[ Clos ] Shadows of the Lowlands [ Solo / Contrainte ]

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[ Clos ] Shadows of the Lowlands [ Solo / Contrainte ]

Message par Serafeim le Lun 26 Mar 2018 - 10:41

[ Contrainte n°8, Retourner dans son passé ]

La mer à perte de vue, rien qu’une immense masse d’eau salée se présentait à lui. Serafeim n’avait pu se rendre à Nalcia, faute d’avoir plus d’argent sur lui pour payer le trajet. En fait non, il avait eu suffisamment d’argent (monnaie qu’il avait pu échanger contre des pièces érasiennes lors de son séjour à I’maï) mais étant donné les conflits continus entre les différentes nations, même les navigateurs clandestins les plus aguerris préféraient éviter ces zones. Alors, contre son plein grès, le Torcanien se rendit à Comodo, une ville près des côtes. À nouveau seul dans une contrée qu’il ne connaissait absolument pas, Serafeim revenait tous les jours sur la Plage du Charivari, espérant qu’un bateau passerait dans le coin mais à chaque fois, c’était le même paysage désolant. Il aurait pu s’effondrer sur le sable complètement anéanti et désespéré comme il le faisait si bien depuis son arrivée sur Erasia, mais pas cette fois. Au contraire, il porta son regard droit devant lui, l’air confiant. Sur son épaule, une souris d’un pelage orange vint se poser dessus, sa queue entourant presque le torse de son maître comme s’il le protégeait. Nalcia attendra, Serafeim avait quelque chose de plus important à faire, aussi il passa son sac sur son épaule libre et quitta la plage…

~

Après l’incident qui s’était déroulé au Pic du Roulement du Tonnerre, le blond s’était vite rapatrié chez son hôte absent, terrorisé par ce qu’il avait pu voir. Il se sentait tellement faible depuis qu’il avait subi ce traumatisme dans ce bateau clandestin ! Ces hommes l’avaient complètement « déshabillé » ! Lui qui avant faisait le fier et se pavaner devant les demoiselles Torcaniennes… Si elles le voyaient dans cet état… L’infirmière qui avait pour ordre de s’occuper de lui tenta de le calmer mentalement mais visiblement, les traumatismes étaient revenus. Pendant une semaine, Serafeim s’était enfermé dans sa chambre avec pour seule compagnie son Pikachu. Persévérante et parce qu’elle ne pouvait le laisser dans cet état, l’infirmière tenta à chaque fois qu’elle venait lui apporter ses repas, de communiquer avec lui. Au début, ses tentatives étaient hésitantes, de peur de le brusquer et puis doucement, une confiance se tissa entre eux. Ce n’était pas non plus une grande confiance mais Serafeim acceptait de plus en plus sa présence. Puis progressivement, la jeune femme, qui s’appelait Eliana prit le temps de lui apprendre la langue Erasienne. Du moins, les bases pour que ce dernier puisse au moins s’orienter dans ce nouveau monde. Elle lui parla également de la faculté qu’ont certains Pokémon psychiques pour permettre toutes communications entre les différents pays, mais ce procédé perdait de son influence étant donné que la découverte du nouveau monde ne datait pas d’hier.

Passionnée par l’Histoire, elle lui raconta aussi les différentes coutumes de son pays d’origine mais également des autres pays. Evidemment, tout cela était trop pour le garçon mais étrangement, la voir parler, parler encore et encore, cela ne le dérangeait pas. Bien au contraire. Il lui arrivait même de lui demander de ralentir la cadence, ou de lui réexpliquer un mot. Malheureusement plus les jours passèrent, plus le personnel fut occupé ; de nombreux blessés, humains comme Pokémon arrivèrent dans l’établissement. Bientôt, il n’y aurait plus assez de lit pour eux. Serafeim comprit que son cas n’était pas aussi important et grave que ces blessés, et qu’il était temps pour lui de quitter les lieux pour rejoindre les siens. Quand il prépara ses affaires, il se souvint alors qu’Eliana avait parlé du Temple de l’Air Boréal, un lieu qui pourrait l’accueillir en ces temps désastreux. Peut-être que là-bas, il pourrait regagner sa patrie. Mais pour le moment, il ne pouvait partir comme un voleur et aida le personnel du mieux qu’il put.

Chose étrange qu’il remarqua, les Pokémon blessés présentaient des blessures de brûlure ou faites par des armes blanches, et certaines ne faisaient tout bonnement pas partie de la faune de l’île. Comme quoi, la guerre sur le continent faisait rage à tel point que les Pokémon se déplaçaient vers des lieux plus éloignés et sains. Raisons de plus pour quitter ce monde de fou, songea le blond. Déjà qu’il s’était fait agresser sauvagement par des marchands d’esclaves mais aussi par des rangers sous prétexte qu’ils pensaient que c’était un espion de Flamen. Ces types avaient tous un grain. Alors tard dans la nuit, le Torcanien prit ses affaires et sortit de l’établissement pour se diriger vers le port de l’île. Il avait eu vent qu’un bateau partait sur le continent Nalcien en transportant des marchandises légales et vérifiées par la milice Terrosienne mais certaines étaient illégales et s’ils avaient de quoi payer, des clandestins. Cette nuit, Serafeim donna une bourse remplie de pièces au navigateur et put prendre sa place sur le bateau. Le voyage était à peu près similaire à celui qu’il avait fait pour venir jusqu’ici, sauf que cette fois-ci, il n’était pas menotté et qu’il avait Salaam pour compagnie. En effet, les passagers clandestins ne lui inspiraient pas confiance et qu’il pouvait toujours se faire rouler, mais les autres devaient également en penser la même pour le blond.

La navigation était dangereuse, le bateau tanguait et  chaque puissante vague, il risquait de se retourner. Du coup, tout le monde se mit à faire en sorte de tenir le navire en équilibre pour éviter la noyade. L’espace d’un instant, Serafeim se demanda pourquoi le capitaine avait accepté de transporté cette marchandise sur les côtes Nalciennes et ces hommes malgré la violence des vents. Mais en voyant les différentes bourses attachées à sa ceinture, il n’était pas difficile de comprendre que l’argent pouvait tout acheter, même l’esprit d’un homme. La traversée fut brutale mais le lendemain, le calme était subitement revenu. Sûrement parce que le bateau naviguait dans des eaux plus calmes et éloignées des conflits. Il y avait eu des pertes matérielles mais aussi humaines. Deux passagers clandestins avaient été aspirés par les fonds marins…

Doucement, le navire vogua vers un port et lorsqu’il accosta, le capitaine fit descendre sa marchandise mais aussi les clandestins. Le port n’était pas aussi grand que celui d’I’maï et l’atmosphère était pesante sûrement parce qu’il y avait beaucoup de tentes installées ici et là à même le port. On bouscula à plusieurs reprises le garçon qui dût trouver un coin plus calme pour reprendre ses esprits et analyser les lieux dans lesquels il se trouvait. De ses quelques mots qu’il avait pu apprendre, il tenta de prendre connaissance des lieux et il apprit qu’il était à la Nouvelle-Gilnéas. Au début, ce nom ne lui disait rien mais au fil de son avancée dans ce village, Serafeim comprit qu’il avait accosté sur le pays de l’Eau, Mizuhan, voisin du pays de l’Air, sa destination. Malheureusement, aucun bateau ne naviguait sur les mers agitées du pays du Vent à cause de la guerre. Il avait espéré qu’un bateau livrerait des armes aux armées étant donné que c’était le bon moment pour certains marchands de faire profit mais visiblement, pas ici. Le village semblait bien pauvre avec toutes ces tentes et ces ruines qu’il voyait mal un réapprovisionnement pour les armées en confrontation.

Avec le reste de monnaie qu’il lui restait, Serafeim paya de quoi subvenir à ses besoins pour son prochain voyage. Il trouverait bien un moyen de gagner le pays du Vent via un autre myen ; étant donné que Nalcia était une île, il y avait sûrement d’autres villes Mizuhaniennes qui pourraient l’y emmener. Ses pas le conduisirent jusqu’à Comodo, une ville plus attrayante que la précédente malgré le contexte politique actuel. En fait,  Serafeim ignorait la raison de ses conflits et franchement, il s’en moquait bien et même si cela avait un impact sur son voyage, il trouverait bien un moyen de se rendre à Nalcia.

Un jour comme les autres, et ce malgré le fait que le vent soufflait fort sur les côtes, le garçon s’approcha de la mer et observa le paysage désolant. Salaam se posa sur son épaule droite et fit de même, le vent contre face. Dans la main de son dresseur se trouvait une pierre de couleur jaune qui se mit à luire étrangement, comme si l’endroit la faisait réagir ainsi. Doucement, le blond posa son regard sur la fameuse pierre qu’il avait acquis lors de son passage sur l’île I’o maï. Il ne l’avait pas achetée, ou même volée faute d’avoir suffisamment d’argent, on le lui avait donné. Etait-ce ce garçon bienveillant qui lui avait laissé lors de son rétablissement ? Salaam descendit doucement le long du bras de Serafeim et se mit à la renifler, curieux. Instinctivement, l’humain referma sa main pour l’en empêcher ;

« C’est sûrement trop tôt… »

Ou pas, jugea le Pokémon en regardant l’humain soudainement. La souris jaune jeta un regard froid vers le dresseur ; il en avait plus que marre de cette situation pittoresque ! Cet humain était pitoyable ! Voilà ce qu’il pensait actuellement de son maître. Pourquoi s’était-il entêté à le suivre alors ? Par pitié ? C’était sûrement ça, car pourtant le voir s’acharner à survivre dans la forêt lui avait donné espoir de tomber sur un jeune homme fort et courageux. Serafeim ne l’était pas, ce n’était qu’une lopette désemparée par les évènements. Un petit garçon perdu dans un monde inconnu. Certes il était Torcanien mais il pouvait se bouger les fesses et faire des efforts !

Salaam en avait marre d’être le petit Pokémon qu’on n’écoute pas. Il était temps pour lui de remettre cet humain sur le droit chemin, de lui redonner confiance en soi. Ils ne se connaissaient certes pas de puis longtemps mais étrangement, la souris avait senti qu’avant leur rencontre, ce jeune guerrier était quelqu’un d’autre. Voyant que son dresseur ne cédait pas à son caprice de vouloir récupérer la pierre, la souris n’eut d’autres choix que de lancer un éclair pour que ce dernier lâche l’objet dans le sable. Salaam se jeta à ses côtés et avant qu’il ne pose sa patte dessus, il lança un regard sévère vers son dresseur qui secouait sa main endolorie. Evidemment, la souris attendit que son dresseur se rapproche de lui pour apposer sa patte dessus. Dans un flash lumineux, Salaam se métamorphosa. Sa petite queue crochue devint plus longue et fine sur une partie et sa fourrure plus foncée, ses yeux noirs devinrent d’un bleu clair profond. La transformation faite, la créature sauta sur sa queue et lévita jusqu’au visage du jeune homme surpris avant de lui donner une pichenette. Serafeim écarquilla les yeux s’attendant à une attaque de plus grande envergure pour son comportement. Sous cette apparence, la souris avait acquis de nouveaux pouvoirs mais elle n’en ferait jamais usage sur son dresseur, même si elle avait terriblement envie. Au contraire, elle lui fit comprendre que c’était le moment de changer, de se reprendre en main. D’ailleurs, en voyant sa créature lui faire la morale, Serafeim se souvint qu’il n’avait toujours pas retrouvé Naboris. Pauvre petite chenille… Comment pouvait-il penser qu’à lui ?! C’était son Pokémon et c’était à lui d’en prendre soin… D’un mouvement brusque, le blond se donna une claque sur chaque joue ; quel idiot, quel idiot ! se répéta-t-il sans cesse dans son esprit. Il était temps de retrouver son Pokémon, même si les probabilités qu’il le retrouve soit mince, un Pyronille ça ne courrait sûrement pas les rues sur Erasia ! Tout espoir était permis !

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