[ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

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[ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

Message par Yûn le Ven 30 Sep 2011 - 18:35

[Contrainte: insister sur un sentiment en particulier => la colère *la prochaine fois, je devrais utiliser des couleurs avec des noms encore plus longs, tiens...*]

Le groupe, désormais plus nombreux avec l’arrivée de Hanako et des nouvelles créatures des deux Mizuhanniennes, avait repris sa route. Néanmoins… On ne pouvait pas dire que l’ambiance était excellente. Tsubaki était toujours aussi étrange. Mais, le pire, c’était la tension presque palpable entre Yûn et son dragon.
Elle l’avait finalement laissé sortir de sa prison une fois partis du Lac. Malheureusement, il aurait peut-être mieux valu qu’elle le prive encore un peu de sa liberté. L’humeur du dragon nouvellement muté ne s’était guère améliorée.
Il avait parfaitement entendu, quand ce fichu pseudo dragon avait proposé à la jeune fille de suivre son enseignement, pour pouvoir mieux le maîtriser. Peuh ! Qu’est-ce qu’il en savait, lui, d’abord ! Avant qu’il n’arrive, tout allait très bien ! C’était uniquement de sa faute si, désormais, Yûn et lui étaient en colère l’un contre l’autre ! Et puis d’abord, lui enseigner quoi ? Si partager son savoir avec elle signifiait lui apprendre à comment le mater, il s’y casserait les dents !
Ce qui lui restait également en travers de la gorge, c’était aussi le fait que sa dresseuse ait accepté cette proposition plus que douteuse sans le consulter. Si la jeune fille ne s’était aperçue de rien, lui avait clairement senti que le Champion aux dragons était louche. Déjà, qu’est-ce qu’il foutait avec un Léviator rouge, hein ?! En plus, il y avait fort à parier qu’il faisait ça dans le but d’abuser d’elle ! Après tout, Yûn était plutôt du genre naïve... En tout cas, même si elle se rendait là-bas, il resterait toujours sur le qui-vive.
Cependant, il y avait encore autre chose qui l’agaçait énormément, actuellement…


« Tu peux m’expliquer ce qu’elle fout encore là ? »

L’homme en armure d’ivoire avait parlé d’un ton sec. Il avait presque craché le mot ‘elle’ et, en même temps qu’il le disait, avait jeté un regard noir à Tsubaki. Aussitôt, la Terrosienne lui adressa un regard plein de reproche… Avant de répondre avec la même intonation, les bras croisés et avec l’air passablement énervé.

« Elle est là pour nous protéger. Puisque, apparemment, tu es même incapable de te débrouiller seul lorsqu’il s’agit de te défendre…
-Ben voyons ! Peut-être que si tu m’avais aidé, au lieu de rester là, ça se serait mieux passé ! Mais non, madame a préféré…
-Je te rappelle que c’est toi qui lui a cherché des noises. Alors qu’on était seulement en train de discuter, et…
-Discuter ?! Il te manipulait, oui !
-Pardon ?!
-Si tu t’étais vue, ma vieille ! »
Fit l’hybride dans un rictus malsain. « Tu buvais ses paroles, il t’a complètement hypnotisée ! Si j’avais pas été là, tu… »

Cette fois, ses paroles furent accueillies par une gifle. Le dragon posa sa main sur sa joue fortifiée. Il n’avait pas vraiment eu mal, protégé par son épaisse carapace. Contrairement à Yûn, dont la main était rouge et endolorie. Mais, il avait surtout été blessé dans son âme.
Sa dresseuse le regardait furieusement. Jamais elle ne lui avait adressé un tel regard… Mais jamais, lui non plus, n’avait été aussi cru et agressif dans ses paroles !


« Je commence vraiment à regretter que tu possèdes ce don… Ou plutôt, cette malédiction ! »

Elle se retourna d’un bloc. Elle ne voulait pas lui montrer ses yeux rougissants.

« Depuis le début, tu savais que je voulais aller à Nalcia. Tu as accepté de m’y accompagner. Et, maintenant que j’ai rencontré quelqu’un qui accepte de m’aider à… Comprendre vers quelle voie me diriger, et qui plus est m’aider à atteindre un but précis… Toi, tu… »

Elle secoua la tête, et essuya d’un geste rageur ses yeux humides. Non, elle refusait de pleurer pour quelque chose comme ça !

« J’ai dit que moi, je suivrai son enseignement. Rien ne t’oblige à m’accompagner. Si tu décides de… Rester là, et vivre ta vie comme tu l’entends… Alors… »

Elle n’eut pas la force de prononcer les derniers mots. La jeune fille se remit en marche, sans se retourner pour voir si les deux humaines la suivaient… Ou si son pokémon faisait de même…

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Re: [ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

Message par Hanako le Jeu 6 Oct 2011 - 20:06

[ Désolé RP un peu court >_<]

Nous voilà maintenant dans les plaines de Mizuhan, Kiro avait réussi à repêcher le collier de Tsubaki dans le lac du Dragon où nous étions précédemment. Nous marchions depuis un bon moment maintenant, vers un lieu dont j'ignorais le nom...
La Tsubaki en mode « Nightmare » nous avais un peu forcé la main, nous n'avions qu'une chose à faire la suivre. Mais bon...j'aimerais bien savoir où nous allions tout de même ! C'est bien beau de marcher mais si elle même ne sait pas où elle se dirigeait, cela poserait problème, mais je pense qu'elle le savait très bien mais qu'elle préférait ne rien dire pour le moment. De plus, sous cette forme, elle n'était pas vraiment bavarde. La journée semblait bien commencer.
Kiro gardait le collier de Tsubaki précieusement, il le tenait fermement dans ses petites pattes. Jungo lui le surveillait et surveillait les alentours. Je pris Kiro dans mes bras car il commençait à avoir du mal à avancer, du moins, il n'arrivait plus à marcher à la même allure que nous.
Personne ne disait mots. Je n'aimais pas trop ce silence pesant.

La suivre c'est tout ce que l'on devait faire. Même si le paysage était magnifique, j'aurais aimée l'admirer dans d'autres conditions. Les plaines étaient vastes et très vertes, la pluie devait tomber souvent ici. Il ne faisait pas froid mais frais, ce qui n'était pas désagréable au contraire.
Kiro s'endormait petit à petit sans lâcher le collier de Tsubaki. Sans doute avait-elle remarquée que son collier avait disparu...ou peut être pas.
Nous avions marchés pendant plusieurs heures, jusqu'à ce que un hurlement brise le silence dans lequel nous étions plongés...Puis plusieurs hurlements se faisaient entendre....
On entendait des bruits de pas se rapprocher et nous entourer. En deux temps trois mouvements, nous voilà entourés d'une meute de Grahyena. Jungo se rapprocha de moi et regardait tout les membres de la meute, tout en restant sur ses gardes...
Ils n'attaquaient pas...du moins pour l'instant...ils ne faisaient que grognaient...ils avaient l'air assez menacants....Est Tsubaki en mode « dark » qui les aurait appelés ? On peut imaginer plusieurs possibilités....Mais comment elle aurait fait ? Non écartons cette hypothèse.
Je n'avais pas l'habitude d'être prise en embuscade comme cela....Je dois l'avouer, j'étais assez terrifiée...connaissant ce genre de pokemon, ils n'allaient pas tarder à bondir sur nous afin de nous bouffer pour leur déjeuner...
Jungo lui aussi était assez impressionné et quelque peu terrorisé....Il baissa ses oreilles et se colla contre moi...
Que faire....

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On m'a volé ma mémoire...mes souvenirs.....perdus.... Le seul souvenir qui me reste c'est l'astre lunaire s'élever au dessus de ma tête....Il y a en moi cette douleur...que rien n'efface, que jamais je n'oublie.
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Re: [ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

Message par Tsubaki Mitsuki le Sam 8 Oct 2011 - 17:36

~ Et que sans faire un bruit, la neige doucement… S’en ira
C’est la nuit, la ronde des heures qui te ramènera… ~


"J’t’emmerde boule de pétanque, ok ?!"

Tsubaki se tenait droite et fière. Enfin, plutôt Miyuu, qui gardait sa place… La véritable Tsubaki était perdue quelque part dans son propre corps… Pitoyable non ? Ca faisait bien rire l’esprit de Grahyena tiens. Ah ah qu’est-ce qu’elle rigolait ! Le Tiplouf était gentiment allé chercher l’œil du Dragon pour elle au fond du lac – elle aurait personnellement adoré envoyer boule de pétanque le faire- et elle avait laissé le bijou dans les mains du Tiplouf. Lifaen avait tenté à plusieurs reprises de le lui faire porter mais n’en tirait que coups et blessures diverses. Il guettait toujours le meilleur moment pour attaquer. C’était à se demander pourquoi elle suivait encore Hanako et Yûn… Et pourquoi elle les avait menées dans cette plaine.

Lhiyf, terrifiée par l’apparence de sa nouvelle dresseuse et voyant Yûn pas très en forme alla se blottir contre sa jambe en piaillant. La chaleur de son corps avait tendance à réchauffer les cœurs un peu blessés des gens. Mais elle n’osait s’attaquer à l’acier qui semblait barricader celui de cette étrange personne. Elle regarda la Terrosienne et poussa un petit cri, lorsqu’un un hurlement déchira le silence. Un hurlement long et grave, aux notes tristes. Ce chant fit peur au jeune poussin qui piailla de peur. Elle remarqua cependant que ce cri semblait intriguer Tsubaki… Et lui plaire…

On voyait encore les ravages que la guerre avait fait subir à la terre. L’herbe repoussait mais à grande peine. La boue était majoritairement présente, retournée… L’endroit était désert et des cadavres d’armes et de boucliers, d’armures et de heaumes parsemaient la plaine. Si apparemment, une sorte d’effort collectif des Pokémon sauvage et de la nature s’était instauré pour déblayer l’endroit et de se sustenter des cadavres d’humains et de Pokémon un temps. Au moins les charognards et ceux qui mangeaient des cadavres déjà froid…

Cet état déplorable faisait littéralement pester la jeune femme. Elle frappait de ses pieds nus tout ce qui était à porter, se souciant peu des coupures. Au pire, le corps avait mal, elle, elle s’en moquait bien, ça serait le problème de Tsubaki. Miyuu continuait d’avancer dans la plaine. Elle avait fini par dépasser Yûn après avoir provoqué celui qu’elle nommait affectueusement, ou non « boule de pétanque ». Pour elle, il était un Pokémon, rien d’autre. Certes, avec une faculté spéciale mais elle était bien une âme rattachée à un corps humain alors l’inconcevable avait vu ses limites révisés avec elle. Et puis, elle s’en fichait. Si ce n’est que son évolution lui avait constitué une grosse armure mais avait pas mal vidé son crâne d’intelligence… Enfin, pour ce qu’elle en pensait, elle… Elle s’étira lorsqu’un hurlement retentit… Elle esquissa un imperceptible sourire, pourtant bien présent… Et comme Elle semblait toujours perdue, elle pouvait en profiter… Ses yeux rouges scrutèrent l’horizon et elle fit signe aux autres de s’arrêter et de ne surtout pas bouger. Les hurlements se firent de nouveau entendre et elle ferma les yeux. Cette fois elle souriait vraiment.

Elle la sentait qui s’approcher… Eux… Eux… Sa meute… La sienne… Lorsqu’elle rouvrit les yeux, ils l’encerclaient… Avec les autres, qui semblaient prêt à dégainer… La tension était palpable, elle distinguait les muscles saillants des loups bandés comme des cordes d’arc, prêt à se détendre et bondir. Ils grognaient, laissant saillir leurs crocs étincelants… Elle aperçut, chose surprenante, les jeunes Medhyena avec eux, cachés derrière les jambes de leurs parents mais grondant tout de même. Quant à Lui… Où était-Il ? Elle regarda autour d’elle et voyant son fameux rival s’apprêtait à attaquer, elle se rua vers lui et donna un grand coup de sa main derrière sa tête casquée.


"Tu les attaques, j't’égorge comme un Groret, pigé, Boule de pétanque ?! Ca vaut aussi pour vous autres !"

Elle regarda ses Pokémon comme ceux d’Hanako. Sa menace était lourde et elle était assez folle pour la mettre à exécution… Se battre avec un Drackhaus était loin de lui faire peur en tout cas… Elle observa la meute, un sourire intriguant ce dessinant sur ses lèvres. Elle s’approcha d’eux. Aussitôt, le groupe se braqua, tendu au maximum. Elle esquissa un rire rauque. Certains, les plus anciens, levèrent l’oreille, surpris. Elle posa ses yeux rubis sur eux et se dressa de toute sa hauteur.

"Ca faisait longtemps les gars, vous allez bien ? J’vois que non, mais bon, vous pouvez vous reprendre non ? Vous n’êtes pas La meute pour rien !"

Les loups se regardèrent, surpris. Leur ventre leur hurlait d’attaquer et de tuer mais leur instinct, quelque chose de plus puissant encore, enfoui dans les traditions résonna en eux. Ils ne pouvaient pas faire ça… Ils ne pouvaient pas faire ça car ça serait… trop… trop… Ca transgresserait l’antique loi de ne jamais dévorer un membre de sa meute… Mais… elle… Un membre de la meute ? Comment ? Non… Impossible… Pourtant, quelque chose le leur dictait… Au fond… Tout au fond… Dans leurs viscères et leurs cœurs, ils sentaient. La plupart la regardèrent, se calmant légèrement, certains s’asseyant même pour la dévisager. Les plus jeunes Medhyena ne comprenaient pas et leurs parents grognèrent à leur attention pour qu’ils s’apaisent. Miyuu soupira.

"Je comprends que vous ne me reconnaissiez pas, mais tout de même, c’est vexant… Et… Lui… Où est-il ? Un chef se doit d’être là non ?"

Les louveteaux furent les premiers à réagir et semblèrent se rouler par terre de rire. Ils savaient tous lequel n’était pas là et connaissaient tous son rôle. Ils filèrent aussitôt sans que les autres aient pu les arrêter. Le reste de la meute, les plus âgés tout du moins grattèrent vaguement le sol de leurs griffes. Ils savaient, d’une étrange manière, qui elle était vraiment. Elle était Elle, tout simplement. Leur femelle alpha, leur dominante, qui avait sauvé la meute par le passé… Et que, suite à ça, plus personne n’avait revu… On transmettait l’histoire de génération en génération pour qu’aucun ne l’oublie… Il était important de connaître ce genre de contes…

Des aboiements retentirent et les jeunes loups revinrent, mordant les pattes d’un mâle dans un piteux état. Bien que noble autrefois, il semblait amaigri, recouverts de plaies diverses à peine cicatrisées, de nouvelles encore saignantes. Il boitait… Il scinda le cercle de loup et s’assit devant la jeune femme. Il ne semblait pas la voir … Jusqu’à ce qu’un grondement sourd franchisse les lèvres de la demoiselle. Il leva les yeux vers elle… Et écarquilla les yeux. Ils se scrutèrent, longuement… Jusqu’au moment où le mâle releva la tête et poussa un profond, puissant et mélodieux hurlement, juste au moment où une larme argentée roulait sur la joue de Tsubaki…

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Re: [ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

Message par Yûn le Lun 10 Oct 2011 - 18:47

[Contrainte n°8 : retourner dans son passé]

L’homme-dragon resta immobile pendant une bonne minute, laissant les autres le dépasser. Il continuait de fixer le dos de la Terrosienne, qui s’éloignait au fur et à mesure… Et finit par tourner les talons, pour prendre le chemin inverse.
Alors comme ça, elle voulait qu’il parte ? Très bien, ça ne le dérangeait pas du tout, loin de là ! Si ça lui permettait de ne plus jamais avoir affaire à cet homme exécrable qu’était le Champion nalcien, il n’avait aucun regret ! Et puis, maintenant, il allait pouvoir goûter à nouveau à la liberté, la vraie ! Celle qu’il avait quitté, quelques années auparavant. Et en plus, c’est vrai, quoi, qu’est-ce qui l’avait poussé à partir, comme ça, hein ?


« J’espère sincèrement que tu réussiras à voler. »

L’hybride s’immobilisa une nouvelle fois. Mais reprit sa route rapidement, après avoir secoué la tête pour se débarrasser de la phrase que Yûn avait prononcée. Pourquoi se souvenait-il de ça maintenant, hein ?

Cette fois-ci, il allait y arriver ! Il ne comptait plus le nombre de fois où il essayait, mais il le sentait, quelque chose allait se produire ! Il allait pouvoir voler !
Comme à chaque fois, il prit son élan et se précipita droit sur le ravin présent devant lui. Au dernier moment, il sauta. L’espace d’un instant, il se sentit libre comme l’air, défrayant les lois de la gravité. Malheureusement, celles-ci revinrent aussitôt le rappeler à l’ordre. Son corps, attiré par l’attraction terrestre, entreprit sa descente. Il gagnait en vitesse à chaque instant. Agacé, le petit dragon parvint à se positionner de telle sorte que son crâne renforcé touche sol le premier. Et zut, c’était toujours pas ça… Son instinct l’avait-il trompé ?
Le choc vint. Mais, bizarrement, il ne fut pas aussi violent que d’habitude. Il eut l’impression d’atterrir sur quelque chose de bien plus mou que la Terre Mère. Qu’est-ce que… ? C’est alors qu’il entendit une exclamation de douleur…

Cette fois-ci, Uroko ne s’arrêta que pour frapper un arbre proche. Le bois s’enfonça sous la force du coup. Mais pourquoi est-ce que tous ces souvenirs lui revenaient maintenant, hein ?

Sa rencontre avec Yûn s’était déroulée ainsi, alors qu’il l’avait percuté. Son instinct ne lui avait pas joué un tour, il s’était effectivement passé quelque chose. Même si cela n’avait pas été ce qu’il aurait espéré.
Il s’était alors attaché à elle, découvrant avec joie qu’elle avait la même passion que lui pour le ciel et les créatures volantes. Au bout de quelques mois, tous deux avaient décidé d’entreprendre un périple jusqu’à la nation du vent, qui leur permettrait certainement d’en savoir plus sur ce sujet qui les passionnait à ce point.

Peuh ! Mais quel idiot il avait été ! Même en restant dans ses montagnes natales, il aurait très bien pu devenir plus fort, en se battant contre des Nidorino et autres créatures belliqueuses ! Muter en Drattak, apprendre à voler ne lui aurait certainement pas pris autant de temps que maintenant ! Mais voilà, parce qu’il avait été jeune, il s’était laissé manipuler par cette humaine, et…
Uroko s’immobilisa, stupéfait par ce qu’il venait de penser. Quoi… ? Il venait bien de penser qu’il avait été manipulé… Par Yûn… ? Mais… C’était exactement le même mot qu’il avait employé, lorsqu’il avait voulu qualifier l’invitation louche du pseudo-dragon, non ? Comment en était-il arrivé à rabaisser sa dresseuse... Ou plutôt son amie au même rang que cet homme ?! Car oui, c’était vraiment ainsi qu’il la considérait. Et, il savait très bien pourquoi.

Elle ne l’avait jamais rabaissé. Même quand il lui avait clairement expliqué son rêve, et la manière dont il essayait de le réaliser, elle ne s’était jamais moquée. Alors que tous lui répétaient que sa lubie finirait par le tuer, et que ce n’était certainement pas ainsi qu’il deviendrait un Drattak, elle, elle l’avait toujours soutenu.


« Je ne peux pas vraiment te dire si c’est comme ça que tu y arriveras… Mais, si tu n’essayes pas, tu ne le sauras jamais ! Alors, si tu penses que ça te permettra de te rapprocher de ton rêve, autant que tu continues, non… ? »


… Oui, c’est vrai. Il n’avait pas été manipulé. Il avait choisi de lui-même de la suivre. Pour protéger cette humaine si fragile qui avait été la seule à le soutenir. Pour lui permettre de réaliser son rêve. Alors, forcément, quand un inconnu lui avait forcé la main pour changer de voie, il avait vu rouge…
Un hurlement à glacer le sang retentit, au loin, derrière lui. Il se retourna. Ca venait de la même direction que là où Yûn et les autres se trouvaient ! Or, la dernière fois qu’il avait entendu un cri dans le genre…

Les molosses de feu, affamés, s’approchaient d’eux en faisant crisser la neige. Il se releva, quittant temporairement la chaleur offerte par le corps de la jeune fille. Il devait la protéger. C’était pour ça qu’il était là, non… ? Même s’il avait froid, même s’il était épuisé, il s’était promis de tout mettre en œuvre pour la défendre. Quitte à y laisser la vie.
Malheureusement, son état et le nombre de ses opposants ne lui permirent pas de faire le poids. Il fut balayé en à peine deux attaques. Il avait échoué. Si Tsubaki n’avait pas été là, ils…

Le nom de la Mizuhanienne le tira de ses pensées, comme s’il venait d’être frappé par la foudre. Tsubaki ? Lui, Uroko, avait laissé Yûn seule avec Tsubaki ?!
Les hurlements se renouvelèrent. Cela suffit à le convaincre de revenir. Il était HORS DE QUESTION qu’il la laisse encore UNE FOIS sans protection !
Recouvrant sa forme originelle, le dragon fortifié se rua jusqu’à la source du bruit. Malgré sa faible vitesse, il ne tarda pas à avoir le groupe en vue. Une meute de Grahyena les entourait ! Prenant appui sur le sol, il s’apprêtait à percuter le plus proche… Lorsque Tsubaki l’en empêcha, en réitérant menaces et insultes.

Si elle s’était sentie en danger lors de l’apparition des canidés sauvages, le retour de son compagnon de route soulagea énormément Yûn. Mais qu’est-ce qu’elle avait cru, en disant tout ça ? Comment avait-elle pu imaginer un seul instant poursuivre son aventure sans lui ?
Uroko, ne tenant pas compte, pour une fois, des propos de sa rivale, s’approcha d’elle. Le jeune fille posa sa main sur le haut de sa carapace… Avant de l’entourer de ses bras.


« Je suis désolée… Je ne voulais pas dire ça… »

Le dragon fortifié ferma les yeux. Sans qu’aucune parole supplémentaire ne soit échangée, tous deux avaient compris que l’autre le pardonnait, et se considérait comme aussi fautif.

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Re: [ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

Message par Hanako le Jeu 27 Oct 2011 - 15:00

D'après ce que j'ai pu constater, Tsubaki connaissait cette meute. Il manquait plus que ça. Et comme si cela ne suffisait pas elle parler avec eux ! Est-elle devenue folle ? Parler avec des pokemon affamé et de plus assez menaçant. J'aurais tout vu...plus rien ne pourra me surprendre. La jeune fille qui était avec nous avait un pokemon qui aurait eu la possibilité de nous aider mais comme à son habitude, Tsubaki avait fait échouée cette tentative. Je commençais à en avoir assez de la voir comme ça et encore plus assez de cette situation qui n'est pas du tout agréable pour nous tous.

Jungo regardait Tsubaki. Il était assez surpris de la voir parler avec cette meute composé de pokemon affamés. Kiro lui restait dans mes bras et gardait précieusement le collier de Tsubaki dans ces pattes près à ne le lâcher sous aucun prétexte.
Un vieux mâle s'approcha de nous et se mit devant Tsubaki. Il poussa un hurlement qui fit venir les larmes aux yeux à Tsubaki. Qu'est ce que c'est encore...Elle pleure parce qu'un vieux mâle à pousser un hurlement...Bon certes il est assez vieux et cela peut être un prodige pour un vieux mais quand même. Tsubaki connaissait parfaitement cette meute. Du moins c'est ce que je pouvait en déduire vu comment elle se comportait avec eux. Mais comment l'avait-elle connu ? La connaissant elle aurait déjà tuée cette meute en deux temps trois mouvements. Mais là, elle ne posait que des questions et la meute semblait réagir à ses questions.
Cette situation ne me plaisait guère, je décidais de rester silencieuse et de garder mes remarques pour moi. Question de survie.

Le vent se levait et la neige tombait. Pour changer. Je pouvais rester dans le froid quelques heures mais, je ne tiendrais pas longtemps étant donner que je n'ai aucune source de chaleur à porter de main. Mais je savais que nous ne bougerions pas temps que Tsubaki n'aura pas fini avec cette meute. Le vent augmentait petit à petit. Quel poisse , il manquait plus que ça.
Au loin, je pouvais distinguer des formes assez imposantes et qui se rapprochaient dangereusement.
Jungo fixa ses formes et montrait les crocs. Je tapais l'épaule de Tsubaki afin de lui montrer ce qui foncait sur nous.
Les formes devenaient plus nettes. Des Kangourex. On avait tout pour nous aujourd'hui. Tsubaki qui parle à des pokemons sauvages, le temps qui se gate et enfin les Kangourex. Je crois que cette journée ne pourra pas être pire.
Tiplouf s'échappa de mes bras et se mit aux côtés de Jungo. Il avait l'air assez en colère. Ils lancèrent tout deux pistolet à eau, ce qui a eu pour effet de faire une véritable patinoire juste sur le passage des Kangourex. Qui en passant dessus sont tombés comme des quilles. Peut-être qu'en faisant cela, ils voulaient permettre à la meute de s'en charger ensuite.

Kiro commença à s'illuminait. Il étincelait. Jungo s'écarta quelque peu et l'observa.
Un instant après la lumière disparut et mon cher Kiro avait évolué en Prinplouf. Il m'arrivait maintenant à la taille. Surpris il se regarda, puis poussa un cri de joie. Il se sentait plus fort. Il me regarda et me serra dans ces bras, il était heureux d'avoir grandi. J'étais moi aussi très heureuse et le serrait moi aussi dans mes bras. Il n'avait plus besoin de rester dans mes bras, il pouvait maintenant nous suivre sans difficultés et sans nous retarder. Jungo était lui aussi impressionné, maintenant il devait lever la tête pour le voir.

Ils se mirent tout deux en place près à combattre. J'espérais que la meute, Tsubaki et la jeune fille allait nous aider.

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Re: [ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

Message par Tsubaki Mitsuki le Mar 1 Nov 2011 - 0:02

~Comprends-tu le chant d’espoir
Du loup qui meurt d’amour ? ~

Miyuu semblait en état de choc, complètement, face au mâle qui hurlait devant elle. Il était encore vigoureux et ne semblait pas avoir trop vieilli mais… Comment avait-il pu en arriver là… ? En arriver au stade de bouc émissaire de la meute ? Celui qui garde les vieux et les nouveau-nés, celui qui ne peut que rogner les os des prises de chasse, celui qui se prend des coups dès que quelque chose ne va pas… Comment avait-il pu en arriver là ? La demoiselle ne semblait pas le comprendre et, se mettant à genou, s’approcha de lui… Avant de lui donner une sévère tape sur le museau et de lui mordre l’oreille. Doucement, le mâle gémit, sans rien dire de plus, jusqu’à ce que les bras humain l’enlace. Doucement, il frotta sa tête contre la joue de son ancienne compagne, donnant un léger coup de langue pour essuyer la larme. Puis, il poussa de doux grognements, en sentant les mains s’agripper de toutes leurs forces à sa fourrure, et le visage de la jeune femme se plonger dans son cou. Il se laissa docilement faire, tentant de frotter sa gueule contre le visage de l’humaine. Il était ravi de la retrouver.

Subitement, le reste de la meute commença à s’agiter, poussant des grondements sourds. Un troupeau de Kangourex était en train de les charger. Pourquoi ? Bonne question… Quoiqu’il en soit, ils allaient être en danger. Miyuu lâcha le mâle et sortit les lames de coudes de la vraie maîtresse du corps. Elle reprit son sourire carnassier avant de voir la meute commencer à se disperser. Elle haussa un sourcil, intriguée. C’était quoi ce bazar d’un coup ? Pourquoi est-ce qu’ils fuyaient ? Ca n’allait pas du tout. Elle regarda le mâle, assis près d’elle qui n’avait pas bougé. Puis, elle se tourna et vit le Givrali ainsi que le Tiplouf, en pleine évolution. Il pourrait peut-être se rendre utile lui… Elle regarda la meute partir en vrille et porta deux doigts à ses lèvres, poussant un puissant sifflement. Aussitôt, les loups la regardèrent, surpris.


"Bordel, vous êtes en train de faire quoi là ?! En formation !!"

Le ton autoritaire sembla convaincre la meute qui se rassembla, formant une espèce de flèche, avec Miyuu à sa tête, ainsi que le mâle à ses côtés. Elle se tourna une dernière fois et regarda l’équipe, tandis que les Kangourex peinaient à se relever. Elle regarda ensuite la meute.

"Va falloir être synchrone, comme avant ! Ceux qui ne pensent pas réussir à combattre, à l’arrière avec les petits, les autres, une partie de front, le reste sur les flancs, compris ? Battez en retraite dès que vous voyez votre situation devenir critique et filez aider un coéquipier dans ce cas. Si on s’y met tous, on peut y arriver ! Ca vaut aussi pour vous autre ! Placez-vous selon vos capacités et ce que vous pensez pouvoir faire !" Fit-elle en désignant les deux dresseuses.

Un grand sourire éclaira son visage et les loups hochèrent la tête. Ça faisait bien longtemps qu’ils n’avaient pas été dirigés d’une telle main de fer, et le chef actuel, un jeune mâle arrogant avait préféré se soumettre, plutôt que de tenter de lutter contre elle. Elle semblait particulièrement appréciée, il préférait ne pas se frotter à elle. Et au moins, elle ne les faisait pas fuir la queue entre les pattes. Ils commencèrent à tous contracter leurs muscles et, chose étrange, l’âme louve poussa une sorte de hurlement d’encouragement, quelque chose de bestial. Les autres Grahyena commencèrent à l’imiter, en levant la tête, faisant face avec bravoure aux Kangourex. Puis, l’humaine s’élança en serrant avec force le pommeau de ses armes, courant à vive allure vers les gigantesques bêtes. Et sa meute s’élança à ses côtés.

Elle courut vers le premier animal. Elle et les loups n’étaient pas taillés pour les combat au corps à corps, comme le Drackhaus et peut-être même le Prinplouf. Elle devait jouer avec la subtilité et la finesse… Elle fit un pas sur le côté et pivota, attaquant l’animal par le flanc, le heurtant de tout son poids. N’étant plus animal, l’impact fut moindre mais elle prit appui au sol pour s’accrocher au bras du Kangourex, avant de monter au niveau des épaules, entaillant les plaques de peaux de ses lames. Les canidés quant à eux encerclèrent la troupe de Kangourex, commençant à s’attaquer à leurs pattes, envoyant toute une panoplie d’attaque pour tenter de les repousser et de protéger leurs petits. Bizarrement, même le loup qui semblait très amoché se battait avec violence et ardeur, étant bien plus vif qu’il n’y paraissait. L’affrontement entre les deux groupes résonnait dans la plaine, chacun tentant de vaincre l’autre.

Tsubaki ne se souciait pas vraiment de ce que faisaient les autres. Elle s’en moquait… Elle se sentait revivre, à se battre auprès des loups. Auprès des siens… Et pourtant, elle sentait que quelque chose n’était plus vraiment comme avant. Cette sensation la destabilisa et la Kangourex parvient à l’éjecter de son dos, avant d’essayer de l’écraser. C’était sans compter l’intervention de Lifaen qui, d’une Vive-attaque, réussit à modifier la trajectoire de l’attaque adverse. Il retomba au sol, près de Miyuu qui l’observa. L’ancien animal se demandait pourquoi il était intervenu… Pourquoi il l’avait sauvé. Le mâle qui servait de bouc émissaire aboya dans leur direction pour qu’ils évitent le deuxième écrasement de l’énorme matriarche. Le duo roula au sol et hochèrent la tête de concert. On ne pouvait pas dire qu’ils s’appréciaient fortement, mais ils venaient de plus ou moins signer un accord entre eux. L’Arcko commença à se déplacer à toute vitesse au travers du troupeau, aspirant l’énergie des créatures à droite à gauche. Quant à Miyuu, elle retourna auprès de son compagnon de toujours pour reprendre le combat.

Lhyif veillait avec une attention toute particulière aux jeunes Medhyena réunit près d’-elle. Dès qu’une Kangourex semblait s’approcher trop près, le poussin crachait des Flammèches pour l’envoyer voir ailleurs. Elle tentait aussi quelques Danseflamme mais n’était pas très sûre de ses capacités. Elle ne savait pas encore si les deux humaines avaient décidé de se battre ou de rester en retrait. Quant aux Pokémon, tous semblaient vouloir en découdre…

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Re: [ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

Message par Yûn le Mer 21 Mar 2012 - 16:42

[Contrainte : Faire intervenir des pokémon étrangers]


Uroko s’était mis sur ses gardes au moment même où la meute s’agitait. Il le sentait. La terre tremblait. Certes, cela n’avait été d’abord qu’un simple bourdonnement, à peine perceptible. Pourtant, il ne tarda pas à prendre de l’ampleur. Il était contre le vent, et de toute façon, son odorat n’était pas assez développé pour qu’il puisse juger de ce qui approchait. En revanche, il le savait. Il s’agissait de quelque chose de gros. Il y avait danger.
La suite lui donna raison. Un troupeau de Kangourex. Et apparemment, elles étaient furieuses. Pour quelle raison ? Ils n’avaient pas le temps de songer à cela ! S’ils restaient là, ils allaient se faire écraser, ils devaient réagir.


« Yûn, reste en arrière, je vais m’occuper d’elles ! »

A peine finissait-il sa phrase qu’il se précipita vers les femelles enragées, aussi rapidement que le lui permettait sa lourde armure. Le renard maître des glaces et le manchot nouvellement évolué l’avaient devancé, mais ils ne tiendraient pas longtemps sans aide, face à la bonne douzaine de créatures faisant bien quatre fois leur taille. Ils n’étaient pas avantagés… Mais lui, oui ! Et il savait quoi faire !
Le premier marsupial était presque sur lui. Ses yeux fous le foudroyaient du regard, elle beuglait de colère, certainement pour l’intimider. Elle semblait le désigner coupable de son ire. Mais l’hybride aux robustes écailles la calma bien rapidement. Il sauta pour compenser son infériorité de taille et s’octroyer davantage de puissance, et abattit violemment son crâne renforcé d’une solide coque d’ivoire sur la tête de la créature à l’instinct maternel développé. Le choc fut d’une telle ampleur que la femelle s’effondra, après que ses yeux aient manifesté son étonnement le plus grand. Comment, une créature si petite et si lente était parvenue à la terrasser ?
Peuh ! Et elle avait cru lui faire peur, le terroriser comme ces pauvres créatures qui fuyaient désespérément devant elles ! Comment pouvait-il la craindre alors qu’il tenait tête au fichu pseudo-dragon qui s’autoproclamé Maître des Dragons ?! Et qui, en plus, voulez lui voler SA Yûn ?! Uroko poussa un hurlement. Cette fois-ci, c’était lui qui était en colère ! L’adrénaline du moment se coupla à la rage qu’il s’était obligé de contenir. Sans qu’il ne s’en rende compte, il venait d’activer Puissance. Et cette auto persuasion ne serait pas de trop…
Il se jeta dans le troupeau, ne craignant nullement les imposantes bêtes qui avançaient. A l’une, il enfonça son coude dans le ventre, lui coupant la respiration avant de l’achever d’un autre coup à la tête. A une autre, il lui envoya des flammes d’émeraude. Le souffle corrosif, composé du feu sacré des dragons, lui paralysa les muscles pour un temps, la contraignant à tomber lamentablement. Il était inlassable, ne cesser de rendre coup sur coup, ne se souciant pas le moins du monde des frappes qu’il subissait. Il avait confiance en son armure ! Mais peut-être trop… ?

De son côté, la jeune Terrosienne n’avait pas le choix. Elle ne savait pas se battre, ne maniait aucune arme. Autrement dit, elle était complètement inutile. Elle ne pouvait que se contenter de rester à l’écart, pour éviter de se retrouver mêlée à ce conflit infernal. Elle se sentait un peu comme ces louveteaux, obligée d’être un fardeau. Et encore ! Les canidés sombres comme la nuit, même s’ils étaient interdits de combat, n’en démordaient pas moins. Ils jappaient, grognaient, faisaient mine de bondir et de mordre, se donnaient des coups de tête entre eux. Leur échine était dressée, ils montraient leurs petits crocs blancs, déjà redoutables, ils levaient fièrement leur queue, adoptaient des attitudes menaçantes. Comme s’ils encourageaient leurs aînés. Comme s’ils voulaient les imiter.
Même Lhyif faisait des efforts. L’oiselle aux plumes d’ocre s’était attribuée la tâche de veiller sur ces demoiselles et ces petits. Elle faisait les cent pas devant eux, et n’hésitait pas à faire montre de ses ardentes flammes lorsqu’une Kangourex se montrait un peu trop audacieuse.
Et pourtant, elle, elle n’avait pas le choix que d’être un poids…
Un grondement sonore la fit frémir. Il venait de derrière elle. Lentement, souhaitant de tout son cœur qu’il ne s’agisse pas de cela, elle se retourna. Et se figea.
L’une des créatures lui faisait face. Elle se tenait à, quoi, un mètre d’elle, si proche qu’elle pouvait la détailler. Si proche qu’elle sentait son souffle rauque et chaud, légèrement parfumé des herbages dont elle se repaissait. Elle ne se souvenait d’avoir vu une créature aussi imposante. Certes, les Léviator, les Dracolosse et autres dragons étaient d’une taille conséquente. Mais cette femelle n’avait rien à voir. Tout son corps aux poils fauves n’était que muscle tressaillant. Elle était immense, massive, et, elle en était sûre, était capable de la briser en deux d’un simple coup de poing. Sa poche ventrale était gonflée. Son enfant s’y était certainement réfugié, attendant que l’assaut s’achève pour pouvoir sortir.
Yûn savait qu’elle n’aurait pas dû faire ça. Mais elle ne put s’en empêcher.
Elle leva la tête, jusqu’à ce que ses yeux gris rencontrent les iris rouges et furieux de la créature. Elle retint son souffle. Et tout sembla se dérouler au ralenti. L’énorme bras se lever. Le poing se refermer. Le membre se stabiliser en arrière, tandis que son autre patte était tendue devant, lui servant de viseur…
Le Temps sembla se figer. Enfin, La jeune fille aux cheveux d’argent parvint à se soustraire de son mutisme. Elle hurla en se recroquevillant, tandis que la femelle lançait son attaque dévastatrice. Et Uroko qui était trop loin et trop lent pour réagir... Sa vie allait-elle s'arrêter là, alors qu'elle ne faisait que commencer ? Alors qu'elle venait tout juste de se fixer un but ?


[Oui, je sais, j'ai pris mon temps... >.>]

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Re: [ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

Message par Tsubaki Mitsuki le Lun 2 Avr 2012 - 20:58

~Far from the moutains and the seas
Back in her arms is where he’ll be~


C’était la folie qui devait pousser les femelles à agir de la sorte. Une sorte d’instinct primaire qui devait les envahir, les posséder et les rendre folles. Elles avaient besoin de place pour élever leurs petits, et elles voyaient les loups et les humains comme des gêneurs et des prédateurs. Surtout qu’il fallait dire que cette petite communauté n’en était pas en reste face à un tel assaut et ripostait comme il le pouvait. Miyuu avait repris son poste d’ancienne chef de meute et dirigeait les opérations d’une main de fer. Si elle ne parlait pas, elle parvenait à émettre des grognements bestiaux, des cris et grondements animaux, qui orientaient la meute afin d’avoir une formation beaucoup plus cohérente. Sans compter la force de boule de pétanque. Elle devait bien le reconnaître qu’il était capable de beaucoup envers ces bêtes. Le jeune lézard ne faisait pas de dégâts au sens premier du terme. Il absorbait la vie de ses ennemis, blessures qui ne se voyaient pas à l’œil. Mais on pouvait cependant discerner une faiblesse dans les attaques des mastodontes, qui perdaient en intensité. Quant à la Poussifeu, ses flammes ardentes parvenaient à protéger les plus jeunes. Et elle, entre ses jets d’eau à forte pression et ses lames, elle était capable de nombreux coups mortels. Au départ, elle avait tué ses adversaires. Cependant, elle avait vite constaté que ça ne faisait que décupler la fureur des autres, et elle en conclut qu’elle avait tout intérêt à les immobiliser. Alors elle tranchait au niveau des articulations, cherchant à provoquer des douleurs aux pattes insupportables aux femelles, pour qu’elles chutent. Et ce, jusqu’à ce qu’elle entende le cri de Yûn.

Elle venait de mettre à terre une autre femelle lorsque la jeune demoiselle sous la protection de son hôte avait poussé ce cri. Elle pivota derechef et vit la scène, qui s’imprima dans sa rétine, jusque son cerveau. Le temps sembla se figer autour d’elle. En une fraction de seconde, elle sut que personne ne pourrait défendre la jeune femme. Tous étaient déjà pris par d’autres. Il n’y avait qu’elle. Miyuu allait se détourner de la scène, mais un hurlement la fit trembler. Elle était pourtant la seule à avoir entendu ce déchirant éclat de voix. Son hôte s’agitait et venait de faire preuve d’une violente force, qui ébranla la domination qu’exerçait l’âme animale sur le corps humain. Cette idiote osait se rebeller ? Ca n’était pas le moment de faire des âneries, la louve avait une meute à protéger. Ce qu’elle ne comprenait pas, c’est que Tsubaki était justement en train de chercher désespérément à faire de même.

La jeune Mizuhanienne ne sut pas vraiment ce qui lui arriva. En voyant son amie en danger, son cœur s’était soulevé et sa force avait pris de l’ampleur, se déferlant en une seule et unique vague sur son double. Cette brusque et violente puissance finit par faire perdre une partie du contrôle à l’âme Grahyena, qui relâcha une partie de ses contrôles. Mais pas tous. Et la guerrière prit le reste des commandes. Elle coupla sa furieuse et démentielle envie de protéger Yûn aux capacités un peu hors du commun de la créature des ténèbres qui l’habitait. Et aussitôt, le temps reprit son cours normal, aux yeux de la jeune femme.

Elle se mit à courir. Elle se sentit presque décoller, n’ayant probablement jamais couru aussi vite de toute sa courte vie. L’eau des plaines s’enroula autour de ses jambes, la propulsant encore plus vite. En quelques secondes, elle était sur Yûn. Juste à temps. Elle la percuta de tout son poids et de toute sa vitesse, l’éjectant au loin. Elle vit la Terrosienne faire quelques roulés boulés. Avant d’être frappé par le poing fermé de la Kangourex folle furieuse. Elle se retrouva plaquée au sol, assommée, alors qu’un craquement sonore et à glacer le sang se faisait entendre.

Le loup miteux poussa une sorte d’aboiement étranglé en voyant l’humaine se faire faucher. Il vit aussitôt rouge et se rua sur la fautive en laissant échapper de terrifiants grognements. Il prit appui au sol, bondit et égorgea la marsupiale d’une fatale morsure à la gorge. Il lui arracha presque la jugulaire de coups de crocs furibonds, l’échine hérissé comme jamais. Puis, il lâcha sa proie, qui bascula en arrière et s’effondra au sol. Le canidé voulut s’en prendre au petit, caché dans la poche ventrale, mais il sentit une main se poser sur son épaule. Il se retourna en grognant, babines retroussés, un filet de sang mélangé à de la bave coulant de sa gueule.

Tsubaki avait relevé sa tête du sol. Elle parvenait à prendre appui sur ses mains. Le haut de son corps semblait relativement intact, quoique plein de boue, d’herbes et d’autres joyeusetés. Par contre, quand elle chercha à bouger les jambes, elle eut un cri de douleur. Elle ne sentait plus sa jambe gauche. Elle avait alors cherché à attirer l’attention du loup, en le touchant. Elle voyait qu’il l’étudiait bizarrement, mais elle ne comprenait pas. S’il aimait Miyuu, il devait bien se montrer conciliant avec elle. A moins… qu’elle ne soit pas Miyuu mais elle, son propre elle ? Non, elle n’avait pas le contact encore bien complet de son corps… Quelque chose clochait…

Elle plaça une main devant elle et fit apparaître une sphère d’eau à l’intérieur. Elle constata bien vite qu’elle avait un œil vermeil, l’autre azur. Elle était deux à la fois, en même temps. Et son corps ne réagissait plus complètement. Pourtant, aucun des deux esprits ne semblaient désirer laisser sa place à l’autre. Mais peu lui importait pour l’instant. Elle entendit d’autres grognements et, levant les yeux, constata bien vite que les femelles hésitaient à attaquer, mais étaient toujours menaçantes. Alors Tsubaki se leva. Sa jambe gauche s’entoura d’une épaisse couche d’eau, qui grimpa jusqu’à la taille et l’enserra dans un étau aqueux. Afin que le liquide ne se relâche pas, elle l’obligeait à tourner en rond. Ainsi, l’eau était en constante révolution autour de son membre meurtri et lui servait d’appui. Elle se mit debout, un peu déséquilibrée par son plâtre improvisée. Elle regarda le groupe de Kangourex et s’avança vers elles en claudiquant. Par transparence, on pouvait nettement voir que sa jambe gauche était cassée. Elle formait un angle un peu bizarre et si elle n’avait pas été maintenue par les pouvoirs élémentaires de la jeune femme, elle aurait été totalement inutilisable. Ses yeux étaient toujours vairons, vides d’expression. Elle releva la tête, révélant une face presque bestiale, mais totalement neutre. La tension était plus que palpable mais le groupe matriarcale ne bougeait pas. Alors elle envoya sa main en direction de la première femelle venue et un jet d’eau en partie, s’enroulant autour du cou de la bête, la forçant à baisser la tête. La femelle chercha à se débattre, mais l’humaine prit une de ses lames et l’enfonça d’un coup sec dans sa gueule. Elle retira son arme et regarda la bête choir sur le sol, écrasant son enfant dans sa poche ventrale par la même occasion.

A ce geste, devant une telle forme de puissance implacable, les autres Kangourex préférèrent fuir. Elles voulaient préserver leurs petits malgré tout et le jeu n’en valait plus la chandelle. En voyant que les adversaires préféraient s’en aller, toute la tension dans le corps de Tsubaki se relâcha. Elle s’effondra au sol, sans réussir à se relever. La meute regarda leur ancienne chef à nouveau déchu, incapable de bouger. Lhyif et Lifaen voulurent s’approcher, mais ce fut le Grahyena mâle qui agit le premier. Il s’avança vers le corps humain et le flaira, un peu intrigué. Il ne savait pas quoi en penser. Jusqu’à voir les deux yeux de l’humaine redevenir rouge. Tsubaki, sentant le moment important pour son double, préférait lui laisser la place. Miyuu regarda le loup, allongée sur le côté. Ce dernier soutint son regard, avant de venir s’allonger contre elle. Aussitôt, elle referma ses bras contre lui et le serra contre elle, incapable dorénavant de se relever, n’ayant plus assez de force pour manipuler l’eau et protéger sa jambe. Elle était littéralement clouée au sol, mais s’en fichait, trop heureuse d’avoir son compagnon dans les bras. Comme avant…

[J’échange mon tour avec Hanako, suite à des difficultés respectives de RPs]

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Re: [ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

Message par Hanako le Lun 23 Avr 2012 - 16:52

Tout était allé si vite...Je protégeais les petits, tout comme Yun. J'entendais des grognements, des hurlements, des corps qui tombaient à terre, le cri de Yun...Je n'entendais que les bruits qui m'entouraient...cela m'effrayait quelque part. Je n'aimais pas les champs de bataille, je n'aimais pas la violence en générale...mais quand je devais l'utiliser je le faisais. Puis, il y eu de nouveau le silence. Je regardais alors autour de moi. Les corps des Kangourex étaient au sol, la meute en avait aussi pris un coup, certains avait des griffures sur leur visage, d'autre la marque de mâchoire sur leurs pattes. Les pauvres...puis je vis Tsubaki qui avait l'air elle aussi mal en point.

Tsubaki...

Je m'approchais d''elle et remarquais que sa jambe était fracturée...Je décidais de déchirer une partie de ma robe afin de lui faire une atèle. Je ramassais deux bouts de bois à peu près de la même taille et les plaça sur la jambe de Tsubaki avec le tissu.

Je ne peux pas faire plus désolé...

Oui, il n'y avait rien ici pour l'aider...Kiro aida Tsubaki à se relever. Il sera son appui. Je demandais ensuite aux autres si tout aller bien. On ne sait jamais.

Je regrette de ne pas avoir était active durant l'affrontement...tout est allé si vite que...je n'ai pas eu le temps de réagir...je suis désolé...

Je prenais Jungo dans mes bras et le caressa. J'avais honte de moi de ne pas avoir aidé, de ne pas avoir participé. Je n'avais rien fait, rien du tout. Cela m'a prouvé que...je n'étais pas prête pour le monde extérieure, peut être que je devrais retourner dans ma forêt...et reprendre ma vie là où je l'ai laissée. Dans les situations critiques, je ne sers à rien, je ne sais pas me battre...Je ne suis pas capable d'aider les autres lorsqu'ils sont en dangers.
Le calme était revenu dans les plaines de Mizuhan. Le vent se levait et la neige tombait. Elle recouvrait les corps tombés au combat, ces corps froids et sans vie...Bientôt les corps disparaitront sous la neige blanche et à quelques endroits immaculée de sang.
Je déposais Jungo au sol qui s'empressa de rendre les petits à la meute. Il se faisait tard et il nous fallait trouver un endroit où nous reposer et surtout où soigner Tsubaki. Sa blessure était pour le moment la priorité.


[ Désolé pour le temps de réponse >_<]


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J'aimerais pouvoir m'en séparer et pouvoir recommencer à tout aimer.
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Re: [ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

Message par Yûn le Mer 13 Juin 2012 - 21:51

[Contrainte n°1 : insister sur la description des lieux et des personnages.]

Un choc. Durant le laps de temps où Yûn avait fermé les yeux, persuadée de se faire battre à mort par la terrible créature, ce fut tout ce qu’elle perçut du monde extérieur. Autrement, durant la seconde où elle s’était contrainte au néant via ses paupières closes, elle n’avait rien senti. Pas même son cri déchirant de désespoir, hurlant de la peur de voir sa brève vie s’interrompre aussi brusquement. Alors qu’elle n’avait même pas entamé la poursuite de son rêve. Alors même qu’elle n’avait encore jamais connu ce sentiment que l’on décrivait comme absolu. Alors même que, mis à part l’affection paternelle, dont elle avait été privée prématurément, elle n’avait jamais connu l’amour, l’attention qu’un homme aurait pu lui porter. Alors même qu’elle n’avait pas encore croqué dans la pomme, voilà qu’on la lui retirait.
Le seul lien avec la réalité qu’elle avait eu, à ce moment-là, c’était son cœur qui tambourinait de terreur dans sa poitrine. Un véritable festival de percussions, comme si tout un orchestre de grosses caisses, timbales, tambours,… avait élu domicile dans les pavillons de ses oreilles, et jouaient une grossière cacophonie. Un concert assourdissant, dépourvu d’harmonie, qui sonnait comme le glas de la Triste Dame.
Elle le sentait, et il lui semblait que rien ne pourrait la soustraire à ce terrible sort. D’ici une fraction de seconde, elle n’existerait plus. Son âme rejoindrait le Créateur. Peut-être pour toujours.
Aussi, lorsque son corps entra en contact avec quelque chose de suffisamment fort pour la faire tomber, cela lui fit renouer avec la réalité. Un craquement s’ensuivit, alors qu’elle rencontrait durement le sol. Un frisson glacé lui parcourut le dos, sans qu’elle puisse dire pourquoi. Après tout, ce bruit venait de l’extérieur, non de son propre corps. Les volets de ses yeux s’ouvrirent brutalement, l’inondant à nouveau des couleurs de la vie. C’est là qu’elle comprit pourquoi son corps avait agi ainsi.
Tsubaki venait de s’effondrer au sol, après avoir terrassé la créature qui l’avait menacée. Sa jambe gauche avait doublé de volume, et la peau virait lentement à un bleu inquiétant et même écœurant.

Pourtant, elle ne réagit pas. Elle se redressa en position assise, comme hébétée. Elle regardait la Mizuhannienne, sans comprendre ce qu’il s’était passé. A ses côtés, gisait le corps sans vie du marsupial qui avait attenté à sa vie. Sa gorge à moitié arrachée déversait des flots de ce précieux liquide, garant de vie. L’eau rouge coulait sinistrement entre les brins d’herbe, telle une marée macabre. Qui alla jusqu’à entrer en contact avec la main de la jeune femme. Celle-ci l’amena jusqu’à son visage, et considéra sans voir cette substance poisseuse et chaude.
Deux mains puissantes se posèrent alors sur ses épaules. Elle entendit une voix l’appeler par son nom. Mais celle-ci lui semblait si lointaine. Le regard toujours fixé sur sa main ensanglantée, comme fascinée par ce sang de mort, alors que ses yeux étaient en réalité perdus dans le vague de l’incompréhension. Mais, quand on lui secoua fortement les épaules, elle recouvrit enfin la maîtrise de ses sens.


« Yûn ! Tout va bien ? Réponds-moi bon sang ! Yûn ! »

La Terrosienne cligna plusieurs fois des yeux… Avant de parvenir à discerner le visage de l’hybride. Bien qu’elle ne puisse pas voir les traits tirés qu’il affichait, son faciès demeurant caché sous le heaume de son armure d’écailles d’ivoire, elle lisait l’inquiétude qui l’habitait. Bizarrement, il lui semblait comprendre ce qu’éprouvait son dragon rien qu’en regardant ses iris de jais. C’est alors qu’elle remarqua que son habit de protection n’était pas dans le même état que d’habitude. Il n’était plus aussi lisse qu’avant, des bosses se creusaient parfois, à cause des coups puissants portés par les créatures maternelles. Son armure était même ébréchée, à un endroit, et quelques gouttes de sang perlaient, tranchant violemment avec la neige sale de son corps.

« Uroko, tu es blessé ?
- C’est pas à toi de dire ça ! Moi, je suis habitué ! Mais t’as vu le coup que t’as failli te prendre ?! Si… »


Il s’interrompit un instant, comme si ce qu’il allait dire lui coûtait énormément.

« … Si Tsubaki n’avait pas été là… Tu… Ne me refais jamais un coup pareil !
-Tsubaki… Tsubaki ! »


C’est en entendant le nom de sa garde du corps que Yûn réalisa enfin. Elle se remit debout précipitamment et s’approcha de la jeune femme. Celle-ci semblait épuisée… Pourtant son visage était radieux de bonheur, alors qu’elle enlaçait tendrement le vieux loup –à moins que ce ne soit cette autre Tsubaki, qui exprime véritablement cela ? Elle souffrait, mais son mal n’altérait pas ce moment.
Heureusement pour elle, la fracture n’était pas ouverte. L’os se ressouderait donc naturellement, ce n’était qu’une question de temps. Mais, ils n’allaient tout de même pas la laisser là, en attendant qu’elle s’en sorte.
La jeune Terrosienne ne savait pas quoi dire ou comment réagir. C’était de sa faute si son amie avait été blessée. Elle n’avait pas été suffisamment vigilante et, encore une fois, quelqu’un à qui elle tenait avait payé à sa place. Elle en avait assez, assez de ce sentiment d’inutilité…


« Tsubaki… Je… »

Mais les mots demeuraient coincés dans sa gorge. C’était normal. Ces quelques mots, elle les avait prononcés tellement de fois que, de sa bouche, ils avaient perdu tout leur sens désormais.
Pourtant, un évènement inattendu lui servit de ‘porte-parole’. En effet, alors que personne ne s’y serait attendu, l’homme Drackhaus hissa la Mizuhannienne sur son dos. Il y eut d’ailleurs un gros instant de flottement.


« Je ne veux aucun commentaire. Je fais ça uniquement parce que, maintenant, j’ai une dette envers elle concernant ta protection, Yûn. Encore. Alors, autant la régler de suite. » Tenta-t-il de se justifier.

Il flaira l’air une seconde avant de reprendre
.

« Comodo doit être à environ deux jours de marche. Je peux la porter jusque là, mais il va falloir se bouger. »

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Re: [ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

Message par Tsubaki Mitsuki le Sam 17 Nov 2012 - 10:28

~ Each atoms sings to us
Through the Blood
Love is a Miracle ~


Elle restait étalée au sol, étreignant toujours le mâle, cette moitié avec qui elle avait tant fait... Cela faisait tellement longtemps qu'ils n'avaient pas été ensemble. Depuis qu'elle avait été capturée et entraînée loin de sa meute, avec cet homme en noir, vers Tsubaki... Le mâle frottait sa massive tête contre la sienne, avec une force et une douceur surprenante, le geste étant empreint de passion mais aussi d'une grande affection. A l'abri du regard, il pouvait sentir les larmes de sa compagne qui trempaient sa fourrure, mais il ne disait rien, gémissant doucement. Ce qui comptait, c'était de l'avoir retrouvé, elle.

Lorsque Tsubaki daigna enfin lâcha son cher compagnon, après que Yûn ait pu se relever,  ce fut Uroko qui commença à parler. Apparemment, la Terrosienne remarqua alors son existence et tenta de s'excuser des torts qu'elle avait pu causer à son encontre. La douleur commença à revenir dans sa jambe, mais elle s'en moqua. Ca n'était pas son corps, son âme n'en était pas affectée. Certes, elle pouvait entendre celle de son hôte hurler. Mais elle, elle n'était pas concernée, et ne ressentait pas grand-chose. Alors qu'on l'aide ou non, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, hein ? Elle venait de retrouver son compagnon et ne s'en séparerait plus. Elle ne comptait pas bouger pour aller faire soigner le faible corps qu'elle habitait. Du moins, c'était son optique... Jusqu'à ce qu'entre deux sanglots, l'esprit de l'humaine décida de s'adresser à elle.


*Tu devrais... On devrait... aller en ville... Se soigner... *
*J'vois pas pourquoi. J'en ai rien à foutre de toi, j'en ai toujours eu rien à foutre, j'ai retrouvé Orion, et tu peux te fourrer où je pense tes paroles à la con !*
*Et tu vas faire quoi... avec une jambe inutile ? Comment vas-tu... courir avec lui... ? Te venger de celui... qui nous a réuni... ? Ou même te nourrir... ? Là, tu es clouée au sol... Ce corps... Dont tu te moques... Sans lui, tu es aussi immobile et vulnérable... qu'un Cerfrousse qui vient de naître... *
*Ne commence pas à m'insulter !*

Pourtant, la Grahyena commençait à comprendre où voulait en venir son hôte. Il est vrai qu'en l'état actuel des choses, elle ne pouvait strictement rien faire... Elle était immobilisée dans la plaine, vulnérable à la moindre attaque qui pouvait lui tomber dessus... Elle regarda le mâle qui avait subi les malaises du temps, et surtout, de la peine. Elle lisait clairement dans ses yeux une lueur compréhensive. Il sentait que quelque chose ne collait pas... Que quelqu'un, peut-être, tentait de les séparer... Qui... ? Qui osait faire ça ?! Etait-ce la véritable humaine qui habitait ce corps, qui essayait d'utiliser un stratagème aussi bas et pathétique sur eux ? Si c'était ça, il allait lui faire voir ! Mais Miyuu lui caressa doucement la tête, avant de l'amener à nouveau contre elle. Le mâle eut quelques gémissements interrogateurs, auxquels la femelle ne répondit pas tout de suite... Elle le serra contre elle, humant sa fourrure mouillée, toutes ses anciennes odeurs qui évoquaient tellement de souvenir. Pour la première fois, depuis longtemps, elle pleurait. Et elle sentait qu'elle n'était pas prête de s'arrêter...


*Tu proposes quoi ? Et grouille, j'ai pas envie de perdre mon temps...*
*Les villes ne sont pas loin... Nous nous y rendons... Nous trouvons quelqu'un... apte à nous soigner... A nous remettre la jambe correctement... Orion peut nous suivre... s'il le désire...*
*C'est tout ! T'as pas mieux que ça ? Il va nous suivre comme un gentil chien ?! Ca se voit que tu le connais pas !*

*Laisse moi finir... Pas de Poké Ball, d'une part, pas contre sa volonté... Il ne sera pas forcé de m'obéir... Et si tu acceptes... De ne pas toujours vouloir... prendre le contrôle et tuer des gens... Je consentirai à retirer plus souvent... mon collier. Pour finir... Je chercherai un moyen... Un art quelconque... Qui vous permette de... vraiment vous réunir... Et jusqu'à la prochaine ville, c'est toi... qui auras le contrôle du corps... Tu pourras tout lui dire...*
*Et pour nous réunir, tu vas faire comment ?! Tu veux le tuer, c'est ça, pour « réunir deux âmes » comme les humains débiles dans ton genre peuvent le penser  ?!*

*Non... J'ai d'autres idées en tête... Des idées pour lesquelles tu serais douée... J'ai juste besoin d'une confirmation... A partir de là, je vous dirais tous...*

Après un long silence, Miyuu accepta le marché, qui lui semblait tout de même relativement avantageux. Étrangement, elle avait été touchée par l'espèce de gentillesse que Tsubaki avait présenté envers eux. Après tout, la demoiselle pouvait aussi chercher à reprendre le contrôle de son corps, chasser le mâle et partir. Bien au contraire, elle acceptait sa présence auprès d'eux, avait proposé de tout faire pour leur facilité le contact, voire même de trouver un moyen de les réunir. L'âme de louve restait particulièrement surprise de ce geste, même si elle taisait ces interrogations, les remettant à plus tard. Elle exposa, brièvement, la situation à son partenaire, lui promettant de lui expliquer plus en détails quand ils seraient en chemin. Le loup accepta, bien trop content de pouvoir rester, à nouveau, près de sa femelle. Celle-ci l'étreignit une dernière fois, avant de se faire soulever de terre par Uroko. Le dragon, au comportement aussi déplacé que celui qu'elle avait pu avoir, expliqua que c'était pour payer une dette, et qu'il n'exigeait aucun commentaire. La femelle eut un faible sourire narquois.


« J'comptais pas te dire quelque chose... Boule de pétanque... »


Bizarrement, les mots sonnaient un poil plus affectueusement, cette fois. Peut-être parce qu'ils acceptaient l'un l'autre ce qui étaient en train de se faire, et que, même si ça leur semblait difficile à faire, ils ne voulaient pas non plus embêter l'autre. Et puis, l'Alpha avait d'autres choses à faire, actuellement... Alors qu'ils marchaient tous vers Comodo, elle commença à émettre quelques grondements, doucement modulés, parlant avec Orion. Elle lui racontait son histoire, depuis leur séparation et, consciente que seuls les Pokémon la comprendrait, elle exprima à quel point il avait pu lui manquer, mais aussi toute la joie qu'elle ressentait, de l'avoir enfin retrouvé...


[Topic fini !]

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Re: [ Clos ] Appel sauvage [Tsubaki, Hanako]

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