[ Clos ] Le vent, la neige, la glace... [Mizuki/Asaka/Echo]

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Re: [ Clos ] Le vent, la neige, la glace... [Mizuki/Asaka/Echo]

Message par Mizuki Ana le Dim 6 Mar 2011 - 13:30

Mizuki attrapa la couverture avec reconnaissance. La réaction d'Asaka n'était pas particulièrement chaleureuse, mais c'était sans doute sa manière d'exprimer sa gratitude. La jeune fille se sécha, puis emmitoufla Lombre dans la chaude peau. Le pokemon la remercia d'un regard satisfait, puis ferma les yeux. La jeune Nalcienne regarda le ciel. La neige commençait à tomber légèrement. Mizuki commençait à se lasser du froid, surtout maintenant qu'elle avait les cheveux mouillés. La nature sauvage, le grand air, c'était bien, mais un bon lit bien doux et bien chaud n'aurait pas été de refus.

Tandis que les pokemon d'Asaka s'assuraient que leur dresseuse allait bien, et vérifiant elle même que son pokemon était à l'abri du froid, Mizuki s'approcha du Stalgamin, resté à l'écart. Il fixait la Momartik, auprès de la Championne des oiseaux, et ne réagit presque pas à l'arrivée de la jeune Nalcienne. Celle ci s'assit à ses côtés.

"Tu es un peu solitaire, non ?"


"Gamin."

"Tu n'appartient pas à une tribu d'ici ?"


La petite créature secoua la tête. Son regard ne laissait paraître aucune tristesse, aucun regret, peut-être seulement la lassitude d'une vie isolée. Mizuki comprenait bien ce regard. Elle s'était attachée à ce petit pokemon, à l'apparence un peu taciturne mais assez amical.

"Ca te dirait de nous accompagner, mes pokemon et moi ? Je suis dresseuse, maîtresse élémentale qui plus est, et j'envisage d'apprendre la maîtrise de la glace. Avec ton aide, ça pourrait être plus facile pour moi..."


"Stal ?"

"Oh, c'est toi qui choisis. Je ne veux pas te forcer."


Le petit pokemon parut réfléchir à la question quelques secondes. Puis, presque timidement, il s'approcha de Mizuki et lui toucha la jambe. La jeune fille sourit et sortit une pokeball, dans laquelle elle enferma le Stalgamin. Puis, lentement, elle se leva et s'approcha d'Asaka. Celle-ci s'était remise de son bain glacé et commençait à reprendre son entrainement, avec peut-être un peu moins d'énergie qu'auparavant. Oubliant les conseils donnés un peu plus tôt par sa Momartik, La jeune Nalcienne se permit de la déranger.

"Asaka... Tu vas mieux ?"

La Championne ne répondit pas. Sans doute valait-il mieux laisser ce sujet de côté.

"Bref... Je ne sais pas où est passée Echo, mais je venais te signaler que je partais. Je vais explorer encore un peu cette crique, puis je retournerai vers une ville. Mais je repasserai par ici... Si tu y es toujours, on pourrait faire le chemin de retour ensemble. Si tu es d'accord, bien sur."

Toujours pas de réponse. Mizuki soupira; Après tout, peu importe. Elle rappela Lombre dans sa pokeball, rendit la couverture à sa propriétaire, et fit un signe à Yuki Yuuki et Fujimoto. Puis elle commença à partir.

"Si tu n'es pas là lorsque je partirai, je ne t'attendrai pas."


La jeune Nalcienne s'arrêta. Asaka ne s'était pas tournée pour lui parler, le regard toujours posé sur ses pokemon. Mais sa réponse laissait supposer qu'elle n'était pas contre un bout de chemin avec elle... si elle revenait à temps. Mizuki sourit.

"Entendu."


Elle se remit alors en route...

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Re: [ Clos ] Le vent, la neige, la glace... [Mizuki/Asaka/Echo]

Message par Asaka Chôko le Dim 13 Mar 2011 - 1:33

[Contrainte n°6 : Faire intervenir un PNJ]

Bon sang, ce qu’elle pouvait détester ces situations-là ! Elle se sentait désormais enchaînée à Mizuki, jusqu’à ce qu’elle puisse lui rendre la pareille… Il y avait certes une solution, quoi qu’elle fût un peu radicale. De plus, la Championne meurtrie doutait qu’elle soit dans le bon état pour la sauver… Mouais, mieux valait attendre… Même si ça lui était insupportable…
Tant pis, il y avait pour le moment plus important. Asaka ramena sa béquille en bois à elle à l’aide de ses pouvoirs aériens. Heureusement pour elle, le précieux objet n’avait pas sombré dans les eaux glacées, puisqu’elle l’avait laissé profondément planté dans la glace. S’appuyant dessus, la jeune femme se releva tant bien que mal. Et posa son regard acéré sur son combattant aquatique. A cet instant, cela aurait été comme si rien ne s’était passé
.

« Bon, j’espère que ce petit imprévu ne t’a pas fait penser que ton entraînement s’arrêtait là. Maintenant, tu sais te déplacer sur la glace, et t’es plus ou moins habitué à la température de l’eau. Ok, très bien. Sauf qu’il ne faut pas oublier un détail… A l’arène, les piliers sont à plusieurs mètres de distance. Alors, si jamais ils sont gelés, même si tu as l’habitude de sauter dessus, là tu pourrais te blesser, voire te tuer. »

Interrompant sa leçon, Asaka s’avança prudemment sur la glace. Mais, cette fois-ci, elle s’arrêta assez loin du bord, et posa son regard perçant sur les flots qui avaient failli lui coûter la vie.

« Donc » Reprit-elle « Tu vas tout d’abord briser la glace, pour en faire des blocs assez importants et dispersés. Et tu vas t’atteler à sauter les uns sur les autres. On continuera jusqu’à ce que… »

"Asaka... Tu vas mieux ?"


La Championne aux oiseaux se raidit. Quoi, qu’est-ce qu’elle lui voulait ? Elle pensait pas que ça suffisait, qu’elle en avait assez fait ? Elle voulaiit quoi, qu’elle se jette à ses pieds pour la remercier, la vénérer… ?

"Bref... Je ne sais pas où est passée Echo, mais je venais te signaler que je partais. Je vais explorer encore un peu cette crique, puis je retournerai vers une ville. Mais je repasserai par ici... Si tu y es toujours, on pourrait faire le chemin de retour ensemble. Si tu es d'accord, bien sur."

Quoi, c’était tout… ? Elle… Elle ne lui demandait rien de plus… ? Même si elle ne montrait rien, Asaka était assez surprise par l’attitude de la jeune Nalcienne. Après tout, les rares fois où elle avait aidé quelqu’un, elle avait toujours demandait à cette personne des choses assez improbables, profitant de ce sentiment de supériorité temporaire…
La neige crissait derrière elle… Mizuki devait être en train de partir…
Pourquoi… Quel était ce sentiment étrange qu’elle éprouvait… ? Serait-ce de la… Reconnaissance… ? Bon sang… Ce qu’elle n’aimait pas se sentir l’obligée de quelqu’un


"Si tu n'es pas là lorsque je partirai, je ne t'attendrai pas."

Elle entendit la jeune fille s’immobiliser, la neige cessant son bruit de craquement. Asaka n’avait pas pu s’empêcher de dire ça… Mais, cela lui semblait être la moindre des choses.
La jeune femme n’entendit que vaguement la réponse positive de Mizuki. Elle attendit que le bruit de ses pas soit complètement étouffé, pour reprendre la direction de l’entraînement de sa grenouille.

De son côté… Yuki Yûki ne savait vraiment pas quoi penser de l’attitude de sa dresseuse. Un mélange de colère et de soulagement. Comment… Comment avait-elle pu lui dire ça ? De contenir ses larmes ? Certes, elle avait connu la Mort –bien qu’elle n’en garda aucun souvenir. Mais… Ca, c’était bien pire que la Mort ! Sans compter cette fois-ci, cela faisait trois fois qu’elle avait cru mourir. Certes, ce n’était pas une mort physique. Certains diraient qu’il s’agissait d’un sentiment, peut-être intense, mais qui ne valait pas la peine d’être autant dramatisé…
Peuh ! Ceux-là n’en savaient rien ! Ce qu’elle ressentait était pire que la Mort ! Car, elle, elle avait survécu, étant déjà un esprit libéré d’un corps charnel… Que pouvait-il y avoir de pire qu’une existence rongée par des souvenirs heureux mais impossibles à revivre, hantée par le remord de ne pas avoir agi pour sauver ceux qu’elle aimait ? La Mort ne semblait être qu’une délivrance, pour un esprit qui avait ‘vécu’ tant de temps !
La première fois qu’elle avait ressenti cette mort si particulière, elle avait mis des années, des siècles avant de s’en remettre. La dernière fois, elle n’avait pas été aussi intense. Car, Asaka avait survécu. Sa délivrance à elle avait été rendue possible par la présence d’une nouvelle personne qui comptait à ses yeux. Alors, que cette même personne vienne lui faire une réflexion pareille… ! Il était vrai qu’elle aurait dû s’y attendre, connaissant le caractère de son amie. Mais, tout de même… Elle avait reçu comme un frisson, qui avait secoué toute son apparence immatérielle. Puisqu’elle n’était plus dotée d’un cœur…
Le soulagement, lui, était dû à deux choses. La première parce que, justement, Asaka était en vie. La deuxième, parce qu’elle s’était montrée assez disciplinée envers Mizuki. Ce qui était un véritable exploit.
La princesse déchue reporta son regard limpide sur sa dresseuse. Cette dernière supervisait d’un œil sévère l’entraînement de son Tartard, et n’hésitait pas de le punir d’une lame de vent lorsqu’il glissait sur un bloc de glace. Cependant, son trouble était perceptible. Elle mettait moins de zèle que d’habitude à infliger des blâmes à son dévoué combattant…
L’élégant fantôme repensa au concours qui aurait bientôt lieu. Elle aussi avait intérêt à s’exercer, si elle voulait avoir une chance de sortir du lot, et montrer ce dont elle était capable à l’Aquilon. Yuki Yûki s’éloigna un peu du bord de la banquise et de sa dresseuse, sur un plateau un peu plus élevé, pour perfectionner ses talents de manipulatrice des glaces. Plus particulièrement, elle devait absolument s’entraîner à la manipulation de sa plus imposante créature. Ce qui n’était pas simple. En effet, la marionnette était tellement complexe, qu’elle devait aller jusqu’à fusionner avec la neige constituant sa créature. Et encore ! Pour le moment, elle ne parvenait qu’à la faire bouger lourdement…
Et, encore une fois, son imposante création s’écroula. Il était vraiment très difficile de rester concentrée sur une masse aussi importante, la Momartik au kimono déchiré devant avoir à l’œil chaque particule de sa créature. Essoufflé par cet exercice, le fantôme des neiges s’accorda une pause, et parcourut du regard le désert blanc. Asaka et Fujimoto s’entraînaient toujours… Un point attira alors son attention. Au loin, Yuki Yûki parvint à distinguer la silhouette de Mizuki. Mais… Non… Elle… Elle se dirigeait vers la falaise glacée… ?! Non… Non, non, non ! Elle ne devait pas !
Paniquée, l’élégant ectoplasme se serait précipité sur la jeune fille, pour l’empêcher de continuer. Mais, alors que son kimono déchiré n’avait même pas encore remué


« Ne fais pas ça… »

Yuki Yûki fut stoppée net. Cette voix avait semblé surgir de nulle part. D’abord, elle crut à une hallucination, que c’était le vent. Pourtant

« Je t’en prie, ne fais pas ça ! »

Cette fois-ci, elle ne pouvait s’y tromper. Cette voix… Cette voix claire d’enfant, mélodieuse et triste à la fois. Jamais elle ne l’avait oubliée. Mais, l’entendre maintenant… Comment était-ce possible ? Après tout, elle avait assisté elle-même à sa… Disparition…
Une bourrasque de vent et de neige se fit entendre. Se retournant, la Momartik marquée par le passé vit un corps se former. Non… Elle… Elle ne pouvait y croire… La rafale cessa doucement, laissant place à une jeune femme. Elle ne devait pas avoir plus d’une vingtaine d’années, mais son visage gardait quelque chose de l’enfance, tout comme sa voix. Ses longs cheveux blonds, quasiment blancs, étaient tressés à l’aide de délicats rubans bleus, d’un tissu qui semblait assez rare. Tissu qui semblait également constituer sa robe, colorée de différentes nuances de bleu. Ses doux yeux gris n’avaient rien des furieux iris de la Championne meurtrie.
Malgré cela, la vie semblait être absente, chez elle. La pâleur de son teint laissait penser qu’elle était au bord de la Mort… Mais, Yuki Yûki savait que cela n’avait rien à voir avec la triste Dame noire. Cette couleur de peau, la jeune femme la possédait depuis sa plus tendre enfance. A cause d’une maladie, qui lui interdisait la lumière du soleil. Et, aucun souci pour qu’elle se trompe.
Abasourdie, stupéfaite, médusée, il n’y avait aucun mot pour décrire ce que la princesse déchue ressentait. A tel point que la jeune femme s’inquiéta à son tour
.

« Eh bien… Que t’arrive-t-il ? »

Toujours sous le choc de cette vision miraculeuse, Yuki Yûki ne put que bredouiller quelques mots.

« Je… Je… Vous… Enfin, comment… ? »

Comprenant la cause de sa surprise, la jeune femme se mit à rire. Un rire léger, qui fut emporté par les cris du vent. Lorsqu’elle se calma, son visage affichait encore un sourire rayonnant, mais qui, bizarrement, ne faisait que ressortir la pâleur de sa peau, au lieu de lui redonner des couleurs.

« C’est un peu complexe, je dois bien te l’avouer. Je ne suis même pas certaine de savoir comment j’ai pu revenir ici… »

La jeune femme s’avança, pour se mettre à la hauteur de la Momartik. Mais, étrangement, la neige ne garda pas de marque de son poids. Aucune empreinte ne se dessinait dans le fragile solide recouvrant cette terre gelée. Au contraire, elle semblait glisser, ses pieds ne touchant qu’à peine le sol. A son tour, elle porta son regard gris sur la silhouette lointaine de la Nalcienne. Cette dernière se dirigeait toujours vers la falaise… Au grand malheur de la princesse déchue.
Sentant le malaise de la pokémon, l’étrange jeune femme brisa le silence qui s’était installé
.

« Tu n’as pas à t’inquiéter, Miyuki… »

L’élégant fantôme sursauta, à l’écoute de ce nom. Il y avait tellement de temps qu’on ne l’avait pas appelée ainsi

« Comment… Comment pouvez-vous dire cela… ? Alors que vous savez très bien que… Si elle va dans CETTE salle elle risque de… »

Mais la jeune femme secoua doucement la tête.

« Je te l’ai dit, tu n’as pas à t’inquiéter. Tu sais très bien qu’il faut réunir plusieurs conditions pour y accéder. Or, désormais, tu es la seule à pouvoir y entrer. »
« Mais… Elle ne risque pas de se faire… ? »
« Non. Les pouvoirs de la pierre se sont dissipés au bout de quelques années, quand elle ne trouvait plus d’énergie pour se suffire. Les seules traces de son pouvoir qu’il reste, maintenant, ce sont les rares Riolu qui vivent là-bas. Et eux sont inoffensifs. »
« Que… ? Mais alors… Cela veut dire que vous pourriez être… ? »
« Malheureusement, ce n’est pas le cas, comme tu dois t’en douter. Je te l’ai dit : j’ignore par quel miracle je suis ici. A pouvoir te parler une dernière fois. Et puis, même si nous pouvions être libérés, crois-tu que nous pourrions nous en sortir ? Ce monde a tellement changé, et nous avons été complètement oubliés. Tout simplement à cause de notre bêtise, de notre envie de nous protéger et de nous isoler du reste du continent… Je ne sais même pas si l’on nous évoque encore dans certains écrits. Non. Il faut nous rendre à l’évidence. Notre puissant royaume d’autrefois n’est et ne sera jamais plus. Et, c’est peut-être tant mieux… »
« Ne dîtes pas ça ! »


Cette fois-ci, l’émotion de l’apparition de cette mystérieuse jeune femme et du sauvetage d’Asaka prit le dessus. A nouveau, des larmes coulèrent des yeux cristallins de la Momartik, qui gelèrent instantanément au contact de son corps de neige. La pokémon, d’habitude si digne, ne pouvait plus se contenir.

« Je… Vous ne… Pouvez pas savoir ce que… J’ai vécu pendant toutes… ces années… Je… Je… Je ne veux… Pas… Je ne… Veux plus connaître ça ! Alors, vous ne… Pouvez pas… Dire ça… Je… »
« Miyuki… »


A son tour troublée, la jeune femme prit dans ses bras le fantôme.

« S’il te plaît, s’il te plaît, calme-toi… Je ne voulais pas… Mais, comprends-moi. »

Elle lui redressa la tête, essuya quelques unes de ses larmes. Mais, elle-même avait les yeux humides.

« Nous ne pourrions pas survivre dans ce monde. Et, que serions-nous devenus, si cela ne s’était pas produit ? Notre royaume serait devenu asservi par cette terre qu’est Mizuhan. Ou bien, un bain de sang aurait eu raison de nous. Mais, le plus important n’est pas là. Ce qui compte, désormais, c’est notre mémoire. »

La jeune femme distinguée marqua une pause, durant laquelle elle contempla son ancienne amie. Au loin, Mizuki avait disparu entre deux falaises.

« Il est temps que le monde apprenne la tragédie qu’il s’est déroulée ici, pour éviter que cela ne se renouvelle. Il faut qu’ils sachent qu’auparavant, un peuple fier et puissant vivait sur ces terres désertiques, mais qu’il fut victime de sa cupidité. Tu es l’une des clés qui ouvrira cette mémoire, scellée dans son écrin de glace depuis trop longtemps. Cette mémoire, que tu as toi-même protégé durant des années… Et qui t’a poussé à aller jusqu’à Fla’Or, notre ancienne rivale, pour tenter de trouver parmi les écrits une solution pour nous libérer de notre prison. Mais… Si tu ne dois pas nous oublier, tu dois tout de même tourner la page. »

Cette fois-ci, elle fixa la Championne meurtrie, occupée à hurler des instructions à son Tartard. La jeune femme eut un sourire triste.

« Tu t’es trouvée une bonne amie. Certes, elle paraît un peu… Etrange, mais je sais que tu peux compter sur elle. Cela a été le cas durant toutes ces années, non ? Alors… Veille sur elle comme tu le faisais pour moi. Vis ta nouvelle vie, sans toutefois m’oublier totalement. Ne laisse pas ton passé te ronger, comme cela a été le cas. Je te le dis, Miyuki. Tu n’es en rien responsable de ce qu’il s’est passé là-bas. Nous en sommes les seuls coupables, et nous l’avons payé cher. Il est cependant un peu ironique que tu sois la seule… Survivante, si je puis dire. »

La jeune femme marqua une pause. Yuki Yûki, qui se tournait vers elle, vit avec horreur son corps devenir progressivement translucide.

« Princesse Eirlys… »
« Je sais… Mon temps était compté, mais je suis heureuse d’avoir pu te parler à nouveau. Maintenant, je ne te demanderai qu’une seule chose… Fais tout ce que tu peux pour rendre ta nouvelle dresseuse heureuse. Ce sont mes dernières volontés. Respecte-les, et je pourrai partir en paix. »


La Momartik trembla de tout son corps en voyant la jeune femme disparaître de plus en plus. Cette dernière détacha alors l’un de ses délicats rubans bleus, et le déposa dans la main blanche du fantôme. Puis, elle commença à s’éloigner, consciente de sa prochaine disparition.

« Princesse Eirlys ! »

La dénommée Eirlys se tourna vers elle, alors que seul son visage était encore visible.

« Promettez-moi que nous nous reverrons ! »

Surprise, la jeune femme finit par lui sourire joyeusement.

« Bien sur. Dans une autre vie, j’en suis certaine ! Alors… Au revoir, ma très chère amie… »

Quelques secondes plus tard, son regard gris était emporté par des bourrasques de neige. Il ne restait plus aucune trace de la mystérieuse princesse… Si ce n’était le ruban qu’elle lui avait donné.

« Eh ! Princesse ! T’es bouchée ou quoi ! »

C’était Asaka, qui criait depuis la banquise. Fujimoto n’étant pas là, la Momartik comprit que l’entraînement était terminé, désormais. Elle redescendit alors, prête plus que jamais à vivre aux côtés de la Championne meurtrie.

« Bon, la demi-portion est toujours pas là, tant pis. On met les voiles, ‘pas envie de geler sur place. Princesse, tu veux bien me guid… Hum ? C’est quoi, ce que t’as ? »

Elle avait vu le ruban… Yuki Yûki le serra contre elle, pour lui faire comprendre qu’elle y tenait. La jeune femme haussa les épaules.

« Tu fais c’que tu veux. Allez, on y va, je veux être à Fla’Or avant la nuit. »

Alors qu’Asaka se mettait en route, la princesse déchue se retourna une dernière fois, pour contempler les imposantes falaises blanches. Personne, mis à part elle, ne pouvait savoir ce qu’il se cachait derrière. Mais, Mizuki allait certainement briser ce long silence… Mais, s’il s’agissait de la volonté de sa Princesse, elle n’allait pas intervenir à l’encontre…

[Topic clos pour moi, tu peux encore faire un post si tu veux ^^]
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