[ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

[ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Message par Gabrielle le Mer 24 Déc 2008 - 12:36


    " Ne t'excuse pas, je t'en prie. Je me sens coupable, alors ne t'excuse pas, tu veux ? ""..."Affaiblie, Gabrielle se sentait comme une enfant. Elle ne trouva rien à redire aux paroles de Nina, même si dans son état normal la championne aurait sûrement répliqué que ce n'était pas sa faute, qu'elle n'avait pas à se sentir coupable et que ce qui était arrivé était arrivé parce que c'était elle, Gabrielle, qui l'avait décidé. Comme une enfant elle avait l'impression de devoir lui prouver quelque chose. Lui prouver qu'elle était apte à la protéger. A ce moment-là, elle n'était plus championne d'arène, ni une guerrière vigoureuse qui se battait pour son pays. Elle était une débutante qui, malgré les coups, se combattait pour conquérir un cœur.Mais même si sa vision était un peu diminuée, elle put voir Nina se mordre la lèvre et serrer les poings. Elle semblait inquiète... mais visiblement elle ne voulu pas le montrer davantage, puisqu'elle dit à Gabrielle d'un ton qui se voulait assuré:" _Je m'occupe de cet abruti. Prends mon sac, il y a de quoi changer ton bandage, je te t'arrangerai ça après, je vais faire vite. ""Je vais faire vite"... Gabrielle avait dit la même chose quelques minutes auparavant, et elle se retrouvait avec une blessure réouverte. Mais étant donné la situation, il n'y avait rien d'autre à faire. Avant de partir à l'assaut du second ennemi, Nina lança une dernière phrase:" _Je t'emprunte ton Roucarnage ! Pars devant, Manwa te retrouvera ! Et ne proteste pas, tu es blessée, tu as une bonne raison de rester en arrière ! Je te promets qu'on te rejoindra le plus vite possible. "La jeune guerrière de Mizuhan semblait culpabiliser derrière ces paroles. Sur le dos de Manwa, elle essayait de paraître forte, sûre d'elle, mais au fond...  Gabrielle se décida à lui obéir, et une fois de plus elle prit le risque de ne plus jamais la revoir. Un simple mouvement de jambe suffit à lancer Myaror en direction de la jungle, puis accéléra de plus en plus. Sa cavalière préféra ne pas regarder en arrière. Elle se pencha sur l'avant de la selle, afin d'accentuer le dynamisme du vol, comme à son habitude. Mais, la douleur, la pluie, ce nœud dans l'estomac, tout ça la fatiguait. Myaror connaissait sa destination et Gabrielle ne lui donna aucun ordre. De toute façon, elle n'y pensait pas. Son esprit était ailleurs.*******Myaror poussa un petit grognement à l'adresse de sa cavalière. Gabrielle fit alors un effort pour ouvrir grand les yeux et malgré le flou qui tachait sa vision, elle parvînt à distinguer la jungle du pays du Feu. Elle tapota l'épaule gauche de son Pokémon, pour le remercier, et ce dernier entama sa descente vers les arbres. L'atterrissage fut difficile. Myaror était un animal imposant, il ne pouvait pas pénétrer dans cette forêt tropicale sans forcer le passage en cassant des branches. Il utilisa plusieurs rafales d'air afin de dégager le passage, ses ailes dégageant une mélodie propre aux dragons du désert. La pluie avait rendu cette endroit incroyablement silencieux... et c'était ce que Gabrielle recherchait le plus en ce moment. Elle avait du mal à supporter les brouhahas, tout ce bruit de fond qui bourdonnait dans sa tête.Oui, c'était parfait... ou presque. Il ne manquait qu'une seule personne.Une fois posé, le dragon, au lieu de simplement se pencher, se coucha sur le sol humide afin de laisser sa dresseuse descendre le plus aisément possible. Ses mouvements étaient imprécis, sa vision était brouillée, et une fois à terre elle se contenta de caresser la tête de son Libégon, qui paraissait inquiet. Le pas lent, elle alla s'adosser contre un grand arbre qui l'abriterait un peu de la pluie. Myaror s'ébroua et vînt près de sa dresseuse. Il posa sa tête sur ses genoux et sans vraiment le regarder, Gabrielle le caressa juste entre les deux yeux, comme elle avait l'habitude de le faire depuis qu'il était petit. Le dragon émit une sorte de ronronnement en réponse, ce qui fit doucement sourire sa dresseuse, qui s'endormit._________Un buisson bouge. Deux petits yeux scintillent...Myaror relève la tête, sans réveiller sa dresseuse. Il sentait bien la présence d'un Pokémon sauvage. De plusieurs d'ailleurs, les endroits sauvages en sont remplis, mais il sentait que celui-ci leur tournait autour depuis un moment déjà. Le dragon vert souffle par les narines, attendant que l'intrus se montre. C'est alors qu'une petite boule de poils beige apparaît, ne semblant pas le moins du monde intimidé par un Pokémon comme Myaror. Devant les yeux ébahis de ce dernier, la petite Evoli s'avança vers lui, puis tourna sa tête vers l'humaine adossée à l'herbe. Myaror regarda stupéfait la petite créature explorer leur abri, très à l'aise et pas effrayée pour un sous. Il grogna un peu, pas méchamment mais d'un air qui signifiait clairement "fais attention, je t'ai à l'œil.". Le petit animal fit le tour de l'arbre et revînt se poster près de Gabrielle, examinant avec attention cette eau rouge qui s'écoulait près d'elle. L'Evoli remua les oreilles, intriguée. Quels étranges créatures elle voyait là! Ils auraient pu être très dangereux, cela aurait été la même chose. Il fallait qu'elle aille voir les choses de plus prêt. Myaror se contentait d'observer, prêt à renvoyer le petit Pokémon d'où il venait à la moindre agression. Mais visiblement, l'Evoli ne voulait aucun mal. Le dragon se détendit et se recoucha prêt de sa dresseuse, gardant un oeil ouvert, au cas où...  

_________________

Spoiler:
avatar
Gabrielle
Informations
Nombre de messages : 92

Fiche de personnage
Points: 116
Âge du personnage: 24 ans
Pokémon sur soi:

Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Re: [ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Message par Nina Wang le Mer 24 Déc 2008 - 14:39

Manwa se dirigeait vers la jungle épaisse et sombre qui se situait au sud de Flamen. Nina, l'estomac noué par la peur de découvrir Gabrielle dans un état grave, n'osait plus demander au Roucarnage de voler plus vite : il était déjà à fond, et le sifflement qui bourdonnait aux oreilles de la jeune fille était à la limite du supportable. De plus, elle ne voulait pas fatiguer davantage le Pokémon de son amie. Son amie, hein...quel beau mensonge se faisait-elle là...Nina la considérait comme quelqu'un de bien plus précieux. Elle espérait que c'était réciproque.

Alors que la jungle était en vue, Nina fut tirée de ses considérations par un cri. Elle en chercha l'origine et aperçut un Pokémon qui, sur le chemin, stationnait dans les airs, battant des ailes. Un Noarfang. Pourtant, Nina était certaine de n'avoir libéré que Carnival, le Maskadra. Et il était sur son épaule...

En s'approchant, Nina vit que ce Noarfang-là était un peu différent, plus petit, mais tout de même robuste, assez pour porter quelqu'un sur son dos, en tout cas. Une femelle ? Ce n'était pas Harfang, dans ce cas. Nina en fut rassurée, craignant que la libération spontanée du hibou ne soit le signe d'un grave problème pour la santé de Gabrielle.

En arrivant à son niveau, Manwa s'arrêta. Il battit des ailes d'un air visiblement agacé. Nina le calma d'une caresse : ils allaient rejoindre Gabrielle, mais il fallait quand même savoir pourquoi ce Noarfang s'était arrêté pile sur leur chemin. En fronçant les sourcils, la Mizuhanienne constata qu'elle avait un tube de métal assez épais dans les serres. Tube que le volatile lui déposa dans les mains avec un roucoulement. Nina dévissa le tube, surprise : il portait le sceau de Nalcia, le pays de Gabrielle. Et vu la forme, c'était un message officiel. Nina connaissait bien le système militaire, puisqu'elle avait grandi avec son père adoptif, le major Wang.

Elle ne voulut pas lire la lettre à l'intérieur, trop pressée d'atteindre Gabrielle, en bas, qui devait se vider de son sang. Attachée à la missive, il y avait une Pokéball frappée du sceau de Nalcia. Sans trop se poser de questions, Nina la décrocha et rappela le Pokémon oiseau, qui devait être fatigué après un tel voyage. Nina rangea la lettre dans le tube, mit la Ball à sa ceinture et demanda à Manwa de foncer vers la forêt dense qui constituait la jungle. Elle verrait plus tard les raisons de l'envoi d'un Pokémon de la part des Nalciens.

Manwa se posa, non sans mal, toutefois. Cependant, les branches cassées par son coéquipier, quelques minutes auparavant, lui facilitèrent la tâche. Nina n'attendit même pas que le Roucarnage ait complètement touché terre pour bondir sur le sol et courir vers le corps appuyé contre un arbre, Myaror à ses côtés.


«Gabrielle !»

Nina saisit les Balls de Manwa et de Carnival et rappela les deux Pokémon dans leurs abris respectifs. Fiarkef aussi était descendu et ne disait rien pour le moment - il valait mieux pour lui, d'ailleurs, vu l'humeur de Nina et la situation.

Nina vit avec effroi la tâche de sang qui entourait la guerrière d'élite. Elle attrapa en vitesse les bandages et entreprit, sans réfléchir, de défaire le vêtement de la championne afin d'atteindre son flanc. Elle entendit Myaror grogner, et elle comprit qu'il n'était peut-être pas d'accord pour que sa maîtresse se fasse déshabiller en présence d'un représentant du sexe masculin. Le Libégon se plaça alors devant elles, les cachant à la vue de Fiarkef.

La jeune fille atteignit enfin le bandage tâché de sang. Elle le défit très doucement pour ne pas faire davantage de mal à la blessée et examina la plaie. Il fallait nettoyer et désinfecter au plus vite. Nina se releva et chercha dans son sac pour voir ce qu'elle avait comme remèdes. Elle trouva un pot qui contenait un baume pour apaiser les coupures. Sacrée coupure qu'elle avait là, en effet. La jeune guerrière fit naître un petit jet d'eau dans sa main gauche et nettoya le sang qui suintait, arrachant un petit cri à Gabrielle. Elle lava bien la plaie et entreprit d'appliquer le baume pour soulager la jeune femme, après s'être lavé les mains. Celle-ci poussait des gémissements étouffés, à demi-consciente. Rongée par l'inquiétude, Nina se dépêcha de terminer et vit avec soulagement que déjà, le sang ne coulait plus, arrêté par les effets de l'onguent. Il piquait horriblement, Nina le savait, mais au moins, il stoppait l'hémorragie et aidait les chairs à se refermer plus vite. Nina nettoya encore une fois la plaie afin qu'elle ne se referme pas alors que des éléments extérieurs y avaient pénétré. Elle entoura ensuite la plaie d'un bandage propre et sec et prit l'ancien pour le plier proprement et le ranger dans une poche de son sac.


«Gabrielle, désolée si ça te fait mal, mais à long terme, ça te fera du bien et ça t'évitera d'avoir une cicatrice trop visible.»

Nina remarqua alors la présence d'un Evoli qui, effrayé par leur atterrissage remarqué, s'était dissimulé derrière un buisson. S'assurant que Gabrielle allait bien - enfin, aussi bien qu'on pouvait aller dans une telle situation - , elle se dirigea lentement vers le petit Pokémon. Une femelle, sans doute. La petite Evoli avança vers elle, remuant ses oreilles. Nina sourit. Elle lui rappelait Genki, quand elle l'avait reçu en cadeau de Sergei. Mais celle-là était un peu différente. Si Genki était assez timide au départ, le spécimen qui marchait vers elle d'un pas franc et enjoué avait l'air à l'aise avec les humains. Nina lui caressa le dessus de la tête sans mal. Mais soudain, elle recula pour se soustraire au contact de la jeune fille et courir vers Gabrielle. Nina se retourna et réussit à l'attraper au vol avant qu'elle ne saute à pieds joints sur le ventre de la championne. Mais, comme tout corps, Nina était soumise à l'attraction terrestre, et elle ne put rester indéfiniment dans les airs. Avec un bruit sourd, elle tomba à plat ventre sur le sol humide, en évitant de justesse de manger la terre en relevant le visage et en tenant à bout de bras la boule de poils agitée qui n'avait qu'une envie : jouer.

«Mais c'est pas vrai ! Tu vois pas qu'elle est blessée ? Ne lui rouvre pas sa blessure, ou je te garantis que tu auras affaire à moi, boule de nerfs.»

La petite créature se débattit dans les mains de la terrible dresseuse qui venait de proférer une telle menace. Elle réussit à lui glisser des mains tandis que Nina se relevait et s'essuyait tant bien que mal pour retirer la terre humide de ses vêtements. A peine avait-elle fini que l'Evoli lui sautait dessus, manquant de la faire tomber à nouveau. Serrant les dents, Nina esquiva les assauts de la petite bête qui ne ressemblait en rien à un Pokémon sauvage. Elle s'ennuyait à un point tel qu'elle jouait avec tout ce qui se présentait à elle, humains y compris, apparemment. Nina soupira.

«Ecoute, petite, j'ai pas le temps de jouer avec toi. Mon...mon amie est blessée, je dois m'occuper d'elle.»

Evoli pencha la tête et fixa le visage de l'humaine de ses prunelles rondes et noires.

«Elle a mal, et je dois rester près d'elle pour surveiller son état. Je veux qu'elle aille mieux. Tu comprends ?»

Visiblement, oui, puisqu'elle poussa un «liii» plaintif et regarda d'un air inquiet, les oreilles baissées, la championne adossée à l'arbre.

Nina sortit alors la missive et lut le contenu.



«A l'ordre de Nina Wang, fille du major Sergei Wang de la base de Fla'Or

Wang-san,

Nous avons pu constater, lors de la bataille de l'île qui nous a opposés aux pays de Flamen et de Terros, que votre maîtrise des armes nous a donné un avantage plus qu'appréciable. Vous avez combattu avec vaillance et courage, défendant même notre respectée et aimée championne d'Alfen, et cela au péril de votre vie. Notre escadron et notre pays tout entier vous en remercient de tout coeur.

En vertu de l'alliance de nos deux pays, Mizuhan et Nalcia, de votre excellence au combat et de votre potentiel, qui nous est apparu comme immense, nous vous offrons par la présente un cadeau qui, nous l'espérons, vous fera plaisir. Il s'agit d'un spécimen femelle de l'espèce de Pokémon Noarfang, un oiseau très intelligent et assez robuste pour pouvoir vous porter aussi haut que vous le souhaiterez dans les cieux que nous espérons voir bientôt dominer des terres libres et en paix.

Nous vous laissons le soin de lui attribuer un nom, si vous le désirez.

En souhaitant de tout coeur vous voir de nouveau à nos côtés lors d'une éventuelle bataille ultérieure, et en priant pour votre réussite et votre santé, veuillez agréer, Wang-san, l'expression de nos salutations distinguées.

Le Général de la base centrale de l'Escadron Aérien d'Elite de Nalcia»


Alors ainsi, c'était un cadeau des guerriers d'élite de Nalcia ! Ecarlate, Nina replia bien vite la lettre et la rangea dans son tube. Gabrielle la lirait sans doute plus tard. Pour l'heure, Nina s'assit tout près d'elle, lança un regard noir à Fiarkef - elle attendait toujours ses fichues questions - , sortit son manteau de fourrure de son sac pour en couvrir la championne et laissa la boule de poils à collerette blanche se lover dans ses bras. Kashi...le cadeau impérial. Voilà comment se nommerait la nouvelle recrue de son équipe.

______________________________________

Une heure s'était écoulée depuis que Nina s'était blottie contre Gabrielle. Celle-ci dormait, et une expression de calme et de quiétude se lisait sur son visage. Nina souleva rapidement son manteau pour voir si la blessure saignait toujours. Non. Ca avait l'air d'aller. Tant mieux.

Elle vit alors que la boule de poils beige n'avait pas quitté sa poitrine, les pattes posées sur le cou de la jeune fille. La petite Evoli ouvrit doucement les yeux et fixa Nina d'un air ensommeillé. Nina sourit et lui passa la main sur le crâne d'un air amical.


«Tu es bien collante, pour un Pokémon sauvage...dis, tu as appartenu à quelqu'un avant de te retrouver ici ? Tu t'es perdue ? Et tes parents, où sont-ils ?»

La petite bête répondit non de la tête aux deux premières questions. A la troisième, elle baissa les oreilles.

«Ils te cherchent sans doute. Tu devrais aller les rejoindre avant de te faire gronder, petite.»

Un bruissement fit tourner la tête des deux comparses en pleine discussion. Un Phyllali jaillit d'entre les fougères. Il portait un Evoli assez petit sur son dos.



Nina vit que sa camarade ne quittait pas ses bras. Au contraire, elle s'y lova davantage et lança un regard mauvais à celle qui semblait être sa mère. Une confrontation silencieuse se produisit alors entre la mère et la fille. Le minuscule Evoli sur le dos du Pokémon sauvage fixait son aînée sans comprendre. Au bout de plusieurs minutes de lutte visuelle intense, la Phyllali fit volte-face et disparut dans la jungle dense. Nina, médusée, reporta son attention sur la boule de poils beige qui, serrée contre elle, avait l'air de vouloir se fondre avec son vêtement.

«Je...je vois. Ca n'a pas l'air d'aller, avec ta mère. Tu es jalouse de ton frère ou de ta soeur ? Elle ne s'occupe plus de toi et n'a d'yeux que pour son nouveau petit, c'est ça ?»

La petite créature acquiesça.

«Qu'est-ce que tu vas faire, dans ce cas ? Attends...non, je ne peux pas t'emmener. Pourquoi ? Parce que mon ami ne sera peut-être pas d'accord. Ecoute...je vais lui demander.»

Nina parlait, bien sûr, de Genki. Elle avait peur que le Mentali ne se sente comme remplacé par un nouveau petit Evoli. Elle fit donc sortir son Pokémon, qui avait entendu. Genki dévisagea sa cadette, qui sauta à terre. Finalement, il s'approcha d'elle, s'assit et lui donna un coup de patte amical sur le crâne. Il poussa un "liii" chaleureux qui signifiait son accord. Visiblement soulagée, Nina sortit une Copain Ball () et la lança vers la créature beige, qui l'esquiva. Elle voulait jouer avec sa Ball avant d'y entrer...elle donna plusieurs coups de patte pour la faire rouler, avant d'entendre un «bon, tu viens ou pas ?» et d'y entrer précipitemment, en l'ouvrant avec son museau. La Ball verte ne clignota pas une seule fois. Nina se leva pour la récupérer et fit sortir sa nouvelle camarade.

«Je vais t'appeler Miyana. Mi pour midori, le vert de la forêt où je t'ai trouvée, et yana, dérivé d'azayaka, qui veut dire vif, frais, éclatant. Ca te convient, petite ?»

Miyana acquiesça de plus belle et repartit jouer avec une liane qui pendait d'un arbre. Nina soupira en secouant la tête ; Genki leva les yeux vers sa maîtresse avant de regarder d'un air bienveillant la nouvelle protégée de Nina. Pour finir, Nina prit la Poké Ball frappée du sceau nalcien et lâcha Kashi, la Noarfang.

«Bon, mes cocos, faites connaissance.»

Nina se rendit compte que Gabrielle la regardait. Depuis quand ? Avait-elle assisté à la capture ? Sûrement puisque, les yeux mi-clos, elle fixait tour à tour Miyana, Genki et Nina.


Dernière édition par Nina Wang le Mer 25 Fév 2009 - 19:27, édité 1 fois

_________________
Inochi wa... Tatakai.


Spoiler:

« Approche, Princesse des Glaces, tranche l'Eau de tes lames, fends l'Air de ton corps et fais jaillir l'Or Blanc du plus profond de ton être pour voler vers la victoire et la demeure des Célestes. Entends l'appel de la voix qui gronde en toi, ne la refuse pas, mais fais-en ton Alliée pour l'ultime explosion dans une transfigurante Métamorphose. »
0 RP - 0 mission - 1 event - 0 match
avatar
Nina Wang
Modo' • Respo Mizuhan
Informations
Nombre de messages : 4027

Fiche de personnage
Points: 2
Âge du personnage: 26 ans
Pokémon sur soi:

Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Re: [ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Message par Invité le Ven 26 Déc 2008 - 15:30

Fiarkef ne parvint pas à discerner de l'esprit de Nina ce pourquoi elle accepta sa requête. La pitié ? La bonté ? Peu importe, il est avec elles. Même s'il se rends compte que sa présence n'est pas la bienvenue entre les deux guerrières, le jeune homme pouvait au moins se consoler en admettant qu'il ne serait que faire s'il n'était pas dans la jungle, accompagné de Nina et Gabrielle. Après avoir atterrit sur le sol fertile de l'immense forêt du sud de Flamen, le jeune homme descendit du Roucarnage, et sembla retrouver le sol avec joie. Il n'est pas vraiment fait pour être dans les airs apparemment...
A peine eu-t-il le temps de tourner la tête que le Libegon s'approcha de lui avec un air sûr. Fiarkef recula de quelques pas... Ce pokemon est impressionnant ! Le jeune homme compris rapidement que Myaror ce dressait entre lui et les deux guerrières d'élites pour une question d'intimité. Bien qu'il lui soit impossible de regarder à travers de l'imposant pokemon dragon, le garçon, un peu gêné, se retourna et partit en direction d'un arbre immense et incroyablement large.
Il ne connaissait pas cette espèce. C'est une sorte de Baobab, mais plus grand et plus feuillu. En ce mauvais temps -en tout cas c'en est un pour un maître du feu- un abri serait le bienvenu.
Fiarkef se retourna une deuxième fois. Nina rangeait soigneusement une lettre dans un tube en metal alors que ses joues avaient prit une légère teinte rosée. Elle tourna la tête à son tour et lança un regard noir au jeune homme. Mieux vaut la laissée tranquille pour le moment...


*Bon... Et maintenant ?
Hum... Je vais chercher du bois...*


Fiarkef prit ses deux lames d'Insecateur et partit à la recherche d'un arbre mort, ou prêt à s'effondrer. Il saisit son chèche et le plia de sorte que celui-ci puisse y accueillir des brindilles, comme une sorte de panier.
Flomos suivait son maître en ramassant des branchages, piaillant à certains moment pour que celui-ci s'arrête et le défasse de son fardeau.
Après une bonne demi heure de recherche, Fiarkef se retrouva de nouveau sur le camp. Les deux jeunes femmes étaient blotties l'une contre l'autre. Le jeune homme préféra détourner les yeux, il n'aime pas ce sentir complètement écarte...
Le garçon se plaça devant le grand arbre et y déposa son butin. Flomos et son maître s'accroupirent et commencèrent à trier. Un tas de branches, qui serviront à construire la fameuse cabane, un tas de brindilles, qui serviront à faire du feu, et un tas de champignons fraichement récoltes, un délice pour un flamenois.


"Erf... C'est tout ce que j'ai trouvé. J'espère que nos "sauveurs" aimerons ça, hein Flomos ?

Le Galifeu acquiesça et attendit que son ami se mette à faire quelque chose. Fiarkef se leva, prit une lourde branche, une lame d'Insecateur et se mit à façonner l'abri. Il en avait dejà construit avec son père. Ce dernier lui avait appris à fabriquer avec peu de choses, une grande cabane fermée et confortable. Il se rachètera peut-être avec ce petit confort offert aux deux guerrières...
Encore une heure c'était écoulée, et le jeune homme admirait son oeuvre, accompagné de son pokemon. L'abri faisait quatre mètres de long, deux mètres de haut, et trois mètres de large. Elle était faite en bois et en grandes feuilles. A l'intérieur, le jeune homme avait aussi monté une sorte de cloison en branchages pour sépare les deux guerrières de ce dernier. Le sol était recouvert de feuilles.


"Hé hé... Même une tornade ne pourrait détrôner ce qu'on a fait Flomos !

Gali !

Le garçon sortit de la cabane et regarda en direction de Nina et Gabrielle. Elles sont toujours au même endroit, mais, deux autres pokemon sont là. Un Noarfang et un Evoli. Appartiennent t-ils tout deux aux deux filles ? Fiarkef s'approche, d'un pas hésitant...

[Excusez moi mais à part construire une cabane j'avait rien à foutre xD *sors*]
avatar
Invité
Invité
Informations


Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Re: [ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Message par Gabrielle le Jeu 1 Jan 2009 - 16:18

(Je suis DÉSOLÉE de ce retard (c'est honteux mademoiselle xd). J'ai aucune excuse en plus. Pour couronner le tout je vous ponds un truc pas super mais bon hein, zut.)


    Aie. Gabrielle sentait, dans son sommeil, sa blessure être découverte de ses bandages tachés. C'était délicat, oui, elle sentait les gestes précis de Nina qui défaisait son pansement, l'effleurant parfois. Une fois le tout défait, elle sentit l'humidité de la jungle, quelques gouttes d'eau tombant sur sa plaie ouverte. C'était gelé, mais ce froid ne dura qu'un temps puisque rapidement, de l'eau plutôt tiède vînt se poser sur son flanc. En plus de la soulager de sa douleur, cette eau l'apaisait, la rassurait. Plus que l'eau, c'était la présence de Nina qui la faisait se sentir si bien, même avec cette blessure qui la brûlait.
    Avec autant de soin qu'avant, elle appliqua sur la blessure de la championne un onguent, qui fit la fit grimacer tant elle piquait. Puis rapidement, la chaleur se propagea et la douleur s'estompa un peu. Enfin, de nouveaux bandages vinrent envelopper sa blessure Maintenant tout ce dont elle avait besoin, c'était du repos.

    Et Elle.


    Tout proche de son réveil, Gabrielle avait l'impression de la sentir à ses côtés. C'était une sensation bizarre, elle avait l'impression de rêver mais savait pertinemment que c'était réel.

    Au bout d'un moment, elle se sentit la force d'ouvrir les yeux. Sa vue se stabilisa et elle put regarder la capture de la petite Evoli avec attention, sans que Nina ne remarque quoi que ce soit, trop absorbée par ce nouveau Pokémon qui était, il fallait l'avouer, assez turbulent. Gabrielle venait de voir un Phyllali disparaître dans la jungle, ses feuilles dégageant un parfum plutôt agréable, comme un encens. Elle regarda alors toute la scène, de l'approbation de Genki pour cette nouvelle coéquipière, à l'entrée dans la petit ball verte de Miyana. Nina semblait satisfaite de ce nouveau compagnon. Gabrielle regarda tour à tour Nina, Genki et la petite Evoli.
    Un sourire se dessina sur ses lèvres, constatant encore une fois de l'attention particulière que la jeune fille accordait à ses Pokémon. C'était une bonne chose. Genki en était l'exemple parfait. Les bons dresseurs savaient qu'un Evoli ne se transformait en Mentali que s'il était en très bons termes avec son dresseur. De plus, ce Pokémon semblait sûr de lui, il était élégant et la brillance de la pierre sur son front était capable de déverser des attaques dévastatrices. Et ça, le Mentali semblait en avoir conscience.
    Puis elle vit Nina porta la main à sa ceinture et libérer une autre ball. Une Noarfang en sortit, de taille plutôt correct. Ses bois étaient parfaitement poncés, les pointes bien lisses, et son plumage était lui aussi sans défaut. Gabrielle reconnut l'animal comme étant un de ceux que les escadrons élèvent pour leurs futurs guerriers. Ça ne faisait aucun doute. Les Noarfang sont de parfaites montures pour les cavaliers légers dans le sens où ils ne sont pas trop grands, peuvent se faire très discrets et on une vision de nuit parfaite. Ils sont très répandus dans les raids nocturnes.
    De toute évidence, le pays de l'Air avait décidé d'en offrir un à Nina. Il était certain que ce compagnon serait de qualité, Nina n'avait plus qu'à apprendre à le connaître.

    " Bon, mes cocos, faites connaissance. "

    Nina se tourna alors dans la direction de Gabrielle, et vu son expression, elle semblait un peu surprise de la découvrir parfaitement consciente. La jeune championne s'en voulait un peu de n'avoir rien dit mais bon, elle n'allait pas la déranger dans sa première rencontre avec Miyana. La capture d'un nouveau Pokémon était quelque chose d'important, c'était l'agrandissement de sa famille d'une certaine manière. Du moins c'est comme ça qu'elle le voyait.
    Gabrielle sourit à Nina en réponse à son regard.

    " Félicitation. "

    La Nalcienne fit mine de détourner la tête afin de jeter un coup d'œil à sa blessure, qui s'était plutôt bien refermée. Toutefois, elle savait qu'elle devait éviter au maximum les gestes trop soudains et les actions irréfléchies. Mais le plus dur serait sûrement de ne pas pouvoir voler comme elle en avait l'habitude: virevolter, plonger en piquet de façon soudaine, bouger de façon frénétique, bref, danser avec le vent comme elle en avait l'habitude.
    Gabrielle posa sa main droite sur son flanc, comme pour confirmer la douleur encore présente. Son épaule gauche la relançait de temps à autre mais avait déjà commencé à cicatriser correctement, étant tout de même moins importante que l'autre blessure, qui aurait bien pu lui coûter la vie si Nina ne l'avait pas ramenée à temps.

    " Merci... " dit-elle, à son adresse. Elle la regardait à présent, fixant ses yeux dorés. Gabrielle ne dit rien de plus, jugeant que ce n'était pas vraiment nécessaire.

    Elle posa ses mains sur le sol humide de la jungle et se releva difficilement, manquant presque de retomber. Quelques pas suffirent pour qu'elle soit prêt de Nina, mais la championne fit mine de s'intéresser davantage à l'Evoli. Elle s'accroupit et caressa le petit animal qui n'était pas du tout craintif. Genki, juste à côté, observait la scène, l'air très calme. Prêt de l'arbre, Myaror n'avait pas bougé mais suivait attentivement les mouvements de sa dresseuse, soucieux de son état de santé.
    Tout en caressant Miyana, Gabrielle dit à Nina:

    " Eh bien, il faut croire que tu as un don pour t'occuper des Pokémon... et pas que des Pokémon, d'ailleurs. "

    Elle ne regarda pas Nina en disant ça, même si elle en mourrait d'envie. Mais ses pensées furent vite interrompues lorsqu'un jeune homme suivi d'un Galifeu marcha dans leur direction. Gabrielle se releva et chercha de sa main droite son sabre. Il n'était pas là. Après un rapide coup d'œil vers son Libégon, elle remarqua le fourreau attaché à sa selle, où le sabre reposait. Elle savait bien qui était ce garçon, c'était un soldat de Flamen et c'était aussi le responsable de la blessure qui failli lui coûter la vie.

    " Toi... Que fais-tu ici? " lui demanda-t-elle, essayant d'adopter un air confiant. Chose difficile, elle n'avait ni son sabre, ni ses Pokéball. Mais Myaror était toujours là, et il fouettait l'air de sa queue, menaçant, prêt à attaquer.

avatar
Gabrielle
Informations
Nombre de messages : 92

Fiche de personnage
Points: 116
Âge du personnage: 24 ans
Pokémon sur soi:

Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Re: [ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Message par Nina Wang le Ven 2 Jan 2009 - 22:28

[Post soumis à la contrainte 7 : se projeter dans le futur.]

Gabrielle félicita Nina pour la capture de Miyana et regarda l'état de sa blessure, tout comme Nina. Celle-ci fixa la main de la championne qui s'était posée sur son son flanc et baissa la tête.

«Eh bien...merci. J'espère que ta blessure te fait moins mal, maintenant.»

La jeune femme se releva sous l'oeil inquiet de Nina et s'en rapprocha. Puis, elle s'accroupit et caressa la nouvelle recrue de l'équipe de la Mizuhanienne. Genki agitait très doucement la queue de gauche à droite, surveillant à la fois la boule de poils beige et la dresseuse blessée. Nina sentait bien que Gabrielle s'intéressait à son Pokémon pour faire diversion et ne pas lui parler directement. Ses soupçons déjà en grande partie fondés furent confirmés lorsqu'elle lui affirma qu'elle avait un don pour s'occuper des Pokémon- et pas seulement d'eux, faisant allusion aux soins qu'elle avait reçus de la jeune guerrière récompensée par les Nalciens. A ces mots, Nina sentit le rouge lui monter aux joues et remercia mentalement son amie de ne pas l'avoir regardée en les prononçant, lui évitant ainsi une confrontation visuelle plutôt gênante pour toutes les deux.

«C'est gentil, mais...je pense que tu te trompes en ce qui concerne les humains. Si j'avais un tel don, je ne t'aurais pas laissée partir te battre en te sachant blessée.»

Nina se détourna et regarda ses Pokémon. Ils n'étaient pas au complet. Elle fit sortir Irai et Sidéron de leurs Balls respectives et les laissa découvrir leurs deux nouveaux coéquipiers. Tandis que Kashi tournoyait au-dessus des quatre autres, descendant parfois pour donner un coup de bec, plus par jeu que par méchanceté, à l'un de ses camarades, Sidéron tentait d'attraper le volatile en sautillant - ou plutôt, en sautant assez haut pour que son corps, plus massif depuis son évolution, produise un bruit sourd en touchant le sol. Miyana et Irai se couraient après, la Lainergie s'arrêtant parfois pour permettre à la boule de nerfs de donner des coups de patte à sa queue ronde et lumineuse. Genki, quant à lui, restait un peu en retrait, esquivant parfois les assauts rapides, mais prévisibles (surtout pour un Mentali) de sa cadette enthousiaste. En les regardant, Nina se demanda comment l'équipe allait évoluer, dans tous les sens du terme. Bien sûr, elle connaissait les apparences et noms de chacune des formes évoluées de ses compagnons. Sidéron deviendrait un Galeking massif et imposant, aux dents pointues et au corps plus solide encore qu'il ne l'était déjà. Il serait capable de produire des tremblements de terre terribles et dévastateurs. Peut-être pourrait-il faire équipe avec Kashi, la Noarfang, quand Nina en aurait plus appris à son sujet. Chaque Pokémon était unique, elle le savait, et le fait de l'avoir récupérée alors qu'elle avait déjà été entraînée ne lui permettait pas de connaître parfaitement les capacités de l'oiseau nocturne. Mais avec Sidéron, elle ne craignait pas d'être blessée par un Séisme, classé dans la catégorie des attaques de zone. En combat double, Galeking et Noarfang pouvaient constituer une paire efficace. Nina se promit de réfléchir sérieusement à ce type de stratégie.

La jeune fille reporta son regard sur Miyana et Irai, toujours en train de tourner en rond dans la clairière de la jungle épaisse et dense. Irai deviendrait un Pharamp, un Pokémon de type Electrik à la lumière si puissante qu'elle pouvait aveugler quiconque la regardait de face ou de trop près. Elle allait pouvoir utiliser l'attaque Poing-Eclair, d'ici peu, vu la vitesse de sa progression. Il y avait peu de temps qu'elle l'avait capturée, et déjà, elle n'était plus la petite Wattouat isolée et marginale. Son caractère, en revanche, était toujours le même : assez belliqueuse, elle pouvait devenir dangereuse lorsqu'elle perdait le contrôle - exactement comme sa dresseuse. En devenant Pharamp, sa puissance allait augmenter. Nina allait devoir la surveiller davantage encore. Apprendre à la brebis rose et blanche à ne pas s'abandonner à sa colère ou sa rage, voilà le travail fondamental que la Mizuhanienne allait devoir entreprendre.

Nina observa ensuite la petite Evoli. Miyana allait sans doute évoluer un jour, mais pour le moment, augmenter sa puissance pure, c'était le plus important. C'était le seul membre de l'équipe dont elle ignorait encore la forme finale : tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle ne deviendrait pas un Mentali. Peut-être allait-elle devenir un Noctali, si elle s'attachait suffisamment à sa dresseuse. Elle avait aussi la possibilité d'absorber le pouvoir d'une pierre élémentale afin de devenir Aquali, Voltali ou Pyroli - Nina possédait une Pierre Feu et une Pierre Foudre, d'ailleurs. La guerrière essaya de s'imaginer en train d'envoyer un Voltali au combat, et elle pensa à son père, qui en possédait un surnommé Lokai. Mais, se sentant mal à l'aise, elle préféra essayer de se la représenter en train d'utiliser un Hydrocanon ou un Lance-Flamme. C'était déjà mieux, mais étrangement, Nina ne la voyait pas ainsi, sans toutefois pouvoir dire pourquoi. Et si elle se transformait en Givrali ou en Phyllali ? Phyllali...comme sa mère. Pourquoi pas. Même si la petite Evoli avait préféré la fuir, peut-être allait-elle prendre son apparence, un jour, dans un désir inconscient de mimétisme. Mais pour l'heure, la créature beige était trop occupée à pourchasser Irai pour réfléchir à son avenir. Nina sourit et regarda son premier compagnon, Genki. Egal à lui-même, il observait ses coéquipiers s'agiter dans tous les sens d'un air tranquille, sa queue fourchue se balançant, comme d'habitude, de gauche à droite, dans un mouvement gracieux et régulier. C'était la seule constante de son équipe, finalement. Elle le connaissait à merveille et savait très bien de quoi il était capable pour elle. Il avait déjà évolué pour elle. De quelle autre preuve avait-elle besoin ? Sa seule présence à ses côtés suffisait à Nina. Elle se voyait en train de terrasser le dernier rempart avant la ligue Pokémon, en l'occurence, le Dragon Master, en semant la confusion dans l'esprit pourtant solide des terrifiants Dragons du champion nalcien. Elle voyait à travers les yeux de l'esprit de son Mentali, de cette vision si particulière qui donnait aux choses une forme et une dimension nouvelles. Le Dracolosse tombait à terre, vaincu, tandis que les yeux flamboyants de Peter fixaient ceux, devenus translucides et surnaturels, de son challenger. Elle obtenait le dernier badge et prenait la route de la Ligue Pokémon pour affronter le célébrissime Conseil des Quatre. Et elle avait la ferme intention de les mettre au tapis, un par un. Car elle voulait qu'Otoosama soit fier d'elle, et pas seulement en tant que père, mais aussi en tant que dresseur et guerrier.



«Toi... Que fais-tu ici ?»


Nina sursauta. Gabrielle venait de questionner le maître élémental de Flamen. Nina tourna la tête vers la championne et ressentit le malaise de celle-ci : désarmée, elle se donnait un air assuré, mais elle ne l'était pas du tout. Elle avança vers elle et posa doucement une main sur son épaule en signe d'apaisement.

«C'est moi qui l'ai autorisé à venir avec moi. Il a des questions à nous poser, même si je ne comprends vraiment pas comment nous pourrions l'aider. Cependant, pour éviter qu'il ne nous pourchasse sans cesse, j'ai préféré l'emmener avec nous. En plus, il allait sûrement se faire mettre en pièces par les soldats de son pays, après les propos qu'il a tenus. Et moi aussi, j'ai des questions à lui poser, d'ailleurs. J'aimerais savoir avec précision ce qui s'est passé pendant la bataille à partir du moment où tu as blessé Gabrielle.»

Nina était étonnamment calme. Elle ne ressentait plus aucune colère ni rage envers ce jeune homme. Etait-ce la présence de Gabrielle à ses côtés qui était à l'origine de ce sentiment de quiétude ? Si c'était le cas, Nina aurait tout donné pour rester auprès d'elle le plus longtemps possible. Voler à nouveau dans les cieux, ressentir la double caresse du vent sur ses joues et de sa main sur la sienne, c'était, avec les moments passés avec ses Pokémon et avec Sergei, les instants les plus précieux qu'elle avait vécus, et elle espérait qu'ils seraient nombreux et renouvelés, à l'avenir. Elle s'imaginait déjà sur le dos de Kashi, Gabrielle à sa droite, sur le dos de Harfang, leurs genoux se touchant, et elle l'entendait lui expliquer l'art de la danse aérienne, au gré du vent, tandis qu'elle suivait avec application les conseils avisés de la guerrière d'élite. Elle se penchait sur le dos de sa Noarfang et ressentait à nouveau le plaisir de se laisser porter par les courants, tantôt ascendants, tantôt descendants. Mais à cela s'ajoutait la peur de devoir la voir à nouveau blessée lors d'une bataille ultérieure, touchée en plein vol et plongeant vers le sol, fauchée dans sa danse avec les nuages.

Chassant ces pensées troublées et mi-oniriques, mi-macabres, Nina fixa Fiarkef de ses yeux d'ambre perçants et inquisiteurs. Elle voulait savoir, et elle ne le laisserait pas fuir tant qu'elle ne serait pas satisfaite.

_________________
Inochi wa... Tatakai.


Spoiler:

« Approche, Princesse des Glaces, tranche l'Eau de tes lames, fends l'Air de ton corps et fais jaillir l'Or Blanc du plus profond de ton être pour voler vers la victoire et la demeure des Célestes. Entends l'appel de la voix qui gronde en toi, ne la refuse pas, mais fais-en ton Alliée pour l'ultime explosion dans une transfigurante Métamorphose. »
0 RP - 0 mission - 1 event - 0 match
avatar
Nina Wang
Modo' • Respo Mizuhan
Informations
Nombre de messages : 4027

Fiche de personnage
Points: 2
Âge du personnage: 26 ans
Pokémon sur soi:

Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Re: [ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Message par Invité le Dim 4 Jan 2009 - 20:00

[Post mis sous contrainte n°8 : Retourner dans son passé.]

" Toi... Que fais-tu ici ? "

Gabrielle se souvenait de Fiarkef, et pour cause. Comment celle-ci aurait pu oublier le visage de celui qui lui avait infligé une de ses blessures de guerre ?
Elle semblait vouloir prendre un air agressif bien qu'elle soit désarmée. De toute façon le jeune homme n'aurait pas pu faire grand-chose en étant seul devant Nina, ses pokemon et Myaror.
D'ailleurs cette dernière n'avait pas l'air de se souvenir des événements passés. C'était une petite indication qui pouvait "confirmer" en quelque sorte ses soupçons. En effet, Fiarkef était presque sûr que la jeune guerrière était rentrée dans une espèce de "transe" durant leur combat. Une folie meurtrière qui ne l'avait pas laissé indifférent.


«C'est moi qui l'ai autorisé à venir avec moi. Il a des questions à nous poser, même si je ne comprends vraiment pas comment nous pourrions l'aider. Cependant, pour éviter qu'il ne nous pourchasse sans cesse, j'ai préféré l'emmener avec nous. En plus, il allait sûrement se faire mettre en pièces par les soldats de son pays, après les propos qu'il a tenus. Et moi aussi, j'ai des questions à lui poser, d'ailleurs. J'aimerais savoir avec précision ce qui s'est passé pendant la bataille à partir du moment où tu as blessé Gabrielle.»

Mince, le jeune homme avait complètement oublié les propos qu'avait tenu le soldat Flamenois à son egard. Qu'il était un traître, la honte sur son peuple... Mais il lui faut ses réponses. Seulement avant cela, il lui fallait d'abord repondre aux questions de Nina. Elle voulait connaître son nom, et savoir ce qu'il s'était passé après que celui-ci ai blessé l'autre fille.

"Bon... Des explications s'imposent alors..."

Fiarkef s'assit les jambes en tailleur aux côtés de Nina et Gabrielle. Il commença à leur compter le combat à partir du moment où la championne fut atteinte par son épée broyeuse. Pour leur prouver qu'il ne voulait en aucun cas se battre contre elles, Fiarkef déposa son épée et ses deux lames d'Insecateur au pieds de Myaror. Certes cela ne l'aurait pas empêché d'utiliser sa maîtrise du feu, mais le jeune homme espérait que les deux jeune femmes avaient tout de même compris son geste.
Le maître elemental soupira.


"Je me nomme Fiarkef Koïnrith, fils adoptif de Thorn Koïnrith, forgeron de Flamen.
J'ai été appelé au combat par ma Reine, Elea.
Lorsque notre combat à débuté, j'ai porté un coup sur vous -en désignant Nina-, mais votre amie s'est interposée. Après cela, vous êtes passée dans une sorte de délire, comme une transe, et vous ne répétiez qu'un seul mot : "Korosu".
Je ne connaît pas la signification de ce mot, et il était prononcé avec un ton rauque. Votre visage n'avait plus aucune expression. Aucun mal ne semblait vous atteindre, et vos attaques étaient d'une précision et d'une rapidité incroyable. Vous avez aussi changé de tenue. C'était une combinaison composée d'eau à première vue. Une croix y était comme "greffée", et elle palpitait, comme si elle imitait des battements cardiaques. C'est alors que votre amie s'est prit un deuxième coup, mais cette fois-ci il venait d'un archer de Terros. Bon, inutile de rappeler que j'ai été mis hors d'état de nuire par la suite. Mais vous avait eu comme "pitié" de moi et vous m'avait emmené dans un centre de soins de Flamen."


Fiarkef se tût et écarta le col de son long manteau rouge. Il en sortit une croix dorée. Un rubis été incrusté au centre de celle-ci. Au dos de cette croix y été inscrit son prénom : Fiarkef. Le bijou dégageait une chaleur agréable, et le joyau scintillait d'un éclat rouge flamboyant.

"A moi de vous poser une question maintenant. Lorsque je suis près de vous, ma croix se mets à diffuser une légère chaleur et à scintiller. Aurait-elle un rapport avec l'une d'entre vous ?

Le jeune homme tendit l'objet à Nina. Il espérait avoir répondu à ses questions. Et maintenant, il aimerait des réponses.
Myaror observait le jeune homme avec un air curieux. Fiarkef voulait gagner la confiance de Nina et Gabrielle. Celles-ci semblaient être unies par un lien invisible, mais le guerrier le sentait. Est-il de trop ?
Mais ce n'est pas le moment de penser à ça. Le plus important pour l'instant est la croix. Son bien le plus précieux renfermerait-il un pouvoir ?


[Excusez-moi, mon post est pas génial ><"
J'ai pas trop d'inspi... C'est peut-être la rentrée qui fait ça ? *zbaaff*]
avatar
Invité
Invité
Informations


Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Re: [ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Message par Gabrielle le Lun 12 Jan 2009 - 0:47

(roh mais on était pas assises! bon tant pis j'en profite! nah)
(suis désolée du retard... <<)


    Alors que Fiarkef s'avançait davantage, Gabrielle se méfiait de plus en plus. Myaror grognait, près du grand arbre. La douleur encore récente de sa blessure palpitait, comme pour lui signaler encore et encore que le responsable était devant elle. Elle avait de la rancoeur, mais elle devait se contrôler. Les dents crispées, elle le fixait, mais elle se relâcha lorsque la main de Nina vînt de poser sur son épaule, la calmant immédiatement. D'une voix apaisante mais assurée, elle lui dit:

    " C'est moi qui l'ai autorisé à venir avec moi. Il a des questions à nous poser, même si je ne comprends vraiment pas comment nous pourrions l'aider. Cependant, pour éviter qu'il ne nous pourchasse sans cesse, j'ai préféré l'emmener avec nous. En plus, il allait sûrement se faire mettre en pièces par les soldats de son pays, après les propos qu'il a tenus. Et moi aussi, j'ai des questions à lui poser, d'ailleurs. J'aimerais savoir avec précision ce qui s'est passé pendant la bataille à partir du moment où tu as blessé Gabrielle. "

    Alors comme ça, il allait être mis en pièces si il rentrait chez lui... au bout du compte, c'était plutôt lui qui était dans un sérieux pétrin. Gabrielle regarda à tour de rôle Nina puis Fiarkef, et baissa sa garde. De toute façon elle ne pouvait pas faire grand chose. Mais sa douleur à l'épaule la frappant toujours lorsqu'elle bougeait lui rappelait constamment de rester méfiante.

    " C'est entendu. Mais je t'ai à l'œil jeune guerrier. "

    "Bon... Des explications s'imposent alors..."


    Fiarkef s'assit, son Galifeu restant à ses côtés, et déposa devant lui ses armes blanches, dont les deux lames. Gabrielle se souvenait l'avoir vu durant la guerre. Elle le voyait encore, debout, le paysage troublé autour de lui à cause de la chaleur qu'il dégageait, tenant ces deux lames fraîchement arrachées à un Insécateur. Même si Gabrielle était jeune, elle avait déjà vu beaucoup de combats, mais ce genre de vision restait assez morbide pour elle. Quand on voyait la politesse de Fiarkef vis-à-vis des deux jeunes femmes, il était difficile de l'imaginer en train d'arracher les membres d'un cadavre. Surtout qu'il avait aussi une épée, visiblement de bonne qualité. Il la posa à côté des lames de mante, pour montrer sa bonne foi. Mais Gabrielle n'était pas dupe, elle avait encore la vision de ces deux rubis qui avaient brillé dans les yeux de Fiarkef. Toutefois, avec l'humidité ambiante, il ne pourrait pas faire grand chose. La championne ne fit aucun commentaire là-dessus, se contentant de pousser davantage les armes du garçon, avec son pied droit. Les guerriers savaient généralement qu'il n'avait pas bien vu de pousser son sabre ou son épée avec les pieds, ou de les jeter au sol. Gabrielle le savait pertinemment mais elle le faisait exprès.

    Il s'assit en face d'elles, prêt à commencer ses explications. Nina s'assit aussi et Gabrielle l'imita, se plaçant à sa droite. En se posant, sa main gauche se posa par inadvertance sur celle de Nina. Gênée, elle jeta rapidement un coup d'oeil vers la jeune guerrière en retirant sa main. Se ressaisissant rapidement, elle se concentra sur le garçon de Flamen, qui attendait pour commencer.
    Fiarkef se lança alors dans son récits de la bataille. Gabrielle se contenta de la fixer, l'air grave, attentive aux paroles du jeune homme mais aussi aux réactions de Nina. Elle ne se souvenait que vaguement de l'état secondaire dans lequel la jeune guerrière avait été plongé. La championne avait d'abord été touchée à l'épaule, puis au flanc par une flèche de Terros. Encore ces deux coups, elle ne se souvenait de peu de choses. Les images se bousculaient. Mais plus Fiarkef avançait dans son récit plus les scènes lui revenaient.

    "... Vous avez aussi changé de tenue. C'était une combinaison composée d'eau à première vue. "

    Oui, c'était ça. Cette maîtrise de l'eau peu courante l'avait rendue incroyablement rapide, ses gestes étaient devenus de plus en plus précis, ses lames semblaient faire corps avec elle. Ce jour-là, Nina s'était transformée en une arme vivante, dominée par la rage.
    Un peu troublée par ces souvenirs, Gabrielle compléta le discours de Fiarkef, en s'adressant à Nina:

    " Tu étais devenue irraisonnée. La seule chose que tu visais, c'était lui. On aurait cru que la seule chose qui pouvait t'apaiser, c'était de le tuer. Tu n'avais pas vu... cet archer... son arc était immense, mais... tu ne le voyais pas. Puis... "


    Elle s'arrêta. Elle ne se souvenait pas vraiment d'où elle avait tiré la force de se jeter devant Nina, mais elle l'avait fait. Et elle n'avait aucun regret.
    Fiarkef resta un moment silencieux puis enleva la croix dorée qu'il portait autour du cou. La pierre en son centre rappelait à Gabrielle la lueur qu'elle avait aperçue dans les yeux du garçon, alors qu'ils avaient croisé le fer sur l'ile I'o Maï. Il lui rappelait les ornements royaux que portait parfois Abraham, le roi actuel de Nalcia.
    Il reprit la parole:

    " A moi de vous poser une question maintenant. Lorsque je suis près de vous, ma croix se mets à diffuser une légère chaleur et à scintiller. Aurait-elle un rapport avec l'une d'entre vous ? "


    Gabrielle écarquilla les yeux, surprise par cette question si inattendue. Elle ne voyait vraiment pas comment elles pouvaient avoir un quelconque rapport avec un pendentif. Surtout que tous trois étaient originaires de pays différents.

    " Je n'ai jamais vu cette croix auparavant. Désolée. "


_________________

Spoiler:
avatar
Gabrielle
Informations
Nombre de messages : 92

Fiche de personnage
Points: 116
Âge du personnage: 24 ans
Pokémon sur soi:

Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Re: [ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Message par Nina Wang le Mer 21 Jan 2009 - 21:30

[Post soumis à la contrainte 5 : faire intervenir un objet particulier.]

Après avoir tressailli au contact de la main de Gabrielle, Nina écouta avec attention le récit de Fiarkef. Ainsi, elle avait perdu la raison...elle était devenue quelque chose qu'elle ne pouvait même pas se représenter ou s'imaginer. Une machine à tuer. Cependant, la description faite par Fiarkef lui faisait resouvenir des lectures antérieures, à la bibliothèque de Fla'Or. «Korosu»...cela signifiait tuer, en japonais - la langue qu'elle parlait à Fla'Or, avec son père adoptif, et avec les militaires de la base. Plus précise, plus rapide...plus puissante. Dangereuse. Meurtrière. Voilà comment Nina s'imaginait, d'après les paroles du jeune homme. Mais il fallait qu'elle retrouve, dans ses souvenirs, ce qui concernait cet état de fureur destructrice. Une croix qui palpite comme un coeur monstrueux...Nina était encore fatiguée, et elle ne parvenait pas à mobiliser ses connaissances, à reprendre ses esprits, afin de relier ses actions à ses lectures. Plus tard, se dit-elle. Il ne fallait pas insister lorsqu'un élément du puzzle ne voulait pas se positionner. Encore fallait-il trouver la pièce, d'ailleurs...

Nina resta silencieuse lorsqu'elle comprit que Gabrielle avait voulu la protéger de l'archer. Sa blessure au flanc venait donc de là...sentant ses entrailles se tordre à la pensée qu'elle aurait pu perdre la championne par sa faute, elle pâlit, mais ne dit mot. Une fois de plus, elle se sentait coupable. Elle avait l'impression d'être responsable de tous les maux de Gabrielle, depuis qu'elle la connaissait. Ce sentiment lui infligeait une brûlure qui consumait la jeune Mizuhanienne de l'intérieur, elle qui faisait corps avec l'eau et la glace. Un coeur gelé qui fondait sous la morsure du remords et de l'amour désormais ancrés en elle ; voilà ce qui battait dans le corps devenu, le temps d'une confrontation, mécanique de tuerie.

«Je vois. J'ignorais que j'étais capable d'une telle chose. Je vais devoir étudier sérieusement cette manière de combattre.»

Encore des termes techniques, encore un ton froid. Nina ne pouvait faire autrement, habitée qu'elle était par ce flot de passions antagonistes. Elle fut étonnée en découvrant que parmi ces passions se trouvait la compassion, ce que Fiarkef appelait la pitié : elle avait ramené le guerrier dans son pays natal, mûe par un instinct, une intuition, ou quoi que ce soit d'autre du même accabit, et sans explication rationnelle, l'avait, une fois de plus, sauvé d'une mort certaine, en le soustrayant à son camarade patriote chevauchant un Dracaufeu belliqueux.

«Je pense qu'il est inutile de préciser que je ne renouvellerai pas de tels actes, à l'avenir. Disons...que j'ai fait acte de bonté, ou de charité, appelle ça comme tu le souhaites.»

Fiarkef mentionna ensuite une croix, qu'il sortit et montra aux deux jeunes femmes. Elle était dorée et incrustée d'un rubis flamboyant, qui dégageait une chaleur perceptible même par Nina - et surtout par Nina, était-elle tentée de dire, sans pouvoir expliquer la raison de la précision qui s'imposait à son esprit. Mais, de même que Gabrielle, elle fut surprise par la question du maître élémental novice : quel rapport pouvait-elle bien avoir avec cet objet étrange, qui portait le nom de son propriétaire gravé sur sa face dénuée d'ornements ? La championne n'avait jamais vu cet objet, semblait-il. Nina non plus, en fait. Cependant, elle sentit son coeur vibrer à mesure que sa main s'approchait de la croix. Elle avait l'impression d'être en phase avec l'artefact. Lorsqu'elle le toucha, une onde bleue bien visible émana du corps de la jeune fille, produisant un son doux et cristallin. Le rubis de la croix scintilla vivement et brièvement, puis perdit son éclat et devint terne. L'onde, après s'être étendue sur environ deux mètres de rayon, effectua le chemin inverse ; elle retourna vers son origine, à savoir Nina, et son point de départ, situé entre les seins de la jeune fille, luisit légèrement. Pendant quelques secondes, une croix bleutée resta là, brillant faiblement, pour finir par s'éteindre doucement. Nina se sentait vraiment bizarre. Elle avait le sentiment d'être muselée, bridée, comme si des chaînes invisibles venaient d'entourer son corps - et, plus désagréable encore, son esprit et son âme tout entiers. Un silence suivit le phénomène étrange qui venait de se produire ; non loin de là, les Pokémon de Nina s'étaient tendus, prêts à intervenir si la situation devenait dangereuse pour leur maîtresse.


«Gabrielle, je me sens prisonnière...pourquoi ?»

C'étaient les seuls mots qui lui étaient venus à l'esprit ; spontanément, elle s'était adressée à la championne d'Alfen, puisqu'elle se sentait proche d'elle, infiniment plus que de Fiarkef, en tout cas.

«Mais je n'ai jamais vu cette croix. Je ne comprends pas. C'est comme si un filet fait d'une matière invisible et solide m'avait enfermée pour...empêcher quelque chose. Défendre, aussi. Mais ne me demandez pas quoi, je suis incapable de vous fournir une explication cohérente.»

Elle s'était de nouveau adressée à ses deux camarades, une fois la surprise passée. Genki s'approcha alors de sa maîtresse et la fixa d'un air interrogateur, sentant le trouble qui privait Nina de toute possibilité d'analyse calme et méthodique. C'était pourtant ce qu'elle faisait de mieux, étudier sous tous les angles afin de trouver une solution...la perplexité du Mentali était alors facilement compréhensible. Tout près de la guerrière, Irai s'était assise sur son arrière-train et avait penché la tête du côté gauche, signe qu'elle non plus n'était pas en mesure de comprendre ce qu'il se passait. Sidéron grattait nerveusement le sol en soufflant bruyamment par les naseaux, ce qui était sa manière à lui d'exprimer son anxiété, dans de telles situations. Les deux dernières recrues, Kashi et Miyana, se dévisageaient, puis regardaient les trois humains, avant de revenir à l'observation mutuelle. La petite Evoli accourut vers Nina et s'assit à côté de son congénère évolué, en agitant les oreilles rapidement ; l'oiseau nocturne, quant à lui, voleta jusqu'à sa dresseuse et se posa sur son épaule, tournant sa tête à 180°, signe qu'il était plongé dans une intense réflexion.

«Fiarkef, je t'assure que je n'ai aucun rapport avec cet objet. Mais...»

Soudain, Nina envisagea le fait que cela avait peut-être un rapport avec sa petite enfance, oubliée et noyée dans les douloureux souvenirs des voyages harassants à travers la contrée d'Erasia, au rythme des cris et des tortures diverses infligées par ses bourreaux.

«J'ai été adoptée à l'âge de neuf ans, environ. La croix a peut-être croisé ma route lorsque j'étais petite. Et vu la réaction de mon corps avec l'artefact, c'est même fort probable.»

_________________
Inochi wa... Tatakai.


Spoiler:

« Approche, Princesse des Glaces, tranche l'Eau de tes lames, fends l'Air de ton corps et fais jaillir l'Or Blanc du plus profond de ton être pour voler vers la victoire et la demeure des Célestes. Entends l'appel de la voix qui gronde en toi, ne la refuse pas, mais fais-en ton Alliée pour l'ultime explosion dans une transfigurante Métamorphose. »
0 RP - 0 mission - 1 event - 0 match
avatar
Nina Wang
Modo' • Respo Mizuhan
Informations
Nombre de messages : 4027

Fiche de personnage
Points: 2
Âge du personnage: 26 ans
Pokémon sur soi:

Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Re: [ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Message par Invité le Dim 8 Fév 2009 - 22:14

[Je suis désolé pour le retard et la longueur du post, j'ai vraiment pas le temps en ce moment =S]

L'onde qui s'était émanée du corps de Nina fit s'assoir le jeune homme, poussé par le souffle bleuté. Le pendentif avait donc forcément un rapport avec la jeune femme. Mais celle-ci ne semblait pas se souvenir de l'objet... A-t-elle était en contact avec dans un passé lointain ?
Et que veut réellement dire Fiarkef ? Est-ce un nom, un mot, un code ? Toutes ces questions affluaient dans la tête du garçon. Mais ce nouvel indice pourrait très bien le mener vers une nouvelle piste.



«Fiarkef, je t'assure que je n'ai aucun rapport avec cet objet. Mais...»
«J'ai été adoptée à l'âge de neuf ans, environ. La croix a peut-être croisé ma route lorsque j'étais petite. Et vu la réaction de mon corps avec l'artefact, c'est même fort probable.»


Alors donc ce bijou aurait croisé il y a une dizaine d'année la route de Nina... Peut-être que cela le mènerais vers un nouveau lieu !
Tant pis, même si cette question pourrait réveiller de mauvais souvenir dans l'esprit de la jeune femme -bien que ce ne soit le but du garçon- il fallait tenter.


"Nina, où as-tu passé ta petite enfance ? Je suis désolé de te demander cela mais, il me faut absolument des rep..."

Fiarkef n'eu le temps de finir sa phrase. En effet, des voix d'hommes se firent entendre au loin. Ils sont sûrement là pour retrouver le jeune homme en fuite. Pas de temps à perdre, après avoir appelé Flomos, pris ses affaires et s'être redressé devant Nina et Gabrielle, Fiarkef regarda la guerrière elementale avec un regard qui signifiait qu'il avait besoin d'une réponse urgente. Il parti en marchant à reculons, sans quitter des yeux la jeune femme en attendant la fameuse réponse. Il savait quelle allait répondre, il le fallait. Le jeune homme finit par s'engouffrer dans les profondeurs de la jungle, laissant les deux filles seules avec leurs pokemon...
avatar
Invité
Invité
Informations


Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Re: [ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Message par Nina Wang le Sam 18 Avr 2009 - 19:43

Nina fut étonnée de la requête du jeune homme originaire de Flamen. Il voulait savoir où elle avait passé son enfance, et un voile de tristesse recouvrit alors subitement le visage de la guerrière. Elle n'aimait pas parler des moments dont elle se souvenait qui appartenaient à ce passé désormais révolu pour elle. Elle gardait des traces des mauvais traitements qui lui avaient été infligés, essentiellement sur le plan mental. Cependant, la question avait suffisamment d'importance pour ne pas être ignorée. La réponse à l'énigme de la croix en était la clé.

« Quand j'étais petite, je vivais avec des hommes qui faisaient du trafic d'enfants pour en faire des esclaves de toutes sortes. Avant mon adoption, j'ai été emmenée un peu partout dans Erasia. Vu le pouvoir élémental que je possède, je peux supposer que je suis née à Mizuhan, ou qu'au moins l'un de mes parents en est originaire. Pour le reste, je ne peux rien dire de plus. J'ai tellement voyagé que je suis incapable de me rappeler quel a été le premier pays où j'ai vécu. Désolée. »

Les pas qui se firent alors entendre dans les environs ne laissèrent aucun doute quant à l'identité de ceux qui en étaient à l'origine. Nina se releva promptement et rappela Genki, Sidéron, Irai et Kashi. Miyana bondit littéralement pour se blottir dans les bras de la Mizuhanienne, qui l'installa sur son épaule. Elle avait besoin d'avoir les mains libres. Il fallait fuir, et vite. Mais Kashi était encore fatiguée, après le voyage qu'elle venait de faire pour rejoindre sa nouvelle maîtresse...

« Gabrielle, allons-y, on n'a qu'à prendre Myaror pour... »

Mais la championne lui expliqua qu'elle préférait rentrer chez elle, puisque tout le monde devait s'inquiéter à Alfen. Nina resta d'abord silencieuse devant cette annonce, puis se dit qu'elle était normale. Elle devait avoir envie de revoir sa famille et ses proches. Nina répondit qu'elle comprenait et se dirigea vers Myaror, mais s'arrêta avant de l'enfourcher. Ce n'était pas une bonne idée de l'accompagner...elles allaient être plus facilement repérables, plus facilement rattrapables...et Gabrielle risquait d'être encore blessée. Nina le refusait catégoriquement. Le coeur serré, elle lui dit qu'elles feraient mieux de se séparer temporairement, le temps qu'elles puissent se remettre de leurs blessures et semer leurs poursuivants. La championne acquiesça et sortit une Ball de ses affaires pour la mettre dans la main de Nina. C'était celle de Manwa, le Roucarnage avec qui Nina avait déjà fait équipe. Elle le lui confiait pour qu'elle puisse s'enfuir...

Après avoir promis d'en prendre soin, Nina le fit sortir de sa Ball, rassembla ses affaires et enfourcha le volatile. Miyana était toujours sur son épaule, et la jeune fille avait toujours la croix étrange à la main. Sentant une angoisse immense croître en elle, la jeune guerrière pressa Manwa de s'envoler après avoir vérifié que Gabrielle était prête à partir, juchée sur Myaror. De sa main libre, elle pressa celle de la championne dans la sienne dans un geste lourd de sens.


« Gabrielle, sois prudente, et porte-toi bien...je te contacterai quand tout se sera calmé. Je t'en prie, fais attention à toi. »

Les pas se rapprochant dangereusement, Nina, d'une pression des jambes, demanda à Manwa de s'élever dans les airs ; lorsqu'il s'exécuta, Nina se retourna pour apercevoir une dernière fois son amie s'envoler à son tour, lui fit un signe et se résigna à quitter ces lieux bientôt envahis par les soldats de Flamen.


=> Peut-être vers Kabana

_________________
Inochi wa... Tatakai.


Spoiler:

« Approche, Princesse des Glaces, tranche l'Eau de tes lames, fends l'Air de ton corps et fais jaillir l'Or Blanc du plus profond de ton être pour voler vers la victoire et la demeure des Célestes. Entends l'appel de la voix qui gronde en toi, ne la refuse pas, mais fais-en ton Alliée pour l'ultime explosion dans une transfigurante Métamorphose. »
0 RP - 0 mission - 1 event - 0 match
avatar
Nina Wang
Modo' • Respo Mizuhan
Informations
Nombre de messages : 4027

Fiche de personnage
Points: 2
Âge du personnage: 26 ans
Pokémon sur soi:

Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Re: [ Clos ] Un abri à l'état sauvage [Gabrielle, Nina, Fiarkef]

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé
Informations


Contact

 Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum