[ Clos ] Un reveil tardif [Libre]

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[ Clos ] Un reveil tardif [Libre]

Message par Invité le Sam 10 Juil 2010 - 13:51

Geffen était déjà illuminé de lumière au réveil de Nidoran, le Pokémon s'étira, accompagnant ses gestes de petits mugissements aigües. Elle sauta du lit et atterrit sur le parquet grinçant de l'auberge. On entendait déjà les cris et les rires de clients matinaux. Nidoran évalua la pièce, elle était petite, quatre mètres de longueur sur trois mètres de largeur. La tapisserie était morne, un marron sale en décomposition qui laissait voir le mur dénudé par endroit. Une table pas très large faisait face au lit, dos au mur. Il n'y avait pas de chaise pour s'y asseoir et le lit était trop éloigné pour atteindre le meuble en y restant. Ce lit étroit où Nidoran avait dormi avec Maël. Ce lit où elle s'était faite écrasé à chaque fois que ce dernier se retournais dans son sommeil. Les draps étaient sales, le matelas rigide comme une pierre et les lattes à demi manquantes.
La porte, en aussi bon état que le reste, était entrouverte, elle laissait filer une lumière dorée dans la chambre. Nidoran se faufila dans l'entrebâillement, le couloir était relativement grand, la tapisserie semblait soigné à cet endroit, un scintillement d'étoiles dorées accueillait le visiteur en ce lieu. Le couloir débouchait sur un escalier de marbre en colimaçon. Nidoran le dévala et atterrit dans un couloir très sombre et relativement serré. Celui-ci débouchait dans la salle principale de l'auberge qui faisait office d'un bar où l'ambiance était joyeuse et où les bières allaient bon train.
Nidoran se faufila parmi les tables et se glissa dans un coin, on y avait déposé un peu de nourriture Pokémon. Elle se régala et, après s'être remplie la panse, continua son expédition en quittant l'auberge. L'immensité de Geffen s'étendait devant elle, ses larges rues, ses grands bâtiments, ses boutiques magnifiques et cette agitation frénétique de la populace. Elle sauta joyeusement rejoindre la foule, poussant des rugissements gais. On la vit disparaitre dans cet amas d'habitants.

Maël s'étira dans son lit, s'entortillant dans sa couverture. Il se frotta les yeux et retira les draps pour se lever. Il se dirigea vers la fenêtre et admira le paysage, la ville était immense. A la vue du Soleil et de sa position dans le ciel, il en conclut qu'il était bien plus de midi. Or, il devait partir pour les plaines fleuris assez vite. Il s'habilla en vitesse, appela son Nidoran et fila par l'entrée de la chambre pour atterrir dans le couloir. C'est alors qu'il se stoppa net, pas de bruits furtifs derrière lui, de rugissements affectueux, quelque chose clochait. Il retourna dans sa chambre et appela son Pokémon. Celui-ci ne répondit pas. Gardant son calme, il descendit les escaliers en colimaçon, traversa le couloir sombre et atterrit dans la salle principale. Il se dirigea vers le patron et lui demanda :


"- Excusez-moi, auriez-vous vu une Nidoran Femelle ? "

L'homme évalua le garçon, sa moustache hirsute recouvrait sa lèvre supérieur, son nez était rougis par la vignasse et son front sale de suie. Il posa le verre qu'il était en train de nettoyer, et montra du doigt un coin de la pièce.

"- Pour sûr que j'l'ai vu , sa voix était grave et sèche, il a graillé toute les croquettes Pokémon avant de partir gambader dehors. Dites-moi, je n'avais jamais vu d'aussi gros Nidoran Femelle, vous le nourrissez trop à mon avis."

"- Je vous remercie monsieur, et inutile de s'inquiéter quand à l'alimentation de ma Nidoran, elle se porte à merveille."

Il laissa quelques pièces sur le comptoir et se dirigea vers la grande place. C'était jour de marché, et inutile de préciser le désordre qu'il en émanait. Entre les commerçants hurlant pour vanter leurs produits, les enfants gambadant un peu partout et les Pokémons égarés, Maël se vit comme un petit point minuscule dans l'immensité du désert. Il chercha tout d'abords sa Nidoran des yeux en faisant le tour de la place, mais il dût constater qu'elle n'était pas sagement en train de l'attendre devant un quelconque endroit. Et d'ailleurs, si elle était retourné à l'auberge ? C'est la meilleure solution qu'elle puisse avoir trouvée. Maël remonta le marché et continua sur l'axe de la route menant à l'auberge. Arrivé à destination, il commanda une infusion, spécialité de Geffen, et attendit patiemment.
Maël attendit donc quelques heures durant, où il renouveler sa commande d'infusion de plantes locales. Son cerveau commençait à se brouiller et cette boisson lui faisait un drôle d'effet. Pas étonnant, vu la quantité qu'il eut avalé en quelques heures. Le soleil allait bientôt se coucher, et ce serait là le vrai danger pour son pokémon. Maël reprit donc le chemin du marché, ne marchant pas très droit et voyant des couleurs défiler devant lui sans qu'il puisse en identifier le support.
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Re: [ Clos ] Un reveil tardif [Libre]

Message par Ninj le Dim 11 Juil 2010 - 21:27

[HS : je peux? :) ]

Lorsque l’on tient à quelqu’un, que l’on se met à vivre pour lui et que plus rien ne nous importe excepté sa présence auprès de soi, la moindre séparation est ressentie comme une déchirure. A quoi bon continuer d’errer sans but lorsque notre seule raison de vivre n’est plus ?
C’est ainsi que se sentait l’Arcanin de Ninj, errant aujourd’hui encore au milieu des rues de Geffen dans l’espoir de retrouver son maître… en plus de les avoir obligés à se séparer, les soldats d’Omatsu l’avaient poursuivi lui, le pauvre chien étant le moins rapide des fuyards. Les deux petites souris jaunes qu’il avait emportées durant sa fuite étaient tombées de son dos après une attaque d’un dragonnier de Flamen, l’Arcanin avait donc continué sa course seul jusqu’ici, à Geffen, espérant que les deux pokemons électriques avaient réussi à échapper à leurs poursuivants. Mais son calvaire ne s’était pas terminé aussi rapidement : étant bêtement rentré chez Ninj, le chien de feu avait été retrouvé le jour même par les gardes. Heureusement, bien que son maître soit sur la liste rouge des Flamenois, ce n’était pas le cas de sa famille qui décida de prendre le pauvre pokemon sous son aile : tant qu’il ne quittait pas la ville seul, l’Arcanin serait en sécurité.

Le pokemon commençait à être connu dans la région, les gens le voyaient tous les jours traverser chaque recoin de la ville d’un air perdu. Son dresseur lui manquait… ses amis lui manquaient… et surtout, il avait peur pour eux. Voltali était probablement la seule à savoir se défendre seule, comment feraient les autres si l’armée leur tombait dessus ? En particulier les deux souris électriques…

Tandis qu’il atteignait la place du marché, l’Arcanin observa calmement les gens autour de lui. Il sortait tard aujourd’hui, le soleil n’allait pas tarder à disparaitre derrière l’horizon, laissant la lune seule maitresse des cieux. Le marché avait duré toute la journée, quelques stands commençaient à peine à plier bagages en se ventant d’avoir vidé leurs stocks. D’autres attendaient encore les derniers clients potentiels de la soirée, espérant faire quelques ventes supplémentaires. Quoi qu’il en soit, les gens commençaient à déserter l’endroit, préférant rentrer chez eux avant la tombée de la nuit.
Après quoi, ce serait l’heure des bars, des auberges et des fêtards de la nuit. D’ailleurs, l’Arcanin repéra aussi bien à la vue qu’à l’odeur un humain ayant prit un peu d’avance sur la soirée : où comptait-il aller dans son état ? Il ne ferait pas dix mètres sans butter sur une pierre ou un autre habitant…
L’homme venait dans sa direction… intrigué, le pokemon resta sur place pour observer cet étrange personnage. D’après ce qu’il voyait, le chien hésitait entre deux possibilités : soit la vision de l’homme était trop trouble pour discerner quoi que ce soit devant lui, soit il cherchait quelqu’un. Et pourtant, il se dirigeait toujours vers lui… comme si l’Arcanin avait quelque chose à voir avec cet homme bourré ! Se demandant si c’était réellement vers lui que l’homme se dirigeait et non pas qu’il soit juste sur sa route, le chien resta stoïque, s’imaginant que l’alcoolique le verrait et se décalerait pour poursuivre sa route… mais il marchait toujours dans sa direction ! Le regard plein d’interrogations, le pokemon s’ébroua avant d’aboyer devant l’inconnu. Si ses yeux voyaient troubles, peut-être ses oreilles entendraient-elles ? Il n’allait pas non plus attendre que cet homme lui marche dessus…

Les aboiements de l’Arcanin n’étaient pas très forts, le pokemon n’ayant pas non plus envie de sentir tous les regards se tourner vers lui. Pourtant, il y avait au moins une personne dans le marché qui s’était retournée en les entendant : un homme aux cheveux gris bleus qui semblait l’instant d’avant en pleine réflexion quand à l’achat ou non d’un panier de pomme… tendant une pièce à la vendeuse, il fit son choix et emporta ses fruits, s’installant contre un mur non loin du stand pour en grignoter une. D’ici, il pourrait aisément voir toute la scène entre l’Arcanin et ce jeune garçon…



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Re: [ Clos ] Un reveil tardif [Libre]

Message par Invité le Lun 19 Juil 2010 - 11:58

Maël avait perdu toute conscience de la réalité, son cerveau était à la merci de martèlements infernal, ce fut comme un éclair qui transperça d'un seul souffle les tempes du garçon quand un Arcanin, du moins il lui semblait bel et bien en être un, aboya. Il sembla au garçon qu'il remontait des profondeurs abyssales d'une eau glacée, où le vent fouette le visage dégoulinant, giflant les joues et les yeux avec une rage inépuisable et régulière. Dans un effort colossal, il réussit à ouvrir les yeux complétement. Il y voyait toujours flou, mais les formes se faisaient plus distinctes et les couleurs plus précises. Ses jambes fléchirent, il tituba et s'écroula sur le pavé et un bruit sourd résonna dans la rue à la manière d'un sirène appelant au feu voisin les pompiers. Les gens se retournèrent pour la plupart, interloqué de voir un jeune adolescent dans cet état. Certaines phrases furent lâchées, non sans pointe de méchanceté et de rire mesquins ;
"Où sont les parents ?" ; "ça ne sait pas boire et ça se croit grand." ; "Même un tadmorv aurait plus de fierté que lui" ...
Maël se redressa, se frottant difficilement les yeux tout en avançant de sa démarche indécise. Ses jambes ne soutenait pas suffisamment le poids du garçon , qui devait être à moitié courbé pour tenir un équilibre raisonnable.
Il retira ses paumes de ses iris et aperçu, à quelques centimètres de lui, l'Arcanin qui avait aboyé à lui percer les tympans, le réveillant de son état comateux. Il ne put éviter la collision, il voulut dévier de trajectoire, mais son pied gauche glissa en avant, entrainant la rencontre des deux êtres ...

Nidoran courait dans les rues de Geffen, le froid de la nuit qui s'annonçait enveloppait de sa brume les Pokémons et les Humains. Nidoran, bien qu'assez grande, n'avait pas la protection requise pour supporter le froid. Son corps n'avait pas de fourrure, pas de carapace, juste une peau rêche et guère propice aux caresses. Elle était donc ankylosée, ses membres endoloris et ses mouvements ralentis. La femelle courait du mieux qu'elle pouvait, mais le vent qui s'engouffrait dans les ruelles s'intensifiait en puissance quand il débouchait dans les grandes rues. Par petit couinement, elle appelait son maître qui, malgré les heures à l'appeler, ne se montrait toujours pas.
Nidoran avait perdu la trace de l'auberge dans lesquelles ils dormaient, elle et Maël. Elle s'était tout d'abords dirigeait vers le marché. Là, entre les étals, elle avait pu admirer les marchands vantant leurs produits frais, ceux affairait à étendre leur stock au plus vite pour ne pas perdre de la clientèle et les Pokémons aidant leur maître à vendre ou transporter la marchandise.
Elle avait croisé un Nidoran Mâle, beau baratineur et charmeur, il l'avait entrainait dans une ruelle où il devait soi-disant siégé, un Nidoking distribuant des croquettes Pokémon par centaines. Le pokémon, assez naïf pour le suivre, s'était alors retrouvé devant un gang de Nidoran Mâle qui voulait la capturer pour avoir une femelle dans leur troupe. Cette dernière s'était échappée, cavalant dans les sombres ruelles, sans jamais se retourner. Et c'est ainsi qu'elle n'avais pu se ré-orienter dans Geffen, retrouvant par la même occasion le chemin de l'auberge. Errant jusqu'au soir, elle se retrouvait dans une situation délicate. Elle lâcha un autre couinement et retourna dans sa course furibonde à travers la ville.

Maël passa au dessus du chien, faisant un roulé-boulé sur les dalles et stoppant sa chute quelques mètres plus loin. Ses genoux avait heurté le sol dur et froid de manière assez violentes, laissant ses muscles douloureux incapables de réagir aux ordres de son cerveau. Il resta à terre, tel un chien battu, et tandis que l'autre chien de l'histoire restait sur le lieu de la scène, les passants se dispersaient, lassés du spectacles. Le garçon se releva, les contours plus flous que jamais, ses mains moites et crasseuses, les vêtements froissés, la bouche tordu en une expression de souffrance extrême. Il sentit tout son corps s'alourdir, pendant quelques secondes, ce fut comme si le temps s'était arrêté, le suspendant de ses fils d'or à sa hauteur naturelle. Et alors que le soleil déclinait à l'horizon, il s'abattit violemment au sol, heurtant de plein fouet la surface rigide des dalles. Le brouillard se dissipa alors de sa tête, ses yeux furent emplis de clarté et son esprit revigorée. Il vit nettement les tours de Geffen, les passants peu attentionnés, il sentait la pluie lui martelait le visage, cette pluie si rare en Flamen. Il était bien mieux, mais son corps refusait de se lever, se dérobant à ses ordres tel un serpent se faufilant entre les roches. Il tourna son regard vers l'Arcanin, tel un être misérable, suppliant la mort de l'épargner alors que cette dernière lève sa faux au ciel en un geste dramatique.
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Re: [ Clos ] Un reveil tardif [Libre]

Message par Ninj le Lun 26 Juil 2010 - 2:14

Pensant que son aboiement suffirait à écarter le garçon ou au moins à l’immobiliser, l’Arcanin l’observa tituber dans sa direction sans réagir. Il vit Le pauvre alcoolique chuter une première fois juste devant lui et fit un pas dans sa direction, inquiet… mais déjà l’autre se relevait, avançant à nouveau avec difficulté jusqu’à atteindre le chien. La rencontre fut assez mouvementée, l’homme passant par-dessus l’animal qui ne put que baisser la tête au dernier moment pour éviter d’être blessé à son tour lors de l’impact. L’Arcanin se retourna après-coup pour constater les dégâts : l’homme était à nouveau à terre, sous le regard indigné des autres passants qui n’hésitèrent pas à exprimer leur dégout verbalement. Tout comme eux, le pokemon hésitait à continuer sa route sans se soucier plus longtemps de cet irresponsable… et pourtant il restait là, incapable d’ignorer ce jeune garçon et de l’abandonner à son triste sort.

La pluie se mit à tomber, d’abord gouttelette par gouttelette avant de déverser sur Geffen une de ces rares averses permettant de rafraichir les terres brulantes de Flamen. N’appréciant pas de prendre une douche à une heure aussi tardive, l’Arcanin bondit immédiatement à l’abri dans le bâtiment ouvert le plus proche qui se trouvait être une des nombreuses boutiques de fleurs de la ville. La pauvre gérante sursauta en voyant la créature entrer en courant, surtout qu’elle s’apprêtait à fermer boutique pour la nuit. Comprenant la détresse du pokemon feu face à la pluie, elle décida de le laisser s’abriter un moment, au moins le temps que la pluie se calme…
L’Arcanin observait la pluie qui tombait, assit dans l’entrée du magasin. Mais plus que ce flot d’eau qui ruisselait dans les rues de la ville fleurie, c’est cet homme à terre qu’il fixait du regard. Ce dernier semblait incapable de se relever et son regard était proche d’une supplication envers l’Arcanin. Le chien ne le connaissait pourtant pas : il aurait très bien pu l’ignorer, rester bien à l’abri sous un toit le temps de l’averse comme le faisaient tous les humains qui venaient de déserter la rue si bondée l’instant d’avant, mais quelque chose en lui l’empêchait d’agir comme tel et le poussa à ressortir…

Le chien se remit sur ses quatre pattes, avançant à pas de loup jusqu’à la limite du magasin. Il posa une patte à l’extérieur et sentit immédiatement la pluie agresser son doux pelage. Grognant discrètement pour se donner du courage, l’animal poussa sur ses membres pour bondir d’un coup à l’extérieur, se retrouvant trempé de la tête aux pattes en quelques secondes. Il se figea un instant, hésitant à retourner sur ses pas pour retrouver la chaleur du fleuriste… mais la porte claqua derrière-lui, la vendeuse pensant qu’il ne reviendrait pas. Désormais contraint de rester sous l’averse au moins jusqu’à ce qu’il rejoigne son véritable foyer, l’Arcanin avança lentement jusqu’à l’homme à terre, piétinant dans les quelques flaques d’eau qui commençaient à se former au sol.

Le chien se positionna juste au dessus de l’homme, protégeant son corps affaiblis de la pluie. Peut-être aurait-il mieux fait de le trainer… mais pour aller où ? Aucune porte ne s’ouvrirait pour un jeune misérable et son chien généreux et la maison de Ninj était à l’autre bout de la ville. Il restait donc au milieu de la rue en compagnie de cet étranger, laissant la pluie s’engouffrer au sein de son pelage. Plongeant son regard dans les yeux du garçon, l’Arcanin laissa échapper un petit couinement à son intention. Il caressa le visage humide de l’homme du bout de sa truffe, se remémorant l’époque où son véritable dresseur agissait comme il venait de faire, protégeant le pauvre Caninos qu’il avait été contre la pluie, le vent et tous les dangers dont ce monde regorgeait. Chaque jour qui passait n’était qu’une torture de plus depuis leur séparation, le chien était tout simplement en manque d’affection… et il reportait sa propre affection sur cet inconnu qui avait tourné son regard vers lui, même si l’autre ne pouvait comprendre.

Maintenant qu’il était si proche de l’humain, l’Arcanin pouvait sentir son odeur sans aucune difficulté. Mais il repéra surtout une autre odeur imprégnée dans celle de l’humain, celle d’un pokemon. Jetant un coup d’œil rapide à la ceinture de l’homme au sol, le chien ne repéra pourtant aucune pokeball. De plus ce pokemon, quel qu’il soit, ne semblait pas non plus être dans les alentours… peut-être la pluie trompait-elle ses sens ? Penchant légèrement la tête sur le coté d’un air interrogateur, l’Arcanin resta silencieux, protégeant toujours le garçon de la pluie comme il le pouvait.

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Re: [ Clos ] Un reveil tardif [Libre]

Message par Invité le Dim 8 Aoû 2010 - 23:31

[Contrainte : 4. Faire intervenir le climat. ]

Geffen, à la tombée de la nuit : La pluie martelait de sa rage inépuisable les dalles des rues et ruelles de la cité, les rares passants couraient rapidement vers leur destination sans accorder de regards autour d'eux, la température chutait sans pré-avis. Et dans cette soirée de "merde" comme la qualifierait un bon nombre de personne, un homme. Maël Sojiro, à peine 17ans, trempé jusqu'aux os, les vêtements collant à la peau avec insistance et lourdeur, les yeux agressés de gouttelettes dangereusement rapides et violentes. Il était là, au milieu de la grande rue vide, tel un cadavre en voie de décomposition, il n'avais pour seul choix que de rouler des yeux en quête d'une âme charitable qui l'aiderait, dans un accès d'extrême bonté, à le relever. Mais personne ne vint à son secours, il demeurait le même cadavre, le même pantin desartibulé perdu dans l'immensité d'un infini terriblement vide. Il ne put que reprimer un râle de souffrance qui, à l'instant même où il inspira, remplit ses poumons d'une froideur aggressive, tels des crocs de givres lacérant son corps avec véracité. Il s'étouffa seul dans un tonnerre de toussotements sonores. Et en parlant de tonnerre, celui-ci arriva, non sans surprise vu la tournure que prenait cette soirée. Il éclata de manière si violente que Maël fut parcouru d'un spasme incontrôlable. La lumière qui en résultat fit se découper une silhouette dans le drap sordide de la noirceur de la nuit. Une silhouette loin d'être humaine, mais animale. Le garçon se souvint avec étonnement du chien qu'il avait heurté, pensant qu'il avait fuit il avais oublié son existence. Le chien, recroquevillé sous un stand de marchand de fleur afin de protéger son pelage de l'intempérie, le regardait avec crainte et appréhension. Maël soutint son regards, en venant même à l'implorer, son esprit avait retrouver sa lucidité et sa vivacité, ce qui était loin d'être le cas pour son corps, soumis à l'inexistence même de l'être. Il parvint à bouger sa main de quelques centimètres, la levant péniblement avant que celle-ci s'abatte mollement à terre, dans un bruit étouffé par le vacarme tonitruant de l'orage. Pendant un temps qu'il lui parut interminable, leur regard ne se perdait en intensité, alimentés par l'espoir, la crainte et le besoin, alimentés par la liaison immatérielle qui était née de l'union muette des deux âmes. Et le déchirement se fit, le chien avança péniblement sous les trombes d'eaux, secouant sa tête avec une douceur pathétique. Il vint se placer au dessus du jeune homme, recouvrant de toute sa longueur son corps. Maël sentit le reniflement du chien et sa truffe humidifiait légèrement son visage déjà maculé d'eau. Il lui rendit ce geste affectueux en levant péniblement mais surement ses bras, grattant le ventre du Pokémon, avec gratitude. Il sourit quand le chien vint poser sa tête sur son épaule en la frottant doucement. Il lui rendit aussi cette affection en se serrant contre lui.

Nidoran était trempée, ruisselante de gouttes glacées. Elle n'avait pas cessée de courir depuis le milieu de l'après-midi. Ses forces venaient à manquer et sa volonté faiblissait, elle était désemparée et terriblement seule. Au détour d'une rue particulièrement longue et inintéressante, elle déboucha sur la rue principale. Dans sa tête, un flash lui brula la tempe : Elle était revenue au point de départ. Un accès de joie intense prit naissance dans ses tripes, elle sauta sur place, tournant sa tête vers les maisons pour distinguer l'auberge de ses petits yeux ambres. Les maisons paraissaient immatérielle, triste et morose; tel des vagues flous dans l'immensité de la mer. Les volets étaient tous fermés, l'eau débordait des gouttières et donné une impression d'inondation, le bruit habituel des fêtes étaient recouverte par le flot incessant de la rafale d'eau qui s'abattait depuis un certain temps maintenant. Elle se sentait perdue à jamais, sans point d'accroche. L'euphorie était rapidement passées, laissant place à la complainte du Pokémon, tous les bâtiments se ressemblait dans le flou du rideau de liquide transparent qui traversait l'air. Et, dans un éclair particulièrement impressionnant, le ciel se dégagea subitement, l'eau quitta la place, ne laissant derrière elle que le ruissellement de l'amas de liquide dévalant entre les dalles la rue. La lune apparut, comme la mère consolatrice, elle engloba de ses atouts lumineux la magnificence de la ville de Geffen. Ainsi, à quelques mètres de là, en contrebas, se dessina deux sihlouettes. Celle d'un Arcanin majestueux malgré son pelage dégoulinant et d'un humain que la Nidoran identifia aussitôt, elle mugit de plaisir et dévala les dalles de pierres, couvrant la distance la séparant de son maître. Et au beau milieu de sa course, ses nerfs et muscles lâchèrent un soupir d'épuisement, le corps du Pokémon ne répondit plus et celle-ci se stoppa nette, s'écroulant au sol dans un bruit discret. Ses yeux se fermèrent et son cœur se mit à battre faiblement.

L'adolescent sursauta au passage de l'immense éclair juste au dessus de sa tête. L'arcanin se détendit aussitôt, et glissa légèrement sur le côté, pour que Maël puisse découvrir avec soulagement la fin de l'averse. Il tourna la tête vers le haut de la rue, comme les herbivores qui développent un instinct de survie, le jeune homme eu le pressentiments de faire ce geste, aussi incompréhensible soit-il. Il vit alors sa Nidoran, son Pokémon, son amie et sa confidente s'abattre sur le sol, roulant encore quelques mètres en sa direction. Il poussa un gémissement, son sourire s'effaça de son visage et se transforma en un rictus de frayeur. Poussant violemment l'Arcanin sur sa droite, il se releva en un effort surhumain, passant outre les cris de souffrance de son corps. Il courut avec difficultés, de manières irrégulières et pénibles vers son Pokémon. Ses chaussures pataugées dans le flot d'eau qui descendait efficacement la rue. Il manqua plusieurs fois de tombé, il glissa de nombreuses fois sur la courte distance le séparant de son amie, mais il restait debout, la volonté et la folie prenant contrôle sur tout le reste. Arrivé à sa hauteur, il prit le corps inerte et le blottit contre lui. Sa poitrine bougeait faiblement et irrégulièrement, ce qui ne fit que plus paniqué Maël aux bords des larmes. Il se tourna vers l'Arcanin, le vent lui fouetta le visage et transperça son corps trempé comme des poignards. Il tomba au sol, serrant contre lui la Nidoran souffrante. Ses yeux ne quittèrent pas un seul instant le chien de feu.

"Elle a besoin d'aide .."
Et il comprit tout de suite qu'il le comprenait, et que ses paroles auraient été toute aussi efficace si elles eussent été muettes.
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Re: [ Clos ] Un reveil tardif [Libre]

Message par Ninj le Mer 18 Aoû 2010 - 2:12

Contrainte no1 : insister sur la description des lieux et des personnages :

L’Arcanin resta immobile toute la durée de l’averse, protégeant de son épaisse fourrure cet humain fébrile en dessous de lui. Ni la foudre ni le froid ne le faisaient trembler, il restait imperturbable. Ce genre d’averse ne durait jamais longtemps, en particulier à Flamen… le pokemon se contenta donc d’attendre jusqu’à ce que le temps se calme, gardant tout de même un regard implorant en direction du ciel.
L’orage cessa enfin après avoir déchainé un ultime éclair, libérant le ciel de ses nuages sombres pour laisser place à la lumière lunaire. Soulagé, l’Arcanin se décala légèrement sur le coté, manquant de trébucher sous le poids de sa fourrure humide. Son corps ruisselait des pattes au museau, sa pauvre fourrure habituellement si resplendissante semblait lui coller à la peau et sa crinière trempée lui cachait les yeux, l’empêchant d’observer l’état de l’humain qu’il avait voulu aider. Mais il semblait aller bien… du moins, suffisamment bien pour se redresser et le pousser sur le coté. L’Arcanin grogna faiblement en signe de protestation, puis décida finalement de s’ébrouer brutalement pour évacuer une partie de l’eau qu’il avait accumulée. Le résultat ne fut pas exactement celui espéré : désormais, sa fourrure ne lui collait plus au corps… mais elle semblait deux fois plus épaisse qu’auparavant. Au moins, il avait les yeux dégagés, il pouvait donc voir l’humain face à lui qui tenait dans ses bras une pauvre Nidoran épuisée. La créature était beaucoup plus grosse que ses semblables, du moins pour celles que l’Arcanin avait croisées jusqu’ici : nul doute que Ninj se serait pris d’intérêt pour elle en la voyant ! Mais étant donné son état, ce n’était pas d’un chercheur qu’elle avait besoin mais plutôt d’un médecin. La pauvre semblait à bout de force, sa respiration irrégulière était à la limite de s’arrêter à chaque instant, et son corps trempé n’arrangeait pas les choses.

L’Arcanin se rapprocha des deux êtres à terre d’un bond, prêt à les aider… malheureusement, que pouvait-il faire, lui, un pauvre chien de feu trempé face à deux créatures qui semblaient au bord de la mort ? Jetant des regards partout autour de lui, le pokemon chercha une personne qu’il pourrait appeler, un pokemon qui pourrait leur venir en aide, une ombre qui sauverait cette pauvre petite créature… mais rien n’attira son attention. La pluie semblait avoir assommé Geffen : la ville des fleurs habituellement si joyeuse était silencieuse. Seule la lune éclairait encore quelques façades, dissipant suffisamment les ténèbres pour que l’on puisse observer les lieux. Portes et fenêtres restaient closes, seul un léger vent venait répondre aux plaintes silencieuses des trois êtres au milieu de la rue. Complètement désespéré, l’Arcanin regarda même en direction du ciel, comme si cet amas d’étoiles brillantes pouvait leur envoyer de l’aide…
Le chien fit quelques pas en avant d’un air hésitant, humant l’air pour essayer de repérer une odeur qu’il connaitrait malgré l’humidité excessive de sa truffe. Mais il n’eut pas à fouiller longtemps… de petits clapotis se firent entendre à quelques mètres d’eux tandis qu’une ombre se détachait des bâtiments. Un homme s’approchait d’eux en traversant la rue à moitié inondée pour les rejoindre. Voyant en lui une dernière chance pour les deux êtres qu’il souhaitait aider, l’Arcanin se mit à aboyer et à gémir, bondissant sur place avant de tourner autour des deux autres. Mais visiblement l’inconnu les avait déjà repérés. La lumière de la lune éclaira enfin son corps lorsqu’il fut à leur hauteur, permettant à tout le groupe de le dévisager. Cet homme n’était autre que le frère de Ninj, resté à Geffen depuis l’arrivée de l’Arcanin pour veiller à ce qu’il ne reparte pas de la ville pour retrouver son véritable dresseur. Les deux frères étaient très ressemblants aussi bien physiquement que dans leurs gouts vestimentaires : tout deux s’habillaient très légèrement, une simple chemise blanche et un pantalon tout ce qu’il y a de plus basique la plupart du temps.
Celui qui se trouvait face à l’Arcanin aujourd’hui était bien Thomas : légèrement plus petit que son frère mais également plus musclé. Il observait l’homme à terre d’un regard amusé en passant une main dans ses cheveux bleu-gris. Comment un gamin s’était-il retrouvé dans cet état en plein milieu de la ville ? Mieux valait ne pas poser la question.

Sans un mot, Thomas s’accroupit devant Maël, attrapant délicatement la Nidoran dans ses bras. Tout comme l’Arcanin, il remarqua bien vite l’état déplorable dans lequel elle se trouvait… mais pour lui, ce n’était pas un problème. Une douce lumière recouvrit la pokemon, provenant des mains du Flamenois : de minuscules flammes pour réchauffer la créature épuisée et lui permettre de se reposer dans de bonnes conditions. L’Arcanin l’observait faire sans bouger, penchant légèrement la tête d’un air étonné : jusqu’ici, jamais il n’avait vu Thomas se servir de ses pouvoirs… d’ailleurs Ninj non plus.


« Cette petite semble aussi épuisée que toi… allez, lèves-toi, il y a tout de même mieux qu’une rue trempée pour dormir. »

Thomas n’attendit même pas que l’autre se soit relevé pour se mettre en route en direction de l’auberge. Après le petit traitement qu’il était en train de faire à la Nidoran, elle n’aurait plus besoin que de repos. L’Arcanin quand à lui s’occupa plutôt de l’humain, passant sa tête en dessous de l’un des bras de Maël pour l’aider à se relever. Thomas l’observa faire en ricanant avant d’ajouter un petit détail :

« Difficile de croire que ce pokemon appartient à un hors la loi recherché par l’armée de Flamen, n’es-ce pas ? »

A ces mots, le visage de l’Arcanin s’assombrit. Il tenta de faire comme s’il n’avait pas écouté la phrase et d’éviter le regard de l’humain, en vain. Toute la scène du jugement lui était revenue en mémoire… ainsi que la perte des deux souris jaunes. Le pokemon secoua la tête pour oublier, à nouveau, puis se remit à marcher en direction de l’auberge en soutenant Maël.
L’auberge… sans doute le seul bâtiment encore éclairé de toute la ville. La porte était entrebâillée, prête à accueillir de nouveaux clients. Une douce odeur en sortait également, signe que le dernier repas du soir venait d’arriver en salle. Mais pour le dresseur épuisé et sa pokemon, mieux valait qu’ils rejoignent directement une chambre, étant donné leur état.

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Re: [ Clos ] Un reveil tardif [Libre]

Message par Invité le Ven 20 Aoû 2010 - 12:32

[Contrainte n°10 : Insister sur un style de texte précis]

"Juste mourir .. Mettre fin à tout cela, Eradiquer ce blocage en moi, arreter de penser, souffrir dans une éternité établie, le temps d'un soupir.. Le temps d'une nuit"

Ce fut dans l'irréel pesanteur de la nuit
Loin du crépuscule déjà disparu dans le sombre manteau
Qu'apparut dans l'ouverture de la rue, tel un messie
L'homme qui s'avance maintenant tel un agile félin

Le cerveau de notre héros est déjà bien encombré
Qu'il a devant lui l'impression d'un Arcanin
Filant vers lui, au secours de Niira
Le messie, oui car il en est bien un, est enfin là

Il ouvre alors ses yeux couleurs indiscernables
Car l'homme tourne le dos à la resplendissance lunaire
Il ouvre alors ses paroles aux alentours, de paroles convenables
Il entoure les blessés d'une chaleur réconfortante

L'inconnu tends les mains vers l'impotente
Qui faiblit de tant d'effort contribué
A la recherche fortuite de mésaventures
De son tendre dresseur tant aimé

Lumière sortant des astres aux milles et une splendeurs
Qui recouvre de son doux halo la petite protégée
Lumière commençant alors à battre
Dans le coeur même de l'innocente blessée

Les paroles fusent de nouveau
Sans violence ni fardeau
Elles sont posées et offertes
Tel le présent d'une trouvaille secrète

Entre alors dans la confidence le dresseur
Du passé peu avouable de l'acteur
Qui pendant ses dernières heures
S'est employé aux biens du garçon

Celui-ci les attrapes au vol
Mais n'en fait pas jugement
Il chante plutôt ses louanges
A l'arrivée du soigneur au sol

Ce dernier recommande le repos
Disparaissant dans le manteau de la nuit
Recouvrant l'allée qui plus tôt
Fut le theâtre d'une sombre comédie

Le prince de feu retourne son pelage
Regardant avec l'insistance inépuisable
Le dresseur qui dès le soir fera ses bagages
Pour partir vers d'autres contrées

Le lien qui naquît entre eux ne se rompit pas
Le dernier regard ancré d'émotions
C'est là l'au revoir muet sous les constellations
Qui se joue pour la dernière fois

Tenant dans ses bras la douce créature qu'est Niira
Il offre tout l'amour qui circule en lui
Rien que pour des moments comme celui-là
Il pourrait offrir au monde la beauté de ses nuits

C'est dans la chambre d'auberge miteuse
Que les bagages sont faites
C'est dans cette maison caverneuse
Que s'enfuit au loin les complices

Et marchant au gré des étoiles
Ils s'aiment, et ceux , à jamais
C'est dans l'immensité de l'univers
Qu'ils disparaissent dans les plaines fleuris
Qu'ils disparaissent dans ce monde uni.


"Ce soir c'est mon coeur qui s'emballe, la lueur de tes yeux qui éclaircit ma vie, mon âme et mon sourire. C'est la déchéance de mes souvenirs, qui s'effacent en un instant, en un temps révolu, en un moment chassé, chassé pour mieux respirer. Cette envie d'avoir en moi l'espoir, cette douleur de ne plus pouvoir, car violer un interdit, de lui ou de elle je ne pourrais en être permis."

[FINI]
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