis aucune restriction pour ce qui était de travailler en équipe, mais elle n'avait pas non plus encouragé à le faire. Pourtant, chez ces jeunes gens le geste lui avait semblé facile et naturel, comme s'ils ne s'étaient même pas remis en doute leurs actions. La Terroisienne était agréablement surprise de voir qu'il y avait encore de l'entraide dans le monde des humanoïdes. Xa'ya avait pratiquement été élevée parmi la faune locale, c'était l'une des raisons qui lui permettaient de très bien connaitre la forêt d'Agata même si elle était gigantesque. L'observatrice ne quitta pas un instant Trellia du regard, désireuse et curieuse de savoir comment elle allait faire pour trouver les objets qui avaient été cachés ici.

Tout en observant la jeune femme, elle fait quelques pas sur le tapis de mousse, appréciant la texture végétale sous sa plante de pieds. Les griffes de métal, mordillent quelque peu l'herbe et la mousse, mais ne laissent, étrangement, aucune trace derrière elle. Il était vrai que la terre mouillée l'avait trahie, mais la pluie avait ensuite fait son travail en camouflant ses empreintes de pieds. Cependant, cette piste plutôt difficile n'avait pas semblé impossible aux yeux de l'autre demoiselle. Son sourire s'étira un peu plus quand elle vit la jeune femme tirer l'une de ses plumes et ses cheveux, ainsi donc, ces parties d'elle-même avaient été trouvées. Elle les avait placés au hasard sur le terrain, curieuse de savoir si quelqu'un les trouverait, Trellia venait de répondre à sa question. Cette option, était une bonne et une mauvaise chose, du fait que la jeune femme passait beaucoup de temps ici-même, les pistes la mèneraient donc partout à la fois. Pourtant, quand la jeune femme s'arrêtait après plusieurs pas pour se pencher sur une empreinte, Xa'ya resta surprise.

Il y avait une empreinte de botte. Se pouvait-il que ce soit la trace de l'un des éclaireurs qui seraient venue la voir durant son séjour ici ? Xa'ya ne portait aucune botte, préférant toucher directement la nature de sa plante de pied endurcie par des années à vivre comme une sauvageonne. Devait-elle intervenir pour avertir ? Non, c'était beaucoup plus amusant des laissés aller, ils devaient apprendre d'eux-mêmes et de toute façon, les éclaireurs avaient donné un petit coup de main à cacher tout ceci. Décidément, elle aurait deux à trois mots à dire à ces hommes qui n'avaient pas pris au sérieux son épreuve. Est-ce qu'ils avaient tous enterré les objets qu'elle leur avait donné ? C'était loin d'être imaginatif, du moins, selon elle. Toutefois, elle était satisfaite des méthodes de Trellia, elle avait un énormément de potentiel.

C'est au même moment que Nago le Capumain attira son attention sur le jeune homme. Ce dernier c'était lentement éloigné de son côté. La meneuse était maintenant attentive aux moindres faits et gestes du jeune homme. Qu'allait donc lui sortir ce gamin. Il allait utiliser tous ces sens. C'était plutôt inusité, ce n'était pas tout le monde qui prenait la peine et malheureusement, les humains étaient loin d'être aussi doué que les animaux, mais parfois ils pouvaient faire des miracles. C'était ce qui était de si épatant chez les humains, ils réussissaient toujours à s'adapter et c'est ce que lui prouva Raiden. C'est dans une marche lente et presque silencieuse que le jeune homme se mit en mouvement avec son Pokémon. Les deux êtres semblaient à l'affût de tout ce que leur permettait leur sens. Que ce soit la chance ou non, le premier objet que trouva le gamin était dans la liste de ceux qu'elle n'aurait jamais cru qui serait trouvée. Cette cuillère avait été placée ainsi, parce qu'elle s'ennuyait et trouvait amusant de la voir pendre de la sorte. Elle n'avouerait pas non plus, que le simple but avait été de savoir combien de temps tiendrait les brindilles.

Après avoir récupéré son trésor, il reprit sa route, suivant silencieusement son compagnon qui le guida vers le vieux tronc d’arbre pourri. L’arbre pourri était l’une de ses cachettes favorites, les humains la trouvaient rarement et pour ce qui était des animaux, une fois sur deux ils ne captaient pas très bien toutes les odeurs présentes. Après une longue recherche, le jeune homme sortait l’objet qu’elle y avait enfoncé profondément. Ils en avaient maintenant deux chacun, plus que quatre à trouver. Il leur fallait un total de douze objets, ce qui leur en faisait six chacun. Ah, Raiden venait de trouver un autre objet, l’un de ceux qui étaient attachés à un arbre. Un coup de chance celui-là, elle en était sûre.

Xa'ya vient lentement caresser les plumes de son collier, pensive. Il était clair qu'ils étaient respectivement proches de leurs Pokémon, elle les observait depuis de longues minutes et elle comprenait qu'ils avaient vécu beaucoup de choses ensemble. C'était bien, l'instructrice aimait ce qu'elle voyait. Les deux jeunes gens se débrouillaient très bien, mais elle voulait en voir plus. Quand l'accident avec Raiden et le Herbizarre, Xa'ya eurent le réflexe de poser la main sur sa ceinture, accrochant ce qui ressemblait à la poignée d'un fouet. Ce genre d'accident pouvait facilement arriver, surtout dans une nature plus sauvage. Elle n'en voulait pas à Raiden d'avoir agi de la sorte, n'y a même au Herbizarre qui allait déjà bouder dans son coin, tous deux avaient été surpris par l'évènement. Elle pouvait agir, mais il ne lui servait à rien de réprimander le Herbizarre, quand il s'était défendu. Elle claqua dans ses mains, attirant l'attention des jeunes gens avant de parler, lentement en commun :

‘'Félicitations, j'aime ce que je vois. Tu vas bien Raiden. Pas trop mal ?'' Demanda telle dans un fort accent prononcé. ‘' Continuer de chercher les objets, il y a un total de douze objets bien cachés, peut-être plus connaissant les goûts de Nago, mais je vous en demande simplement six chacun.'' Dit-elle lentement dans le but de se faire comprendre. ‘' Cette fois-ci, Nago interagira contre vous. Il sera là pour vous nuire, que ce soit du haut des arbres ou même des hautes herbes.''

Elle s'arrêta un instant, observant à gauche puis à droite avant de siffler entre trois doigts. Il y eut un coup de trompe pour toute réponse et rapidement la forêt sembla être chamboulée avant qu'ils ne puissent pas voir un Donphan arriver en trompe dans une roulade. Sur son chemin jusqu'à elle, il souleva une tornade de feuilles et de mousse avant de s'arrêter aux pieds de Xa'ya. Le petit éléphant bleu et noir sauta sur ses quatre pattes, quittant la roulade qu'il avait prise et d'un air joyeux lui demande des caresses. L'évaluatrice tendit les mains vers lui, lui donnant ce qu'il désirait et reprit son explication :

‘' Je vous présente Moro, celui-ci est une créature qui adore mélanger les gens en bougeant les objets ou même les odeurs, il vous nuira sur plusieurs plans sensoriels. ‘' Termina telle en tapant dans ses mains.

Elle offrit un grand sourire quand le Capumain sauta au sol en quittant rapidement vers un arbre qu'il se mit à y monter rapidement. Le Donphan sauta un petit bond et reprit sa roulade, disparaissant derrière les hautes herbes.

‘' À vous de jouer ! ‘' Dit-elle simplement.

[HRP : Bon, on continue sur la lancer de retrouver des objets, vous aurez cette fois-ci, Nago le Capumain et Moro le Donphan pour vous nuire, beau travail et continuer comme ceci !]

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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par Trellia Farron le Ven 24 Fév 2017 - 13:25

’un coup d’œil, Trellia regardait régulièrement les avancées de Raiden. Ils ne s’en sortaient pas trop mal et avaient  déjà trouvé plusieurs objets. Trellia se releva, le compas en main, et reprit ses recherches. Maintenant qu’elle avait trouvé le plus évident, il avait tout le reste ! Et puis, leur instructrice d’un jour leur avait bien dit que cela faisait quinze jours qu’elle avait enterré toutes ces choses, non ? Giselle avait su trouver une piste odorante jusque là, mais la jeun femme doutait un peu que la technique marche sur tout. Elles devaient avoir trouvé les objets les plus récents. Mais les autres… Trellia balaya la zone du regard, tout en se demandant où elle se cacherait, si elle était un objet dissimulé. Elle en avait trouvé ans une partie de la clairière, mais cette dernière était grande encore et à proximité de l’étang. Xa’ya choisit ce moment pour les interrompre et leur révéler qu’ils devaient trouver au total six objets chacun. Jusque là, ça allait, mais ce serait peut-être moins le cas, pensa Trellia, quand elle leur annonça en plus que le Donphan et le Capumain, interviendraient physiquement pour les gêner. Trellia n’avait pas bougé. Son regard s’arrêta sur la large surface réfléchissante. Elle fit une mimique. Et pourquoi pas ? Abandonnant sa méthode du Zigzaton Policier, Trellia marcha droit vers l’étang.

En chemin, son pied marcha sur une surface instable, un peu molle, qui lui tordit la cheville. Heureusement, elle ne marchait pas vite et elle ne se fit pas mal. Sur le côté en arrière, elle aperçu e Donphan qui avait l’air très content de lui, c’est du moins ce qui lui sembla. Trellia lui jeta un regard noir, mais Giselle se mit à flairer et creuser près de son pied. Grattant et creusant avec force, elle déterra des racines et de longues tiges d’herbes et en sortit, une vieille botte qui se trouva délogée de sa cachette. Cela dit, Trellia doutait que ce soit l’un des objets de Xa’ya. Il n’était pour ainsi dire pas dissimulé et n’importe qui aurait pu la perdre. Cela dit, elle se demandait bien comment on pouvait perdre une botte sans s’en rendre compte… Enfin. Elle mit la chaussure de côté, tout en se disant que la forte curiosité de Giselle était une bonne chose, ça aurait pu être un « bon » objet. Trellia se releva et repartit vers l’étang. Quand elle arriva à ses abords, elle s’accroupit et observa les alentours attentivement. Elle essayait de voir la moindre chose qui ne paraissait pas normal, qui avait l’air de manquer ou ce qui pouvait se présenter comme une excellente cachette. Un cri lui fit tourner la tête. Sur la mare, trois canards nageaient en les regardant.

« Une marre aux Canarticho. »

Mais tout avait l’air normal ici. Dans l’eau peut-être ? Trellia s’approcha d’avantage et regarda. L’eau était claire, elle voyait distinctement plusieurs bancs de poissons, des blancs aux nageoires légèrement orange et avec une corne sur la tête. Leurs écailles brillaient au soleil et rien n’avait l’air de les perturber, si ce n’était la présence des canards. Un éclat lui éblouissait les yeux, à intervalle régulier. Au bout d’un moment, Trellia en trouva l’origine : cela venait de l’un des Canarticho. Comme il émergea des fougères aquatiques, l’épéiste vit quelque chose étinceler à sa patte. Sans réfléchir, elle en conclut qu’il portait quelque chose sur lui. Elle allait rentrer dans l’eau, quand le Capumain trouva amusant de lancer diverses choses sur le canard, simplement pour l’empêcher de mettre ses idées à exécution. Ne cherchant plus à faire dans la prudence, Trellia entra directement dans l’eau et demanda à Giselle de l’attraper. Celle-ci cependant, s’assit sur le bord de l’étang, peu disposée à se jeter à l’eau. Trellia le fit donc. La canard, complètement en panique, ne cessait de crier en se dirigeant tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche pour échapper tour à tour aux projectiles du Capumain et à Trellia. Pendant de longues minutes, Trellia courut derrière l’oiseau pour essayer de l’attraper. En désespoir de cause et avant qu’il ne s’envole, elle sauta et tenta un plaquage au sol. La Terrosienne et le Canarticho se retrouvèrent quasiment sous l’eau. Sans sommation, Trellia retourna le Pokémon et dénicha…

« Oh ! »

Une boucle de ceinture…… Il avait la patte prise dans une boucle de ceinture, qui lui était remontée jusque sous le ventre. Elle saisit l’objet, relâcha le Pokémon et se releva quand elle prit un grand coup de poireau sur la tête. Pour lui venir en aide, Giselle envoya des Dards-nués sur le Canarticho qui prit la fuite pour de bon et s’envola. Elle montra la boucle à Giselle, tout en faisant « non » de la tête. En se relevant tout à fait, le même manège se reproduisit : un éclat l’aveugla un instant. Avec les vagues qu’elle avait provoqué, cela pouvait venir de n’importe quoi, mais Giselle attira l’attention de Trellia un peu plus loin. Cette dernière suivit son regard, vers plusieurs feuilles de nénuphars. L’une d’elle ne bougeait pas comme les autres, semblant moins mobile sous les vagues. Mais surtout, les montées et les descentes des ondes révélaient de la ficelle. Un peu comme du chanvre. Trellia entra dans l’eau à nouveau et saisit sans l’arracher la feuille de nénuphars. Elle la retourna. Il y avait une sorte de capsule ficelée sur le dessous. Trellia reconnut la capsule et il n’y avait aucune chance pour que l’on perdre un tel objet sous une feuille en l’attachant !

« Tu as l’œil en tout cas ! »

La capsule où l’on mettait des messages et parfois ce que les Érasiens appelaient des « CT » était vide. Mais ça n’avait pas beaucoup d’importance. Par acquis de conscience, Trellia fit le tour complet de l’étang cette fois-ci. Elle s’arrêta à quelques pas d’une large bande de roseaux.  Les herbes étaient touffues et relativement coupantes, ça ne serait pas facile de découvrir quelque chose là-dedans, mais cela ferait aussi une bonne cachette. Assistée de Giselle, elle entreprit les recherches, toujours dans l’idée de trouver ce qui ne devrait pas être là où au contraire, ce qui aurait dû y être et semblait absent… Heureusement, ses gants épais de cuir lui permirent d’écarter les tiges sans se blesser. Giselle pour sa part, ne semblait avoir aucune difficulté pour naviguer entre les roseaux. Elle avait bien comprit l’idée de Trellia, même si elle tait moins facile à analyser pour un Pokémon… Une odeur de métal l’attira en premier. Assez loin dans la plantation de roseaux, Giselle se mit à gratter dans les feuilles et les racines. Légèrement sous la surface, plantée comme un poteau, elle saisit une chose qui dégageait cette odeur et  avait l'air bizarre, ainsi plantée dans le décors. Ce que Trellia n’avait pas pu voir, son point de vue se situant plus haut que Giselle slalomant dans les herbes.

Trellia se dégagea des roseaux, sans avoir rien trouvé. Giselle l’accosta cependant, lui grimpant le long de la jambe, du dos, pour atteindre ses épaules, se glisser derrière sa nuque et lui offrir sa trouvaille. Voyant un truc en gros plan, Trellia inclina la tête et saisit ce que venait de lui ramener Giselle. Une cuillère.

« Merci, mais je ne pense pas qu’elle fasse partit de l’épreuve… On aurait pu la perdre lors d’un pique-nique… »

Elle posa toutefois sa main sur la tête de Giselle et quitta l’étang.
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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par Raiden Ôkami le Ven 3 Mar 2017 - 20:58

[Dans ce post : moins de description, plus de dynamisme. Car maintenant, le temps est à l’action ! ^^]


_It’s okay...répondis-je à Xa’Ya, I’m fine...Ouh…

La douleur partait petit à petit mais ce n’était pour ainsi dire pas plus agréable. Notre examinatrice pris alors le temps de nous parler de la suite de l’Epreuve, ce que je traduisis à ma camarade de passage. Rien ne changeait au niveau du but à atteindre, si ce n’est que cette fois...on allait nous gêner. Un Capumain filou et un Donphan bourrin...la joie !

« Bon, me dis-je, ce n’est sans doute pas insurmontable. Il y aura forcément moyen de se débrouiller. »

Trellia, qui s’était jusque là bien débrouillée était repartis vers la zone qu’elle avait déjà commencé à examiner : une mare. Ce fut le Capumain qui alla l’embêter. Moi par contre...j’eus droit à l’autre.

_Viens Grahyena, éloignons-nous.

Le Donphan roulait n’importe comment dans n’importe quelle direction. Ma première réaction fut donc de nous éloigner de lui pour nous mettre en sécurité. Sauf qu’en continuant de le regarder faire, je me rendis compte d’une chose : il endommageait le terrain, ce qui signifiait qu’à force il rendrait la récupération d’objet impossible. Nous devions donc nous dépêcher de trouver encore au moins trois objets.

« Mince...Voyons, voyons voir vite...Nous avons commencé par faire le tour de notre zone de recherche en suivant la lisière de la forêt, le bord de notre zone donc. Maintenant nous ne pouvons plus être aussi lent, nous devons accélérer les recherches. On va donc devoir passer directement à la clairière en elle-même. Mes sens ne suffiront plus, je dois compter sur Grahyena et couvrir ses arrières. »

_Vite mon vieux, cherche. Cherche au sol.

Le canin gris et noir recommença à renifler au sol avec un peu plus de vivacité tendit que je gardais un œil sur l’éléphant. Il ne tarda pas à sentir quelque chose, son museau s’arrêta devant une grosse pierre. Il tenta de creuser un peu avec ses pattes mais ne semblait pas y arriver.

_Quoi ? Quel est le problème ?

Il me regarda et gratta de nouveau.

_Dessous la pierre ?

Jetant un coup d’œil en arrière, je vis le Donphan qui continuait son manège sans faire attention à nous. Rapidement, j’en profitai pour m’accroupir devant la pierre et tenter de la soulever, sans succès.

_Han ! C’est trop lourd. Et évidemment aucun de nos Pokémon ne sont des gros costauds. Hm...Ah voilà !

Je finis par dénicher un bon bout de bois que je positionnai à côté du rocher, puis un autre plus mince mais solide pour le faire s’appuyer sur le premier bois et soulever la pierre comme avec un levier. Même malgré ça c’était diablement lourd. Serrant les dents, je ne parvins à la soulever que d’une trentaine de centimètres.

_Aller creuse ! Dépêche-toi !

Grahyena commença à faufiler ses pattes sous la pierre et essaya de retirer le plus de terre possible. Quelque chose commençai déjà à être visible, mais c’est à ce moment là que les choses se gâtèrent, car c’est à ce moment précis que Donphan choisit d’arriver. Je le vis sur ma gauche pousser un cri de "joie" semblait-il, comme s’il venait de nous remarquer, et se rouler en boule pour foncer tout sourire vers nous.

[https://www.youtube.com/watch?v=caMGN4vkjFE
(en boucle)]

_Par Regigigas ! Magne-toi Grahyena !

Le canin donna un dernier coup de patte et pris le gros risque de mettre sa tête sous la pierre pour attraper dans ses crocs le chose qu’il y avait dessous. Il tira, mais c’était encore enfoncé dans le sol, il fut ralentis...et Donphan arrivait.

_Oh merde ! TIRE-TOI ! !

Au dernier moment, je lâchai le bois et plongeai en arrière. L’éléphant me bouscula en partie, m’éjectant sur un mètre en me faisant riper dans l’herbe. Heureusement que c’était de l’herbe justement, sinon mes vêtements n’auraient pas protégés ma peau. Je n’avais rien, mais le bruit de la pierre sur le sol m’avait filé une sueur froide : avant que je ne m’écarte, Grahyena avait encore sa tête sous la roche, j’espérais qu’il ne lui soit rien arrivé. L’autre n’allait pas tarder à revenir, je me relevai donc le plus vite possible pour retourner à la pierre. Mon cœur fut soulagé lorsque je vis mon ami qui était indemne, mais qui lui aussi était revenu sur place pour continuer de tirer une partie de ce qu’il avait réussis à sortir de sous le rocher. On aurait dit une sorte de tissu, et le canin tirait dessus par à-coups avec ses crocs.

_Grahyena, arrête ! Tu vas le déchirer, laisse-moi faire.

J’attrapai la chose à deux mains et tâchai de tirer le mieux possible sans abîmer le tissu, heureusement la terre n’était pas trop dure sous le rocher, il vint relativement facilement. C’était un gros ruban de soie, le genre de ruban décoratif qu’on pouvait trouver sur les robes des dames de la haute-société. Tout à mon examen du nouvel objet, je ne vis pas arriver Donphan qui repassa en trombe sur nous en soulevant de la poussière.

_Bon s… !

Nouveau plongeon sur le côté, mais dans ma précipitation le ruban m’échappa des mains. C’était trop dangereux de retourner là-bas.

_Grahyena, chope !

Deux secondes plus tard, je vis le canin sortir du nuage de poussière avec le ruban dans sa gueule. Ouf ! Il avait compris. Donphan songea alors à faire ses roulades vers Grahyena, ce qui le força à s’éloigner de moi. J’allais me relever pour essayer de voir quoi faire, quand j’aperçus deux jeunes Bulbizarre pas très loin des arbres. Leur présence n’était pas inhabituelle, mais quelque chose avait attiré mon regard : tout deux étaient en train de jouer à se lancer quelque chose avec leurs lianes. De là où j’étais, ça ressemblait à un bracelet fait de cuivre. Un autre objet ! Encore secoué par les deux esquives précédentes, et sachant que je devais faire vite à cause de Donphan qui nous menait la vie dure, je voulus aller vite et m’avançai résolument vers les deux Pokémon plantes.

Quand ils me virent arriver aussi prestement, il partirent très vite dans une direction. Une petite course-poursuite commença. Tandis que je leur courrais après, ils continuaient à se lancer le bracelet pour ne pas que je me concentre sur l’un plus que l’autre. Du coin de l’œil, je voyais Grahyena rivaliser d’adresse pour esquiver le Donphan comme il pouvait. Impossible dans l’immédiat de lui demander de l’aide, nous étions momentanément séparés. C’est alors que les deux Bulbizarre partirent chacun dans une direction. Je voulus suivre celui qui avait le bracelet. Mais c’était une feinte ! Ce dernier fit soudain volte-face et fit fouetter sa liane pour lancer l’objet à son comparse en l’envoyant haut dans le ciel. Dans un réflexe improvisé, je sautai du plus haut que je pus en tendant ma main. Malheureusement, ce ne fut pas assez. Pire encore, le bracelet rebondit sur le bout des mes doigts et fut envoyé plus loin et plus haut pour atterrir entre deux grosses branches d’un arbre moyen. Les Bulbizarre ne pouvaient plus l’atteindre, mais en grimpant à toute vitesse à la bonne hauteur, je fis la désagréable constatation que moi non plus je ne pouvais plus l’attraper. En effet : le bracelet était tombé pile poil dans un trou profond qui se trouvait entre les deux branches.

Malgré tout, je voulus tenter d’y plonger le bras, mais mon exploration à l’aveugle me coûta une petite décharge électrique inattendue.

_Aïe ! Par Sulfura ! Qu’est-ce que c’est ?

Un petit Pokémon jaune sortit du trou, un Statitik ! Non seulement le trou était trop profond pour être fouillé, mais en plus il était gardé par un occupant. Je redescendis de l’arbre en poussant un juron, maudissant ma malchance. Le bracelet était désormais irrécupérable ! Les deux petits Bubizarre se gaussèrent de moi avant de repartir. Je repris un peu mon souffle en m’appuyant contre l’arbre.

_Peste ! Comment je vais faire maintenant ?

Un peu plus loin, Donphan "jouait" toujours avec Grahyena, qui commençait d’ailleurs à en avoir assez et tentait de l’avertir par des grognements, mais sans succès. C’est alors que leur manège me donna une idée : si les événements nous nuisaient, nous pouvions peut-être aussi les utiliser à notre avantage. Oubliant toute discrétion, je mis mes mains en porte-voix et fit un boucan de tout les diables.

_Hé ! Donphan ! Par ici ! Viens jouer, je suis là ! !

L’éléphant m’entendit et se tourna vers moi, il poussa un autre cri de "joie" comme s’il s’était souvenue que j’étais là moi aussi pour jouer, et se roula de nouveau en boule pour entamer sa roulade.

« Aller approche...encore un peu...encore un peu...maintenant ! »

Je partis une nouvelle fois sur le côté pour lui laisser le passage et foncer droit sur l’arbre. Dans un gros craquement presque semblable à une explosion, l'arbre vola en éclat projetant des tas de morceaux partout. Je fis de mon mieux pour protéger mon visage avant de retourner sur les lieux. En regardant parmi les morceaux éparpillés, je vis très vite le bracelet qui gisait aux côtés du Statitik, complètement étourdis par le choc. Sans attendre le retour de l’éléphant qui s’était enfoncé dans la forêt, je m’emparai de l’objet et couru vers Grahyena qui me rejoignit aussitôt.

_Bravo mon vieux. Dis-je en le caressant et en récupérant de sa gueule le ruban qu’il avait gardé. C’est bien, donne. Nous y sommes presque.

Je me redressai, enroulai le ruban à mon bras et mis le bracelet à mon poignet. Puis nous fîmes tous les deux face à la clairière, scrutant la direction d’où Donphan avait disparu. J’étais un peu essoufflé, et Grahyena avait la langue pendante en respirant vite. Nous n’étions pas fatigué, mais nous avions dû user de rapidité et d’énergie pour récupérer ces deux nouveaux objets. Heureusement, nous n’étions plus très loin d’avoir finis…

_Plus qu’un…

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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par Trellia Farron le Sam 11 Mar 2017 - 13:18

lle était trempée, en sortant de la mare et ce n’était pas le soleil de ces mois d’hiver qui pourrait y faire quelque chose. Trellia commençait à avoir froid, mais l’épreuve était loin d’être terminée. Combien avait-elle trouvé d’objets ? Elle fit le décompte, le chenêt et le compas près de l’étang, la capsule et la boîte dedans. Elle vit au loin Raiden aux prises avec un Pokémon. A deux, ils avaient quasiment passé toute la clairière au peigne fin La jeune femme arpentait la zone, Giselle zigzaguant autour d’elle. Le plus compliqué dans l’histoire, c’est qu’ils ne savaient pas vraiment ce qu’ils cherchaient. En fin de compte, ça ne ressemblait pas tellement à son travail : quand elle cherchait un indice, il se révélait de lui-même. Enfin, pas toujours, mais cela lui semblait quand même plus simple… Trellia soupira, s’immobilisa, se tenant les coudes. Où pouvait-elle encore chercher ? Si les Pokémon n’avaient pas complètement mis la pagaille dans les environs du moins… Avec Raiden, une grande partie de la clairière n’avaient plus de secrets pour eux et l’étang leur avait tout donné.  Sauf si Xa’Ya en avait caché dans la vase, mais c’était pousser le bouchon un peu loin quand même…

Non il ne restait que le ciel, mais Trellia ne pouvait pas décemment penser à fouiller les nuages ! Elle en suivit un du regard, qui alla caresser la cime des arbres. Quand elle était arrivée, elle avait sauté des arbres… La jeune femme se caressa la joue et posa un doigt sur une pommette. Cette petite idée fit son chemin dans sa tête. Les objets étaient là depuis une quinzaine et elle leur avait envoyé ses Pokémon pour les gêner un maximum, mais rien n’aurait pu empêcher les Pokémon sauvages d’en faire autant ! L’arbre qu’elle regardait trônait seul dans la prairie. Trellia bougea enfin, entraînant dans son sillage Giselle qui la regardait d’un air intéressé, tandis que sa compagne jetait un œil prudent sur le Donphan et le Capumain. L’un faisait des misères à Raiden et l’autre avait disparu. Méfiante, mais décidée ; elle se dirigeait toujours vers l’arbre solitaire. A son pied, Trellia évalua sa hauteur. Le tronc était très haut, parfaitement droit et les branches un peu hautes. Ca serait difficile d’y monter… Elle chercha du regard Giselle, qui commença, d’un coup à se méfier. Elle avait peur de comprendre le regard que lui lançait Trellia…

« Grimpe là-haut, il y a sûrement des nids. »

Giselle la regardait en faisant les gros yeux. Elle la prenait pour un Pachirisu ou quoi ? Mais voyant qu’elle n’avait pas l’intention de grimper, Trellia ne lui laissa pas le choix, elle saisit Giselle par la peau du dos, laquelle se mit à crier et à se débattre –elle avait très bien comprit ce qu’elle allait faire et par Arcéus, elle n’était PAS un Emolga, mais en vain. Trellia la tenait fermement et la jeta en l’air, vers la base d’une branche. Trellia eut beau lui affirmer que « ça allait bien se passer », Elle n’en était pas convaincue ! Le poil hérissé –beaucoup plus que de coutume-, Giselle se mit à gronder et rattrapa la branche, y planta ses courtes griffes et ne bougea plus.

« Allez, fait pas ta mauvaise tête ! Regarde dans les branches ! »

Giselle lui adressa un regard plein de reproches. En grondant, Giselle se retourna tant bien que mal et se hissa difficilement sur d’autres branches. Elle choisissait bien sûr les plus grosses, le risque de tomber était assez grand et elle n’était pas un Pokémon arboricole. Néanmoins, Trellia avait raison, il y avait des nids ici.  La plupart étaient vide, abandonnés depuis plusieurs mois, mais il y en avait un qui avait encore une forte odeur. Giselle s’y rendit très prudemment –des fois que Papa ou Maman surgirait soudainement-. Giselle posa ses pattes prudemment et deux oreilles touffues surgirent des bords du nid.  Ses yeux ronds scrutèrent l’amas de brindilles et de feuilles. Mais c’était la caverne  aux merveilles ici ! Giselle n’en revenait pas, il y avait forcément ce qu’elle cherchait ici !  Giselle se hissa, prenant appuie de manière bizarre et se mit à gratter le nid pour en déloger ce qu’elle y trouvait. En dessous- Trellia qui comprit qu’elle avait sûrement trouvé quelque chose, n’avait plus qu’à rattraper l’objet en question. Elle fut surprise cependant, quand d’autres lui tombèrent dessus. Giselle lui envoya toute une série d’objets, telles qu’une petite montre à gousset en argent, le capuchon d’un flacon de parfum en verre, un hameçon, une belle flûte traversière gravée,  un monocle, des pièces d’or et un presse-papier en cuivre que Trellia prit dans la tête.

« Arrêtes ! » Cria Trellia à Giselle. L’épéiste massa son crâne douloureux. « On a ce qu’on voulait je crois. »

Parmi toutes ses vieilleries, le presse-papier était le seul qui ne soit pas oxydé. Dans l’arbre, Giselle poussa un cri de surprise : un oiseau noir venait d’apparaître, juste devant son museau et l’air passablement en colère… Prise sur le fait et se sentant mal-à-l’aise entre les branches et avec son équilibre précaire, Giselle tenta la négociation. Mais le Cornèbre n’en avait rien à faire et commença à vouloir chasser la Zigzaton de son nid. Apparut alors le Capumain. Trellia, entendant le raffut, avait tourné la tête vers le haut des branches, mais les feuilles lui bouchaient la vue. La Capuain prit un malin plaisir à énerver le Cornèbre, qui passa ses nerfs sur Giselle, en mauvaise posture. Après quelques secondes à entendre les cris des Pokémon, Trellia prit de l’élan et grimpa sur le tronc. Elle n’alla pas très haut, mais assez loin pour étendre un bras et essayer de chasser le volatile.  Giselle répliqua au Dard-Nuée et Trellia comprit son erreur : le Capumain en avait profité pour lui voler le presse-papier. Le Cornèbre s’en prenait maintenant à Trellia et Giselle en profita pour descendre de l’arbre. Voyant le Capumain, la Zigzaton se lança à sa poursuite et se lança dans un magnifique Plaquage. Sur se stalons Trellia avait sauté et leur courait après. Le presse-papier tomba et elle put le récupérer.


[Désolée pour ce temps de réponse, mais j’ai vraiment zéro idées, c'est tout moisi ^^’’’]
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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par Raiden Ôkami le Lun 3 Avr 2017 - 10:48

[Ouf ! Enfin ça y est ! Désolé pour le retard.]


Je pris appui contre un arbre et repris mon souffle. Pendant quelques instants nous pûmes profiter d’un peu de répit. Il n’avait pas été simple de récupérer les derniers objets. Aussi espérai-je que le prochain n’allait pas trop me donner du fil à retordre cette fois.

Je regardai Trellia continuer son petit bonhomme de chemin. Pour l’instant encore, elle s’en sortait. De notre côté, Grahyena et moi avions décidé de rester discret pour ne pas que Donphan nous repère tout de suite à son retour. Difficile d’ailleurs de savoir quand il allait revenir, vu la charge qu’il avait lancé. Caché derrière un arbre ou deux, nous continuions nos recherches en quête d’un dernier objet humain, lorsque je sentis une très légère odeur. On aurait dit une odeur de bois, mais différente. Grahyena l’avait sentis aussi et se mit à chercher. Cette odeur particulière me disait quelque chose, mais elle était très faible, donc difficile à déterminer. Pourtant on aurait dit une odeur "de campement"...du bois mouillé ? Non...du bois brûlé.

Et il s’avéra que c’était le cas : à quelques mètres de nous, nous vîmes un arbre d’où s’échappait une très, très légère fumée. De là où elle s’échappait, le bois ne brûlait pas mais il était sombre, calciné par quelque chose qui le chauffait trop. En regardant plus attentivement, je me rendis compte qu’il s’agissait d’un rayon de soleil précis qui frappait l’arbre à cet endroit. Ce n’était pas normal, car si le soleil tapait aussi fort, tous les arbres sentiraient le brûlé et je ne serais pas là. Il ne s’agissait que d’un seul et unique rayon qui provoquait cet effet, comme amplifié par quelques chose. Je suivis donc du regard le rayon de soleil bien visible et vis la source de cette chaleur :

Situé en haut d’un arbre tout sec, mais pourtant encore debout, posé sur une grosse branche parallèle au sol, à au moins 5 mètres de celui-ci, se trouvait un verre à pied en cristal.

Le soleil passant à travers lui le rendait resplendissant, mais c’était à se demander comment il pouvait tenir debout. En fait, la branche sur laquelle il reposait était juste assez grosse, mais elle était fragile. Tout l’arbre en lui-même était mort et sec, il ne tenait encore debout que parce que ses racines le maintenaient un peu. Bien qu’assez épais, c’était le genre d’arbre qu’il était facile de renverser. Alors bien sûr il eût été tout aussi facile de récupérer un objet en haut d’un arbre mort, il suffisait de le secouer un peu, et de prendre l’objet tombé au sol. Sauf que là nous étions confronté à un problème qui ne nous était pas encore arrivé depuis le début de l’Epreuve : cet objet était fragile, il pouvait se casser au moindre impact.

Je croisai les bras avec un sourire embêté.

« Ah, bien joué Xa’Ya, vraiment bien joué... »

Tout à mon examen des hauteurs, je n’avais pas remarqué qu’au pied de l’arbre se trouvait une grosse masse verte qui se mit subitement à remuer. Avec un mouvement de recul, je poussai Grahyena en arrière et me cachai derrière l’arbre qui se calcinait. Nous vîmes alors un gros Florizarre se prélasser au pied de l’arbre sec. Comme si atteindre le verre à pied n’était pas déjà assez dur.

« Bon, pensai-je, réfléchissons deux secondes. Cet arbre peut très facilement bouger et faire tomber le verre, et il a en plus un gardien de taille, plus gros que Donphan. Grahyena ne suffira pas à m’aider...j’ai besoin... »

Mon regard se porta sur Trellia au loin.

« ...d’aide supplémentaire. »

Abandonnant discrètement notre découverte, nous partîmes à la rencontre de nos camarades futur-ramasseur. Xa’Ya avait été pour quand nous avions choisis de préférer la coopération à la compétition. C’est pour ça que nous étions partis chacun d’un côté de la clairière, pour couvrir plus de terrain. Je supposais donc qu’elle ne serai pas contre le fait que nous unissions nos forces en même temps sur un objet. Mais il fallait faire vite, car le vent lui-même aurait tôt fait de faire tomber le verre de cristal.

Cependant avant d’être à portée de voix pour appeler Trellia, Grahyena attira mon attention sur un autre arbre par quelques aboiements. Au début je n’y vis rien de particulier, mais Grahyena s’obstina, il avait vu quelque chose. En contournant l’arbre, j’aperçus un trou dans le tronc, bien haut. Jusque là, ça semblait être un refuge pour quelques Pokémon forestiers, rien de bien inhabituel...jusqu’à ce que je remarque que quelque chose pendouillait à l’intérieur.

Une tasse en porcelaine ! Rien que ça ! J’écarquillai les yeux devant l’incrédulité de la chose. Elle pendait à une petite ficelle, maintenue je-ne-sais-comment à l’intérieur même de l’arbre ! Et vue qu’elle ne semblait pas toucher quelque chose, cela laissait à penser que l’arbre était creux, laissant donc la possibilité qu’en cas de fausse manipulation avec la ficelle, la tasse tombe au fond...et se brise.

_Bon, et bien maintenant il n’y a plus de doute. On y arrivera mieux à deux…Hé ! Trellia !

Grahyena et moi avancèrent donc vers la jeune fille et son Zigzaton. Je lui expliquai alors la situation.

_Combien d’objets il te reste à trouver ? Moi il m’en reste un. Et j’en ai repéré deux. Nous pourrions en récupérer un chacun si tu veux, mais pour ça j’ai besoin de ton aide. Le premier est une tasse en porcelaine accrochée à une ficelle à l’intérieur d’un arbre. Le deuxième est un verre en cristal posé sur une branche d’un arbre mort, gardé par un Florizarre. Ces deux objets sont fragiles, la moindre erreur peut les briser et les rendre irrécupérables. C’est pour ça que je voulais te demander si on pouvait s’entraider là-dessus aussi.

Je pointai alors du doigt l’arbre où se trouvait la tasse.

_Tu es plus légère que moi, je pourrai par exemple te faire la courte-échelle pour te permettre d’atteindre le trou et détacher la tasse. Nos Pokémon pourraient essayer d’empêcher les autres de nous déranger. Après si tu as une autre idée, je suis tout ouïe. Mais…

Ma voix devint un peu anxieuse.

_...nous devons agir vite, Donphan ne va pas tarder à revenir.


[Je donne l’autorisation à Trellia de "contrôler" en partie mon personnage et mon Pokémon pour son prochain post afin de l’aider à récupérer son prochain objet, sans en faire trop bien sûr ^^. J’ai donné une idée de courte échelle, mais si tu as une autre idée, ou si tu préfères récupérer l’autre objet, libre à toi. Préviens-moi par mp si t’as des idées, suggestions, ou questions ^^]

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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par Trellia Farron le Jeu 6 Avr 2017 - 18:14

lus qu’un. » dit Trellia en se relevant, le presse-papier en main.

Le Pokémon s’enfuyait et Giselle la rejoignit. Maintenant qu’ils se trouvaient sur la fin de cette épreuve, les choses devenaient compliquées. Trellia avait fouillé une bonne partie de « sa » section, tout en pensant que Raiden avait fait de même. Six objets chacun, cela signifiait qu’il n’en restait que deux à trouver et si elle jugeait par tout le bric-à-brac qu’elle avait retrouvé, il allait être très difficile de retrouver dans tout se terrain ce qui manquait. Où pouvait-elle encore fouiller ? Elle était presque certaine de ne plus rien trouver près de l’étang, le problème c’est que le plus évident avait été fait. De plus, les Pokémon et eux-mêmes avaient assez bien piétiné le terrain, de ce fait, si cela avait permis de retrouver certains des objets qu’ils cherchaient et quand ils ne les avaient pas trouvés, Trellia imaginait sans mal qu’ils avaient été un peu plus profondément enterrés sous terre… Elle repoussa une mèche de cheveux, tout en réfléchissant, comment faire à présent ? Toute la question était là.

Elle balaya la zone du regard, le Capumain avait disparu et pour l’instant, le Donphan semblait se tenir tranquille près des arbres. Raiden se trouvait plus loin et respirait la mine de quelqu’un qui faisait semblant de rien pour passer inaperçu, tout en jetant des regards de tous les côtés. Trellia eut un fin sourire, elle ne doutait pas qu’il faisait tout pour rester discret et essayer d’attirer le moins possible l’attention des Pokémon. Ça avait l’air de fonctionner pour l’instant. Elle le regarda farfouiller du côté des arbres. Peut-être devait-elle faire la même chose, elle n’avait pas trop regardé dans les arbres et pas du tout en lisière de la forêt. Hmm, oui peut-être… Elle quitta le garçon des yeux et se dirigea vers les arbres les plus proches, imitant Raiden. On ne savait jamais. Xa’Ya semblait maintenir les Pokémon du coin en dehors de la clairière, car dès qu’elle mit les pieds à ses abords, les Herbizarre et les Bulbizarre semblaient s’y trouver par centaine. Elle devait avancer sans leur marcher dessus, ce qui n’était pas simple, entre les tapis de feuilles, de mousses et des souches, ils étaient quasiment invisibles…

Trellia avançait à pas prudent, Giselle sondant la zone à sa manière, c’est-à-dire, dans tous les sens dans un ordre chaotique. Jouant les ratons ninja, par moment, elle sautait sur un tronc, façon Raikou et Draco grimpant à la verticale, mais seulement sur les branches basses, pour retomber quelques mètres plus loin. A un moment, Trellia trébucha sur une souche, mais se rattrapa, et marcha sur quelque chose de plutôt mou. Une chose vivante !  Qui se mit à crier et à bouger. Trellia manqua de tomber à la renverse et prit appuie sur un arbre. Elle venait de marcher sur un Bulbizarre, celui-ci prit assez mal la chose. L’air assez mécontent, il se tourna vers elle, une fois dégagé de son poids et fit sortir deux longues lianes. Il fouetta l’air de ses lianes d’un air menaçant. Trellia ne dit rien, mais se déporta sur le côté. Relativement indifférente au Pokémon, elle ignora ses menaces, qui ne lui faisait pas peur. Le Bulbizarre insista, mais constata à son tour que l’intruse n’en avait rien à faire. D’ailleurs, elle était déjà partie.

Trellia marchait précautionneusement un peu plus loin, cherchant vainement la moindre trace qu’aurait pu laisser Xa’ya, quand on l’interpella. Elle se retourna, cherchant Raiden du regard. Elle le trouva vers des arbres, de l’autre côté de la clairière, marchant vers elle.  Elle jeta un dernier regard furtif sur sa zone et partit à la rencontre du jeune homme, Giselle surgissant de dessous un tas de feuilles mortes. En arrivant à sa hauteur, il lui demanda où elle en était.

« Il m’en reste un. » Ils en étaient donc arrivé au même point et il en avait trouvé deux, les derniers. Vu la description qu’il en donnait, il y avait peu de chance que ça soit des objets perdus. « Dépêchons-nous alors, tu sais ce qu’on dit des Donphan et de la porcelaine ! »

Puis ils se dirigèrent vers l’arbre en question. Il était plutôt balèze et bien gardé. Et plutôt mort aussi, à moitié déraciné. Trellia comprenait le problème, un poids trop lourd risquait d’embarquer l’arbre et le déraciner pour de bon, un faux mouvement du Florizarre aurait le même effet. Pour l’instant, le Pokémon était endormit. Trellia passa sa main gantée dans ses cheveux, elle réfléchissait. Elle préférait ne pas avoir à convaincre ou pire, calmer le Florizarre… Il valait mieux agir pendant qu’il dormait. Elle jeta un regard prudent du côté des autres Pokémon et fit signe à Raiden et Giselle.

« Ok, Giselle, grimpe sur ces branches pour récupérer le verre, quoiqu’il arrive, ne le lâche pas. Mieux vaut ne pas le réveiller. » Murmura t-elle en faisant un signe du menton vers le Florizarre. « Quant à nous...»

Giselle n’avait pas l’intention de grimper là-haut, mais Trellia la saisit par le collet, et l'envoya à son poste. Giselle grogna de reproches, mais Trellia s’en fichait. Elle s'éloigna, vers l'autre arbre. Raiden l’aidait à grimper et la lâcha quelque part sur une branche haute.Prenant appui sur Raiden, elle se hissa elle-même à une bonne hauteur, elle tendit les bras et se tint un moment en force. Dès qu’elle put, elle passa une jambe sur une branche pour se maintenir au mieux et rampa prudemment vers le creux de l’arbre.

Retenant sa respiration, elle se hissa tant bien que mal et tendit un bras. L’étirant au maximum, elle toucha du bout des doigts la tasse, qui se mit à se balancer doucement de droite à gauche. Trellia sentit l’appréhension monter. Elle surveillait les alentours, essayait de se maintenir sur la branche pour ne pas tomber, ou faire tomber l’arbre et tentait d’atteindre un objet encore hors de portée. Il se passa au moins une éternité avant qu’elle ne parvienne à attraper la petite ficelle qui la retenait.

« Je l’ai… » Souffla t-elle d’une voix étouffée.

Au même moment un « pof » se fit entendre, un cri et grognement. Trellia s’immobilisa, toujours en apnée, la main toujours suspendue au-dessus de la porcelaine. Elle inclina la tête, lançant un regard de biais. Giselle était retombée dans l’énorme fleur du Pokémon plante… Ce dernier se réveilla et chercha du regard ce qui l’avait dérangé, Giselle se recroquevilla dans la fleur et n’osa plus en bouger. Trellia de son côté appréhendait. Comment le Florizarre allait prendre sa présence dans son arbre ? Il y eut un silence, puis un autre grognement. Et d’un coup, Trellia prit un énorme nuage violet en plein visage. Elle ferma les yeux, plein de spores et se mit à tousser. Elle referma une main crispée sur la ficelle qui cassa et retira la tasse tant bien que mal, se sentant soudainement très mal. La seconde suivante, elle prenait une liane immense dans le ventre, alors qu’une masse végétale se mit à pousser brusquement sur l’arbre mort, lui liant peu à peu les jambes et la taille à la branche à laquelle elle se raccrochait. Une énorme plante en forme de cloche l'attaquait.



[J’espère que ça te convient ^^ Giselle à récupéré le verre, mais elle est restée dans la fleur du Florizarre, Trellia à la tasse dans la main, mais un Empiflor à lancé Toxik qui l’a empoisonnée. Elle a prit un coup de Mégafouet et comme il un peu de mauvais poil, il lui lance ligotage !

Tu peux te servir de Giselle, mais ce n’est pas une combattante et elle n’aime pas spécialement se mettre en première ligne… Elle est spécialisée dans le pistage et la recherche d’indice. Son set d’attaque (en plus du normal) comprend Plaquage, Vibraqua, Taillade, Détricanon et le Talent Pied Véloce, par contre, elle n’obéira pas à Raiden sauf dans l'intérêt de Trellia ou le sien, mais agira de son propre chef sans problème, elle est maligne ^^
MP si besoin, ça va ?]
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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par Raiden Ôkami le Jeu 13 Avr 2017 - 17:51

Déjà, même en travaillant à deux (quatre si l’on comptait nos Pokémon), la situation était tendue. Mais quand nous entendîmes le petit "pof" du Zigzaton…

_Merde...

...le silence qui s’ensuivit nous immobilisa tous comme des pierres, ne sachant pas ce qui allait se passer. Une goutte de sueur eu à peine le temps de perler sur mon front lorsque, d’un coup, la situation dégénéra. J’étais concentré sur le Florizarre qui s’était réveillé, quand j’entendis Trellia tousser à en cracher ses poumons. Levant les yeux, je la vis se faire attaquer par un Empiflor.

_Merde.

Avant même que j’eusse réfléchit à quelque chose, je vis ensuite avec horreur qu’il la ligotait de ses lianes. Nombreuses étaient les histoires où l’on racontait qu’un Empiflor avait avalé et digéré ses victimes avec de l’acide. Un vrai cauchemar rien qu’à l’imaginer et qui allait probablement se dérouler sous mes yeux.

_Merde !

Si nous n’avions pas été obligé de laisser nos affaires de côté, j’aurai pu tenter quelque chose avec mon grapin.

_Bon sang ! Vite, mon épée !

Mais je n’avais pas mon épée non plus.

_FUCK EVERYTHING !

Et voilà que je commençais à parler Terrosien ! La situation était ca-ta-stro-phi-que, et ce n’était que le début. Sur le coup je ne savais pas quoi faire, j’avais fait la courte échelle à Trellia, impossible donc d’y monter tout seul, les branches étaient trop hautes, et Grahyena n’était pas un grimpeur. Heureusement, il y avait Florizarre ! Ne réfléchissant plus, j’attrapai une solide branche qui était par terre et la lançai à toute volée sur le Pokémon à fleur, puis me cachai derrière l’arbre sur lequel était Trellia et l’Empiflor. Le gros Pokémon plante se retourna en grognant pour voir qui était le responsable, et il vit son congénère occupé à ligoter une humaine. Pensant que c’était lui qui l’avait réveillé, il lui lança une de ses lianes pour le punir. L’Empiflor, surpris, répliqua avec la liane dont il ne se servait pas pour Trellia, ce qui eu pour effet de renforcer la colère du Florizarre, qui cette fois utilisa ses deux lianes pour carrément secouer l’arbre et faire tomber l’Empiflor, Trellia avec. Une chance comme celle-là, nous ne pouvions pas la laisser filer.

_A l’attaque ! Vite !

Grahyena et moi lancèrent alors un assaut simultané. Tandis qu’il lança Morsure sur une liane, je sautai à pied joint sur l’ennemi de toute mes forces. Florizarre nous regarda incrédule, ne comprenant pas ce qui se passait, mais Empiflor, lui, lâcha un cri de douleur. Avec sa liane valide, il envoya valser mon ami plus loin. J’en profitai pour lui asséner un nouveau coup de pied là où se trouvait ses yeux. La douleur le fit relâcher sa prise, ce qui me permit de détacher Trellia en quatrième vitesse. Le plus vite possible, je fis de mon mieux pour la charger sur mon épaule gauche et piquer un sprint pour la mettre en sécurité. L’Empiflor voulu bien entendu m’arrêter, mais Grahyena revint à la charge.

Je crus que nous étions presque hors de danger quand je sentis à mon tour quelque chose m’enrouler les jambes et me faire tomber au sol. Le choc me fit lâcher la pauvre jeune fille qui n’en menait déjà pas large. Puis je sentis qu’on me tirait vers l’arrière. J’eu beau tenter de m’agripper au sol, rien n’y fit, et je fus soulevé de terre pour constater que c’était le Florizarre qui s’en était pris à moi. Il avait compris la situation. Une sueur froide coula sur mon front alors que je le vis me hurler dessus.

C’est à ce moment précis que je vis sur ma droite Donphan qui revenait de sa grosse roulade en forêt, il arrivait dans la clairière comme ça, sans se douter un instant de ce qui se passait. En désespoir de cause, je fis la première chose qui me passa par la tête.

_YOUHOU ! ! DONPHAN ! JE SUIS LA ! ! VIENS JOUER ! !

Le bougre me vit, me reconnu, et sans se demander pourquoi j’étais ligoté au-dessus du sol, il sauta de joie et lança une nouvelle roulade. Sa trajectoire l’amena à percuter de plein fouet l’Empiflor, toujours aux prises avec mon canin, et qui ne se releva pas après ça, puis à foncer droit sur le Florizarre. Ce dernier, en voyant le boulet de canon qui lui arrivait dessus, voulu l’arrêter avec ses deux lianes et me relâcha d’un coup. L’impact fut si fort que la petite Zigzaton qui était encore sur la fleur fut éjectée de celle-ci.

La pauvre, prit de panique en plein vol, poussa un petit cri, lâchant du même coup le verre de cristal qui tomba dans l’herbe. Zigzaton couru alors vers sa maîtresse qui gisait un peu plus loin. Je me relevai aussitôt et fonçai vers l’objet, mais Florizarre m’avait en partie coupé la circulation sanguine, j’avais des fourmis dans les jambes, courir était difficile.

Plus que quelques mètres, j’entendais Donphan et Florizarre s’énerver mutuellement derrière moi…

Plus qu’un mètre, je tendis la main, j’allais l’avoir...quand une autre main le prit avant moi et l’emmena…

_Quoi ? Mais… ! CAPUMAIN ! BORDEL DE MERDE !

Je l’avais complètement oublié celui-là ! Le petit voleur s’éloigna en se gaussant de moi. Il fallait bien admettre que dans son rôle d’enquiquineur d’Epreuve, il était parfait ! Je voulu le rattraper mais mes jambes me faisaient mal et je n’étais pas aussi rapide. C’est alors qu’au détour d’un arbre, Grahyena surgit soudainement devant lui et lui lança un Hurlement bien fort. Son apparition, pour le moins horrifiante (renforcée par les blessures à la gueule qu’il avait gagné contre l’Empiflor) était tellement inattendue pour le voleur, que ce dernier lança le verre en l’air avant de s’enfuir à toutes jambes.

L’objet fit un vol plané avant de retomber au sol en faisant un bruit distinctif.

_Non...c’est pas vrai…

Grahyena et moi nous approchâmes de l’objet. Je le pris délicatement dans ma main. Etait-il cassé ? Non, mais il avait gagné une grosse fissure. Plus personne ne pouvait désormais le remplir de liquide. Nous avions donc récupéré notre objet, mais il était endommagé.

Serrant les lèvres, je rangeai le verre bien vite à ma ceinture avant de retourner vers Trellia et son Zigzaton. La jeune fille continuait de tousser et était atteinte de nausée. Je la pris contre moi et essuyait son visage plein de spores toxiques avec mon revers de manche.

_Tiens bon, je vais te ramener à Kabana.

Dans ses mains, elle serrait toujours la tasse en porcelaine qui avait tenu le coup. C’était bon, nous avions tous nos objets. Il ne restait plus qu’à retourner voir Xa’Ya. Lentement, je hissai à nouveau ma compagne d’Epreuve sur mon épaule et nous retournâmes tous les quatre vers notre examinatrice.

_Okay...lui dis-je une fois arrivé à sa hauteur, essoufflé. I think we have enough. What did you think about it ?

J’étais curieux de savoir ce qu’elle allait en penser, mais j’espérais surtout qu’elle n’allait pas tenir compte du verre de cristal fissuré, surtout après tout le mal qu’on s’était donné…



[Ouf ! Finis ! J’espère que vous avez compris comment toutes les actions se sont déroulées et qu’elles vous paraîtront crédibles.
Trellia, à moins que Xa’Ya ait une autre idée, je te ramènerai à dos d’oiseau à Kabana et te laisserait chez un médecin (toi, ton Zigzaton et tes affaires) avec un mot qui te dira si tu as eu l’Epreuve ou pas. Je le dis ici, parce que c’est pas dit que je fasse un post là-dessus après ^^"]

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Re: [ Clos ] Suivre la piste parfumée... [Épreuve Ramasseurs - Trellia / Raiden]

Message par PNJ le Mar 9 Mai 2017 - 22:33

Xa’ya, perchée dans un arbre non loin des deux jeunes gens, fronça les sourcils lorsque la situation dégénéra. Se laissant tomber prestement entre les deux belligérants, elle siffla et leur parla dans une langue étrange qui ne ressemblait à aucune autre. Sa voix se fit gutturale pour s’exprimer dans un langage hérité d’un autre temps, et les deux Pokémon Plante surpris par l’emploi de l’akathe se calmèrent, rangeant leurs lianes respectives avant de se séparer.

Retournant à son poste d’observation, Xa’ya laissa les duo la rejoindre, avant d’attraper une Baie Pêcha dans son vêtement pour l’enfourner dans la bouche de Trellia sans lui demander son avis.


« Avant toute chose, la guérir. Toxik est un poison lent et très puissant. Et mortel, s’il n’est pas soigné à temps. »

Examinant rapidement la Terrosienne et constatant que son état n’avait plus rien d’alarmant, la femme à la peau caramel hocha la tête, avant de récupérer les objets ramenés par les aspirants Ramasseurs. Elle s’arrêta un instant sur la fissure du verre, fit mine d’en être fâchée, puis éclata de rire.

« Ce n’était pas la peine de faire autant attention ! I don’t care ! Le but était de ramener les objets, c’est tout. It’s okay. Vous avez réussi. Congrats ! »

Nago se faufila sur son épaule et lui tendit les deux parchemins ficelés avec les mêmes attaches que celles scellant les courriers qu’ils avaient déjà reçus.

« Voilà vos... Certificats de réussite. J’ai beaucoup aimé votre collaboration spontanée, c’était beau à voir. J’aurais juste apprécié de vous voir jouer avec Moro encore un peu. Oh, I’m joking, don’t worry guys ! »

Devant la mine déconfite de Raiden, Xa’ya estima qu’elle avait assez plaisanté, et elle leur indiqua une piste visuelle et colorée, bien plus facile à suivre que la première, pour regagner le village de Kabana en toute sécurité.

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L’épreuve est donc officiellement terminée ! Vous voilà tous deux Ramasseurs. Je vous laisse conclure si vous le souhaitez et faire toutes les demandes adéquates. Je m’occuperai de votre notation 😊

À bientôt en RP !

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