Flashback [Sherrinford]

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Flashback [Sherrinford]

Message par Hugo le Lun 29 Mai 2017 - 22:55

Hugo déambulait dans les rues de Kamiki, profitant des caresses du soleil sur sa peau. Seul Sophos l’accompagnait aujourd’hui, ses autres Pokémon ayant préféré rester dans leur sphère. La température était anormalement douce pour cette période de l’année, les différents cafetiers en profitèrent donc pour aménager des petites terrasses en face de leur établissement. Kamiki n’était pas une grande ville, mais pourtant, une bonne partie des tables étaient occupées. La place, en fleurs, était remplie par les cris et rires des enfants, ces derniers couvrant un brouhaha de conversations d’adultes nettement plus ennuyantes.

Hugo décida de ne pas s’y attarder, et s’éloigna un peu du centre de la ville. S’il n’avait pas assisté au déchaînement de la colère d’une meute de Méga-Elecsprint qui avait détruit à eux seuls une bonne partie du village il y’a de cela 4 ans, il aurait été incapable de le deviner tant tout semblait parfait. Les toitures vert émeraude étaient toutes plus intacte les unes que les autres et il en était de même pour toutes les artères piétonnes qui divisaient la ville. Tout semblait avoir été fait pour faire oublier cette tragédie mondiale qui n’avait pas épargné ce village.

Le blond continua de se promener dans la ville et finit par arriver dans sa périphérie. Ici, les maisons étaient plus rares. Les habitations semblaient posées un peu au hasard au milieu des hectares de champs. Parmi tous les bâtiments, une exploitation de laine attira son attention en particulier.  Hugo soupira profondément tandis que Persian frotta le haut de son crâne beige contre la cuisse de son dresseur.

« Je sais. » répondit ce dernier, le regard perdu dans le passé.

Le duo continua d’avancer vers la propriété qu’ils avaient repéré. Après avoir passé quelques minutes à fouler l’herbe, Hugo finit par arriver au niveau d’un gigantesque enclos. Le blond s’appuya sur la clôture en bois qui l’entourait. Penché en avant, il observait les différents Wattouat et Lainergie qui se prélassaient au soleil. Au milieu du troupeau se trouvait un Pharamp à la chevelure dont la consistance semblait être la même que celle d’un nuage. Le cœur de l’élémancien se serra quand il vit la créature électrique. Après tout, c’était à cause d’une de ces créatures ayant un tout nouveau niveau de puissance qu’ils avaient failli mourir ce jour-là.

Cependant, Hugo se rendit rapidement à l’évidence. Ce Pharamp là semblait totalement inoffensif. Après avoir passé de longues minutes à observer comment ce Pokémon se comportait avec ses congénères, le maître de la terre finit par se redresser dans le but de s’en aller… Malheureusement pour lui, le Pokémon Lumière finit par remarquer sa présence, et héla sa dresseuse afin qu’elle le rejoigne. Une jeune adolescente, âgée d’une douzaine d’années à tout casser, finit par rejoindre le phare. Elle passa sa main dans la crinière de son Pokémon avant de jeter un coup d’œil vers Hugo qui était toujours au niveau de la barrière.

Une moue interrogative se dessina sur son visage aux traits encore enfantins. Téméraire, la jeune fermière se mit à avancer vers les limites de sa propriété, à la rencontre du visiteur.

« Hi ! » cria-t-elle au loin. « Je peux vous aider, monsieur ? »

Hugo ne répondit pas tout de suite et se contenta d’observer la curieuse avancer vers lui. Parfois, l’instant de quelques secondes, elle disparaissait, et à sa place se tenait l’enfant apeurée qu’elle était, il y’a 4 ans, quand son troupeau a été frappé par la malédiction de Mewtwo. Le maître de la terre avait rejoué tellement de fois cette scène dans son esprit qu’il n’avait oublié aucun détail… C’était comme si tout était directement gravé dans sa mémoire. Que ce soit son visage rougi par les larmes, ses cheveux blonds en pagaille tâchés par de la boue, sa salopette bleu marine trouée au niveau des genoux et ces derniers écorchés.

Alors que l’ado n’était plus qu’à quelques mètres du duo, Hugo hocha la tête de gauche à droite.

« Non, merci. Je crois que je me suis perdu en fait ! Pourrais-tu m’indiquer le chemin à suivre pour retourner dans le centre de Kamiki ? » mentit Hugo.

« Euh… Bah oui bien sûr ! Alors vous devez marcher par là-baaaas… » fit-elle alors qu’elle accompagnait son explication de grands gestes. « Puis par-là, et encore une fois par-là, puis une fois arrivé au carrefour en forme d’étoile, vous prenez la deuxième à droite et vous atterrissez pile sur la place ! Vous avez compris ? »

« Oui oui, merci de ton aide ! Au revoir ! » fit Hugo alors qu’il tourna le dos à l’adolescente à se mit en route, rebroussant chemin.

Comme il était de dos, l’élémancien n’entendit qu’un simple « Au revoir » au loin, mais ce qu’il ne vit pas, c’était l’expression intriguée qu’arborait son interlocutrice, persuadée d’avoir déjà rencontré ce mystérieux visiteur.

Lors de la première partie du retour, Hugo se contenta de marcher droit devant lui, silencieux, blanc comme un linge. Il finit par baisser les yeux et croiser le regard rubis de son plus fidèle compagnon… Et ce dernier semblait avoir des questions à adresser à son dresseur.

« Ne me regarde pas comme ça, s’il te plait… » fit-il, d’un ton résigné. « Moi-même je ne savais pas vraiment ce à quoi je m’attendais en allant là-bas, ni même ce à quoi je m’attendais en passant tout simplement par Kamiki… Je… J’sais pas. J’avais l’impression d’avoir besoin de repasser par ici, mais maintenant que j’y suis, ça ne me fait rien. Je ne ressens rien du tout, même pas après toutes les horreurs qu’on a vécu dans cette ville. »

Soudain, une succession de flash-back se succéda devant les yeux émeraudes du blond. La petite fille, apeurée, lui suppliant de l’aide afin d’aider son papa à récupérer ses Wattouat. Persian, alors Miaouss, sur le point de mourir avant d’évoluer. Le cocon de terre, première manifestation des pouvoirs élémentaux d’Hugo. Miku, Anthère, le Méga-Elecsprint mort, tué par le blond.

L’élémancien eut un frisson d’horreur et tapa du pied contre le sol. Une motte de terre se mit alors à léviter au niveau du corps du jeune homme. D’un geste sec, il envoya cette masse de terre informer voler plus loin que ce son champ de vision lui permettait de voir.

« La seule bonne chose qui soit ressorti de cette journée merdique. » marmonna Hugo entre ses dents.

Au bout d’une vingtaine de minutes de marche, Hugo finit par se retrouver de nouveau sur la place principale de la ville, et finit par s’asseoir à une des tables mises à la disposition des clients d’un des cafés. Il leva la main en l’air afin d’attirer l’attention du serveur et lui commanda, las, une citronade, après avoir hésité avec une bière. Une fois l’employé retourné dans la taverne, Hugo passa sa main gauche dans le pelage de son compagnon, lui promettant de ne plus jamais retomber dans ses vieux travers.  


Dernière édition par Hugo le Mar 30 Mai 2017 - 11:46, édité 1 fois

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Re: Flashback [Sherrinford]

Message par Sherrinford Jones le Lun 29 Mai 2017 - 23:55

« Vous vous trompez monsieur, ce n’est pas moi ! Je vous le jure ! Je n’ai rien fait… Je suis innocent… Je…
-Ta gueule.
-Mais…
-Tu veux que je le punisse une fois de plus, Sherrinford ?
-Non… Non… Pitié… Tout mais pas ça… Je ferai tout ce que vous voudrez mais… Eloignez-le de moiiiiiiiiiiiiiii ! »


Et le grand gaillard d’un mètre quatre-vingt dix recommença à pleurer comme une fillette ! Sérieusement ? Devant une telle scène, Dawson éclata de rire.
Pour faire avancer l’homme, Sherrinford le tenait fermement par le bras gauche, qui formait un angle étrange avec le reste de son corps. Pourtant, ce dernier n’avait pas été brisé, non. Sherrinford lui avait simplement déchiré le biceps avec sa lame avant de titiller doucement le muscle à vif.

L’homme avait alors poussé le cri d’un Tauros à l’abattoir. Profitant de la faiblesse de son adversaire, le chasseur lui avait alors offert un linge afin qu’il arrête l’hémorragie. Tenir son bras dans cette position tordue et grotesque aidait également le gros balèze à supporter la douleur.

Pour autant, Sherrinford pouvait affirmer que s’il ne voyait pas un médecin dans les heures qui suivaient, gros tas de muscles allait au mieux perdre définitivement l’usage de son bras, au pire perdre la vie si sa blessure ne cicatrisait pas à temps. Et puis en pleine nature, une septicémie était vite arrivée. Mais la prime sur ce gaillard était bien plus intéressante s’il était encore en vie. Et il le serait, au moins le temps que Sherrinford le ramène au village.

L’homme était incontestablement grand et fort, mais il manquait cruellement d’entraînement au combat pour pouvoir prétendre être un bandit de grand chemin digne de ce nom… Ce qui ne l’avait pas empêché de détrousser une bonne dizaine de voyageurs après avoir étranglé à mains nues la moitié d’entre eux. Il avait simplement eu la malchance de tomber sur plus fort que lui.

D’après Dawson, l’homme était aussi stupide intellectuellement qu’au combat, et il ne s’était pas gêné pour le tourmenter avec ses pouvoirs spectraux, surtout quand il jugeait que l’homme n’avançait pas assez vite à son goût. Quant à Carmine, elle voletait au-dessus de la tête du bandit, ne se gênant pas pour aller de temps en temps sucer le sang qui gouttait à travers son bandage. Ces amuse-gueules étaient une aubaine inespérée pour elle ! Quant à Laglu, il avait adopté sa forme fétiche de Nosférapti et imitait Carmine, plus par jeu que par réelle soif de sang cependant.

Enfin ils passèrent les portes de Kamiki.

« Et maintenant on fait quoi ? Demanda Dawson.
-On livre ça aux autorités du coin. On empoche la prime. Et on en profite pour se relaxer un peu.
-Mouais… On devait pas rejoindre ta femme le plus vite possible ?
-C’est elle qui a dit ça. Pas moi.
-Mouais… J’ai pas envie qu’elle nous passe encore un savon… Surtout qu’on a perdu du temps à pourchasser ce mec… T’as pas peur qu’on l’attaque en ton absence ? »


Peur ? Sherrinford n’avait peur de personne ! Mais il avait effectivement peur pour sa femme. C’était d’ailleurs pour ça qu’il lui avait fortement déconseillé – interdit formellement pour être exact – de céder à sa dernière lubie qui consistait à explorer et réaménager un vieux château familial perdu aux milieu des plaines Terrosiennes !
Il n’avait accepté qu’à contre-cœur, lorsque sa femme lui avait révélé que le château contenait des armes anciennes et puissantes qui pouvaient les aider à combattre M, le meurtrier de son beau-père. Mais alors qu’il voulait se montrer prudent et étudier plusieurs itinéraires pour se rendre de Seian à Kamiki pour choisir le plus sûr, sa femme avait décrété qu’il prenait trop de temps et était partie un beau matin en profitant de l’absence de son mari, lui laissant seulement les coordonnées de ce fameux château.

Liz était indubitablement une femme forte, intelligente et indépendante. Mais aussi égoïste, égocentrique, irresponsable et folle à lier. Son mari en était même venu à douter qu’elle réalisât vraiment que sa vie était menacée. La mort de son père aurait dû la rendre plus prudente. Au lieu de cela, une fois son deuil passé (qui avait été remarquablement court), elle avait apparemment décidé de noyer sa peine, sa rancœur et son désir de vengeance dans l’action la plus frénétique. Et ses recherches concernant le moyen de débusquer et de se débarrasser de l’assassin de son père avaient abouti sur ce château dont Sherrinford doutait franchement de l’intérêt !

A moins que la famille de Liz possédât une arme ancestrale d’une puissance divine comme le marteau d’Electhor ou la masse fabriquée à partir de la plume du cul de Sulfura, il doutait qu’une quelconque épée eut un effet particulier face à un adversaire de la trempe de M. Personnellement, sa rapière lui suffisait amplement, mais savait-on jamais…

Une fois le brigand déposé à la prison du coin et la prime empochée, le chasseur décida de s’accorder une brève halte dans le bar local pour se désaltérer. La seule chose qui calmait sa fureur et l’empêchait de trop s’énerver au sujet de sa femme était qu’il savait en compagnie de son puissant Hypnomade, qui était de taille à la protéger en cas de danger. Mais tout de même…
Liz n’était qu’une grosse gamine qui avait été complètement gâtée par son père après la disparition de sa mère et qui s’imaginait qu’elle pouvait mener le monde entier à la baguette… Voilà ce qu’elle était ! Une ado attardée qui possédait malheureusement les compétences, les connaissances et surtout la totale détermination d’une femme adulte en pleine possession de ses moyens.

Quelque part, elle considérait toujours Sherrinford comme son garde du corps, un simple laquais qui devait avant tout obéir à ses ordres, et certainement pas lui en donner à elle. Ahlalala…
Avachi sur la table, sa bière à la main, le chasseur chassa sa femme de ses pensées. Il avait complètement ignoré la question initiale du spectre qui avait déclenché ce flot de pensées. A la place, il lui demanda :

«Tu trouves que je réagis comme un vieux con avec elle ? »


Le spectre réfléchit un instant puis répondit en souriant de toutes ses dents :

« Non ! Je trouve que toi aussi tu es parfois très impulsif et irréfléchi, même si tu l’es un peu moins qu’elle. Je pense que tu l’énerves autant qu’elle t’agace et c’est pour ça que vous formez un couple très uni !
-Merci de ton analyse, Dawson
! répliqua ironiquement son dresseur.
-Mais de rien ! »

Le Ténéfix élargit son sourire puis avisa qu’il y avait un autre client, un jeune homme blond, derrière eux. Il se retourna alors vers lui et lui lança gaiment :

« A la vôtre ! »
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Re: Flashback [Sherrinford]

Message par Hugo le Mar 6 Juin 2017 - 22:03

Lorsque la créature spectrale interpella Hugo, ce dernier esquissa un léger mouvement de recul. Sans s’en rendre compte, il s’était mis à fixer le liquide jaunâtre contenu dans son verre, sans jamais l’entamer. Le blond prit quelques secondes pour retrouver ses esprits, avant de prendre sa boisson en main, et de lever son verre en direction de ses voisins de table.

« À la votre ! » fit l’élémancien en essayant tant bien que mal d’imiter le ton employé par le Ténéfix.

Hugo allait enchaîner, essayant d’entamer une conversation avec ceux qui semblaient être des touristes, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Pfff. Qu’est-ce qu’il croyait ? Que ce Pokémon qui lui avait adressé la parole par pure politesse avait envie de discuter avec lui ? Pire encore, il pensait intéresser son maître ? Las, Hugo se laissa retomber dans le fond de sa chaise et s’y tassa, puis porta son breuvage sucré, qui n’était plus si frais, à sa bouche.

À défaut d’engager une conversation, le blond se mis à les observer. Bien qu’il eût déjà été confronté plusieurs fois à des Pokémon psychiques ou spectraux capables de communiquer avec leur dresseur, il ne pouvait s’empêcher de trouver cela intriguant. À cet instant, il se demandait ce que son fidèle compagnon lui dirait s’il avait des facultés de langage humain. Hugo décolla alors ses yeux de la table d’à côté pour porter son regard sur son Pokémon… Il déglutit péniblement lorsqu’il croisa le regard sévère de Sophos…

« Bouge-toi le cul ! » qu’il hurlerait probablement.

Il est vrai qu’Hugo n’était plus que l’ombre de lui-même depuis quelques mois. Bon… Il avait quand même fini par arrêter l’alcool… C’était déjà un bon début ! Ce sevrage, brutal, eut lieu quand il se rendit compte qu’il se mettait à sérieusement envisager de vendre la maison de son enfance à des gens aisés afin de financer ses beuveries. Même bourré, il s’était rendu compte qu’à ce moment-là, son délire allait trop loin. Il avait alors cessé de boire, du jour au lendemain. Rapidement, son teint devint moins blafard, ses cheveux plus brillants, et ses yeux moins cernés. Il se mit à réadapter un mode de vie sain et finit par prendre un boulot bien payé dans les champs afin de mettre de financer son départ.

Il n’était pas arrivé au bout de son contrat qu’un jour, il décida de quitter I’maï, sans prévenir personne. Il n’était resté que quelques mois sur l’île, mais comme à chaque fois qu’il y retournait, il avait fini par s’y sentir pris au piège, étouffé. Mû par une volonté qu’il pensait avoir totalement disparu, il avait pris le premier bateau qui quittait I’maï et qui le ramena sur le continent.

Dès lors, il avait vagabondé un peu partout dans son pays. Il avait adopté un mode de vie de nomade, voyageant là où ses envies le menaient, sans attaches, sans buts. Il n’avait pas spécialement prévu de revenir à Kamiki, mais au cours de ses déambulations, il avait fini par atterrir dans la région un peu par hasard.

« Tant que j’y suis… » avait-il pensé à ce moment-là, pas ultra convaincu.

Et le voilà maintenant… Assis à une terrasse franchement pas glorieuse, ratatiné sur lui-même, n’osant même pas adressé la parole à celui qui se trouvait à moins de quelques mètres de lui. Le Hugo d’il y’a un an aurait probablement honte de voir cette pâle copie de lui-même dans cet état.

Cette pensée énerva Hugo. Il savait qu’il était ridicule, pitoyable-même, il savait qu’il devait se reprendre en main… Retrouver sa curiosité, sa joie de vivre, mais il n’avait aucune idée de par où commencer. Il était brisé, tel un puzzle à reconstruire. Il en connaissait la raison, et pourtant, il n’arrivait pas à lui en vouloir. C’était au-dessus de ses forces. Cependant, vivre sans avoir de réponses à ses questions le rendait fou.

Hugo, qui était encore une fois perdu dans ses pensées, sursauta quand il sentit une des griffes de Sophos s’enfoncer dans sa peau. Lorsqu’il revint sur terre, il se rendit compte que le sol qui se trouvait sous sa table s’agitait. Hm…

« Autant ne pas attirer l’attention » pensa Hugo, anxieux que quelqu’un ait remarqué cette manifestation de ses pouvoirs élémentaux.

De quoi avait-il peur ? Il ne le savait pas. Il n’était plus sûr de rien, de toute façon.

Agacé par toute cette situation, Hugo chopa son sac à dos qui était à ses pieds et le posa sur ses genoux avant d’y fouilla à l’intérieur et d’en sortir son porte-monnaie. Il tenait la petite bourse à moitié vide en main et allait l’ouvrir pour y dénicher de quoi payer sa consommation quand un éclair rose bondit sur sa table et se mit à détaler loin de la place. Le temps qu’il réalise ce qui venait de se passer, la créature était partie au loin… avec son argent !

Hugo bondit sur ses pieds, et fut piqué par l’adrénaline pour la première fois depuis bien longtemps. C’était la première fois qu’il sentait… Quel mot mettre sur cette sensation ? Le blond n’en n’avait plus aucune idée, mais ce qu’il savait c’est qu’il ressentait quelque chose ! Tout simplement !

Le maître de la terre bondit alors ausstôt sur ses pieds, manquant de peu de renverser sa table. Il zigzagua entre les clients et se mit à courir dans la même direction que le voleur. Il se réengagea rapidement dans le dédale rural qu’était Kamiki. À la première intersection, Hugo s’arrêta quelques instants et s’apprêtait à fermer les yeux afin d’essayer de déterminer la direction empruntée par la créature vénale à l’aide de sa maîtrise de la terre. Cependant, le flair de Sophos lui permit de suivre le même trajet que la créature sans hésitation.

C’est donc le puma qui prit la tête de cette course poursuite, talonné de très près par son dresseur. Le Persian traversa le village à toute vitesse, avant d’arriver dans sa périphérie une dizaine de minutes plus tard. Cette partie, plus sauvage, sans sentiers bien définis, permettait à Hugo de souffler un coup et d’utiliser la maîtrise de la terre pour surfer sur la terre. Étrangement, les exploitations agricoles se faisaient rare de ce côté-ci. D’ailleurs, ce n’est qu’après plusieurs kilomètres, qui ne semblaient pas avoir entamés l’endurance du félin, qu’un énorme et unique manoir au style gothique apparut à l’horizon.

Sophos s’arrêta net, manquant de peu de se faire percuter par Hugo. Et pour cause, à l’aide de son regard perçant, il avait aperçu une boule de poids roses et bleus entrer dans l’imposante bâtisse par un soupirail.

« Bah alors, qu’est-ce qui te prend de t’arrêter comme ça ? » lui demanda son dresseur.

Persian indiqua alors le manoir d’un geste de la tête.

« C’est rentré dedans ? Tu en es sûr ? »

Devant le regard convaincu de son Pokémon, Hugo décida de le croire et de rattraper la centaine de mètre qui le séparait de l’entrée du manoir. Une fois devant la gigantesque porte en bois, le jeune homme toqua à plusieurs reprises. Aucune réponse… Reculant de quelques mètres, il observa l’ensemble de la bâtisse. Imposante, mais visiblement inhabitée au vu de son état général. Hugo essaya de regarder à travers une des fenêtres, mais les tentures étaient malheureusement tirées, l’empêchant ainsi de voir à l’intérieur.

Le blond soupira et haussa les épaules puis se mit à faire le tour du terrain qui entourait le manoir, cherchant un moyen d’y entrer qui ne nécessiterait pas d’enfoncer les portes.

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Re: Flashback [Sherrinford]

Message par Sherrinford Jones le Mer 7 Juin 2017 - 21:02

Dawson pouvait causer avec son voisin de derrière tant qu’il le voulait, mais Sherrinford n’était pas d’humeur à se faire de nouveaux amis. Il avait plus urgent à faire. Comme vider sa choppe par exemple. Il la but donc d’un trait et ne vit que du coin de l’œil l’homme s’enfuir en compagnie de son Persian. Apparemment, il pourchassait un Snubble qui lui avait sauté dessus. Mais cela n’intéressait pas vraiment le chasseur. Ce n’était pas ses affaires.

Histoire d’éviter de ressentir le contrecoup de l’alcool, il cligna des yeux. Aussitôt, sa fureur décupla et chasse vite de son esprit la sensation d’ébriété qui commençait doucement à s’y installer. La seule utilité positive qu’il avait trouvé à sa malédiction Sa femme, cette petite idiote, risquait sa vie toute seule, et lui, il restait là à boire des bières ?! Il se leva aussitôt et, ayant déjà payé sa consommation lors de l’achat, il se leva de son siège et scruta le soleil pour se repérer, tout en sortant de son sac de voyage une carte de la région. Il ne connaissait pas la route, seulement les coordonnées de sa destination, mais cela serait bien suffisant. Comme prévu, il fut forcé de cligner de nouveau des yeux en regardant le soleil, ce qui lui permit de regagner son calme et de réfléchir plus sereinement. L’astre du jour amorçait sa descente, il indiquait donc l’emplacement de l’ouest. Et par chance, c’était justement la direction que le chasseur devait prendre.

« Dis-moi, lui demanda alors Dawson, comment ça se fait que tu utilises une carte mais pas de boussole ?
-D’une part pour entretenir mes talents de pisteur, d’autre part parce que la boussole ne permet pas de prévenir l’ébriété. Le soleil, si. Répondit-il tout en rangeant la carte, maintenant qu’il savait où aller.
-Ah je vois… Du coup on va à l’ouest, c’est ça ? Vu que tu fixes cette direction depuis tout à l’heure… Tiens, c’est marrant, c’est exactement la direction qu’a prise ce Snubble chapardeur de porte-monnaie et le garçon qui le poursuivait.
-Alors j’espère qu’on ne les croisera pas ! Allons-y ! »

Et sans un mot de plus, il siffla Carmine et Laglu et sortit du village par la porte qui faisait face à l’ouest. Le château était à un peu moins de cinq kilomètres de marche du village, ce qui faisait une petite balade à pied.

D’après ce que Sherrinford avait compris, le bâtiment appartenait à la famille de sa femme depuis des générations, alors que ses ancêtres étaient de puissants mercenaires et chefs de troupes qui vendaient leurs lames aux plus offrants. Mais les Jones n’étaient pas terrosiens pour rien et les années passant, les chefs de guerre avaient fini par se reconvertir dans l’armée régulière, préférant finalement le confort d’une vie relativement stable aux turpitudes et incertitudes de celle de soldat à louer. Afin d’honorer sa nouvelle allégeance, les Jones déménagèrent à Seian, siège du pouvoir central, où ils offrirent à la nation d’excellents officiers, et le château fut ainsi laissé à l’abandon : trop loin du village de Kamiki, complètement isolé au milieu de la lande, le bâtiment était un endroit idéal pour se défendre d’une attaque, mais il ne présentait aucun autre avantage et était bien trop loin de la nouvelle base des Jones.
Par une ironie cruelle, le dernier officier terrosien parmi les Jones s’était éteint avec la disparition du père de Liz, et maintenant que plus aucune charge ne rattachait les Jones à Seian, ils étaient de retour au château familial…

Alors qu’il approchait de la bâtisse, un cri strident de Carmine lui fit marquer un arrêt. Avait-elle faim ? Pourtant, elle s’était bien régalée avec le sang du malfrat capturé un peu plus tôt… Non, c’était autre chose ! Quelqu’un… Il y avait quelqu’un qui rodait dans les alentours du château, et Carmine l’avait entendu !

« Dawson ?
-Ouais, je vais jeter un coup d’œil. »


Le spectre disparut dans sa propre ombre et revint vers son dresseur cinq minutes plus tard.

« C’est le blond qui était derrière nous au bar de Kamiki. Apparemment, il cherche toujours le chien rose. Il a un Persian avec lui, du coup j’ai pas voulu trop approcher. »

Sherrinford examina la situation. L’homme s’était bien fait voler son argent, puisque lui-même avait été témoin de la scène. Il y avait donc peu de chances qu’il s’agisse de M ou d’un espion à sa solde. Un espion n’aurait jamais utilisé une mise en scène aussi ridicule pour faire semblant de se rendre par hasard jusqu’à un château qu’il aurait prétendu ne pas connaître ! Pour autant, le chasseur n’était pas spécialement prêt à aider l’homme… D’un autre côté, il pouvait toujours l’aider à canaliser l’attention de sa femme, qui aurait ainsi une autre cible sur laquelle déverser sa colère. Et cela ferait une paire d’yeux en plus pour veiller sur elle…

Il se rendit donc jusqu’à l’endroit où se trouvait l’autre homme, guidé par Dawson. Il ne recherchait absolument pas la discrétion. Au contraire. Que l’autre le remarque donc au plus vite et qu’il comprenne que Sherrinford n’avait pas d’intentions hostiles !

Finalement, l’homme aux lunettes apostropha le chercheur :

« Eh, vous ! Vous cherchez le chien ? »

Vu que l’autre scrutait les murs du château, il y avait fort à parier que le Snubble s’était faufilé dans un des nombreux trous qui parsemaient les murs de pierre. La bâtisse avait vraiment besoin de quelques travaux d’aménagement…

« Venez, je vais vous faire entrer. »

Et il raccompagna l’homme jusqu’à l’entrée principale sur laquelle il toqua avant de s’exclamer, devant l’absence de réponse :

« Ouvre Liz ! C’est moi »

Que sa femme n’ait pas ouvert était normal. Elle se méfiait logiquement des visiteurs. Encore que Ding aurait pu la prévenir de la présence de son mari. Des bruits de pas se firent alors entendre de l’autre côté, et la porte s’ouvrit sur une Liz en colère. Ses cheveux blonds en bataille et sa robe froissée indiquaient clairement que tout ne se passait pas comme elle le voulait.

« Ah c’est TOI ! T’en as mis du temps ! »

Le « TOI » contenait à lui tout seul toute l’intensité des sentiments qu’elle éprouvait pour son époux. Puis, sans le laissa répliquer, elle enchaîna :

« Tu tombes bien ! J’ai trouvé un vieux parchemin écrit par un de mes ancêtres dans cette bicoque qui a l’air très intéressant à première vue. Mais bien sûr, il a fallu qu’il soit écrit dans un ancien dialecte Terrosien !
-Tu ne sais pas le traduire ? »


Elle regarda alors Sherrinford comme elle aurait toisé l’abruti du village.

« Non mais pour qui est-ce que tu me prends ? Je connais mon métier quand même ! Mais impossible de me concentrer avec ces Pokémon sauvages qui courent partout ! Je viens de passer cinq minutes à essayer de faire partir de la pièce un foutu Snubble qui n’arrêtait pas de se coller à moi ! Et s’il n’y avait que lui ! Ça grouille d’insectes par ici, et il y a même des fantômes ! Donc tu vas aller faire un peu le ménage là-dedans !! »

Chasser des Pokémon ? Les « travaux » seraient donc plus intéressants que ce à quoi il aurait pu s’attendre… Alors qu’elle allait faire volte-face, Liz remarqua enfin la présence de l’homme blond aux côtés de son mari :

« Et vous êtes qui vous ? Et que faîtes-vous chez moi ? » Lui demanda-t-elle d’un ton sec, ce qui arracha un rire sardonique à Dawson.
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Re: Flashback [Sherrinford]

Message par PNJ le Ven 9 Juin 2017 - 11:12

[Message d'intervention du PNJ suite à la demande d'Hugo ici]

Pendant que Liz s'énervait sur son mari contre tous les animaux du coin, les créatures en questions continuaient à s'agiter. Certaines, curieuses se terraient dans les lieux pour observer la suite de la scène, pendant que d'autres s'échappaient pour fuir ce karma furieux. Un certain Snubbull continuait à tourner en rond autour de la bâtisse et à se faufiler dans tous les petits coins qu'il connaissait, visiblement intrigué par l'infrastructure et les créatures qui le peuplaient...

[Il n'y avait aucun nouveau Pokémon à découvrir à Kamiki.]

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Re: Flashback [Sherrinford]

Message par Hugo le Sam 24 Juin 2017 - 0:11

Un léger vent de panique se leva chez Hugo lorsqu’il entendit quelqu’un l’appeler. Il était tellement concentré sur la recherche du petit voleur qu’il n’avait perçu personne s’approcher du manoir. Lorsqu’il leva la tête, il se rendit compte qu’il s’agissait du client qui était attablé juste à côté de lui au bar de Kamiki, accompagné de son Ténéfix. Sans trop savoir pourquoi, Hugo se mit alors à marcher vers eux.

« Ah, c’était un chien... ? » avoua Hugo, un peu badaud. Il est vrai qu’il n’avait pas vraiment eu le temps d’observer la créature, tout s’étant déroulé si vite. « Je n’ai pas vraiment eu le temps de le voir… » fit-il alors pour se justifier. « Enfin bref, il est rentré dans ce manoir par un des trous. Mais comme ils sont trop petits pour que je m’y faufile, je cherche un autre moyen d’y entrer… » avoua Hugo.

Après tout, il ne faisait que dire la vérité… Le blond espérait que l’inconnu le croit, après tout, il voulait uniquement récupérer son argent et se tirer de cette région le plus rapidement possible. C’était tout ce à quoi il aspirait pour le moment. Il n’avait aucune mauvaise intention, aucune arrière-pensée. L’élémancien jeta alors un regard à la créature spectrale, espérant que ce dernier détecte son honnêteté et en convainc son dresseur.

Finalement, Hugo se dit que le brun devait l’avoir cru car ce dernier l’invita à le suivre jusqu’à la porte principale. Le maître de la terre était perplexe et se demandait comment l’inconnu allait se débrouiller afin d’ouvrir la porte sans la défoncer. Et d’ailleurs… Qu’est-ce qu’il faisait ici ? Le jeune homme allait poser la question à l’étranger quand celui-ci se mit à frapper la porte, appelant une certaine Liz. Coupé dans son élan, Hugo décida de rester en retrait. Son regard d’émeraude se posa sur le Ténéfix qui semblait avoir déjà hâte de la suite.

Et pour une suite, quelle suite ! Une furie vraisemblablement appelée Liz ouvrit les portes et se mit à interpeller celui qu’elle semblait très bien connaître de façon pour le moins… directe. Hugo était tellement abasourdi par le débit de parole de cette femme et par le ton accusateur qu’elle employait qu’il en fut chamboulé quand elle lui demanda de décliner son identité.

« Je m’appelle Hugo. » finit-il par articuler. « J’étais de passage à Kamiki quand un Pokémon m’a volé mon argent...  C’était un chien ? rose ? Je ne connais pas le nom de cette espèce. Bref, je l’ai suivi et il m’a amené jusqu’ici. Je voudrais juste le retrouver et récupérer mon argent. »

Au vu du manoir, Hugo pensa que les finances devaient être le moindre des soucis de cette Liz. Tout dans son discours portait à croire qu’elle avait hérité de cette bâtisse, et seules les familles très aisées pouvaient se permettre de léguer de tels immeubles. Mais soit, il était déterminé à récupérer son argent, même si pour cela il devait s’asseoir sur son égo et paraître désespéré, voire pitoyable aux yeux de ces gens de la haute société.

Voyant l’air méfiant sur le visage de la femme et le visage fermé de l’homme, Hugo se demanda où il avait atterri… Les prenaient-ils pour un fou, un menteur ? Le sang glacé par ces regards transperçants, Hugo décida de faire abstention de toutes ses appréhensions… Il devait les convaincre de le laisser entrer.

« Si vous voulez, je peux vous donner un coup de main pour chasser les Pokémon qui trainent ici ou combler queques trous dans les murs… »

L’élémancien n’était pas certain de ce qui les convaincu, mais toujours était-il que les deux étrangers décidèrent de le laisser entrer. Vu l’exaspération dont faisait preuve la maîtresse des lieux, Hugo misa sur sa proposition de l’aider à déloger certains Pokémon un peu trop installés confortablement. Le blond entra alors dans le hall d’entrée et se mit à observer un peu ce qui l’entourait.  

Il jeta alors un coup d’œil rapide et circulaire, détaillant ainsi les meubles, lustres et escaliers en bois qui étaient recouverts d’une fine pellicule de poussière. Soit Liz n’était pas une maniaque de la propreté, soit cela faisait un petit temps que personne n’avait vécu ici. Enfin… Il ne s’attarda pas trop sur l’intérieur, préférant éviter de passer pour quelqu’un de suspect.

Hugo emprunta alors des escaliers qui descendirent au sous-sol. En effet, vu de l’extérieur, les soupiraux qu’empruntaient le Snubull semblaient donner directement dans le sous-sol. Le blond descendit les marches deux par deux, toujours talonné par son Persian. Une fois arrivé en bas des marches, il se mit à chercher le petit voleur. Alors qu’il s’était abaissé pour voir sous un imposant meuble qui était entreposé là, un Rattata surgit face à lui. Toutes dents dehors, il s’apprêtait à planter son croc unique dans le visage d’Hugo quand la souris se prit un coup de patte de Sophos, ce qui eut pour effet de le projeter plusieurs mètres plus loin, sonné.

Le ramasseur remercia son ami d’une caresse sur le haut du crâne et prit le Rattata encore dans les vapes dans ses mains et le fit passer à travers un soupirail avant de le condamner. Bon… Ce n’était qu’une solution temporaire, la souris pouvant toujours tenter de rerentrer, mais pas sûr que cette dernière veuille retenter l’expérience avec Hugo dans les parages.

Hugo continua alors ses recherches, explorant un peu plus dans l’immense sous-sol qui faisait la même surface que le manoir, à la recherche de la boule de poils voleuse…

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Re: Flashback [Sherrinford]

Message par Sherrinford Jones le Dim 25 Juin 2017 - 14:29

Une fois le jeune homme, prénommé Hugo, parti dératiser sous le regard autoritaire de Liz qui avait néanmoins accepté son offre, le Ténéfix prit mentalement la parole :
« Eh bah ! Ce château est immense ! Quand Sherrinford m’a parlé d’un château perdu au milieu des plaines, je m’attendais pas à un truc aussi grand ! A quoi pouvait servir une telle surface ? Ton ancêtre n’était pas consul que je sache ?
-Non. Mais ce château n’était pas uniquement là pour rappeler son statut de « seigneur de la guerre », comme il se surnommait. Il était également censé abriter toutes ses troupes, d’après mes recherches. Ca fait donc cent cinquante mètres carrés par étage, soit une surface totale de sept cent cinquante mètres si on compte le sous-sol qui était aussi aménagé. Ce n’est pas un simple repaire. Ce château abritait une véritable petite communauté. Communauté de mercenaires, mais communauté quand même.
-Attends, laisse-moi deviner. Le consul du coin n’a pas vu d’un très bon œil un homme doté d’une telle puissance de frappe, d’autant plus qu’il n’était pas un officiel de Terros. Du coup il est venu avec ses troupes, lui a cassé la gueule et a exigé que l’ex mercenaire se mette au service de Terros ?
-C’est ça. Ca fait plaisir de voir qu’il y a quelqu’un ici qui s’intéresse à l’Histoire ! Bon, vous vous mettez au travail tous les deux ? Ces Pokémon ne partiront pas tous seuls Moi je retourne à mes traductions ! »


Ainsi s’acheva la discussion entre Liz et Dawson. Sherrinford n’avait pas bronché, mais une fois sa femme partie dans une autre pièce, il demanda à son fantôme :

« Tu étais au courant pour cette histoire de mercenaire devenu officier sous la contrainte ?
-J’en ai parfois entendu parler durant mes recherches. Mais par hasard. Je ne m’y suis jamais intéressé particulièrement. Mais ce que tu m’as raconté sur le chemin a ravivé mes souvenirs.
-Et ? Tu sais quelle est l’arme de la légende que Liz recherche ?
-Nan… La seule chose que je me souviens d’avoir lu à son sujet, c’est qu’elle était très grande et imposante… Ca devrait pas trop te plaire ça, non ? T’es plutôt du genre rapide, court et effilé…
-Dawson, évite les blagues sur le sexe s’il te plaît, je ne suis pas d’humeur.
-Pfff… De toute façon t’es JAMAIS d’humeur ! »


Sherrinford jeta ensuite un regard circulaire au hall où il se trouvait. C’était une immense salle circulaire qui contenait deux passages, un à droite et un à gauche, chacun menant vers une aile du château. Il contenait également un escalier en colimaçon ascendant et un autre droit, qui semblait s’enfoncer dans le sol.

La pièce avait dû être richement décorée autrefois, mais tout ce qui restait aujourd’hui comme traces de ce faste passé, c’était des morceaux de tissus qui jonchaient le sol çà et là, et qui avaient sans doute appartenu à de somptueux tapis ou tapisseries.

Les gravats avaient remplacé les meubles, et la poussière indiquait que le lieu n’avait pas été habité depuis un bon moment. Cette constatation chagrinait Sherrinford. Devant l’ampleur des dégâts, il était évident que ce lieu n’était pas sûr. Plus vite ils trouveraient la fameuse arme familiale mentionnée par Liz, plus vite ils partiraient d’ici pour se mettre à l’abri.

Mais en attendant, mieux valait patrouiller. Même si sa femme ne lui avait pas demandé de chasser les Pokémon, Sherrinford aurait quand même inspecté les lieux. Quelqu’un avait très bien pu se glisser à l’intérieur de la bâtisse, soit pour la squatter, soit pour s’en prendre à Liz. Mieux valait donc rester prudent. Et groupé. Il descendit donc lui aussi au sous-sol.

Guidé par l’écholocalisation de sa Nosférapti et par la lueur de sa torche, le chasseur se dirigeait vers la position du dresseur au Persian lorsqu’il tomba sur une curieuse boule rose qui fonça se cacher dans une petite fissure du mur le plus proche dès qu’elle le vit. Elle ne devait pas faire plus de cinquante centimètres de haut et dix de large. Etait-ce le Snubble ?
Sherrinford se baissa à hauteur du trou pour voir de qui il s’agissait. Mais la lumière de sa torche n’atteignait pas les mystérieux intrus.

« Laglu ! » Ordonna son dresseur.

Rompu à cet exercice pratiqué lors des chasses de son dresseur, le Métamorph savait ce qu’il avait à faire. Utilisant son corps mou, il entra sans problème dans la fente. Ensuite, il se transformerait en intrus. Contre des Pokémon sauvage, il ne risquait pas grand-chose s’il se faisait passer pour l’un des leurs. Finalement Laglu ressortit en ayant l’apparence d’un petit Pokémon rose en forme d’étoile. Ce n’était pas un Snubble.

« Ces Pokémon sont des Mélo, commenta Dawson. Ils aiment bien les endroits inoccupés parce qu’ils sont très craintifs, surtout envers les humains. La bonne nouvelle, c’est qu’ils ne sont pas agressifs ! Ah et d’après Laglu, leur petite tanière est un cul de sac. Ils ne ressortiront donc pas tant que nous serons dans les parages.
-Et merde… Tu crois que Liz fera un caprice si je bouche ce trou pour les empêcher de gambader partout ?
-Ce sont encore des bébés. Si tu bouche la fente avec un de ces gravats, ils ne pourront pas le bouger pour sortir, ils sont trop faibles. Ca reviendrait à les condamner à mort.
-Zekrom les emporte… "


Et pas moyen de les atteindre d’ici. Pas sans leur faire mal en tout cas… Sherrinford avait beau réfléchir, il ne voyait pas d’issue. Les effrayer en envoyant Dawson ne servirait à rien. Ils ne sortiraient pas de leur tanière tant que Sherrinford serait de leur côté. S’éloigner en espérant qu’ils s’en aillent d’eux-mêmes semblait également vain. D’après Laglu, ils étaient nombreux, et en cas de danger, ils regneraient leur fissure, et ce serait un retour à la case départ… Peut-être Hugo aurait-il une idée ? Et puisqu’il l’avait rencontré à Kamiki, quelle était la probabilité que cet homme fût terrosien et sutrtout maître de la terre… Au pire, il aurait peut-être une idée intéressante ? Un maître de la terre n’aurait qu’à creuser un petit trou dans le mur pour offrir une autre porte de sortie pour les Mélo avant de la reboucher, songea Sherrinford.

D’après Carmine et son ouïe surdéveloppée, l’homme se trouvait non loin devant eux, dans une autre pièce. Pour autant, Sherrinford ne tenait pas à bouger. Il devait rester ici pour empêcher les Mélo de s’enfuir se cacher ailleurs, et il tenait à garder son plus puissant Pokémon auprès de lui en cas de combat contre une espèce plus belliqueuse. Envoyer Carmine chercher Hugo n’était pas une bonne idée : les ruines devaient abriter plusieurs colonies de Chiovosouris et Hugo aurait pu les confondre avec l’une d’entre elles… A moins qu’il laisse Dawson en faction et aille lui-même parler au Terrosien ?

Le chasseur commit finalement l’erreur de discuter de son plan avec Dawson devant la mine attentive de Laglu, qui proposa aussitôt son aide… En prenant sa deuxième apparence favorite, celle de Liz. A présent doté de tous les organes humains, il émit de drôles de bruits gutturaux avec la voix de sa femme.

Ce langage sonnait curieusement familier aux oreilles de Sherrinford, bien qu’il ne fût rien d’autre qu’un charabia incompréhensible, ce qui n’empêchait pas Laglu de le parler encore et encore, au point que son dresseur avait émis l’hypothèse que le Métamorph s’était convaincu de savoir parler la langue des humains, réussite dont il semblait très fier. Mais après tout pourquoi pas ? Son apparence humaine ferait qu’il serait pris au sérieux. Pour le reste…

« Ne te transforme en femme que devant lui d’accord ? Comme ça il saura qui tu es. Pour le reste, déplace-toi en Nosférapti, tu te feras moins remarquer par les autres Pokémon.
-Kalbikorama ! »


Et la pseudo-Liz hocha la tête, ravie par sa réponse incompréhensible, puis prit sa forme de créature ailée. Il avait compris. Rassuré, Sherrinford le regarda s’éloigner en direction du jeune homme, jusqu’à ce que les ténèbres du sous-sol le happent complètement.
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