[Épreuve Défenseur] Salvation [Alice, Tyrande]

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[Épreuve Défenseur] Salvation [Alice, Tyrande]

Message par PNJ le Lun 16 Avr 2018 - 23:20

« Et là, cet espèce de Rocabot me dit.. »
« Qu’est-ce que c’est ? »


Le moine, d’un certain âge, le crâne chauve, attira l’attention de la jeune femme sur quelque chose qui se trouvait dans l’herbe ras, un peu plus loin.

« Encore un ? »

La jeune femme et le moine se dirigèrent vers ce qui ressemblait à un corps. Pour celui-là, ils arrivaient tout juste à temps. Le moine psalmodia quelques paroles, un vent frais se leva et sembla redonner vie à l’homme. La jeune femme fit alors un signe de la main et un convois s’avança vers eux, tirés par des Pokémon appartenant à la ferme située un peu en aval de leur position. Les volontaires embarquèrent le corps sans rien dire. Le moine prit appui sur son bâton pour se relever, alors que sa condisciple scrutait l’horizon.

« J’espère qu’ils vont vite arriver. Tu as réussi à joindre ton élève toi ? »
« Espérons-le. »


En effet, ces deux personnes n’étaient pas vraiment des aventuriers… Cela faisait trois jours qu’ils s’étaient mis en marche pour atteindre la Ferme du Soleil. A première vue, ils n’avaient aucun point commun, ils n’avaient pas le même âge, l’homme était vieux, la femme était jeune, ils n’étaient pas du pays, même pas du continent, et à vrai dire, la jeune femme ne venait même pas d’Érasia. Pourtant, leur but commun les rapprochait.

Pour l’instant, l’un comme l’autre espérait que les personnes attendues arrivent. Dans le cas contraire, ils comptaient faire ce pour quoi ils se trouvaient là, à l’origine.



**********************************************
Mademoiselle,  Monsieur…

Il y a trois jours de cela, vous avez reçu une lettre officielle et relativement urgente, venant de votre pays ou clan respectif, vous demandant de retrouver une personne en particulier à la Ferme du Soleil. Vous ne connaissez peut-être pas très bien la région et qui plus est, les circonstances actuelles ne semblent pas favorables pour un voyage… Il vous faudra pourtant trouver les personnes que vous devez, et ce avant la fin du 3e jour, de la manière qu’il vous plaira. Pensez à vous présenter, dès lors que vous serez en vue Wink

Il fait parfaitement jour, nous sommes au milieu de la journée et la chaleur est écrasante. La forêt, ou ce qu’il en reste, n’est pas visible d’ici, nous sommes donc en terrain découvert.

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Re: [Épreuve Défenseur] Salvation [Alice, Tyrande]

Message par Tyrande di Neralitha le Mer 18 Avr 2018 - 22:21

Il y avait déjà deux jours que j'avais rendu mon Tauros de prêt à ses propriétaires, après une course folle dans une chaleur étouffante et asphyxiante. Totalement vidée de mes forces après cette aventure insensée au Chemin Sinueux, j'avais pris le temps de reconstituer mes réserves dans un repos que j'estimais mérité, non sans songer à faire le nécessaire pour demander une évaluation de mes compétences au plus vite. Ce que j'avais vécu lors de cette expédition m'avait prouvé que je devais acquérir les capacités d'un Défenseur au plus vite, ou à défaut une qualification officielle de Tireuse : mes pouvoirs élémentaux étaient trop faibles pour sauver qui que ce soit, et mes tirs à l'arc étaient certes précis, mais manquaient de force et de conviction, par moments. Il me fallait donc solliciter une épreuve pour jauger mes facultés sans tarder, et ce fut avec cette idée en tête que je me levai au matin du troisième jour, l'esprit un peu plus clair et débarrassé, du moins temporairement, de la vision d'horreur du Groudon affreusement coulant et brûlant que j'avais croisé dans cette poche de... Brr.

« Je vais écrire à Dyrinn pour pouvoir progresser et avoir un certificat valable attestant de mes aptitudes. Qu'en penses-tu, Dori'thur ? Devrais-je demander à devenir Défenseur en premier lieu, ou bien Tireuse ? D'après ce que nous avons vu, quels talents nous seraient les plus utiles dans l'immédiat ? »

Ma chouette, perchée à sa place favorite, tourna la tête sur le côté pour réfléchir, comme si elle était réellement hésitante - et c'était sans doute le cas. Finalement, après un instant de réflexion, elle décolla pour se poser près de mon arc, tout en faisant des signes de tête négatifs. Comme je le pensais...

« Oui, tu as raison. Dans ces circonstances, ériger des barrières protectrices m'aurait bien servi. On y va. »

Quittant la chambre que j'avais louée tout en laissant certains de mes effets personnels en vue d'un retour ultérieur, je descendis pour solliciter à nouveau les services postaux du coin. J'avais envoyé une missive au plus vite dès mon arrivée pour prévenir Dyrinn et le Grand Prêtre de ce qui se tramait à Flamen, et je m'apprêtais à renvoyer un courrier à ma ville natale, mais l'aubergiste m'avertit qu'une lettre cachetée m'attendait. Fébrile, je l'ouvris en parcourant son contenu rapidement.

« C'est Uma ! Je suis convoquée dans les Steppes Embrasées... À l'ouest de la Ferme du Soleil, je veux bien, mais c'est vague... »

Consultant la carte d'Érasia disponible à l'accueil, je vis ladite ferme et interrogeai la dame sur l'emplacement du village où je séjournais. Lorsqu'elle me montra du doigt le point sur le papier, je hochai la tête en la remerciant. C'était assez loin de l'endroit où j'avais rendez-vous, mais c'était jouable, à condition d'avoir une monture. Fort heureusement, je disposais encore du Lakmécygne que j'avais emprunté à Mizuhan, mais qui s'était avéré inutile par la suite, trop épuisé par le voyage jusqu'à Flamen. La perspective d'une nouvelle traversée des Steppes sous cette chaleur de plomb ne m'enchantait guère, mais je ne pouvais pas me dérober à mes obligations. L'Académie m'avait convoquée, probablement pour les mêmes raisons que celles qui m'avaient fait descendre dans l'idée de la contacter, du moins je l'espérais, il me fallait donc partir au plus vite.

Remontant les marches quatre à quatre, je rassemblai mes affaires en toute hâte, vérifiant rapidement que je n'oubliais rien ici, avant de retourner à l'accueil pour payer et remercier à nouveau mon hôte. Une fois à l'extérieur, je fis sortir l'oiseau aquatique en m'excusant par avance de ce que j'allais lui infliger.


« Je sais que la température est infernale, mais j'ai absolument besoin de ton aide... Je cherche une jeune femme, et je dois l'avoir rejointe d'ici trois jours. »

Après avoir décrit Uma à ma monture aérienne, qui hocha la tête pour me signifier qu'elle avait compris la consigne, je me juchai sur son dos, après l'avoir débarrassée de son armure légère pour la ranger et lui éviter une cuisson prématurée. Ma Brindibou insista pour rester à son emplacement de prédilection, malgré la chaleur, et nous finîmes par décoller enfin, en nous mettant à la recherche d'Uma.

Sillonner les cieux nous fut encore plus pénible que prévu, d'autant plus que l'air miroitait, déformé par le feu qui semblait irradier de l'endroit où nous avions trouvé Groudon. Le phénomène s'étendait dangereusement, et je croisai des villages déserts au sol craquelé et où la vie paraissait avoir fané sur place. Parfois, nous voyions de longues caravanes qui serpentaient vers le sud du pays, dans un exode terrible déplaçant des populations entières. Les humains comme les Pokémon fuyaient ce climat devenu insoutenable, et je me surpris à les envier, quelque part. Pour l'heure, néanmoins, je n'étais pas autorisée à les rejoindre, et j'avais une mission à accomplir.

Hélas, nos recherches s'avérèrent infructueuses, et nous fûmes forcés de nous arrêter dans un hameau si petit que je me demandai comment des gens pouvaient vivre là à temps plein. La nuit ne fut malheureusement pas fraîche, nous plongeant dans une torpeur harassante et nous empêchant de nous reposer convenablement. Malgré tout, dès l'aube, nous repartîmes sans partager autre chose qu'un repas frugal, en plus d'une inquiétude croissante.

Alors que la journée était bien avancée et que je désespérais de trouver Uma, j'aperçus un convoi en contrebas, ainsi que deux silhouettes un peu à l'écart. Croyant reconnaître la jeune femme, je fis descendre mon Lakmécygne de prêt, non sans laisser échapper un cri de joie et de soulagement quand ma vue me confirma ce que j'avais espéré sans trop y croire.


« Elle est là ! »

Je mis pied à terre et fis revenir l'oiseau dans sa sphère, avant de m'avancer vers le duo. Les circonstances étaient loin d'être parfaites pour des retrouvailles, mais j'avais réussi, et c'était tout ce qui comptait pour le moment. Avec un sourire fatigué, je m'approchai du couple improvisé, m'inclinant profondément devant le vieil homme.

« J'ai cru que j'allais mourir déshydratée avant d'avoir pu vous rejoindre... Je suis Tyrande, et je suis originaire de Dyrinn. J'allais justement contacter l'Académie pour solliciter une épreuve quand j'ai eu le message. »

D'une main rassurante, je caressai ma chouette, qui avait ébouriffé ses plumes pour saluer Uma.

[Voilà, classique et simple, vu ce que vient de traverser Tyrande, je me voyais mal faire une arrivée en fanfare, surtout au vu de la chaleur et des circonstances ^^' J'espère que ça ira Very Happy]

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Re: [Épreuve Défenseur] Salvation [Alice, Tyrande]

Message par Alice Silver le Sam 21 Avr 2018 - 22:00

« … Maman, tu crois que je devrais prendre plus de provisions ?
-Je pense que oui. Nous allons certes dans une auberge mais rien ne dit que nous n’y passerons pas la nuit pour repartir ensuite dans d’autres contrées. Et puis, la région n’est pas sûre. En outre, vu qu’il fait plutôt chaud en ce moment, je pense que tu peux utiliser un peu moins de place pour des vêtements et davantage pour de la nourriture.
-D’accord, je rajoute de la viande séchée alors ».


Je me trouvais actuellement dans le garde-manger du temple, occupée à faire mes provisions pour le voyage que j’allais entreprendre. Je plaçais donc plusieurs lanières de viande séchée ainsi qu’une bonne miche de pain. Mais ce matin, je n’étais pas très habile de mes doigts et un des morceaux de viande tomba à l’extérieur de mon sac. Penaude, je me penchais pour le ramasser et le mettre enfin à sa place. Mais maman n’avait pas manqué de surprendre mon geste. Et bien sûr, elle savait exactement ce qui m’arrivait.

« Tu es stressée ma petite Alice ?
-Non, non… Enfin si en fait. Et pas qu’un peu.
-Je le sens en effet. C’est ton épreuve qui t’effraie ?
-Oui…
-Tu as peur de faire face à tes examinateurs ?
-Non, ça encore ça va, j’ai eu le temps de me préparer à cette idée, mais… En fait, j’avais toujours pensée que mes épreuves se dérouleraient ici, au temple, avec des gens que je connais plus ou moins alors que là… Non seulement je vais à Flamen dans une région que je ne connais pas du tout mais en plus il y a toujours la guerre par là-bas…
-Pourtant Alice, les moines t’ont assuré que cette auberge était un terrain relativement paisible qui jusqu’ici a été épargné par les conflits.
-Oui… Mais si jamais on me demande d’aller sur le champ de bataille pour soigner les blessés ? Toute cette violence, ce sang, ces morts… Je ne sais pas si… »


Un haut-le-cœur me força à interrompre ma phrase et je mis la main devant ma bouche par réflexe. Heureusement ce n’était qu’une nausée passagère sans conséquence. La vérité était que je crevais de trouille. Une épreuve était déjà un événement assez anxiogène pour moi, alors une épreuve en zone de guerre… Mais maman allait certainement me dire d’arrêter de faire le bébé…

« Alors tu veux arrêter Alice ?
-Hein ?
-Je te demande si tu veux renoncer à cette épreuve et donc à devenir Défenseur.
-Non… Non, non ! Je veux apprendre à soigner et à aider les autres ! Moi aussi je veux être utile au monde en tant que moine de l’air. Simplement… Je m’attendais à quelque chose de plus simple…
-Bien. Même si tu as peur ma chérie, ta détermination est sincère. Alors écoute attentivement ce que je vais te dire. Oui, le contexte de ta convocation semble assez difficile, surtout pour une première expérience. Mais comme tu le sais, un soigneur ne choisit pas forcément les victimes qu’il va soigner. Si tu t’engages sur cette voie alors ton devoir sera d’aider tous ceux qui en ont besoin et pas uniquement ceux que tu choisis.

Pour autant, même si ton inquiétude est tout à fait compréhensible, tu ne dois pas avoir peur plus que de raison. N’oublie pas que d’après la lettre que tu as reçue, des moines t’encadreront et ils feront en sorte qu’il ne t’arrive rien de fâcheux. Et surtout, n’oublie pas que je suis là, et que je serai toujours là pour veiller sur toi. Bien évidemment, je ne t’aiderai dans cette épreuve que dans les limites du raisonnable, mais en revanche, je te promets que je ne laisserai personne te faire du mal gratuitement. Tu as confiance en moi ?
-… Oui…
-Alors va. Finis de te préparer. Le soleil ne va pas tarder à se lever, nous devons partir. »


Pour une fois, je n’avais eu aucun mal à me lever avant l’aube, car le stress et la peur m’avaient réveillée plusieurs heures plus tôt. Mais maman avait raison. Même si j’avais peur, je ne serais pas toute seule là-bas. Il y avait des gens pour m’aider… Et moi aussi je pourrais aider ! Un peu rassurée, je sortis du garde-manger avec mon sac et fis un dernier passage par ma chambre pour récupérer les dernière affaires nécessaires, dont mon précieux Tenbuki. Sans mon bâton de bois, j’avais le plus grand mal à contrôler ma maîtrise du vent, il était donc hors de question de ne pas le prendre aujourd’hui…
Cela me rappela le cauchemar que j’avais fait cette nuit, où je m’étais retrouvée devant mon examinateur sans mon bâton. Incapable de contrôler le vent, j’avais échoué à sa première épreuve qui consistait à contrôler la chute d’un arbre avec le vent. Le tronc s’était alors abattu sur moi, ce qui m’avait réveillé en sursaut… Glups…

Mais heureusement, dans la réalité, le bâton était bien avec moi. Après avoir dit bonjour – et au revoir – à maître Ellio qui était venu me souhaiter bonne chance, je rejoignis maman sur la terrasse d’envol, accrochai mon sac à son cou et grimpai sur elle. Et nous étions parties.

C’était le premier voyage où je n’avais pas envie d’observer le paysage. Je me concentrais plutôt sur le contact rassurant de mes mains sur le corps de maman. Comme elle l’avait dit, il faisait plutôt chaud en ce moment, et plus nous approchions de Flamen, plus la température augmentait, jusqu’à atteindre une chaleur étouffante. Il nous fallut une bonne demi-journée pour atteindre l’auberge, mais nous étions quand même dans les temps au regard du délai fixé par la lettre.

Le soleil commençait à peine à décliner de son zénith lorsque je franchis le seuil de l’établissement. Misère, personne par ici ne ressemblait à un moine ! Sur les conseils de maman, je demandais alors au Barman d’une toute petite voix s’il n’avait pas vu passer des moines de l’air. Heureusement, l’homme s’avéra plutôt gentil. Il me répondit par l’affirmative qu’ils étaient dans les virons quelque part au nord en train d’aider les blessés.

Je remontais alors sur Sophia et pris la direction du nord tout en me focalisant sur les perceptions de ma maîtrise. Normalement, s’ils soignaient les blessés, ils devaient utiliser leur propre maîtrise, maîtrise que je finis par ressentir.

« Ils sont par là, lançai-je enfin à maman. Juste en dessous ! »

Enfin, nous redescendîmes et je fis enfin face aux personnes qui m’avaient convoquée.

« Euuuh.. Bonjour, je suis Alice Silver, novice au temple de l’air Boréal et je suis ici pour l’épreuve de Défenseur… Je peux vous aider ? » Et je terminai ma succincte présentation par le salut rituel des moines… Voilà que mes genoux tremblent maintenant… J’espère qu’ils ne le remarqueront pas… Ca va bien se passer… Ca va bien se passer… Ca va bien se passer…
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Re: [Épreuve Défenseur] Salvation [Alice, Tyrande]

Message par PNJ le Dim 22 Avr 2018 - 12:03

Le moine et la sentinelle attendirent des heures. Leurs élèves arriveraient-ils ? Alors que les heures défilaient, ils s’inquiétaient. Et s’ils avaient été pris dans une attaque surprise ? Mais aucun des deux examinateurs n’acceptèrent d’exprimer cette éventualité. Au terme d’une longue attente cependant, la femme leva les yeux au ciel et montra du doigt un point noir qui se rapprochait.

« Là regarde ! »

Jusque là assis sur un rocher, un sourire passif aux lèvres, le moine se releva à l’aide de son bâton ferré.  Droite et fière, légèrement tournée sur le côté, la dyrinnoise regardait sans ciller la nouvelle-venue. Grâce à sa vue perçante, elle reconnut de loin le vol d’un Lakmécygne. Cette monture étant plutôt originaire de Midgar, elle préféra y voir le « cygne » que son élève arrivait enfin. Sa blague la fit sourire. Et rapidement, une autre silhouette se profilèra.

En effet, les montures ailées finirent par arriver et atterrir les unes après les autres. Les deux examinateurs attendirent que toutes les personnes soient à leur hauteur pour se présenter à leur tour, très rapidement. Quand Alice arriva assez près, la dyrinnoise adressa un regard interrogateur au vieux moine, qui ne broncha pas et gardait son sourire passif, visiblement pas surprit qu’une enfant passe une épreuve…

« Bonjour » dit énergiquement la femme, dont les cheveux clairs assez courts brillaient au soleil. « Heureuse que vous soyez arrivées. » elle se retint de dire ‘en un seul morceau’. « Vous avez choisi la route la plus simple. » dit-elle en désignant les montures. « En fait nous n’étions pas sûrs de vous voir arriver… A nous aussi on nous avait dit d’aller à la Ferme du Soleil, mais… Enfin, vous nous avez trouvés.
Je suis Uma, je viens de Dyrinn à Midgar et voici Martine, moine du Temple de l’Air Boréal d’Érasia. »


Uma marqua une pause.

« A l’origine, nous faisions tous les deux partis d’une expédition pendant les conflits et nous avons été appelés dans les environs, il se trouve que par un heureux hasard, vous avez été convoqués pour vous mettre à l’épreuve au même moment, c’est pourquoi nous travaillerons ensembles. »

Puis, Martine prit la parole.

« Nous n’avons pas beaucoup de temps à consacrer au bavardage.  La guerre à fait beaucoup de blessés, des soldats, des civils et la région semble toujours connaître des attaques. On nous a demandé en renfort, alors nous sommes venus, pour essayer de protéger et de secourir le plus de vies possible. Vous n’aurez droit d’utiliser que votre maîtrise, aucune arme, aucun Pokémon. »

Uma acquiesça.

« Seulement… Nous allons croiser de tout ici, des flamenois comme des terrosiens, nous vous demandons de ne pas prendre parti et de les soigner tous avec le même dévouement, sans prendre en compte leurs actes ou leur faction. De plus… Nous avons déjà été attaqués par des petits groupes, mais impossible de savoir si ce sont des soldats ou des pillards. Il vous faudra donc aussi nous défendre. »

Martine et Uma avisèrent un moment leurs deux élèves.

« Bien sûr, nous interviendront si vraiment les choses dégénèrent… Pendant le temps de votre épreuve, vous n'aurez droit d'utiliser que votre maitrise élémentale, ni arme, ni Pokémon. Allons-y, ici, la zone est à peu près sûre, mais personne n’a besoin de nous ici. » dit Uma sur un ton entendu.

Elle fit un signe de la main à Tyrande et Alice et se mit à marcher à côté de Martine, en tête du groupe, dirigeant ce petit monde loin de la zone sûre.

* * *    * * *

Ils arrivèrent dans une large zone où les résidus d’une bataille étaient visibles. La terre brûlée, des armes abandonnées... Mais pour l’instant, aucun corps n’était visible. Soudain, la poussière et la pauvre végétation se releva devant eux, formant un nuage puis une silhouette distincte : des Haydaim s’étaient relevés, camouflés sous des amas d’herbe et de buissons et se mirent à les charger, poussés par des cavaliers à l’air brutal, aux armes rudimentaires ; des bâtons cloutés, des masses, épées ébréchées... Ils étaient deux, le bas du visage caché par un foulard, mais les yeux plein de hargne. Les Haydaims eux, n’avaient plus de feuillages dans leurs bois.

Uma se retourna vers les Tyrande et Alice et leur adressa un clin d’œil.

« A vous de jouer ! Défendez-nous ! »

A peine eut-elle parlé que d’autres cavaliers arrivaient, à gauche, à droite, de la même façon, prenant les Défenseurs en tenaille. Ils étaient quatre, désormais.



**********************************************
Mademoiselle,  Monsieur…

Après ces brèves présentations des personnes et du contexte,  votre groupe se met en route à la recherche de blessés à secourir.
Sur le chemin, vous tombez dans une embuscade et vous devez protéger votre groupe, Uma et Martine vous laissent gérer la situation. Vous pouvez jouer librement ces agresseurs, mais ils ne sont pas disposés à fuir le combat.
Vous ne pouvez utiliser que votre maîtrise ; et ni arme, ni Pokémon. Vous avez 1 tour.

Bonne chance !  ♥

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Re: [Épreuve Défenseur] Salvation [Alice, Tyrande]

Message par Tyrande di Neralitha le Dim 22 Avr 2018 - 16:51

La silhouette d'Uma, familière et amicale, s'était dessinée près de celle d'un moine que je ne connaissais pas, et pour cause : il appartenait au Temple de l'Air Boréal, haut lieu de spiritualité pour les Nalciens - et pour les natifs d'autres régions en quête de savoir, apparemment. J'avais lu que c'était également un endroit où on pouvait trouver la rédemption si on avait commis des crimes par le passé, mais je n'en savais pas vraiment plus au sujet de ce temple. Je fus néanmoins très surprise de voir que mon binôme était bien jeune ! Si passer des épreuves en tandem était une pratique courante sur Midgard (et visiblement, c'était le cas ici aussi), je n'avais jamais vu quelqu'un de cet âge solliciter un examen. Elle ne devait même pas avoir quinze ans, et elle semblait morte de peur. Cela promettait pour la suite... Mais je savais aussi que je ne devais pas me fier aux apparences, et je me résolus à mettre mes a priori de côté. Elle était peut-être très talentueuse, et elle maîtrisait un élément dont j'ignorais tout, elle aurait donc sans doute des choses à m'apprendre.

Les deux professeurs nous expliquèrent qu'ils avaient fait partie d'une expédition liée aux conflits récents, et ma mine s'assombrit. J'étais encore prisonnière des visions de magma et de lave qui se déversaient dans les profondeurs de la terre que nous foulions, et la silhouette de Groudon barbotant dans ce lac en fusion me glaçait encore l'échine. Cependant, je décidai de ne rien dire de mon implication dans la découverte du Légendaire Pilier de Terros : je n'avais pas envie de formuler à voix haute ce que j'avais vu, et je n'étais, de toute manière, pas là pour ça.

Lorsqu'Uma ajouta qu'il nous faudrait soigner tout le monde sans distinction, je fronçai les sourcils, presque vexée par la précision, avant de comprendre pourquoi elle lui avait paru utile. Pour un natif de Midgard, les différentes nationalités érasiennes ne posaient pas de souci particulier, en général, mais pour une Nalcienne, il était peut-être moins évident de ne pas faire de différence entre un Flamenois et un Terrosien.


« Bien entendu. Je me suis engagée dans cette voie pour venir en aide à tout être qui en aurait besoin. »

Même avec ma phobie du feu, j'étais à peu près sûre de parvenir à soigner un manieur de flammes, tant qu'il n'était pas décidé à me carboniser, bien évidemment. Après avoir vérifié que mon arc était bien rangé à sa place, dans mon dos, je murmurai à Dori'thur :

« Tu as entendu ? Tu n'interviens sous aucun prétexte, et si tu sens le moindre danger, tu retournes dans ta sphère. »

Gonflant son plumage, ma chouette émit un petit bruit ressemblant à un claquement. Satisfaite, je me tournai vers ma cadette avec un sourire amical.

« Eh bien... Alice, c'est ça ? Bonne chance et bon courage. Je compte sur ta coopération, et je te remercie par avance de ton aide. »

En espérant ne pas avoir été trop sèche dans mes propos, j'emboîtai le pas à nos professeurs, à la recherche de patients à prendre en charge.

Lorsque nous arrivâmes dans une zone désertée et qui avait manifestement été le théâtre d'une escarmouche (ou pire), je sentis une odeur de brûlé me piquer les narines. De la fumée sortait du sol, comme si la terre elle-même agonisait de l'intérieur de ses entrailles, et des armes jetées à la hâte jalonnaient notre chemin, comme pour nous inviter à prendre une autre direction. Je m'interrompis soudain, percevant que quelque chose n'allait pas une seconde avant que le paysage désolé ne se mette en mouvement. Hélas, je ne fus pas assez rapide : mes réflexes de Sentinelle émoussés et éprouvés par les derniers événements ne me permirent pas de détecter l'attaque avant son déclenchement, et les deux créatures qui nous foncèrent dessus me tétanisèrent, dans un premier temps. La vision des Pokémon qu'auraient dû devenir nos Vivaldaim avait toujours un effet particulier sur moi, et cette apparition ne fit pas exception.


« Dori'thur... »

Elle serra mon épaule si fort pour me ramener à la réalité que je crus que ses serres allaient passer à travers mon vêtement. Quand je pris conscience de la présence d'agresseurs sur le dos des deux bêtes, je secouai la tête pour reprendre mes esprits. Uma nous avait donné l'ordre de les protéger, je n'avais donc pas le temps de papillonner ! Je fis un pas de côté pour me placer devant ma compatriote, serrant les dents quand un autre duo de cavaliers nous chargea pour nous prendre en tenaille. Nous n'avions désormais aucune échappatoire, et j'étais assez mal partie dans un environnement pareil : la végétation était assez pauvre, calcinée par endroits, j'aurais donc toutes les peines du monde à maîtriser mon élément ici, mais tant pis. Je n'avais pas le choix.

Le premier agresseur bifurqua dans ma direction, jetant son dévolu sur moi comme il l'aurait fait sur n'importe lequel d'entre nous. D'un coup d’œil circulaire, je cherchai une plante capable de m'aider dans un premier temps, et j'aperçus une sorte de pissenlit encore intact. Cela ferait l'affaire pour commencer, me dis-je tandis que mon rythme cardiaque s'accélérait : d'un geste précis, tendant ma paume vers le haut, je fis croître mon sauveur blanc, avant de disperser son pappus devenu énorme vers nos ennemis. Avec un peu de chance (et peut-être un peu d'aide de la part d'Alice), cela allait leur boucher la vue quelques instants, le temps de réfléchir à la suite du plan.  

Tout en faisant tourner mon cerveau à toute vitesse pour trouver comment repousser ces cavaliers, je m'accroupis pour maximiser mon contact avec le sol et avoir une meilleure visibilité sur les plantes à ma disposition. L'herbe était sèche et piquante, je pouvais peut-être tirer parti de cette caractéristique, en fin de compte. Tandis que le roulement des sabots se rapprochait dangereusement, j'inspirai profondément pour insuffler mon énergie au tapis jauni et en perdition autour de nous, et la masse qui constituait la zone répondit à mon appel en se hérissant comme autant de pointes et d'épines sur le dos d'un Pokémon attaqué. Avec un bruit ressemblant à des tirs de flèches nourris et répétés, les Steppes en colère allongèrent leurs enfants meurtris par la guerre et tachés du sang des blessés de manière folle et désordonnée, rendant le sol instable et difficilement praticable. Deux des Haydaim trébuchèrent et firent tomber les hommes qui les montaient, ce qui ne les arrêta pas dans leur charge, à ma plus grande déception.


« Alice, essaie de les repousser et de les tenir à distance ! »

L'un des cavaliers, le plus hargneux, parvint à m'érafler le bras avec son épée à moitié brisée, me tirant un cri de douleur. Ma chouette s'envola, trop proche des combattants à mon goût, pour se mettre hors de portée, et je fis une roulade pour esquiver le cerf enragé qui manqua de me piétiner. Voyant qu'il allait atteindre Uma, je me plaquai au sol et laissai une plante sèche pousser son mon corps pour me projeter vers elle, avant de diriger mon tremplin vers le cavalier pour le pousser en arrière. J'atterris sans trop de mal devant la Dyrinnoise, que je fis reculer d'un geste du bras pour avoir le champ libre. Je comptais sur Alice pour m'aider avec sa propre maîtrise afin de mettre en place la barrière que je visualisais déjà dans mon esprit : au prix d'un effort colossal, au vu de mon niveau actuel, je parvins à faire pousser l'herbe desséchée autour du groupe dans un mouvement circulaire pour nous créer un dôme piquant et jaunâtre à quelques mètres de nous. Comme un serpent végétal, le sol des Steppes se hérissa en s'enroulant, pas assez vite à mon goût, néanmoins, et je regrettai amèrement de ne pas déjà maîtriser la terre pour nous constituer un bastion plus solide et moins fragile que celui-là...


[Double peine pour moi, des Haydaim dans un milieu desséché, merci PNJ XD Du coup, j'ai utilisé un pissenlit amélioré pour brouiller leur vision en mode « Spore Coton », avant de faire grandir l'herbe pour déstabiliser nos agresseurs, et je termine le post avec un dôme façon « maison de paille des trois petits cochons », à défaut de mieux x) Tyrande a déjà pris un coup, elle est blessée au bras droit. N'hésitez pas à me signaler le moindre souci Smile]

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Re: [Épreuve Défenseur] Salvation [Alice, Tyrande]

Message par Alice Silver le Mer 25 Avr 2018 - 16:09

Lorsque le moine et la guerrière qui nous attendaient m’expliquèrent la raison de ma présence ici, je fus à la fois soulagée et effrayée. Soulagée car il s’agissait bien d’une mission d’assistance et de secours, ce qui correspondait parfaitement à ce que je désirais apprendre et angoissée parce qu’on me demandait d’entrée de défendre des gens contre des attaques…. Glups… Allez Alice, à la guerre comme à la guerre comme on dit et puis le moine et la guerrière semblaient de taille à nous protéger en cas de gros souci…

Comme je le craignais, maman s’était envolée quand les défenseurs avaient précisé que nous n’avions pas le droit à une aide extérieure ou à une arme, mais je savais qu’elle continuait à me surveiller de là-haut, et sa présence, même discrète, me rassurait un peu.  En revanche, je n’avais aucun problème à soigner quiconque en aurait besoin, et j’en fis part à mes examinateurs.

L’autre candidate, Tyrande, semblait plutôt gentille, mais la situation actuelle me tendait trop pour que je pense à entamer une conversation. Placée en tête du groupe par les deux mètres, je ne cessais de scruter les alentours, mes yeux changeant de direction à chaque seconde. Histoire qu’il n’y ait pas de malentendu, j’avais décidé de laisser mon Tenbuki dans mon dos. Un simple contact avec lui me suffisait pour recourir à mes pouvoirs, je n’avais pas besoin de l’avoir en main, et ainsi, je ne serais pas tentée de m’en servir comme d’une arme et…

Un bruissement suspect provenant d’un tas de cendres attira mon attention mais trop tard : les cavaliers et leurs Haydaims nous fonçaient déjà dessus. Aussitôt, Tyrande s’interposa et attira l’homme de tête, ce qui me laissait le second. Ce dernier me fonçait dessus en poussant un cri sauvage. Ses traits étaient tirés par la fureur, son masque noir et son crâne rasé ajoutaient à son aspect effrayant. Quant à sa monture, quelque chose chez elle me la faisait paraître cadavérique, comme revenue d’entre les morts.

L’homme avait déjà levé sa méchante épée tâchée de rouille, prêt à l’abattre sur moi dès qu’il serait à portée… Il va me tuer ! MAMAAAAAAAN ! Complètement paniquée, j’envoyais un grand souffle de vent vers mon ennemi, afin de… afin que tout cela s’arrête ! Par chance, ma bourrasque souffla un grand tas de cendres qui se trouvaient juste devant moi et l’envoya en plein dans les yeux de l’homme et de sa monture. L’humain s’essuya les yeux d’un revers de main, mais le cerf n’avait pas cette chance, et il cabrait dans tous les sens pour se débarrasser de ce qui entravait sa vue, ce qui stoppa momentanément sa course.

Ses cabrioles me rappelèrent un exercice que j’avais souvent effectué au temple de l’air et qui consistait à aider un partenaire à sauter le plus haut possible en générant un appel d’air en dessous de lui… Avec le daim qui sautait comme un fou, impossible de ne pas y penser… Et son maître, quoique bon cavalier avait un peu de mal à maîtriser sa monture.

Poussée par l’adrénaline, je parvins à juguler ma peur et à envoyer un grand geyser aérien ascendant au niveau des pattes avant du daim tandis que ce dernier sautait une nouvelle fois. Mais le cavalier était trop doué pour ma manœuvre basique : il fut bel et bien déséquilibré mais, alors que son Pokémon était pratiquement debout sur ses pattes arrière, il profita de cette position pour sauter souplement au sol. Et il avait toujours son arme en main. De l’autre, il passa son pouce dressé au travers de sa gorge, signifiant ainsi très clairement ce qu’il me ferait s’il m’attrapait. Et il chargea, l’arme à nouveau dressée, mais à pieds cette fois, laissant son Pokémon en arrière. Lui ne sautait pas, je n’allais pas pouvoir le déséquilibrer d’un souffle de vent comme sa monture… Que faire, que faire…. La panique atteignant de nouveau son paroxysme, je serais probablement restée immobile à attendre de me faire hacher menu si la voix de Tyrande n’avait pas agi comme un électrochoc sur moi.

Il fallait que je recule pour rentrer dans son bouclier de plantes ! D’ailleurs peut-être y avait-il un moyen de le renforcer ? Je n’étais certes pas assez douée pour créer une bulle d’air impénétrable assez grande pour quatre personnes mais je pouvais toujours renforcer la défense végétale de ma camarade Dyrinnoise… Au dernier moment, je me mis hors de portée de la lame d’un bond en arrière, entrant du même coup dans le cercle défensif de Tyrande qui commençait à croître.

La cendre ne manquait pas sur cette terre qui avait probablement été ravagée par les incendies à la suite du conflit entre Flamen et Terros, aussi élevai-je assez rapidement un véritable rideau de cendre le plus épais possible qui séparait la construction de Tyrande de nos agresseurs. Cela ne les ralentirait pas longtemps et ne les empêchait pas de nous voir, mais les quelques secondes que mon mur improvisé nous ferait gagner étaient peut-être celle qui manquaient à Tyrande pour consolider sa protection. Et puis, cela les empêchait de voir ce que je préparais, une défense assez appropriée pour ce genre de situations, que javais apprise au temple.

En faisant cliqueter mes doigts, je créais ainsi plusieurs disques tournoyant d’air creux en leur centre à l’extérieur de la protection de Tyrande. Les disques, animés de vents, J’envoyais ensuite ces anneaux de vents sur nos adversaires en visant en priorité leurs jambes et leurs bras, et particulièrement celui qui tenait leur arme. Ces anneaux de vents étaient des sortes d’entraves sans chaîne : En jouant sur la force et la densité de l’air, on pouvait faire passer l’anneau autour du membre de la cible, puis le renforcer. Une fois équipé de ces bracelets, Ils frappaient régulièrement sa victime, celle-ci subissant des déplacements incontrôlés de ses membres à cause du vent qui le frappait sans cesse ce qui la faisait gigoter de manière assez comique. Comme prévu, les deux hommes fuirent pris de convulsion au niveau des membres touchés ce qui les déséquilibra.

Sur les six anneaux que j’avais lancé –ma limite actuelle – seuls trois avaient atteint leur cible, bloquant les deux jambes de l’homme que j’avais déjà affronté et le bras armé de l’adversaire de Tyrande. Malheureusement, il me fallait quelques précieuse seconde de répit pour pouvoir recréer des anneaux, aussi je me tournai vers ma camarade avec un regard mi effrayé mi suppliant :

« Tyrande, ça va ? Vous pouvez… Les retenir un peu le temps que les entrave davantage ? »

[Bon, je leur ai pas tapé dessus, Alice n'est pas élémancienne mais si sa technique a bien fonctionné, les ennemis sont potentiellement incapables de se déplacer correctement ou de combattre, je laisse ça à l'appréciation du PNJ]
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Re: [Épreuve Défenseur] Salvation [Alice, Tyrande]

Message par PNJ Hier à 18:30

Attendant passivement que les choses se passent, Uma et Martine observaient leurs élèves et les pillards. Évidemment, il n’était question de tuer personne, mais les deux examinateurs savaient par expérience que des bandits un peu expérimentés ne se laisseraient pas impressionner aussi facilement. Il ne suffirait pas de remuer un peu les doigts en faisant de la lumière pour les faire fuir… Cependant, l’occasion était parfaite pour l’exercice, le danger était réel et donc, l’envie de vivre un peu plus longtemps tout en  exécutant une tâche bien précise, avec un peu de pression pour révéler les personnalités. Ils ne furent pas déçus, Tyrande fit naître une pluie de pissenlit, avant de faire pousser des herbes piquantes comme des lances et de les enfermer dans un cocon de piquants. Pendant qu’elle s’exécutait, Alice se mettait elle aussi en action. Serein, Martine utilisa sa maîtrise pour s’élever d’un ou deux mètres au-dessus du sol et avoir une vue d’ensemble.

En dehors du dôme, Martine vit l’herbe pousser d’un coup, nourrie par la cendre, alors que des centaines de pompons blanc lui gênait la vue. Un coup de vent de la part d’Alice leva un voila de cendres, les plongeant dans le brouillard. Les Haydaim commençaient à paniquer, se cabrant et ruant. Deux d’entre eux prirent la fuite, emportant leur cavalier qui furent incapables de les maitriser et renonçant à se laisser tomber au sol, avec les épines, ce ne serait certainement pas indolore !  Martine afficha un petit sourire passif, mais satisfait.  Quand la cendre retomba, il vit alors le reste des pillards batailler pour se défaire des anneaux de vent. Visiblement aucun d’eux ne maîtrisait d’élément, ce qui était bon signe… Comme aucun d’eux n’avait d’arc, observa t-il, ils avaient l’avantage… Mais soudainement, alors qu’ils se cramponnaient toujours à leur monture, ils donnèrent un ordre à leur monture. Martine ne pouvait pas lire sur les lèvres pour comprendre et le son de leurs voix était trop étouffé. En tout cas, les Haydaim disparurent soudain de sa vue…

La seconde suivant, un choc se fit entendre sur un côté du dôme : ils venaient de réapparaître. L’un d’eux s’esclaffa et commença à attaquer le dôme, découpant les herbes sèches. Leur protection ne tiendrait plus longtemps…

« Pas mal, pas mal du tout. » Commenta Uma, bien tranquille. « Évidemment, c’est encore un peu faiblard mais bon ! Ça viendra ! Allez, à nous maintenant, on ne va quand même pas vous laisser vous faire découper. »

Uma afficha un sourire. De toute évidence, elle ne se sentait absolument pas menacée par les trois énergumènes !

« La cendre t’as permis de faire pousser l’herbe, parce qu’elle était déjà présente, elle a agit comme un engrais. Mais regarde ce que tu peux faire, si tu concentre ton pouvoir sur la condensation de la minéralisation des éléments qui sont contenus dans la cendre. » dit-elle à l’intention de Tyrande.

Uma prit un air plus sérieux. De même que Tyrande, elle posa un genou et une main à terre, ressentant en elle les forces telluriques. Petit à petit, la base du dôme se couvrit d’une autre substance : d’une couleur sombre, quasiment noire, recouvrit la totalité du dôme en un rien de temps. Au toucher, la matière était dure. Le dôme d’herbes piquantes était devenu un dôme de pierre. La sentinelle se releva et se dirigea vers le mur d’épine de pierre.

« Bonne chance les gars ! » s’exclama t-elle, moqueuse.

Puis, elle donna un grand coup de pied au sol. Par les petits espaces que les herbes de pierre ne couvraient pas, il fut facile d’observer qu’une onde de choc souleva la terre sous forme de pierre pour aller secouer les pillards. Terrorisés, les Haydaim s’enfuirent, suivit de près par les bandits, qui estimèrent probablement qu’ils se trouvaient en net désavantage. Uma se mit à rire devant leur mine déconfite.

« Comment sortons-nous ? » demanda Martine.
« Heu… » fit Uma. Elle regarda vers le haut du dôme, le point le plus fragile. « Tyrande. Tu vois le sommet du dôme là ? Je veux que tu désolidarises les minéraux accumulés dans l’herbe. Si tu y arrives, l’herbe devrait retomber en poussière. »

Uma tourna un œil vers Martine.
« Alice, tu pourras alors soulever du sol Tyrande et Uma vers le haut. Elles sont assez légère, elles pourront ensuite se hisser. »

* * *      * * *


Une fois dehors, Uma sauta d’une des épines et s’étira sans retenue, rejointe par Martine dont la maîtrise du sol le redéposa au sol. Il n’y avait plus aucune trace de leurs agresseurs, si ce n’était quelques tâches de sang et des touffes de poils des Haydaim.

« Méfions-nous quand même, on ne sait jamais. » souligna Uma.

Puis, Uma et Martine reprirent la tête du groupe. Il ne leur fallut guère longtemps pour découvrir un peu plus loin trois corps. Uma se précipita vers l’un d’eux. Elle prit le pouls du premier et se tourna vers Martine en faisant « non » de la tête. Mais l’un des deux autres se mit à tousser et à cracher du sang. Sans se presser, Martine se mit à hauteur du corps le plus éloigné. En le retournant, il vit qu’il s’agissait en fait d’une femme, la trentaine, comme l’autre, qui avait une pique cassée plantée dans le flanc. Inerte, elle avait perdu connaissance.

« Très bien, il est temps de tester vos pouvoirs de guérison. » dit Martine. « Concentrer sa maîtrise dans le corps d’une personne n’est pas suffisant, il faut réellement le vouloir. Soigner quelqu’un, c’est lui offrir une part de votre énergie vitale, que vous choisissez de lui insuffler, c’est une communion à la fois avec votre élément et la personne que vous avez choisi de guérir. Évidement, il est plus facile de guérir une personne qui souhaite l’être et qui vous laisse faire. Ou une personne inconsciente. » Appuya t-il en regardant la femme. « La manière d’aborder la Guérison est très personnelle. Tyrande, ma chère, je crois que cette demoiselle à grand besoin de vos talents. »

Uma pressa la main de l’homme et l’empêcha de se relever.
« Ca va aller. » Assura t-elle. « Alice… »

La Dyrinnoise invita la petite fille à s’occuper de l‘homme, dont les blessures étaient moins sérieuses et qui n’avait besoin « que » d’un remontant, en quelques sorte. L’homme regarda la fillette d’un œil vide, peu certain de vouloir qu’une gosse s’occupe de lui.

Uma se releva et se posta un peu plus loin. Le blason de chacun des deux soldats indiquait que l’homme venait de Terros et que la femme venait de Flamen. Elle imagina que peut-être, à la manière dont leurs armes gisaient au sol et aux brûlures que l’homme avait, qu’ils se battaient l’un contre l’autre quand ils avaient été surpris par les pillards : il y avait des empreintes de Haydaim un peu partout.

**********************************************
Mademoiselle,  Monsieur…

Votre groupe est finalement sauf de cette attaque de pillards des champs.  
Uma et Martine vous proposent à chacun une petite démonstration-bonus, si Tyrande et Alice ne parviennent pas à réussir, Martine s’en chargera.
Votre deuxième exercice consiste à trouver la manière de maîtriser votre élément pour sauver deux vies, celle de deux soldats ennemis. Comme vous n’êtes pas encore Défenseur, vous ne pourrez que les sortir d’un état critique, surtout pour la Flamenoise. Le but du jeu pour toi Alice, va être de faire en sorte que le terrosien cesse de résister à tes soins, pour toi Tyrande, tu dois faire en sorte que la Flamenoise reprenne conscience, concentrez-vous surtout sur le cheminement et pas le résultat, je vous le donnerai moi-même. Vous avez 1 tour.  

Bonne chance !  ♥

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Re: [Épreuve Défenseur] Salvation [Alice, Tyrande]

Message par Tyrande di Neralitha Hier à 21:37

Martine s'éleva avec sa propre maîtrise, mais que ce soit par manque de confiance en ma protection ou pour avoir une meilleure vue sur la démonstration de nos pouvoirs, je n'en avais cure : j'étais si concentrée pour maintenir mon dôme piquant que je n'avais pas le temps à accorder aux mouvements de nos professeurs. Ma partenaire était plutôt douée, en dépit de son jeune âge, et son aide me fut précieuse. Elle sollicita même mon soutien pour renforcer sa prise sur les bandits, avec ses anneaux de vent, ce que je fis sans émettre la moindre contestation.

Néanmoins, quand je sentis une série de chocs répétés frapper ma création, je chancelai, comme si les coups m'étaient portés directement. J'avais du mal à ne pas tout lâcher, mais si je cédais, tout le monde serait en danger, alors il n'en était pas question. Uma nous complimenta, mais je ne réagis pas, trop occupée à maintenir le dôme tant bien que mal. Elle m'expliqua alors comment consolider ma protection, ainsi que la manière d'y arriver, en me faisant une démonstration en direct : la barrière se couvrit peu à peu de roche, changeant nos défenses fragiles en bastion infranchissable. J'ouvris de grands yeux, surprise de la facilité avec laquelle elle avait rendu mon faible pouvoir bien plus puissant, tout en me demandant si je parviendrais à ce niveau un jour. En tout cas, c'était le but que je m'étais fixé, et j'étais décidée à atteindre mon objectif coûte que coûte. L'onde qui parcourut l'extérieur agita les derniers agresseurs encore présents, qui détalèrent sans demander leur reste, à mon plus grand soulagement. Je pus enfin relâcher toute la tension accumulée et bougeai la tête dans tous les sens pour délasser mes cervicales malmenées. J'avais déjà quelques courbatures, et mon bras qui saignait me faisait mal, mais ce n'était pas si grave, vu ce que nous venions d'encaisser !

Toutefois, la joie fut de courte durée : quand le moine nous interrogea sur notre échappatoire, je me mordis la lèvre, gênée. C'était bien beau d'ériger des dômes piquants, mais encore fallait-il pouvoir les disperser après ! Ma compatriote m'indiqua la marche à suivre, et je hochai la tête.


« Entendu, je vais essayer. »

En me concentrant sur mon environnement végétal, je cherchai à déterminer sa composition en posant ma main sur le dôme. Une sensation d'amertume envahit ma bouche, et une odeur âcre agressa mes narines, comme si je ressentais directement dans mon corps ce que ces Steppes avaient enduré. Je tentai alors de passer outre ce sentiment, et je tombai, à ma grande surprise, sur une représentation mentale d'une sorte de mur où s'entremêlaient des cailloux, de l'eau et d'autres substances que je fus incapable d'identifier. Sans m'en rendre compte, sous mes paupières closes, j'avais accédé à un nouveau niveau de compréhension des plantes que j'aimais tant, et en retenant mon souffle pour ne pas briser cette vision, je m'imaginai en train de poser l'index sur le sommet de ce mur, où le dôme se fermait. Aussitôt, la palissade se fissura dans un bruit affreux, et en ouvrant les yeux, je vis le toit s'effriter comme une motte de paille sèche - ce qui était quasiment le cas. Le processus prit quasiment une minute, d'après mon estimation, mais en fin de compte, la voûte feuillue s'effondra, entraînant la construction sommaire dans son sillage. Je reculai pour ne pas me retrouver ensevelie, et une fois dehors, je jetai un coup d’œil rapide aux alentours. Plus aucune trace des bandits : ils s'étaient évaporés dans la nature. Dori'thur revint à sa place favorite, rassurée de me savoir en un seul morceau, non sans faire une moue dubitative à la vue de ma blessure. Je me penchai pour ramasser un brin d'herbe encore en état pour me l'appliquer sur le bras, et je sentis instantanément la douleur s'évaporer. J'étais loin d'être guérie, mais j'avais au moins atténué le mal en attendant de pouvoir m'en occuper correctement.

Lorsque nous vîmes trois corps inanimés, je me précipitai pour m'enquérir de l'état des malheureux et appris qu'il était déjà trop tard pour l'un d'entre eux. Martine retourna alors la femme sur le dos, et je grimaçai en découvrant la pique brisée dans son flanc. L'homme à côté d'elle était conscient et toussait en crachant du sang, mais j'étais hypnotisée par la Flamenoise, dont j'avais reconnu le blason. Sa plaie était sérieuse, au point de la faire sombrer dans l'inconscience, et ce fut de son cas que je fus chargée par le moine. J'eus un frisson, à la fois parce que c'était la première fois que je devais soigner une blessure aussi grave et parce que j'avais peur de la maîtrise de l'inconnue, qui pourrait se retourner contre moi. Après tout, rien ne me disait qu'elle ne voudrait pas me carboniser si elle se réveillait pendant le processus... Mais elle était inconsciente, pour le moment. Et puis, en cas de problème, nos professeurs interviendraient certainement pour éviter que la situation ne dégénère. Malgré tout, je tremblais lorsque je me mis à genoux pour observer la taille et la forme de la plaie. Ce n'était pas beau à voir : une partie de l'arme s'était séparée du reste et s'était fichée de l'autre côté de la blessure, rendant toute tentative d'extraction périlleuse. Je n'étais de surcroît pas certaine des organes touchés, s'il y en avait. Ma tâche serait ardue.


« Reste là. »

Docile, ma chouette obéit. Je mis ma main sur le front de la femme et constatai qu'elle n'avait pas de fièvre, pour le moment, ce qui était plutôt bon signe. Après quelques instants de réflexion, je pris une inspiration et commençai à projeter mes sens autour de moi, puis de ma patiente. Je sentis la vie fourmiller au milieu du tas de cendres, reprenant déjà ses droits sur les ravages causés par l'action humaine, et je retrouvai le battement familier de la sève dans les plantes épargnées par la catastrophe. Les végétaux dont j'avais l'habitude étaient rares, ici, je jetai donc mon dévolu sur une pousse inconnue, que je dus apprivoiser rapidement pour pouvoir la manipuler correctement. Timidement, elle jaillit du sol, près de ma main, venant chatouiller ma paume comme si elle cherchait à faire connaissance.

« Oui, c'est bien... J'ai besoin de ton aide pour la sauver. »

Elle eut un mouvement de recul à mon contact, avant de revenir vers moi et de croître pour m'appréhender directement. Elle se promena ensuite sur toute la surface de mon corps, puis redescendit, se figeant comme si elle hésitait. Le temps se suspendit alors, et je savais ce qui se produisait : la plante entrait en communion avec ses pairs pour avoir leur approbation et leur appui. Pendant plusieurs longues secondes, il ne se passa rien, mais soudain, les Steppes s'agitèrent : parcourues d'un frisson, elles se mirent en mouvement, tandis que des copies parfaites de « ma » plante sortaient de terre à leur tour pour me prêter main-forte. Entourant la Flamenoise, elles l'enfermèrent dans un entrelacs dont la couleur me surprit, au vu des circonstances, recouvrant de vert l'uniforme de la blessée. Connectée à mon alliée par un contact physique, je laissai mon flux de vie se déverser en elle, puis dans les végétaux qui étaient reliés à elle, comme une gigantesque extension de ma propre existence. Les liens pulsaient, comme si du sang parcourait des veines géantes, acheminant de l'énergie comme un canal approvisionnerait en eau un réceptacle asséché. Autour de la plaie de la malheureuse, de petites pousses bougeaient timidement, comme si elles n'osaient pas trop s'approcher de l'endroit critique, mais je les encourageai à toucher la chair meurtrie pour les rendre plus efficaces.

« C'est justement là que... »

Dans un souffle, je murmurai au réseau de continuer son travail, sentant mes forces diminuer à mesure qu'elles circulaient dans les veines végétales. Je n'étais pas certaine de pouvoir continuer longtemps sans défaillir, aussi espérai-je que la Flamenoise ne tarderait pas à revenir parmi nous.

« Allez, réveille-toi... »

Peu à peu, ma partenaire s'enroulait autour de mon bras, comme pour m'inciter à arrêter. J'avais tout à fait conscience de la quantité d'énergie que les plantes puisaient dans mes réserves personnelles, mais j'étais décidée à ne pas interrompre le processus tant que la blessée n'aurait pas ouvert les yeux.

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