[ Clos ] Heureux (?) événement [Solo]

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[ Clos ] Heureux (?) événement [Solo]

Message par Mariza le Mer 8 Mar 2017 - 20:03

Nombre aléatoire (1,5) : 5

1. Un garçon
2. Une fille
3. Deux filles
4. Une fille et un garçon
5. Deux garçons

Nina : Le tirage initial avait donné 1, avant l'édition du titre pour la clôture du topic Smile


Dernière édition par Prosopon le Dim 16 Juil 2017 - 18:02, édité 1 fois

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Re: [ Clos ] Heureux (?) événement [Solo]

Message par Mariza le Jeu 9 Mar 2017 - 0:25

Je gémis une fois de plus de douleur, et rapidement je me retrouvai à hurler sous le coup d’une contraction plus forte que les autres. L’une des accoucheuses-guérisseuse vint apposer ses mains fraîches sur mon front, semblant compatir à ma souffrance, tandis qu’une autre me massa les cuisses avec une huile parfumée censée me détendre et calmer la douleur des crampes. Espérant sans doute me soutenir, ma mère Calypso se tenait à mes côtés et me broyait allègrement la main. Sauf que je ne le sentais pas, beaucoup trop concentrée sur ce qui se passait au niveau de mon ventre.

Enfin vint la délivrance. J’eus l’impression de revivre après en avoir bien, bien pâti. Mon corps tremblait de fatigue, et mes assistantes d’accouchement durent me rincer le visage tant il était couvert de sueur, tandis que l’accoucheuse en chef récupérait le bébé. J’espèrai une bonne nouvelle, mais son visage était sans appel, comme celui des autres.

“C’est un mâle”, annonça-t-elle avec un air dégoûté et désapprobateur.

“Eeeuuurgh” m’entendis-je répondre, parfaitement écoeurée et déçue. Un an, j’avais perdu presque un an, j’avais souffert le martyre, et tout ça pour un échec. Et il allait falloir tout recommencer ! Mes aïeux. Qu’on m’achève. Qu’on m’annonce que quelque chose s’était mal passé et que j’étais désormais dans l’incapacité d’enfanter de nouveau. L’idée de devoir me relancer dans cette entreprise me démoralisait complètement. Enfin, avec un peu de chance, je pouvais encore compter sur Rajeev pour réessayer…

Rajeev…

“Bon, je vais annoncer ça aux autres et on va aller le jeter quelque part… sauf si tu préfères qu’on l’égorge directement ?”

“Attendez”, marmonnai-je, m’attirant des regards étonnés voire suspicieux - ou alors, je devenais parano.

Je me redressai légèrement et désignai ma poitrine, particulièrement gonflée.

“Je… j’ai super mal… Avant de l’emporter, vous pourriez le laisser têter un peu, histoire de me soulager ?”

Les guérisseuses haussèrent un sourcil, mais ne rechignèrent pas. La cheffe posa délicatement le bébé sur moi, plus pour ne pas me faire de mal que pour son bien à lui, puis elles attendirent. J’esquissai un sourire gêné qui, me connaissant, devait sans doute plus ressembler à un rictus de constipée.

“C’est intimidant… Je ne veux pas forcément que vous me voyez nourrir un mâle… Est-ce que vous pourriez me laisser seule un moment… avec ma mère ?”

Calypso m’observa avec incompréhension, peu habituée à ce que je parle d'elle ainsi, tandis que les autres Amazones eurent des réactions variées, allant des yeux au ciel au sourire compréhensif. Néanmoins, elles sortirent toutes, et je laissai tomber les masques.

“Elles sont parties ?” murmurai-je à la Chasseresse, en jetant des coups d’oeil en direction de l’ouverture de la tente.

“Je… Oui, il me semble… Tu ne le nourris pas ?”


“Hein ? Mais qu’il se nourrisse tout seul, l’asticot ! J'ai dit ça pour gagner du temps”, m’exclamai-je avant de réfléchir plus de trois secondes. “Ah ouais, mais il va clamser si je ne fais rien, bon sang… Si, je vais le nourrir. Tu peux me montrer comment faire ?”

Calypso semblait de moins en moins comprendre la situation, mais j’avais besoin d’elle. Il allait donc falloir rapidement la mettre au parfum. Elle s’avança et m’indiqua comment me placer pour allaiter correctement l’enfant, et, alors qu’elle était tout près de moi, je lui expliquai aussi silencieusement que possible la situation.

“Okay, voilà le deal. Je ne tiens pas à laisser tuer cet enfant. J’ai fait une promesse - oui, je sais que c’est plus ou moins une trahison, donc ne me fais pas ces yeux-là. Il ne faut surtout pas que ça se sache.”


L’Amazone âgée était assez vive d’esprit pour comprendre ce que je tramais, ainsi que la difficulté de la tâche. Elle semblait quelque part soulagée. Sans doute que tuer des enfants n’était pas vraiment dans ses principes. Peut-être voyait-elle un petit Gareth dans tous ces garçons que nous avions laissés mourir. Peu importait, dans tous les cas, elle semblait prête à m’aider.

“Tu as une idée sur comment faire ?”


“Non, avouai-je. Il faut d’abord le faire sortir du camp, sans que les autres se lancent à sa recherche ou ne sentent le piège… Puis le ramener à son père, à Terros.”

“Ah, quand même… Terros...” souffla Calypso en prenant conscience de l’ampleur de la situation.

Il y eut un silence, simplement troublé par les bruits de succion de la crevette. L'aînée l’observait et commença à lui caresser le crâne.

“Du coup, si tu le gardes, tu as pensé à un nom ?”

“Okay, non, on se calme, je ne le garde pas, je le renvoie chez son géniteur. Essayons de ne pas nous disperser, s’il te plait.”

Nous réfléchîmes intensément. Les accoucheuses pouvaient revenir d’un instant à l’autre… J’eus une première idée, mais ça nécessitait une bonne partie de chance, ainsi qu’une grosse dose de culot. Et ça ne résolvait qu’une partie du problème, la partie immédiate… Je n’étais pas encore inspirée pour ce qui concernait le transport de l’enfant jusque chez Rajeev. Tant pis.

“Calypso… Va me chercher, en vitesse, ma Démanta. Elle doit avoir son Pokémon de compagnie avec elle… J’ai besoin de lui.”

Tout le monde au camp avait fini par connaître Dem, je ne pouvais pas donc pas compter sur elle pour passer inaperçue. En revanche, son Carapuce était petit et souvent caché par ses grandes ailes, peut-être qu’on ne l’associerait pas avec moi, et peut-être qu’il était suffisamment intelligent pour comprendre l’ordre. Et assez robuste. L’Amazone se leva avec hâte, mais avant de partir elle posa sa main sur mon épaule.

“Si tu as besoin… J’ai peut-être un moyen de conduire l’enfant à destination.”


Puis elle sortit. J’étais honnêtement plutôt inquiète à l’idée qu’elle ne revienne pas à temps, ou que ses mouvements attirent l’attention, Mais ça n’était que de la paranoïa de ma part. Tout se passa comme prévu, et ma complice revint accompagnée de mes deux Pokémon. L’autre bourrique qui m’avait servie de monture devait traîner ailleurs, de toute façon on n’avait pas besoin d’elle pour le moment. Elle était trop reconnaissable, elle aussi. Démanta rentra dans la tente avec Doudou et s’approcha de moi.

“File-moi ton Carapuce, Dem’. Okay Doudou, tu vois ça ? C’est un bébé. C’est fragile. Il faudrait que tu fasses semblant de le manger et de l'emmener en forêt. Tu comprends ?”

Je constatai assez vite qu’il allait y avoir un petit souci de gabarit si je voulais que la tortue emporte entièrement la crevette. Ca n’arrangeait pas mes affaires…

“Bon, oublie. T’es trop petit, finalement.”

Ma remarque le vexa peut-être. L’instant d’après, il fronça les sourcils et eut l’air de se concentrer ; puis il s’illumina, et quand nous pûmes le regarder sans plisser les yeux à cause de son éclat, il mesurait le double de sa taille. Enfin, c’était la différence la plus notable, mais il y en avait d’autre. Sa queue s’était transformée, et il avait gagné des oreilles. Apparemment, il tenait sacrément à se rendre utile… En tout cas, sa métamorphose tombait à pic : on risquait encore moins de le reconnaître.

“Bien, tu me chopes la bestiole et tu cours droit devant toi sans t’arrêter. Ah, attends.”


Il y avait un peu de sang (entre autre chose) à disposition, j’en profitai pour en barbouiller la tête du Pokémon, qui grimaça.

“Eh oui, c’est dégueu, mais qu’est-ce que tu veux. Bref. chopes le bébé. Mais t’y fais attention. Et tu cours. Et tu te trouves une planque. C’est clair ? Demanta, tu le suis de loin pour repérer où il se cachera et t’arranger pour qu’on ne le trouve pas. Tout le monde a bien compris son rôle ?”

“Mariza, tu es sûre que…” , commença ma génitrice.

“Je ne suis sûre de rien, mais je n’ai pas beaucoup d’options. Emera-sama et pas mal d’autres me regardent déjà de travers et n’ont plus vraiment confiance en moi, en plus j’ai merdé et j’ai ramené un p'tit mec au lieu d'une future Amazone, donc… Je fais comme je peux. Vous êtes prêts, tous les deux ? Alors, go !”

Doudou s’élança à toute vitesse à l’extérieur, tenant le bébé comme il le pouvait. J’attendis un instant avant de me mettre à crier, et de faire signe à Calypso d’en faire de même, et à Dém de se mettre en route à son tour.

“AH ! Un Pokémon sauvage nous attaque ! Il a pris le gamin !”

Les Chasseresses se rassemblèrent autour de la tente en un instant, et j’en profitai pour créer un semblant de bazar autour de moi, tombant de la chaise gynécologique sur laquelle on m’avait placée, laissant ma mère jouer la carte de la panique. Elle se débrouillait plutôt bien.

“Mariza !”

“Que se passe-t-il ?!”

“Un… Une bête est entrée, elle m’a sauté dessus et a emmené le… le nouveau-né…”

Quelques jeunes guerrières échangèrent un regard. Le fait que personne ne s’affole me laissa penser que le mot était déjà passé concernant le sexe de l’enfant.

“On allait le tuer de toute façon…”

“Oui, autant laisser la nature s’en charger…”

Quelques autres n’avaient pas l’air de mordre complètement à l’hameçon, cependant, et ordonnèrent qu’on se mette en chasse de la créature. Il ne fallait surtout pas que je montre la moindre inquiétude à ce sujet, aussi m’efforçai-je de penser que dans tous les cas, j’avais essayé. Peut-être aurais-je dû préciser à Doudou qu’il fallait fuir en laissant son fardeau sur place si la situation se compliquait… J’avais plus d’affection pour lui que pour l’autre asticot qui n’avait même pas une heure. Encore une fois, Calypso me broyait la main pour me soutenir, ou évacuer son stress.  Si Kyogre voulait bien entendre ma prière... Pour une fois... Qu'il fît que la chance me protège.

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Re: [ Clos ] Heureux (?) événement [Solo]

Message par Mariza le Sam 15 Juil 2017 - 20:15

[Contrainte : faire intervenir un PNJ]

De ce que j’avais entendu, Doudou n’avait pas été attrapé, pas plus que son chargement. Les recherches n’avaient pas duré longtemps, puisqu’on avait supposé que l’animal sauvage avait soit dévoré, soit laissé pour mort la cible. Néanmoins, ma mère était partie en forêt quelques jours plus tard, histoire de s’assurer que le bébé avait survécu. Guidée par Démanta, Calypso avait réussi à retrouver le Carabaffe et l’enfant, et elle s’était arrangée pour le confier à une des nombreuses tribus de l’Île du Poisson, temporairement. Ca me faisait ce souci en moins. J’avais donc pris une vingtaine de jours pour me remettre complètement, imaginant repartir du village dès que possible. Le prétexte était tout trouvé ; après tout, j’avais échoué dans ma tâche, et il me fallait me remettre au travail le plus rapidement possible.

Pourtant, lorsque notre cheffe Emera annonça qu’elle réunissait la tribu quelques jours plus tard, ça n’était pas pour annoncer mon départ, mais celui, tout à fait inattendu pour moi, de ma mère. Je n’avais pas eu l’occasion d’avoir plus d’informations venant d’une des deux femmes avant le dernier moment, et je n’avais pas réussi à leur parler seule à seule au moment où l’annonce fut faite officiellement. Les autres murmurèrent en découvrant cette nouvelle pratiquement sans précédent… Calypso avait déjà une réputation particulière à cause de son passé d’étrangère, et puis il y avait toutes les rumeurs qui tournaient autour de moi qui venais d’accoucher d’un bébé inutile, et qu’on avait cru déserteuse pendant un temps… Et maintenant, ça ?! Mais je me fichais bien des regards en coin et des chuchotements ; je m’étais avancé aussi près que possible d’Emera, pour lui demander des explications.

“Cheffe ! Je suis revenue, j’ai été enceinte et je suis revenue avant l’hiver comme nous l’avions convenu, alors pourquoi ?! Uniquement parce que l’enfant était un mâle ?!”

J’étais en colère, dans l’incompréhension la plus totale. Et je me sentais trahie : j’avais fait de mon mieux pour répondre à la requête de la tête de la tribu, pour éviter à ma mère le bannissement. Pourquoi la faire partir, alors ?! Mais la grande femme aux cheveux noirs secoua la tête.

“Ca n’est pas ma décision, Mariza, c’est la sienne.”

Je me tournai vers Calypso, au centre du cercle que formaient les Amazones, décontenancée. Qu’est-ce que c’était encore que ce plan. On ne quittait pas les Amazones comme ça… Non seulement ça ne se faisait pas en règle générale, mais là, quel message voulait-elle envoyer au groupe qui l’avait sauvée et accueillie des années plus tôt ? Ma mère se regarda avec une expression neutre, puis elle prit la parole vers toutes les autres.

“Lorsque je suis arrivée il y a presque trente ans de cela, vous m’avez sauvée. Vous m’avez accueillie et vous m’avez offert une protection et un foyer. Je serai éternellement reconnaissante envers les Amazones pour cela. J’ai travaillé chaque jour à rembourser ma dette en devenant à mon tour chasseresse pour la tribu. Je vous ai confié ma fille, qui est à son tour devenue une chasseresse, et qui est partie pour trouver un géniteur, avant de revenir ici pour accoucher, comme il est de coutume.

Je pense n’avoir plus rien à apporter à notre groupe désormais. Et, bien que j’ai aimé en faire partie toutes ces années, je crois que mon coeur n’a jamais vraiment oublié que je viens d’ailleurs… Pour cette raison, je souhaite partir.”


Il y eut de nombreux ricanements et rumeurs méprisants autour de nous. Une femme un peu plus jeune que ma mère s’avança, apparemment agacée.

“Calypso. C’est à cause des hommes et du monde extérieur que tu es arrivée ici à moitié morte. C’est à cause d’eux que tu as dû quitter ta vie d’avant. Et personne n’est jamais venu te chercher jusqu’ici, en trente ans. Tu n’avais déjà rien ni personne pour te venir en aide à cette époque, mais maintenant ? Tu n’as plus rien. Tu n’es personne au delà du village.”

Elle ne mâchait pas ses mots. Les lèvres de son interlocutrice tremblèrent légèrement, mais elle ne détourna pas le regard et elle répondit d’une voix claire.

“Je le sais. Mais il le faut.”

Les autres ne comprenaient pas. Elles étaient toutes nées ici, avaient grandi ici, et savaient depuis le jour de leur naissance qu’elles mourraient ici. Mais j’avais une idée de ce que voulait dire ma mère. Moi-même, quelques fois, j’avais ce sentiment que le monde était vaste et que je voulais en voir plus, et ne pas m’enfermer sur notre île. Alors, pour elle qui était née et qui avait vécu une première vie dans cette immensité, ce sentiment était sans doute dix fois plus fort. Et puis, grâce à moi, Calypso savait - ce que les autres ignoraient - qu’elle avait un fils qui serait prêt à la rencontrer et à l’aider. Emera s’avança vers elle.

“Tu sais que si tu choisis de partir, tu redeviendras une étrangère pour nous… Tu ne seras pas accuser de trahison ni de désertion puisque, comme tu l’as dit, tu as rempli ta mission. Mais tu ne pourras plus espérer ni aide, ni refuge, ni compassion de notre part, quelque soit ton sort.”

Ma mère attrapa la main droite de notre matriarche.

“Emera-sama. Je le sais. Je n’en attendrais pas moins. Malgré tout, une part de moi restera jusqu’à ma mort une Amazone, où que je sois.”

Les yeux noirs d’Emera observèrent Calypso comme s’ils sondaient son âme. Soupçonnaient-ils un prétexte à ce départ soudain ? Après tout, il y avait quelques unes d’entre nous qui avaient au moins un peu entendu parler du fils de ma mère, et devaient se douter, ou au moins qui devaient avoir pensé qu’elle pourrait vouloir le rejoindre. Ce qui serait indigne pour une Amazone, qu’elle soit entière ou partielle… cela me rappelait que j’allais devoir donc faire preuve de prudence concernant le fils de Rajeev, si je voulais pouvoir le retrouver et le conduire à bon port. En tout cas, notre cheffe finit par hocher la tête.

“En ce cas, nous t’aiderons à rassembler tes affaires, et nous te conduirons aux limites de notre territoire. Après quoi, tu seras seule.”

L’assistance se dispersa. Il ne resta quelques personnes pour aider ma mère à réunir ses biens, dont moi. Je parvins à l’isoler quelques minutes pour discuter un peu avec elle de ce qui venait de se passer. Elle s’assura que nous étions seules, suffisamment éloignées de la moindre oreille indiscrète, puis elle murmura.

“Je vais aller récupérer ton enfant, Mariza, puis je partirai vers Terros pour rejoindre ton frère. De là, j'essaierai de trouver le père du petit… Il faudra que tu me donnes autant d’informations que tu peux sur lui avant mon départ.”

J’étais ébahie. C’était donc ça, son “moyen” dont elle m’avait parlé plusieurs semaines plus tôt ? Il était vrai que ça m’enlevait une sacrée épine du pied, mais c’était un sacrifice énorme de sa part, auquel je ne m’attendais pas, et duquel je n’avais pas envie de me sentir redevable. Elle dut comprendre ce que je ressentais en voyant mon expression changer.

“Mariza. Je n’ai pas menti sur mes motivations à partir, tout à l’heure… Je ne peux pas rester ici jusqu’à ma mort. Je ne le veux pas. Donc, je profite simplement de cette… opportunité.”

Si cela voulait dire que je n’aurai pas de dette à payer, j’étais satisfaite. Je retrouvai ma voix pour donner les informations nécessaires à Calypso.

“Il s’appelle Rajeev. C’est un ami de Gareth, donc une fois à Seian vous devriez pouvoir le retrouver assez simplement.”

Son visage s’éclaira ; elle avait dû s’inquiéter de la possibilité de réussir sa mission, même si elle avait décidé de partir bille en tête. Elle acquiesça, mais j’ajoutais rapidement quelque chose.

“Et je te rejoindrai vite, de toute façon. Je compte repartir rapidement sur les routes pour FINALEMENT atteindre mon objectif, d’une, et puis… Je crois qu’il y a une part de toi dont j’ai héritée, celle qui aime vivre à l’extérieur du village et qui veut en découvrir plus.”

Ma mère ne m’avait jamais vue comme ça, et je dus admettre que je m’étonnais moi-même. Les confidences et la sensiblerie n’étaient pas mon truc, habituellement. Néanmoins, nous savions toutes les deux que cet aveu pouvait me coûter cher s’il venait à être connu, et nous décidâmes de changer de sujet maintenant que nous savions un peu mieux de quoi nos avenirs respectifs seraient fait. Ma mère récupéra ses dernières possession, lança un regard au village qui l’avait accueillie pendant trois décennies, et fit ses adieux à celles qui étaient devenues ses amies durant cette période ; enfin, elle partit, seule et à pieds, et je la regardai s’éloigner en songeant que cela serait bientôt de nouveau mon tour.

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