Sous le Joug de l'Hiver [Tyrande]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Sous le Joug de l'Hiver [Tyrande]

Message par Cassandra Lair le Mar 9 Jan 2018 - 23:30

« Alors vas-y. » répétait une voix dans sa tête, celle de Delancie. La demoiselle qu’elle devait protéger, enfin… Celle chez qui elle était employée, se retrouvait seule. Mais Cassandra savait que la jeune fille ne risquait rien, toute sa famille –et ce n’était pas une expression- était employée au service de la protection de la famille, alors elle ne risquait rien et pour ses sorties, elle utiliserait la monture que Cassandra avait dressé et fait évolué et qui était le cheval le plus fiable de toute la région. Avec le Bourrinos, Delancie ne risquerait jamais rien. On était le matin, il n’était pas encore midi et la jeune fille se dirigeait vers le Temple de Cobaltium. Comme elle avait décidé d’entreprendre un long voyage, avec la bénédiction de Delancie, elle s’était mise à penser qu’il se passerait du temps avant qu’elle puisse à nouveau prier au Temple. Il était plutôt rare de croiser quelqu’un désormais, dans les Temples, surtout celui-ci, qui était assez éloigné de la ville. Mais plus que de prier sa foi, et même si Cobaltium n’était pas réputé très aimant envers les humains, Cassandra espérait obtenir ses qualités, pour son voyage et surtout pour après, son retour.

Allumant un cierge, elle priait pour avoir le courage de maintenir son voyage, de faire face aux dangers qui la surprendraient, il y en avait toujours dans les voyages, d’y faire face, d’être à la hauteur de ses ambitions et de rendre fier son père. C’était sans doute beaucoup demandé… Si au moins on lui accordait de trouver le courage de ne pas rentrer après deux jours… Lorsqu’elle eût terminé ses prières, Cassandra ressortit discrètement. Maintenant, elle ne comptait pas redescendre vers la ville. Elle sauta sur le muret qui bordait l’escalier creusé et façonné dans la pierre et décida de partir à travers champs. Il n’y avait pas de sentier, mais la direction ne serait pas trop difficile à prendre, Aliphyr se situant au sommet de l’unique chaîne de montagnes du continent, elle n’avait qu’à descendre jusqu’à ce que la terre soit parfaitement plane et sèche. Car pour l’instant, elle avait non pas un problème, mais un obstacle de taille et auquel elle n’avait tout d’abord pas pensé. La neige. Cassandra rajusta sa cape de fourrure, elle n’avait pas l’intention de rester trop longtemps dans la montagne, mais elle ne comptait pas non plus mourir de froid le temps de la descendre, c’est pourquoi emporter des vêtements chauds, en fourrure, lui avait parut indispensable, dans la mesure où elle ne pouvait quitter la ville en volant.

Tout en prenant garde à ne pas glisser sur des rochers escarpés ou tomber dans un trou recouvert par la neige, Cassandra songeait qu’elle aurait aimé avoir seulement à se laisser glisser jusqu’en bas de la falaise. Pour cela, il aurait fallut une route bien droite et bien dégagée, sans trou, ni rochers, ni arbres et puis, il aurait fallut également, pouvoir rester debout sans tomber, ce qui ne lui semblait pas possible. Ou alors assise, mais sans se frotter les fesses par terre. Et puis, il y avait aussi le léger problème de la direction et du freinage surtout. En fin de compter, il était peut-être plus simple de progresser comme elle le faisait, à pied, lentement, mais sans risquer de percuter un arbre qui se dresserait insidieusement sur la route. Malgré la hauteur de la neige, Aliphyr s’éloignait lentement de sa vision, d’autant plus qu’elle entamait une descente dans un creux, un long sillon creusé au fil des siècles, probablement par la fonte des neiges, quand le printemps revenait, provoquant alors l’écoulement de rapides, un peu partout dans la montagne. L’eau glacée jaillissait alors d’entre les rocs, emportant tout sur son passage.

Cassandra avançait, peinant parfois à ne pas tomber, les fesses dans la neige, à cause du verglas qui recouvrait les rochers, lorsque la neige avait fondu, puis l’eau en laquelle elle s’était transformée, gelée de nouveau. La difficulté du terrain ralentissait considérablement Cassandra, mais elle n’avait pas l’intention de rebrousser chemin et s’entêtait à suivre la route qu’elle s’était tracée. Mais quand même, elle songeait, se frayant un passage dans une large couche de neige, qu’elle aimerait, une prochaine fois, se faire un sillonner la montagne sur une monture. Peut-être aurait-elle dû emmener son grand cheval de trait, mais il était beaucoup visible, car un tel animal, très exotique ici, ne pouvait pas passer inaperçu et Cassandra ne voulait pas être ramenée par la garde de son père. C’est pourquoi elle n’avait pas tenté de le prendre. Cassandra posa le pied sur quelques chose de dur, et a travers ses bottes fourrées, elle sentit que c’était aussi pointu, elle voulu prendre un autre appuie, mais elle glissa et perdit l’équilibre. Tombant sue les fesses, elle fit une longue glissade, le long d’une pente, avant de tournoyer sur elle-même et de s’arrêter contre un monticule de neige.

« Whouuuu ! »

_________________

   
   
   


Mp Anthere pour plus de réactivité ♥
avatar
Cassandra Lair
Informations
Nombre de messages : 6

Fiche de personnage
Points: 14
Âge du personnage: 18 ans
Pokémon sur soi:

Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Re: Sous le Joug de l'Hiver [Tyrande]

Message par Tyrande di Neralitha le Dim 14 Jan 2018 - 0:45

Cela faisait une semaine que j'étais arrivée à Aliphyr, guidée par Aisling, la jeune fille que j'avais rencontrée au détour d'un chemin aux Monts d'Obsidienne. J'avais eu droit, dès le premier jour, à une description complète et à une véritable visite guidée digne d'un authentique autochtone ! J'en avais ainsi appris beaucoup sur la tribu et sur les coutumes des habitants, dont je ne savais que peu de choses, au final, à mon départ de Dyrinn. La cité militaire avait beau avoir délocalisé son apprentissage guerrier à Linaewen, elle restait très marquée par les traditions liées aux Chevaliers Ailés et aux Gueriaigle. La hiérarchie, matérialisée par le nombre de plumes sur la coiffe des Guerriers, était bien plus importante ici que dans ma tribu d'origine, ce qui m'avait surprise au premier abord. Mais surtout... Il y avait un vent à décorner les Frison, dans cette ville ! Pas étonnant qu'il y ait des moulins partout, ça faisait tourner le commerce et l'activité en général, et en plus c'était gratuit. En résumé, la cité de l'Air était en parfaite adéquation avec son environnement, et il était plutôt agréable d'y vivre.

Après avoir bien assimilé les us et coutumes des locaux, j'avais remerciée chaleureusement mon hôte, qui avait pris congé, et je m'étais lancée dans l'exploration par moi-même. Il m'arrivait parfois de la recroiser dans un commerce ou dans les rues les plus fréquentées, mais je préférais poursuivre de mon côté, afin de découvrir seule le mode de vie des autochtones. Dori'thur, à sa place favorite, ne cessait de jeter des regards curieux et intéressés dans toutes les directions, au point où elle manqua de tomber à la renverse à force de se dévisser le cou de cette manière.


« Fais attention, tu vas finir par te casser la figure. »

En ébouriffant ses plumes, ma chouette se remit correctement sur mon épaule, un brin vexée. Ce jour-là, j'avais fini par me décider à lâcher Darius sous surveillance, mais je regrettais déjà mon geste : le chiot s'était lancé à la poursuite d'un énorme loup quadrupède doté d'une épaisse queue blanche et fournie. Je compris rapidement qu'il s'agissait d'un Lougaroc, l'évolution de Rocabot, et que j'avais devant moi la forme diurne, celle qui ressemblait vraiment à sa pré-évolution. Mais cela me m'empêcha pas de mourir de gêne et de honte quand son dresseur toisa Darius.

« Je suis sincèrement désolée qu'il vous ait importuné. »

Ni une, ni deux, je récupérai le fugitif, en m'excusant une nouvelle fois, avant de laisser échapper un soupir.

« Non mais vraiment. Si tu ne te tiens pas tranquille, tu retournes là-dedans, c'est bien clair ? Et puis, si tu veux évoluer et avoir son charisme un jour, tu devrais commencer maintenant. Un Lougaroc se doit d'avoir un peu plus de classe, je suis sûre que tu en es capable. Tu n'es pas un chien sauvage qui traîne partout et qui tire la langue sans retenue, pas vrai ? »

Je sentis ma vue se troubler à l'évocation des qualités requises pour permettre l'évolution, mais cela m'était égal. Si je ne pensais pas un mot de la première partie de ma tirade (après tout, il n'était écrit nulle part qu'il fallait avoir du charisme pour se transformer), j'étais en revanche convaincue que Darius valait mieux que ça. Le chiot, susceptible comme pas deux, se débattit dans mes bras, sauta à mes pieds et me lança un regard courroucé.

« Tu sais que j'ai raison quand je dis que tu en es capable, alors comporte-toi correctement. »

Forcé de reconnaître qu'il avait tort, mais refusant de l'avouer, Darius tourna la tête, la mine contrite, puis avança au petit trot, hésitant, avant de se mettre au pas, marchant comme si Aliphyr lui appartenait. Après les remontrances que je venais de lui adresser, je dus me retenir d'éclater de rire pour ne pas ficher en l'air ma stratégie, et je me tournai vers le Temple en hauteur. Je m'étais souvent rendue à celui dédié à Viridium, chez moi, mais je n'avais jamais visité les autres. Cela attisa ma curiosité, et je demandai aux Aliphyrois la permission d'aller voir le leur. Après m'avoir rappelé que les combats y étaient interdits (comme dans n'importe quel édifice sacré de Tenkei), ils m'accordèrent le droit d'y monter, et j'entrepris d'emprunter le chemin rocheux qui serpentait jusqu'à l'édifice.

L'air était frais, et pour cause : la neige était de plus en plus présente à mesure que je grimpais, et je pris le temps de resserrer mes vêtements chauds autour de mon corps. Darius, aussi têtu que je l'avais craint, refusa de regagner sa sphère, tout comme Dori'thur. Je m'aperçus sans trop y accorder d'attention que quelqu'un m'avait précédée, d'après les traces de pas et le chemin dégagé dans la neige. Finalement, une fois là-haut, je demeurai quelques minutes dans le Temple, le temps de rendre un hommage silencieux à la divinité qui avait donné sa vie pour les humains. Après une prière pour Délas et mes parents, je quittai l'endroit, en m'interrogeant sur la suite. Je n'avais pas envie de redescendre tout de suite vers Aliphyr, mais il faisait frisquet là-haut...


« Darius ? »

Constatant subitement que mon Rocabot m'avait faussé compagnie, je grommelai et suivit la piste de ses empreintes dans la neige, qui allaient dans la direction opposée à celle de la ville. Génial. Je ne savais pas où le chiot m'entraînait, mais ce n'était certainement pas en terrain connu.

« Dori'thur, tu veux bien aller voir par là si tu vois cet idiot ? »

Avec un frisson, la chouette décolla et survola les alentours, un peu en contrebas. J'avais du mal à progresser avec la neige qui recouvrait le chemin, et je trébuchai plusieurs fois, manquant de m'étaler dans la poudreuse. Quand la Brindibou revint en agitant frénétiquement ses ailes, je pressai le pas pour rejoindre le fugitif, mais ma précipitation eut raison de mon équilibre : glissant sur une plaque de verglas, je tombai tête la première et roulai pendant d'interminables secondes, avant de finir ma course contre un corps familier et plein d'aspérités rocheuses. Légèrement sonnée, je réussis à extirper Darius de là. Le chiot n'était pas fier, il grelottait de froid et de peur, mais au moins, il était sain et sauf.

« Mais c'est pas vrai ! Tu ne peux pas rester tranquille plus de cinq minutes ?! »

Blasée, je serrai le Rocabot contre moi pour le réchauffer, et j'aperçus une jeune fille adossée à un gros tas de neige. Au vu des traces dans la pente, plus haut, elle avait eu la même mésaventure que moi... Et elle m'avait entendue pester contre Darius, pour finir. Merveilleuse journée en perspective. Toutefois, je fis des efforts pour garder mon calme : après tout, cette fille n'y était pour rien, et elle avait peut-être besoin d'aide.

« Tout va bien ? Rien de cassé ? »

Complétant mon apostrophe, j'agitai le bras dans sa direction pour lui indiquer ma présence. Après tout, j'étais un peu perdue, maintenant, il n'était donc pas impossible qu'elle soit dans le même cas.

_________________

1 RP - 0 mission - 1 event - 0 épreuve - 0 match
avatar
Tyrande di Neralitha
Informations
Nombre de messages : 45

Fiche de personnage
Points: 3
Âge du personnage: 24 ans
Pokémon sur soi:

Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum